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  • Claude Speranza, Auxonnais
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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 00:00

ÉCHOS DES DÉCIBELS - du 16 NOVEMBRE 2014 (J+2159 après le vote négatif fondateur)

   Au sud-ouest, rien de nouveau, tout est calme sur la zone du Charmoy. Voilà, à la manière d’un communiqué de guerre, toutes les nouvelles de la zone. On n’y a même pas vu, comme à Albi (Tarn) hier, les dignes partisans d’un projet réputé « d’intérêt général » et scandaleusement contrecarré par des trublions de tout poil, manifester leur juste indignation ! Le temps où leur « audacieux » leader charismatique « partait au feu » (Le Bien Public du 12/10/09) serait-il donc révolu ? Nos zadistes à rebours seraient-ils fatigués ? Sans doute…

    Le « Coup de tonnerre dans le ciel auxonnais » (Le Bien Public du 21 octobre) les aura sans doute sonnés ? Rassurons-les, ce genre de coup de tonnerre métaphorique à l’usage des titres de presse, ça fait tout de même moins mal qu’une OF 37 qui vous pète aux tympans !

     Répétons-le, tout est calme sur la zone du Charmoy. Silence radio ! Profitons-en donc pour réexaminer dans le calme et en détail la question acoustique à laquelle semble liée la suspension des travaux.

      Il y a un an déjà, l’importance du facteur acoustique nous était déjà clairement apparue dans le rapport  de l’enquête publique. En effet, ce facteur acoustique motivait à lui seul une réserve à l’avis favorable. Nous relevions le fait dans notre article « Rapport aux décibels », dès le 9 novembre 2013

RAPPORT AUX DÉCIBELS… – 09 novembre 2013

    Les informations de presse dernièrement diffusées à propos de la suspension des travaux au Charmoy sont venues confirmer définitivement l’importance de ce « facteur acoustique ». Le reportage de France 3 Bourgogne daté du 22 octobre et intitulé « Auxonne : La construction d'un supermarché est arrêtée à la suite d'un recours déposé au Tribunal Administratif » est bien clair sur ce point :

« Un particulier, opposant au projet, a déposé un recours

Ce particulier a déposé un recours contre le permis de construire en Avril dernier [N.D.L.R. en fait le 20 février 2014 sous le numéro 1400598-1 (Cf . Procès-verbal de la séance du CM du 23 avril dernier, page 24) ]

Le Tribunal Administratif a fait arrêter les travaux, car l’étude acoustique complémentaire, commandée par le commissaire en charge de l’enquête publique, n’a pas [été] transmise aux riverains dans les temps. Le délai était avant la fin de l’enquête publique. »

   Selon cet article, ce sont donc les travaux qui ont été suspendus et non le permis de construire comme cela a pu être dit par ailleurs (Cf. PV du CM du 08 octobre § 3 Informations de Monsieur le Maire p. 2). Il faut dire que l’information concernant droit et justice est généralement déficiente dans notre beau pays et en conséquence la culture juridique du Français moyen, pauvrette ! Il y a de quoi y perdre son latin. Dans un guide faisant autorité nous avons pu lire : « Le recours (de même que l’appel) n’est en principe pas suspensif, ce qui signifie que la décision ou l’acte de l’administration continue à s’appliquer tant que le juge n’a pas rendu sa décision. Dans les cas d’urgence, il existe donc des procédures de référé administratif pour faire suspendre l’exécution de la décision ».  C’est donc peut-être un « référé suspension » qui a interrompu les travaux.

     Quant au motif probable du recours il semble bien précisé par le texte de France 3 selon lequel : « l’étude acoustique complémentaire, commandée par le commissaire en charge de l’enquête publique, n’a pas [été] transmise aux riverains dans les temps »

   Nous avons relu avec attention le rapport et les conclusions du commissaire-enquêteur. Nous y avons noté 22 occurrences du terme acoustique : (pp. 10(1), 15(1), 16(1), 20(1), 46(1), 47(5), 48(4), 49(4), 92(1), 96(2), 97(1))

  À plusieurs reprises, le commissaire-enquêteur revient sur le caractère incomplet ou insuffisant des études acoustiques produites par le pétitionnaire. Sans entrer dans le détail nous citons un passage de la page 49 du rapport qui, à notre sens, résume bien  les griefs retenus et les prescriptions faites :

« Le commissaire enquêteur ne peut que regretter vivement que le maître d’ouvrage, comme il s’y était engagé, n’ait pas complété le dossier initial pendant le temps de l’enquête par une étude acoustique permettant au public d’apprécier l’impact sonore du projet sur son environnement. Il est rappelé que l’attention du pétitionnaire avait été attirée, bien avant la période estivale par l’autorité environnementale et le commissaire enquêteur, sur le complément souhaitable du dossier d’enquête par une étude acoustique incluant l’impact sonore du projet. A présent, il semble nécessaire que l’autorité décisionnaire puisse disposer des éléments indispensables destinés à éclairer sa décision. Aussi, le commissaire enquêteur prend acte de l’engagement du maître d’ouvrage de remettre au maire d’Auxonne l’étude demandée pour fin octobre 2013. Enfin, en phase d’exploitation du centre commercial, la réalisation de mesures acoustiques sera nécessaire pour s’assurer de la conformité des installations par rapport aux impératifs fixés par la réglementation en vigueur ». [p. 49].

   Dans la partie « Conclusions et avis motivé » les insuffisances de l’étude acoustique sont à nouveau évoquées. L’AVIS FAVORABLE est pour finir assorti, relativement au problème acoustique, d’une réserve et d’une recommandation.

Nous citons un extrait de cette conclusion :

« le dossier d’enquête, assez volumineux, est complet sur la forme mais le fond de certaines parties aurait pu être plus précis et de meilleure qualité, notamment en ce qui concerne les thèmes relatifs […] aux mesures acoustiques […]

[le commissaire-enquêteur] émet un AVIS FAVORABLE à la demande présentée le 25 avril 2013 par la SARL BOUXDIS sise rue du Ladhof 68025 Colmar Cedex en vue d’obtenir l’autorisation de construire une surface de plancher nouvelle à usage de commerce supérieure à 10 000 m2 sur le territoire de la commune d’Auxonne (Côte d’Or).

Avec la réserve suivante :

- Réaliser, préalablement à la délivrance de l’autorisation de construire, une étude acoustique afin de vérifier la compatibilité du projet avec la réglementation en vigueur et proposer, si nécessaire, des mesures destinées à réduire l’impact sonore sur l’environnement »

Avec les recommandations suivantes : […]

[page 96]

- Prescrire une étude acoustique lors de la phase exploitation du centre commercial pour s’assurer de la conformité des installations par rapport aux impératifs fixés par la réglementation en vigueur. […] » [page 97]

     En conclusion, nous pouvons dire que le « discours acoustique » du commissaire-enquêteur  dans son rapport se décline successivement sur trois temps du projet :

- en premier, le temps de l’enquête, pour lequel il« ne peut que regretter vivement que le maître d’ouvrage, comme il s’y était engagé, n’ait pas complété le dossier initial pendant le temps de l’enquête par une étude acoustique permettant au public d’apprécier l’impact sonore du projet sur son environnement ». [p. 49]

- en second, le tempscourant de la fin de l’enquête à la signature du permis, pour lequel il « prend acte de l’engagement du maître d’ouvrage de remettre au maire d’Auxonne l’étude demandée pour fin octobre 2013 » [p. 49].

Le caractère impératif de cette étude conditionnant l’AVIS FAVORABLE est souligné par la « réserve » : « Réaliser, préalablement à la délivrance de l’autorisation de construire, une étude acoustique afin de vérifier la compatibilité du projet avec la réglementation en vigueur et proposer, si nécessaire, des mesures destinées à réduire l’impact sonore sur l’environnement »[page 96]

- en troisième lieu, le temps, plus lointain de la « phase d’exploitation du centre commercial »  pour lequel il indique la nécessité« de mesures acoustiques […] pour s’assurer de la conformité des installations par rapport aux impératifs fixés par la réglementation en vigueur » [p. 49]. Cette nécessité est réaffirmée dans la conclusion par la « recommandation » suivante : « Prescrire une étude acoustique lors de la phase exploitation du centre commercial pour s’assurer de la conformité des installations par rapport aux impératifs fixés par la réglementation en vigueur. […] »

      Tout cela nous semble parfaitement clair et peu susceptible de pouvoir échapper à l’œil, et à l’oreille aussi, bien entendu, d’un lecteur attentif !

    Il apparaît, au vu du rapport, que les « demandes acoustiques » du commissaire-enquêteur pour le premier temps, celui de l’enquête, n’ont pas été satisfaites ; c’est ce manquement qui vient sans doute d’entraîner les conséquences que l’on sait. Pour l’heure, nous sommes encore bien loin du troisième temps, mais le deuxième est déjà derrière nous.

    Une remarque,  pour finir à propos de ce deuxième temps : à notre connaissance, dans l’information diffusée, aucune confirmation formelle n’a été donnée jusqu’à présent relativement à une prise en compte totale et effective de la réserve mise par le commissaire-enquêteur à son avis favorable. Nous rappelons les termes de cette réserve :

« Réaliser, préalablement à la délivrance de l’autorisation de construire, une étude acoustique afin de vérifier la compatibilité du projet avec la réglementation en vigueur et proposer, si nécessaire, des mesures destinées à réduire l’impact sonore sur l’environnement »

        Dans l’attente d’un éventuel nouveau « Coup de tonnerre dans le ciel auxonnais » nous continuerons à prêter l’oreille !

Le réservoir aux écoutes

 C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 16 novembre 2014  (J+2159 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions
13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 00:00

 

CHAQUE HOMME DANS SA TRANCHÉE - du 13 NOVEMBRE 2014 (J+2156 après le vote négatif fondateur)
     Humidité, nuit, brouillards, la saison n’incline guère à la gaîté. Peu de fleurs en ces temps, sinon les chrysanthèmes sur les tombes et les bleuets de papier sur les poitrines. Outre-Manche, on préfère, aux bleuets, les coquelicots, du coup les douves de la Tour de Londres  en sont tout inondées. Nos lecteurs/trices s’étonneront sans doute de notre humeur vagabonde : avant-hier Barcelone, aujourd’hui Londres…
    Chantecler irait-t-il nous jouer la fille de l’air vers d’autres cieux, lui qui médite habituellement à l’ombre tutélaire du réservoir des Granges-Hautes, comme Bonaparte sous son chêne (pas mal celle-là ! Non ?!).
    À propos de méditation, la journée du 11 novembre aura été pour nous un sujet de réflexion. Beaucoup plus que de la cérémonie officielle du souvenir, drapée dans son apparat règlé, nous garderons mémoire d’un petit spectacle donné l’après-midi dans la salle de l’Ancien tribunal de commerce : « La courte vie de Georges Collin ». Ce spectacle, créé par Jean-Marc Pinté, et dédié à la mémoire de son grand-oncle Georges Collin, était organisé par l’association Caramel, Chocolat et Cie de Magny-Montarlot.
       Je n’étais pas en avance, et grimpant la spirale de l’escalier de pierre à 5 heures sonnantes, j’entendais monter la rumeur témoignant d’une assistance nombreuse. Là-haut, une petite foule bon-enfant, dont le caractère convivial compensait l’absence visible de personnalités officielles, était réunie pour assister à  une lecture théâtralisée des lettres de Georges Collin, jeune Poilu du 10ème de ligne, originaire de Magny-Montarlot et tué le 3 août 1916 à Fleury près de Verdun.
    Restitués avec une exactitude scrupuleuse, les propos de Georges n’ont rien de sensationnel, mais au-delà de la monotonie liée aux circonstances d’une guerre de position, monotonie lugubre de l’attente qui colle à l’âme du Poilu comme la boue à son corps, transparaissent sans cesse le courage et l’humour. Humour plein de courage, par exemple, dans cette « logique du Poilu », arborescence de suppositions de plus en plus calamiteuses sur le destin qui l’attend et dont, à chaque avancée vers le pire, il se réjouit toujours de l’alternative la moins mauvaise qui s’offre à lui, tout en rassurant ses proches ! Humour courageux dont la charge morale revit à travers le temps ! Georges, sans grands discours, tu nous donnes une leçon de vrai courage ! Et merci à Jean-Marc Pinté, et à ses compagnes de scène, de t’avoir ressuscité et évoqué sans chichis, sans flonflons et avec talent !
     Quittant l’atmosphère des tranchées et retournant à la monotonie auxonnaise, où le plus grand danger est de mourir frappé d’un gros éclat d’ennui, je n’oublierai pas la leçon d’humour de Georges. En un temps où la guerre, devenue économique, a changé de figure et où les promoteurs de grandes surfaces et les maires qui les soutiennent se parent à bon compte de vertus guerrières, je continuerai, fidèles lecteurs/trices, obscur Poilu solitaire,  à vous écrire de ma tranchée du Charmoy. Inspiré par le courage tenace et inusable de Georges, je tenterai de faire mienne sa  « logique du Poilu ».
   La Grande Guerre, la der des ders, a d’ailleurs déjà été évoquée dans notre blog, sur un mode fantaisiste certes, et que des grincheux n’ont sans doute pas manqué de réprouver. Qu’importe, c’était pour la bonne cause ! Et puis Georges nous a convaincu que la fantaisie n’était pas absente des tranchées, qu’elle y était même vitale pour ne pas s’enliser et sombrer !
   Les uhlans de sinistre mémoire, les Taube, la Grosse Bertha, tous ces gens et ces choses  auxquels Georges n’était sans doute pas étranger, vous pouvez les retrouver cent ans après, extraits par Claudi de la valise de souvenirs de son oncle Seppi de Rouffach près de Colmar et mis en scène librement sur la zone du Charmoy dans notre blog :

HYPER-CALIBRE - du 18 février 2014

La TranchéeC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 13 novembre 2014  (J+2156 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Visions d'histoire
11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 00:00

LE CHARMOY À LA CATALANE - du 11 NOVEMBRE 2014 (J+2154 après le vote négatif fondateur)

  J’imagine déjà le sourire gourmand de mes lecteurs/trices à l’annonce de cette recette originale : « Le Charmoy à la catalane »…et, dans le même temps je me repens de les décevoir, car ils vont devoir ranger plancha, paella et autres ustensiles !

    Il sera en effet question, non de cuisine, mais de la consultation du « 9N » (9 novembre) sur l’indépendance de la Catalogne qui a eu lieu dimanche dernier. Une lecture attentive des grands quotidiens nous a permis de relever, à propos de cette consultation catalane, quelques commentaires applicables à notre consultation auxonnaise du 27 juin 2010. Vous vous rappelez, sans doute, ce fameux exercice de démocratie « participatatative » !

     Adieu donc, recette exotique alléchante, nous allons entreprendre, toutes proportions gardées et avec tout le respect que nous devons à nos amis catalans, de comparer les deux consultations.

    Il s’agissait en effet, dans les deux cas, de consultation et non de référendum ayant valeur de décision. Une différence est à souligner toutefois entre les deux consultations : la catalane a été réalisée sans le recours officiel aux listes électorales, recours dont disposaient les organisateurs de la consultation auxonnaise.

   Notre comparaison ne prétend pas à une quelconque pertinence politique, elle vise seulement à mettre en évidence certains traits communs à deux évènements en apparence très différents, mais lors desquels il est apparu clairement que les partisans du OUI se sont montrés beaucoup plus actifs, voir activistes, que les partisans du NON !

   Actifs, en matière de « rameutage » et de publicité, tout d’abord, comme semble le montrer cet  article de Libération daté du 9 novembre. Sous le titre« Consultation en Catalogne : rameuter à tout prix » nous pouvons lire en effet : « REPORTAGE Les associations nationalistes ont tenté de mobiliser au maximum pour ce référendum sans valeur légale sur l'indépendance de leur région ».[…] il s’agissait de ratisser large pour faire en sorte que la participation soit massive pour le «9N» […] Jusqu’au dernier moment des dizaines de volontaires ont épluché les pages de l’annuaire pour appeler au hasard, converser et tenter de convaincre l’interlocuteur d’aller jeter un bulletin dans l’urne La campagne de mobilisation ne s’est pas limitée aux appels téléphoniques. De Barcelone jusqu’aux petites bourgades pyrénéennes, des volontaires sont allés faire du porte à porte pour convaincre. Ce ratissage est favorisé par le fait que la quasi-totalité des municipalités de Catalogne (942 sur 947) ont approuvé la tenue de la consultation et ont mis à disposition leurs locaux et certains fonctionnaires pour effectuer un travail logistique et de «propagande». [N.D.L.R. : souligné par nous] ».

     À Auxonne, comme à Barcelone, c’est clair, la municipalité  a approuvé la tenue de la consultation et a mis à disposition ses locaux et certains fonctionnaires pour effectuer un travail logistique et de «propagande» et certains de ses membres n’ont pas lésiné sur le « ratissage ».

   Actifs, en matière de participation ensuite. Dans un article intitulé « Les Catalans disent oui à l'indépendance »,  Le Figaro écrit : « Selon des résultats provisoires diffusés dans la nuit, 80,7% des votants - environ 2 millions de personnes - se sont finalement prononcés pour le «oui» à l'indépendance. Quelque 5,4 millions de Catalans pouvaient en théorie participer au vote. Ce sont essentiellement des sympathisants de la cause indépendantiste qui se sont déplacés, tandis que les opposants ont boudé les urnes ».

 À rapprocher ce commentaire de celui du maire d’Auxonne dans Inf’Auxonne N° 29 de juillet 2010 :

 « La Consultation des électeurs du 27 juin a révélé la véritable implication des citoyens dans la vie de leur cité : 38,25 % de participation, taux plus élevé que pour les élections européennes et régionales. Avec près de 80 % de OUI à la question posée, les auxonnais se sont clairement déterminés pour le développement d’Auxonne et de son Canton »

(Inf’Auxonne N° 29 de juillet 2010 p. 1)

   Dans les deux cas : un peu plus d’un tiers des inscrits se déplacent. Les partisans du NON boudant le scrutin, il en résulte un score faramineux pour le OUI, voisin de 80%. Mais au bout du compte, et dans les deux cas, le calcul démontre que c’est tout au plus un tiers des inscrits qui se sont prononcés pour le OUI. (1533 OUI pour 5061 inscrits à Auxonne le 27 juin 2010 soit 30,29 % des citoyens)

      Nous arrêterons là notre parallèle Auxonne/Barcelone, car les deux consultations, outre une énorme différence d’échelle, diffèrent encore radicalement par leurs motivations profondes. En effet si en Catalogne, c’est essentiellement une dynamique indépendantiste qui s’est manifestée, nous pourrions dire qu’à Auxonne, c’est une volonté d’allégeance active de la majorité en place, et de ses satellites, aux visées locales d’un grand promoteur privé qui est à l’œuvre depuis 2008.

    Suffiraient à en témoigner l’origine de l’abondant  matériel publicitaire d’affichage, imprimé à LURE, diffusé lors de la consultation, ainsi que ce titre éloquent du Bien Public du jeudi 1er juillet 2010, annonçant « en clair » le véritable objet du scrutin : « AUXONNE Les habitants disent « oui » au Leclerc » (page 1 du cahier région dijonnaise). Toute la manœuvre visait donc à plébisciter le projet Leclerc en panne !

       Quand Barcelone vise à s’affranchir du pouvoir central de Madrid, Auxonne, ou du moins sa municipalité, séduite par de belles promesses de développement et d’emploi,, n’a de cesse de placer son avenir économique entre les mains d’un « Madrid » commercial et immobilier privé régnant sur le grand-est.Comme l’a bien souligné Pays dolois N° 164 d’octobre 2014 (page 4) : « Les échanges entre la direction du grand-est du groupe et la mairie qui a délivré le permis  sont réguliers et fructueux »   

    Aujourd’hui, Claudi ayant pris quelques libertés avec la bannière catalane pour illustrer notre propos, nous présentons par avance nos excuses au Señor Presidente Artur Mas et à tous les Catalan(e)s !

Consultations historiques

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 11 novembre 2014  (J+2154 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 00:00

ZADISTES  EN TOUT GENRE - du 09 NOVEMBRE 2014 (J+2152 après le vote négatif fondateur)

  Le terme nouveau de zadiste connaît une diffusion accrue à la suite des évènements récents survenus dans le Tarn.

     Mais au fait, qu’est-ce qu’un zadiste ? C’est une personne qui occupe une ZAD. D’accord. Mais maintenant qu’est-ce qu’une ZAD ? Tout simple, c’est une Zone À Défendre.

    Défendre une zone, cela peut s’envisager de nombreuses manières. Quelle zone ? Quelle défense ? Dans l’acception généralement admise du terme zadiste, c’est défendre une zone naturelle contre les projets de promoteurs publics ou privés, ces projets étant jugés, du point de vue des zadistes, comme étant démesurés ou préjudiciables à l’environnement (naturel ou humain) et ne contribuant pas à l’intérêt général. Un grief supplémentaire fréquent consiste dans le fait qu’information et concertation autour du projet ont été généralement bâclées et réduites à un simulacre grossier de démocratie participative (j’allais écrire participatatative !). On présente le projet après en avoir décidé en catimini.   

   Je sens déjà que mes fidèles lecteurs/trices ne sont pas trop dépaysé(e)s par mon propos !

   Et pourtant, par chez nous, il n’y a pas de zadistes. Votre serviteur lui-même, cet activiste notoire qui a l’impudence et le culot de critiquer les méthodes et les brillants projets de nos édiles éclairés, n’est même pas un zadiste ! Les méchant(e)s diront que sa zone à défendre se limite d’ailleurs à son clavier, et que c’est un zadiste de cabinet  !

   Zadiste de cabinet, peut-être, mais vous n’irez pas me faire pas camper au Charmoy ! Les convaincu(e)s me répondront : « Pas besoin de camper puisqu’on va nous y construire un hôtel de 50 chambres ! ». Oui, c’est annoncé depuis longtemps, bien longtemps déjà ! Dans d’Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009, numéro Collector de Charmoymania on nous démontrait en page 3, sur un mode irréfragable, qu’un tel hôtel serait « viable » :

« Cet hôtel sera-t-il « viable » ? »

« OUI. Aucun investisseur n’engagerait des fonds privés dans un projet non viable. Cet équipement, de classe moyenne, comblera les manques locaux en matière de bus de passage sur l’axe Dole-Dijon, très fréquenté, et participera au développement économique de la Commune. »

    Voilà une dialectique qui tient la route ! À croire que le rédacteur est un adepte du petit livre rouge des lendemains qui chantent !

  Quitte à vous décevoir, je le proclame encore une fois, Chantecler n’est pas un zadiste !

 Un zadiste, un vrai, celui qui défend sa zone, un zadiste qui a du poil aux pattes, ça se montre un peu plus combatif.  Un zadiste ça n’écrit pas, ça mène sa lutte pour une zone, ça va au charbon et parfois même ça « part au feu ». Tenez par exemple, en citant Le Bien Public, journal raisonnable qui ne peut-être taxé d’activisme, on peut, à propos de la zone du Charmoy, voir émerger une figure de zadiste pugnace, quasi héroïque, même et bientôt légendaire !  

   « Faire un hypermarché sur sa commune, c’est partir au feu » avait ainsi lancé un responsable Leclerc au maire d’Auxonne « audacieux » (Le Bien Public du 12/10/09). Ce maire d’Auxonne « audacieux » n’hésitait pas à reprendre à son compte la sémantique guerrière des « conquérants » : « Si on remporte cette bataille, le début des travaux est prévu pour 2012 » (Le Bien public du 13 janvier 2011 article : « Oui à l’hyper, non au Brico ! »).

     Entretemps, la consultation pour la zone du Charmoy avait mobilisé les foules exhortées par courrier officiel municipal : « Déplacez vous en masse VOTEZ !!! ».

    Le départ au feu, la levée en masse, la bataille, rien ne manque au tableau de l’épopée de nos zadistes. Zadistes oui (OUI à la Zone du Charmoy), mais zadistes à rebours ! Zadistes à la mode et à la botte de Vesoul !

.  Chantecler n’est pas zadiste,  pourtant en matière de Zone  commerciale du Charmoy (traduisez LECLERC), Auxonne ne manque pas d’ardents zadistes défenseurs. Précisons encore, de zadistes à rebours ! De zadistes à rebours  qui défendent leur zone comme on défend son bifteck ou son bout de gras, la biodiversité n’est pas dans le coup, il manquerait plus que ça ! Que l’on se rassure! Et les zadistes de LURE leur impriment des zaffiches !

    À Charmoy-City, on fait tout à l’envers, quand les hypers sont démodés on s’empresse d’en monter un ! Voilà la « bataille » des zadistes à rebours qui marchent au rétroviseur et sont en retard d’une guerre !

FINS DE SÉRIES AU CHARMOY - du 25 OCTOBRE 2014

      Quand dans le Tarn, les zadistes crient « suppression du projet de réservoir ! ». Nos zadistes à rebours, quant à eux, viennent de trouver un nouvel argument : « Suppression de réserves ! »

 Frayeur au château L     

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 09 novembre 2014  (J+2152 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 00:00

OUI À L’HYPER NON AUX RÉSERVES ! - du 07 NOVEMBRE 2014 (J+2150 après le vote négatif fondateur)

  Le 13 janvier 2011 Le Bien Public  titrait : « AUXONNE. Pour mettre toutes les chances de son côté, la direction de Leclerc a modifié son offre. OUI À l’HYPER, NON AU BRICO ! »

   Presque trois ans après, la cure d’amaigrissement continue ! Il faut souffrir pour être belle et maigrir pour passer dans les trous de souris administratifs !

   Venons en aux faits : le 23 octobre dernier, un avis de dépôt du permis modificatif  « Numéro de dépôt :  PCM 021038   14 E  021.038.13.E0005-1 » était affiché en Mairie d’Auxonne. Le formulaire porte la mention de date de dépôt suivante : 22 octobre 2014. Le demandeur est la société BOUXDIS.

       Ce même 22 octobre,  dans un reportage de FR3 relatif à la suspension du chantier Leclerc au Charmoy, le maire d’Auxonne avait déclaré : « Le projet continue. Il y aura donc certainement un permis modificatif qui sera déposé pour tenir compte de cette situation »

http://youtu.be/4PMrRymYg5s

     Dans le même temps, sur le papier (Le Bien Public du 22 octobre), le maire d’Auxonne déclarait : « On va demander la suspension de la décision sur le fond, le temps de démarrer une nouvelle enquête publique qui prenne en compte l’étude acoustique. Cela pourrait prendre au moins six mois ». Permis modificatif, suspension de la décision, nouvelle enquête publique ? Au quidam, le soin de faire lui-même la synthèse !!

    Une chose est certaine la demande de permis modificatif est en cours de traitement.  Il est certain aussi que, lors de sa déclaration, notre premier magistrat ne pouvait pas ne pas être au courant de ce dépôt de permis modificatif, d’abord parce que c’est lui qui l’a signé, ensuite parce-que « les échanges entre la direction du grand-est du groupe et la mairie qui a délivré le permis  sont réguliers et fructueux » comme le soulignait Pays dolois N° 164 d’octobre 2014, en page 4 actu, dans un article intitulé « Auxonne Hypermarché Leclerc : les travaux ont débuté ».

     « Réguliers et fructueux ». C’est certain ! Et nous n’avons jamais douté du fait que Monsieur le maire d’Auxonne soit la cheville ouvrière locale dévouée de « la direction du grand-est du groupe ». Cela ne date pas d’hier ! En témoigne le satisfecit élogieux qu’il reçut dès avril 2009 et qu’il publia d’ailleurs sans complexes dans Inf’Auxonne N°25 : « A ce jour la maîtrise foncière de la zone est concrétisée grâce à votre discrétion. Nous sommes conscients des difficultés que vous rencontrez, mais l’enjeu est de taille. La divulgation aurait fait échoué (sic) le projet »

             (Lettre du Groupe E. Leclerc du 14/04/09 adressée au Maire d’Auxonne sous la signature de son Président de l’Expansion F. TRITANT et publiée in-extenso dans Inf’Auxonne N° 25 de Mai 2009 p. 4)

     Le signataire de la demande de permis modificatif déposée le 22 octobre dernier, agissant pour la SARL BOUXDIS est d’ailleurs le même que celui du satisfecit du 14/04/09. À cela rien d’étonnant !

    Quel est maintenant l’objet de cette demande de modification ?

     Il est le suivant : « SUPPRESSION DE RÉSERVES ». Demain j’enlève le bas ! Hier le BRICO, aujourd’hui les réserves !

     De quelles réserves s’agit-il ? Toutes les hypothèses sont permises en raison du caractère laconique de l’information. Mais il est probable qu’il s’agit de tout ou partie des réserves de l’hyper.

    Sur le plan du magasin, consultable lors de l’enquête publique, nous avons identifié trois réserves respectivement désignées par les légendes « réserve 1 », « réserve 2 », « réserve 4 ». Même en cherchant bien nous n’avons pas trouvé de « réserve 3 ».

     Ces trois réserves sont disposées en équerre à l’angle  sud-ouest du magasin. La « réserve 4 » est sur le côté ouest du magasin (côté vieux Chemin de Dole). La « réserve 1 » est au fond du magasin (côté sud), la « réserve 2 » remplit l’espace entre « réserve 1 » et  « réserve 4 ».

    Chacune de ces réserves à une superficie de l’ordre de 1000 m². Il est probable que ces réserves sont équipées d’installations de ventilation et/ou frigorifiques, génératrices d’un bruit de fond continu.

    Rappelons que dans son  rapport,  le commissaire-enquêteur avait assorti son avis favorable d’une réserve d’ordre acoustique : « - Réaliser, préalablement à la délivrance de l’autorisation de construire, une étude acoustique afin de vérifier la compatibilité du projet avec la réglementation en vigueur et proposer, si nécessaire, des mesures destinées à réduire l’impact sonore sur l’environnement »

   Nous avançons donc l’hypothèse d’un lien entre cette réserve d’ordre acoustique et la SUPPRESSION DE RÉSERVES du magasin projeté,  en raison des décibels générés par des installations de ces réserves.

    Bien entendu ceci n’est qu’une hypothèse qui reste à vérifier. Sa réalité n’aurait cependant rien pour nous surprendre. Après le « supermarché à dominante non alimentaire », après l’hyper sans BRICO, après l’hyper sans station-service, nous pourrions peut-être découvrir bientôt l’hyper sans réserves. Ça, pour du flux tendu, c’est du flux tendu !

    Et pourtant un hyper sans réserves ça manque de souffle, c’est un peu comme un baiser sans moustaches ! À tout prendre nous préférerions le Charmoy sans hyper ! Mais il est vrai que c’est au Charmoy que s’élabore l’avenir de notre ville ! Et pour nos édiles  à vue longue qui marchent au rétroviseur vers un modèle dépassé, il est temps que « La belle endormie » retire ses boules « Quiès » et se réveille.

   Au fait, avant-hier, on n’a pas vu beaucoup de paysans du coin manifester au Charmoy !! La défense de la terre, ça devrait pourtant être leur affaire, mais on en connaît qui préfèrent les hypers !!

le silence du charmoyC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 07 novembre 2014  (J+2150 après le vote négatif fondateur)

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 00:00

PREMIÈRE PIERRE ET…PIERRES D’ACHOPPEMENT - du 05 NOVEMBRE 2014 (J+2148 après le vote négatif fondateur)

     100 mm de pluie, au moins, ont dû tomber sur la zone du Charmoy. Après avoir fait couler beaucoup d’encre, notre zone, en se ressuyant, va maintenant remplir les fossés !

    Alors accablé de tant d’eau, nous attendons le soleil, comme d’autres attendent leur hyper ! Une chose est certaine au moins, le soleil viendra avant l’hyper. Comme des voyageurs plantés sur le quai d’une gare en attente d’un train en retard, j’imagine donc nos impatients d’hyper écoutant les annonces….

    Facile à imaginer, il suffit d’ouvrir les archives du Charmoy qui ne manquent pas d’annonces d’un démarrage prochain de construction sur la zone, de pose de « première pierre », voire de date d’ouverture du centre commercial.

     C’est ainsi que dès mai 2009 on pouvait lire dans Inf’auxonne N° 25 en page 4

« A quelle date est prévue l’ouverture ?

Dans environ 24 mois » [N.D.L.R. : soit mai 2011 !!]

     En mai 2011, soit 24 mois après, il n’y avait toujours rien, mais Le Bien public  avait entre temps restauré l’optimisme avec la parution du grand article : « Oui à l’hyper, non au Brico ! » du 13 janvier 2011. Un encadré de cet article interrogeait : « La première pierre posée en 2012 ? » Dans cet encadré, Raoul Langlois déclarait : « Si on remporte cette bataille, le début des travaux est prévu pour 2012 ; Le terrain est prêt, il ne reste plus qu’à construire ». Aujourd’hui, trois ans après, cette affirmation est toujours d’actualité : « il ne reste plus qu’à construire ».

      Les travaux ne démarrèrent pas en 2012, ni même en 2013, et d’ailleurs dès le 10 mars 2011, à la suite du deuxième refus en CDAC, Le Bien public  interrogeait : « Leclerc à Auxonne : c’est fini ? »

       Pourtant, par sa volte-face remarquée du 17 janvier 2012, la CNAC devait permettre au phœnix de renaître de ses cendres. Pour ceux et celles qui douteraient encore de cette volte-face :

LES CHARMOISES DE SCHRÖDINGER-du 28 août 2013

   Le 20, à la suite de la volte-face Le Bien public pouvait enfin titrer : « Feu vert pour le projet Leclerc » Dans cet article, le « premier élu » réjoui concluait : « Je pense que tout va aller très vite et qu’en 2013, le projet verra le jour ». La veille, 19 janvier 2012, sur le blog du même Bien public, il était même allé jusqu’à déclarer : « Normalement, à l’horizon 2013, l’outil sera disponible ». Information confirmée à nouveau en ces termes : « la création d’un centre commercial composé d’un hypermarché Leclerc et d’une galerie marchande […] n’est plus hypothétique mais bel et bien prévue à l’horizon 2013 »propos tenus cette fois, dans le grand article du Bien public du 23 janvier 2012 intitulé : « Le feuilleton Leclerc continue »

       Une année ou presque s’était déjà écoulée depuis ce moment d’euphorie, lorsqu’à l’approche imminente de Noël, le 19 décembre 2012 Le Bien public annonça, photo des déposants à l’appui : « Leclerc : le permis de construire a été déposé ». Dans cet article-annonce, Raoul Langlois, qualifié de « porteur et fervent défenseur du projet » déclarait alors : « Les travaux devraient normalement débuter avant la fin 2013 ». Le 9 janvier 2013 dans l’article du Bien public intitulé « De grands chantiers pour 2013 »,  il réitérait cette assertion dans une forme quelque peu atténuée : « Le début des travaux devrait être envisagé d’ici la fin de l’année 2013 »

    Tel ne fut pas le cas. Le 10 septembre 2013,  dans un grand article du Bien public intitulé « Permis attend validation », le maire d’Auxonne annonçait quand même : « On n’a jamais été aussi proche de voir le projet Leclerc se concrétiser ». Ce qui est une  évidence logique, comme  pour tout homme d’affirmer dans l’instant présent qu’il n’a jamais été aussi proche de sa mort ! Mais cette affirmation ne renseigne en rien sur la date de celle-ci ! Mors certa, hora incerta…

   Hora incerta en effet… Le 17 mai 2014 dans l’article du Bien public intitulé « Le centre-ville se meurt-il ? » (oui hélas ! Mors certa, hora incerta…), Raoul Langlois pronostiquait : « Les premiers coups de pioche devraient se faire dans les semaines à venir »

    Ce qui, pour une fois, enfin,  se vérifia !

    Lors du Conseil municipal du 10 juillet 2014, une date d’inauguration fut même, pour finir, avancée : « Les travaux ont démarré. […]. L’inauguration pourrait se faire en juin 2015. » [p. 3 du PV du CM du 10/07/14  § 4 « Informations de Monsieur le Maire »]

    Le 17 septembre, dans Le Bien public, dans l’article intitulé «Tout sur les nouveaux projets »  Raoul Langlois annonçait, avec la fin des embûches, l’imminence de l’aboutissement : « l’été 2014 a définitivement mis fin à des années de déboires judiciaires entre la municipalité et les commerçants au sujet de la construction d’un centre commercial Leclerc […] La construction de ce dernier a démarré en juin dernier et les Auxonnais devraient encore patienter quelques mois avant de pouvoir y faire leurs courses. »    

    Début octobre 2014, dans le gratuit Pays Dolois N°164, en page 4 « actu », Philippe Pelletier soulignait le peu de foi que le « maître d’ouvrage » accordait au « recours » : « les travaux de terrassement […] se poursuivent à un rythme soutenu, le maître d’ouvrage faisant apparaître ainsi le peu de chance d’aboutir qu’il accorde au recours administratif introduit par les opposants [au] projet…»

     Quelques jours après, les travaux étaient interrompus ! L’inauguration se fera-t-elle en juin 2015 ? Rien n’est moins sûr à présent ! Eh oui ! « les Auxonnais devr[ont] [c’est certain] encore patienter quelques [longs] mois »  comme dirait l’autre. Mors certa, hora incerta…

     Patience, toute cette pluie-mousson annonce un changement climatique en marche et il n’y a guère de raisons d’espérer quand François s’extasie devant les pétroliers canadiens de l’Alberta, quand Ségolène nous joue une valse hésitation, concertation-conciliation pour la forme, dans le Tarn et quand Manuel fait brûler un gros cierge à Notre-Dame des Landes. Le barrage institutionnel contre le changement climatique est bien mal en point !

      Heureusement, nos promoteurs du Charmoy sont là ! C’est fou ce que l’on reprend espoir en feuilletant leur dossier de « demande d’autorisation de création d’un centre commercial » daté de janvier 2010 et réalisé par la BEMH S.A. (BORDEAUX) au profit de SARL BOUXDIS (COLMAR) travaillant pour le compte du Groupe LECLERC. On découvre au fil du texte d’authentiques joyaux.

    Ainsi à propos de l’eau : « sensibiliser à une consommation parcimonieuse » (p. 58)        Sur le même thème : « la récupération des eaux de toiture […] permettra notamment […] le lavage des sols du centre commercial » (p. 58).  L’air n’est pas oublié non plus : « …, le projet aura un impact positif sur la qualité de l’air grâce à la maîtrise de l’évasion de la clientèle » (p. 53). La faune sauvage fait l’objet d’un soin attentif : « Afin de tenir compte de la protection de cette espèce [chauve-souris], l’enseigne lumineuse de la façade sera éteinte à 21 h. Rappelons que cette enseigne ne sera pas apposée sur la toiture, mais en façade, d’où une gêne réduite pour les oiseaux et les chauves-souris ». (page 61).

   La palme est enfin remportée par une remarque de l’étude d’impact SOCOTEC mise à la disposition du public en septembre 2013  « Le milieu eau souterraine est fortement impacté par la présence de nitrates et de pesticides. L’usage actuel du site qui est agricole est à l’origine de rejet important de nitrates et de pesticides, la modification de l’usage projeté sera donc à l’origine d’une réduction des émissions de nitrates et de pesticides dans les eaux souterraines ». (p. 51). Moralité (qui va plaire à nos agriculteurs qui manifestent aujourd’hui) : pour réduire la pollution, construisons des hypers sur tous les champs de France et vendons-y viandes et légumes importés (ce qui est déjà le cas).     

Rêves de pierresC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 05 novembre 2014  (J+2148 après le vote négatif fondateur)

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 00:00

LE CHARMOY PAR LES TITRES (édition revue, corrigée et complétée) - du 03 NOVEMBRE 2014 (J+2146 après le vote négatif fondateur)

       A l’heure où résonne encore en écho le « coup de tonnerre » qui vient d’interrompre la construction de  l’hyper-projet charmoisien, nous avons jugé qu’il convenait de réexaminer à nouveaux frais sa genèse et son parcours pour le moins obscurs et rocambolesques !

      Pour faciliter votre parcours de citoyen informé et responsable dans les méandres de l’histoire, Chantecler vous propose une édition revue, corrigée et complétée d’un article-catalogue déjà paru le 3 septembre 2013. À usage de mémento et de pense-bête,  cet article vise à résumer la saga du Charmoy à travers les titres des articles du Bien public suscités par les développements et rebondissements de l’affaire depuis son début.

    Même si certains titres ne mentionnent pas explicitement l’« affaire », il est toujours question de celle-ci dans le corps de l’article. Nous encourageons les plus curieux(ses) d’entre nos lecteurs(trices) à se reporter aux sources pour plus de détails et à notre blog, bien entendu.

      Du titre fracassant du 26 mars 2009 « IMPLANTATION COMMERCIALE À AUXONNE LECLERC ARRIVE AVEC 250 EMPLOIS D’ICI 24 MOIS », à celui tout aussi bruyant du 22 octobre 2014  « AUXONNE CONSTRUCTION LECLERC : LE COUP DE TONNERRE » l’affaire continue à faire du bruit même si le bruit ne fait plus désormais son affaire !

          

Lu dans Le Bien Public du    

19 décembre 2008

LES COMMERÇANTS MOBILISÉS CONTRE LE PROJET
UNE NOUVELLE GRANDE SURFACE

LE CONSEIL MUNICIPAL DIT « NON »

02 mars 2009

DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET COMMERCIAL

LA MUNICIPALITÉ A RENCONTRÉ

LES ENTREPRISES

26 mars 2009

IMPLANTATION COMMERCIALE À AUXONNE

LECLERC ARRIVE AVEC

250 EMPLOIS D’ICI 24 MOIS

28 mars 2009 

PROJET D’OUVERTURE D’UN CENTRE COMMERCIAL

LES COMMERÇANTS EN COLÈRE

INVESTISSENT LE CONSEIL MUNICIPAL

30 mars 2009 

AUXONNE

LE PROJET DE NOUVEAU

SUPERMARCHÉ SUSCITE LE DÉBAT

08 avril 2009 

PROJET  D’UN CENTRE COMMERCIAL LECLERC À AUXONNE

LA COMMUNAUTÉ DE COMMUNES SE SENT TRAHIE

21 avril 2009

À PROPOS DU PROJET  LECLERC À AUXONNE

ON NE VOIT PAS CE QUI POURRAIT
L’EMPÊCHER DE S’INSTALLER

21 avril 2009 

L’UNION COMMERCIALE CONTRE L’IMPLANTATION DE LECLERC

« LE COMBAT NE FAIT QUE COMMENCER »

23 avril 2009 

PROJET D’IMPLANTATION À AUXONNE

LA POLÉMIQUE S’INTENSIFIE AUTOUR DE LECLERC

07 mai 2009  

LE PROJET ANALYSÉ PAR UNE PARTIE DE L’OPPOSITION

PROJET  LECLERC :

« OÙ EST LE DÉBAT ? »

28 septembre 2009

AUXONNE

DIMANCHE DE MANIFESTATION

30 septembre 2009  

AUXONNE

PROJET  LECLERC : LA CDAC

SE PRONONCERA LE 7 OCTOBRE

08 octobre 2009

AUXONNE

PROJET  LECLERC

REFUSÉ PAR LA CDAC

12 octobre 2009

AUXONNE. Le projet de l’hypermarché vient d’essuyer un premier revers

en commission départementale. Mais le jeu n’est pas fini.

LECLERC EN ÉCHEC

12 octobre 2009

AUXONNE. Le refus de la commission départementale suscite les commentaires                                                                                                                                                                                                                      

LECLERC : LE DOSSIER SERA PORTÉ PLUS HAUT

27 février 2010

AUXONNE

LE PROJET  LECLERC  « REFUSÉ »

27 février 2010

COMMERCE

LE PROJET  LECLERC  REJETÉ

29 mai 2010      

AUXONNE

CONSULTATION DES ÉLECTEURS LE 27 JUIN

01 juillet 2010

AUXONNE

LES HABITANTS DISENT « OUI » AU LECLERC

01 juillet 2010    

AUXONNE

LES HABITANTS SE SONT PRONONCÉS !

08 juillet 2010    

AUXONNE. Quels sont les enjeux de la consultation du 27 juin sur la zone du Charmoy

AU-DELÀ DES CHIFFRES BIEN DES QUESTIONS

08 juillet 2010

COMMERCE. La zone commerciale du Charmoy aura un impact définitif lourd de conséquences.

QUEL AVENIR AU CENTRE-VILLE ?

11 octobre 2010

AUXONNE. Le projet de zone commerciale au lieu dit le Bief Pérou est toujours au point mort…en attendant début 2011.

ENCORE DANS L’IMPASSE

11 octobre 2010

AUXONNE. Neuf mois après le rejet du recours de Bouxdis, le projet Leclerc a du plomb dans l’aile.

LECLERC DANS LA LIGNE DE MIRE

13 janvier 2011

AUXONNE. D’ici la fin du premier semestre, l’installation ou non d’un Leclerc, zone du Charmoy, sera entérinée. Une affaire qui dure depuis plus d’un an.                                                   LECLERC REVOIT SA COPIE

13 janvier 2011

AUXONNE. Pour mettre toutes les chances de son côté, la direction de Leclerc a modifié son offre.

OUI À l’HYPER, NON AU BRICO !

07 février 2011

AUXONNE. LE DYNAMISME DE L’UNION [COMMERCIALE]

FACE AUX ÉPREUVES.

23 février 2011

CANTONALES. Pour la droite, le canton d’Auxonne est l’un

des grands espoirs de reconquête

RAOUL LANGLOIS SUR SA LANCÉE ?

10 mars 2011

COMMERCE. A nouveau refusé[sic], l’implantation d’un magasin envenime le débat politique

LECLERC À AUXONNE : C’EST FINI ?

13 mars 2011

CANTONALES.  Deux candidats à droite pour reprendre un canton tenu par la gauche

« FAVORABLE À UNE ZONE COMMERCIALE » [Langlois]

« PRIORITÉ AUX COMMERCES LOCAUX » [Vadot]

« ÊTRE RASSEMBLÉS POUR FAIRE RÉUSSIR CE CANTON » [Girard]

20 janvier 2012

AUXONNE

FEU VERT POUR LE PROJETLECLERC

23 janvier 2012

AUXONNE. La commission nationale d’aménagement commercial a donné son feu vert à la SARL Bouxdis pour l’implantation de l’hypermarché

LECLERC REFAIT SURFACE

23 janvier 2012

COMMERCE. Après des années de tractations, la SARL Bouxdis peut développer sa zone commerciale

LE FEUILLETON LECLERC CONTINUE

18 décembre 2012

AUXONNE

LECLERC : LE PERMIS DE CONSTRUIRE A ÉTÉ DÉPOSÉ

24 décembre 2012

AUXONNE. La construction d’un centre commercial ne fait pas l’unanimité dans les rangs des commerçants.

UNE IMPLANTATION QUI FAIT DÉBAT

09 janvier 2013

AUXONNE. Le maire de la commune dévoile ses projets pour la nouvelle année.

DE GRANDS CHANTIERS POUR 2013

02 septembre 2013

AUXONNE

DES PROJETS ET DES TRAVAUX À VENIR

Un hypermarché pourrait voir le jour dans la zone du Charmoy

02 septembre 2013

AUXONNE

ENQUÊTE PUBLIQUE CONCERNANT LA ZONE DU CHARMOY

10 septembre 2013

AUXONNE

Depuis avril, le permis de construire est déposé.

Une enquête publique est actuellement en cours.

LECLERC SE PRÉCISE

10 septembre 2013

AUXONNE

Une enquête publique se tient actuellement en mairie, concernant l’implantation de Leclerc

PERMIS ATTEND VALIDATION

25 octobre 2013

AUXONNE

DANS L’ATTENTE DU RÉSULTAT DE L’ENQUÊTE PUBLIQUE

03 janvier 2014

AUXONNE

AUXONNE : LECLERC ÇA SE PRÉCISE

08 janvier 2014

AUXONNE

RAOUL LANGLOIS : « LE DÉBAT DANS LA SÉRÉNITÉ »

17 mai 2014

AUXONNE

Les commerçants de l’axe allant du rond-point de la Poste

au Pont de France livrent leurs inquiétudes

OÙ EN EST LE COMMERCE ?

17 mai 2014

AUXONNE

Les commerçants livrent leurs impressions sur la situation dans la commune

LE CENTRE-VILLE SE MEURT-IL ?

17 septembre 2014

AUXONNE

Le maire Raoul Langlois révèle les projets et réalisations qui attendent les Auxonnais au cours de cette nouvelle année scolaire

CE QUE L’ANNÉE RÉSERVE

AUXONNE

Le maire Raoul Langlois évoque les réalisations et réflexions de la municipalité

TOUT SUR LES NOUVEAUX PROJETS

22 septembre 2014

AUXONNE

La commune ne se situe qu’à 15 kilomètres de Dole et les Auxonnais ont pris leurs habitudes dans la ville jurassienne.

DOLE : DES LIENS ÉTROITS

AUXONNE

La municipalité souhaiterait accroître ses liens avec sa voisine jurassienne

LE REGARD TOURNÉ VERS LE JURA

21 octobre 2014

AUXONNE

LES TRAVAUX DU LECLERC SONT SUSPENDUS

22 octobre 2014

AUXONNE

Le chantier de l’hypermarché ne devrait pas redémarrer avant plusieurs mois. Élus, commerçants et habitants réagissent

CONSTRUCTION LECLERC : LE COUP DE TONNERRE

Justice

Le permis de construire de l’hypermarché a été attaqué devant le tribunal administratif LECLERC À AUXONNE : UN SUJET TOUJOURS AUSSI CLIVANT

 

     Nous emprunterons notre conclusion au dernier titre « LECLERC À AUXONNE : UN SUJET TOUJOURS AUSSI CLIVANT ».

    « Clivant », il le fut en effet lors des cantonales de 2011, les titres le démontrent assez. À l’approche des départementales de 2015, il est permis de supposer que le sujet pourrait s’inviter à nouveau dans les débats. Pour peu toutefois que son champion, candidat malheureux en 2011, ou l’un(e) de ses adjoint(e)s entre en lice…. Ce qui semble quelque peu tarder.

    Rappelons, en effet, pour mémoire, qu’en 2010 c’est dès septembre,  à l’occasion du « traditionnel méchoui » de « la famille des Compagnons du Val de Saône », que Raoul Langlois s’était déclaré pour les cantonales de mars 2011 (Cf. Article du Bien Public du 21 septembre 2010 Cahier local p. 3). L’article ajoutait, photo de groupe à l’appui, que « Rémi Delatte était venu affirmer son soutien et celui de la majorité départementale [au candidat] ». On connaît la suite…

Pour plus de détails sur l’ambiance « charmoisienne » des cantonales de 2011

LE JOUR OÙ  LA COMCOM  FUT ASSIÉGÉE - du 06 OCTOBRE 2014

En avance sur les candidats, Claudi vous propose, en avant-première, le projet d’affiche d’un tandem de choc pressenti… L’affiche pourrait être imprimée à LURE…

Le Charmoy démocratique 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 03 novembre 2014  (J+2146 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Documents
2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 00:00

CHRYSANTHÈMES - du 02 NOVEMBRE 2014 (J+2145 après le vote négatif fondateur)

   Ce petit texte est dédié à la mémoire de Rémi Fraisse, victime des gardiens d’un projet contestable parmi tant d’autres

     Chrysanthème, étymologiquement : fleur d’or.

     LURE, patrie du Sapeur Camember et du Savant Cosinus était déjà connue pour ses belles affiches jaune-fluo, elle le sera sans doute bientôt pour les chrysanthèmes jaune d’or de son Brico Jardi Leclerc.

      En effet « La Sarl Lure Brico a reçu, le 11 janvier 2013, l'accord de la CDAC de Haute-Saône pour la création d'un Brico Jardi Leclerc à Lure. Ce point de vente aura une surface de 7500m2, dont 2285m2 extérieurs. Ces derniers seront dédiés à une pépinière et une cour des matériaux. Le magasin sera situé : rue de l'Entreprise, Zone Industrielle aux Cloyes, à Lure ».

( Source : « Rayons-brico-jardin.com»).

     Vendredi dernier, je suis allé fleurir mes tombes, l’air était printanier, j’ai garé mon vélo sur le parking du cimetière, dans le champ d’en face, le nouveau gardien du cimetière arrachait ses pommes de terre, on s’affairait derrière l’arracheuse. Il est toujours émouvant de voir des hommes récolter les fruits de la terre, j’ai repensé au 15 septembre 2012 et à l’arrachage des patates à Champagnole

 DU MILLET POUR LES PETITS OISEAUX - du 17 septembre 2012 

     La terre, où nous finissons tous,  dispense ainsi ses bienfaits : des pommes de terre pour les vivants, des chrysanthèmes pour les disparus. J’ai retrouvé mon vieux copain Yves au beau milieu de ses chrysanthèmes ; rassurez-vous il était bien vivant ; choisissant mes pots, j’ai échangé avec lui quelques mots ! C’est qu’il était bien occupé, notre horticulteur ! Quand je suis sorti du cimetière, je me suis d’abord réjoui à l’idée que, pour le moment,  je pouvais encore en sortir après y être entré. Sur le parking, avec mon vélo,  j’ai retrouvé Yves qui discutait avec un vieux cousin de la tradition qui se perdait … les jeunes, tout ça, ça ne les intéressait plus guère. Eh oui ! Tout change !

    À l’horizon deux mille …vingt, trente (?), quand ils auront eux aussi un  Brico Jardi Leclerc les Auxonnais(e)s ne connaîtront plus cet heureux temps. Les chrysanthèmes, pour peu que la tradition en persiste, seront peut-être moins chers, mais le plaisir de discuter à la bonne franquette avec un vieux copain du terroir travailleur indépendant aura sans doute disparu.

     En illustration, Claudi nous a dégotté une vieille photo du temps de la fameuse consultation « participatatative » de juin 2010 et des belles affiches jaune-fluo de LURE. De quoi se retourner dans sa tombe !

Affiche

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 02 novembre 2014  (J+2145 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 00:00

UNE MINUTE 38 DE BONHEUR ( 3ième  épisode) - du 31 OCTOBRE 2014 (J+2143 après le vote négatif fondateur)

   Une minute d’abord pour témoigner de la conscience que nous avons prise de l’importance des enseignements à tirer de la tragique affaire de Sivens (Tarn). Il est probable qu’à la suite de ces évènements, les travaux du barrage resteront suspendus. Nous n’en dirons rien de plus, car nous n’avons pas une connaissance suffisante de l’affaire pour en parler de façon pertinente. C’est que nous n’avons pas ce toupet des professionnels de l’esbroufe qui ne s’embarrassent pas de scrupules et ont toujours leur mot à dire et leur bagout à vendre.

     Toujours est-il que nous ne manquons pas, pour notre gouverne personnelle, d’établir certains parallèles entre Sivens et l’affaire qui nous occupe. Instances publiques et intérêts privés, pot de terre contre pot de fer, légalité contre légitimité,… Notre parallèle s’arrête-là, car la farce qui nous occupe et dont nous nous sommes fait le persévérant et scrupuleux chroniqueur n’est en rien comparable, heureusement, au gâchis tragique de Sivens. C’est pourquoi, résolument, nous avons pris le parti de continuer d’en rire !

   Une minute 38, c’est la durée du reportage  que France 3 Bourgogne a diffusé le 22 octobre dernier. Au cours de ce reportage de Michel Gillot et Cécile Claveaux, le maire d’Auxonne s’était exprimé sur la question du Charmoy.

http://youtu.be/4PMrRymYg5s

     Nous terminons  notre commentaire du reportage, découpé en 8 parties, que nous rappelons ici :

Introduction du reporter : « Le chantier de l’hypermarché est désert » (7 s)

Première intervention du maire d’Auxonne : « Le projet continue… » (9 s)

Le reporter présente les débuts du projet : « C’est en 2009… » (12 s)

Deuxième intervention du maire d’Auxonne : « Je me souviens… » (16 s)

Le reporter présente les modifications du projet : « Le projet sera revu … » (8 s)

Troisième intervention du maire d’Auxonne : « Notre pari est de dire… » (17 s)

Le reporter présente la position des commerçants : « Si l’Union Commerciale… » (10 s)

Conclusion du reporter : « Paradoxalement cet hypermarché… » (17s)

        Aujourd’hui,  nous commenterons, après les avoir citées, les parties 6 et 7,  et nous en resterons là, car la partie 8 conclusion a été largement commentée et illustrée dès le début.

FINS DE SÉRIES AU CHARMOY - du 25 OCTOBRE 2014

Commençons par la partie 6 :

Troisième intervention du maire d’Auxonne « Notre pari est de dire : si nous avons une grande surface, cela va attirer du monde, si les gens viennent à la grande surface, ils peuvent en profiter pour faire d’autres courses, d’autres achats sur la ville. C’est effectivement le point de désaccord avec l’Union commerciale qui, elle, pense plutôt qu’il y aura évasion .»

Notre commentaire : En faisant un « pari », notre maire se montre pascalien. L’inconvénient est, qu’à la différence de ce cher Blaise, notre édile dans sa collaboration zélée avec un investisseur privé, met en jeu l’avenir matériel de ses administrés. On ne peut, cependant, lui dénier une certaine originalité et pas mal de témérité, car l’hypothèse selon laquelle une zone commerciale largement excentrée pourrait ranimer le commerce de centre-ville n’est pas une chose communément admise. Parlez-en un peu à DIJON aux commerçants du centre-ville ! En général, les petits commerçants de centre-ville de France n’attendent pas de l’implantation de nouvelles grandes surfaces une amélioration de leur chiffre, sauf peut-être à CHAMPAGNOLE !

REVUE DE PRESSE CHAMPAGNOLAISE (2) - du 11 OCTOBRE 2014

Terminons à présent notre commentaire par celui de  la partie 7 :

Le reporter présente la position des commerçants: « Si l’Union commerciale d’Auxonne ne souhaite plus s’exprimer sur le dossier, elle aura en effet bataillé des années contre le projet par crainte d’une nouvelle dévitalisation du centre-ville »

Notre commentaire : Comme nous l’avons déjà signalé dans notre premier épisode, les images vidéo diffusées en fond du commentaire du reporter ont été prises à l’occasion du conseil municipal du 26 mars 2009. Rappelons d’abord que lors de la séance du 17 décembre 2008, précédemment évoquée, la majorité, seule votante, s’étant d’abord concertée en a parte lors d’une interruption de séance, répondit NON, à un vote blanc près, à cette question posée par le maire :« Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? ». Comment peut-on expliquer à ce moment un tel négativisme et une telle frilosité chez des gens qui déclarent à présent  par la voix de leur chef : « une grande surface, cela va attirer du monde, si les gens viennent à la grande surface, ils peuvent en profiter pour faire d’autres courses, d’autres achats sur la ville. ». « Faire d’autres achats sur la ville », vous parlez d’expérience sans doute !

   Après les trompeuses assurances données par le « vote négatif fondateur » du 17 décembre 2008, l’Union commerciale était en droit de s’étonner et de s’émouvoir du titre que les Auxonnais(e)s  devaient découvrir dans Le Bien public du 26 mars 2009 : « LECLERC ARRIVE AVEC 250 EMPLOIS D’ICI 24 MOIS ».  

    Le soir même, l’UCIAA manifestait son mécontentement devant la mairie, ce que nous montre une séquence vidéo du reportage. La séquence suivante nous montre Jean-Claude Poirson, président de l’Union commerciale faisant une déclaration au début de la séance du Conseil, au soir houleux de ce 26 mars 2009 (le fait est rapporté dans le PV et l’examen des conseillers présents  confirme bien la date du 26 mars).

    L’inoubliable Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009, devait d’ailleurs rappeler ironiquement cette intervention en ces termes : « Depuis, un autre débat impromptu mais bien réel, s’est tenu lors du Conseil Municipal du 26 mars 2009. » Un « débat » conduit après la prise de décision, voilà qui n’est pas mal ! Encore mieux : la « consultation » de juin 2010 qui suivit, à propos d’une zone dont un promoteur avait, depuis plus d’un an, acquis la maîtrise foncière grâce à la diligence « discrète » de notre premier magistrat ! Tout cela dénote une certaine philosophie du « fait accompli » et de la « concertation feinte »  dans l’exercice du pouvoir et nous ramène tout droit à Sivens (Tarn) !

     Pour en revenir à l’Union commerciale, et pour avoir « bataillé » à ses côtés depuis juin 2010, je comprends – sans toutefois la partager – sa lassitude présente après le revirement spectaculaire de la CNAC (janvier 2012) et la décision du Conseil d’État (Août 2013), mais je ne doute pas de l’attention nouvelle qu’elle porte aux rebondissements actuels.

      Quant à moi, chroniqueur et commentateur inlassable des méandres de cette affaire  je ne désespère pas qu’un jour enfin, on m’explique : LE « SENS » PROFOND DU VOTE DU 17/12/08, LES AFFICHES IMPRIMÉES À LURE, LE « SUPERMARCHÉ À DOMINANTE NON ALIMENTAIRE »,  et tutti quanti  !

    En écho au « pari » périurbain non mutuel fait par notre maire en « cavalier seul » sur la zone du Charmoy, Claudi vous propose aujourd’hui sa vision de l’hyper-drome du Charmoy.

Grand prix du Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 31 Octobre 2014  (J+2143 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 00:00

UNE MINUTE 38 DE BONHEUR ( 2ième  épisode) - du 29 OCTOBRE 2014 (J+2141 après le vote négatif fondateur)

   Une minute 38, c’est la durée du reportage  que France 3 Bourgogne a diffusé le 22 octobre dernier. Au cours de ce reportage de Michel Gillot et Cécile Claveaux, le maire d’Auxonne s’était exprimé sur la question du Charmoy.

http://youtu.be/4PMrRymYg5s

     Nous poursuivons  notre commentaire du reportage découpé en 8 parties, que nous  vous rappelons :

Introduction du reporter : « Le chantier de l’hypermarché est désert » (7 s)

Première intervention du maire d’Auxonne : « Le projet continue… » (9 s)

Le reporter présente les débuts du projet : « C’est en 2009… » (12 s)

Deuxième intervention du maire d’Auxonne : « Je me souviens… » (16 s)

Le reporter présente les modifications du projet : « Le projet sera revu … » (8 s)

Troisième intervention du maire d’Auxonne : « Notre pari est de dire… » (17 s)

Le reporter présente la position des commerçants : « Si l’Union Commerciale… » (10 s)

Conclusion du reporter : « Paradoxalement cet hypermarché… » (17s)

        Aujourd’hui,  nous commenterons, après les avoir citées les parties 4 et 5

Traitons d’abord la partie 4 dans laquelle le maire d’Auxonne évoque, assez confusément il est vrai, quelques souvenirs.

Deuxième intervention du maire d’Auxonne : « Je me souviens de la première CDAC. Ce sont des arguments politiques qui ont prévalu plus que des arguments réellement techniques. Par exemple, la ville de Dijon a refusé une implantation de 3500 m² à Auxonne et quelque temps après a accepté 11000 m² à la Fontaine d’Ouche et La Toison d’Or »

 Notre commentaire : « Notre maire se souvient des motivations, selon lui « politiques », de la décision de la première CDAC (du 7 octobre 2009). Par contre, dans l’exemple qu’il cite, c’est  à la deuxième CDAC (du 8 mars 2011) qu’il fait référence, sans le préciser. En effet le projet présenté lors de la première CDAC comportait « un ensemble commercial d’une surface totale de vente de 9100 m² » (Cf. Décision publiée le 19 octobre 2009 par la Préfecture).

      Quant au refus de DIJON, il convient de signaler qu’il était accompagné de celui de PESMES (39). En fait d’« arguments politiques », Monsieur le Maire avait pour son compte bénéficié lui-même du soutien de ses amis politiques du Conseil général 21 et de MONTMIREY-LE-CHÂTEAU (39). Loin de DIJON et de ses influences « politiques », signalons tout de même qu’à PARIS, la CNAC du 20 janvier 2010 retoqua à son tour, et sans ambiguïté cette fois, le projet.

       S’ensuivit alors la fameuse « consultation » de juin 2010. Pour plus de détails sur ce joyau de démocratie « participatatative », les curieux/ses pourront consulter avec profit :

DÉPLACEZ-VOUS EN MASSE !!!-du 04 AOÛT 2014

Poursuivons à présent notre commentaire par celui de  la partie 5 :

Le reporter présente les modifications du projet : « Le projet sera revu à la baisse sans magasin de bricolage et l’autorisation d’implantation sera finalement accordée en 2012. Pour le maire, c’est une bonne chose. »

Notre commentaire : C’est le 13 janvier 2011, dans un article intitulé « OUI À l’HYPER, NON AU BRICO ! » que Le Bien Public annoncera la révision du projet. À signaler que l’immense emprise de 19 ha assurée en toute « discrétion » à un seul promoteur par le maire d’Auxonne dès le début de 2009, se réduira dans le même temps à 4,6 ha, qui ont toutefois la particularité de « tenir » la tête et l’entrée de la zone par le rond-point de l’Europe. En dépit de cette révision, le projet sera encore refusé lors d’une seconde CDAC le 8 mars 2011. À propos  de « l’autorisation d’implantation […] finalement accordée en 2012 », il convient de remarquer le revirement des arguments de la CNAC concernant l’effet du projet sur l’animation du centre-ville. De la part d’une CNAC composée des mêmes membres et examinant un projet situé dans la même zone, ce revirement est proprement stupéfiant. C’est peut-être une « bonne chose », mais c’est quand même une drôle de chose. Nos lecteurs/trices redécouvriront tout cela dans :

LES CHARMOISES DE SCHRÖDINGER-du 28 août 2013

        Pour illustrer la « bonne chose », nous avons sélectionné un épisode de notre feuilleton « Esquisses pour un journal du Charmoy »,  déjà diffusé le 14 avril 2013.

À suivre…

19 - HypersauvéC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 29 Octobre 2014  (J+2141 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Revue de presse