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  • Claude Speranza, Auxonnais
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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 06:19

AU VIEUX PORT, ARLETTE A BIEN DESCENDU LES GRADINS - du 08 JUILLET 2016 (J+2760 après le vote négatif fondateur)

J’aime les gradins de notre vieux port, au bas desquels jadis j’appris à nager sous la férule d’Henri Berger. Apprendre à nager, c’est vital et je dois une reconnaissance éternelle à mon maître-nageur et aux gradins.

C’est pourquoi je m’attache à placer ces gradins dans la perspective mondiale qu’ils méritent. Globalisation oblige ! L’un de nos précédents articles les faisait ainsi rencontrer le célèbre escalier Richelieu d’Odessa, immortalisé par le film d’Eisenstein Le Cuirassé Potemkine.

UN (HYPER)MARCHÉ PLEIN DE PROMESSES - du 27 JUIN 2016

Aujourd’hui, quittant l’année révolutionnaire 1905 (1905, tiens c’est la date que porte aussi le petit pont de pierre sur le bief de la Vigne, entre le Port royal et les Puits !) et les mutins de la Mer Noire, c’est dans le Paris de 1933 que nous nous rendrons pour la promotion de nos gradins.

Comme nous l’avons déjà précisé, nos gradins nés en 1852 sont au nombre 18. 18, c’était aussi le nombre de ceux du célèbre grand escalier Dorian du Casino de Paris qu’immortalisa la « descente » de Cécile Sorel en 1933. Un évènement plus réjouissant que ce qui se passait dans le même temps à Berlin !

Lors de la première de la revue Vive Paris, dans laquelle elle interprétait Célimène, la célèbre actrice, qui n’avait plus alors 18 ans, mais 60, descendit malgré tout avec brio les 18 gradins. Ce soir-là, la célèbre Mistinguett, « gloire du Music-hall », était à l'avant scène Arrivée en bas sans encombre et visiblement ravie de sa belle descente, Cécile Sorel lança à l’adresse de la Miss son fameux : « L'ai-je bien descendu ? ».

https://www.youtube.com/watch?v=wmQ_DY3aV9U

Réunissant aujourd’hui, dans un grand écart, l’escalier Richelieu d’Odessa et le grand escalier Dorian du Casino de Paris Claudi revient à nos non moins célèbres gradins pour y mettre en scène la descente de nos deux impayables héros OUIOUIstes, Arlette et Gaston…

Après la montée au Charmoy, descente des gradins pour Arlette et Gaston

Après la montée au Charmoy, descente des gradins pour Arlette et Gaston

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 08 juillet 2016 (J+2760 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Figures libres

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 08:15

UN PARI ET DES SUCETTES AU CHARMOY - du 05 JUILLET 2016 (J+2757 après le vote négatif fondateur)

À l’occasion d’un reportage de Michel Gillot et Cécile Claveaux diffusé le 22 octobre 2014 sur France 3 Bourgogne, le maire d’Auxonne s’était exprimé sur la question du Charmoy.

http://youtu.be/4PMrRymYg5s

Les vénérables ogives du bureau édilitaire avaient alors résonné d’un véritable pari pascalien lancé pour des lendemains qui chantent : « Notre pari est de dire : si nous avons une grande surface, cela va attirer du monde, si les gens viennent à la grande surface, ils peuvent en profiter pour faire d’autres courses, d’autres achats sur la ville. C’est effectivement le point de désaccord avec l’Union commerciale qui, elle, pense plutôt qu’il y aura évasion. »

UNE MINUTE 38 DE BONHEUR ( 3ième épisode) - du 31 OCTOBRE 2014

À présent qu’elle est ouverte depuis presque six mois, chacun est en mesure de juger « du monde » attiré par la « grande surface », sur le site du Charmoy tout d’abord, et au centre-ville ensuite….Et pour comble de malchance, la météo, pendant des mois, a fait grise mine… Et écrivant cela, j’entends comme en écho les vers de Victor Hugo : « Il neigeait, on était vaincu par sa conquête/Pour la première fois, l’Aigle baissait la tête… »

Il faut bien l’avouer, l’affluence de nouvelle clientèle semble tout de même laisser quelques instants de répit aux commerçants du centre-ville. Et c’est donc à l’occasion de ces pauses qu’une bonne demi-douzaine d’entre-eux (elles) m’ont confié courant juin avoir été démarché(e)s par un publicitaire. Ce publicitaire leur proposait de souscrire pour une publicité de leur boutique. Les publicités éventuellement souscrites devaient être destinées à figurer sur des sucettes qui seraient implantées au Charmoy. Voilà du moins ce que j’en ai compris. L’accueil, dans l’ensemble, semble avoir été très réservé, du moins pour la demi-douzaine de personnes qui m’en ont parlé. C’est que ça fait cher de la sucette, et que les temps sont durs !

Il y a tout juste six ans, un sponsor faisait imprimer à LURE de belles affiches jaune-fluo pour une consultation mémorable organisée de main de maître par la municipalité, et dont les fastes resteront dans les annales de la démocratie participatatative !

DÉPLACEZ-VOUS EN MASSE !!! - du 04 AOÛT 2014

Ne serait-il pas équitable de solliciter aujourd’hui de ce même sponsor, le financement de sucettes destinées à inciter les « gens [qui] viennent à la grande surface [à faire] d’autres courses, d’autres achats sur la ville ». Bienvenue d’avance à la sucette équitable ! Du coup, Arlette et Gaston, nos braves OUIOUIstes de 2010, ne vont pas tarder à y perdre leur latin !

Dernière minute : réunion du conseil municipal hier soir, il a été question de menus et autres panneaux d’appel mordant sur le domaine public le long de l’avenue Général de Gaulle, mais pas des sucettes équitables. Rien non plus sur la zone du Charmoy en général, ni sur ses bienfaits en terme d’animation et d’emploi jadis proclamés. Rien enfin sur la mystérieuse parcelle quantique et ubiquitaire AX 635 figurant au panneau d’affichage depuis le 20 mai dernier.

À propos de parcelle encore, vote majoritaire, en lien avec l’enquête publique en cours, pour l’accord municipal d’exploitation d’une entreprise proche du Vannois, sous réserve de l’achat d’une parcelle à la Ville.

Toujours soucieux d’offrir à nos lecteurs le large point de vue historique nécessaire à un jugement informé, nous revenons sur l’histoire de la vente projetée de la parcelle BV 74 en 2009.

CHÂTEAU FONCIER- du 1er mai 2013

Les « rapports du Conseil municipal » correspondant à cette période n’étant désormais plus en ligne sur le site de la ville, nous joignons en PDF le « rapport » du conseil du 18 mai 2009 dont la lecture des pages 7 à 9 reste très instructive ! Depuis, hélas, le silence à propos du Charmoy semble être devenu la règle au sein de notre docte assemblée. « Discrétion » oblige !

Des sucettes pour le centre au Charmoy

Des sucettes pour le centre au Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 05 juillet 2016 (J+2757 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Analyses et réflexions

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions
3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 08:56

UN NOUVEAU CHAT DE SCHRÖDINGER AU CHARMOY ! - du 03 JUILLET 2016 (J+2755 après le vote négatif fondateur)

Avant d’entrer dans le vif du sujet, permettez-nous d’abord d’envoyer un petit message à un lecteur insistant.

À la suite de notre dernier article « Marchés et hypermarchés nocturnes », ce correspondant assidu qui se reconnaîtra nous a adressé un énième message. Malheureusement, ayant d’autres chats à fouetter, en l’occurrence aujourd’hui un nouveau chat de Schrödinger au Charmoy, tout en accusant bonne réception de sa prose, nous jugeons bon de ne pas nous attarder à y répondre.

Passons à présent aux choses sérieuses. Il sera question aujourd’hui de physique quantique. Bonjour les « céphalées » comme dirait notre homme !

L’univers quantique est celui des états indiscernables. Ainsi, dans l’univers quantique, on peut être à la fois dans l’Europe et hors de l’Europe, un chat peut être à la fois mort et vivant. Du vrai Romero ! Et un NON peut vous faire un OUI ! Ça, ce serait plutôt du Raoul !

On pourrait ainsi dire que bon nombre de nos politiques évoluent constamment dans des états quantiques. Remarquez bien que la physique quantique s’appliquant au domaine des particules élémentaires il faut entendre nos propos dans le sens de la métaphore !

Car si notre temps n’a plus de « grands hommes », de grands appétits subsistent cependant et la physique quantique ne pourrait s’appliquer à la cuisine qui les nourrit et qui pêche rarement par sa frugalité microscopique !

Nous avions déjà, il y a bien longtemps de cela, découvert du côté de la CNAC, un état quantique en rapport avec la zone du Charmoy et, avec cet état quantique, le fameux chat !

Il nous paraît aujourd’hui indispensable, avant de poursuivre, de proposer à nos fidèles lecteurs/trices une petite révision

LES CHARMOISES DE SCHRÖDINGER-du 28 août 2013

Il ne sera plus question aujourd’hui des « Charmoises », dont les mégots refroidis gisent dans les cendriers de l’Histoire, mais de la découverte inédite du comportement quantique d’une parcelle du cadastre au Charmoy. La parcelle AX 635 plus précisément, dont le statut ubiquitaire par rapport à une clôture récemment édifiée interroge…

LES NOUVELLES RÉFLEXIONS DU SAVANT COSINUS - du 08 JUIN 2016

À votre intention, cher(e)s lecteurs/trices, Claudi s’est inspiré aujourd’hui du célèbre Gamow et de son Monsieur Tompkins pour illustrer ce phénomène quantique inédit dans le monde macroscopique des parcelles du cadastre, bien différent à priori du monde microscopique des particules élémentaires.

Voici donc nos deux inusables héros Arlette et Gaston, en dignes émules de Monsieur Tompkins, explorant les bizarreries de la parcelle AX 635 sur lesquelles notre administration urbanistique ne semble pas avoir réagi … Qui sait ? Il y a peut-être de bonnes raisons à cela ?

Arlette et Gaston Ducharmoy-Tompkins explorent le cadastre

Arlette et Gaston Ducharmoy-Tompkins explorent le cadastre

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 03 juillet 2016 (J+2755 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Carnaval des Sciences

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Carnaval des Sciences
30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 07:47

MARCHÉS ET HYPERMARCHÉ NOCTURNES - du 30 JUIN 2016 (J+2752 après le vote négatif fondateur)

À la suite de notre dernier article « Un (hyper)marché plein de promesses », une fidèle lectrice nous a interrogé sur l’histoire des marchés nocturnes.

C’est avec plaisir que nous accédons à sa demande. Il nous a suffi pour cela de consulter nos archives d’Inf’Auxonne, la revue rédigée par des Auxonnais(es) et pour des Auxonnais(es).

Remontant à l’année 2011, ouvrons pour commencer Inf’Auxonne N° 34 d’octobre 2011. Ce numéro rend compte en page 5 de la naissance des marchés nocturnes en ces termes : « L’Union Commerciale et Artisanale Auxonnaise peut se féliciter d’avoir organisé les deux premiers marchés nocturnes au Port Royal d’Auxonne cet été ». Bravo donc pour cette initiative de « l’Union Commerciale et Artisanale Auxonnaise » !

Inf’Auxonne N° 38 d’octobre 2012 nous apprendra en page 5 que l’expérience a été reconduite « les vendredi 29 juin et 20 juillet 2012 ».

En ce qui concerne ces années 2011 et 2012, précisons que les marchés se déroulaient sur le parking au pied du bastion du Béchaux (ex-établissements Bailly du Quai de Saône) entre les HLM du bord de Saône et le Port royal.

Les années 2013 et 2014 verront une interruption des marchés nocturnes liée, pour une part sans doute, aux aléas météorologiques ayant affecté les marchés de 2011 et 2012. Le changement climatique faisait déjà des siennes…

Nouveau départ en 2015, cette fois sur le parking du Port royal, et avec une fréquence accrue. Inf’Auxonne N° 49 de juin 2015 précise ainsi en page 6 que les marchés auront lieu « tous les vendredis soirs des mois de juillet et Août (soit neuf dates au total) ». Il semblerait toutefois que le sol caillouteux du parking ait quelque peu rebuté exposants et visiteurs.

2016 verra donc un nouveau changement de site. Inf’Auxonne N° 52 d’avril 2016 annonce en page 6 que cette année « les exposants investissent les gradins [du Vieux port] ». Dans l’article annonce, on remarquera qu’il n’est plus question de l’ « Union Commerciale et Artisanale Auxonnaise » (UCIAA) au titre de l’organisation, mais uniquement de « la Municipalité et [de] l’Office de Tourisme ». L’UCIAA n’est d’ailleurs pas non plus citée dans l’article du Bien Public du 25 courant selon lequel « Nathalie Roussel, adjointe chargée de l’urbanisme et du développement économique, table sur la nouvelle formule ». Pas d’UCIAA enfin sur l’affiche que la dite adjointe souriante présente sur la photo illustrant l’article. L’UCIAA méritera-t-elle bientôt, comme notre premier édile, un prix de discrétion ! Et ce prix sera-t-il décerné par la même officine de Colmar ?

UN (HYPER)MARCHÉ PLEIN DE PROMESSES - du 27 JUIN 2016

Voici donc, en résumé, et de 2011 à 2016, une brève histoire des « Marchés nocturnes » et sa conclusion discrète…En attendant ‒ qui sait ? ‒ la création du premier musée national des « Marchés nocturnes » ! Un équipement culturel susceptible d’attirer, dans son concept ludique et novateur, la société marchande et noctambule de l’Europe entière et son pognon ! Comme le fanal attire la phalène… Non pas la banane qui attire la baleine, grand-père !

Faire cette brève histoire des « Marchés nocturnes » pour une sympathique lectrice aura été pour nous un authentique et franc plaisir et une pierre apportée à l’édifice de notre mémoire commune !

Il est bien évident toutefois que relativement aux objectifs déclarés de notre blog, les « Marchés nocturnes » restent une question marginale ! Pour les personnes amnésiques, c’est-à-dire pour nombre d’habitant(e)s de notre bonne ville, rappelons tout de même la raison d’être de notre blog : porter l’éclairage nécessaire sur la part d’ombre, et pour ainsi dire nocturne d’un certain règne d’une prétendue « discrétion » ayant conduit par exemple à l’avènement d’un hypermarché sur la zone du Charmoy en dépit du vote pourtant explicitement négatif du 17 décembre 2008 ! Démocratie oblige !

PETITE ARITHMÉTIQUE DU CHARMOY - du 08 DÉCEMBRE 2014

Pour en revenir enfin à des questions plus en lumière, bien que « nocturnes », j’ai nommé les « marchés nocturnes », ne serait-il pas opportun d’ajouter aux « animations [prévues] pour dynamiser les marchés », un numéro de prestidigitateur discret. Nous connaissons tous l’artiste chevronné qui vous sort un OUI d’un chapeau dans lequel pourtant on avait mis 21 NON et pas un seul OUI ! Pas mal ! La prestation devrait être appréciée et le prestidigitateur, n’en doutons pas, ravi de renouveler l’exploit, à titre gracieux et dans l’intérêt général, cela va de soit !

Et pourquoi pas, encore, sous la voûte étoilée du ciel estival, l’intronisation inédite d’une adjointe aux éclipses de lune et aux étoiles filantes ! Céleste !

C’est une galéjade bien sûr, mais rappelons quand même que sous nos latitudes, il est parfois des communes où, pour le/la citoyen(ne) lambda, la certitude d’avoir affaire à un(e) adjoint(e) véritable s’acquiert surtout par l’existence d’une indemnité sonnante et trébuchante attachée à la fonction de la dite personne, plutôt que par le libellé plus ou moins précis de ses délégations. Tout cela, c’est du Kafka, me direz-vous ! Sans doute !

En ce qui concerne votre serviteur, il apporte modestement et bénévolement sa contribution en offrant une chanson « nocturne » libre de droits dont il est l’auteur et l’interprète et dont il autorise libéralement la diffusion lors des nuits magiques des gradins ! Un tube de l’été pour un Charmoy toujours hyper « discret » ! Pas vrai !

Les Nocturnes - du 16 janvier 2012

Marché foncier nocturne au Charmoy

Marché foncier nocturne au Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 30 juin 2016 (J+2752 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Documents

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Documents
27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 07:43

UN (HYPER)MARCHÉ PLEIN DE PROMESSES - du 27 JUIN 2016 (J+2749 après le vote négatif fondateur)

Un récent article de notre blog permettait à nos fidèles lecteurs/trices de découvrir que le site géographique privilégié de notre charmante cité réunissait, dans un rayon de quelques encâblures autour du Pont de France, une véritable trinité portuaire.

CHARMOY-CITY, C’EST LE TRIPORT ! - du 05 JUIN 2016

Le plus prestigieux d’entre ces trois ports est le Port royal, vient ensuite le Vieux port, dont les 18 gradins de pierre ont été construits en 1852 comme l’indique une date usée, gravée sur une pierre du gradin supérieur. Quant au troisième, aujourd’hui oublié, les curieux/ses le découvriront dans l’article cité plus haut.

Un article du Bien public du 25 courant, sous le titre « AUXONNE COMMERCE Des marchés pleins de promesses », rendait récemment la précellence au Vieux port.

Cet article relatif aux « Marchés nocturnes » d’été, activité en place depuis déjà plusieurs années et qui s’est déroulée successivement sur deux sites de parkings encadrant le plan d’eau du port Royal, nous informait en effet de la remise en cause de ce choix du lieu. Lui seront désormais préférés « les gradins du vieux port ». La raison de ce nouveau choix est exprimée, dans l’article, en ces termes :

« Pourquoi ce choix ? Selon le bilan réalisé par Nathalie Roussel, adjointe chargée de l’urbanisme et du développement économique, ce dernier a mis en évidence que l’emplacement du port royal, n’était pas très approprié au vu de la faible fréquentation : « Sur 68 exposants, en 2 mois, la participation des Auxonnais a été très faible », a précisé l’adjointe ».

Une photo, dont l’originalité mérite d’être saluée, représente l’adjointe souriante présentant l’affiche new-look des « Marchés nocturnes ». En termes de langage iconique, le lecteur doit comprendre que ces « Marchés nocturnes » « nouvelle formule », notre adjointe en a fait son affaire. Dans le cas où il n’aurait pas bien compris, la légende explicite de la photo lui rappelle que : « Nathalie Roussel, adjointe chargée de l’urbanisme et du développement économique, table sur la nouvelle formule ».

Voilà qui est clair et net, et voilà une adjointe au moins dont la fonction effective, affichée et mise en scène sans ambiguïté ne risque pas de susciter interrogations et rumeurs….

Tout cela est donc bel et bon et mérite un franc succès, mais dans un registre moins festif, on aimerait encore être informé d’autres bilans ressortissant au « développement économique », en particulier en termes d’emploi.

Ces « Marchés nocturnes » d’été sont fort sympathiques, mais il faut bien reconnaître que leur impact économique ne peut être qu’anecdotique. Tout autre doit être l’impact, dans une commune de taille modeste, d’un hypermarché !

Cet hypermarché, dont il est plus que largement question dans notre blog cristallise dans son gigantisme les ambitions de développement économique grandioses mais quelque peu vieillottes de notre premier édile et de son tout dévoué héraut-reporter.

Et pourtant, depuis bientôt six mois que le « fleuron d’architecture et de l’emploi à Auxonne » est ouvert, notre premier édile n’en a soufflé mot et son adjointe chargée de l’urbanisme et du développement économique itou ! Quel silence, quelle « discrétion » ! Une boutique de barbe à papa aux gradins du vieux port aurait-elle donc plus d’impact économique qu’un hypermarché Leclerc au Charmoy ! On est en droit de s’interroger !

En attendant, sur le thème des gradins, Claudi nous présente son bilan des annonces successives de bénéfice du projet du Charmoy, à présent concrétisé, en termes d’emploi !

AU CHEVET DES CENTRES BOURGS ? - du 10 FÉVRIER 2016

Les cinéphiles avertis remarqueront peut-être que Claudi a emprunté, pour son illustration, les gradins les plus célèbres de l’histoire du cinéma. C’est vrai qu’il les connaît et qu’il les aime presque autant que les gradins, certes plus tranquilles, de notre Vieux port…

https://www.youtube.com/watch?v=ucfzkOvUGqs

Marché de l'emploi au Charmoy  en descendant les gradins

Marché de l'emploi au Charmoy en descendant les gradins

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 juin 2016 (J+2749 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 07:33

DES CAROTTES AU CHARMOY- du 24 JUIN 2016 (J+2746 après le vote négatif fondateur)

Après « Le radis qui fait couler de l’encre » du 1er novembre denier, splendide article de réflexion d’un célèbre site, voilà que les carottes des sondages en font couler à leur tour. Les fidèles lecteurs de la PQL ont pu ainsi découvrir hier un article d’ingénierie du même auteur, article intitulé « AUXONNE Future station-service : les sous-sols sondés avant la construction ».

Du radis aux carottes, la transition médiatico-maraîchère aura été parfaite pour notre auteur, et l’audience semble donc garantie. Laissons témoigner à ce propos l’auteur lui-même qui déclarait ainsi dans « Le radis qui fait couler de l’encre » : « Ce radis géant fait des émules en ces temps. Une audience exceptionnelle en découle sur mon site Internet qui a enregistré, en à peine quatre mois, 30 450 visites pour mon article « zinzin sur le radis monumental » ».

Si les compteurs de la future station tournent aussi bien, on saura donc pourquoi !

COMBIEN DE VISITEURS AU COMPTEUR ? - du 07 MARS 2016

Au fait, des curieux/ses impénitent(e)s, lecteurs/trices de tableaux d’affichage, m’ont encore demandé si la parcelle AX 635 qui figure sur le dépôt de permis de la station et qui, bien que située derrière une splendide clôture fraîchement édifiée, jouxte la zone de carottage, serait à son tour carottée.

Je l’ignore tout bonnement, car vous pensez bien que, trop peu « discret », je ne suis pas, moi, dans le secret des Dieux ! Qu’ils se renseignent donc auprès du/de la propriétaire… ou de Monsieur le Maire responsable de l’affichage ! Non, pas de celui en jaune fluo, Claudi ! Ça c’est de l’histoire ancienne !

Mais, voilà venu le temps des surprises et qui sait, AX 635, comme la Perfide Albion qui vient de sortir de l’Europe, sortira peut être de sa clôture à la surprise générale ! Ah ! Ces Anglois, ils nous surprendront toujours !

« L’EXISTENCE PRÉCÈDE L’ESSENCE » (Suite) - du 03 JUIN 2016

Au Charmoy les carottes précèdent l'essence

Au Charmoy les carottes précèdent l'essence

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 juin 2016 (J+2746 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 07:03

ACTUALITÉ DE COURTELINE, OU LE MINIBUS DE 9h47 (SUITE ET FIN) - du 22 JUIN 2016 (J+2744 après le vote négatif fondateur)

« J’attendais, et le minibus ne venait pas…Dix heures sonnèrent…Sans le vouloir, voilà que je rejouais Le train de 8h47 dans une nouvelle version »

Je vous entends déjà fidèles lecteurs/trices : « On a déjà lu ça deux fois ! On est ragoués de ce minibus ! Chantecler rabâchait déjà, le voilà à présent qui radote carrément ! ». Si vous jugez que tel est le cas, et vous avez sans doute raison, alors faites comme moi, consolez-vous en lisant la PQL !

En attendant, reprenons… mais au fait, où en étions-nous ? C’est ça : « J’attendais, et le minibus ne venait pas…Dix heures sonnèrent…Sans le vouloir, voilà que je rejouais Le train de 8h47 dans une nouvelle version », mais j’ignorais encore une chose essentielle en ce moment où je me retrouvais chocolat pour avoir trop bien lu le panneau lumineux annonçant à la cantonade : « VILLE D’AUXONNE-INFORMATION-PASSAGE DU MINI-BUS DE LA VILLE au MAGASIN LECLERC le MERCREDI MATIN-départ : 9h47- retour : 11h20 ».

Ce que j’ignorais, en ce mercredi matin 15 juin, c’est qu’en plus d’avoir loupé le minibus, j’avais manqué l’occasion superbe et l’honneur insigne d’être en photo dans le journal !

Ce jour-là, le minibus faisait vraiment l’objet de toutes les attentions, et dire que j’ai raté le coche ! C’est vrai qu’un malheur n’arrive jamais seul me direz-vous ! Jacques Chirac a d’ailleurs trouvé le bon mot pour traduire cette fatalité : « Les merdes volent en escadrille ».

J’avais loupé le minibus et manqué la photo ! En ouvrant Le Bien Public d’hier 21 juin, j’ai en effet découvert, sous le titre « AUXONNE TRANSPORT Minibus : un moyen de retrouver une certaine indépendance », un grand article d’une demi-page illustré d’une splendide photo.

Un détail, mentionné dans le corps de l’article, fait référence au jour du reportage et à un arrêt précis : « Aujourd’hui l’arrêt devant Lidl ». La mention de « l’arrêt devant Lidl » permet d’affirmer que le reportage a eu lieu un mercredi matin et, compte tenu de l’impératif de fraîcheur des nouvelles d’un quotidien digne de ce nom, « aujourd’hui » ne peut être évidemment que mercredi dernier 15 juin !

Vous pensez bien que la lecture de cet article du Bien Public a retenu mon attention, et ce, particulièrement sur plusieurs points.

Le rédacteur/trice de l’article indique ainsi à propos du service du minibus :

« Ce service, en place depuis plusieurs années, a été modifié en début d’année, pour ajouter un arrêt, le mercredi matin au centre commercial Leclerc »

Cette phrase mérite quelques commentaires

Nous pouvons d’abord préciser que le minibus est en place depuis 14 ans, comme en témoigne Inf’Auxonne N° 3 de juillet 2002, dans lequel on peut lire en page 4 : « Comme déjà annoncé par voix de presse le minibus acquis grâce à la générosité d’un certain nombre d’artisans et de commerçants circule depuis le 14 mai 2002 ». À cette introduction d’Inf’Auxonne N° 3, fait suite une longue série de précisions concernant les itinéraires, les arrêts et les tarifs. Dans Inf’Auxonne N° 8 de janvier 2004, un luxueux encart sur papier couché fort faisait le point de la situation du minibus, de ses tarifs et de ses horaires. C’est de cet encart qu’est tirée notre photo souvenir du jour.

Revenons maintenant au présent, et à l’article du Bien Public d’hier. Il y est question, comme nous l’avons vu, d’une modification censée être intervenue « en début d’année, pour ajouter un arrêt, le mercredi matin au centre commercial Leclerc ». Précisons tout de même qu’avant le 15 juin dernier, jour de notre mésaventure, et hormis l’annonce du tableau lumineux, d’ailleurs corrigée depuis, aucune mention du nouvel arrêt n’était disponible en ligne sur le site de la Ville d’Auxonne.

Comme nous l’avons déjà constaté par ailleurs, il semble que ce 15 juin, on ne se bousculait pas vraiment dans le minibus qui faisait justement ce jour-là l’objet de toutes les sollicitudes.

C’est sans doute en lien avec cette rareté de passagers qu’une subtile arithmétique à propos de leur nombre a été développée dans l’article du Bien Public : « Aujourd’hui à l’arrêt devant Lidl, seule R[…] attendait le minibus, mais, habituellement, deux de ses voisines du quartier de la Colombière, l’accompagnent . Le conducteur précise : « Il y a habituellement quatre à cinq personnes de plus, mais, en ce moment, il y a une habituée qui est malade » » De quoi ravir notre Savant Cosinus ! Qui sait, la maladie est peut-être contagieuse ?

Ne désespérons pas pour autant, positivons plutôt ! Les effets conjugués d’un retour annoncé du soleil et de l’annonce lumineuse du tableau ne tarderont pas à agir et il faudra sans doute incessamment prévoir une impériale sur le minibus pour caser le flux grandissant des nouveaux usagers du mercredi matin !

Un minibus à impériale dans une ville napoléonienne, the must ! On ne peut toujours pas visiter le célèbre chapeau, mais le minibus aura bientôt son impériale ! Comme chantait Jacques Brel : « Et sur l’impériale, l’cœur dans les étoiles, y’avait mon grand-père, y’avait ma grand-mère ! »

Une dernière bonne nouvelle : sous l’article consacré au minibus, un autre article annonce « Un petit ménage de printemps pour le réservoir des Granges-Hautes ». On voit que le think tank de la rédaction ne chôme pas ! C’est un vrai bonheur pour nous de voir le totem de notre blog sans tabou ainsi bichonné ! Enfin un rayon de soleil dans ce printemps pourri, avouez qu’il était temps !

Franc succès au Charmoy pour le minibus de 9h47

Franc succès au Charmoy pour le minibus de 9h47

L'ancêtre du minibus  de 9h47

L'ancêtre du minibus de 9h47

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 juin 2016 (J+2744 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 07:53

ACTUALITÉ DE COURTELINE, OU LE MINIBUS DE 9h47 (SUITE) - du 20 JUIN 2016 (J+2742 après le vote négatif fondateur)

« J’attendais, et le minibus ne venait pas…Dix heures sonnèrent…Sans le vouloir, voilà que je rejouais Le train de 8h47 dans une nouvelle version »

Dans un précédent article, je vous contais par ces mots ma mésaventure de paumé des transports en commun de la commune.

ACTUALITÉ DE COURTELINE, OU LE MINIBUS DE 9h47 - du 16 JUIN 2016

Rassurons à présent nos lecteurs/trices et ne les laissons pas sur une mauvaise impression. La grille horaire officielle est maintenant actualisée. C’est donc, non seulement avec plaisir et bonne humeur, mais avec effet rapide, que votre serviteur aura contribué à essuyer les plâtres dans l’opération d’extension du minibus jusqu’au Charmoy !

Sur sa lancée, le prestateur de services pourrait en profiter pour peaufiner encore la question.

En effet, le texte diffusé jusqu’à l’heure actuelle sur le site de la Ville d’Auxonne (voir copie d’écran) sur le site de la Ville d’Auxonne et qui définit les missions du minibus et les conditions d’accès (gratuit ou payant) est le suivant :

« Un minibus de 8 places relie les hameaux et le quartier de la Colombière au centre-ville le mercredi et le vendredi.

Deux circuits existent : Le mercredi toute la journée, transports gratuit [sic] des personnes souhaitant se rendre au cimetière.

Le vendredi matin, transport payant des personnes se rendre au marché. »

À la lecture de ce texte, deux questions se posent encore :

Quid du statut payant ou gratuit du transport en dehors des seuls cas évoqués du « marché » et du « cimetière » qui ne semblent plus constituer l’essentiel des destinations si l’on en croit le panneau d’affichage lumineux.

Quid du mode d’acquittement du paiement éventuel (ticket, carte ?)

Nous ne désespérons pas, dans l’intérêt de tous nos concitoyens, d’être bientôt éclairé sur ce point ...

8h47-9h47 des horaires à la Courteline

8h47-9h47 des horaires à la Courteline

Minibus 16-06-2016

Minibus 16-06-2016

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 juin 2016 (J+2742 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Questions

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Questions
18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 09:17

MALAISE DANS LES MAÏS - du 18 JUIN 2016 (J+2740 après le vote négatif fondateur)

À voir, sous un ciel gris, tous ces prés et ces champs inondés en première page du Bien Public d’aujourd’hui sous le titre « Un printemps pourri », on se demande bien en quelle saison nous sommes !

Alors pour s’en assurer, on jette un coup d’œil sur le calendrier ! N’en doutons pas, nous sommes bien le 18 juin ! Tiens ! C’est vrai, aujourd’hui Chantecler a tout juste six ans. Nous n’en dirons pas plus sur cette date anniversaire lue avec doute sur le calendrier mouillé, à deux pas pourtant de l’été !

Car l’anniversaire de Chantecler, c’est usé, c’est à présent devenu un marronnier, comme on dit en langage journalistique. C’est-à-dire un plat médiatique tout préparé et qu’il suffit de réchauffer. Vous n’avez pas bien saisi, alors vous en trouverez un excellent exemple dans un de nos récents articles !

GALIONS ET DOUBLONS À L’OMBRE DU BASTION - du 20 MAI 2016

Quant aux curieux, avides de savoir dans quel berceau naquit Chantecler, ils se reporteront aux archives des précédents anniversaires

CHANTECLER A CINQ ANS - du 18 JUIN 2015

CHANTECLER A QUATRE ANS - du 18 JUIN 2014

Revenons à nos maïs. On constate, en page 12 du Bien Public, leur retard dramatique de croissance. Rien qu’à voir l’état de mon potager, je mesure en miniature la peine de nos paysans. Je comprends, et je compatis sincèrement ! Mais j’entends déjà des méchants insinuer en me lisant, qu’à la différence des maïs, je serai bientôt mûr pour écrire les discours de nos politiques !

Non, les politiques font encore mieux ! D’ailleurs, certains d’entre eux ont trouvé une solution radicale en ce qui concerne les dégâts climatiques subis par les maïs. Tenez ! Les maïs du Charmoy, voilà des maïs au moins, eux, qui ne donneront plus de soucis !

Et pourtant qu’ils étaient beaux et verts ces maïs en juillet 2012 !

CHARMOY : QUE SONT LES VERTS MAÏS DEVENUS ? - du 02 SEPTEMBRE 2014

Les maïs du  Charmoy en juillet 2012

Les maïs du Charmoy en juillet 2012

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 juin 2016 (J+2740 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 07:55

ACTUALITÉ DE COURTELINE, OU LE MINIBUS DE 9h47 - du 16 JUIN 2016 (J+2738 après le vote négatif fondateur)

Nombre de nos fidèles lecteurs/trices connaissent sans doute le nom de Georges Courteline (1858-1929), écrivain et observateur aigu des mœurs administratives de son temps. D’une situation tragi-comique vécue par l’usager au guichet d’une administration ou lors du remplissage d’un dossier, on dit, aujourd’hui encore, qu’elle est courtelinesque.

Les souvenirs de son service militaire passé au 13ème régiment de chasseurs à cheval de Bar-Le-Duc (nous avions à Auxonne le 8ème chasseurs à cheval) inspireront en particulier à Courteline Les gaîtés de l’escadron et Le train de 8h47. Des portraits de scrongneugneu au vitriol, et du comique troupier de haute volée !

Le train de 8h47, roman autour de la mésaventure de deux pierrots du 202ème chasseurs loupant une correspondance dans une gare de la Meuse, n’est plus guère lu aujourd’hui. Du train de 8h47, adapté en film avec Fernandel avant-guerre, je ne me rappelais d’ailleurs plus guère que le titre et quelques bons mots entendus de la bouche de personnes à présent disparues.

L’annonce récente, apparue sur le tableau lumineux de la ville, en ces termes précis : « VILLE D’AUXONNE-INFORMATION-PASSAGE DU MINI-BUS DE LA VILLE au MAGASIN LECLERC le MERCREDI MATIN-départ : 9h47- retour :11h20 », tout en attirant mon attention, a bizarrement ranimé le souvenir courtelinesque du train de 8h47.

LE TAXI DE CHARMOY-CITY, UN TAXI QUI RAOULE POUR LECLERC - du 09 JUIN 2016

C’est au pays des madeleines que La Guillaumette et son compagnon Croquebol prennent le train de 8h47. Et moi, leur digne émule, je comptais bien prendre le minibus de 9h47 au pays des oignons. Je me suis donc rendu, hier mercredi, quelques minutes avant l’heure prescrite par le tableau lumineux (9h47), à l’arrêt du Boulevard Pasteur.

Heure à laquelle je m’étais bien entendu fié sans problème, car l’annonce lumineuse du tableau en impressionnant ma rétine, était restée imprimée dans ma mémoire. Elle constituait en outre, la seule mention officielle et affichée concernant le nouveau passage à LECLERC, car jusqu’à mardi dernier, les horaires donnés sur le site de la ville n’avaient pas été actualisés et ne mentionnaient donc pas ce nouvel arrêt.

J’attendais, et le minibus ne venait pas…Dix heures sonnèrent…Sans le vouloir, voilà que je rejouais Le train de 8h47 dans une nouvelle version. C’est que le départ du minibus n’était pas, comme mentionné sur l’affichage lumineux, à 9h47, mais à 9h18 comme l'indique l’horaire actualisé, qui pourtant n’était pas encore mis en ligne ! Compliqué !

Une petite visite mouvementée à l’accueil de la mairie m’a permis de comprendre les causes de ma mésaventure, tout en donnant à l’administration l’occasion d’y remédier ! À la bonne heure !

Le minibus m’était passé sous le nez, mais le ciel momentanément éclairci ne m’incitait pas à me laisser abattre. J’ai donc enfourché mon vélo pour faire un petit tour au Charmoy. À 11h20, le minibus y est arrivé vide et quelques minutes plus tard, toujours aussi vide, il est redescendu. Et moi aussi, sur mon vélo tout heureux de patauger copieusement dans les superbes flaques entrecoupant de loin en loin la piste cyclable. Faute à la pluie me direz vous ! Au fait dans Le train de 8h47, la pluie aussi est au rendez-vous. Simple coïncidence !

C’est en effet sous une formidable averse d’orage que le train de 8h47 entre en gare, rinçant les shakos emplumés de nos deux pierrots. Une scène lors de laquelle le caméraman de service a dû déguster pendant le tournage du film ! Mais laissons parler Courteline : « Ça ruisselait, les gouttières vomissaient l’eau à pleine gueule, et, du haut des toits en pente douce, des torrents précipités pendaient en longues stalactites, mais ce n’était pas de la pluie, pas le moins du monde ; un nuage qui crevait, rien de plus ! et comme il [La Guillaumette] le disait fort bien : « – Tant plus que ça tomberait beseff, tant moins que ça tomberait longtemps » ».

Au fait, en lisant Courteline en diagonale, je viens de m’apercevoir que Le train de 8h47 est en fait un train de 20h47. Ah ! décidément, toujours les horaires ! Comme dirait Guillaume Pépy, qui n’est pas La Guillaumette, Courteline, comme la CGT, c’est vraiment les horreurs de la gare !

Du train de 8h47 au minibus de 9h47

Du train de 8h47 au minibus de 9h47

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 16 juin 2016 (J+2738 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Figures libres

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres