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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 07:10

« À AUXONNE, LES PETITS COMMERÇANTS FONT DE LA RÉSISTANCE » (3) - du 13 octobre 2016 (J+2857 après le vote négatif fondateur)

Avec le troisième et dernier numéro de cette série, se conclut notre commentaire du reportage de France bleu diffusé le 26 août dernier et intitulé « À Auxonne, les petits commerçants font de la résistance »

Bien que le titre soit éloigné de la réalité et qu’une résistance des petits commerçants ne semble plus d’actualité, le contenu du reportage peut révéler à l’occasion le scepticisme et l’inquiétude de ces petits commerçants indépendants qui, depuis un demi-siècle, ont été souvent les grands perdants des politiques d’aménagement commercial.

Ainsi selon le reporter Thomas Nougaillon : « Fabienne Moreau tient une épicerie rue Antoine Masson, la rue commerçante d’Auxonne, mais en tant que présidente de l’Union commerciale, elle a eu des remontées négatives de certains de ses adhérents : « Je pense surtout au niveau des chaussures, de l’électro-ménager, tout ce qui est hors alimentation. Oui, eux, ils ont plus ressenti ».

Inquiétude donc, du côté des petits commerces non alimentaires, mais aussi du côté des commerces de bouche. Ainsi, comme l’indique le reportage : « pour Jérémy Vautrin, boucher-charcutier-traiteur, l’ouverture du Leclerc, c’est sûr, est un nouveau coup dur pour le centre-ville : « on constate qu’il y a moins de monde au centre-ville. Ça, c’est sûr et certain, ça exporte un petit peu la clientèle, et une fois que les gens ont dépensé 100 euros là-bas, ils vont pas revenir en ville pour redépenser 100 euros » ». À signaler en passant, que contrairement à ce qu’indique le reportage, le centre-ville d’Auxonne compte encore deux boucheries et non une seule ! Espérons pour longtemps encore !

Jérémy Vautrin, sans doute bien au fait de la réalité commerciale, puisqu’il en est un des acteurs, met donc en doute le pari lancé par notre maire hypervisionnaire lors d’un reportage diffusé le 22 octobre 2014 sur France 3 Bourgogne :

« Notre pari est de dire : si nous avons une grande surface, cela va attirer du monde, si les gens viennent à la grande surface, ils peuvent en profiter pour faire d’autres courses, d’autres achats sur la ville. C’est effectivement le point de désaccord avec l’Union commerciale qui, elle, pense plutôt qu’il y aura évasion. »

http://youtu.be/4PMrRymYg5s

En 2009 déjà, en page 12 d’Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009, à la tête de son équipe fraîchement élue, notre maire hypervisionnaire, tout heureux d’avoir été félicité par Leclerc pour sa « collaboration » et sa « discrétion » commettait ce couplet irénique :

« [que faire] pour que les clients venant acheter dans la grande surface, dont beaucoup ne venaient jamais à Auxonne auparavant, aient envie de venir arpenter les rues du centre ville, découvrir les services proposés par les commerçants auxonnais et profiter du futur hôtel.

L’équipe d’ « Auxonne Passionnément » reste très attachée à la défense du petit commerce, mettra tout en œuvre pour l’aider, mais n’oubliera jamais que l’intérêt général des auxonnais prime sur tout intérêt particulier »

Quand on relit tout cela : le « futur hôtel », « l’équipe d’ « Auxonne Passionnément » […] très attachée à la défense du petit commerce », on se retient de rire en se tapant sur les cuisses !

Plus près de nous, dans l’Agenda AUXONNE 2016, notre maire préconisait cette idée originale pour sauver nos commerçants :

« Je vais, comme il se doit, remercier nos annonceurs. Grâce à eux, vous avez une nouvelle fois cet agenda entre les mains. Ils font un effort financier. Sachez les en remercier en prenant le temps de pousser la porte de ces commerces. Vous ne sortirez pas sans vous être allégé de quelques billets Vous contribuerez ainsi au dynamisme de la ville. Sans grand discours, vous aurez développé l’économie locale. Vos billets s’ajouteront à beaucoup d’autres et permettront à nos commerçants de vivre ».

VERS DES LENDEMAINS QUI CHANTENT ? (3) - du 19 DÉCEMBRE 2015

On sent, à n’en pas douter, chez notre conseilleur, une longue habitude et une pratique quotidienne de ces généreuses distributions dans les petits commerces du centre-ville ! Allons-nous découvrir enfin, à l’occasion de la revitalisation, notre maire transformé, déambulant à son aise dans le centre bourg, devisant au coin des rues, avec une cordiale franchise, les yeux dans les yeux avec ses administrés, et poussant allègrement les portes des petits commerçants ?

Le Bien Public du 15 septembre dernier titrait : « AUXONNE URBANISME Revitalisation du centre-bourg : on entre dans le vif du sujet ! » Dans le cours de ce long article notre maire faisait une suggestion, à première vue difficile à mettre en œuvre : « On pourrait réserver la circulation aux clients des commerces et aux habitants du centre ».

Et ceux qui ne sont habituellement ni l’un ni l’autre, Monsieur le Maire, comment feront-ils pour se rendre à la Mairie, où ils ont parfois leur fauteuil ? Ils prendront le minibus de 9h47 ?

Une idée qui a du coffre à Charmoy-City

Une idée qui a du coffre à Charmoy-City

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 13 octobre 2016 (J+2857 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 07:15

DE LA BONNE MOUSSE POUR « UNE CITÉ EN PLEINE EFFERVESCENCE » - du 10 octobre 2016 (J+2854 après le vote négatif fondateur)

Le 29 septembre dernier, Le Bien Public publiait une pleine page désignant notre bonne ville de Charmoy-City comme étant « Une cité en pleine effervescence » ! De mousse, il n’était pas vraiment question dans cet article, sauf qu’on y faisait généreusement mousser le palmarès des travaux passés, présents et à venir. Un petit encart en fin d’article annonçait l’affectation d’un local commercial vacant, sis 22 rue Thiers, à la « mission pour la revitalisation du centre-ville ». Dans notre précédent article, nous en tirions la conclusion suivante :

« Voilà au moins une boutique vide réaffectée ! Elle est pour l’heure déjà meublée sans chichis, et avec une sobriété qui ravirait l’Abbé Pierre ! Mais que sont devenues les fleurs qui faisaient naguère le charme de cette boutique ? Rassurez-vous, elles n’ont pas quitté le centre-ville pour le Charmoy ! Épanouies ou en bouton, elles parfument à présent la rue Antoine Masson ! »

Décidément, les nouvelles sont bonnes pour la rue Antoine Masson. Après les fleurs de L’Arrosoir, voilà que vient de s’y ouvrir « Le Barbar, le nouveau bar à bières qui fait mousser les évènements ». Telle est l’annonce du titre d’un article du Bien Public du 8 courant qui déclare que cette ouverture a « de quoi donner un supplément d’âme à la partie supérieure de l’artère commerciale auxonnaise ».

Il est vrai qu’ à propos d’artère, et pour continuer à filer la métaphore cardio-vasculaire, le pouls du centre-ville n’est pas au mieux et que la récente implantation d’un cœur artificiel en périphérie relève plus du remède de cheval (de Troie !) que d’une médecine douce adaptée à ce charmant mais fragile vieux cœur que voilà promis maintenant aux massages de la revitalisation !

PRESSE DU CŒUR – du 21 décembre 2013

En attendant, on lira avec plaisir l’article moussant, sans amertume, et bien ficelé, qui s’intitule « Le Barbar, le nouveau bar à bières qui fait mousser les évènements ». Il est plein de nouveauté, de promesses (pour une fois non électorales), et d’optimisme, et surtout, il nous change un peu de la sempiternelle revue des travaux de voirie. Pour conclure, avouez que tout compte fait, c’est quand même plus convivial de brandir une chope que de brandir un droit de préemption !

CHARMOY : QUI BLOQUE ET QUI DÉBLOQUE ? - du 29 Septembre 2016

Le lecteur pourra y découvrir – après une référence bergsonienne au « supplément d’âme », que nous souhaitons être surtout un supplément d’animation – que le nouveau patron est né dans la patrie d’Arthur Rimbaud, à Charleville-Mézières et que comme Gutenberg, il fut imprimeur. Voilà déjà qui fait bonne impression !

Souhaitons donc bonne chance à ce nouveau patron, et pour reprendre les bonnes paroles édilitaires désormais familières à nos lecteurs, souhaitons aussi que nos concitoyens « pren[nent] le temps de pousser la porte [et] ne sort[ent] pas sans [s’]être allégé de quelques billets […] contribu[ant] ainsi au dynamisme de la ville ».

VERS DES LENDEMAINS QUI CHANTENT ? (3) - du 19 DÉCEMBRE 2015

Très branché sur le chapitre du Charmoy, Chantecler n’est en revanche pas très fort sur le chapitre de la bière. Il existe pourtant au beau pays de Lorraine une sympathique bière Charmoy, mais cette bière n’a rien à voir avec notre Charmoy à nous !

Claudi se souvient toutefois d’une « 1664 » cuvée 2011 de derrière les fagots, servie sans faux-col, dont il fut question dans nos colonnes. C’est même avec un plaisir particulier qu’il illustra ce 17ème épisode de notre « Journal du Charmoy ». À la vôtre, donc ! À consommer sans modération !

ÉPISODE N° 17 : SANS FAUX-COL - du 27 mars 2013

Mais il est bien probable que Le Barbar a sans doute plus original à proposer à ses clients !

En attendant, Claudi a imaginé un petit micro-trottoir historique dans la rue Antoine Masson.

Un nouveau bar à mousse à Charmoy-city

Un nouveau bar à mousse à Charmoy-city

C.S. Rédacteur de Chantecler

Auxonne, le 10 octobre 2016 (J+2854 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 06:54

« À AUXONNE, LES PETITS COMMERÇANTS FONT DE LA RÉSISTANCE » (2) - du 07 octobre 2016 (J+2851 après le vote négatif fondateur)

Après une petite interruption, liée à la richesse de l’information locale, nous reprenons aujourd’hui notre série « À Auxonne, les petits commerçants font de la résistance » commencée le 28 septembre dernier.

« À AUXONNE, LES PETITS COMMERÇANTS FONT DE LA RÉSISTANCE » (1) - du 28 Septembre 2016

Dans le premier numéro de cette série, nous avions cité un article du Bien public du 7 juin dernier, intitulé « AUXONNE COMMERCE Rue Thiers, une portion du centre-ville délaissée ? ». Une information récente semblerait démentir ce délaissement. D’où je tiens cela ? Ce n’est pas compliqué. Je suis sûr que vous avez pris la peine de lire le grand article du Bien public du 29 septembre dernier, intitulé « AUXONNE CONSEIL MUNICIPAL Une cité en pleine effervescence ». Vous en avez eu pour votre argent, pas vrai ?

Après l’inventaire à la Prévert de tous les Travaux d’Hercule passés, présents et à venir, vous aurez peut-être découvert un petit encart, en bas à droite, annonçant l’affectation d’un « local […] 22 rue Thiers » à la « mission pour la revitalisation du centre-ville ». Conclusion, voilà au moins une boutique vide réaffectée !

Elle est pour l’heure déjà meublée sans chichis, et avec une sobriété qui ravirait l’Abbé Pierre ! Mais que sont devenues les fleurs qui faisaient naguère le charme de cette boutique ? Rassurez-vous, elles n’ont pas quitté le centre-ville pour le Charmoy ! Épanouies ou en bouton, elles parfument à présent la rue Antoine Masson ! Mais revenons à nos moutons !

Avec le deuxième numéro de cette série, se poursuit notre commentaire du reportage de France bleu diffusé le 26 août dernier et intitulé « À Auxonne, les petits commerçants font de la résistance »

Ce reportage a été le bienvenu car c’est une des rares informations diffusée ces derniers mois sur la question de la zone du Charmoy et en particulier sur les effets de l’ouverture de l’hyper Leclerc sur l’animation du centre-ville.

Cependant, le titre, comme nous l’avons déjà souligné, en est pourtant très mal choisi et ne traduit absolument pas la réalité. Il faut bien le reconnaître, les petits commerçants ont cessé de résister. À leur décharge, signalons que par la diligence empressée et la légendaire « discrétion » de notre maire Raoul Langlois, Leclerc règne à présent en pays conquis.

La concurrence exacerbée entre grandes surfaces, si elle semble faire le beurre du « consommateur » ne manque pas, en outre, d’avoir des effets collatéraux sur le petit commerce de centre-ville. Dans le même temps, la municipalité se drape dans son projet de « revitalisation » en trompe l’œil tout en continuant d’assister sans trop d’états d’âme, à la mort du petit commerce !

Si la résistance des commerçants avait pu avoir encore un objet, celui-ci aurait pu être l’extension d’environ 1000 m2 projetée au Charmoy et autorisée récemment à l’unanimité par la CDAC du 13 courant, et les autres extensions qui ne manqueront pas de suivre.…

Mais les nouveaux représentants de l’Union Commerciale n’ont pas semblé, en la matière, ni disposés, ni à même de poursuivre le combat mené par leurs prédécesseurs. On peut les comprendre. Désarmés, voire marginalisés avant d’être revitalisés, ils ne se risquent plus à encourir les foudres édilitaires que leurs prédécesseurs de l’UCIAA avaient essuyés dans Inf’Auxonne n° 31 de janvier 2011 en ces termes :

« … les représentants du commerce auxonnais, obnubilés par la lutte contre l’implantation d’une troisième grande surface se sont fourvoyés dans une alliance contre nature avec les grandes surfaces locales. Se mêlant ainsi d’un combat qui de toute évidence ne les concernaient [sic] pas, en scellant cette alliance de la carpe et du lapin, ils ont fait perdre de vue à leurs mandants les questions essentielles […] ».

C’est sans doute la raison pour laquelle, selon les termes du reportage : « Du côté de la mairie d’Auxonne, [N.D.L.R. : où Monsieur Langlois et son équipe préfèrent, quant à eux, sceller d’autres alliances !] Nathalie Roussel, adjointe aux affaires économiques trouve malgré tout que l’animosité du côté des commerçants du centre-ville est bien retombée : « Ça s’est bien calmé et puis, je pense que c’est plutôt les hypermarchés, oui, qui se font la guerre. C’est plus eux qui ont dû avoir une baisse de leur chiffre d’affaires, que les commerces de centre-ville. » »

C’est clair, « ça s’est bien calmé ». Disons que l’Union Commerciale usée dans les précédents combats, et frappée par des fermetures présentes et à venir, a fini par baisser la garde avant de baisser le rideau. C’est dans la cour des grands qu’on se bagarre à présent, car comme le dit notre conseillère : « c’est plutôt les hypermarchés qui se font la guerre ». Il aurait fallu plutôt dire que c’est la guerre entre les supermarchés déjà présents et le nouvel hypermarché, car jusqu’à preuve du contraire, il n’y a qu’un hypermarché à Auxonne, celui que Monsieur Langlois, Cheval de Troie discret, y a fait entrer !

Il est vrai, comme le montre tout le cours de notre blog, que la terminologie la plus fantaisiste a souvent présidé à la désignation de l’hypermarché du Charmoy ! La circulaire municipale d’incitation au vote pour la consultation de juin 2010 n’annonçait-elle pas pour le Charmoy cette chimère : un « supermarché à dominante non alimentaire » !

PATRIMOINE ET CITOYENNETÉ (2) - du 18 Septembre 2016

Conclusion du reporter « les grandes enseignes de la ville semblent se livrer une guerre sans merci pour se chiper des clients. Avec parfois des dommages collatéraux pour certains commerces du centre-ville ».

Le reporter avait d’ailleurs pointé en ouverture l’une des causes évidente de cette guerre, la pléthore actuelle évidente de grandes surfaces à Auxonne, en ces termes : « Mais avec déjà Intermarché, Casino, Lidl et Netto, ce Leclerc est la cinquième grande surface dans cette petite ville de presque 8.000 habitants ! ». Le reporter en conclut prudemment : « D'où peut-être les réticences de la Commission nationale d'aménagement commercial qui a longtemps retoqué ce projet vieux de dix ans. »

En fait, la CNAC n’a « retoqué » qu’une seule fois le projet en 2010, contrairement à la CDAC, pour finalement l’accepter en 2012, dans un revirement remarqué. On admirera le retournement des arguments !

LES CHARMOISES DE SCHRÖDINGER-du 28 août 2013

Conséquence, la densité commerciale alimentaire explose dans la région d’Auxonne. En contradiction totale avec le vote négatif du 17 décembre 2008 qui avait répondu non à la question : « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? ». Vote que Raoul Langlois devait retourner comme une crêpe à la Chandeleur 2009 avec le concours du groupe Leclerc !

À suivre…

Dernière minute : C’est avec le sourire que Le Bien public de ce jour nous présente la personne chargée de mission, qui devra coordonner durant 3 ans le projet de revitalisation du centre-ville d’Auxonne. Nous souhaitons qu’elle découvre rapidement notre blog !

Le local du 22 rue Thiers dont nous avons parlé plus haut est sans doute celui dont il est question dans une des réponses de la chargée de mission : « Rapidement, un local sera mis à disposition en centre-ville pour mettre en œuvre des ateliers avec des permanences pour accueillir la population. Ce sera ludique, même les enfants pourront y participer ». Du sang neuf, donc, pour la rue Thiers !

Afflux alimentaire à Charmoy-City

Afflux alimentaire à Charmoy-City

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 07 octobre 2016 (J+2851 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 07:08

PRINCESSE CZARDAS AU CHARMOY - du 5 octobre 2016 (J+2849 après le vote négatif fondateur)

Tout d’abord, quelques lignes extraites du Monde du 3 courant et tirées d’un article sous la plume de Blaise Gauquelin (envoyé spécial à Budapest), intitulé : « Orban affaibli par son référendum anti-migrants La faible participation des électeurs hongrois invalide le scrutin et fragilise le premier ministre face à Bruxelles » :

« […] le référendum organisé en Hongrie dimanche 2 octobre aura finalement affaibli son initiateur. […] Certes, 98,3 % des votants se sont opposés, comme le leur demandait le premier ministre, à la décision contraignante de relocalisation des demandeurs d’asile au sein de l’Union européenne. Mais le scrutin n’est pas valide car seuls 39,9 % des personnes inscrites sur les listes électorales ont jugé nécessaire de s’exprimer. […] Cela n’a pas empêché le chef du gouvernement, en poste depuis 2010, de présenter l’issue du scrutin comme une grande victoire personnelle […] Ce résultat étonnamment médiocre va surprendre dans les chancelleries européennes et viendra relativiser le poids généralement accordé au premier ministre souverainiste dans son pays, alors que la campagne pour le oui était inexistante ».

[Le Monde du 03/10/16 ]

L’essentiel à retenir de cette information – en matière d’arithmétique électorale et en dehors de toute appréciation sur le fond du problème évoqué qui sort des compétences déclarées de notre blog – c’est qu’une majorité, fût-elle écrasante dans les urnes, n’est pas vraiment significative si la participation des électeurs inscrits se révèle trop faible.

Comment ne pas se souvenir à ce propos, toujours dans le registre de l’arithmétique électorale, de la fameuse consultation de 2010 à propos de la zone du Charmoy dont les résultats furent pourtant accueillis triomphalement par le maire d’Auxonne. Ses propos étaient ainsi rapportés dans le procès verbal du 7 juillet 2010 :

« Monsieur le Maire rappelle les résultats de la consultation du 27 juin et remarque que la participation a été supérieure aux élections Européennes et régionales.

Le « OUI » l’a emporté avec un score qu’aucune liste n’a atteint lors des précédents scrutins »

[p. 2 dans 3) INFORMATIONS DE MONSIEUR LE MAIRE]

Rappelons maintenant les chiffres de ce scrutin :

Inscrits : 5061

Suffrages exprimés : 1928 (38,25 % des inscrits)

Nuls : 8

OUI : 1533 (79,5% des suffrages exprimés et 30,3% des inscrits)

NON : 395 (20,5% des suffrages exprimés et 7,8% des inscrits)

Toutes proportions gardées, et d’un point de vue strictement arithmétique, le prétendu succès de la consultation de Monsieur Langlois était donc encore moins caractérisé que celui du référendum du premier ministre Viktor Orban dont la presse européenne souligne pourtant aujourd’hui l’échec.

C’est vrai que dans le cas du premier ministre Viktor Orban, il s’agissait d’un référendum, et que dans ce cas, un quota de 50% de votants s’imposait pour que le référendum fût validé. Ce détail ayant été précisé, notre comparaison – d’un point de vue strictement arithmétique bien sûr – garde sa pertinence.

Rien n’interdit donc de faire remarquer entre les deux scrutins, hormis répétons-le bien, leurs objets très différents, certaines similitudes troublantes. Arithmétiques d’abord, comme nous l’avons déjà fait.

Similitudes encore au plan de l’organisation et du déroulement de la campagne. En effet, dans un cas comme dans l’autre, la campagne aura été totalement bancale. L’article du Monde cité souligne ainsi qu’en Hongrie, « la campagne pour le oui était inexistante ». Précisons qu’à Auxonne, tel était aussi le cas lors de la campagne de juin 2010, mais cette fois pour le non.

Précisons enfin que dans les deux cas, la formulation de la question était ambiguë, sujette à interprétation et qu’elle n’a donc pas toujours été bien comprise par les électeurs généralement mal informés bien que matraqués de slogans.

ALBUM - Impressions de la Consultation de juin 2010

Le Figaro souligne qu’en dépit du résultat mitigé du référendum hongrois : « Le premier ministre Viktor Orban a choisi de ne retenir que l’ampleur du non. « Bruxelles ne pourra pas imposer sa volonté à la Hongrie », a souligné le dirigeant conservateur dans une allocution, soulignant « vouloir faire comprendre à Bruxelles qu’ils ne peuvent pas ignorer la volonté de 99,2% des électeurs » »

Dans le cas de « notre » consultation de 2010, il semble bien que la victoire du oui ait été aussi l’objet, de la part de son bénéficiaire, de commentaires pour le moins exagérés ! Nous en avons vu un échantillon plus haut. Il suffira, pour s’en convaincre définitivement, de consulter les premières pages d’Inf’Auxonne n° 29 de juillet 2010

La première page de ce morceau de bravoure sera d’ailleurs reproduite dans le dossier de demande révisé de Leclerc daté de janvier 2011, où l’on pouvait lire par ailleurs dans les diverses motivations :

« Il ressort en effet de la consultation locale des électeurs, organisée à Auxonne le 27 juin 2010, que près de 80 % des citoyens y sont favorables, en ayant répondu OUI à la question suivante : « Etes-vous favorable OUI ou NON au projet d’implantation d’une zone commerciale sur le site du Charmoy ? ». » ( page 9, titrée « Annexe 1 : renseignements relatifs au demandeur et au projet, Motivation de la demande »)

Cette « Motivation de la demande » est étayée par des arguments généraux et séducteurs, dont certains mériteraient, dans leur apparente évidence, un commentaire approfondi. Nous nous sommes limité à souligner l’inexactitude de celui, selon lequel le projet aurait répondu à la volonté de « près de 80 % des citoyens », car ces 80%, n’étaient en fait que 30,3% des électeurs inscrits !

