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18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 07:12

POTEAUX DU VANNOIS :  QU’ILS SOIENT DE BÉTON OU DE BOIS,  CROISONS LES DOIGTS ! - du 18 novembre 2017 (J+3258 après le vote négatif fondateur)

     Nous avons récemment abordé dans nos colonnes, une question architecturale pour le moins peu banale : celle des poteaux de la salle du Vannois

CHARMOY-CITY, POTEAUX DU VANNOIS, DU TEMPS ET DE L’ARGENT - du 15 novembre 2017

      Aujourd’hui nous versons au dossier quelques documents récemment publiés.

       Pour commencer un extrait du procès-verbal du conseil municipal du 27 septembre dernier, approuvé le 9 novembre. Cet extrait concerne la page 3.

       [N.D.L.R. Chantecler : La discussion qui suit est relative au choix de la municipalité de « retirer » ou non les 4 poteaux de la Salle du Vannois et aux « études » afférentes engagées dans ce sens par l’ « architecte » et ses « cabinets structures ».

     Au moment de cette discussion, la décision semblait encore ouverte si l’on se réfère, du moins, à l’avis nuancé et prudent de « Monsieur le Maire »   ]

Monsieur le Maire : Dans l’état actuel des choses il n’y a pas de dommages. Mais si on retire les poteaux il y a un risque. On ne va peut-être pas les retirer et provoquer le risque.

Jean-Paul MOINDROT : L’histoire des poteaux est « abracadabrantesque ». L’architecte a visité, il y a 16 mois. Je leur ai montré les poteaux et les poutres, en leur disant, là il faudra mettre des IPN…Ils ont dit qu’ils allaient faire des études, qu’ils avaient des cabinets structures et qu’on n’y connaissait rien. Si bien que le bureau structures a fait ses études et a rendu un verdict avec de grandes difficultés pour l’avoir, en disant qu’on pouvait faire tomber les poteaux. Quand on a tout enlevé, le plafond et le reste, et qu’on a constaté comment ça se présentait, alors qu’ils étaient montés dans les combles avec moi en prenant toutes sortes de cotes, il a vu que les poutres existaient…Çà me paraissait bizarre qu’on ne fasse rien. Quand ils ont tout démonté et qu’ils étaient prêts à faire tomber les poutres, l’ouvrier qui allait les couper a déclaré qu’il ne le faisait pas [N.D.L.R. Chantecler : À la bonne heure ! Voilà enfin un homme  courageux et réaliste !]. Ils ont donc fait revenir le cabinet de structure qui a reconnu qu’effectivement il faudrait faire quelque chose. L’architecte a donc dénoncé le contrat avec ce cabinet et en a pris un autre. » 

 Jacques François COIQUIL : « C’est de la responsabilité civile » [ N.D.L.R. Chantecler : Au plan juridico-administratif, oui sans doute, mais cette « histoire de poteaux  « abracadabrantesque » soulève tellement d’autres questions pour un simple citoyen doté de deux sous de jugeotte  !]

Jean-Paul MOINDROT : « C’est leur problème. Donc maintenant bizarrement on va «tomber » mais avant on va remettre des poutres, des IPN  et du lamellé-collé. C’est moi qui leur ai dit, mais bon…[N.D.L.R. Chantecler : Si l’affaire n’avait pas duré « 16 mois », on pourrait éventuellement apprécier l’humour !]. Pour répondre à Monsieur Coiquil, quand l’architecte a fait sa description des poutres à tomber et autres, il a indiqué que c’était des poutres en bois. C’est lui qui s’est trompé. Le bas était en bois mais c’était un habillage. Mais au-dessus, c’était du béton. Quand on en rentrait dans la salle ça se voyait puisque ce n’était pas bouché. »

      Les considérations sur l’histoire de poteaux  « abracadabrantesque » s’arrêtent là ».

   On pourra consigner ces réflexions dans le grand livre de l’histoire humaine de l’architecture

  https://www.youtube.com/watch?v=e6rW4OPceFU

    Sur un plan plus modeste et plus local, On retiendra tout d’abord de cet extrait de la discussion du 27 septembre,  l’alternative prudente envisagée par « Monsieur le Maire »  : « Dans l’état actuel des choses il n’y a pas de dommages. Mais si on retire les poteaux il y a un risque. On ne va peut-être pas les retirer et provoquer le risque ». Elle ne semble plus à l’ordre du jour malgré le surcoût réévalué… et les surprises toujours possibles…

      On en retiendra ensuite que le litige reposerait essentiellement sur la nature du matériau de la structure porteuse : « quand l’architecte a fait sa description des poutres à tomber et autres, il a indiqué que c’était des poutres en bois. C’est lui qui s’est trompé. Le bas était en bois mais c’était un habillage. Mais au-dessus, c’était du béton. Quand on en rentrait dans la salle ça se voyait puisque ce n’était pas bouché. »

      À regarder les photos, la confusion semble proprement énorme !!

     Nouvelle photo de la structure en cause, cette fois dans un récent  article paru dans Le Bien Public du 11 courant sous le titre : « AUXONNE TRAVAUX La réhabilitation de la salle du Vannois prend du retard et le budget augmente ».

    Dans cet article qui fait référence au dernier conseil du 9 novembre, si l’alternative envisagée ci-dessus par notre premier édile n’est plus envisagée, la fameuse confusion des matériaux est reprise : « lors du conseil municipal, jeudi, le maire d’Auxonne Raoul Langlois a précisé que des travaux de renforcement de la charpente métallique de la salle du Vannois devaient être réalisés, avant de pouvoir démolir les poteaux. Ceux-ci n’étant pas en bois comme décrit initialement mais en béton, leur démolition aurait de lourdes conséquences sur le bâtiment, si la charpente n’était pas renforcée ».

       C’est une évidence car la démolition des poteaux va faire disparaître tout soutien vertical des superstructures à l’intérieur du quadrilatère formé par les murs de la salle. La conséquence prévisible est un nécessaire renforcement drastique des poutres porteuses de mur à mur ! Quel boulot et quelle dépense pour  faire disparaître ces 4 poteaux, cœur porteur de la structure ! Risqueraient-ils de gêner le champ de vision de l’assistance lors d’un futur « 26 mars » ?

LE SCOOP DU 26 MARS (BIS) - du 27 mars 2014

      Nous conclurons notre série des derniers documents publiés par un extrait du compte-rendu sommaire du conseil municipal du 9 courant, affiché le 14 courant et disponible en ligne.

   Les propos qui suivent sont extraits de la page 16, au paragraphe 13. 2017-127 : Attribution du marché de renforcement de la charpente métallique dans le cadre de la réhabilitation du bâtiment du Vannois.  

     « Monsieur le Maire rappelle que dans le cadre de la réhabilitation de  la salle du Vannois, il a été constaté que les poteaux initialement décrits comme étant en bois s’avéraient en fait être en béton. Leur démolition ne peut donc pas être envisagée sans de lourdes conséquences pour la structure du bâtiment. Il a donc été nécessaire de lancer une consultation pour la réalisation de travaux de renforcement de la charpente métallique. Elle s’inscrit dans le cadre de la réhabilitation du bâtiment du Vannois en restauration scolaire et salle des fêtes.

 La procédure a donc été engagée le 20 octobre 2017 et publiée pour un marché de travaux de renforcement de la charpente métallique dans le cadre de la réhabilitation de la salle du Vannois en un unique lot. »

      Conclusion : tout en reconnaissant que : « leur démolition ne peut donc pas être envisagée sans de lourdes conséquences pour la structure du bâtiment. », sans compter les conséquences financières pour le contribuable,  qu’ils soient de béton ou de bois, les piliers de la salle du Vannois seront démolis. Croisons les doigts !

    Un petit salut pour finir à notre regretté chroniqueur qui s’épanouit à présent chez les Bituriges !

 

Charmoy-City, poteaux du Vannois de béton ou de bois

Charmoy-City, poteaux du Vannois de béton ou de bois

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 novembre 2017 (J+3258 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 08:19

CHARMOY-CITY, POTEAUX DU VANNOIS, DU TEMPS ET DE L’ARGENT - du 15 novembre 2017 (J+3255 après le vote négatif fondateur)

     Le 9 janvier de cette année, Le Bien Public publiait un article d’Olivier Capron, relatant la traditionnelle cérémonie des vœux de notre premier édile,  sous le titre : « AUXONNE VŒUX Vers une baisse des impôts ? »

   Sur la pleine page consacrée à l’article,  la Salle du Vannois n’était pas oubliée et faisait l’objet d’un encadré avec photo, intitulé « La salle du Vannois restaurée cette année »

       Nous rapportons dans son intégralité le texte de cet encadré :

      « C’est le chantier phare de l’année 2017 à Auxonne. La salle du Vannois sera restaurée au terme d’un calendrier qui repose sur trois phases : une première pour le désamiantage, une deuxième pour la démolition et une dernière pour les opérations de réhabilitation proprement dites. Les deux premières phases sont actuellement en cours. Et il faudra attendre la date du 15 avril, pour que la troisième démarre, pour une durée de six mois. Concrètement, la salle du Vannois sera achevée à la fin de l’année 2017.

     « C’est un projet qui m’a laissé quelques cheveux blancs », souligne le maire Raoul Langlois. Quelques cheveux blancs... ainsi qu’une ardoise très légèrement supérieure au million d’euros (hors taxes). Les Auxonnais, de leur côté, sont nombreux à attendre les premières disponibilités ouvertes à la réservation, fort probablement au début de l’année 2018. »

       Une prévision est toujours par définition sujette à caution et c’est manifestement le cas de cette annonce faite en janvier dernier, puisque un problème de poteaux est venu depuis bouleverser très largement le calendrier des travaux de ce qui devait être « le chantier phare de l’année 2017 » et qui, de facto, devrait être sans doute encore « le chantier phare de l’année 2018 »

      Le 23 septembre dernier, paraissait en effet dans Le Bien Public un article d’Olivier Capron intitulé : « AUXONNE TRAVAUX Salle du Vannois : le chantier à l’arrêt ».

    Nous avions alors réagi à la parution en raison notamment de la présentation plaisante qu’en avait faite le regretté chroniqueur :

    « Tombera, tombera pas ? C’est une drôle de partie de Mikado qui se joue depuis un mois sur le chantier de la salle du Vannois ».

CHARMOY-CITY : SAMSON ET LES POTEAUX DU MIKADO - du 27 septembre 2017

     Sans alors entreprendre une analyse sérieuse des tenants et des aboutissants d’un  problème que nous connaissions mal et que l’article venait tout juste de nous révéler, nous nous livrions simplement à une libre improvisation sur le thème des fameux piliers destinés à tomber et dont la légende d’une photo, qui les montrait, indiquait : « Les poteaux seront finalement retirés…mais avec un surcoût pour la collectivité ».

   Conclusion : Dès le 23 septembre dernier, pour « le chantier phare de l’année 2017 à Auxonne », les poteaux qui ne devaient plus soutenir, soulevaient, en attendant (c’est le cas de le dire !) le problème du temps et de l’argent !

    Le 27 septembre dernier, se tenait un conseil municipal, le compte-rendu sommaire à destination du public dûment affiché et mis en ligne dès le début d’octobre ne faisait aucune mention du problème des fameux poteaux.

    Le problème fut pourtant abordé en séance comme l’atteste le procès-verbal, approuvé lors de la séance du 9 novembre dernier et consultable en mairie.

      Lors de cette dernière séance, la question a d’ailleurs de nouveau été abordée comme en témoigne l’article récemment paru dans Le Bien Public le 11 courant sous le titre : « AUXONNE TRAVAUX La réhabilitation de la salle du Vannois prend du retard et le budget augmente ». La lecture du compte-rendu sommaire à destination du public relatif à la séance du conseil du 9 courant apportera peut-être aussi de son côté quelques informations nouvelles.

     Ne voulant pas allonger hors-de-propos notre article, nous poursuivrons ultérieurement notre analyse  en fonction des nouveaux documents publiés.

      Demeurant à l’écart des considérations techniques et des démonstrations « chiffres à l’appui », nous nous bornerons pour l’instant à évoquer les grandes heures de la salle du Vannois et de ses poteaux, celles du 26 mars 2014 en particulier.

LE SCOOP DU 26 MARS (BIS) - du 27 mars 2014

Piliers et poteaux dans la Salle du Vannois

Piliers et poteaux dans la Salle du Vannois

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 15 novembre 2017 (J+3255 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 10:07

BONAPARTE À AUXONNE ou le Promeneur Solitaire Corse (9) - du 12 novembre 2017 (J+3252 après le vote négatif fondateur)

       Nous reprenons la publication de notre grand feuilleton. Mais auparavant, à destination des vrais amis de Bonaparte, rappelons une déclaration de notre adjoint à la Culture, non exempte d’incohérences et d’inexactitudes à propos de l’affaire du PSC du Musée, déclaration qui a été définitivement approuvée au dernier conseil du 09 novembre dernier. C’est ainsi qu’on écrit l’histoire !

CHARMOY-CITY : POUR EN FINIR AVEC LE PSC - du 26 octobre 2017

    Écrire l’histoire, telle était justement l’ambition de notre Promeneur Solitaire Corse. Comme nous l’avons vu dans l’épisode précédent, Paoli, le Babbu (papa) des Corses, avait pourtant mis un bémol aux ardeurs de l’historien en herbe de son île : « Vous êtes trop jeune pour écrire l’histoire […] Préparez-vous lentement à une telle entreprise par de fortes études […] profitez surtout des conseils de l’abbé Raynal ».

     Mais le projet du jeune historien était en route depuis plusieurs années. N’avait-il pas, dès juillet 1786, à la veille de ses dix-sept ans, commandé à Genève les deux derniers volumes de l’Histoire des Révolutions de Corse, de l’abbé Germanes.

       Quand il arrive à Auxonne en juin 1788, il a dans ses bagages un fonds documentaire qu’il a rassemblé pour mener à bien sa tâche.

     Durant le premier semestre de 1788, le deuxième séjour en Corse de Bonaparte aura été en effet studieux.   Il a été mis à profit pour faire une ample moisson documentaire consistant en  témoignages et documents écrits, tant manuscrits qu’imprimés.

     De cette collecte de matériaux, conservés dans le Fonds Libri, Masson nous laisse un inventaire détaillé (MASSON  Frédéric, Napoléon dans sa jeunesse, 1769-1793, Paris, Albin Michel, [1922], pp.174-175). Durant ce même séjour, Bonaparte commence aussi à rédiger ses Lettres sur la Corse (Op.cit., p. 201)    

         Les sages conseils de Paoli n’avaient dons pas dissuadé notre lieutenant, déjà trop engagé dans sa tâche d’historien et de défenseur de la Corse pour y surseoir.

    Sans désemparer, écrivant de son séjour d’Auxonne, il s’enquit aussitôt de l’avis du Père Dupuy, son ancien professeur de lettres de Brienne. Le brave ecclésiastique dut tomber de l’armoire quand il reçut l’explosif manuscrit dont il ne put que souligner le caractère véhément, voire dangereux pour son auteur.       

        Ainsi dans sa deuxième lettre, adressée à son élève le 1er août 1789, le bon Père écrit : « Je sais qu’il y a des vérités que l’on peut et même que l’on doit dire ; mais il en est aussi qu’il faut taire ou tout au moins beaucoup adoucir. Dans ce dernier cas je ne cesserai de vous crier : de la discrétion ! De la discrétion ! » (IUNG Th., Bonaparte et son temps, 4ème édition, Tome 1, Paris, Charpentier, 1889, p. 202).

     Après Paoli, le Père Dupuy, réfrénait donc à son tour les ardeurs du fougueux écrivain.

     Un autre problème se posait. La forme adoptée pour son projet d’ouvrage sur la Corse, celle de Lettres sur la Corse imposait de les adresser, pour obtenir quelque chance de succès, à un dédicataire d’importance.

       Les manuscrits des projets de 1789 ne nous sont pas parvenus, mais la correspondance avec le Père Dupuy nous renseigne sur ce dédicataire (MASSON  Frédéric, Napoléon dans sa jeunesse, 1769-1793, Paris, Albin Michel, [1922], pp.201-211). En effet, le Père Dupuy dans une lettre du 15 juillet 1789 adressée à Bonaparte, transcrit « l’exorde » de son correspondant « en entier, mais avec un peu de différence » (Op.cit., p. 204).

        Bonaparte ne s’y exprime pas on son nom propre, mais dans le rôle d’un vieillard « n’espérant plus dans l’avenir qui l’a si souvent trompé […] étendu dans [son] lit et déjà environné par les horreurs de la mort […] vieillard qui pendant quatre-vingts ans d’une vie orageuse, travailla toujours pour le salut de cette trop abandonnée patrie [N.D.L.R. la Corse] » (Op.cit., pp. 204-205).

      Inconnu, Bonaparte ne perdait rien à publier anonymement, même sous les traits d’un vieillard imaginaire. Quant à son dédicataire, s’il ne le nomme pas, il précise clairement son profil : « Instruit de nos continuelles disgrâces, vous en serez sans doute vivement touché [N.D.L.R. : des malheurs des Corses] monsieur, vous […] placé auprès du trône […] vous qui dans le silence avez médité le droit des humains ; l’espoir que le philosophe a conçu à votre réhabilitation dans le ministère ; la joie que le Français fait éclater depuis cet heureux moment me donne cette assurance » (Op.cit., p. 205).. C’est clair le dédicataire n’était autre que Necker rappelé, après une longue éclipse, au ministère en août 1788 sous la pression de l’opinion publique.

        Mais un an après son rétablissement, l’aura de Necker sera ébranlée par les évènements révolutionnaires jusqu’à sa démission en septembre 1790. Et Bonaparte, dès l’été 1789, pressentant sans doute cette chute se tournera vers l’abbé Raynal (1713-1796) que lui avait recommandé Paoli.

       Grand succès de librairie en son temps, plus philosophe que chaste et dévot, l’abbé Raynal,  un temps oublié, est redécouvert aujourd’hui, en particulier sur le continent américain.

      L’Histoire philosophique des deux Indes, son œuvre majeure, dans laquelle il emprunte beaucoup, connut un grand succès d’édition. C’est une description encyclopédique  des relations commerciales de l’Europe avec le reste du monde, et l’on pourrait dire très schématiquement que c’est un ouvrage, antiesclavagiste, anticolonialiste et altermondialiste avant l’heure. Les retentissements ultérieurs de cette publication contraignirent Raynal à l’exil de 1782 à 1787.

      Bonaparte connaissait l’Histoire des deux Indes, et l’avait étudiée. Il en a rédigé des notes de lecture, et, si l’on en croit M.B. Lunet,  le Haïtien Toussaint Louverture, futur prisonnier de Napoléon au Fort de Joux, l’avait lu aussi !

     Lunet écrit à ce propos : « Quelques années après le jour où Raynal écrivit ces lignes, il se trouva un homme que dévorait dans l’amertume de son âme, l’humiliation de l’esclavage. Cet homme, brûlant d’un feu concentré, avait appris à lire à quarante ans. L’Histoire philosophique tomba entre ses mains ; Dieu sait l’impression qu’elle fit sur lui : quelque temps après cet esclave appelait Raynal son prophète, et faisait, à la tête de ses compagnons d’infortune  éprouver des revers aux plus braves généraux de Napoléon ; car on voit bien que c’est de Toussaint Louverture qu’il est ici question » (LUNET M.B., Biographie de l’abbé Raynal (Guillaume-Thomas), Rodez, 1866, p. 18)

      Parti d’Auxonne pour son congé en septembre 1789, Bonaparte rencontrera l’abbé Raynal à Marseille, avant de s’embarquer pour la Corse. Chuquet, biographe autorisé de Napoléon Bonaparte rapporte le fait en ces termes : « L’abbé Raynal excitait Bonaparte à produire une histoire de la Corse. Lorsque l’officier d’artillerie vint en 1789 s’embarquer à Marseille il rendit visite à Raynal pour […] l’entretenir de l’ouvrage qu’il projetait de publier (CHUQUET Arthur, La jeunesse de Napoléon, tome 2, Paris A. Colin, 1898, p. 52).

      Mettant à profit son séjour en Corse, Bonaparte y acheva la rédaction de ses Lettres, il en confia la mise au net à son frère Lucien qui devait avoir une écriture plus lisible. Dans ses Mémoires, Lucien rapportera le fait : « Napoléon, dans un de ses congés à Ajaccio (c’était, je crois, en 1790) avait composé une histoire des révolutions de la Corse, dont j’écrivis deux copies et dont je regrette bien la perte : un de ces manuscrits fut adressé à l’abbé Raynal, que mon frère avait connu à son passage à Marseille » (Mémoires de Lucien Bonaparte écrits par lui-même, Paris, Gosselin, 1836, tome I p. 92).

     En fait le  manuscrit ne fut jamais perdu, car il était dans le carton du cardinal Fesch, et fut retrouvé dans le Fonds Libri.

BONAPARTE À AUXONNE ou le Promeneur Solitaire Corse (4) - du 06 septembre 2017

    La peine que prit le jeune Lucien ne fut donc pas inutile !

Bonaparte à Auxonne, PSC n°9  Petit scribe corse

Bonaparte à Auxonne, PSC n°9 Petit scribe corse

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 novembre 2017 (J+3252 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Feuilleton 7

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Feuilleton 7
9 novembre 2017 4 09 /11 /novembre /2017 07:54

KIOSQUE DE CHARMOY-CITY : LE CONCERT QUI N’EN FINIT PAS - du 09 novembre 2017 (J+3249 après le vote négatif fondateur)

     Plus d’un mélomane sera déçu à la lecture de notre article. De kiosque, il y sera bien question, mais de musique, à vrai dire, assez peu.

       Mais comme on a fait dire à Jean-Paul Sartre : « Il ne faut pas désespérer Billancourt ». Nous renvoyons donc les mélomanes au Bien Public qui rendait compte hier du concert de l’orchestre de Boulogne-Billancourt en notre salle événementielle.

      Venons-en à notre sujet du jour. Notre blog s’est déjà fait l’écho, à deux reprises, d’un article en ligne intitulé « Auxonne... enquête dans la capitale du Val de Saône ! ».

       Sur le mode thématique, évoquant successivement le raisin et l’oignon, deux fruits de la terre dont l’union culinaire agrémente si superbement le couscous tfaya marocain, nous en avions donné quelques aperçus.

CHARMOY-CITY : SPLENDEURS ET MISÈRES DE L’OIGNON - du 05 novembre 2017 

     Délaissant  le rayon fruits et légumes, nous passerons aujourd’hui à un genre plus austère, le genre biographique. J’entends déjà le tollé : « Mais le genre biographique, ce n’est pas de la musique » ! À cela je réponds : « Et la  Symphonie Héroïque du grand Ludwig, alors ? Qu’en faites-vous ? »

       Toutes proportions gardées, l’« enquête dans la capitale du Val de Saône », nous livre ainsi un court échantillon de ce qui pourrait constituer ‒ pour reprendre le titre d’un ouvrage de Claude-Nicolas Amanton, avocat et érudit local qui fut maire d’Auxonne de 1805 à 1813 ‒ un paragraphe d’une « Nouvelle Galerie auxonnaise ». On apprend ainsi  très laconiquement que :

      « Raoul Langlois, originaire de la Somme, arrivé [à Auxonne] en 1979, [a été élu] au conseil municipal dès 1983, 1er adjoint pendant 12 ans, maire de la commune depuis 2008… »

   Voilà en somme qui est concis, et nettement plus bref que la biographie autorisée du Comité de soutien de Monsieur Langlois aux élections cantonales de 2011, époustouflante hagiographie, lue solennellement par Monsieur Bourdon en présence de Monsieur Sauvadet.  

GOLIATH  ENCENSÉ – du 17 mars 2011

     Malheureusement, à la fin des comptes, le brillant exercice ne devait pas produire l’effet escompté !

ÉPISODE N° 17 : SANS FAUX-COL - du 27 mars 2013

    Mais quittons cet épisode tragique de l’Histoire, véritable chute d’Icare cantonale, pour revenir à notre « enquête dans la capitale du Val de Saône ».

      Avouons quand même qu’être au jour d’aujourd’hui « au conseil municipal depuis 1983 », voilà qui n’est pas banal, et qui ne nous rajeunit pas ! Comme dit la chanson : « Aïe, aïe, aïe, ça fait déjà un fameux bail ! »

https://www.youtube.com/watch?v=dcVcwwo8QFE

      À preuve, des 116 candidats des 4 listes de 1983 (HUGON Jean, ROCHET Jean, TACHIN Yves, VASQUEZ Michel), Monsieur Langlois reste le seul encore en place au conseil à ce jour. Nous sommes, en quelque sorte, en présence d’une butte témoin édilitaire, monolithe solitaire dressé dans le paysage politique local...

       34 ans au conseil, c’est un fait plutôt rare dans les annales. Belle longévité politique municipale dont plus d’un aimerait connaître le secret ! Le problème est que le détenteur du mirobolant secret est réputé très « discret ».

CHARMOY-CITY : UN LABEL À NE PAS OUBLIER - du 25 mars 2017

     Discret et prudent à en croire Le Bien Public  du 12 octobre dernier qui titrait à son propos : « Promesses prudentes pour un maire …prudent ». Cette prudence n’est d’ailleurs peut-être pas étrangère à sa  stupéfiante longévité politique municipale. On ne s’en étonnera donc  pas !

     Comme nous l’avons déjà noté précédemment, ce « maire prudent » déclarait pourtant très imprudemment, et dans le même article: « Pour l’heure je ne me pose pas la question de ma succession ». Citation mise en légende de son portrait. C’est un peu comme Nicolas Hulot avec les centrales nucléaires…

     Par bonheur, dans le corps de l’article, notre premier édile se rattrape en se montrant beaucoup moins désinvolte : « Vous me demandez si j’ai l’intention de mettre le pied à l’étrier à une personne en particulier ? Je vous réponds non. Elle pourrait vouloir prendre ma place avant que je ne la lui cède (rires)… »

     Moralité, 34 ans de pratique dans le sérail municipal, ça finit par rendre soupçonneux, fût-on  le meilleur des hommes!

    Claudi a fouillé dans les papiers jaunis qu’on garde dans les tiroirs, ceux qui feront l’Histoire !

     Et aussi dans ceux qu’on ramasse « sous la houlette » le dimanche autour de l’église pour nettoyer la nature et en faire des kilos dans l’info !

CHARMOY-CITY : À NOUS LE PÉRISCOLAIRE DU DIMANCHE !  - du 05 octobre 2017

      Et de tous ces papiers jeunes et vieux, la petite musique de l’inspiration lui est venue à l’ombre de notre vénéré kiosque !  Sous lequel il nous présente, en raccourci, un concert qui n’en finit pas ! À quand, grands dieux, la Symphonie des Adieux !

      Déjà que Nicolas Hulot va faire rempiler pour au moins quinze ans les centrales nucléaires En Marche ! Pour le coup, c’est l’obsolescence déprogrammée !

BONNES VACANCES AU SAHARA, MONSIEUR HULOT ! - du 21 mai 2017

Kiosque de charmoy-City, un concert qui n'en finit pas

Kiosque de charmoy-City, un concert qui n'en finit pas

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 9 novembre 2017 (J+3249 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
7 novembre 2017 2 07 /11 /novembre /2017 06:45

CHARMOY-CITY : QUAND MARIANNE RENCONTRE FEYDEAU - du 07 novembre 2017 (J+3247 après le vote négatif fondateur)

    Samedi dernier, dans la salle de l’ex-tribunal de commerce, où trône encore un buste de Marianne intéressant par son style suranné IIIème République, un public nombreux et enthousiaste n’a pas boudé son plaisir lors de la soirée organisée par le groupe théâtral « Caramel et chocolat ».

      « Caramel et chocolat » recevait en invitée la troupe « Flamboyance Scène » pour le gros morceau de la  soirée : une interprétation de la célèbre pièce de Georges Feydeau Mais n’te promène donc pas toute nue.

      Sous le même patronage de Georges Feydeau, « Caramel et chocolat »  lançait aussi, à cette occasion et en lever de rideau, la troupe nouvellement créée « la Fabricole » dans une interprétation des Fiancés en herbe, œuvre de jeunesse du dramaturge. (voir l'article en ligne du Bien public d'hier :"AUXONNE Première scène pour La Fabricole")

      Ce parcours sans entracte et très bien mené conduisait le spectateur du monde ingénu et poétique de l’enfance, en butte au carcan scolaire, jusqu’à à la trivialité prétentieuse des bons élèves devenus, l’âge aidant, notabilités bourgeoises.

       Un programme, pour tout dire décoiffant et plein d’insolence, entre tableau noir et séances de la chambre parlementaire ou… conjugale.

     En transition entre les deux œuvres de Feydeau, le groupe  « Caramel et chocolat » reprenait au bond et à sa manière la célèbre fable de La Fontaine Le Corbeau et le renard, argument des Fiancés en herbe, enchaînait avec La Cigale et la Fourmi  puis nous donnait avec talent et en musique deux célébrissimes poèmes « scolaires » de Prévert : En sortant de l’école et Page d’écriture.

     Un quart de siècle sépare les deux œuvres de Feydeau. Georges Feydeau a vingt-quatre ans, lorsqu’en 1886, il écrit Fiancés en herbe, mais c’est aux portes de la cinquantaine, en 1911, qu’il écrit sa féroce comédie de mœurs en un acte  Mais n’te promène donc pas toute nue.

      Fiancés en herbe nous laisse à penser que Feydeau fut sans doute un élève rebelle. Il est évident que le discours de l’enfant devenu auteur a conservé toute la fraîcheur et l’impertinence des questions et des réflexions enfantines.

Dans notre temps agité de questions sur la famille et la filiation, Feydeau nous parle encore !

« RENÉ : […] Si tu épousais ton papa, tu deviendrais la maman de ton petit frère...

HENRIETTE : C’est vrai pourtant... et je deviendrais ma maman aussi à moi ! Puisque je serais la femme de papa... et que je suis sa fille !

RENÉ : Il n’y aurait plus moyen de s’y reconnaître !

HENRIETTE : Non, mais me vois-tu ma maman à moi ! Ce que je me gâterais ! »

       Mais n’te promène donc pas toute nue ne pose plus de telles questions. Comme le titre l’indique, le député Ventroux et son épouse Clarisse se querellent en permanence à propos de décence. La vêture légère adoptée régulièrement par Clarisse irrite le parlementaire pour des motifs de décence affichée :

CLARISSE : Oh ! qui veux-tu qui regarde ?

VENTROUX : Qui ? (Indiquant la fenêtre du geste.) Mais Clemenceau, ma chère amie !... Clémenceau, qui demeure en face !... et qui est tout le temps à sa fenêtre !

CLARISSE : Bah ! il en a vu bien d’autres, Clemenceau !

VENTROUX : C’est possible !... C’est possible, qu’il en ait vu d’autres, mais j’aime autant qu’il ne voie pas celle-là. Ah ! ben, je serais propre ! […]  Tu ne connais pas Clémenceau ! C’est notre premier comique, à nous !... Il a un esprit gavroche ! Il est terrible ! Qu’il fasse un mot sur moi, qu’il me colle un sobriquet, il peut me couler !

   En matière de décence, Clarisse a sa conception bien à elle et qui n’a pas pris une ride si l’on en croit l’actualité :

« Je ne te connaissais pas ; et, crac, du jour au lendemain, parce qu’il y avait un gros monsieur en ceinture tricolore devant qui on avait dit "oui", c’était admis ! Tu me voyais toute nue. Eh ben ! Ça, c’est indécent. »

       On ne s’étonnera donc pas que ce soit précisément au théâtre Fémina  que la pièce fut représentée  pour la première fois le 25 novembre 1911.

     Brochant sur ce colloque domestique à propos de la décence, le monde politique s’introduit chez le député  Ventroux en la personne de Monsieur Hochepaix, maire de Moussillon-les-Indrets venu « trouver amicalement son député pour lui soumettre un desideratum de ses administrés et le prier de s’y intéresser auprès du ministre compétent »

       Après bien des péripéties, liées encore une fois au déshabillé de Madame et mettant encore en avant moult considérations d’ordre corporel, Hochepaix finit par présenter sa requête d’ordre ferroviaire : «  Eh bien, voilà ! c’est à propos de l’express de Paris, n’est-ce pas ? qui s’arrête à Morinville et qui brûle Moussillon-les-Indrets... qui est un centre au moins aussi important ».

   Là encore le sujet ne manque pas pour nous d’actualité !

CHARMOY-CITY : LES POTS CASSÉS DE LA HALTE DE VILLERS- du 24 octobre 2017

         Sur un mode plus anecdotique et plus personnel, nous retiendrons cet échange entre le maire Hochepaix et le député Ventroux.

     Ventroux vient de déplorer l’attitude, pour le moins discourtoise, de Hochepaix à son égard lors des dernières élections…. Et voilà la suite

HOCHEPAIX (vivement en étendant les mains comme pour enserrer celles de Ventroux) : Ça n’enlève rien à l’estime, croyez-le bien !

VENTROUX : Ah ! Très touché !

    En résumé, une bonne soirée pour un spectacle bien mené, roboratif, récréatif, sans complexes et stimulant la réflexion.

CHARMOY-CITY : POUR EN FINIR AVEC LE PSC - du 26 octobre 2017

Charmoy-City, quand Marianne rencontre Feydeau

Charmoy-City, quand Marianne rencontre Feydeau

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 07 novembre 2017 (J+3247 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Culture

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Culture
5 novembre 2017 7 05 /11 /novembre /2017 08:47

CHARMOY-CITY : SPLENDEURS ET MISÈRES DE L’OIGNON - du 05 novembre 2017 (J+3245 après le vote négatif fondateur)

        Dans un précédent article, nous avions évoqué la Vierge au raisin, merveille de la statuaire médiévale bourguignonne

CHARMOY-CITY : ON A DES MERVEILLES À VOUS MONTRER - du 02 novembre 2017

        Notre propos nous avait été inspiré par un article de  Brigitte BACHELEY intitulé « Auxonne... enquête dans la capitale du Val de Saône ! » et récemment diffusé dans « L’Écho des communes » consultable en ligne.

http://www.echodescommunes.fr/coeur_36_auxonne-enquete-dans-la-capitale-du-val-de-saone.html

      Après cette mise en perspective de nos richesses sous le signe du raisin nous avions annoncé une suite, cette fois sous le signe de l’oignon.

      Pourquoi l’oignon ?

       Voyons ! Comment osez-vous poser une  question aussi incongrue en nos terres saônoises et auxonnoises ?   

       De l’oignon, il en est pourtant question d’entrée, dans le chapeau de l’article promotionnel cité qui déclare : « Ne soupirez pas non plus contre l’odeur de l’oignon dans toute la cité : c’est fini »

      Plus loin, dans le corps de l’article, on peut encore lire :

    « Les agriculteurs, les maraîchers : c’est fini. La déshydratation de l’oignon aussi, même si la 33ème  fête de l’Oignon s’est déroulée à Pluvet, près de Genlis. »

      Cette déclaration appelle cependant une question de notre part :

L’oignon, une production en voie de disparition ?

      Et les producteurs avec… si l’on en croit, du moins, ce constat sans appel : « Les agriculteurs, les maraîchers : c’est fini ».

       Avec le déclin du commerce traditionnel de centre-bourg, avec la désertification médicale, devrons-nous donc connaître aussi la désertification agricole !

       Dans les rues du bourg de « 1500 âmes », pour reprendre le propos du groupe de la majorité « Auxonne-Passionnément » dans Inf’Auxonne N° 58 d’octobre 2017, plus un chat, et dans les champs du bourg de « 1500 âmes », bientôt plus une âme de tracteur qui vive ! Trouver  un toubib, un oignon ou un poireau, deviendra pour le coup un sacré boulot !

       Réjouissante cette enquête, qui semble aller vite en besogne et confondre allègrement humus et inhumation !

   « Les agriculteurs, les maraîchers : c’est fini. » Pour une bonne nouvelle, en voilà une bonne nouvelle en primeurs !

     Et les horticulteurs aussi sans doute ! Notre horticulture locale devrait-elle donc se réduire bientôt à la seule culture sous hangar des fleurs en papier pour le Carnaval ! Adieu Saint Fiacre, donc, et bonjour Saint Crépon !

     Il est vrai que dans son Edito d’Inf’Auxonne N° 55, notre maire tirait déjà un trait moderniste sur un passé maraîcher révolu : « On peut le regretter et pleurer sur le passé, il ne reviendra pas. Nos vingt ans nous ont quittés ! Les marchés aux asperges et aux choux-fleurs sont magnifiques sur les cartes postales du siècle précédent. Qui envisagerait de les retrouver aujourd’hui ? »

CHARMOY-CITY : LES VIEUX MARCHÉS, C’EST DU PASSÉ, MAIS L’OIGNON FAIT ENCORE PLEURER - du 26 janvier 2017

      Et pourtant, jusqu’à ce jour, le très symbolique oignon semblait avoir été épargné.

     De façon très inspirée, le bulbe fétiche, avait même été célébré lors de l’inauguration de la LGV en 2011 !

        Ne manquez pas, à ce propos de découvrir un trésor de petite vidéo d’une cérémonie dans laquelle notre maire se met en quatre pour la promotion de l’oignon. http://www.dailymotion.com/video/xhwfkq_visite-de-francois-fillon_news

    Touchant ! Et ô combien  touchante aussi cette gentille brochette, non pas d’oignons, mais d’adjoint(e)s tout sourire ! Pas vrai ?

       Notre Jocelyne est en première ligne ! Tiens, mais où est-elle donc passée à présent Jocelyne, la sémillante Jocelyne qui en pinçait tant pour son hyper ?

       Après avoir eu son cher hyper, la voilà qui s’en est allée faire ses courses ailleurs, elle qui pourtant semblait tellement décidée à lutter contre l’ « évasion commerciale » ! Vraiment impayable cette Jocelyne !

     Non, pas Jocelyne Combépine grand-père ! Il est vrai qu’elle est ainsi dénommée dans la très solennelle et très officielle délibération 255-2008 fondatrice du Charmoy qui s’embrouille aussi quelque peu dans les formulations autour de la fameuse « dominante alimentaire » !

Pour en revenir à nos oignons et à la cérémonie d’inauguration de la LGV en 2011, rappelons qu’à la fin du speech, Nathalie Kosciusko-Morizet, se voyait  fort galamment chargée, telle une bourouette, d’un sac d’oignons !

       On devra donc à notre équipe municipale, entre mille autres bienfaits, d’avoir été l’instigatrice d’une performance inédite autant qu’incongrue : faire de la distinguée et gracile NKM, la bulbeuse ministre aux oignons ! Ça, il fallait y penser ! Pas vrai Jean-Paul !

     NKM racontera sans doute sa mésaventure dans ses mémoires ! En attendant, pardon pour eux, Madame la ministre !

         Faut-il en conclure que dans le but louable d’enrichir la galerie de nos trésors culturels locaux, nos éclectiques édiles souhaitaient voir figurer auprès de la médiévale Vierge au Raisin, une très moderne Ministre aux Oignons !

         Par bonheur la performance a été immortalisée pour la postérité et dans la pellicule par un imposant artiste local, ami de notre premier édile, dont par ailleurs il a tiré maintes fois l’avantageux portrait !

         Depuis, hélas, cet impérial Nadar, photographe aux Armées et grand reporter de guère nous a quittés pour…. La Coquille, séjour tout désigné pour un éminent journaleux !

    À défaut d’une présence tangible, les nostalgiques du personnage apprécieront, à n’en pas douter, cette héroïque réminiscence tirée de nos meilleures archives !

UN HÉROS DERRIÈRE L’OBJECTIF- du 08 MARS 2016

Charmoy-City, Splendeurs et misères de l'oignon

Charmoy-City, Splendeurs et misères de l'oignon

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 05 novembre 2017 (J+3245 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 06:33

CHARMOY-CITY : ON A DES MERVEILLES À VOUS MONTRER - du 02 novembre 2017 (J+3242 après le vote négatif fondateur)

       Nous avions rendu compte récemment de la publication d’Inf’Auxonne N° 58 d’octobre 2017.

       Dans la « tribune libre » du magazine,  le groupe de la majorité « Auxonne-Passionnément » soulignait « à quel point notre ville avait un déficit d’image ».

CHARMOY-CITY : DÉSERT MÉDICAL OU DÉSERT DE L’INFORMATION ? - du 18 octobre 2017

     Ce « déficit d’image », il semblerait pourtant que nos édiles aient résolument décidé d’y remédier.

      À preuve, cette enquête très récemment parue dans « L’Écho des communes », publication en ligne à visée promotionnelle et intitulée : « Auxonne... enquête dans la capitale du Val de Saône ! »

http://www.echodescommunes.fr/coeur_36_auxonne-enquete-dans-la-capitale-du-val-de-saone.html

       Sous la conduite de deux guides ès-qualités, notre premier édile et son adjointe à l’urbanisme, le lecteur pourra y découvrir un tour d’horizon commenté et illustré de notre cité, restitué et mis en forme d’article sous la plume alerte de Brigitte BACHELEY.

       Il n’est pas dans notre intention de commenter par le menu toutes les informations données par nos élus. Les lecteurs avides de détails se reporteront donc à l’original.

       Notre blog se devait pourtant de ne pas ignorer l’évènement éditorial, c’est pourquoi sa rédaction a décidé d’en donner une recension succincte, mais originale, à ses fidèles lecteurs.

     Cette recension consistera, pour commencer, en un ensemble de deux commentaires thématiques centrés respectivement, l’un sur l’oignon, l’autre sur   le raisin, deux fruits de la terre découverts au fil de notre lecture de l’ « enquête ».     

       Notre papier du jour est consacré au raisin, un suivant devrait l’être prochainement à l’oignon.     

       Si nous parlons aujourd’hui de raisin, c’est d’abord parce qu’en Bourgogne le thème de la vigne et du vin est incontournable.

      Certes, hormis quelques treilles, la vigne se montre rarement chez nous, mais le raisin n’est pas pour autant absent de nos richesses culturelles locales. À preuve, il donne son nom à un chef-d’œuvre de la statuaire  que l’on peut découvrir dans notre église. Ce que l’article de Brigitte BACHELEY ne manque pas, fort opportunément, de nous signaler en ces termes :

     « À l’intérieur de l’édifice, la fameuse « Vierge au Raisin », plus connue et plus demandée à l’étranger par les musées et déjà partie s’exposer à Houston aux USA. C’est l’une des rares sculptures, où l’enfant regarde en haut et non pas sa mère, tenant une grappe de raisin et évoquant ainsi le symbole de l’Eucharistie. Une merveille. L’une des plus belles statues de Vierge de l’École Bourguignonne, attribuée au sculpteur Claus de Werve, datant du milieu du XV e siècle. »

      Si vous ne la connaissez pas encore, vous ne manquerez pas de la découvrir. Et si par hasard vous ne la trouviez pas, Monsieur le Maire ne manquera pas de vous l’indiquer !

     Claudi vous en fait la preuve à partir de l’une des illustrations de l’article « Auxonne... enquête dans la capitale du Val de Saône ! », dont il donne par ailleurs un pendant inattendu !

    Vous êtes un amateur d’art médiéval, alors, répondant au geste indicateur de notre premier édile, vous viendrez admirer la Vierge au Raisin.

    Vous ne comprenez pas le geste déplacé que cet iconoclaste de Claudi impute au Petit Jésus et vous en restez quelque peu choqué.

     Alors c’est que vous n’êtes pas un lecteur habituel de l’historien médiéviste Michel Pastoureau, auteur du Petit livre des couleurs et de L’étoffe du diable !

Charmoy-City, la vierge au raisin et autres merveilles

Charmoy-City, la vierge au raisin et autres merveilles

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 02 novembre 2017 (J+3242 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
30 octobre 2017 1 30 /10 /octobre /2017 07:01

CHARMOY-CITY : « FOIRE D’EN BAS » ET « FOIRE D’EN HAUT » - du 30 octobre 2017 (J+3239 après le vote négatif fondateur)

 

« Salut bois couronnés d’un reste de verdure

Feuillages jaunissants sur le gazon épars

Salut derniers beaux jours, le deuil de la Nature

Convient à ma douleur et plaît à mon regard »     A. de Lamartine

      

    La « foire d’en bas », c’est la Grande Foire traditionnelle du dernier lundi d’octobre qui va se tenir aujourd’hui. Une survivance d’antan qui, avouons-le, n’est plus que l’ombre d’elle-même. Comme disent les vieux : « Lai fouaire d’aujd’eû, çâ peu lai fouaire du temps ! »

      On la retrouve quand même tous les ans, comme une vieille parente que l’on va visiter. Et à qui l’on dit gentiment qu’elle a encore rajeuni.

          Quand le temps est beau, beaucoup de badauds se bagu’naudent, on revoit plein de têtes connues et si l’on n’a pas grand-chose à se dire, la phrase d’usage s’impose : « Beaucoup de badauds, pas beaucoup d’acheteurs ! »

   Eh ! Oui ! Le passé revient comme les vieilles douleurs avec les brumes d’automne. Comme les chrysanthèmes au cimetière !

      Notre premier édile, moderniste de première bourre, déclarait pourtant, dans son Edito d’Inf’Auxonne N° 55 : « On peut le regretter et pleurer sur le passé, il ne reviendra pas. Nos vingt ans nous ont quittés ! Les marchés aux asperges et aux choux-fleurs sont magnifiques sur les cartes postales du siècle précédent. Qui envisagerait de les retrouver aujourd’hui ? ». Ce qui n’empêche que l’on peut parier que l’on retrouvera bientôt notre moderniste en photo sur la foire entre les marrons chauds et notre député !

CHARMOY-CITY : L’IMAGE DES VIEUX MARCHÉS, UNE PERMANENCE… - du 28 juin 2017

     Une nouveauté pourtant cette année : notre moderniste a fait d’une pierre deux coups. Le 30 octobre il déambulera dans les rues du centre-bourg toujours en voie de revitalisation, entre badauds et camelots de la « foire d’en bas ».

     Et dans le même temps, selon les termes de son arrêté N° 127-2017 du 25 octobre dernier s’ouvrira en avant-première une nouvelle tranche de la  « foire d’en-haut », l’hypermarché choyé de notre maire « discret »

     La diligence avec laquelle notre premier magistrat a répondu à la sollicitation du directeur de l’hypermarché est proprement époustouflante.  Demande du 24 octobre, arrêté du 25 octobre ! Raoul tire plus vite que son ombre. La vitesse de la lumière ! Pour le coup, on ne risque pas de chanter : « Meunier tu dors ! ».

https://www.youtube.com/watch?v=Pc5sKezQi0I

      Dans l’échelle de valeurs (non, grand-père, pas l’échelle de meunier !) de notre édile, les demandes de Monsieur le Directeur méritent sans doute plus d’égards que celles d’une quelconque « responsable de musée » ou d’un quelconque autre citoyen !

CHARMOY-CITY : POUR EN FINIR AVEC LE PSC - du 26 octobre 2017

      En inaugurant aujourd’hui la « foire d’en bas », soyons-en sûrs, notre premier édile aura au cœur (de bourg) une pensée « discrète » pour sa foire préférée, la foire qui monte, la  « foire d’en-haut » !   

L’HYPER-CADEAU DU PÈRE NOËL - du 24 décembre 2016

     Mais au fait, quand on y regarde d’un peu plus près, dans le diligent arrêté, où est passé l’article 3 ? Relisez bien, on passe directement de l’article 2 à  l’article 4 !

     Cet article 3 aurait-il disparu dans la précipitation et le feu de l’action ? Et s’il n’était momentanément plus disponible en rayon ? Du coup, on va être bon pour une nouvelle extension !

     Tout ça, c’est bon pour la revitalisation !

     Pour la revitalisation, à vrai dire, plus que l’article 3, ce serait plutôt l’article 22. 22 comme 22 rue Thiers la boutique éphémère qui n’ouvre guère, au loyer pourtant permanent !

    Aujourd’hui, Claudi va se payer une bonne gratinée au Café du Commerce. Le service y est paraît-il très discret et empressé ! On vous y sert une maîtrise foncière du chef qui n’est pas de la p’tite bière, des préemptions maison, et des arrêtés express comme le café !

    Claudi se régale d’avance et se lèche déjà les babines ! Une bonne gratinée, ça roule et une boulette de hérisson de La Houlette sur le bout du pouce, ça cale !

ALBUM  - Et si on nettoyait la nature ?

Charmoy-City, la nouvelle gratinée de la Foire

Charmoy-City, la nouvelle gratinée de la Foire

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 30 octobre 2017 (J+3239 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Analyses et réflexions

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions
28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 07:58

BONAPARTE À AUXONNE ou le Promeneur Solitaire Corse (8) - du 28 octobre 2017 (J+3237 après le vote négatif fondateur)

      

    Notre précédent article avait évoqué ce que nous pourrions qualifier de dernier acte d’une assez pitoyable farce.

    CHARMOY-CITY : POUR EN FINIR AVEC LE PSC - du 26 octobre 2017

       Nous saluons ici le site facebook du groupe Auxonne territoire d’avenir d’avoir relayé très opportunément notre nécessaire intervention ! Nous reproduisons ici son propos :

     « Conseil du 27 septembre : intervention de M. l’adjoint à la Culture sur le PSC du musée.

     Juste avant la distribution de l’Inf’Auxonne n° 58, lors de ce conseil, l’adjoint à la culture a fait une intervention relative à l’historique et la chronologie des faits du fameux PSC du musée, et ce, probablement en raison de notre article.

Voir page 36

http://www.auxonne.fr/rapports-du-conseil      

Depuis, le site éponyme CHANTECLER a publié un document [N.D.L.R. : CHARMOY-CITY : POUR EN FINIR AVEC LE PSC - du 26 octobre 2017] apportant de nouveaux éclairages sur les explications de M. l'adjoint ! »

     Passons à présent  aux choses sérieuses et retrouvons le 8ème épisode de notre feuilleton BONAPARTE À AUXONNE ou le Promeneur Solitaire Corse qui en comptera encore bien d’autres !

      Tout au long des jeunes années de Bonaparte, un sentiment perdurera : son attachement profond à la Corse. Il a passé sa tendre enfance à Ajaccio de sa naissance le 15 août 1769 à son entrée au Collège d’Autun le 1er janvier 1779.

      Suivent alors huit longues années de pré-adolescence et d’adolescence vécues sur le continent, dans les écoles militaires, d’Autun à Paris en passant par Brienne, et pour finir au régiment de La Fère à Valence et Auxonne.

      Ce n’est finalement qu’à l’âge de dix-sept ans que Bonaparte retrouvera son île et sa famille lors d’un premier séjour en Corse de septembre 1786 à septembre 1787, comme nous l’avons déjà vu dans un précédent épisode.

BONAPARTE À AUXONNE ou le Promeneur Solitaire Corse (5) - du 17 septembre 2017

    Après l’automne 1787 passé à Paris, il fera un deuxième séjour en Corse avant de s’embarquer pour arriver la première fois à Auxonne fin mai 1788. Nous empruntons nos repères chronologiques à l’ouvrage de Louis Garros, Quel roman  que ma vie ! Itinéraire de Napoléon Bonaparte 1769-1821, Paris, 1947.

      La période auxonnaise (juin 1788 - juin 1791) sera entrecoupée d’un troisième séjour en Corse de septembre 1789 à février 1791, congé prolongé à plusieurs reprises,  dont nous reparlerons plus tard, et qui réduira pratiquement de moitié  le temps de séjour effectif à Auxonne !

     Après avoir quitté définitivement Auxonne, Bonaparte fera encore deux autres séjours en Corse de septembre 1791 à mai 1792,  puis d’octobre 1792 à juin 1793. Ces séjours, le quatrième et le cinquième sont marqués, ainsi que le troisième déjà, par les retentissements dans l’île des évènements politiques révolutionnaires survenus sur le continent.

    À l’issue du cinquième et dernier séjour, Bonaparte, en désaccord avec Paoli, champion historique de l’indépendance, rompra avec les visées indépendantistes corses, et embarquera définitivement pour le continent, avec toute sa famille, à Calvi en juin 1793.

     Mais revenons à Auxonne en août 1789, bien avant cet épilogue de rupture. Des nouvelles parviennent de petites émeutes se produisant un peu partout en Corse, le bruit court que beaucoup de Français s’en vont. Bonaparte a hâte de retrouver sa chère petite patrie dont le passé, le présent et l’avenir le passionnent.

      Dès le 8 août il sollicite « la faveur de jouir immédiatement du semestre d’hiver [N .D.L.R. de congé]». Faveur obtenue, et « congé accordé du 15 septembre 1789 au 15 mars 1790 » (IUNG Th., Bonaparte et son temps, 4ème édition, Tome 1, Paris, Charpentier, 1889,  p. 204-205)

    Ouvertement hostile au gouvernement despotique des Commissaires du Roi qui ne laisse pas leur place aux autochtones, partisan et soutien de Paoli, le lieutenant quittera Auxonne avec l’espoir sans doute de mettre ses talents au service  d’une conciliation hypothétique du destin de ses deux patries.

    Bonaparte s’était d’ailleurs très bien préparé et il était très au fait de l’histoire de la Corse  qu’il étudiait de longue date puisque dès le 29 juillet 1786 il écrit de Valence à « Paul Borde, libraire à Genève » en le priant de lui « envoyer les deux derniers volumes de l’Histoire des Révolutions de Corse, de l’abbé Germanes » (Écrits personnels de Napoléon Bonaparte (choix et présentation de Jean Tulard), Paris, Club Français du Livre, 1969, p. 17)

     Il est vraisemblable de penser que  lors de son séjour à Auxonne, il  ait commencé à mettre en forme les notes de ses recherches documentaires historiques qui devaient, à l’issue de divers remaniements, devenir les Lettres sur la Corse qui nous sont parvenues par les manuscrits (Tulard, Op. cit. pp.149-193 et Frédéric Masson et Guido Biagi, Napoléon manuscrits inédits (1786-1791), Paris, Ollendorf, 1914, pp. 393-445).

   En mai 1789, il semble que le projet soit bien avancé car Bonaparte écrit de Seurre à son frère Joseph : « Je veux, avant de le [mon ouvrage] donner au public, attendre que les premiers mois de l’ouverture des États [généraux] soient passés. Il y a 140 pages d’impression in-12. C’est plus long que je ne l’avais projeté, mais j’y ai fait l’histoire de la Nation qui m’a conduit loin. » (Tulard, Op. cit. pp.147-148).

    Le 12 juin 1789 il écrit d’Auxonne une lettre enflammée au Général Paoli, restée célèbre, qui commence ainsi : « Je naquis quand la patrie [la Corse] périssait. Trente mille Français vomis sur nos côtes, noyant le trône de la liberté dans des flots de sang, tel fut le spectacle odieux qui vint le premier frapper mes regards » (Commandant Maurice BOIS, Napoléon Bonaparte  lieutenant d’artillerie à Auxonne, Paris, Flammarion, 1898, p. 59 et IUNG Th., Bonaparte et son temps, 4ème édition, Tome 1, Paris, Charpentier, 1889,  p. 195)

       Dans cette lettre au ton  antifrançais, pour le moins surprenant de la part d’un officier issu d’un cursus de dix ans au sein des écoles de l’armée française, Bonaparte demande le soutien de Paoli pour son projet de publication en ces termes : « Si vous daignez, général, approuver un travail ou il sera si fort question de nous, les efforts d’un jeune homme que vous vîtes naître […] j’oserai augurer favorablement du succès » (BOIS, Op. cit. p. 61 et IUNG, Op. cit., p. 197).

        Paternellement, Paoli répondit en lui prodiguant les conseils suivants : « Vous êtes trop jeune pour écrire l’histoire […] Préparez-vous lentement à une telle entreprise par de fortes études […] profitez surtout des conseils de l’abbé Raynal » (IUNG, Op. cit., p. 199).

      Notre lieutenant était tenace et l’histoire des Lettres sur la Corse ne s’arrête pas là. Elle se poursuivra encore pendant un demi-siècle !

     Comme il n’est pas évident que nos fidèles lecteurs aient la même opiniâtreté, nous interrompons là cet épisode qui, nous l’espérons, a pu leur donner un échantillon des inclinations du jeune Bonaparte vers son île natale.

      Nous l’y retrouverons dans la suite de notre feuilleton, non sans avoir poursuivi d’abord notre brève histoire des Lettres sur la Corse.

     L’illustration de Claudi nous montre un Bonaparte absorbé dans ses pensées sur la Corse, et qui n’anime pas vraiment les conversations à la table du traiteur Dumont !

Bonaparte à Auxonne, PSC n° 8  Penser à son congé

Bonaparte à Auxonne, PSC n° 8 Penser à son congé

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 octobre 2017 (J+3237 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Feuilleton 7
26 octobre 2017 4 26 /10 /octobre /2017 08:05

CHARMOY-CITY : POUR EN FINIR AVEC LE PSC - du 26 octobre 2017 (J+3235 après le vote négatif fondateur)

     Voilà déjà trois mois, nous étions revenus sur les péripéties du PSC (Projet Scientifique et Culturel) du Musée Bonaparte. À cet effet, nous avions publié une série de  8 articles accompagnés de pièces justificatives. Les lecteurs désireux de consulter ces articles et les pièces justificatives jointes se reporteront à la synthèse ci-dessous où ils trouveront tous les liens d’accès.

ALBUM UN PSC POUR BONAPARTE

       Lors du conseil municipal du 27 septembre dernier, M. LAPOSTOLLE, répondant au « courrier transmis par Mme SPERANZA », devait  évoquer à nouveau le problème.

       Le texte de sa réponse, publié dans le compte rendu de la séance, nous a semblé présenter, outre un manque évident de clarté, un certain nombre  d’imprécisions, voire d’inexactitudes.

     Nous avions déjà souligné le fait dans un premier article.   

BONAPARTE À AUXONNE ou le Promeneur Solitaire Corse (7) - du 07 octobre 2017

    Nous y étions à nouveau revenu pour souligner des incohérences criantes entre une décision du maire  au sujet de la responsable du musée  et les démarches entreprises ultérieurement par son adjoint à la Culture auprès de cette dernière.

CHARMOY-CITY : AVATAR(S) POUR UN MUSÉE (3)  - du 16 octobre 2017

      Pour finir, le 27 septembre dernier, l’adjoint à la Culture se livrait à un exercice rhétorique ‒ depuis publié ‒ à notre sens fort peu convaincant !

         Afin de faciliter la compréhension de ce texte et d’en mettre en lumière certains points, à notre sens assez obscurs, nous en avons établi un commentaire critique détaillé disposé en regard du texte original.

        Ce commentaire, à notre sens  indispensable, nous l’avons fait à notre usage d’abord, et à l’usage de nos lecteurs. Nous invitons aussi le rédacteur  lui-même, et tout autre élu responsable et soucieux de s’informer, à s’y reporter.

PSC, COMMENTAIRE DES  EXPLICATIONS DE M.  LAPOSTOLLE  au

CM DU 27-09-2017

Au fil  de la lecture de ce commentaire, le lecteur pourra, par l’intermédiaire des liens ci-dessous, se reporter aux pièces justificatives qui ne manqueront pas de l’éclairer sur certains points du texte, et de lui permettre ainsi de porter, sur les tenants et aboutissants de cette navrante affaire, un jugement mieux informé.

 

1- LETTRE M.SPERANZA-MAIRE D’AUXONNE 18 NOVEMBRE 2013

2- LETTRE MAIRE D’AUXONNE-M.SPERANZA 10 FÉVRIER 2014

3- LETTRE M.SPERANZA-LAPOSTOLLE 19 MAI 2016

4- LETTRE MAIRE D’AUXONNE-M.SPERANZA 22 JUIN 2016

5- LETTRE M.SPERANZA-LAPOSTOLLE 28 JUIN 2016

6- LETTRE OUVERTE M.SPERANZA-MAIRE D’AUXONNE 25 JUIN 2017

Charmoy-City, le PSC et la statue du Commandeur

Charmoy-City, le PSC et la statue du Commandeur

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 26 octobre 2017 (J+3235 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions