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  • Claude Speranza, Auxonnais
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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 09:17

MARINETTI MONTE EN AVION : ÉPISODE N° 3 - du 20 JUILLET 2015 (J+2406 après le vote négatif fondateur)

À propos de cet épisode et de son commentaire par Soupault, il conviendra de séparer le bon grain de l’ivraie (avec le tarare intellectuel du jugement critique, instrument dépassé mais bien commode, et qui sera plus utile à cet usage qu’abandonné sur un rond-point).

Ce que le facétieux Soupault, dans son gentil couplet, semble attribuer aux aléas de l’aérodynamique en régime turbulent est en réalité un plan de création savamment élaboré par notre maestro qui maîtrise aussi bien les courants aériens que les courants artistiques. Une chose est certaine, notre Marinetti local et international sait nager, dans l’air, comme au sol. Il sait reconnaître au doigt mouillé d’où vient le vent et adopter le courant majoritaire, quitte à changer de cap selon les lois de l’Attirance © panurgique qui le régissent, lui et son prince.

Quant à cette « pâmoison » ironiquement désignée par le facétieux Soupault, c’est en fait la révélation que le maestro reçoit, dans les airs, de son propre talent, révélation qui vient dissiper à point nommé ses doutes térébrants. Dans ce moment de« pâmoison », la pensée émue du maestro s’envole vers sa chère Alcôve d’acier, l’auto-mitrailleuse Ansaldo-Lancia 1ZM N° 74, dans l’habitacle de laquelle il a passé des heures glorieuses en route vers la victoire !

Mais à présent notre précieux héros ne roule plus dans son écrin de blindage, il vole pâmé dans l’azur, et seul le vulgaire sans culture artistique levant le nez et observant le ciel, pourra prendre l’auguste aéronef pour un quelconque satellite placé là-haut, par de puissantes instances haut-rhinoises, haut-saônoises et vosgiennes réunies, pour compter du haut du ciel les flux incessants de « semi-remorques » qui approvisionnent le « fabuleux chantier », objet de la fascination hypnotique du maestro.

Mais quel « fabuleux chantier » ?? Vous ne connaissez pas le « fabuleux chantier » !!! Malheureux/ses ignorant(e)s !!! Allez vite trouver la réponse dans l’extrait du Bien Public du 26 mars 2009 illustrant notre article

LA BONNE BLAGUE DU BLOG - du 22 FÉVRIER 2015

De ce « fabuleux chantier » qui l’excite, comme il excite son prince, qui l’excite et le fait pâmer… et, qui sait, peut-être plus, il n’est certes pas le simple comptable, pas plus que le compteur, il en est le conteur, le chantre, le barde, l’aède ! Il a reçu la mission divine d’être l’ineffable illustrateur du miracle artistico-alimentaire qui, en ce lieu comico-cosmique, advient ! C’est ainsi, ne s’improvise pas artiste qui veut, et les voies du Tramway A sont impénétrables !

 

MARINETTI  MONTE EN AVION : ÉPISODE N° 3 - du 20 JUILLET 2015 (J+2406 après le vote négatif fondateur)
MARINETTI  MONTE EN AVION : ÉPISODE N° 3 - du 20 JUILLET 2015 (J+2406 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 juillet 2015 (J+2406 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Feuilleton 4
18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 08:58

MARINETTI MONTE EN AVION : ÉPISODE N° 2 - du 18 JUILLET 2015 (J+2404 après le vote négatif fondateur)

Après une interruption inopinée liée à l’actualité, nous reprenons notre feuilleton aéropictural « Marinetti monte en avion ». « Marinetti monte en avion », le feuilleton qui n’a pas fini de monter !! Faisons-nous un peu d’auto-promotion que diable, puisque dans ce monde frelaté, l’auto-promotion la plus éhontée est de règle !!

Dans le présent épisode, deuxième de la série, une synergie va s’établir entre l’inspiration futuriste marinettienne et le « joli coin de l’Univers » que l’artiste découvre. Son intellect supérieur mis en émoi, le maestro rêve, projette et conceptualise.

Il imagine, le maestro, entrer bientôt en terrain conquis dans ce « joli coin de l’Univers » aux accents triomphants d’une fanfare militaire inaugurale. Il se voit plastronnant, martial, viril, botté (avec des vraies bottes, pas des bottes de radis !) la poitrine toute constellée de ses nombreuses décorations et fièrement campé dans son Alcôve d’acier, la célèbre auto-mitrailleuse qu’il commanda en 1918, et qui fit le titre d’un de ses romans.

Mais voilà, les temps ont changé, il faut tirer les prix c’est la loi du marché et de la concurrence mon bonhomme ! Et l’on imagine volontiers notre Marinetti d’aujourd’hui, poussé par quelques rares groupies dans un caddie de réforme gentiment concédé par ses mécènes et protecteurs pour le jour de l’inauguration. À ceux-ci, en reconnaissance, n’en doutons pas, il laissera un témoignage immarcescible de l’évènement, accompagné d’un texte laudatif ampoulé et d’une déférence hors d’âge ! Car, à la différence de l’insolent Marinetti d’antan, le Marinetti du jour, thuriféraire zélé et patenté, flatte et flagorne les puissants !

