Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : chantecler-auxonne.com
  • chantecler-auxonne.com
  • : "Je chante clair afin qu'il fasse clair" Edmond Rostand
  • Contact

Profil

  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
  • Auxonne, environnement, actualité, hypermarché, grande distribution, société

Recherche

10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 08:38

AU CHEVET DES CENTRES BOURGS ? - du 10 FÉVRIER 2016 (J+2611 après le vote négatif fondateur)

Le petit commerce indépendant de centre ville va mal, et ce n’est pas d’aujourd’hui ! L’emprise généralisée de la grande distribution est une des causes objectives majeures de cet étiolement. D’ailleurs, depuis le début de cette année, plus d’un article de presse a rendu compte du phénomène.

On peut citer, entre autres, l’article du Bien Public du 2 janvier 2016 intitulé « Une année 2015 « morose » pour les commerces » dans lequel « les unions commerciales de trois communes de la région dijonnaise [Auxonne, Genlis, Is-sur-Tille] s’expriment ».

Même constat pour un autre article du même journal, publié cette fois le mardi 26 janvier et qui titrait à propos de Mirebeau : « En novembre, la zone commerciale s’ouvrait….aujourd’hui le centre-ville s’inquiète ».

Hier mardi 9 février, enfin, un long article du Bien Public titrait à propos de Pontailler-sur-Saône « Serait-ce la fin des commerces du centre-bourg ? ». La mère d’une commerçante en décoration et cadeaux, dont le magasin doit bientôt fermer, fait dans l’article ce constat attristant : « Ici c’est comme ailleurs, les petits commerces de centre-ville sont minés par la concurrence de la grande distribution et d’Internet ». Désabusée, elle déclare : « Nos clients nous l’ont dit, quand le commerce sera fermé ils ne s’arrêteront plus à Pontailler » ;

La présence de petits commerces est pourtant une contribution irremplaçable à l’animation d’un centre-bourg. Suivant la mode, les élus annoncent des plans de revitalisation ou de redynamisation que concocteront pour eux des technocrates payés par l’argent des contribuables.

POUR L’AMOUR DU CENTRE-BOURG- du 13 JUILLET 2014

Mais il est fort probable que ces opérations ne ramèneront pas les acteurs d’une véritable activité, sacrifiés depuis des dizaines d’années sur l’autel de la grande distribution et du sacro-saint consommateur, avec la complicité plus ou moins discrète de nombreux élus. Idem de nos paysans !

L’article relatif à Pontailler ajoute que « bon nombre de commerçants pointent le peu de considération de la part de municipalité ». En réponse le maire de Pontailler, notoirement proche de Raoul Langlois maire d’Auxonne, annonce un projet d’urbanisme visant à « regrouper les espaces publics […] autour de la place centrale ». Il précise que « les travaux pourraient débuter à la fin de l’année ».

Toutes proportions gardées, la situation de Pontailler s’apparente donc à celle d’Auxonne : difficultés du petit commerce et annonces de projets édilitaires de redynamisation ou revitalisation du centre-bourg. En résumé : le marasme installé et la panacée annoncée ! Une différence de taille cependant, Pontailler ne vient pas d’ouvrir son Leclerc !

Les lecteurs/trices curieux/ses de plus de détails relativement à la situation du petit commerce auxonnais et à diverses déclarations de notre premier édile à ce propos au cours des cinq dernières années pourront se reporter à notre article

AU SECOURS DU COMMERCE DE CENTRE-VILLE ? - du 04 JANVIER 2016

Et dire que ce véritable ami du petit commerce, notre Bloc Note Intellectuel Auxonnais n’est plus là pour offrir « un espace privilégié de liaison et de publicité pour notre petit commerce » (Bloc note intellectuel auxonnais 2005 n° 6, page 43) ! Au Charmoy il a trouvé le bon créneau pour ses vidéos…À quand la super-vidéo sur le dépôt de gerbe en mémoire de notre petit commerce ?

DIGNE HÉRITIÈRE DU BLOC NOTE, VOICI L’HYPER PUB À BLOC ET EN BLOC - du 14 JANVIER 2016

Pour en revenir à l’article sur Pontailler, et en guise de conclusion nous reprendrons les propos d’un commerçant en motoculture : « En vingt ans, c’est comme une déchéance. Avant à Pontailler, il y avait trois boucheries, deux magasins d’électroménager, de pêche, une station essence, tout ça n’existe plus. »

Ce bilan fait écho à un autre publié dans la presse nationale au sujet d’Auxonne dans le JDD (Journal du Dimanche) du 20 septembre dernier, sous le titre « Un mariage de raison ». On pouvait y lire : « trois grandes surfaces ont sapé la vitalité de la ville. «Ils vont en ouvrir une quatrième, peste un des derniers commerçants du centre-ville, on va tous mourir […] ». Vu de Paris, et un peu appuyé sans doute, mais il y a quand même de quoi s’inquiéter !

Un supporter déclaré du Leclerc titrait il y a un mois dans son blog, à propos de l’ouverture de l’hyper « Le bassin d’emploi Auxonnais enfin amélioré ». Ce matin, un article du Bien public titre « Auxonne. Un bassin d’emploi en souffrance ». Le rédacteur, qui n’est pas notre correspondant(e) local(e) précisons-le, souligne clairement que « Leclerc est l’arbre qui cache la forêt ». Les chiffres précis donnés dans l’article permettent d’évaluer à 53% de 55 soit environ 30, le nombre d’embauches effectives pour le canton d’Auxonne (ancienne version). Et combien d’emplois perdus dans les autres commerces à plus ou moins long terme ? Ce n’est pas notre « chef d’entreprise industrielle », à présent « à la retraite », qui pourra compenser, en embauchant « quelques dizaines de personnes à Auxonne », comme il écrit l’avoir fait « dès 1990 »!

Pour permettre l’implantation du Leclerc, chacun sait très bien que nous avions dans nos murs un Cheval de Troie très discret et bien placé aux manettes, alors, tant qu’à faire, en bon Troyen, Claudi s’est permis aujourd’hui de jouer les Cassandre ! Sans oublier l’« espace privilégié de liaison et de publicité pour notre petit commerce » ! De la dynamite !

Discrétion et nouvellisme au secours du centre-bourg

Discrétion et nouvellisme au secours du centre-bourg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 février 2016 (J+2611 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

Repost 0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 08:07

FIGARO CI, FIGARO LÀ ! - du 08 FÉVRIER 2016 (J+2609 après le vote négatif fondateur)

Sans prétendre vouloir couper les cheveux en quatre, nous voudrions, dans le style encyclopédico-vulgarisateur d’un magazine local gratuit ‒ aujourd’hui disparu bien qu’unanimement regretté dans notre cité ‒ rendre compte d’un curieux phénomène de capillarité.

En effet, comme l’indique une affichette sur la vitrine, et comme la gnôle de la tasse monte dans le sucre du canard, un salon de coiffure de la rue Émile Gruet vient de monter au Charmoy, laissant la tasse vide ! À l’ère du gaz de schiste, nous voilà en présence d’un véritable siphonage de Pétrole Hahn !

Phénomène remarquable dont l’éventualité avait pourtant été niée par avance, et par notre premier édile, Raoul Langlois, en ces termes : « Il y a quand même des commerçants qui attendent l’implantation de Leclerc. La priorité sera donnée aux extensions, il n’est pas question de quitter le centre ville pour s’installer dans la galerie marchande » (Le Bien Public du 13 septembre 2013, sous le titre « Permis attend validation »)

En dépit de cette quasi interdiction, le salon du centre ville vient pourtant de filer au nez et à la moustache de l’autorité ! Si mon Figaro attitré m’avait joué ce mauvais tour, je me serais permis un commentaire ! Mais, heureusement pour moi, ce n’est pas le cas et je n’ai rien à ajouter. Après tout, ce n’est pas mon affaire et c’est son droit ! L’état d’urgence n’interdit pas, à ma connaissance, comme certains « informateurs » ont pu le prétendre naguère pour des élèves « conseillers jeunes » du collège, la circulation des peignes et des ciseaux !

QUEL PASTIS DANS LE 51 ! (3) : CMJ, LE COLLÈGE ÉVACUÉ ! - du 30 JANVIER 2016

Racontée comme ça, la nouvelle manque un peu de volume et de tenue. Un brushing intellectuel s’impose donc ! Et à cette fin, nous avons le bonheur de disposer, comme tous les Auxonnais le savent, d’un outil intellectuel. Outil intellectuel ? Kézaco ?! C’est pas vrai ! Vous avez déjà oublié notre irremplaçable ressource locale : j’ai nommé l’« outil intellectuel des Auxonnais » ! Et ses avatars divers et variés bien entendu !

DIGNE HÉRITIÈRE DU BLOC NOTE, VOICI L’HYPER PUB À BLOC ET EN BLOC - du 14 JANVIER 2016

Il y a quelques années de cela, un auteur de renommée internationale et intergalactique, distingué créateur de l’« outil intellectuel des Auxonnais », se tenait au rond point de la Poste « l'œil bien ouvert et les pieds bien positionnés sur le sol » en conformité avec les préceptes posturaux du « Nouvellisme », assez proches à vrai dire de ceux du manuel du tireur debout au PM MAT 49.

De cette station bien campée d’artiste (et de tramway) au rond point de la Poste, devait immanquablement résulter une production intellectuelle et littéraire remarquée, intitulée « Auxonne : le rond point de la poste ».

Laissons l’auteur lui-même définir très précisément cette immarcescible production : « texte original publié en 2010, page n° 12 du magazine « Les aventures de NOTIN et ses amis » n°3 édition 2010-2011 ISSN 2103-3501, dépôt légal fin août 2010, version papier de 84 pages distribuée par la poste sur tout le canton d’Auxonne. La version Internet a été publiée le mardi 2/11/2010 »

Un court extrait de ce « texte original » va nous permettre d’en montrer, non seulement le caractère visionnaire unanimement reconnu par l’auteur lui-même, mais encore sa puissance performative originale, autant qu’inattendue, en matière de capilliculture. Nous voilà enfin revenus sur le fauteuil de Figaro !

Cet extrait, le voici : « Sur un autre azimut, à l'extrémité du boulevard Pasteur apparaissent les formes stigmatisées du quartier Bonaparte. En projetant le regard derrière soit [sic], la rue Emile Gruet persiste à présenter l'allégresse du passé. Puis enfin, la rue du Colonel Redoutey en direction de Dole sculpte le futur commercial ».

Pour ceux qui auraient mal compris et pour rester dans le registre capillaire, « les formes stigmatisées du quartier Bonaparte » sont probablement les crânes des recrues après leur passage à la coupe incorpo.

L’« allégresse du passé », quant à elle, évoque irrésistiblement la franche allégresse de l’air de Figaro de Rossini, voix qui résonnait mais qui vient de se taire dans la « rue Emile Gruet ». Une affaire qui ne va pas dans le sens de la revitalisation du centre bourg qui, plus que jamais, a le cheveu terne, le poil rare et la moustache tombante !

http://video-streaming.orange.fr/musique/rossini-le-barbier-de-seville-air-de-figaro-musiques-en-fete-VID0000001Ln07.html

Pour finir « la rue du Colonel Redoutey en direction de Dole sculpte le futur commercial ». Cette annonce prémonitoire d’une tendance « sculpturale » « en direction de Dole », confirmée depuis, et à plusieurs reprises dans les augustes écrits, n’est-elle pas symptomatique ? Non ! Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! Restons bien dans le registre capillaire ! Cette tendance « sculpturale », disais-je, ce pourrait être, en matière capillaire, une résurgence possible, « en direction de Dole »… de la mode des coupes au rasoir « sculptées » des sixties ?

Vous savez, ces coupes proprettes, avec un joli petit mouvement sur le devant, impeccable et bien laqué, qui ondule comme la façade d’un « temple commercial »

Tiré par les cheveux me direz-vous ! Mais c’est bien normal ! Quand on travaille avec le logiciel de l’ « outil intellectuel des Auxonnais » !

Dernière minute : Pour les implants capillaires, consulter Monsieur Cahuzac !

Charmoy au poil et centre bourg à poil

Charmoy au poil et centre bourg à poil

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 08 février 2016 (J+2609après le vote négatif fondateur)

Publié dans Brèves

Repost 0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Brèves
6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 10:22

ATTENTION À LA MARCHE ! - du 06 FÉVRIER 2016 (J+2607après le vote négatif fondateur)

Le Bien Public d’hier, sous la plume de notre correspondant(e) local(e), titrait à propos de notre bonne ville « Une première marche vers la revitalisation du centre bourg ».

La revitalisation du centre-bourg, voilà un marronnier confortable que notre blog lui-même n’a pas manqué d’exploiter dans des articles toujours intéressants à relire

LE JOUR OÙ LA PLUIE VIENDRA - du 20 SEPTEMBRE 2015

REVITALISER LE CENTRE BOURG, C’EST HYPER IMPORTANT ! - du 22 JUILLET 2014

Nous serons inhabituellement court aujourd’hui, mais nous poserons tout de même une question. Cette nouvelle « marche » était-elle vraiment opportune à l’heure où l’accessibilité réglementée fait la chasse aux marches des lieux publics de notre centre ville jusque sur le parvis de notre église.

Une rampe à faible inclinaison aurait tellement mieux fait l’affaire ! C’est ce que Claudi a compris en faisant gravir la rampe du Charmoy à nos deux héros Arlette et Gaston rameutés là-haut pour la photo ! À la bonne heure ! Voilà sans doute une rampe qui va favoriser l’accessibilité des chalands en foule au centre ville !

Marche du nouvellisme pour la revitalisation du centre bourg

Marche du nouvellisme pour la revitalisation du centre bourg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 06 février 2016 (J+2607après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

Repost 0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 07:07

INAUGURATIONS (2) - du 05 FÉVRIER 2016 (J+2606 après le vote négatif fondateur)

Le premier épisode de notre série « inaugurations » conjuguait réalité et fiction et nous conduisait de Landerneau à l’Élysée au temps béni des « Trente Glorieuses ».

Aujourd’hui, nous serons résolument moderne en présentant une inauguration sinon récente, du moins très proche de nous. Ah ! Nostalgie ! Il va vous sembler bien loin le temps béni où « de charmantes jeunes femmes propos[ai]ent de délicieux gâteaux » et, de « l’heure des allocutions », nous n’aurons que quelques minutes, mais des minutes édifiantes, comme vous pourrez le constater vous-mêmes fidèles lecteurs/trices !

Le site des Dernières Nouvelles d’Alsace (Édition Mossig et Hasel) fait mention d’un article publié le 25 avril 2014 sous le titre « Les promesses Leclerc ». Le lecteur non abonné peut en lire le compte-rendu succinct qui suit : « Dire que l’événement était attendu est en dessous de la réalité. Mercredi soir, la municipalité – ancienne et nouvelle – de Wasselonne n’a pas caché sa satisfaction de voir, en présence de Michel-Edouard Leclerc, l’hypermarché (enfin) inauguré ».

« Mercredi soir », c’est donc le 23 avril 2014 qu’a eu lieu cette inauguration. Un numéro précédent des Dernières Nouvelles d’Alsace daté du 5 mars 2014 publiait, à propos de l’ouverture prochaine de l’hypermarché, un grand article intitulé « Pendant les travaux le patron reste ouvert ».

Cet article donne des indications quant à la date d’ouverture prévue fin mars, ainsi, déjà, que sur la présence éventuelle de Michel-Edouard Leclerc à l’ « inauguration » :

« « Notre souhait est d’ouvrir dans la dernière semaine de mars, mais je ne peux pas vous indiquer encore une date précise, car cela dépend de la commission de sécurité » et de son verdict toujours redouté. Une inauguration qui pourrait avoir lieu en présence du président du groupe, Michel-Edouard Leclerc. « On espère qu’il pourra venir » »

« Histoire d’« officialiser » le retour de l’Asca [N.D.L.R. Chantecler : Association des Commerçants et artisans de Wasselonne], les festivités devraient en outre battre leur plein le dernier week-end de mars, à l’occasion de l’ouverture de la zone commerciale Leclerc. Au programme, au centre-ville et dans la galerie : des animations dédiées aux enfants, avec, notamment, des cours de cuisine, des structures gonflables, des démonstrations de voitures télécommandées et un atelier de tatouages éphémères ».

Nous ignorons finalement si l’ouverture a eu lieu fin mars comme prévu. Dans cette hypothèse, elle aurait précédé l’inauguration du 23 avril. L’ouverture prévue a pu aussi être retardée pour diverses raisons (notamment liées à la commission de sécurité) et coïncider avec l’inauguration. Coïncidence ou pas, une chose est certaine, l’inauguration a bien eu lieu fin avril et nos fidèles lecteurs/trices pourront le vérifier en en visionnant le vidéoreportage.

http://www.dailymotion.com/video/x1rgf9b_michel-edouard-leclerc-de-passage-en-alsace_news

De ce vidéoreportage, nous avons retranscrit les extraits des discours prononcés par Michel-Édouard Leclerc et Sébastien Fischer, patron de l’hyper.

Michel-Édouard Leclerc : « D’une manière générale, dans un pays qui est en crise, quand on est chef d’entreprise, on a des responsabilités sociales qu’on doit assumer, mais qu’on doit assumer aussi positivement et pas seulement sous la contrainte. [Ce devoir] c’est celui de la création d’emplois, emplois créés bien sûr à Wasselonne, pour ce magasin et dans cette zone commerciale, mais emplois qui vont être développés dans l’enseigne Leclerc, puisqu’il y aura près de 2500 emplois en 2014 dans les centres Leclerc nouvellement créés et encore plus de 2000 emplois en 2015. »

Sébastien Fischer, patron de l’hyper : « Il existait des petits commerces et il existe toujours des petits commerces à Wasselonne et il existera toujours des petits commerces à Wasselonne. L’implantation [de ce magasin] est pour sédentariser les consommateurs sur certaines familles de produits, mais ces gens-là qui vont rester sur la commune iront dans ces commerces-là consommer des produits que nous, on peut peut-être pas offrir, que nous on n’a pas dans les rayons parce-que ça reste un petit hypermarché, ou parce-que les gens ont ces affinités-là. Donc, les petits commerces, j’espère et j’en suis persuadé, profiteront de cette sédentarisation des clients. »

À la bonne heure, voilà l’emploi boosté, question qui ne préoccupait guère le préfet Eriau, il y a un demi-siècle à Landerneau, et dans une période de plein emploi. Par contre une vieille antienne déjà entonnée par le préfet Eriau est toujours au programme des discours, celle selon laquelle : « Le commerce de quartier a encore un avenir » !

Le représentant des commerçants de Mirecourt ne semblait pas partager cet optimisme dans un article du 21 décembre 2013 de Vosges Matin annonçant « Mirecourt, un hypermarché pour 2016 ». Selon lui « Si l’hyper s’installe, c’est la mort du petit commerce à Mirecourt. Il suffit de regarder les centres-villes de Charmes, Neufchâteau et Contrexéville pour constater les dégâts. Seuls quelques troquets ou boulangeries parviennent à survivre ». Le patron vosgien de notre nouvel hyper doit sans doute connaître l’affaire compliquée de l’hyper de Mirecourt sous la même enseigne, nous l’avons quant à nous découverte récemment en lisant Vosges Matin.

L’hyper de Mirecourt n’est pas encore à la veille d’être inauguré, mais de cela les Auxonnais(e)s se moquent comme d’une guigne. Pour eux, une seule question subsiste : après Wasselonne, Michel-Édouard ou Daniel au moins, viendront-t-ils inaugurer Auxonne ? Et les allées d’« un des fleurons d’architecture et de l’emploi à Auxonne » résonneront-t-elles bientôt des mêmes discours ?

À moins que la fameuse « discrétion » qui présida au début de l’affaire ne vaille aussi pour sa conclusion…Rendez-vous compte, pas un mot du maire sur l’ouverture du Leclerc au conseil de mercredi dernier 4 février, et encore moins sur une inauguration éventuelle !

C’est qu’ils sont bien loin maintenant, le vote négatif fondateur du 17 décembre 2008, la propagande à la louche du super Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009, et le tintouin grotesque de la prétendue consultation de juin 2010, qui n’était en fait qu’un montage publicitaire au service de Lure-Vesoul !! On comprend mieux, l’affaire étant maintenant pliée, la volonté de « discrétion » renouvelée de notre premier édile à propos du Charmoy !!

RHETORIQUE ALIMENTAIRE (SUITE ET FIN) - du 06 SEPTEMBRE 2014

Dans la perspective d’une hypothétique inauguration, Claudi a illustré pour nous les attentes de Monsieur Prudhomme qui aimerait tant récupérer un morceau de ruban…Le premier édile y veillera sans doute !

Au Charmoy chacun attend son morceau de ruban

Au Charmoy chacun attend son morceau de ruban

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 05 février 2016 (J+2606 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Rétrospective et prospective

Repost 0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Rétrospective et prospective
3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 08:02

INAUGURATIONS (1) - du 03 FÉVRIER 2016 (J+2604 après le vote négatif fondateur)

Il y a plus d’un an de cela, dans les veilles du 14 juillet 2014, notre premier magistrat, annonçait en son Conseil à propos de l’hyper du Charmoy : « Les travaux ont démarré. […]. L’inauguration pourrait se faire en juin 2015. » [p. 3 du PV du CM du 10/07/14 § 4 « Informations de Monsieur le Maire »].

Il ne parlait pas alors d’ouverture mais bien d’ « inauguration ». Depuis, de longs mois ont passé et l’ouverture de l’hyper a eu lieu, comme chacun sait, le Mercredi 13 janvier. Pour autant, une ouverture, si elle peut coïncider avec une inauguration, ne constitue pas en elle-même une inauguration.

Alors, à Charmoy-City, on s’interroge…et la rumeur relaye l’interrogation à propos d’une inauguration éventuelle après ouverture, ce qui, comme nous le verrons dans nos prochains épisodes est une pratique possible sinon courante dans le domaine que nous envisageons. Les grands noms de l’enseigne seront-ils présents pour le discours et la photo ? Qui boira le champagne et sera-t-il bien frais ? Quel jour et à quelle heure ? Pourrons-nous au moins visionner l’évènement couvert et relayé par notre site youtube préféré, œil magique des fastes civils et militaires de notre cité ? Madame la Ministre de la Culture, gardienne des Lettres et des Arts, honorera-t-elle enfin, de sa présence, l’œuvre que l’un de nos concitoyens, étoile d’or de première grandeur dans le firmament de notre maire, n’hésite pas à qualifier, dans ses célèbres écrits, de « sculpture », de « superbe réalisation monumentale » et de « fleuron de l’architecture » ?

Les questions restent en suspens. Alors, plutôt que d’élucubrer, et de faire le fanfaron à grand renfort de fleurons, je vous propose modestement pour aujourd’hui une petite flânerie dans le passé inaugurationnel. Je sais, inaugurationnel n’est pas dans le dictionnaire, mais rien ne m’interdit d’inaugurer ce néologisme ! À chacun son nouvellisme !

Un vieux loup de mer du Finistère, habitué de la rue de la Soif et, comme Zinzin, grand amateur de « libations », vient de m’envoyer une coupure jaunie du Télégramme de Brest et de l’Ouest datée du lundi 29 mars 1965.

RADIOSCOPIE D’UN RADIS DE ROND-POINT - du 31 OCTOBRE 2015

L’archive relate l’inauguration du « super-centre alimentaire de Landerneau » en présence de « M. Eriau préfet du Finistère » au matin du samedi 27 mars 1965. Ne pas confondre avec Édouard Herriot, célèbre maire de Lyon, mais nous allons voir quand même qu’il y a de l’Édouard dans l’air !

Au fil de notre lecture, nous avons artistement glané quelques touches impressionnistes qui vous transporteront, comme si vous y étiez, 50 ans en arrière. Vous constaterez que les « libations » n’ont pas été omises :

« Au fil des minutes, les rangs des acheteurs grossissent. Tout Landerneau se serait-il donné rendez-vous à l’inauguration du super-centre Leclerc, le dernier né de la distribution ? Pas tout à fait cependant car, près des quais, stationnent des cars de CRS. Craint-on une manifestation hostile à l’ouverture de ce nouveau magasin ? On peut le penser. En fait, rien de fâcheux ne devait se produire. Il n’y a pas eu de bruit à Landerneau […] »

« C’est le tour du propriétaire. Guidé par M. Leclerc [Édouard] avec qui il converse, M. Eriau va d’un comptoir à un autre. […] Au rayon des légumes, il saisit un chou-fleur bien pommé et appétissant. « Je m’intéresse beaucoup aux choux-fleurs », lance-t-il »

« Pendant une bonne heure, M. Eriau parcourt tout le magasin. Les lames de rasoir retiennent son attention autant que la charcuterie et les pots de peinture. »

« […] Comme le veut la tradition, la visite se termine par un vin d’honneur dans le bureau qui domine le magasin, véritable poste d’observation. »

« M. Leclerc choque sa coupe où pétille un excellent champagne contre celle de M. Eriau. De charmantes jeunes femmes proposent de délicieux gâteaux. L’heure des allocutions va bientôt arriver. »

Nous vous ferons grâce des discours…notant seulement les grands axes du discours du Préfet Eriau, résumés en sous-titres par le journaliste : « Il était nécessaire de moraliser le commerce » « Une transformation dans l’intérêt des consommateurs » « Le commerce de quartier a encore un avenir ». Décidément, si le style de l’article a vieilli, l’argumentaire, lui n’a pas changé.

Nous aurons l’occasion de le vérifier dans la suite de notre série « Inaugurations » sur des exemples beaucoup plus récents ! À bientôt !

Pour votre plaisir, Claudi a emprunté à Pol Ferjac – comme Édouard Leclerc l’avait fait avant lui en 1980 – une plaisante fantaisie inaugurale. C’est d’ailleurs dans un supplément de 1980 au Soleil de l’Ouest, magazine d’Édouard Leclerc, qu’il en a pris la copie pour en offrir une version restaurée et colorisée à nos fidèles lecteurs/trices ! En attendant que « de charmantes jeunes femmes [leur] proposent de délicieux gâteaux »… À suivre…

Edouard Leclerc et le Canard-Inauguration à l'Elysée

Edouard Leclerc et le Canard-Inauguration à l'Elysée

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 03 février 2016 (J+2604 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Rétrospective et prospective

Repost 0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Rétrospective et prospective
1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 09:34

ENCORE UNE FOIS, Y’A BON B.N.I.A. !! - du 1er FÉVRIER 2016 (J+2602 après le vote négatif fondateur)

Dans une précédente rubrique gastronomique, nous avions évoqué en passant Les fastes de Bacchus et de Comus, magnifique bibliographie historique illustrée de l’art du boire et du manger, parue à la fin du siècle dernier sous la plume savante de Gérard Oberlé.

FINIS LES FASTES DE BACCHUS ET DE COMUS, PLACE AU FAST ! - du 28 JANVIER 2016

Par la suite, nous avons éprouvé un petit repentir, celui de ne pas avoir exploré les ressources gastronomiques éventuelles de notre « outil intellectuel » local et « poignée de la porte de la connaissance », j’ai cité le B.N.I.A., notre Bloc note intellectuel auxonnais hélas disparu ! Rose, il a vécu ce que vivent les roses ! Vraiment, qu’il est triste notre temps où tout fout l’camp !

Oui, disparu le B.N.I.A., notre Bloc note intellectuel auxonnais, ce trésor d’éclectisme et de polychromie, qu’injustement les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître et qui, selon les dires d’Antoine Sanz, notre ancien maire, « constitu[ait] incontestablement un espace privilégié de liaison et de publicité pour notre petit commerce » (déclaration d’Antoine Sanz in Bloc note intellectuel auxonnais 2005 n° 6, page 43 ). En bref, et en caricaturant à peine, ce que notre bon Antoine nous disait, c’était en fait : « Y’a bon B.N.I.A. !!! »

Aujourd’hui, nous sommes bien décidé à combler une lacune en livrant à nos fidèles lecteurs/trices les résultats de nos investigations autour des ressources gastronomiques du B.N.I.A., ce « Bloc Note [qui] bénéficie d’une séduction enchanteresse [et dans lequel] tous les reflets d’activité sont inondés de lumière avec un zeste de romantisme, surmontés d’une sincérité émotionnelle ». D’ailleurs à la lecture de ce commentaire de son rédacteur, on comprend bien que le B.N.I.A. est en lui-même un plat à déguster, une savante préparation culinaire artistement présentée. À consommer sans modération !

DIGNE HÉRITIÈRE DU BLOC NOTE, VOICI L’HYPER PUB À BLOC ET EN BLOC - du 14 JANVIER 2016

N’ayant toutefois pas la chance de disposer de la collection complète du magazine, nous prions par avance nos fidèles lecteurs/trices de nous pardonner de regrettables mais inévitables omissions. En passant, permettez-nous de déplorer sincèrement que ce puits de connaissances tous azimuts ne soit pas disponible en open data sur la toile !

En attendant, et en guise d’apéritif, nous vous proposons de feuilleter avec nous notre première ébauche de compendium gastronomique du B.N.I.A.

Dans le numéro 5, à tout seigneur tout honneur, on découvre les saveurs fortes des alliacées avec « l’origine de l’ail » (page 34) et « La soupe à l’oignon [servie] à l’aire de Pont » (page 42). C’est à présent au Charmoy, qu’on sert la soupe, et sans mégoter ! Les temps changent !

ALBUM « HYPER-SOUPE »

Dans le numéro 7, boulangers et pâtissiers du centre-ville livrent leurs bonnes recettes : « Pain du Sud » (page 27) et « Nougatine » (page 28). Des fois qu’il aurait oublié, on rappelle quand même au lecteur, en page 38, que « le Bloc Note Intellectuel Auxonnais est un processus objectif et fécond, il est l’outil intellectuel des Auxonnais ». Deuxième service de nourritures intellectuelles !!

Dans le numéro 8, Notin nous fait part d’une expérience gustative inoubliable dans un restaurant dolois : « cuisses de grenouilles au Macvin » (page 31), il nous confie qu’il y retournera « pour déguster les 12 assortiments de moules frites ». Beau programme qui nous change un peu des burgers !

Dans le numéro 9, boulangers et pâtissiers du centre-ville livrent à nouveau leurs bonnes recettes : meringue (page 22) et Tarte bressane (page 38). En cas d’urticaire, se reporter page 4. Tout est donc prévu !

Le numéro 6, que nous avons gardé pour la bonne bouche, est riche et sucré. En page 28, il nous fait découvrir le sucre d’orge, en page 7, la Chantilly avec « Notin et la crème Chantilly », en page 37, la mousse au chocolat. Un projet de « grand dîner des Arts sur les bords de Saône » est enfin annoncé en page 41. Un « grand dîner des Arts », mazette ! Pour voir ça peint par Fragonard, je donnerais mes œufs au lard, se serait exclamée la Pompadour ! La page 23, quant à elle, est unique en son genre. Ses titres annoncent conjointement, je vous le donne en mille… « Grillades » et « Pompiers » !! Un rapprochement qui fait chaud au coeur !

Amateurs de grillades, à la rubrique du même nom, vous apprendrez ainsi que « la lignine […] est un mélange de polymères phénoliques, qui contribuent à la résistance mécanique et à la compacité des bois » mais de brochettes point, vous resterez sur votre faim. En cas de « digestion difficile », se référer à la page 8. Et si « le bois anhydre s’enflamme aux environs de 275° centigrades », les pompiers ne sont pas loin !

Aucun doute possible, notre investigation, pourtant rapide et succincte, atteste des préoccupations gastronomiques effectives et variées de NOTIN.

Une décennie après, nous ne pensons donc pas trahir les intentions du rédacteur du « Bloc-note intellectuel auxonnais » en exhumant ses écrits, et ce, conformément aux intentions de ce rédacteur, « afin que les générations du futur puissent découvrir celles et ceux qui ont donné leur temps et un morceau de leur vie pour qu’Auxonne se maintienne et se développe sur le plan économique et culturel. »

« Développement économique et culturel » et, ne craignons pas d’ajouter, gastronomique, bien sûr !

Nous sentons que nos fidèles lecteurs/trices alléché(e)s et curieux/ses de nouveauté voudraient en savoir plus et découvrir les derniers développements de l’entreprise. De ces derniers développements, ils peuvent d’abord prendre connaissance dans la presse, où le dernier avatar de B.N.I.A.- NOTIN, dans un nouveau registre up to date présentait très récemment un fast food au Charmoy.

Précisons qu’au-delà du support papier, les gens à la page trouveront aussi des trésors sur la toile (Non ! Pas la Toile d’or grand-père, à la rigueur la Poêle d’Or !). Ainsi, des propos de table exquis autant que raffinés et proprement dignes d’un Curnonsky ou d’un Brillat-Savarin, sont à découvrir sur un site d’artiste de renommée internationale et intergalactique. Nous nous empressons de vous en présenter deux cassolettes bien gratinées.

Presque aussi délicieux qu’un Viandox bien chaud tété avec une paille sous un chapeau de paille à Bora-Bora, dans une vieille canette de Coca !

Et tout aussi excitant que les grillades au barbecue du B.N.I.A. numéro 6 avec les pompoms, avec les pompoms, avec les pompiers !! Pas de doute, notre « outil intellectuel » local d’il y a dix ans n’est pas mort ! Il s’adapte, on peut même dire à présent qu’il est hyper-adapté ! Miam ! Miam !

Alors, rassuré(e)s, reprenons tous en chœur : « Y’a bon B.N.I.A. !!! »

Lesgrillades à la bloc note du nouvellisme au Charmoy

Lesgrillades à la bloc note du nouvellisme au Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 1er février 2016 (J+2602 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Gastronomie

Repost 0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Gastronomie
30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 09:29

QUEL PASTIS DANS LE 51 ! (3) : CMJ, LE COLLÈGE ÉVACUÉ ! - du 30 JANVIER 2016 (J+2600 après le vote négatif fondateur)

L’actualité foisonnante, tant druidique que gastronomique, des derniers jours nous a amené à interrompre notre série « Quel pastis dans le 51 ! ». Nous prions donc nos fidèles lecteurs de nous en excuser et nous en terminons aujourd’hui avec le 51, par une troisième et dernière tournée à la santé du CMJ (Conseil municipal des Jeunes) et de ses aînés !

Dans notre précédent article, le deuxième de la série « Quel pastis dans le 51 ! », sous titré « CMJ, c’était pourtant bien parti ! », nous attirions l’attention de nos fidèles lecteurs/trices sur le fait que la réunion d’information du 4 novembre tenue en salle du conseil et « destinée aux élèves du primaire » n’incluait pas les collégiens.

Nous tirions cette information d’un compte-rendu de presse diffusé dans Hebdo 39 N° 182 du 16 novembre 2015, sous le titre « Conseil municipal des jeunes à Auxonne : la campagne est lancée » (page 8). Cet article concluait : « Une autre réunion de présentation du CMJ destinée aux élèves de 6e, 5e et 4e du collège aura lieu le mercredi 25 novembre ».

Il semblerait bien que cette réunion prévue n’ait pas eu lieu. Quoi qu’il en soit, nous n’en avons trouvé aucun écho ultérieur dans la presse.

Décembre arrive et se déroulent, comme prévu, entre le 7 et le 14, les élections des candidat(e)s aux 12 postes de conseiller/ère du CMJ dans les écoles primaires. Les 12 postes sont pourvus normalement. Quid, dans le même temps, des 6 postes de collégiens pourtant prévus et annoncés ? Black-out total !

Arrive le mercredi 16 décembre, jour solennel lors duquel la salle du Conseil municipal voit se dérouler successivement deux réunions. La première dans le courant de l’après-midi, sous la présidence du Maire d’Auxonne et de quelques membres de son conseil, est consacrée à l’élection du maire junior et de ses adjoints, la seconde, en soirée, est une séance ordinaire du Conseil municipal, lors de laquelle les maires et adjoints juniors fraîchement élu(e)s sont invité(e)s à se présenter.

Dans Le Bien Public du 21 décembre, plus précisément dans l’article intitulé « Une fille aux commandes », la/le CLP rend compte de l’évènement. Le chapeau de l’article indique : « Mercredi dernier, Raoul Langlois a organisé une nouvelle élection du conseil municipal jeunes, dans les règles de l’art »

Pourquoi « nouvelle » peut-on se demander, puisque c’est une première ? Il ne s’agit d’ailleurs pas non plus d’une « élection du conseil municipal jeunes », puisque, selon les informations d’Hebdo 39 confirmées par des sources autorisées, les conseillers/ères ont été précédemment élus dans leurs écoles entre le 7 et le 14 décembre et ne sont donc plus à élire !

Il s’agit, à proprement parler, d’une élection au sein du conseil municipal jeunes, lequel doit choisir parmi ses membres le/la maire junior et les 4 adjoint(e)s juniors prévu(e)s.

L’article précise plus loin que « dix-huit élèves » étaient convoqués à cette « séance exceptionnelle » mais que seuls « onze élèves de CM1 et CM2 » étaient en fait présents. Pour expliquer l’absence des « six élèves du Collège d’Auxonne », le/la rédacteur/trice de l’article indique qu’ils « n’ont pu répondre présent, puisque leur établissement est placé sous surveillance particulière en fonction de l’état d’urgence sur le territoire national ».

On est en droit de s’interroger sur cet argument adhoc. Nul doute que les autorités nous apporterons des éclaircissements au sujet de cette « surveillance particulière » dont le Collège aurait fait et ferait peut-être encore l’objet.

Admettons maintenant, ce qui paraît peu probable, qu’une telle « surveillance particulière en fonction de l’état d’urgence sur le territoire national » empêchant les élèves du collège de répondre présent ait pu être conforme à la réalité du moment. Dans cette hypothèse, une élection « dans les règles de l’art » aurait dû tenir compte du fait, et son président y surseoir avant de trouver une solution rapide permettant de remédier à cet empêchement ! La question reste donc ouverte.

Nous posons, quant à nous, une autre question : À la date du 16 décembre, les conseillers/ères juniors du Collège avaient-ils seulement été élus ? Si tel n’était pas le cas, ce qui semble plus que probable, il convenait, là encore, de surseoir à l’élection du/de la maire junior et de ses adjoints jusqu’à l’élection des six conseillers collégiens. Tout cela conformément aux termes de la délibération « 2015-93 : CRÉATION D’UN CONSEIL MUNICIPAL DES JEUNES (CMJ) » prévoyant « 18 membres titulaires, élèves de CM1 jusqu’en 4ème ».

Mais, outre l’état d’urgence, n’y avait-il pas encore une autre urgence, d’ordre esthétique et communicationnel, celle-là : celle de donner, par la présence nouvelle et pimpante du CMJ, un coup de jeune à la tribune officielle des vœux (non ! ne me faites pas dire des vieux !) qui devait faire l’objet d’une superbe photo et d’un article de trois lignes dans Le Bien Public du 6 janvier dernier.

Y’A PAS PHOTO ! - du 06 JANVIER 2016

Si Paris vaut bien une messe, une telle urgence méritait bien une petite entorse aux termes, pourtant précis, de la délibération « 2015-93 : CRÉATION D’UN CONSEIL MUNICIPAL DES JEUNES (CMJ) » prévoyant « 18 membres titulaires, élèves de CM1 jusqu’en 4ème ». Des entorses, on en a connu d’autres, l’entorse indépassable restant celle provoquée par les contorsions que dut subir la délibération 2008-255 relative au fameux « vote négatif fondateur » !

2008-255 : On avait dit NON à « une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy » et, en catimini, on installa par derrière un hypermarché de 3500 m² !

2015-93 : On avait prévu 18 conseillers au CMJ, et au bout du compte ils se retrouvent à 12 !

Dans un cas comme dans l’autre, le compte n’y est pas ! Monsieur le Maire s’arrange avec l’arithmétique ! Il est vrai, comme nous l’enseigne le Nouvellisme que « quelquefois et même très souvent il y a plusieurs degrés de dignité et de vérité, alors il y a des réductions au même dénominateur, et bien évidemment la somme des inverses réserve des surprises »

Eh oui ! Des surprises ! Malheureusement, si dans le premier cas on peut toujours invoquer l’emploi et son bassin, dans le second, pour sûr, ça ne marche pas !

Pour finir, inutile d’aller chercher plus ample information dans Inf’Auxonne N° 51 de janvier 2016. Peine perdue ! Vous y lirez simplement en page 4, à la rubrique « Conseil municipal des Jeunes » que « Les élections sont terminées ! ». Donc c’est bien compris : c’est bouclé, circulez, y’a rien à voir !

D’ailleurs Inf’Auxonne N° 48 d’avril 2015 (page 4) avait annoncé une « installation [du CMJ] en septembre 2015 ». Il est évident cette affaire de CMJ n’a que trop traîné, et c’est sans doute « Ouf ! Les élections sont terminées ! », qu’il faut lire entre les lignes.

Terminées les élections ! Disons plutôt expédiées en ce qui concerne le Collège dont aucune mention n’est faite dans l’article d’ Inf’Auxonne N° 51 ! Ce que confirme, sans le dire, cet article, c’est, pour cette session du moins, l’évacuation de fait du Collège, et de ses élèves, du cadre du CMJ ! Toujours dans cet article, on remarquera pour finir qu’il n’est plus fait aucune mention d’une quelconque « surveillance particulière [du Collège] en fonction de l’état d’urgence sur le territoire national ».

Quoi qu’il en soit, félicitations sincères de notre rédaction à la jeune et sympathique maire junior élue, et heureux mandat à la tête de sa petite équipe ! Nous lui souhaitons au passage une meilleure maîtrise de l’accord du participe passé du verbe suivre que celle dont témoignent les lignes qui la citent. Pour finir, nous lui disons bon courage dans sa conduite du CMJ pour lequel est prévu « un fonctionnement semblable à celui des adultes ».

Mais pinaillage que tout cela, car en politique, à la fin des fins, l’essentiel n’est-il pas d’abord d’être sur la photo !

L’essentiel ce n’est pas, bien entendu, de respecter ses engagements et ses objectifs, en revanche il faut poser souvent et longuement devant l’objectif d’où sort le petit zoiseau et même si l’on n’est pas très beau, pour sûr, on devient un pro ! C’est vrai qu’il faut trouver un bon photographe, mais ça, avec le numérique ce n’est plus un problème !

Et si c’était ça le bon exemple donné à notre jeunesse ! Si c’était ça, par delà tous les grands discours, la seule vraie règle du nouvel art de parvenir ! Être sur la photo et pour cela soigner son photographe !

Dernière minute : Notre quotidien local nous apprend ce matin que « Les 4ème D s’essayent au journalisme ». À la bonne heure ! Nous attendons avec impatience leurs productions qui seront, d’après l’article, publiées début avril. Comme les Petits Lapins curieux de Claudi, ils auront sans doute à cœur de nous éclairer sur les causes réelles de leur absence au CMJ ! Ça nous changera un peu de la politique éditoriale locale du bois mort au fil de l’eau !

Nouvellisme mathématique et journalistes en herbe au collège

Nouvellisme mathématique et journalistes en herbe au collège

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 30 janvier 2016 (J+2600 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

Repost 0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 08:27

FINIS LES FASTES DE BACCHUS ET DE COMUS, PLACE AU FAST ! - du 28 JANVIER 2016 (J+2598 après le vote négatif fondateur)

Les fastes de Bacchus et de Comus sont une magnifique bibliographie historique, illustrée de l’art du boire et du manger, parue à la fin du siècle dernier sous la plume savante de Gérard Oberlé.

Les fastes, ce n’est pas le faste nous devons en avertir nos fidèles lecteurs/trices. Boutade (non grand-père pas moutarde, la table n’est pas encore mise !) nos fidèles lecteurs/trices sont bien capables de trouver ça tout seuls. Quoique, à bien y réfléchir, c’est vrai qu’ils ne disposent plus depuis plusieurs années du B.N.I.A. Pas possible ! C’est pas vrai ! Vous connaissez pas le B.N.I.A., pourtant y’a bon B.N.I.A. !

DIGNE HÉRITIÈRE DU BLOC NOTE, VOICI L’HYPER PUB À BLOC ET EN BLOC - du 14 JANVIER 2016

Laissons la parole au coruscant auteur du B.N.I.A., lui-même, discourant doctement en 2006 sur le divin enfant : « pour baptiser ce nouveau-né, il fallait trouver un nom qui ouvre la voie et allume les feux d’un creuset hors du commun. Trouver un nom qui sort du commun, qui gêne certain[s] et ravit les autres. Il devrait être la poignée de la porte de la connaissance » (Bloc note intellectuel auxonnais N°7 1er semestre 2006 p. 32). Et sans trop de complexes, il va jusqu’à ajouter plus loin, en page 36 : « Le Bloc note intellectuel auxonnais est un processus objectif et fécond, il est l’outil intellectuel des Auxonnais »

À présent, qu’orphelins égarés nous avons perdu notre « poignée de la porte de la connaissance » et notre « outil intellectuel », il nous faudra chercher tout seuls la différence entre les fastes et le faste. Et pour les lecteurs du Bien Public de ce jour, il convient même de préciser : la différence entre les fastes, le faste, et le fast.

Fastoche, même sans B.N.I.A. ! Le B.N.I.A. on s’en passera ! Le papa du B.N.I.A. ne nous offre plus « la poignée de la porte de la connaissance », il ne pousse plus, non plus, la porte des petits commerces pour remplir son B.N.I.A., « cet ouvrage [qui] constitue incontestablement un espace privilégié de liaison et de publicité pour notre petit commerce [déclaration d’Antoine Sanz] » (Bloc note intellectuel auxonnais 2005 n° 6, page 43 ). C’est qu’il a d’autres portes à pousser, le papa du B.N.I.A., au Charmoy ! Dommage, car il oublie la consigne de son ami Raoul qui préconise dans l’Agenda AUXONNE 2016 :

« Je vais, comme il se doit, remercier nos annonceurs. Grâce à eux, vous avez une nouvelle fois cet agenda entre les mains. Ils font un effort financier. Sachez les en remercier en prenant le temps de pousser la porte de ces commerces. Vous ne sortirez pas sans vous être allégé de quelques billets Vous contribuerez ainsi au dynamisme de la ville. Sans grand discours, vous aurez développé l’économie locale. Vos billets s’ajouteront à beaucoup d’autres et permettront à nos commerçants de vivre ».

VERS DES LENDEMAINS QUI CHANTENT ? (3) - du 19 DÉCEMBRE 2015

Claudi nous conduit aujourd’hui dans les cuisines ducales. Promesses d’agapes et de libations avec faste !!

Nouvellisme culinaire pour Monsieur Prudhomme du Charmoy

Nouvellisme culinaire pour Monsieur Prudhomme du Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 janvier 2016 (J+2598 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Gastronomie

Repost 0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Gastronomie
27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 08:33

AU GUI L’AN NEUF ! - du 27 JANVIER 2016 (J+2597 après le vote négatif fondateur)

Le Bien Public d’hier mardi 26 janvier, sous la plume de son/sa CLP, rendait compte en page 15, d’un phénomène végétal pour le moins inquiétant : « Un développement anarchique du gui ». Visiblement, comme on le voit sur la photo, la conséquence de cette prolifération visqueuse pourrait être fatale car « du gui étouffe les arbres ».

Comme le développement des grandes surfaces étouffe le petit commerce sans doute….. C’est du moins ce que semblent craindre les petits commerçants du centre de Mirebeau dans un long article pleine page (page 20) du même numéro du quotidien, article titré : « En novembre, la zone commerciale s’ouvrait….aujourd’hui le centre-ville s’inquiète ». « Les mêmes causes produisant les mêmes effets », on devrait voir à terme le même genre de titre à propos de notre bonne ville !

Pour l’heure, à Auxonne, on ne parle plus guère de la zone du Charmoy. Alors, heureusement qu’il y a du gui à se mettre sous la dent. Vous allez me dire, ça colle ! Oui mais pour le dentier, ça revient moins cher que le Fixodent ! Rapport qualité/prix, ça compte, et le consommateur s’y retrouve.

C’est avec le gui qu’on fait la glu. Le saviez-vous ? Avec le houx aussi d’ailleurs, mais une glu plus forte. La glu du gui pour les petites ailes, la glu du houx pour les petites pattes. Chantecler t’es encore allé chercher ça dans le B.N.I.A. !!! Non, pour une fois ! Et pourtant répétons-le : Y’a bon B.N.I.A. !

DIGNE HÉRITIÈRE DU BLOC NOTE, VOICI L’HYPER PUB À BLOC ET EN BLOC - du 14 JANVIER 2016

Au fait, notre petite lapine curieuse qui court partout est allé voir de près le viscum album constrictor. Oui constrictor, car comme le boa du même nom, ce « gui étouffe les arbres ». Des boules de viscum album constrictor, qu’on avait visiblement coupées, gisaient pêle-mêle sous les frondaisons asphyxiées.

Et sous le tas, l’œil langoureux et avisé de notre lapine a vu briller…une serpe d’or ! Elle sort pas d’un Brico celle-là, avec sa courbe au galbe artistement dessiné, et sa lame 24 carats bling-bling ! C’est sûrement un druide qui l’a perdue ! Et un druide de haute volée !

Au Gui l’An neuf ! On avait déjà un mage au Charmoy

PERSPECTIVES POUR 2016 : DES BILLETS, DES CLIENTS, DES EXTENSIONS ! - du 11 JANVIER 2016

Voilà à présent que nous avons un druide. « Charmoy-City, c’est carrément Brocéliande » me souffle Claudi « Pour enchanter notre quotidien heureusement vraiment qu’on a Merlin. Non ! pas Leroy-Merlin grand père ! T'as bien compris : Merlin l'enchanteur et la Fée Morgane ! »

Petite lapine du Charmoy à la serpe d'or

Petite lapine du Charmoy à la serpe d'or

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 janvier 2016 (J+2597 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

Repost 0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 10:13
Repost 0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Album