La réalité du projet décrit dans ce dossier de janvier 2011, lu jusqu’à son terme, devait enfin montrer que de juin 2010 à janvier 2011 l’inventaire alléchant de la zone commerciale grandiose proposée aux électeurs dans la circulaire d’information alambiquée de la mairie aux électeurs (voir notre « ALBUM - Impressions de la Consultation de juin 2010 ») et qui poussait la plaisanterie de mauvais goût jusqu’à annoncer « un supermarché à dominante non alimentaire » s’était considérablement rétréci. Il ne s’agissait plus en fait que de construire un hypermarché E.LECLERC, grande surface à prédominance alimentaire ! Bonjour la tromperie sur l’étiquette, adieu hôtel et adieu développement touristique !

De Budapest au Charmoy, et d’octobre 2016 à juin 2010, notre parallèle hardi en troublera sans doute plus d’un. Il aura peut-être l’avantage de montrer, sur un échantillon très éclectique, les limites de l’usage du plébiscite ou de la démocratie participative employés sans discernement et sans trop de scrupules !

En attendant, Claudi en a profité pour remettre en scène, sur un air de czardas, l’un des cartons de notre fameux feuilleton. À voir et à revoir !

ALBUM - Le Journal du Charmoy

Et pour finir un petit air de valse pour Arlette et Gaston qui valsèrent avec tant d’entrain en ce mois de juin 2010 !

https://www.youtube.com/watch?v=8LjF_OBh9Cw

Valse de Princesse Czardas au Charmoy

Valse de Princesse Czardas au Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 5 octobre 2016 (J+2849 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 06:55

COMCOM : QUAND LE CAVALIER SEUL DU CHARMOY VEILLE AU GRAIN - du 3 octobre 2016 (J+2847 après le vote négatif fondateur)

Un article du Bien Public du 1er de ce mois titrait récemment : « TRÉCLUN INTERCOMMUNALITÉ La compétence tourisme transférée ». Dans ce transfert de compétences, si l’on en croit du moins la présentation et le ton de l’article, il semblerait que le maire d’Auxonne Raoul Langlois se soit montré très vigilant. Sans entrer dans le détail, mentionnons seulement cet intertitre : « Le maire d’Auxonne Raoul Langlois veille au grain ». Cet intertitre souligne à lui seul l’attention scrupuleuse de notre pilote et confirme au lecteur la volonté de celui-ci de ne pas lâcher, à la légère, la barre de la compétence tourisme.

Il est vrai que « l’office de tourisme est en lien étroit avec les associations locales » et nous ajoutons que les associations locales constituent un secteur non négligeable de la politique municipale en général. Alors, on « veille au grain » !

À la veille de la fusion et de certains transferts de compétences, reconnaissons quand même qu’il est compréhensible et de bonne guerre que nos édiles restent attentifs.

Il arrive en effet parfois que dans le partage des compétences, certains élus tirent inopinément la couverture à eux.

Dans le cours de l’existence de la communauté de communes d’Auxonne et du Val de Saône (CCAVDS), dont les jours sont à présent comptés, un exemple de ce genre au moins restera célèbre entre tous. Le fameux épisode de la zone du Charmoy de début 2009 !

Pour ceux qui l’ignoreraient encore, contons en bref cette édifiante histoire.

Lors du Conseil municipal du 18 septembre 2008, le maire d’Auxonne avait reconnu publiquement, à propos d’un projet de grande surface, une compétence en matière d’aménagement à la Communauté de Communes. Le procès-verbal de ce conseil en témoigne clairement en page 14, comme on peut le vérifier dans l’extrait suivant :

« 22) QUESTIONS ORALES

1) EST-IL EXACT QU’UNE GRANDE SURFACE VA S’IMPLANTER À AUXONNE ?

Monsieur le Maire répond qu’à ce jour, aucun projet en ce sens n’est arrêté ;

- d’une part, comme tout le monde le sait, l’aménagement d’une zone supérieure à 2 ha relève de la compétence de la Communauté de communes »

Eh oui, c’est clair !! « Comme tout le monde le sait, l’aménagement d’une zone supérieure à 2 ha relève de la compétence de la Communauté de communes », cependant la pratique du maire devait démontrer dans la suite, qu’il était possible de s’affranchir sans trop de chichis de cette contrainte administrative communautaire pourtant évidente. En effet, six mois plus tard, 19 ha avaient été confiés, sans avis de la communauté de communes à un seul investisseur : Leclerc !

C’est qu’en ce temps-là, à défaut de « veiller au grain », notre premier édile avait sans doute du grain à moudre avec Leclerc au Charmoy. Ce qu’il fit en catimini et, semble-t-il, dans le dos de la Comcom ! C’est du moins ce que semblent indiquer clairement les termes même d’un grand article du Bien Public du 8 avril 2009 ! S’il vous semble qu’il n’y ait pas beaucoup de vrai dans ce que je vous raconte, alors il faut en conclure qu’on ne peut plus croire un mot de ce qu’ on écrit dans les journaux !

Les gens sérieux pourront s’en assurer en lisant ou en relisant le fameux article dans :

CHANTECLER n° 13 – du 1er février 2012

Certes, le temps finit toujours par arrondir les angles et par vider les mémoires. D’aucuns semblent même avoir complètement oublié ces vilaines petites cachotteries de début 2009. Cachotteries d’autant plus blâmables qu’elles étaient imputables à l’un des vice-présidents de la communauté de communes d’Auxonne et du Val de Saône (CCAVDS), qui, à ce titre, percevait comme tous les autres une indemnité pécuniaire pour les longues heures consacrées et les bons et loyaux services rendus à ladite CCAVDS. Le disque dur de l’unité centrale serait-il écrasé ?

QUAND LA COMCOM « MONTAIT AU CRÉNEAU » - du 22 septembre 2014

Rendez vous compte, une intercommunalité amnésique ça pourrait bien finir par se révéler contreproductif dans une conduite rigoureuse des affaires ! Alors c’est vrai, par les temps qui courent, à l’heure où le cap de la fusion est en vue, il s’agit quand même de bien tenir la barre et de « veiller au grain » ! Des fois qu’il y en aurait certains qui, dans un « intérêt général » bien compris, auraient envie, encore une fois, de faire « cavalier seul » !

L'Amiraoul du Charmoy veille au grain

L'Amiraoul du Charmoy veille au grain

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 3 octobre 2016 (J+2847 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 07:02

DES VITROPHANIES AU SECOURS DE CHARMOY-CITY ! - du 30 Septembre 2016 (J+2844 après le vote négatif fondateur)

C’est dans un reportage de France 3 RA, concernant la ville du Teil en Ardèche et intitulé « Vitrines en trompe l'œil au Teil (Ardèche) », que nous avions récemment découvert la vertu redynamisante et revitalisante de la décoration des vitrines ou rideaux des commerces désaffectés à l'aide d'autocollants trompe-l’œil !

REDYNAMISATION EN TROMPE-L’ŒIL À CHARMOY-CITY ? - du 20 Septembre 2016

Naïf, je m’étais alors dit : « Comme ils sont ingénieux ces Ardéchois ! ». En fait j’étais dans l’ignorance, car cette pratique du trompe-l’œil concerne l’ensemble de notre beau pays de France. Et à l’approche d’échéances électorales, elle risque de se répandre bien au-delà des vitrines, sur nos écrans, dans nos rues et sur nos places !!

Depuis j’ai fait bien des progrès et mon vocabulaire s’est encore enrichi d’un mot : vitrauphanie ou vitrophanie.

Ce mot, vitrophanie, je ne l’ai pas appris à la mairie, mais dans un commerce juste en vis-à-vis, une librairie-papeterie, car vitrophanie, c’est un terme technique de papeterie décorative.

Dans ce commerce-là, qui a fermé déjà, on pouvait aussi commander des vitrophanies, mais maintenant il est trop tard, car il vient juste de fermer, au plus grand désespoir de ses usagers de proximité !

Hier, je vous le donne en mille, j’ai même vu une brave dame se casser le nez à la porte fermée et, désolée, se mettre à pleurer. C’est qu’elle voulait y commander deux best-sellers de qualité. Cependant très bouleversée, les titres, elle avait oubliés !

J’ai tenté de la consoler, alors son visage tout fripé et pas pour un sou botoxé, s’est éclairé : « Oui ! Ça me revient ! Le Fanfan, le Fanfan, le Fantôme à Vapeur ! ». Et malgré son arthrose et ses ankyloses, un éclat s’allumant dans ses deux yeux mouillés, elle s’est mise à se déhancher, actionnant ses deux bras comme deux bielles ! C’était sans doute du Supervielle, que cherchait notre brave vieille !

Je lui ai dit : « Ne pleure pas Jeannette ! », car elle s’appelait Jeannette, et goûtait dans nos murs une paisible retraite. « Croyez-m’en, Jeannette ! Lisez plutôt Houellebecq et oubliez Le Fanfan, le Fanfan, le Fantôme à Vapeur ! ».

DE HOUELLEBECQ EN CHARMOY (2) - du 6 FÉVRIER 2015

C’est vrai que, comme dit notre premier édile : « Il est facile de pleurer ». Et de cela je viens de vous montrer la preuve, mais pleurer, c’est bon pour les crocodiles, alors mieux vaut revitaliser ! Un commerce a fermé ! La belle affaire ! Une de perdue, dix de retrouvées !

En attendant, pour « embellir » nos vitrines mortes, pour encoller les yeux des commerces qui meurent, on ira chercher des vitrophanies ailleurs !

C’est qu’avec une vitrophanie, même morte, une vitrine ça a du chien, nom d’un chien !

https://www.youtube.com/watch?v=TD6yYHGuXD8

Et quand elles rouvriront alors ? Que fera-t-on des vitrophanies ?

Oui, ça c’est une bonne question. Une question à poser au conseil, bien que l’urgence n’en soit pas démontrée. À quel conseil ? Au conseil municipal évidemment, et pour la partie scientifico-technique au Conseil national des ingénieurs et scientifiques de France. Et ils nous répondront sans doute : « Allez chercher Le Fanfan, le Fanfan, le Fantôme à Vapeur !» Et on décollera toutes ces vitrophanies…. à la vapeur, Monsieur l’ingénieur !

Pour la vitrine de « La chopine de Bonaparte », c’est pas urgent, la réouverture attendra sans doute les vendanges 2017. En attendant, son problème vital est déjà résolu, sa vue ne nous attristera plus, un nouveau lustre elle a reçu. Les vitrophanies sont arrivées et les voilà déjà posées ! Plus Fanny que vitraux, mon Coco, à la surprise des badauds !

Comme dirait l’autre : « Voilà qui va mettre la « cité en pleine effervescence ! ». Charmoy-City, c’est maintenant l’Empire des sens !

Car la Fanny, croyez-moi, est plus craquante que « la Dame du Château Louis XI » avec sa robe de pierre et son petit chapeau pointu !

Je sens que vous aimeriez connaître « la Dame du Château Louis XI » ? Découvrez-la, dans votre journal d’hier, sur la grande page moussante « Une cité en pleine effervescence » ! Et vous verrez que par sa situation, « La Dame du Château Louis XI » serait plutôt, si elle n’était de pierre, la Marie du Port Royal !

Il est vrai que l’on s’y perd un peu un dans tout ce patrimoine et qu’un rédacteur d’Inf’Auxonne a bien découvert, quant à lui, un « tunnel passant au travers du rempart du Château Louis XI » aux abords du port. Vous voulez le découvrir ce tunnel ? Ne vous gênez pas, je vous assure, ça mérite la visite !

QUEL PASTIS DANS LE 51 ! (1) - du 21 JANVIER 2016

Vitrophanies à Charmoy-City

Vitrophanies à Charmoy-City

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 30 septembre 2016 (J+2844 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 06:59

CHARMOY : QUI BLOQUE ET QUI DÉBLOQUE ? - du 29 Septembre 2016 (J+2843 après le vote négatif fondateur)

Chacun se rappelle la fameuse période de l’hiver 2008-2009 au Charmoy. Un vote massif en conseil avait eu lieu le 17 décembre 2008 contre « l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ». Si l’on se réfère aux termes de la question, ce vote aurait dû logiquement bloquer l’installation d’un hypermarché au Charmoy.

Mais chacun sait que les termes de la question, judicieusement intervertis et devenant dans la transcription de la délibération : « l’implantation d’une grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m² sur la zone du Charmoy », puis réinterprétés par le biais d’une argumentation oiseuse autant que fallacieuse, permirent au maire d’Auxonne Raoul Langlois, commis-voyageur « discret » de Leclerc, de débloquer la situation et, au bout du compte, d’imposer son hypermarché Leclerc dans Inf’Auxonne n° 25. Du coup, Raoul Langlois, fut remercié pour sa « discrétion » par le bénéficiaire de cette implantation. Grâce à lui, le projet Leclerc, débloqué, était dans les starting-blocks !

En ce temps-là Raoul Langlois s’était fait, comme on le sait et comme le bénéficiaire l’en a remercié lui-même expressément, très « discret », et ce, pour empêcher d’éventuels blocages et assurer en catimini « la maîtrise foncière » de 19 hectares (190 000 m²) de la zone du Charmoy à un seul investisseur privé.

On vient de lire dans Le Bien Public d’hier : « Charmoy : la municipalité a brandi son droit de préemption ». On comprend qu’à présent la « discrétion » n’est plus de mise, car il est difficile de « brandir » avec discrétion !

Sur quelle parcelle s’applique ce droit que vient de brandir haut et fort notre premier magistrat ? L’article le précise en ces termes : sur « une parcelle qui porte le matricule BV 82. Et, elle a été présentée dans le déroulé du conseil municipal de lundi soir ». Ça roule et ça déroule Raoul !

En 2008-2009 c’était le tapis rouge qu’on déroulait en catimini pour Leclerc, lui facilitant le contact avec les propriétaires qu’on intimidait au besoin un tantinet pour éviter les blocages.

Aujourd’hui, changement de décor, la presse déroule le cadastre et pointe en rouge la parcelle coupable. Ça va chauffer pour ton « matricule BV 82 » ! On désigne explicitement la propriétaire et le montant de l’affaire.

Où est donc passée la délicate « discrétion » légendaire dont on usait en faveur de Leclerc ? C’est qu’à présent, il s’agit avant tout de bloquer la transaction ! Pardi ! C’est qu’on n’entre pas dans la zone comme dans un moulin, mon gros lapin ! En tout cas pour le moment, on n’y entre pas par la rue du Charmoy ! C’est pas une rue, ça, c’est une impasse !

À signaler au passage que les lecteurs du Bien Public sont plus vernis que le bien peu nombreux public du Conseil municipal (une seule personne), renvoyé gentiment à cadastre.gouv.fr, et qui, fort pédagogiquement, n’a jamais vu se dérouler aucun plan du cadastre en séance. L’écran était sans doute bloqué…

En revanche, ce public unique a pu écouter, à propos d’une voie d’accès bloquée, l’intervention de Monsieur Fabrice Vauchey, conseiller d’opposition. Intervention oubliée artistement, sinon ingénieusement bloquée, par le/la CPL du Bien Public dans son papier.

Sac à papier ! C’est du propre pour un nouvelliste ! En voilà des vilains blocages ! La « poignée de la porte de la connaissance » serait-elle à présent bloquée ? Il faudrait bien voir à pas confondre Bien Public et Bloc note intellectuel auxonnais mon cadet !

Pour le coup, avec ce bel article du Bien Public au titre vengeur, « Charmoy : la municipalité a brandi son droit de préemption », Monsieur le maire n’a qu’à se féliciter d’une presse ponctuelle, attentive et bienveillante ! Cette fois, s’il brandit sans « discrétion » son droit de préemption, il n’aura pas à brandir son porte-plume de choc !

UNE PRESSE SUBVERSIVE À CHARMOY-CITY ? - du 22 Septembre 2016

Et puis cet article n’est qu’une juste amende honorable après le pataquès éditorial de la rue du Limousin ! Ah ! Ce coup du Limousin, quel Zinzin ! Un coup à vous limoger un pigiste !

LE CHARMOY ET LE LIMOUSIN - du 05 MARS 2016

Je voudrais à présent réparer l’omission de notre CPL. N’ayant pas ouï en séance les propos exacts de Fabrice Vauchey, je ne me risquerai cependant pas à les rapporter au risque de les déformer. Je me contenterai seulement de reprendre les intéressantes précisions écrites qu’il a publiées lui-même à ce propos sur le site Facebook du groupe « Auxonne territoire d’avenir » :

« Conseil municipal du 26.09.2016 – quelques précisions

Décision n°43 du 25.08.2016 : exercice du droit de préemption urbain sur la parcelle BV82 située au Charmoy.

Le maire a expliqué que le projet de l’investisseur intéressé par la parcelle, en raison de la position des bâtiments projetés, serait bloquant quant au développement futur de la zone, en conséquence il a exercé son droit de préemption. Il a précisé que par ailleurs la voie d’accès prévue pour la zone était la rue du Charmoy (accès privé actuel à l’enseigne LECLERC). « La rétrocession dans le domaine public se fera quand Leclerc le décidera ».

Donc même si Mme ROUSSEL, adjointe à l’urbanisme, prétend que Leclerc et la municipalité ne sont pas mariés, force est de constater que dans le couple Leclerc/Commune, la culotte n’est pas portée par M. le Maire.

En effet, si Leclerc décide en matière de rétrocession, il décide aussi en matière de développement de la zone, puisque qu’il bloque l’accès de la zone par sa voie privée ».

Lumineux ! Bloquer une voie pour bloquer un projet bloquant ! Mis dans les starting-blocks par Monsieur Langlois en 2009, Leclerc bloque à présent la voie aux autres investisseurs ! Et même s’ils avouent ne pas être mariés, nos compères font bloc. Alors quand la chère zone est convoitée par un corps étranger, on imagine l’un d’eux bloquant la voie, et disant à l’autre : « Chéri, brandis ! ».

Du coup, à la relecture de la délibération 2015-124 « Dénomination de voirie zone du Charmoy » du conseil municipal du 7 octobre 2015 stipulant que « la voirie sera rétrocédée à la Ville en fin de chantier », on se demande vraiment qui débloque !

UNE HISTOIRE POUR LA RUE DU CHARMOY (4) - du 16 septembre 2016

Claudi, quant à lui, n’a pas manqué de brandir son crayon !

Dernière minute : on pourra lire aussi avec profit et intérêt l’intervention de Monsieur Coiquil sur le blog de « Une dynamique pour Auxonne ». Nous en avons pris connaissance tardivement, après la rédaction de cet article déjà long (les articles de Chantecler sont comme les parcelles du Charmoy « tout en longueur » !). Il est à noter, que ses propos au conseil ayant été rapportés dans la presse, nous n’avions pas jugé nécessaire de les répéter pour ne pas allonger encore notre « parcelle » de vérité du jour !.

Au Charmoy, la municipalité brandit son droit de préemption

Au Charmoy, la municipalité brandit son droit de préemption

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 29 septembre 2016 (J+2843 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 07:46

« À AUXONNE, LES PETITS COMMERÇANTS FONT DE LA RÉSISTANCE » (1) - du 28 Septembre 2016 (J+2842 après le vote négatif fondateur)

Cette nouvelle série comptera plusieurs épisodes. En ce qui concerne le titre, il n’est pas de notre cru, c’est pourquoi nous l’avons mis entre guillemets. Ce titre, nous l’avons emprunté à un reportage de France bleu diffusé le 26 août dernier et intitulé « À Auxonne, les petits commerçants font de la résistance ».

Ce titre à sensation est bien entendu sujet à caution. Au Conseil municipal d’avant-hier soir, par exemple, à la veille d’une fermeture de commerce hautement symbolique sur la Place d’Armes, aucun commerçant n’était là pour marquer sa réprobation d’une politique municipale de « revitalisation » purement formelle et en trompe l’œil. Visiblement, la résistance est dans les chaussettes !

Mais il me fallait bien un titre, et après tout, celui-ci vaut ce qu’il vaut, car il faut reconnaître malgré tout que le reportage qui le suit et qui semble être passé inaperçu, mérite une certaine attention. C’est quand même l’une des rares informations diffusées sur l’influence de la zone du Charmoy sur l’animation du centre-ville, et ce, depuis l’ouverture de l’hypermarché début janvier.

https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/auxonne-les-petits-commercants-font-de-la-resistance-1472200961

En effet, depuis les articles de début janvier consacrés à l’ouverture de l’hyper, les informations sur le sujet diffusées dans la presse ont été plutôt maigres. En préalable, rappelons en bref l’essentiel de ces informations.

Le 25 mars dernier, paraissait un article du Bien public intitulé « AUXONNE COMMERCE L’union commerciale fait face ». L’article était consacré à l’assemblée générale de l’UCIAA et à l’élection de son bureau réduit. Notons qu’il y était aussi déjà question du « projet de revitalisation du centre-ville ». Interpellée par une commerçante sur le mauvais état des trottoirs, Nathalie Roussel, adjointe en charge du commerce répondait dans l’article à ce propos : « Cette revitalisation comprend, parmi son champ d’action, la remise à niveau de la voirie, les trottoirs, la réfection des façades et des espaces de stationnements » ». Par ailleurs, l’article n’évoquait que de façon très marginale la question de l’impact de l’ouverture du Leclerc. La nouvelle présidente, Fabienne Moreau déclarant : « Globalement, les commerçants n’ont pas ressenti d’impact négatif sur leur activité, moins que pour l’ouverture du dimanche matin à Intermarché et Casino »

Le 16 mai, Fabienne Moreau, interviewée dans Hebdo 39 N° 207, reprenait sensiblement les mêmes conclusions.

Le 18 mai dernier, un article du Bien public titrait « Auxonne. Quatre mois après son ouverture, que pensent les commerçants du Leclerc ? ». Cette fois, la présidente de l'Union commerciale Fabienne Moreau, « gérante de l’épicerie rue Antoine Masson » déclarait : « J'ai perdu 50% de mon chiffre d'affaires du dimanche », la journaliste précisant à son propos : « S’il y a un facteur qui a directement impacté ses ventes, c’est l’ouverture de Casino le dimanche matin ». La gérante d’un magasin de nouveautés déplorait, quant à elle, le peu d’attention porté par la municipalité à l’amélioration du centre-ville : « …rien n’est fait pour attirer le client en centre-ville. Il n’y a pas de place pour se garer. Les trottoirs ont toujours besoin d’être refaits et la propreté laisse à désirer ». Pour finir, l’article soulignait que « finalement, l’ouverture du Leclerc a plutôt pénalisé les supermarchés existants [plus que les petits commerces] ».

Remarquons que cette conclusion se fondait sur la seule déclaration du « directeur de l’enseigne Casino » qui déclarait que l’arrivée de son concurrent s’était fait ressentir, mais « surtout au moment de l’ouverture », se montrant ainsi plus optimiste pour la suite. À noter encore, toujours selon l’article, que Leclerc et Intermarché, les deux poids lourds du match, s’étaient alors refusés à tout commentaire.

Le 7 juin dernier, pour finir, un article du Bien public titrait « AUXONNE COMMERCE Rue Thiers, une portion du centre-ville délaissée ? ».

Cet article enquêtait sur la portion de l’artère principale de la ville, située au débouché du pont, et visiblement la moins fréquentée sur le plan commercial. « Si le sens [unique] de circulation ne semble pas être à l’origine du problème, les commerçants du quartier […] pointent davantage la concurrence des zones commerciales ». Un coiffeur exerçant de très longue date dans le quartier « reconnaît que la conjoncture est difficile pour les petits commerces, en partie à cause de la concurrence des grandes surfaces [il met] aussi en cause le manque d’appui et d’animation de la ville […] « Le commerce du centre-ville n’est pas aidé » ». L’article se concluait ainsi : « Contacté à plusieurs reprises par la rédaction, le Maire d’Auxonne, Raoul Langlois, n’a pas pu répondre à nos questions ».

Le reportage de France bleu diffusé le 26 août dernier et intitulé « À Auxonne, les petits commerçants font de la résistance » complète et confirme dans une certaine mesure les précédents articles. Il appelle cependant, outre son titre, qui ne correspond pas selon nous à la réalité présente, un certain nombre de commentaires.

À propos d’offre d’emploi tout d’abord. Le reportage mentionne : « L'ouverture d'un nouveau magasin Leclerc n'est pas passée inaperçue à Auxonne. La nouvelle surface de 3.500 mètres carrés est installée route de Dole à la sortie de la ville. Elle a créé un peu plus de 90 emplois. »

Cette création supposée de 90 emplois contredit l’article du Bien public du 10 février dernier intitulé « Auxonne. Un bassin d’emploi en souffrance » qui déclarait « l’implantation de l’hypermarché E.-Leclerc en 2015 a permis l’embauche de cinquante-cinq personnes (sur quatre-vingt-dix salariés) »

Ajoutons toutefois que cet article souligne clairement qu’en matière d’offre d’emploi, « Leclerc est l’arbre qui cache la forêt » du problème de l’emploi à Auxonne

Ajoutons encore que pour un lecteur attentif, les chiffres précis donnés dans l’encadré de l’article permettent d’évaluer à 53% de 55 soit 30, le nombre d’embauches effectives attribuables à Leclerc pour le canton d’Auxonne (ancienne version).

Il convient enfin de déplorer le black-out régnant toujours pour l’instant sur les statistiques relatives aux créations d’emplois effectives au Charmoy, en particulier de la part du maire d’Auxonne qui annonçait pourtant en 2009, de concert avec Leclerc, la création de 250 emplois !

Certes, en politique, les promesses n’engagent que ceux qui y croient, mais on ne peut que souligner ce déficit d’information actuel qui contraste avec le battage des années 2009-2010 et son grand jeu médiatique !

À suivre…Pour finir la soirée, à l’heure où la presse locale, dans son tirage d’hier, relatait en images le lifting du cinéma l’Empire, Claudi vous invite aujourd’hui à un drôle de cinéma : celui d’un trio de vedettes bien dans leur rôle, à la botte, et droits dans leurs bottes dans « Trois roublards et un coup fin ».

Pour tout dire, cette hyper-production de la MGM (Ma Grosse Magouille) sortie tout droit des studios du Charmoy fin mars 2009, c’était pour le coup du cinéma en pire !!

Dernière minute : Le Bien Public de ce matin titre « Charmoy : la municipalité a brandi son droit de préemption ». Un chouette titre de film avec Marlon Brandy ! Suite logique du printemps 2009 où Marlon Brandy défrayait la chronique en servant 19 hectares sur un plateau à un seul investisseur et présentait son programme sur papier glacé dans Inf’Auxonne n° 25 ! des chocolats glacés ! Des bonbons ! Demandez le programme !

Conclusion : après avoir démarché activement et « discrètement » au profit du seul investisseur Leclerc au printemps 2009, notre papy Marlon Brandy fait aujourd’hui…de la résistance ! Pour préserver les « futurs investisseurs » des « parcelles en long » qui pourraient les bloquer. C’est sûr qu’après le vote négatif du 17 décembre 2008, c’était plus naturel de servir 19 hectares en large à Leclerc tout seul !

 

Hyper-casting pour une palme au Charmoy

Hyper-casting pour une palme au Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 septembre 2016 (J+2842 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 07:37

CHARMOY-CITY : EMBELLIR LA « BELLE ENDORMIE » ? - du 26 Septembre 2016 (J+2840 après le vote négatif fondateur)

Le numéro de septembre 2016 du Journal des maires de France présente un dossier dont la lecture nous a semblé intéressante à plus d’un titre.

Ce dossier, intitulé « Créer les centres-villes et bourgs de demain », traite d’un thème visiblement à la mode dans tout l’Hexagone, ce territoire de Gaulois moustachus où règnent depuis un demi-siècle les Césars et les Pompées de la grande distribution.

Conséquence logique, il n’est pas une petite ville, ou un bourg gaulois de quelque importance, dont les édiles ne se creusent la tête sur le remède à trouver au dépérissement constaté de leur centre pompé à mort et saigné à blanc par les grandes surfaces périurbaines qu’ils ont appelées de leurs vœux et de leurs voix.

Charmoy-City, notre bonne ville n’échappe pas, bien entendu, à cette tendance généralisée…

De revitalisation, chez nous aussi, on parle depuis deux ans. À travers des documents de presse, déroulons en bref le scénario de l’affaire.

Il y a deux ans, le 17 septembre 2014, un grand article du Bien Public titrait : « AUXONNE. Le maire Raoul Langlois évoque les réalisations et les réflexions de la municipalité. Tout sur les nouveaux projets ». Le chapeau introduisant l’article énumèrait ces projets : « Construction du centre commercial Leclerc, réflexion sur l’aménagement du centre-ville […] le maire revient sur ce qui attend les Auxonnais ».

C’est clair ! En bref, on construit d’abord Leclerc, on réfléchit ensuite sur l’aménagement du centre-ville !

En octobre 2014 Inf’Auxonne N° 46 annonce en page 2 « Projet de revitalisation du centre-bourg » et précise : « Le gouvernement a décidé de lancer un programme expérimental pour la revitalisation des centres-bourgs […] cette démarche vise à redynamiser l’économie locale, à maintenir le commerce de proximité et à améliorer l’habitat avec une rénovation des logements anciens et vétustes »

Un an plus tard, la perspective de la réalisation effective du projet semble s’éloigner si l’on en croit du moins les propos de Monsieur Langlois dans l’article du Bien Public du 19 septembre 2015 titré : « AUXONNE Tour d’horizon des dossiers avec le premier édile de la Ville Raoul Langlois « 432000 € en moins » ». L’article rapporte ainsi les propos du maire d’Auxonne : « Par exemple pour le centre-ville, au lieu de 2020, ce sera sans doute plutôt 2025 ou 2030 »

En octobre dans Inf’Auxonne N° 50, dans son « Édito » en page 2, le premier édile revient pourtant sur le projet concernant le centre-ville, non sans asticoter au passage les commerçants de ce centre-ville :

« Pour rester positif, je parlerai du futur : l’an dernier, nous avons travaillé sur un dossier centre-bourg. Si nous n’avons pas été retenu lauréat, comme la commune de Seurre [N.D.L.R. : il faut comprendre ici que la commune de Seurre n’a pas été non plus retenue, seul Montbard l’ayant été en Côte-d’Or], nous sommes néanmoins devenu “commune à suivre“ par la Préfecture. Notre travail a été reconnu de grande qualité. Nous avons un projet pour le centre-ville. Il revient aux commerçants de s’engager réellement dans cette démarche. Il est facile de pleurer. Nous souffrons de nombreuses fermetures. Elles ne sont pas dues à une arrivée de grande surface. Elle n’est pas ouverte. Demain, l’excuse sera facile ».

À chaque automne, comme les vendanges, revient le catalogue des projets. Il y a une dizaine de jours, on lisait donc dans la presse cette déclaration de Raoul Langlois : « On veut embellir notre centre-ville pour y faire revenir les habitants » ( Le Bien Public du 15 courant, article intitulé : « Revitalisation du centre-bourg : on entre dans le vif du sujet ! »)

C’est bien clair ! Ayant consacré le plus clair de ses deux mandats à faire aboutir deux projets essentiellement privés : un port de plaisance et surtout un hypermarché Leclerc, notre maire vient sans doute de réaliser que son centre bourg, où il déambule si fréquemment, souriant et devisant cordialement avec les habitants et poussant les portes des petits commerçants, a besoin d’un sérieux lifting ! Alors il se sent venir comme un petit repentir, et sur le tard il se découvre une vocation nouvelle… Laquelle ? Je vous le donne en mille, la vocation d’« embellisseur » !

Sur son site face book, le groupe d’opposition « Une dynamique pour Auxonne » semble accueillir favorablement cette décision tardive d’embellissement dont il revendique en même temps l’antériorité. Nous restons quant à nous plus sceptique car, pour reprendre les propos du dossier du Journal des maires de France cité plus haut, « en tout cas, une chose est sûre, un simple ripolinage des façades ne suffit pas à répondre aux mutations territoriales, économiques et sociales ».

Et ce dossier d’ajouter surtout un peu plus loin : « Le phénomène [N.D.L.R. phénomène de dégradation et de paupérisation du centre] est parfois tel qu’il est difficile de savoir comment agir. Surtout, on constate une certaine fébrilité en la matière avec des communes qui engagent d’onéreuses mesures de revitalisation en centre bourg mais continuent de signer des permis de construire pour des lotissements en extension ou autorisent l’installation de grandes surfaces en périphérie ».

Tout est dit ! Mais à Charmoy-City, mon kiki, on fait encore mieux ! Après avoir installé en catimini, contre un vote négatif du conseil municipal, un hypermarché en périphérie, on vient d’autoriser son extension programmée dans la foulée, tout en proclamant une volonté d’« embellir » le centre-ville !

PATRIMOINE ET CITOYENNETÉ (1) - du 17 Septembre 2016

Un beau cas d’école à publier dans le Journal des maires de France. Après le premier prix de « discrétion » décerné par Leclerc en 2009, notre maire devrait postuler pour un premier prix de cohérence auprès du Journal des maires de France.

Quant aux embellissements promis, il faut faire vite, car au train où vont les choses, c’est bientôt d’un thanatopracteur que notre centre-ville et son petit commerce de proximité auront besoin ! Embellir ou embaumer ? That is the question !

Dernière minute : En vis-à-vis de la mairie, de l’autre côté de la place, une nouvelle vitrine de plus sera très prochainement désertée, au grand dam de ses clients de proximité, dont certains sont franchement désolés. Inutile de dire le peu de crédit que ceux-ci accordent aux propos de notre « embellisseur » !

Notre « embellisseur » a-t-il au moins un jour poussé la porte de ce commerce qui va fermer et beaucoup nous manquer. Oui, a-t-il au moins un jour poussé la porte, en application de la profonde maxime de son édito ouvrant l’Agenda AUXONNE 2016 :

« Je vais, comme il se doit, remercier nos annonceurs. Grâce à eux, vous avez une nouvelle fois cet agenda entre les mains. Ils font un effort financier. Sachez les en remercier en prenant le temps de pousser la porte de ces commerces. Vous ne sortirez pas sans vous être allégé de quelques billets Vous contribuerez ainsi au dynamisme de la ville. Sans grand discours, vous aurez développé l’économie locale. Vos billets s’ajouteront à beaucoup d’autres et permettront à nos commerçants de vivre ».

Claudi vient d’imaginer un curieux effet miroir !

Charmoy-city. Trop facile de pleurer

Charmoy-city. Trop facile de pleurer

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 26 septembre 2016 (J+2840 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 07:14

LE DÉVELOPPEMENT DURABLE TRIOMPHE AU CHARMOY - du 24 Septembre 2016 (J+2838 après le vote négatif fondateur)

Avant de vous en présenter sans doute ultérieurement une analyse plus détaillée, un petit mot de la CDAC du 13 septembre dernier dont le procès-verbal n’est toujours pas affiché en mairie d’Auxonne.

Tout baigne, le vote a été unanime, Monsieur Vadot et Monsieur Langlois ont marché main dans la main vers l’autel de la grande distribution unissant leurs OUIs (Non ! Pas l’Hôtel du Charmoy grand-père !!). Les aigreurs charmoysiennes des cantonales de 2011, c’est bien loin déjà ! Ces messieurs qui ont blanchi, depuis, sous le harnais ont actuellement d’autres soucis et d’autres projets en communauté !

HYPÈRE NOËL - du 25 DÉCEMBRE 2014

Le troisième motif (« considérant ») du procès-verbal de la CDAC indique en substance que, côté enveloppe architecturale, tout baigne, car notre hypermarché portait déjà dans ses cales, les 980 m² nécessaires à son extension. Au Charmoy, tout comme au Vannois sans doute, tout a été soigneusement étudié et prévu de longue date ! Ah ! Les études approfondies, y’a rien de tel !

Le cinquième motif note que « le projet renforcera le pôle de proximité d’Auxonne ». N’allez pas en conclure pour autant que les commerces de proximité du centre-bourg en voie de revitalisation verront leur attractivité augmentée. Un « pôle de proximité », c’est un terme lié au nouveau découpage administratif qui n’a pas grand chose à voir avec l’épicier du coin mais plutôt avec une autre épicerie !

Par le dixième motif, on apprend au passage l’existence de transports en commun qui – mais ceci n’est pas précisé – pour tout dire ne passent pas souvent. Il ne s’agit point sans doute du tramway de Notin, mais bien plutôt du minibus de 9h47, pour le moment sans impériale. À propos, Vittoriu et Bécanine n’ont toujours pas découvert l’impérial chapeau !

ACTUALITÉ DE COURTELINE, OU LE MINIBUS DE 9h47 - du 16 JUIN 2016

Claudi est convaincu que le « pôle éolien » du Charmoy est bien la cheville ouvrière d’un développement durable de qualité ! Président renouvelable ou président fossile ? Il est temps de sauver la planète !

Le Charmoy durable et son pôle éolien

Le Charmoy durable et son pôle éolien

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 septembre 2016 (J+2838 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Brèves

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Brèves