Un conseil ! Par souci d’économie et pour sauver la planète : en matière de texte ampoulé, préférez la basse consommation, la basse consommation du lecteur bien entendu !

Le maestro, le vrai, pas cette doublure pathétique qui sévit actuellement sur la toile éructant et perdant ses nerfs, indice évident que des traits bien ajustés ont fait mouche contre sa baudruche-encensoir auto-gonflable ; le maestro, le vrai, disais-je, rêve déjà de tout cela…

Il rêve, les pieds dans les glaïeuls (pas dans les radis !). Alors, advient le miracle, le « joli coin de l’Univers » et les hyper-projets futuristes extrêmement originaux et discrets qui s’y concoctent exaltent la puissance créatrice du maître, catalysant la réaction, et décuplant son inspiration en promo.

MARINETTI  MONTE EN AVION : ÉPISODE N° 2 - du 18 JUILLET 2015 (J+2404 après le vote négatif fondateur)
MARINETTI  MONTE EN AVION : ÉPISODE N° 2 - du 18 JUILLET 2015 (J+2404 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 juillet 2015 (J+2404 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Feuilleton 4
17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 08:02

ARROSEUSES MUNICIPALES - du 17 JUILLET 2015 (J+2403 après le vote négatif fondateur)

Marinetti venait à peine de décoller et commençait à vous passionner, j’en suis certain ! Mille excuses ! Nous interrompons son vol et quittons momentanément les airs pour retrouver les eaux.

Le site facebook d’un conseiller municipal d’opposition proche de la zone du Charmoy, au sens géographique, publiait le 12 juillet dernier une série de photos attestant d’un arrosage copieux des fleurs du Rond Point de l’Europe, ainsi que de la chaussée de l’Avenue du Général de Gaulle.

C’est un fait, les ronds points sont choyés, brumisés et bassinés avec amour. On en parle dans le journal. Un article du Bien public du 8 courant, intitulé « Un faucheur installé au rond-point des Casernes », précise : « Une nouvelle scène est en projet pour le rond-point de l’Europe, route de Dole ». Pour l’heure, c’est une scène d’inondation !

Il est vrai que ces charmantes idylles sur canapés de gazon bien arrosé ont un côté rassurant, mais elles ne peuvent nous faire oublier les réalités plus crues de l’actualité. Ne comptons pas sur ces Disneyland kitch et aseptisés pour nous sortir de l’ornière.

Ainsi, notre faucheur est resté impuissant face aux échauffourées de la nuit du 14 au 15 juillet dans notre centre-ville. Le Bien public d’hier 16 juillet relatait les faits dans un article intitulé « Bagarres, outrages et rébellion », conclu par notre premier magistrat qui déclarait à ce propos : « Il s’agit de personnes qui ont bu plus que de raison et qui ont cherché à s’en prendre aux gendarmes. C’est le monde à l’envers ! ». La première phrase reflète sans conteste une bien triste vérité, mais avouons que la seconde « C’est le monde à l’envers ! » pourrait paraître maladroite, telle m’a-t-elle paru du moins, en lecteur assidu du Canard enchaîné que je suis.

La parole est une arme redoutable, nos dirigeants en connaissent un rayon là-dessus (et même parfois un rayon d’hyper), et il arrive que, faisant usage de son arme, l’on se tire un mot dans le pied. Ainsi, de Mac-Mahon, Président de la toute jeune IIIème République, visitant les sinistrés lors d’inondations, l’histoire anecdotique n’aura retenu que cette exclamation : « Que d’eau ! Que d’eau ! »

Et nous voilà revenu au rond point de départ : « Que d’eau ! Que d’eau ! » semble nous dire le facebook d’un conseiller municipal proche de la zone du Charmoy, qui pour le reste a donné sa voix lors d’un vote, apportant de l’eau au moulin juridique du maire qui défend le projet d’hyper contre un riverain (CR sommaire du Conseil du 09/07/2013 pp. 20 et 21).

Rendez vous compte, ce riverain, peut-on imaginer ça ! Voilà un citoyen, qui ose tenter de s’opposer à un projet philanthropique décidé et conduit « en toute transparence !» Décidément : « C’est le monde à l’envers ! » Le renfort opportun d’un opposant contre les manigances de cet inopportun et fort déplaisant « rebelle » est sans doute motivé par le fait que le dossier très écolo du promoteur est « béton » sur les économies d’eau, ainsi que sur la qualité de l’air et la protection des chauves-souris.

CHANTECLER n° 7 – du 09 janvier 2012

« Que d’eau ! Que d’eau ! » Pour couper court à cette exclamation et pour fermer le robinet des critiques aqueuses, nous ne voyons qu’une seule solution : l’adoption rapide, par un comité d’artistes, d’intellectuels et d’ingénieurs agronomes réunis, de notre projet, par nature exempt de robinets, biologique et rustique en diable, projet dont nous republions aujourd’hui la maquette précédemment parue.

Mue par l’énergie des fanes de radis de la Ferme ©, cette centrale androïde tripolaire à fort potentiel esthétique et à haut rendement de Carnot, produira gratuitement, par captation de l’humidité atmosphérique ambiante, l’élément aqueux (à queue de radis de la Ferme ©, bien entendu !) nécessaire aux massifs, et qui plus est, opportunément dosé en NPK.

LES RADIS DE LA COMMÈRE - du 05 JUILLET 2015

ARROSEUSES MUNICIPALES - du 17 JUILLET 2015 (J+2403 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 17 juillet 2015 (J+2403 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Brèves
16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 08:45

MARINETTI MONTE EN AVION : ÉPISODE N° 1 - du 16 JUILLET 2015 (J+2402 après le vote négatif fondateur)

Rappelons que ce film-feuilleton « Marinetti monte en avion » nous a été inspiré par la « Petite chanson aéropicturale et futuriste » de Ralph Soupault, publiée dans Comoedia en 1931 au sujet du Manifeste de l’Aéropeinture futuriste.

Claudi a adapté et mis en couleur les dessins de Soupault et nous avons parfois réécrits certains vers de sa chanson, lorsqu’ils nous ont semblé bancals ou dissonants. Car nous tenons à ce que chacun et chacune puisse chanter cette chanson dont l’air est bien connu. Et qu’elle devienne le tube de l’été !!

Chacun pourra d’ailleurs prendre la liberté de rajeunir la chanson en remplaçant les 4 syllabes du génial Marinetti par 4 autres syllabes désignant un personnage à sa convenance.

Chaque épisode, comme dans la bande dessinée originale de Ralph Soupault, comportera une image et son couplet explicatif.

C’est parti, on décolle ! Attachez vos ceintures !

MARINETTI  MONTE EN AVION : ÉPISODE N° 1 - du 16 JUILLET 2015 (J+2402 après le vote négatif fondateur)
MARINETTI  MONTE EN AVION : ÉPISODE N° 1 - du 16 JUILLET 2015 (J+2402 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 16 juillet 2015 (J+2402 après le vote négatif fondateur)

 

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Feuilleton 4
15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 08:15

MARINETTI MONTE EN AVION : ÉPISODE N° 0 - du 15 JUILLET 2015 (J+2401 après le vote négatif fondateur)

Nos lecteurs/trices ont beaucoup apprécié notre intermède artistico-critique. Nombre d’entre eux/elles, curieux/ses nous ont même demandé d’en dire plus sur Marinetti et de lui consacrer la place qu’il méritait. Tâche complexe, car l’œuvre du maestro est vaste, multiforme et souvent déconcertante.

N’étant pas de ceux qui se dérobent, nous avons néanmoins tenté de relever le défi en dévoilant une des mille facettes du maître : son volet aérien. Car le maître aime planer dans l’azur. Dédaignant, comme son contemporain Gabriele d’Annunzio, l’aviateur de Fiume, les plébéiens tramways et autres locomotives vapotantes et poussives, il privilégie l’aéroplane, vecteur aérien éminemment aristocratique. Les charters et autres low-cost démocratiques ne sont pas encore advenus, l’air appartient encore aux barons et aux dandies.

C’est ce que tentera de démontrer notre petit film-feuilleton inédit en 5 épisodes, « Marinetti monte en avion », au fil de quelques jours de ce bel été.

Mais auparavant, nous évoquerons en les survolant, quelques jalons aériens dans l’œuvre et la carrière du maestro. L’ouvrage monumental Marinetti et le futurisme, coordonné par Giovanni Lista (L’Âge d’Homme, 1977) nous aura guidé dans cette recherche. À remarquer que Marinetti qui avait fait ses études secondaires en France, maîtrisait parfaitement le français, langue dans laquelle il a beaucoup écrit. Précisons aussi que « Marinetti monte en avion » nous a été inspiré par la « Petite chanson aéropicturale et futuriste » de Ralph Soupault, publiée dans Comoedia en 1931 au sujet du Manifeste de l’Aéropeinture futuriste.

Avant de lancer en 1931 ce Manifeste de l’Aéropeinture futuriste, Marinetti avait lancé en 1929 le Manifeste de l’Aéropoésie, manifeste dont les théories trouveront leur somptueuse illustration dans L’Aéropoème du Golfe de La Spezia.

Mais dès 1911, lors du raid aérien Paris-Rome-Turin remporté par le français Beaumont, il avait manifesté son intérêt pour l’aviation. À cette occasion, le survol de la place Saint-Pierre par le monoplan de Beaumont lui avait inspiré un poème : Le Monoplan du Pape, violent pamphlet anticlérical qui ferait blêmir Charlie et ses épigones.

Épigones ! Non, pas Antigone grand-père ! Le faucheur fauche des épis et pas des antis, même si c’est pas l’envie qui lui en manque ! Il les faucherait bien tous à la mitrailleuse : taratatatata…. taratatatata….tarare. Ce petit intermède n’est pas de Marinetti mais de Claudi !!

En mai 1912 dans son Manifeste technique de la littérature futuriste, il écrit : « les intuitions profondes de la vie juxtaposées mot à mot, suivant leur naissance illogique nous donneront les lignes générales d’une psychologie intuitive de la matière. Elle s’est révélée à mon esprit du haut d’un aéroplane. En regardant les objets d’un nouveau point de vue, non plus de face ou de dos, mais à pic, c’est-à-dire en raccourci, j’ai pu rompre les vieilles entraves logiques et les fils à plomb de l’antique compréhension ». Et plus loin, il ajoute : « À quoi bon se servir de quatre roues exaspérées qui s’ennuient, du moment qu’on peut se détacher du sol ? Délivrance des mots, ailes planantes de l’imagination, synthèse analogique de la terre embrassée d’un seul regard… »

En décembre 1916, une de ses planches « motlibristes » est publiée avec le sous-titre «Gloire à l’Italien Guido Guidi qui, sur un aéroplane italien a battu le record d’altitude (7950 m) ». Ce document marque, de façon décisive, l’évolution de la recherche motlibriste marinettienne vers la composition dessinée. Le motlibrisme marquera durablement les arts graphiques des avant-gardes du temps.

Dans le N° 9 de son journal « Le futurisme Revue synthétique illustrée », tiré à 50 000 exemplaires et daté du 11 janvier 1924, il écrit : « Hier l’aviateur futuriste milanais Keller lançait un pot de chambre sur le Parlement de Nitti, puis allait se balancer, comme une fleur, sur l’antenne T.S.F., tige qui vibre de son exploit télégraphié. Aujourd’hui 300 aéroplanes futuristes narguent de très haut la coupole de Saint-Pierre ! Ce ballon démodé, ce ventre stérile, quand donc deviendra-t-il un beau divan à ressorts pour nos aéroplanes réunis dans notre futur congrès aérien, mes chers futuristes du monde entier ? »

Ces quelques loopings marinettiens au-dessus de la vieille Europe à titre d’entraînement et de prélude au raid en 5 épisodes que nous entamerons dès demain avec le maestro !

Et si par hasard mon prologue vous avait ennuyé, je m’en excuse ! Il faut savoir élargir son champ de vision, arrêter de jouer du pipeau en faisant des ronds de jambe, et porter son regard vers l’horizon libéré, au-delà de nos ronds points !

 

MARINETTI  MONTE EN AVION : ÉPISODE N° 0 - du 15 JUILLET 2015 (J+2401 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 15 juillet 2015 (J+2401 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Feuilleton 4
13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 08:15

LE FUTURISTE ET LE NOUVELLISTE - du 13 JUILLET 2015 (J+2399 après le vote négatif fondateur)

Notre titre n’est pas emprunté à une fable de La Fontaine. Se détournant résolument d’un passé révolu, il a une orientation futuriste. À propos, vous connaissez Marinetti ? Non, vous avez perdu, ce n’est pas une marque de vermouth !

Filippo Tommaso Marinetti (1876-1944) est un écrivain italien, initiateur du futurisme. En 1910, il publie dans la revue Comoedia, son célèbre tract « Venise futuriste ». En un mot, dans ce tract, Marinetti se propose de réveiller « La Belle Endormie » qu’est alors Venise et préconise pour cela, dans le style grandiloquent qui le caractérise, quelques méthodes radicales : « Nous voulons ranimer […] le peuple vénitien, déchu de sa grandeur première […] avili par la routine de ses petits commerces… » « Brûlons les gondoles, ces balançoires à crétins et dressons jusqu’au ciel l’imposante géométrie des ponts de métal et des usines chevelues de fumée, pour abolir partout la courbe languissante des vieilles architectures ». 200 000 manifestes multicolores furent lancés à cette occasion du haut de la Tour de l’Horloge et Marinetti souligne « que les pigeons affables et casaniers furent pris d’un tel effroi, qu’ils désertèrent pour plusieurs jours leurs nids merveilleux aux dentelles de marbre ».

Toutes proportions gardées, un esprit futuriste règne aussi depuis quelques années au sein de la municipalité de notre ville qui espère, par « l’imposante géométrie » d’un hangar de charpente métallique planté sur les champs du Charmoy, réveiller notre « Belle Endormie ». Mais si ce goût prononcé des architectures métalliques pourrait sembler à première vue marinettien, il est en fait beaucoup plus modéré car il n’envisage surtout pas de chasser de leurs ronds-points (les ronds-points sont à Auxonne ce que les campi, ces charmantes petites places, sont à Venise) les vanneurs vannés, les faucheurs fauchés, les laveuses lessivées et autres pêcheurs bredouilles, témoins d’un passé révolu.

On sait, qu’à grand renfort de tracts et d’affiches, un scrutin populaire, luron et publicitaire fut organisé en juin 2010. Le battage fut si fort (malgré l’absence de tarare) que le OUI l’emporta. Le 27 juin au soir, à l’issue du scrutin, un discours fut prononcé auquel nous avions assisté et dont nous croyions les paroles envolées. Amateur d’archives, nous commencions à déplorer la perte irréparable de cette bonne bouteille manquant aux grands chais du conservatoire de l’éloquence.

Grâce à Dieu, le miracle de l’imprimerie avait conservé de larges extraits du texte. Bizarrement, ce n’est pas dans Inf’Auxonne que vous pourrez le découvrir, mais en page 6 du numéro 3 de 2013 d’un magazine artistique auto-édité, assez connu pour que nous n’ayons pas à préciser son nom !

Rencontre opportune et ineffable d’un futuriste et d’un nouvelliste, assurant pour un futur radieux, la pérennité du verbe !

Préservant la partie graphique de la page 6 et les droits intellectuels et artistiques de son auteur, apparemment plus pointilleux sur le © que sur le mélange des genres, nous rendons aujourd’hui à César, ce qui est à César, et au domaine public, ce discours qui fut prononcé publiquement le 27 juin 2010.

 

Prononcé, il le fut en effet avec un bel aplomb, ce discours public, dont le directeur du magazine artistico-publicitaire se fit alors le héraut empressé. Remarquons à ce propos, que si l’auto-encensement et l’auto-promotion sont des péchés véniels fort répandus auxquels nous ne prétendons pas, nous-même, toujours échapper, en revanche, la flagornerie à l’égard des pouvoirs en place peut manquer terriblement d’élégance !

On pourrait s’en laisser conter par le ton vibrant de ce discours et des expressions telles que : « Depuis près de 18 mois, le débat a eu lieu. Chacun a pu s’exprimer ». La magie du verbe tombe, lorsque l’on sait qu’en fait, au mépris du « vote négatif fondateur du 17 décembre 2008 » le projet fut facilité en catimini par quelques partisans du promoteur aux commandes de la mairie. Ces derniers assurèrent « discrètement » au promoteur la « maîtrise foncière de la zone ». En conséquence, et au vu sans doute du caractère de large transparence de ce « débat » sur le terrain, le premier de ces artisans zélés reçut du promoteur un satisfecit figurant dans une lettre publiée en page 4 d’ Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009. Qui douterait de tout cela, pourra le vérifier sur pièces !!

UN « CHARMOY POUR LES MULES » : CHANTECLER n° 14 - du 16 MARS 2015

Aujourd’hui, les 200 000 manifestes de la Tour de l’Horloge et les affiches jaune-fluo de LURE de juin 2010 ont inspiré Claudi. Il est vrai que, comme à Venise, les pigeons ne manquent pas à Auxonne. Ils ne manquaient pas, du moins, en ce 27 juin 2010 !!

LE  FUTURISTE  ET LE NOUVELLISTE - du 13 JUILLET 2015 (J+2399  après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 13 juillet 2015 (J+2399 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Zarzelettres
10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 08:47

TROIS OASIS ET UN DÉSERT (1) - du 10 JUILLET 2015 (J+2396 après le vote négatif fondateur)

Nous ne tromperons pas notre lecteur, laissant ce soin à d’autres qui sont orfèvres en la matière, notre titre n’est pas une annonce et une promesse pour un été au Sahara. Adieu donc, méharées, nous n’irons pas à Tamanrasset, pas plus qu’à Dunkerque d’ailleurs !

Laissons ces ampleurs géographiques au Général qui voyait grand pour la France. Dans une France bien rétrécie nous n’irons que d’Auxonne à Vesoul ! Ah ! Brel, si tu savais !

Et encore, ne le ferons-nous qu’à travers des coupures de presse et autres documents glanés sur la toile qui n’est même pas une toile de tente ! Trah, trah, viens dans ma guitoune…

L’Est républicain du 21/01/2014 titrait « Oasis 3 s’accroche à sa bretelle »

« Il en est question depuis des années, et tout porte à croire que le sujet va encore occuper les esprits un certain temps encore. Un quart de siècle après Oasis 1, sept ans après Oasis 2 et l’ouverture de Leclerc, difficile de connaître précisément la date de sortie de terre du dernier épisode de la trilogie de la zone commerciale de Pusey ».

Laissons de côté la bretelle, à la lecture de ces quelques lignes, tout le monde aura vite compris que les oasis sont à Pusey. Pusey est une petite commune à la sortie nord-ouest de Vesoul en direction de Port-sur-Saône, conduite par un maire portant moustaches, chargé d’ans et de mandats. Comme nous l’apprend L’Est républicain, la deuxième oasis a sept ans, et à défaut de palmeraie, elle possède un hyper que quelques-uns de nos édiles connaissent très bien. Ajoutons, pour l’anecdote, qu’outre Vesoul, Pusey compte dans son voisinage des communes aux noms évocateurs : Auxon et Charmoille. Jusqu’à travers les hasards de la toponymie, vous comprendrez donc que Pusey et « la trilogie de sa zone commerciale » parlent à Chantecler !

Voilà donc présentés Pusey et ses trois oasis, la première, vieille d’un quart de siècle, la seconde avec l’hyper et la troisième actuellement encore en projet et en débat.

Et le désert alors ? Ce n’est pas celui qu’évoque L’Est républicain toujours dans le même article, sous la plume de Philippe Brouillard qui juge qu’Oasis 3 «a repris du poil de la bête », du poil de chameau sans doute !

« Plutôt que de parler de traversée du désert et d’enlisement administratif avec cet Oasis 3, on peut d’abord signaler que ce projet d’aménagement sur la zone des Perches, à l’arrière de Leclerc et de la société Locatelli, a repris du poil de la bête depuis le mois dernier, date du renouvellement de l’arrêté préfectoral de 2010 autorisant d’un point de vue environnemental le développement de l’affaire ».

Le désert, le vrai, c’est un désert pressenti, du moins selon certaines sensibilités. Et ce désert pressenti, qui n’est pas imputable au changement climatique, pourrait bien advenir au centre-ville de Vesoul.

C’est ce que l’on découvre dans L’Est républicain du 21/06/2014 qui titre « Non, et encore non à Oasis 3 »

« Les commerçants du centre-ville s’opposent au projet de Zone commerciale Oasis 3. «À force de souffrir, le petit commerce va être complètement asphyxié par tous ces m² de surface commerciale supplémentaires ! » Unanimes sur la question avec Samuel Charton (boucherie), les commerçants du centre-ville de Vesoul ont manifesté leur opposition au projet de zone commerciale Oasis 3 à Pusey, hier, en tout début d’après-midi devant la préfecture. La CDAC (Commission départementale d’aménagement commerciale), présidée par le préfet de Haute-Saône, devait se prononcer pour ou contre la réalisation de cette zone de 14.000 m². Parmi eux, Stéphane Ottermatt (BHV) se demande quelle est la nécessité d’implanter tant de m². Il cite l’exemple d’Épinal avec une zone démesurée. Aujourd’hui, il y a des locaux vides…» ou Marcel Hennequin (Elegancia) : « Aujourd’hui, tout le monde veut faire n’importe quoi mais on en crève ». Pour Sylvie Patard (bijouterie SL), il est urgent « de ramener du monde en ville ». »

Signalons que la CDAC du 20 juin 2014 devait se prononcer négativement sur le projet. Pour être contrée plus tard par la CNAC…

En parallèle aux débats auxonnais passés, présents, et toujours à venir sur la zone du Charmoy, il nous a semblé intéressant de faire découvrir à nos lecteurs « Trois oasis et un désert ». Nous aurons sans doute l’occasion d’en reparler…

Car Auxonne, en matière d’avenir de la grande distribution, c’est un peu comme Pusey, une banlieue de Vesoul. Une banlieue un peu plus éloignée, certes, mais bien connectée à la métropole !

Par le tramway de la ligne A © ? Non, vous voulez rire !! Alors par des radis © ? Par des radis ©, c’est vous qui le dites ! Ah ! Avenue de l’Attirance © ! De l’At-ti-ran-ce ©, pas du radis rance, grand-père !!

TROIS OASIS ET UN DÉSERT (1) - du 10 JUILLET 2015 (J+2396  après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 juillet 2015 (J+2396 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 08:01

LA VÉRITÉ EN BOUCHE - du 09 JUILLET 2015 (J+2395 après le vote négatif fondateur)

« La Bocca della Verità est une ancienne sculpture bas-relief sur marbre, assimilée à un masque. C'est un disque en forme de mascaron, probablement conçu pour servir de tampon d’égout, […] devenu célèbre en vertu de la légende selon laquelle la Bouche de la Vérité aurait tranché la main de tous ceux qui ne disaient pas la vérité. Aujourd’hui cette pièce se trouve sous le portique de la basilique de Sainte-Mairie-en-Cosmedin et est considérée comme une des plus grandes curiosités de Rome, attirant tous les ans des milliers de visiteurs ».

Nous empruntons cette citation à Wikipédia, et nos lecteurs pourront s’assurer que la sympathique coquille écrivant « Sainte-Mairie » pour « Sainte-Marie » n’est pas de notre fait, et qu’elle est bien à imputer à la source universellement connue.

Plus que celle d’un hypermarché, plus que celle d’un tarare, fût-il en marbre de Carrare, il nous a semblé que, la présence dans notre ville d’une réplique de la célèbre curiosité romaine « attirant tous les ans des milliers de visiteurs », serait susceptible de dynamiser le tourisme local.

Au centre de la ville, à l’ombre de Notre-Dame et à deux pas de notre « Sainte-Mairie », c’est là que le « véristome » trouverait sa place. L’usage touristique serait bien entendu le premier de ses usages (prévoir un poste de secours). Un autre usage, plus « citoyen » cette fois, pourrait être envisagé : celui la présentation obligatoire de la dextre dans le dit « véristome » par nos édiles à l’issue de leurs débats et délibérations en conseil. Cette ordalie renforcerait sans doute l’intérêt du bon peuple pour les activités de ses représentants élus, tout en conférant une solennité et un suspense inattendus aux issues de conseil. La démonstration ne manquerait pas non plus de convaincre les têtes blondes (ou brunes) du CMJ de ne pas mettre leurs pas dans ceux leurs aînés chenus et de veiller constamment à la sincérité de leurs propos.

Imaginez donc les effets cruels de ce « véristome » à l’issue de certains conseils de 2008 et de 2009. On en éprouve un frisson rétrospectif ! C’est que le « véristome» est réputé avoir un coup de dent bien affûté, un tranchant tout aussi redoutable que le « rasoir de Styrie » d’Arthur, notre faucheur urbain nouvellement promu !

Aïe !! Se faire croquer une main toute crue pour avoir fait passer un hyper en contrebande et en catimini au rayon non alimentaire, c’est sûrement moins marrant que de croquer un radis de la ferme ! De la « Ferme des radis » ©, bien entendu !

Dans Inf’Auxonne, notre journal à tous, on pourrait lire comme dans le N° 27 de janvier 2010 p. 2 : « une nouvelle association est née » A Star Is Born !!! Non pas l’AAC, celle-là, y’en a assez ! Celle des héros des temps nouveaux, des hyper-héros qui ont de l’à LURE : les mutilés du « véristome » !

ÉVACUATIONS EN TOUT GENRE – du 04 janvier 2014

Dernière minute !

Le Bien public de ce matin titre en page 6 « Hypermarché Leclerc : retour devant le tribunal administratif ». L’affaire est complexe. Quelle que soit l’issue de ce duel juridique technique, on se dit que l’installation d’un « véristome » dès 2008 aurait bien simplifié les choses, c’est certain. On pourra s’en convaincre en parcourant les PV des Conseils municipaux de 2008 dont voici quelques extraits éloquents qui n’auraient pas échappé au jugement du « véristome » :

« Question : « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? »

Résultat du vote :

- Nombre d’électeurs : 22 ;

- Nombre d’enveloppes : 22 ;

- Nombre de suffrages exprimés : 21 ;

- 21 bulletins « non » ;

- 1 vote blanc » (Procès-verbal du Conseil du 17/12//08 page 25)

« Si l’apport de la grande surface est en confrontation directe avec l’existant (à savoir l’alimentaire) M. le Maire s’opposera à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire ». (Procès-verbal du Conseil du 17/12//08 page 22)

« M. le Maire précise qu’il donnera son point de vue mais il se pliera à la décision du Conseil Municipal ». (Procès-verbal du Conseil du 21/10/08 page 6)

Bien clair, Monsieur le Maire !

N.B. : Cet article que nous dédions aux jeunes du CMJ compte 4452 caractères

La vérité pour le conseil municipal jeune ou vieux

La vérité pour le conseil municipal jeune ou vieux

 LA VÉRITÉ EN BOUCHE - du 09 JUILLET 2015 (J+2395 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 09 juillet 2015 (J+2395 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 08:36

DU PARVIS AUX AVIS, EN PASSANT PAR LE « RADIS© », SANS OUBLIER LES ÉPIS ! - du 08 JUILLET 2015 (J+2394 après le vote négatif fondateur)

Dernièrement, Inf’Auxonne N° 49 nous informait, en page 5, que les « marches du parvis […] n’étaient plus en excellent état » et que « Le temps qui passe et l’usure due au passage des citoyens [avaient] rendu nécessaire leur restauration ». Il faut venir chez nous pour y trouver des citoyens usant par leur passage les marches d’un parvis en une génération !

Il faut venir chez nous, encore, pour y trouver un « radis qui cache le champ »©, dans ce qui fut autrefois notre campagne du Charmoy, devenue à présent campagne de publicité artistique pour Leclerc ! On peut craindre que comme les marches du parvis, avec tant de passages, le site diffuseur ne se retrouve prématurément usé ! La municipalité en place pourvoira à sa restauration, n’en doutons pas, elle lui doit bien ça !

À propos de radis, en voilà une belle botte en promo !

http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2015/07/04/distribution-leclerc-condamne-a-payer-61-3-millions-a-ses-fournisseurs_4670016_1656994.html

Si le passage des citoyens est censé avoir usé les marches du parvis, en revanche, peu de citoyens s’usent les yeux à consulter les avis du panneau d’affichage officiel, pas plus qu’ils ne sacrifient beaucoup de leur temps à s’informer des séances du Conseil municipal. De nonchalance irresponsable, on ne pourrait cependant nous accuser.

Le 5 mars 2012, on pouvait lire ainsi sur notre blog :

« Vendredi dernier 2 mars, la décision 917D du 17 janvier 2012 de la CNAC a été affichée au tableau de la Mairie d’Auxonne comme le veut le règlement. Evènement discret noté seulement par les « spécialistes » de la question. »

EN ATTENDANT LA SUITE – du 05 mars 2012

Avant d’être affichée, la décision avait été d’abord mise en ligne le 22 février précédent

CNAC, UNE NOUVELLE ENTRÉE AU « DICTIONNAIRE DES GIROUETTES » ? – du 22 février 2012 (édition du soir)

Une dizaine de jours s’étaient donc alors écoulés entre la mise en ligne et l’affichage au tableau de la Mairie d’Auxonne.

La dernière décision N° 2565T du 3 juin dernier a été mise en ligne, lundi dernier 29 juin. Depuis ce 29 juin, une dizaine de jours se sont écoulés et si, selon Hegel, la lecture du journal tient lieu pour l’homme moderne de prière quotidienne, le déroulement quotidien de la bande du panneau d’affichage municipal tient lieu pour moi, pour l’instant, de bréviaire et de chapelet au chevet de l’église, pas au parvis, il ferait beau voir user les nouvelles marches ! Mais jusqu’à présent mon exercice assidu de piété administrative s’est révélé infructueux !

C’est que la législation a changé depuis 2012. À la suite du décret 2015-65 du 12 février 2015 relatif à l’aménagement commercial, publié dans le JORF n°0038 du 14 février 2015 (Page 2870), la réglementation précise désormais que « les décisions et avis de la commission nationale sont rendus publics par voie électronique » (Art R. 753-39 dernier alinéa)

L’exigence d’affichage n’étant plus désormais précisée réglementairement pour les décisions de la CNAC, il se pourrait bien qu’à la différence des précédentes décisions (317D du 20 janvier 2010 et 917D du 17 janvier 2012), la dernière décision N° 2565T du 3 juin dernier ne soit jamais affichée sur le panneau de notre maison commune. À vrai dire, on n’y perdra vraiment pas grand-chose, la matière de la décision étant extraordinairement mince ! Pour plus de détails sur le fond et la forme des annonces successives de cette décision en ligne, on pourra consulter

COUAC ! - du 30 JUIN 2015

Dernière minute, bac avec mention pour le faucheur ! : Des ronds points aux radis ©, l’art n’en finit pas de reluire et de s’épanouir dans notre charmante cité. Un article du Bien public d’aujourd’hui, intitulé « Un faucheur installé au rond-point des Casernes », développe à ce propos une ample moisson d’idées et nous promet un tarare.

Un tarare sur les rives de l’Arar voilà la perle rare, un tarare en marbre de Carrare, ça c’est de l’art, pardi, mon radis© ! La fin de l’article précise : « Une nouvelle scène est en projet pour le rond-point de l’Europe, route de Dole ». Nous nous empressons d’apporter notre modeste gerbe à ce grand battoir d’idées en offrant, libres de droits et sans ©, deux projets originaux de Claudi, déjà présentés dans nos articles

ÉPISODE N° 31 : IN MEMORIAM- du 10 septembre 2013

LES RADIS DE LA COMMÈRE - du 05 JUILLET 2015

DU PARVIS AUX AVIS, EN PASSANT PAR LE « RADIS© », SANS OUBLIER LES ÉPIS !  - du 08 JUILLET 2015 (J+2394 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 08 juillet 2015 (J+2394 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 08:42

DES RADIS À LA UNE - du 07 JUILLET 2015 (J+2393 après le vote négatif fondateur)

Depuis un certain temps, sur la toile, les radis sont à l’honneur dans les chroniques et potins auxonnais. Par une heureuse coïncidence, nous venons de découvrir qu’ils ornaient aussi la une d’Inf’Auxonne N° 49 de juin 2015, le « Magazine d’information de la Ville d’Auxonne », dernièrement distribué dans nos boîtes.

Deux somptueux paniers de légumes offerts à nos amis vosgiens de Corcieux, voilà une illustration de couverture qui nous change des vols en escadrille de poireaux et autres légumes au-dessus de la Zone du Charmoy qui envahissent la toile !

Il est probable toutefois, qu’à l’ère des hypermarchés à dominante alimentaire, le caddie rempli de barquettes convienne, mieux que le traditionnel panier du comice, à illustrer les réalités à venir de notre ville propulsée vers le futur à 2,5 km S-SE de son centre historique, au Charmoy.

PRESSE DU CŒUR – du 21 décembre 2013

Du Charmoy, il n’est d’ailleurs absolument pas question dans ce N° 49. Comme le temps passe ! Où sont passés les trésors de rhétorique charmoysienne des temps héroïques ?!

LE NUMÉRO DU SIÈCLE- du 24 FÉVRIER 2015

Keep cool ! semble nous dire notre premier magistrat dans son édito, c’est les vacances, soufflez un peu et plutôt que d’aller à Pétaouchnoque, allez donc discrètement visiter votre futur voisin du Charmoy et son ami le radis de la ferme !

Éteints la faconde discursive et l’enthousiasme militant du N° 25 ? Est-ce possible ? Ces vertus de choc se sont-elles usées, pareilles à ces « marches du parvis » dont « Beaucoup d’Auxonnais ont pu constater qu’[elles] n’étaient plus en excellent état ». Les ans en sont la cause car « Le temps qui passe et l’usure due au passage des citoyens ont rendu nécessaire leur restauration » (Inf’Auxonne N° 49 p. 5). Des citoyens en skate-board, sans doute, et qui ont jeté leurs bonnets phrygiens aux orties !

La critique est facile, mais l’art est difficile, nous rétorquerons les grincheux. Alors, faisons les mentir, ne soyons pas négatif, positivons et reconnaissons que pour une fois, la tribune libre est bien remplie. Voilà une tribune qui a du caractère, je dirai même plus, beaucoup de caractères !

En matière de caractères, comme en matière de mètres carrés, il y a d’ailleurs toujours des raisons d’espérer. Rappelez-vous, tel vota un 17 décembre pour moins de 1000 et se retrouva un 26 mars avec plus de 3000 ! Ah ! Cet hiver 2008-2009, c’était le bon temps, les marches vers la nouvelle ère ne s’étaient pas encore usées ! Tu t’rappelles mémère, ce temps avait du caractère !

En attendant, Claudi a apporté sa contribution à l’animation de nos nuits charmoysiennes : un grand mystère déjà vieux pour un parvis tout neuf !

N.B. : Cet article comporte 3051 caractères et selon la norme NAF 2008, c’est un hyper-article, qui n’est toutefois pas à dominante alimentaire !

DES RADIS À LA UNE - du 07 JUILLET 2015 (J+2393 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 07 juillet 2015 (J+2393 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse