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  • Claude Speranza, Auxonnais
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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 06:55

CHARMOY-CITY : LA RETRAITE ET LE MUSÉE ! - du 15 juillet 2017 (J+3132 après le vote négatif fondateur)

   Pour un lecteur jeune, la retraite et le musée c’est la même chose. Pour la génération qui monte, vous aurez beau prétendre être cet oxymore que l’on nomme un jeune senior, si l’âge de la retraite approche, vous ne serez qu’un dinosaure en puissance !

    Aux vrais grands dinosaures reptiliens les honneurs du musée,  aux autres dinosaures communs les joies de la retraite !

      Pour voir les vrais grands dinosaures reptiliens on se bouscule pour avoir le ticket d’entrée au muséum ou pour Jurassic Park. Les autres dinosaures communs, eux, peuvent toujours aller se faire voir ! Pour se consoler, ils paieront bientôt la CSG !

     Napoléon, lui, ne prit jamais sa retraite, et quand, en 1812,  le Général Hiver l’obligea à en prendre le chemin, il ne le fit pas de gaîté de cœur !

     Sainte-Hélène ne fut même pas, quoi qu’on en pense, pour l’Empereur, une exotique retraite, mais le placard étouffant et vexatoire où finit par le reléguer la perfide Albion.

    À Charmoy-City, nous avions un petit musée. Quand j’étais enfant, ne pensant pas encore qu’un jour je serais retraité, j’adorais le visiter.

      Modestement installé au premier étage de la « Salle d’Asile » – le bâtiment de l’actuelle perception – il était gardé par de paisibles retraités qui veillaient sur quelques souvenirs de l’Empereur. Accueilli avec bonhomie par ces vétérans, je vivais l’Histoire en direct !

    Les temps changent, on n’arrête pas le progrès. De la « Salle d’Asile », le musée fut transporté, au cours des années 70, dans la grosse tour du Château où l’on pouvait le visiter jusqu’en mai 2012. Il a pris depuis une retraite provisoire avant restructuration. Pour l’heure, il attend son PSC dont l’histoire méritait d’être contée. Ce que nous avons fait.

CHARMOY-CITY : DÉCOUVREZ  OÙ A ABOUTI  LE PSC « NON ABOUTI » ! - du 15 juillet 2017

    Les hommes écrivent l’histoire, mais les objets d’un musée en parlent de façon concrète et irremplaçable.

      Témoin cette lettre, que nous publions aujourd’hui, et que nous qualifierons poliment de surprenante ! Elle mériterait bien de figurer dans les annales du futur musée !  C’est pourquoi, son heureuse destinataire, une retraitée, ex-responsable dudit musée, vient de nous en  confier la publication

Précisons qu’au cours des dernières années de sa carrière, cette personne s’est impliquée sans compter pour le musée.  À partir de 2012, elle entame le travail de documentation autour du PSC et la rédaction de celui-ci. Parallèlement elle assure la mise en ligne sur Joconde de l’inventaire des collections, condition indispensable pour conserver le statut de Musée de France.

BLOG JOCONDE

     Dans le même but,  elle remplit l’obligation de récolement décennal. Pour finir, après une infestation inopinée du musée par les moisissures, elle doit intervenir au cours du premier semestre 2014 dans la décontamination  des collections, puis leur transfert. Fin de carrière, pour le moins mouvementée  avant une mise à la retraite intervenue le 3 août 2014. 

       Revenons maintenant au petit musée de la « Salle d’Asile ». Ce musée, gardé par de paisibles retraités veillant sur quelques souvenirs de l’Empereur a marqué l’enfant que je fus d’une profonde impression.

       Je me souviens encore aujourd’hui du nom du  plus ancien de ces retraités que j’aie connu, Monsieur Raymond Badaroux. Le petit musée de la « Salle d’Asile » ayant été agrandi sur place,  la mémoire de Monsieur Raymond Badaroux  fut honorée et l’une des deux salles créées porta son nom.

    Retraités et musée faisaient alors bon ménage, les vétérans contribuaient à la découverte du passé par  les enfants.

    Aujourd’hui « l’intergénérationel » n’a jamais été autant invoqué ! Dans les discours et les revues sur papier glacé ! Il semble pourtant que les temps aient bien changé !

   En attendant Claudi a vu grand aujourd’hui ! Il nous emmène dans la galerie du Louvre à la rencontre de Vivant Denon (1747-1825) le génial muséologue, père du Louvre, né à Chalon, sur les rives de la Saône.

      Explication de l’illustration : Automne 1812, Vivant Denon a enfin bouclé son génial PSC. Il ignore encore que l’Empereur vient de quitter Moscou incendiée,  et qu’il est en retraite…

    Sale temps, car chacun sait maintenant que PSC et retraite ne font pas bon ménage !

    Une nouvelle pièce à verser à la geste napoléonienne et muséographique locale !

Charmoy-City, la muséologie revisitée

Charmoy-City, la muséologie revisitée

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 15 juillet 2017 (J+3132 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Documents
11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 07:15

CHARMOY-CITY : DÉCOUVREZ  OÙ A ABOUTI  LE PSC « NON ABOUTI » ! - du 11 juillet 2017 (J+3128 après le vote négatif fondateur)

    Mais qui sait d’abord au juste, dans notre bonne cité, ce qu’est un PSC ?

    Une chose est sûre, ce n’est pas un nouveau parti ! Le PSC, ce n’est pas la synthèse mitterrandienne du PS et du PC débouchant sur le programme commun de la gauche ! Tout ça, c’est du passé !

     D’ailleurs, la gauche et la droite pour les constructivistes sensés, tout ça c’est aussi du passé ! Ils ont le cœur à gauche et le portefeuille à droite, du coup ils ne savent plus de quel côté se tourner, alors ils tournent en rond autour de leur nombril croyant se mettre en marche, ou alors, ils font le grand ménage à tous les étages !

     Mais trêve de politique ! De la politique, les Français en ont marre. Ils préfèrent se marrer ! C’est du ludique et du festif qu’il leur faut ! La conscience politique de nos concitoyens se construit à la buvette, n’allez surtout pas leur parler de comité central, parlez leur plutôt de comité des fêtes ! Faut qu’ça mousse !

     Alors le PSC, compris, c’est pas le moment de leur en parler ! Un Projet Scientifique et Culturel, en ces temps, ce n’est pas vraiment le bon plan ! On pense à d’autres plans ! C’est qu’il faut d’abord prendre du bon temps et profiter du beau temps, à la buvette ! Faut qu’ça mousse !

AVEC KOPABANA-CLUB, VOS NUITS SERONT PLUS BELLES À DÉCIBELS-SUR-SAÔNE du 07 juillet 2017

    Du coup, si l’on en croit le Compte rendu sommaire du Conseil municipal du 23 mai dernier  (p.23 dernier alinéa) : « Le Projet Scientifique et Culturel (PSC) imposé par le statut de Musée de France préalablement à la rénovation du musée n’est pas abouti ».

    Dans sa sécheresse, cette appréciation négative et lapidaire ne risque pas d’en apprendre beaucoup plus à nos concitoyens sur ce qu’est un PSC.

    Oserions-nous dire que nombre de conseillers, eux-mêmes, en savent probablement beaucoup plus sur le PSF (Plan de Soirées Festives) que sur le PSC dont ils ne peuvent pourtant ignorer l’existence puisqu’il est mentionné dans la  délibération 2017-67 à laquelle ils ont pris part, investis de leurs fonctions électives.

    Sans parti pris, saluons néanmoins  en passant la récente publication de « Auxonne territoire d’Avenir » qui contribue à l’information de nos concitoyens sur le PSC.

https://www.facebook.com/Auxonne.territoire.d.avenir/?hc_ref=SEARCH

   Pour ceux et celles qui voudraient en savoir encore plus, signalons qu’une source autorisée a adressé, fin juin, à propos de ce PSC « non abouti », une lettre ouverte circonstanciée à nos élus. Cette lettre ouverte est restée jusqu’à ce jour (11 juillet) sans réponse. Son auteur nous en autorise aujourd’hui la diffusion.

Pour lire La LETTRE OUVERTE au Maire d'AUXONNE et à son Conseil municipal

CLIQUER CI-DESSOUS

    Les citoyens soucieux de s’informer des causes effectives d’un prétendu  non aboutissement du PSC, et de son aboutissement final en juin 2016 dans les archives  d’un huissier pourront utilement en prendre connaissance. Pour reprendre un titre inspiré du Bien public d’hier 10 juillet, la lecture de cette lettre ne devrait pas manquer de projeter quelques « rayons de soleil sur le marché nocturne » du PSC !

   Bécanine et Vittoriu, notre sympathique tandem toujours en recherche, pourront peut-être y voir une lueur d’espoir en ce qui concerne leur rêve de voir bientôt, non pas VESOUL, mais le prestigieux bicorne !

LE TOUR DES TOURS DE BÉCANINE - du 24 Août 2016

    En ce qui concerne maintenant le PSF (Plan de Soirées Festives), pas de souci, ça baigne et ça mousse ! L’information est pléthorique !

Charmoy-City, le PSC du Musée, tenants et aboutissants

Charmoy-City, le PSC du Musée, tenants et aboutissants

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 11 juillet 2017 (J+3128 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Documents
9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 08:49

CHARMOY-CITY : MERCI  MADAME GAILLARD-BERNARD ! - du 09 juillet 2017 (J+3126 après le vote négatif fondateur)

      Il se peut qu’un jour lointain, un chercheur curieux et un peu foutraque se penche sur les productions de votre serviteur, tout comme certains érudits locaux vont glaner les nécrologies d’anciens généraux dans les colonnes jaunies de vieux journaux locaux pour commettre un article que personne ne lira.

      Ce chercheur, ou cette chercheuse un peu foutraque ne manquera sans doute pas de glaner quelques éléments biographiques ou iconographiques pour étoffer son article ou sa plaquette. C’est à son intention que nous avons déjà glissé quelques repères iconographiques dans le fatras de Chantecler :

« VOUS ÊTES MON LION SUPERBE ET GÉNÉREUX ! » - du 18 octobre 2013

CHARMOY-CITY : PROJETS D’HIER ET D’AUJOURD’HUI - du 1er Juin 2017   

   En ce temps de distribution de diplômes, un aimable souvenir nous revient d’un lointain passé. Le premier diplôme, c’est un peu comme le premier baiser, on ne saurait l’oublier !

    À destination du chercheur, ou de la chercheuse un peu foutraque, ce souvenir émouvant, nous avons résolu de l’exhumer !

    Non pas en pure vanité, car à franchement parler, le Prix Gaillard-Bernard dont il s’agit et que votre serviteur a reçu en 1956, ce n’est tout de même pas le prix Nobel ! Il faut donc voir dans notre geste ému, une simple intention pédagogique !

    Oui ! Pédagogique ! Car il semblerait bien que ces deux noms accolés ne parlent pas de façon évidente à tout le monde. Qui sait en effet vraiment qui est Gaillard et qui est Bernard ?

     Gaillard, c’est Denis GAILLARD qui a sa rue éponyme et qui fut maire d’Auxonne de 1887 à 1894. Bernard, n’est pas dans le cas présent un prénom, mais le patronyme de l’épouse de Denis GAILLARD, Simone BERNARD.

     Le prix Gaillard-Bernard trouve son origine dans le testament de Simone BERNARD, veuve de  Denis GAILLARD.  

    Simone GAILLARD-BERNARD étant décédée en 1913, c’est à son légataire universel, Monsieur Louis dit Albert VAUCHET que revint le devoir de payer à la Ville d’AUXONNE, à titre de legs, la somme de 16 000 francs-or conformément à la volonté de la défunte.

   Aux termes de cette volonté, les 4/5 des revenus du legs de la généreuse veuve devaient être affectés au financement des prix Gaillard-Bernard.

    Le Bien Public de vendredi dernier 7 juillet titrait « AUXONNE DISTINCTION Les élèves méritants récompensés ». Dans l’article, l’adjointe aux affaires scolaires déclarait : « Cette cérémonie des récompenses scolaires ne pourrait avoir lieu sans les legs des généreux donateurs à la Ville d’Auxonne pour les élèves les plus méritants ».

   Les legs des généreux donateurs…et des généreuses donatrices. Car il serait injuste que Denis éclipse Simone ! En ce temps, où une grande Simone est honorée, n’oublions pas, heureux lauréats du prix GAILLARD-BERNARD, notre généreuse bienfaitrice, Simone GAILLARD-BERNARD ! Merci donc, Madame Simone GAILLARD-BERNARD !

Merci Madame Simone Gaillard-Bernard

Merci Madame Simone Gaillard-Bernard

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 09  juillet 2017 (J+3126 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Documents
28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 07:15

CHARMOY-CITY : L’IMAGE DES VIEUX MARCHÉS, UNE PERMANENCE… - du 28 juin 2017 (J+3115 après le vote négatif fondateur)

     Alors que le dépôt des candidatures au concours photo va toucher à son terme, Claudi nous apporte une nouvelle contribution alternative au fonds iconographique charmoysien.

CHARMOY-CITY : PHOTOGRAPHIER LE PATRIMOINE INVISIBLE - du 7 mai 2017

     Ce fonds iconographique, ces « cartes postales du siècle précédent », notre premier édile les évoquait dans son Edito d’Inf’Auxonne N° 55 de janvier 2017 pourtant résolument tourné vers l’avenir :

      « On peut le regretter et pleurer sur le passé, il ne reviendra pas. Nos vingt ans nous ont quittés ! Les marchés aux asperges et aux choux-fleurs sont magnifiques sur les cartes postales du siècle précédent. Qui envisagerait de les retrouver aujourd’hui ? »

CHARMOY-CITY : LES VIEUX MARCHÉS, C’EST DU PASSÉ, MAIS L’OIGNON FAIT ENCORE PLEURER - du 26 janvier 2017  

     Pourtant, les partisans les plus résolus du modernisme en marche ne répugnent pas à prendre la pose, à l’occasion, dans  les décors surannés des lambris dorés de l’Histoire.

     Et dans le fond de nos cantons, les tenants de la ruralité en campagne posent volontiers dans le décor presque inchangé des vieux marchés.

    Les vieux marchés, c’est du passé ! « Qui envisagerait de les retrouver aujourd’hui ? »

    D’accord ! Mais quand il s’agit de poser, on est tout de même content de les trouver !

    Comme on est content de trouver un médecin quand la santé, ça va pas très bien, que la canicule vous détraque et qu’on se sent tout patraque ! Patatrac !

    Pour ceux – ils sont sans doute nombreux – qui s’intéressent plus à l’avenir médical de notre cité (mis en question par un article du Bien Public d’hier sous le titre « AUXONNE SANTÉ Vers une pénurie de médecins généralistes ? ») qu’à l’histoire de ses vieux marchés, nous rappelons notre contribution originale, autant que décalée, sur le sujet.

CHARMOY-CITY : « APPUYER LÀ OÙ ÇA FAIT MAL »  - du 27 avril 2017 

Charmoy-City, le vieux marché, même sans choux-fleurs,  une permanence

Charmoy-City, le vieux marché, même sans choux-fleurs, une permanence

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28  juin 2017 (J+3115 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Documents
17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 07:43

CHARMOY-CITY : UNE LETTRE POUR 250 EMPLOIS ! - du 17 Juin 2017 (J+3104 après le vote négatif fondateur)

Revitalisation et redynamisation sont plus que jamais à l’ordre du jour pour notre centre-bourg. Renforcement de l’attractivité, développement des modes de déplacements doux, embellissements, « requalifications » de toutes sortes sont ainsi à l’étude.

Lors d’un récent groupe de travail du Conseil municipal, il semblerait que l’on ait évoqué en conclusion « des outils faciles à mettre en place à court terme » et susceptibles de stabiliser « l’activité commerciale en centre-ville ». Pour l’heure, nous ignorons la nature de ces outils ainsi que les modalités de leur mise en œuvre.

Fin 2014, notre premier magistrat s’exprimant lors d’un reportage de France 3 Bourgogne diffusé le 22 octobre 2014, semblait voir dans la zone du Charmoy, son « bébé », un outil propre à « attirer du monde ». Pour renforcer l’attractivité, un hyper c’était donc le pied !

« Notre pari est de dire : si nous avons une grande surface, cela va attirer du monde, si les gens viennent à la grande surface, ils peuvent en profiter pour faire d’autres courses, d’autres achats sur la ville. C’est effectivement le point de désaccord avec l’Union commerciale qui, elle, pense plutôt qu’il y aura évasion. »

http://youtu.be/4PMrRymYg5s

La grande surface est à présent en place. Dans une zone excentrée, la rue privée du Charmoy est née, mais que le « pari » ait été gagné pour le centre-ville, chacun en jugera par lui-même !

De même à propos d’emploi, on escomptait de la zone du Charmoy un substantiel apport. En ce début 2009, la presse régionale et municipale annonçaient donc en chœur, à cors et à cris l’arrivée de « 250 emplois ».

Le 26 mars 2009, Le Bien Public titrait ainsi « IMPLANTATION COMMERCIALE À AUXONNE Leclerc arrive avec 250 emplois d’ici 24 mois »

Début mai 2009, dans l’organe d’information municipal Inf’Auxonne N° 25, notre premier magistrat allait jusqu’à divulguer à l’appui une lettre du groupe Leclerc à lui destinée. Datée du 14 avril 2009, cette lettre confirmait les 250 emplois et décernait au passage, à son heureux destinataire, un « label » de discrétion ! C’est sûr, alors, qu’auprès du staff colmarien de l’enseigne, Monsieur le Maire semblait « avoir le ticket » !

CHARMOY-CITY : UN LABEL À NE PAS OUBLIER - du 25 mars 2017

Amis lecteurs vous pouvez consulter les documents cités :

Dans ce concert idyllique, la CNAC devait toutefois apporter une fausse note en déclarant dans sa décision négative 317 D du 20 janvier 2010 que le projet Leclerc au Charmoy :

« Ne manquera pas de nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne » (2ème attendu) « Contribuera à développer un nouveau pôle périphérique et […] ne participera pas ainsi, à un aménagement harmonieux du territoire de l’agglomération d’Auxonne » (3ème attendu)

Mais bien vite dans l’orchestre, on sut réaccorder les violons dissonants en faveur de l’intérêt général ! Jusqu’à l’hyper-unisson ! L’intérêt général, il est vrai, c’est du capital !

Mais tout cela c’est du passé, il reste aujourd’hui à continuer et à parfaire l’œuvre du visionnaire inspiré qui sut poser judicieusement la première pierre d’achoppement sur le chemin de la revitalisation du centre-bourg… au Charmoy !

Force est de reconnaître que dès le siècle dernier et sous d’autres municipalités, le commerce traditionnel de centre-ville, notamment alimentaire, avait connu une première saignée à la suite de l’installation de précédentes grandes surfaces. Mais aucune de ces grandes surfaces n’avait la taille, ni surtout les formidables potentialités d’extension de la dernière née, aucune, non plus, n’était aussi excentrée au point de compromettre radicalement toute tentative sérieuse ultérieure de recentrage de l’activité sur le centre-bourg. Au profit d’aucune de ces enseignes enfin, il semble bien que les municipalités précédentes n’aient déployé autant de discrétion, de zèle et d’énergie, voire d’imagination !

Il est regrettable maintenant de constater qu’au bout du compte, notre premier magistrat, sans doute mal avisé, ait consacré les longues années de deux mandats à faire advenir sur son territoire un mode de développement obsolète et ringardisé aux dires de personnes autorisées, telles que Madame Nathalie Kosciusko-Morizet

FINS DE SÉRIES AU CHARMOY - du 25 OCTOBRE 2014

A l’heure où l’on phosphore plans en main pour une revitalisation du centre-bourg, et en hommage respectueux et sincère à Madame Nathalie Kosciusko-Morizet, dont les réserves à l’égard des implantations d’hypermarchés n’ont, semble-t-il hélas, pas encore pénétré la profonde pensée des élus des territoires de notre ruralité tout aussi profonde, nous nous permettons de rediffuser une ancienne illustration tirée d’un précédent article.

AU SECOURS DU COMMERCE DE CENTRE-VILLE ? - du 04 JANVIER 2016

À NKM enfin, dont les bras graciles, par la munificence inspirée de nos échevins, furent jadis chargés d’oignons, à NKM qui pâtit aujourd’hui des conséquences d’une stupide violence nous souhaitons pour finir un prompt rétablissement !

 

Le Charmoy cardiologie nouvelliste

Le Charmoy cardiologie nouvelliste

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 17 juin 2017 (J+3104 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Documents
29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 08:42

L’IMMOBILIER AU CHARMOY (3)  - du 29 octobre 2016 (J+2873 après le vote négatif fondateur)

     Le Bien Public d’hier 29 octobre titrait : « AUXONNE CHANTIER Nouvelle station-service : top départ ». Une photo, signée d’un spécialiste chevronné des chantiers au Charmoy, illustrait la nouvelle. L’immobilier au Charmoy, ça bouge ! Mais au fait, on attend toujours la station du tramway !

LE TRAIN A DÉRAILLÉ, VIVE LE TRAMWAY ! - du 15 JUIN 2015

      Trève de galéjades nouvellistes, revenons-en à des choses plus sérieuses concernant « l’immobilier au Charmoy » !

      Récemment, nous avions publié deux  articles relatifs au Droit de Préemption Urbain  au Charmoy brandi très récemment.

CHARMOY : QUI BLOQUE ET QUI DÉBLOQUE ? - du 29 Septembre 2016

L’IMMOBILIER AU CHARMOY (1)  - du 15 octobre 2016      

      Soumis au Droit de Préemption Urbain  depuis le 25 juillet 2006, les biens fonciers situés dans la fameuse zone du Charmoy sont en conséquence assujettis à la déclaration d’intention d’aliéner. Ainsi, lorsqu’un propriétaire veut vendre son bien, il doit adresser au préalable à la mairie, une déclaration  précisant, en particulier, le prix proposé par l’acquéreur.

     Une question se pose : les nombreux propriétaires ayant traité avec l’investisseur privé BOUXDIS début 2009 – la fameuse période de « discrétion » fort appréciée par le promoteur – ont-ils été soumis systématiquement à cette obligation ? Si tel a été le cas, leurs déclarations d’intention d’aliéner ont été consignées et conservées aux archives municipales.

       Et cela devrait faire une belle liasse si l’on se réfère à  Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 qui relate en ces termes les échanges idylliques des propriétaires avec l’acquéreur :

 « Sur quelle surface porte le projet ?

Sur la moitié environ de la zone du Charmoy, soit approximativement 19 hectares.

Où en sont les acquisitions de terrains ?

Les propriétaires ayant réservé un très bon accueil aux propositions de l’acquéreur, 99 % des compromis ont été signés rapidement ».

[Inf’Auxonne N° 25  p.2]

      Il est vrai que le projet ayant été restreint en 2011 à 4,6 ha (les fameux « 46 401 mètres carrés » mentionnés dans  Le Bien Public d’hier 29 octobre) il a dû en être de même du nombre de propriétaires concernés. Ce sont néanmoins quelques dizaines de parcelles réparties sur ces 4,6 ha, correspondant à un  nombre comparable de propriétaires, qui furent vendues à BOUXDIS en fin de compte. À la suite de ces ventes, une question est restée en suspens, objet de rumeurs persistantes : quid du prix de vente à BOUXDIS ?

       On nous répondra, affaires privées, donc couvertes par la confidentialité. Affaires privées, certes, mais sous le couvert et avec l’aval du pouvoir municipal. Situation hybride donc, pour ne pas dire bâtarde, et dont la transparence est loin d’être totale. Situation qui laisse libre cours à diverses conjectures.

     Par bonheur, s’il arrive que la municipalité préempte, il arrive aussi qu’elle vende (ou en ait l’intention) et ce, même au Charmoy. Et dans ce cas, la « discrétion » n’est plus au programme car la publicité du prix de vente s’impose dans les débats et dans les actes administratifs. Pas moyen , dans ce cas, d’échapper à la publicité des prix !

     C’est ainsi que le Conseil municipal du 18 mai 2009 inscrivait à son ordre du jour la vente d’une parcelle (pages 7, 8 et 9 du Procès-verbal) :

« 7- CESSION DE PARCELLE DANS LA ZONE DU CHARMOY »

 « Dans le cadre de l’amménagement de la zone du Charmoy, la ville est propriétaire de la parcelle BV 74. […]. Comme cela a été proposé aux autres propriétaires fonciers de la zone, il est envisagé de céder cette parcelle [à la SARL BOUXDIS basée rue du Ladhof (68000 COLMAR] au prix de 10 € le mètre carré… » [p. 7]

   L’affaire fut mise au voix,  le résultat du vote étant le suivant :

« 23 votes pour ;

4 votes contre : Mme ROCHET, M. SANZ, Mme MELOCCO, M. LABELLE ;

1 abstention : Mme COQUET » [p. 9]

     On peut supposer que si le compromis fut signé, la vente n’eut jamais lieu car  BV 74 se situe en dehors des 4,6 ha finalement retenus. Cette délibération présente toutefois l’avantage de nous renseigner sur le prix censé avoir été « proposé aux autres propriétaires fonciers de la zone ». Une question se pose à l’heure où notre maire se plaint de « surenchères » sur un terrain du Charmoy et « brandit », selon la presse, son droit de préemption :

     Ce prix proposé « de 10 € le mètre carré » a-t-il bien été, dans tous les cas, le prix réellement pratiqué ?               

     En matière d’affaires municipales et d’intérêt général, les citoyens ont le droit de tout savoir et de juger sur pièces !  

Prise du Charmoy, plus fort qu'Alesia

Prise du Charmoy, plus fort qu'Alesia

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 29 octobre 2016  (J+2873 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Documents
18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 07:07

L’IMMOBILIER AU CHARMOY (2)  - du 18 octobre 2016 (J+2862 après le vote négatif fondateur)

    Dans notre dernier article, nous avions dû avouer notre échec : toutes nos tentatives de recherche de la décision de préemption, prise en 2010, sur la parcelle BV 83 s’étaient révélées vaines. Bien malin qui trouvera, en relisant les 73 décisions prises par le maire en 2010 et dûment référencées dans le registre des délibérations du conseil municipal, une quelconque décision de préemption concernant BV 83…

     Dieu soit loué, tel n’est pas le cas de la récente décision n° 43-2016, relative à l’exercice du droit de préemption urbain (DPU) sur BV 82. Prise le 25 août dernier, transmise en Préfecture le jour même, puis dûment affichée, elle a été publiée ensuite in extenso dans le compte-rendu sommaire du conseil municipal du 26 septembre dernier (pages 10 et 11) et largement évoquée dans la presse le 28. Voilà une préemption que l’on ne saurait qualifier de discrète !

CHARMOY : QUI BLOQUE ET QUI DÉBLOQUE ? - du 29 Septembre 2016

     Nous ne sommes plus dans le cas d’une préemption « en pointillés »  comme celle de 2010. Cette fois-ci, c’est bien clair, on a bien mis les points sur les i !

     Nous avons d’ailleurs constaté que même  la précédente municipalité Sanz avait été mise dans le coup et appelée à la rescousse dans le 4ème  attendu de la décision !

Lisons d’abord le  3èmeattendu :    

« Considérant que la ville d’Auxonne est soucieuse du bon développement économique de son territoire et sensible aux demandes d’entreprises intéressées par une implantation sur ses zones ; »

  « Considérant que dans ce même objectif la Commune a engagé, par délibération du 9 février 2007 [N.D.L.R. : délib n° 2007-16], une démarche d’acquisition de gré à gré d’une parcelle proche d’environ 2500 m² [N.D.L.R. : ex-parcelle AX 523 aujourd’hui coupée par la rue du Charmoy et en partie concernée par le projet de station-service. Voir aussi notre illustration du jour ].

    En faisant, dans une louable continuité, référence au passé de 2007, M. Langlois semble donc vouloir appuyer sa démarche de préemption par la décision de son prédécesseur, M. SANZ, d’engager en 2007 « une démarche d’acquisition de gré à gré » de la parcelle AX 523.       

     À noter toutefois qu’en 2007 M. SANZ était en fin de mandat, que la démarche engagée n’était pas une démarche de préemption, et que ladite démarche ne s’est jamais concrétisée. À signaler encore que la délibération n° 16-2007 approuvée en séance du 8 février 2007 précisait : « Dans la perspective du projet d’une zone d’activités, il est judicieux pour la Ville de s’assurer la maîtrise foncière par l’acquisition d’une parcelle cadastrée AX 523… »

    Sans entrer dans le détail, nous pouvons préciser qu’il était alors de notoriété publique que les propriétaires de cette parcelle souhaitaient la vendre. Un achat de gré à gré par la Ville pouvait donc alors sembler opportun afin de mettre la parcelle à l’abri d’appétits manifestés par des promoteurs éventuels, et de garantir ainsi la « maîtrise foncière » de la Ville, sans nécessairement « brandir le droit de  préemption ».

     L’histoire nous enseigne que c’est à BOUXDIS que reviendra finalement la parcelle non acquise par la municipalité SANZ, et ce, au terme de la phase « discrète » de prospection et de démarchage assurée au début de 2009 par les bons soins de Monsieur Langlois et de quelques-uns de ses collaborateurs au profit de BOUXDIS. À ces artisans diligents et discrets au service d’un intérêt général bien compris, on pourrait appliquer sans peine cette expression tirée de l’ « Édito » du dernier Inf’Auxonne n° 54 d’octobre 2016 : « Ce sont des hommes de l’ombre, leur efficacité est à la hauteur de leur discrétion » !

        Au terme de cette phase discrète, la « maîtrise foncière de la zone », ou du moins de 19 hectares de celle-ci, était assurée, non à la Ville, mais à BOUXDIS. Comme notre maire dans son dernier édito, le promoteur comblé pouvait alors dire : « Une page blanche se présente à moi » ! Une belle page blanche de 19 hectares livrée sur un plateau pour y écrire des projets grandioses !     

      Quoi de plus normal donc, que le promoteur remerciât par écrit notre maire de sa « collaboration » et de sa « discrétion » dans l’acquisition de cette « maîtrise foncière de la zone »! Belle opération menée sans tambour ni trompette par « des hommes de l’ombre », après le vote-croupion du 17 décembre 2008 !

Du coup, la municipalité d’Auxonne n’eut même pas à se fendre d’une délibération pour revendre à BOUXDIS la parcelle AX 523, ce qui eût été le cas si l’acquisition envisagée par la municipalité précédente s’était concrétisée, et que la Ville en fût devenue propriétaire.

     Tel fut par contre  le cas pour une autre  parcelle que possédait déjà la Ville et dont nous étudierons le cas très instructif dans un prochain épisode ! À bientôt donc !

     Mon « porte-plume » a déjà hâte de noircir pour vous une nouvelle « page blanche »

Meeting de la maîtrise foncière au Charmoy

Meeting de la maîtrise foncière au Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 octobre 2016  (J+2862 après le vote négatif fondateur)

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 08:35

L’IMMOBILIER AU CHARMOY (1)  - du 15 octobre 2016 (J+2859 après le vote négatif fondateur)

      La question immobilière au Charmoy a fait récemment irruption dans la presse à la fin du mois dernier. En effet, Le Bien Public du 28 septembre dernier titrait dans la rubrique « Auxonne » : « Charmoy : la municipalité a brandi son droit de préemption ».

      Plus récemment, le 13 octobre dernier, le même quotidien titrait : « Auxonne Immobilier Les ventes sont reparties à la hausse », article d’ailleurs judicieusement couplé sur la même page avec une réflexion sur « l’offre locative en cœur de ville » par notre adjointe en charge de l’Urbanisme. Cette réflexion se concluait par l’hypothèse d’un lifting de la grande rue « Pourquoi pas envisager, par la suite, un plan façade, au moins pour l’artère principale.»

     Suivant ce tropisme immobilier éditorial, nous entamons aujourd’hui une petite série en deux temps sur l’histoire immobilière du Charmoy.

       Mais avant que de faire de l’histoire, revenons-en d’abord au présent et à l’article du Bien Public du 28 septembre dernier intitulé : « Charmoy : la municipalité a brandi son droit de préemption ».

      À propos de  cette décision, on pouvait lire dans le corps de l’article qu’elle portait sur « une parcelle qui porte le matricule BV 82 », et qu’elle avait « été présentée dans le déroulé du conseil municipal de lundi soir [N.D.L.R. : 26 septembre] ».

      Selon nous, cette décision était prévisible si l’on en croit, du moins, le procès-verbal de la séance du conseil municipal du 2 mars dernier (approuvé en séance du conseil du 11 avril) qui précise :        

« […]  j’ai cru comprendre [N.D.L.R. c’est le maire qui parle] qu’actuellement il y avait des tentatives d’achat spéculatif sur la zone du Charmoy. Pour éviter qu’il y ait des surenchères, et pour pouvoir maîtriser le devenir futur de cette zone, comme nous l’avons fait il y a 3 ou 4 ans sur une parcelle qui avait fait l’objet de surenchères, j’appliquerai le droit de préemption pour permettre un développement et ne pas bloquer une zone parce que certains veulent jouer sur les prix. Il faut que les choses puissent rester raisonnables [N.D.L.R. page 5 du procès-verbal]

[…] Je préviens donc que ce n’est pas la peine de faire de la surenchère, les vendeurs seront déçus puisque nous empêcherons une éventuelle spéculation. » [N.D.L.R. page 7 du procès-verbal]

   Ce conseil municipal du 2 mars dernier avait d’ailleurs fait l’objet d’un compte-rendu de presse croquignolesque qui se mélangeait un peu les préemptions !

LE CHARMOY ET LE LIMOUSIN - du 05 MARS 2016

      La mention d’une préemption exercée « il y a 3 ou 4 ans sur une parcelle qui avait fait l’objet de surenchères », nous a incité à en savoir plus. Et nous voilà entré dans l’histoire et dans l’archive !

        Nous avons finalement trouvé mention de cette préemption dans le procès-verbal du Conseil municipal du 07 juillet 2010 au  paragraphe 8 intitulé « AUTORISATION ACCORDÉE À MONSIEUR LE MAIRE DE DÉFENDRE LES INTÉRÊTS DE LA VILLE DANS L’AFFAIRE SAS LAUCEL c /VILLE D’AUXONNE : RECOURS CONTRE UNE DÉCISION DE PRÉEMPTION DANS UNE ZONE ÉCONOMIQUE » [pp. 7, 8, 9] 

   Le texte de cette délibération précisait en particulier :

      « Considérant que ladite société a été vivement intéressée par la création d’une zone d’activités économiques au lieu-dit « Le Charmoy » et qu’elle a ainsi signé un compromis de vente portant sur la parcelle BV 83 d’une contenance de 4170 m², propice à l’édification d’un magasin (comme stipulé dans la requête introductive d’instance du 12 mai 2010) ;

Vu la déclaration d’intention d’aliéner portant sur la parcelle cadastrée BV 83  au lieu-dit « Le Charmoy », transmise par Maître LORISSON, Notaire à GENLIS ;

Vu l’utilisation par la Ville d’AUXONNE de son droit de préemption le 30 mars 2010 […]» 

        Ce court extrait d’un long paragraphe suffit à confirmer « l’utilisation par la Ville d’AUXONNE de son droit de préemption le 30 mars 2010 » « sur la parcelle BV 83 d’une contenance de 4170 m² »

     À remarquer au passage que cette parcelle BV 83  jouxte la parcelle BV 82, qui vient de défrayer la chronique foncière, et sur laquelle, très récemment, « la municipalité a brandi son droit de préemption ».

    En fait de « 3 ou 4 ans » comme l’a déclaré Monsieur le maire en son conseil, voilà une affaire maintenant vieille de plus de 6 ans ! C’est vrai qu’on ne voit pas le temps passer !

       À l’époque,  la presse ne se fit pas l’écho de cette préemption sur BV 83 et l’on ne put y lire, comme récemment à propos de la parcelle BV 82 sa voisine, que « la municipalité [avait] brandi son droit de préemption ».

       De cette préemption, on reparla pourtant à nouveau lors du Conseil municipal du 23 septembre 2010, comme l’atteste le procès-verbal, en page 14 :

« 15) ANNULATION ET REMPLACEMENT DE LA DÉLIBÉRATION 2010-101 AUTORISANT MONSIEUR LE MAIRE DE DÉFENDRE LES INTÉRÊTS DE LA VILLE DANS L’AFFAIRE SAS LAUCEL c /VILLE D’AUXONNE : RECOURS CONTRE UNE DÉCISION DE PRÉEMPTION »

    […]   « Vu la décision prise par la Ville d’AUXONNE d’utiliser son droit de préemption le 30 mars 2010 » 

    Remarquons que l’on parlait bien cette fois de « décision » et non pas seulement d’« utilisation » comme dans la première mouture du 7 juillet. Nous avons donc recherché la référence de cette décision.

    Le problème est qu’à la lecture des documents d’archives, cette « décision » n’apparaît dans aucune des 73 décisions prises par monsieur le maire sur délégation […] pour l’année 2010.

    Pourtant, en ce qui concerne la parcelle BV 82, ayant fait récemment l’objet d’une préemption, le compte rendu sommaire du CM du 26 septembre dernier fait explicitement d’une décision « N° 43-2016 du 25 août 2016 Objet : Exercice du Droit de Préemption Urbain : parcelle BV n° 82- lieu-dit le Charmoy » [page 11  du compte rendu sommaire du CM du 26 septembre 2016].

      À la fin du paragraphe relatif à cette décision, on peut même lire : « ARTICLE 5 : la présente décision sera publiée au Recueil des Actes Administratifs et transmise au Préfet. Elle sera inscrite au registre des délibérations du conseil Municipal » [page 12  du compte rendu sommaire du CM du 26 septembre 2016].

      Rien de tel en ce qui concerne l’exercice du droit de préemption urbain sur la parcelle BV n° 83 au lieu-dit le Charmoy en 2010. Aucun référencement « au Recueil des Actes Administratifs » dans lequel la  « décision » d’exercer le droit de préemption « le 30 mars 2010 » reste définitivement introuvable parmi les 73 décisions prises par monsieur le maire sur délégation […] pour l’année 2010 !

    Quant aux suites des actions en justice entamées à la suite de cette « décision »  restée introuvable, les archives ne nous apprennent rien. Il semble bien  qu’au bout du compte on en soit resté au statu quo ante.

    Beaucoup de bruit pour rien donc !

PRÉCISIONS COMPLÉMENTAIRES : Dans le procès-verbal du Conseil du 15/04/2010 en pages 2, 3, 4 figurent les décisions 01-2010 du 2 février 2010 à 08-2010 du 10 mars 2010 dont aucune ne concerne une préemption.

Dans le procès-verbal du Conseil du 27/04/2010 en pages 2 et 3 figurent les décisions 09-2010 du 2 février 2010 à 12-2010 du 1er avril 2010  dont aucune ne concerne une préemption.

Dans le procès-verbal du Conseil du 25/05/2010 en page 3 figurent les décisions 13-2010 du 7 mai 2010 à 15-2010 du 7 mai 2010  dont aucune ne concerne une préemption.

Dans le procès-verbal du Conseil du 07/07/2010 en pages 4 et 5 figurent les décisions 16-2010 du 20 mai 2010 à 23-2010 du 8 juin 2010   dont aucune ne concerne une préemption.

Préemption en 2010 au Charmoy, la décision introuvable

Préemption en 2010 au Charmoy, la décision introuvable

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 15 octobre 2016  (J+2859 après le vote négatif fondateur)

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 07:47

MARCHÉS ET HYPERMARCHÉ NOCTURNES - du 30 JUIN 2016 (J+2752 après le vote négatif fondateur)

À la suite de notre dernier article « Un (hyper)marché plein de promesses », une fidèle lectrice nous a interrogé sur l’histoire des marchés nocturnes.

C’est avec plaisir que nous accédons à sa demande. Il nous a suffi pour cela de consulter nos archives d’Inf’Auxonne, la revue rédigée par des Auxonnais(es) et pour des Auxonnais(es).

Remontant à l’année 2011, ouvrons pour commencer Inf’Auxonne N° 34 d’octobre 2011. Ce numéro rend compte en page 5 de la naissance des marchés nocturnes en ces termes : « L’Union Commerciale et Artisanale Auxonnaise peut se féliciter d’avoir organisé les deux premiers marchés nocturnes au Port Royal d’Auxonne cet été ». Bravo donc pour cette initiative de « l’Union Commerciale et Artisanale Auxonnaise » !

Inf’Auxonne N° 38 d’octobre 2012 nous apprendra en page 5 que l’expérience a été reconduite « les vendredi 29 juin et 20 juillet 2012 ».

En ce qui concerne ces années 2011 et 2012, précisons que les marchés se déroulaient sur le parking au pied du bastion du Béchaux (ex-établissements Bailly du Quai de Saône) entre les HLM du bord de Saône et le Port royal.

Les années 2013 et 2014 verront une interruption des marchés nocturnes liée, pour une part sans doute, aux aléas météorologiques ayant affecté les marchés de 2011 et 2012. Le changement climatique faisait déjà des siennes…

Nouveau départ en 2015, cette fois sur le parking du Port royal, et avec une fréquence accrue. Inf’Auxonne N° 49 de juin 2015 précise ainsi en page 6 que les marchés auront lieu « tous les vendredis soirs des mois de juillet et Août (soit neuf dates au total) ». Il semblerait toutefois que le sol caillouteux du parking ait quelque peu rebuté exposants et visiteurs.

2016 verra donc un nouveau changement de site. Inf’Auxonne N° 52 d’avril 2016 annonce en page 6 que cette année « les exposants investissent les gradins [du Vieux port] ». Dans l’article annonce, on remarquera qu’il n’est plus question de l’ « Union Commerciale et Artisanale Auxonnaise » (UCIAA) au titre de l’organisation, mais uniquement de « la Municipalité et [de] l’Office de Tourisme ». L’UCIAA n’est d’ailleurs pas non plus citée dans l’article du Bien Public du 25 courant selon lequel « Nathalie Roussel, adjointe chargée de l’urbanisme et du développement économique, table sur la nouvelle formule ». Pas d’UCIAA enfin sur l’affiche que la dite adjointe souriante présente sur la photo illustrant l’article. L’UCIAA méritera-t-elle bientôt, comme notre premier édile, un prix de discrétion ! Et ce prix sera-t-il décerné par la même officine de Colmar ?

UN (HYPER)MARCHÉ PLEIN DE PROMESSES - du 27 JUIN 2016

Voici donc, en résumé, et de 2011 à 2016, une brève histoire des « Marchés nocturnes » et sa conclusion discrète…En attendant ‒ qui sait ? ‒ la création du premier musée national des « Marchés nocturnes » ! Un équipement culturel susceptible d’attirer, dans son concept ludique et novateur, la société marchande et noctambule de l’Europe entière et son pognon ! Comme le fanal attire la phalène… Non pas la banane qui attire la baleine, grand-père !

Faire cette brève histoire des « Marchés nocturnes » pour une sympathique lectrice aura été pour nous un authentique et franc plaisir et une pierre apportée à l’édifice de notre mémoire commune !

Il est bien évident toutefois que relativement aux objectifs déclarés de notre blog, les « Marchés nocturnes » restent une question marginale ! Pour les personnes amnésiques, c’est-à-dire pour nombre d’habitant(e)s de notre bonne ville, rappelons tout de même la raison d’être de notre blog : porter l’éclairage nécessaire sur la part d’ombre, et pour ainsi dire nocturne d’un certain règne d’une prétendue « discrétion » ayant conduit par exemple à l’avènement d’un hypermarché sur la zone du Charmoy en dépit du vote pourtant explicitement négatif du 17 décembre 2008 ! Démocratie oblige !

PETITE ARITHMÉTIQUE DU CHARMOY - du 08 DÉCEMBRE 2014

Pour en revenir enfin à des questions plus en lumière, bien que « nocturnes », j’ai nommé les « marchés nocturnes », ne serait-il pas opportun d’ajouter aux « animations [prévues] pour dynamiser les marchés », un numéro de prestidigitateur discret. Nous connaissons tous l’artiste chevronné qui vous sort un OUI d’un chapeau dans lequel pourtant on avait mis 21 NON et pas un seul OUI ! Pas mal ! La prestation devrait être appréciée et le prestidigitateur, n’en doutons pas, ravi de renouveler l’exploit, à titre gracieux et dans l’intérêt général, cela va de soit !

Et pourquoi pas, encore, sous la voûte étoilée du ciel estival, l’intronisation inédite d’une adjointe aux éclipses de lune et aux étoiles filantes ! Céleste !

C’est une galéjade bien sûr, mais rappelons quand même que sous nos latitudes, il est parfois des communes où, pour le/la citoyen(ne) lambda, la certitude d’avoir affaire à un(e) adjoint(e) véritable s’acquiert surtout par l’existence d’une indemnité sonnante et trébuchante attachée à la fonction de la dite personne, plutôt que par le libellé plus ou moins précis de ses délégations. Tout cela, c’est du Kafka, me direz-vous ! Sans doute !

En ce qui concerne votre serviteur, il apporte modestement et bénévolement sa contribution en offrant une chanson « nocturne » libre de droits dont il est l’auteur et l’interprète et dont il autorise libéralement la diffusion lors des nuits magiques des gradins ! Un tube de l’été pour un Charmoy toujours hyper « discret » ! Pas vrai !

Les Nocturnes - du 16 janvier 2012

Marché foncier nocturne au Charmoy

Marché foncier nocturne au Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 30 juin 2016 (J+2752 après le vote négatif fondateur)

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 07:46

LIGNE DE CHARME (nouvelle édition) - du 10 JUIN 2016 (J+2732 après le vote négatif fondateur)

Après l’annonce lumineuse du minibus et afin d’élargir le débat, nous republions, dans une nouvelle édition actualisée, un article précédemment publié en juin 2014 :

Une petite note historique pour commencer, car il ne faut pas oublier l’histoire et Bonaparte en particulier !

Dans son ouvrage, Napoléon Bonaparte lieutenant d’artillerie à Auxonne, Maurice Bois rapporte que Napoléon Bonaparte « partant d’Auxonne [pour Dole] à pied était de retour avant midi » (p. 82). Cette anecdote suffit à démontrer la proximité évidente d’Auxonne et de Dole, proximité dont nous reparlerons plus loin.

Mais qu’allait faire Bonaparte à Dole ? Il allait chez l’imprimeur Joly, corriger les épreuves de sa brochure intitulée Lettre à Matteo Buttafuoco, relative à la question corse, car à Auxonne, alors, il n’y avait pas d’imprimeur.

Si l’imprimeur Joly n’est plus qu’un souvenir et la Lettre à Matteo Buttafuoco, un oiseau rare sur les rayons de quelques bibliothèques, la presse gratuite doloise se montre en revanche très active. Bonaparte se faisait imprimer chez Joly sur papier pur chiffon et en tirage limité à 100 exemplaires, à présent, diverses personnalités locales auxonnaises s’expriment et s’impriment au fil des pages bigarrées du gratuit Pays Dolois. Les supers, hypers et autres annonceurs sympas brisent la monotonie de leurs publicités en faisant un peu de place à ces personnalités, dont les portraits et les interviews se glissent opportunément entre le rayon boucherie et le rayon bricolage.

Un encart spécial leur est réservé épisodiquement, il s’agit de MaG’Élus, encart de Pays Dolois, dont le N°1 Printemps/été paraissait en juin 2014.

Si Bonaparte était encore parmi nous, il se réjouirait de la proposition exprimée par notre premier magistrat dans MaG’Élus N°1 : « Les bus du Grand Dole s’arrêtent à Sampans. Moyennant contribution, on pourrait proposer qu’ils viennent jusqu’à Auxonne ».

C’est que tout comme Bonaparte en son temps, de nombreux Auxonnais se rendent à Dole.

Mais un bus DOLE-AUXONNE, me direz-vous, voilà qui n’est pas de nature à freiner l’évasion vers Dole et qui risque de décevoir le rédacteur en chef du P’tit Auxonnais, qui remarquait déjà dans son N°9 de juin 2010 en le soulignant : « le nombre de véhicules immatriculés en 21 sur les parkings des grandes surfaces doloises (ce ne sont pas des Dijonnais !) » et appelait en conséquence à voter OUI pour le projet du Charmoy !

Si vous pensez cela, c’est que vous n’avez rien compris. Tout en permettant l’opportunité de se rendre facilement à Dole, la nouvelle ligne prolongée permettrait surtout de desservir avec une fréquence et une capacité raisonnables l’hypermarché Leclerc du Charmoy, dont un des points faibles reste l’éloignement du centre-ville liée à l’absence de transports collectifs significatifs.

Absence que ne palliera pas le minibus récemment annoncé, malgré la valeur symbolique et le caractère symptomatique de l’annonce « lumineuse » !

Cette carence en « transports collectifs », la première décision négative 317 D du 20 janvier 2010 de la CNAC l’avait pointée en soulignant que le projet « n’est pas desservi par les transports collectifs ». Lors du troisième passage en CNAC en janvier 2012, des solutions furent avancées dans le dossier pour résoudre le problème, mais elles durent paraître anecdotiques car, en donnant finalement son accord, la CNAC s’abstint prudemment d’évoquer à nouveau dans ses attendus la question des « transports collectifs ».

L’enquête publique de 2013 fut encore l’occasion d’évoquer en détail ces problèmes récurrents de « transports collectifs ».

Rappelons ici la conclusion du commissaire-enquêteur à ce propos :

« le commissaire enquêteur considère qu’il n’est pas démontré que des transports collectifs réguliers desserviront la zone du Charmoy à l’ouverture du centre commercial. La réalisation de ce mode de déplacement semble pourtant indispensable pour contenir, ou mieux réduire, le trafic routier aux abords du site. »

Vu des caisses du Charmoy, le brouettage anecdotique par minibus 8 places doit sembler un bien petit coup de pouce, mais la prolongation de la ligne de bus dolois, non encore concrétisée à ce jour, si elle intervenait, pourrait apparaître comme une riche idée propre à drainer une frange de clientèle peu mobile vers la zone, tant au départ d’Auxonne que de Dole d’ailleurs !

Dijon a Divia et ses « lianes », Auxonne pourrait avoir bientôt sa « ligne de charme » pour le Charmoy ! Un vrai coup « tactico-logistique » digne du « petit Caporal » ! En tout cas d’une tout autre ampleur que l’annonce récente du minibus ! À suivre….

LE TAXI DE CHARMOY-CITY, UN TAXI QUI RAOULE POUR LECLERC - du 09 JUIN 2016

Station Charmoy

Station Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 juin 2016 (J+2732 après le vote négatif fondateur)

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