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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 11:19

HYPER-SOUPE : ÉPISODE N°2- du 16 MAI 2015 (J+2341 après le vote négatif fondateur)

Nous en étions resté au générique de notre petit feuilleton cinématographico-alimentaire « Hyper-soupe », quand nous avons dû interrompre sa projection en raison de la parution de l’article passionnant du Bien Public-Dimanche du 10 courant intitulé « CENTRE-VILLE. La réfection de la voirie et la redensification de l’habitat sont deux priorités. Objectif : sauver le commerce ». Cette bienveillance salvatrice en pleine page ne pouvait en effet nous laisser indifférent, même si le pari langloisien du « salut par le Charmoy » exprimé le 22 octobre dernier sur FR3 ne nous convainc toujours pas !

Dans la précédente présentation de notre petit feuilleton cinématographico-alimentaire « Hyper-soupe » nous avions souligné, qu’à la différence de ceux d’Auxonne, les conseillers municipaux de Champagnole avaient été clairement informés le 26 avril 2010, donc avant le vote, des données du projet du Groupe Leclerc (et des autres enseignes postulantes) lors d’une réunion de travail du Conseil municipal en présence des représentants des enseignes.

Le procès-verbal de cette réunion est en ligne et nos lecteurs/trices pourront s’y reporter pour juger par eux/elles-mêmes de son contenu.

http://www.champagnole.fr/IMG/pdf/pv100426.pdf

De ce long procès-verbal, nous avons extrait ici l’essentiel permettant à nos lecteurs/trices de s’en faire une idée précise :

« M. PERNOT : Cette réunion de travail s'inscrit dans la transparence voulue par la Municipalité sur ce dossier des hypermarchés. Je rappelle qu'on a reçu un dossier en 2008 porté par Madame FUSARO, pour l'extension du supermarché SUPER U. Ensuite, Monsieur QUINONERO, agent de développement, est venu solliciter la possibilité d'implanter un hypermarché LECLERC. Enfin, dernièrement, c'est Monsieur BONIN, d'INTERMARCHE, qui est venu me présenter son projet d'agrandissement ».

[…] Dès lors que le deuxième projet [N.D.L.R. : le projet Leclerc] s'est présenté, je suis parti du principe que c'était un dossier majeur et que chacun devait avoir toutes les informations afin de pouvoir se prononcer. Les projets portés par les uns et les autres nécessiteront des décisions municipales, sauf celui d'INTERMARCHE. Pour SUPER U et LECLERC, il y aura des ventes de terrains et des autorisations à donner à la communauté de communes pour traiter avec d'autres intervenants.

[…] Aujourd'hui, aucune décision ne sera prise. J'ai attendu que tous les projets soient réalisables avant de vous les présenter et d'en débattre. Ce n'était pas la peine de lancer des discussions sur des projets irréalisables. Nous prendrons nos décisions en fonction des choix que le Conseil Municipal fera.

Les différents projets vont nous être dévoilés. Au sortir de cette réunion, tout le monde en saura autant que moi et nous aurons le maximum d'informations sur ce dossier. » [page 1]

[N.D.L.R. Le maire PERNOT précise qu’il accorde une demi-heure à chaque intervenant, nous nous limiterons à donner les extraits relatifs au seul groupe Leclerc et concernant la description du projet. M. Quinonero, "Directeur Expansion" du groupe, fait un long exposé de la politique générale et locale Leclerc, citant en particulier AUXONNE (nous reviendrons sur ses propos)]

[…]

« M. DUPREZ : De quelle surface sera la galerie marchande ?

M. QUINONERO : 200 m² mais on m'avait demandé de ne pas faire de galerie marchande.

M. DUPREZ : On vous demande de présenter votre projet. Si vous voulez faire une galerie marchande, il faut nous le dire.

M. QUINONERO : Le projet contient une galerie marchande. Il y a également un centre culturel genre FNAC d'environ 500 m². Aujourd'hui, des enseignes comme la FNAC et VIRGIN ne viendront pas à CHAMPAGNOLE. On va donc mettre en place un espace équivalent pour les jeunes.

M. DUPREZ : Quels sont les commerces associés satellites prévus ?

M. QUINONERO : J'ai prévu 1500 m² car l'étude de marché a fait apparaître que l'offre en "non alimentaire" est relativement faible à CHAMPAGNOLE, en particulier pour ce qui concerne l'équipement de la personne. Pour que des marques de magasins connues puissent venir s'installer sur CHAMPAGNOLE, il faut un hypermarché digne de ce nom.» [page 3]

[…]

« M. QUINONERO : […] Nous souhaiterions faire un bâtiment dont la Surface Hors Oeuvre Nette (SHON) représente 10.000 m² comprenant à la fois la surface de vente, les réserves, laboratoires… Je suis prêt à vous recevoir à PUSEY, en Haute-Saône, pour vous faire visiter un hypermarché LECLERC. [N.D.L.R. : je connais un de nos adjoints auxonnais qui m’a dit, en 2010, avoir fait la visite et qui, depuis, en est resté définitivement impressionné !] Il faut également prévoir une extension possible d'ici 10 ou 15 ans. Il y a également 200 m² de galerie marchande et 500 m² pour le centre culturel. Nous sommes obligés de faire une galerie sinon on a une partie inutilisée qui est considérée comme une surface de vente. Si le Maire dit "pas de galerie marchande", je dis "pas d'hyper"ou alors 5000 m². [N.D.L.R. : Quelle autorité !] » [page 5]

[N.D.L.R. : À BIEN NOTER, QU’À AUCUN MOMENT, MENTION N’EST FAITE DE LA PART ALIMENTAIRE EN M² DE L’HYPERMARCHÉ CE CONCEPT AD HOC RESTE, BIEN ENTENDU, UNE SPÉCIALITÉ TYPIQUEMENT AUXONNAISE !]

Tout est clair, avant leur vote du 20 mai 2010, les conseillers municipaux champagnolais avaient été informés en détail de ce sur quoi ils devaient voter !

Et leurs homologues auxonnais, que savaient-ils le soir de la farce du 17 décembre 2008 où on fit voter ceux qui n’avaient pas quitté la salle, sur « le principe d’implantation » d’une grande surface…

Cet extrait de la page 22 du PV du Conseil municipal nous l’apprend :

« Madame COQUET demande s’il est possible de connaître le nom de l’enseigne qui souhaite s’implanter.

M. le Maire répond qu’il ya plusieurs enseignes.

Madame COQUET réplique en disant qu’elle est preneuse de plusieurs noms.

M. le Maire répond que le débat concerne le principe d’implantation et si la réponse est négative [N.D.L.R. : et elle le fut effectivement !], il n’y a pas lieu de dévoiler telle ou telle chose. Si la réponse est non [N.D.L.R. : ce qui fut le cas !], le dossier est terminé [N.D.L.R. : on a vu comment !]. Si la réponse est oui, il y aura discussion à la Communauté de communes où la Ville d’Auxonne ne représente pas la majorité. » [p. 22]

Revenons à présent sur la question qui fut mise aux voix. La formulation de cette question était la suivante :

« Êtes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? »

Il y fut répondu de façon négative hormis une abstention. Quelle était en bonne logique la conséquence de ce non si l’on se réfère au sens habituel des mots et aux normes en vigueur ?

C’était le refus d’implantation au Charmoy d’un supermarché de plus de 1000 m², un supermarché étant selon la norme une grande surface à prédominance alimentaire de surface de vente comprise entre 400 et 2500 m² et c’était donc, a fortiori, le refus d’implantation au Charmoy d’un hypermarché, grande surface à prédominance alimentaire de surface de vente supérieure à 2500 m² !!

On connaît les exégèses de Monsieur Langlois, « sauveur du commerce », à ce propos et la suite de l’affaire…

Si la Morteau fumée et la cancoillotte font la joie des tables champagnolaises, l’enfumage et la purée de pois font souvent l’ordinaire des débats charmoysiens, c’est ce que nous démontre aujourd’hui Claudi avec « un certain regard » comme on dirait à Cannes !

HYPER-SOUPE : ÉPISODE N°2- du 16 MAI 2015 (J+2341 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 16 mai 2015 (J+2341 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Feuilleton 3
12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 09:23

DU CÔTÉ DU CHARMOY - du 12 mai 2015 (J+2337 après le vote négatif fondateur)

     L’actualité éditoriale nous amène à différer la projection de notre film-feuilleton Hyper-soupe pourtant annoncée.  Nous nous en excusons auprès de nos fidèles lecteurs/trices.

      En effet, Le Bien Public-Dimanche du 10 mai dernier, en page 2 du cahier local et sous la rubrique « UN AN ET APRÈS. AUXONNE. Retour sur info. Douze mois après, nous revenons sur le sujet pour en connaître les évolutions »  titrait :

« CENTRE-VILLE. La réfection de la voirie et la redensification de l’habitat sont deux priorités.  Objectif : sauver le commerce »

     Un an après, selon la formule définie par le quotidien, cet article se veut donc un écho et comme une suite au précédent article du 17 mai 2014, déjà sous la plume d’Inès de la Grange, intitulé « Le centre-ville se meurt-il ? », reproduit par ailleurs en réduction dans un encadré.

      Il y a un an, notre blog avait déjà donné une libre analyse de ce premier article intitulé « Le centre-ville se meurt-il ? »

LES CHAMOIS DU CHARMOY - du 18 mai 2014

     Nous inspirant de la formule « UN AN ET APRÈS », nous vous proposons donc aujourd’hui une mise en perspective du second intitulé « Objectif : sauver le commerce »

.    Une différence radicale à souligner tout d’abord entre les deux articles : dans le premier, ce sont les premiers intéressés qui s’expriment, c’est-à-dire les commerçant(e)s ou, du moins, un nombre significatif d’entre eux/elles comprenant la présidente de l’Union commerciale, et seul un petit encadré est réservé au maire d’Auxonne ; dans le second, l’ensemble de la page est consacré à l’expression du maire d’Auxonne, encadré compris, comme si les commerçants et leurs représentants avaient disparu … avant que d’être sauvés !!

    Et comme s’il s’agissait de sauver le commerce et les commerçants…malgré eux. Il est vrai que comme le précise l’encadré, titré « L’accessibilité au cœur des inquiétudes », « quarante-quatre [commerces] sont considérés comme non accessibles ». Y aurait-il eu de ce fait un problème d’accès de la presse aux commerces ou vice-versa ?

     Avant d’envisager les moyens précis pour « sauver le commerce » envisagés dans le dernier article par le maire d’Auxonne, revenons d’abord sur les remèdes préconisés antérieurement par notre premier magistrat. Dans Le Bien Public du 17 mai 2014, il déclarait dans l’encadré : « L’important, c’est de proposer une offre qui soit innovante, il faut savoir se démarquer » et quelques lignes plus loin, il ajoutait à propos de la zone du Charmoy : « Les premiers coups de pioche devraient se faire dans les semaines à venir ».

       À la bonne heure ! Un hypermarché, voilà vraiment une offre innovante qui se démarque, et sans doute un remède héroïque propre, selon le Docteur Raoul, à obtenir la guérison radicale d’un centre-ville déjà languissant ! Tel semble bien le cas car le 22 octobre dernier, interrogé sur FR3, à propos de la suspension du chantier Leclerc,  notre « sauveur du commerce » déclarait : « Notre pari est de dire : si nous avons une grande surface, cela va attirer du monde, si les gens viennent à la grande surface, ils peuvent en profiter pour faire d’autres courses, d’autres achats sur la ville. C’est effectivement le point de désaccord avec l’Union commerciale qui, elle, pense plutôt qu’il y aura évasion. »

        Rappelons pour mémoire que, dans une première décision 317 D  du 20 janvier 2010, les membres de la CNAC, eux-mêmes, s’étaient montrés sceptiques sur les vertus thérapeutiques du remède du Docteur Raoul. Ils avaient en conséquence jugé défavorablement le projet initial en déclarant explicitement que celui-ci aurait un « impact significatif sur l’activité des commerces et services traditionnels situés en centre-ville » et qu’il  « ne manquer[ait] pas de nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne ». Mais, par la suite, le projet ayant évolué dans ses détails, tout en conservant son pion essentiel, l’hyper, la CNAC devait changer d’avis… très opportunément et très radicalement en jugeant que le projet « participera à l’animation de la vie urbaine et rurale ». Sic transit…

    La zone du Charmoy et son hyper devraient donc relancer le commerce. Remède  à usage externe, puisque la zone du Charmoy est à 2 kilomètres du centre, et remède de cheval sans doute. Pour les connaisseurs nous ajouterons remède de Cheval de Troie…

UNE STATUE POUR LE DÉFENSEUR - du 23 AOÛT 2014

    Le caractère proprement novateur de l’article du 10 mai dernier, c’est de préconiser des remèdes à usage interne : amélioration et densification de l’habitat en centre-ville ,  réfection de la voirie, des trottoirs notamment (« l’inquiétude pour moi [N.D.L.R. Raoul Langlois] comme pour les commerçants, sera de refaire la voirie en les gênant le moins possible »), résolution des problèmes de circulation et de stationnement dans la rue principale (« les voitures passeront toujours sur l’axe allant du rond-point de la poste au pont mais on veut la [sic] rendre aux clients »[…] « On veut traiter l’ensemble de mur à mur. Il faut gérer à la fois les piétons, les vélos et les voitures ») À côté de ces améliorations urbaines, pas de perspective, cependant, de solutions hôtelières innovantes au centre-ville car « on voudrait voir davantage d’hôtels-restaurants mais il n’y a pas assez de place. Les bus ne pourraient pas déposer de touristes au centre-ville, on essaiera de le faire plutôt du côté du Charmoy ». Du côté du Charmoy !  Toujours la même chanson !

« Ah le petit commerce qu’ont voit battre de l’aile/ Quand les promos sont belles, du côté du Charmoy ! »

      Et les touristes que les bus « déposeront » au Charmoy, qu’est-ce qu’ils feront là-haut ? Ils visiteront l’hyper, comme ça se fait déjà à Vesoul-Pusey – vous connaissez, Monsieur le maire,  ça vaut la cathédrale d’Amiens, vous avez flashé à Pusey, pas vrai, Monsieur le maire ? – où alors ils feront la face nord du réservoir des Granges Hautes…Mais j’y pense, ils pourront visiter aussi le Mémorial. Quel Mémorial ? Celui du petit commerce bien entendu !!

ÉPISODE N° 31 : IN MEMORIAM- du 10 septembre 2013

    Pour illustrer notre article d’aujourd’hui, Claudi a jugé que l’illustration de l’épisode 31 collait au poil !

    La suite au prochain numéro…

In memoriam

In memoriam

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 mai 2015  (J+2337 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 09:11

HYPER-SOUPE : ÉPISODE N°1- du 09 MAI 2015 (J+2334 après le vote négatif fondateur)

    Sous ce titre original d’ « Hyper-soupe », nous reprenons dans une forme renouvelée le travail de comparaison entre Auxonne et Champagnole, entamé dès juin 2012 dans notre article « La Saône prend sa source au Mont-Rivel ». Travail qui se révèle, au bout du compte, très instructif.

   Très instructif mais certainement pas à l’avantage de la municipalité auxonnaise !  Dans un précédent article, nous avions déjà souligné les contrastes entre les modalités de décision relatives à chacune des deux villes jumelles, toutes deux championnes potentielles en matière de densité commerciale en grandes surfaces alimentaires. D’où notre titre « Hyper-soupe » !

VIES PARALLÈLES (1) : DEUX VILLES ET LEURS MAIRES - du 10 AVRIL 2015

      En résumé, pour Champagnole, un processus normal de décision, obtenu par les votes cohérents d’élus municipaux et communautaires, même si l’on peut être en désaccord avec les décisions prises. À Auxonne, un vote-croupion négatif biaisé émis par la seule majorité lors de la séance surréaliste du Conseil municipal du 17 décembre 2008, et pour finir un maire d’Auxonne très discret faisant affaire avec le promoteur en « cavalier seul », au nez et à la barbe d’une Communauté de Communes s’estimant « trahie » (Le Bien public  du 8 avril 2009).

      Voilà un parallèle déjà saisissant ! Il ne va pourtant pas s’arrêter là ! Ce n’est pas tout !  Une recherche plus approfondie concernant Champagnole vient de nous amener à découvrir qu’à la différence de ceux d’Auxonne, les conseillers municipaux de Champagnole avaient été clairement informés, avant le vote, des données du projet du Groupe Leclerc (et des autres enseignes postulantes) lors d’une réunion de travail du Conseil municipal en présence des représentants des enseignes. Qui plus est, le procès-verbal de cette réunion est en ligne ! Et sa lecture se révèle passionnante ! Oui, passionnante, Messieurs les « passionnés » ! Son commentaire nourrira d’ailleurs nos articles à venir d’« Hyper-soupe ».

        Rappelons qu’à Auxonne on avait préféré mettre la charrue avant les bœufs et que ce n’est que le 23 avril 2009, donc après le vote négatif fondateur et son retournement dans la « discrétion » que le maire d’Auxonne, assisté  d’un représentant du Groupe Leclerc,  avait présenté après coup aux élus le projet déjà concrétisé dans une réunion non ouverte au public, non relatée dans la presse locale et dont nous serions curieux de lire le compte-rendu s’il existe !

     Pour plus de détails, consulter :

UN « CHARMOY POUR LES MULES » : CHANTECLER n° 14 - du 16 MARS 2015

    Notre « Charmoy pour les mules » pouvant cependant paraître aride aux amateurs de libre expression dans la bonne humeur, nous avons décidé de leur proposer notre petit feuilleton cinématographico-alimentaire « Hyper-soupe », présentant sous une forme originale, renouvelée et synthétique, nos dernières conclusions relatives à notre étude comparative Auxonne/Champagnole. À travers cette superproduction gastronomique, nos fidèles lecteurs/trices pourront juger par eux-mêmes, à la veille de la réunion des deux vieilles provinces devenues régions, de l’écart manifeste entre recettes bourguignonnes et recettes comtoises en matière d’« Hyper-soupe »….

     Claudi vous offre dès aujourd’hui, le titre et le générique.

    À bientôt pour la suite !

 HYPER-SOUPE : ÉPISODE N°1- du 09 MAI 2015 (J+2334 après le vote négatif fondateur)

          

 C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 09 mai 2015  (J+2334 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Feuilleton 3
6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 10:01

CONNECTEZ-VOUS ! - du 06 MAI 2015 (J+2331 après le vote négatif fondateur)

     En mai, fais ce qu’il te plaît ! Le temps fait des siennes, le temps n’est pas clément : que d’eau ! Que d’eau ! Le temps n’est pas Clément,  c’est trop d’eau sans Pernot ! (après le tee-shirt du 10ème Tour du Jura, un petit clin d’œil à la santé de Champagnole, notre hyper-jumelle !).

      Vous devez sentir comme moi, entre averses et ponts, un certain clapotis, un flottement certain. N’est-ce pas un flottement idéal pour aborder les îles innombrables de l’archipel Facebook. En route donc, vers les Îles Fortunées !

       Fidèle aux pôles d’intérêt de notre blog, nous restreindrons cependant notre croisière au petit groupe d’îles Facebook de nos élus locaux.   

      Un sujet qu’abordait déjà Le Bien public du 25 octobre dernier, qui publiait, sous la plume alerte de Nicolas Rouillard, un article intitulé : « Les élus sont-ils « connectés » à Auxonne et à Genlis ? » (cahier local p. 2 rubrique « Temps fort »).

   La relecture de l’article de Nicolas Rouillard, bien qu’elle nous en apprenne assez peu sur la situation locale en la matière, constituera néanmoins le point de départ de notre croisière d’aujourd’hui vers un tout petit secteur  de l’archipel Facebook.

    Signalons d’emblée que, ne suivant pas en cela l’exemple de notre premier magistrat qui, selon Nicolas Rouillard, « lui aussi a pris le pli des réseaux sociaux » et donc mis les voiles vers l’archipel Facebook, nous ne sommes pas un adepte actif de Facebook. Rien d’humain ne nous étant étranger, nous gardons néanmoins un œil très attentif sur les contenus publics qui peuvent y circuler. Dans ce sens, nous pourrions reprendre à notre compte les propos de notre premier magistrat exprimés, toujours, dans l’article de Nicolas Rouillard : « Facebook me permet de m’informer de ce qui est publié au sujet d’Auxonne ».

   Nous avions ainsi observé, à la suite des attentats du 7 janvier dernier, un « scénario » local Facebook  typique dont nous avions rendu compte dans ce blog dès le 9 janvier.

L’ESPOIR FAIT VIVRE - du 09 JANVIER 2015

   À l’heure où Emmanuel Todd ose revenir, en l’égratignant, sur l’unanimisme du 11 janvier, mais où Inf’auxonne N° 48, gravant l’évènement dans le marbre, titre en page 5 « Attentat contre Charlie Hebdo… Auxonne se mobilise », nous ne renions pas, quant à nous, notre scepticisme d’alors. Comme le déclare Emmanuel Todd dans L’OBS n° 2634 du 30 avril au 6 mai 2015 (p. 74) : « Il faut aller au-delà du mensonge, au-delà des bons sentiments et des histoires merveilleuses que les gens se racontent sur eux-mêmes »   

     Facebook n’est-ce-pas le lieu idéal « des bons sentiments et des histoires merveilleuses que les gens se racontent sur eux-mêmes » ?   

    Même si, pour reprendre les propos de Nicolas Rouillard, « Le réseau social est aussi un lieu où ferraillent parfois les élus ». Inspirée sans doute du monde de l’escrime qui semble être l’un de ses pôles d’intérêt, cette incise du journaliste à propos des échanges entre le maire d’Auxonne et son opposition pouvait sans doute s’appliquer à la période des dernières municipales. À présent, bien calée dans son fauteuil pour un lustre, engoncée dans ses gilets matelassés la majorité semble se gausser des assauts des fleurets trop bien mouchetés des « trublions » !

     Bien que n’ayant pas l’honneur d’être élu, nous ne répugnons pas pour autant à « ferrailler ». Diverses raisons nous maintiennent néanmoins hors des salles d’escrime de Facebook. Parmi ces raisons, citons au premier chef, le conformisme moutonnier, l’exhibitionnisme de mauvais goût ainsi que le simplisme qui y président assez généralement.

      Sans exhibitionnisme exagéré, je vous fais une confidence : comme le Cardinal, j’aime beaucoup les chats ! Mais vous n’imaginez tout de même pas la photo de votre serviteur trônant réjoui et comblé,  portant ses huit chats et chattes sur ses genoux et ses épaules, en vrai Léautaud de la Capitale de l’Oignon : un tel chromo digne des plus grands classiques du calendrier des postes, ne manquerait pourtant pas de faire monter ma cote dans les chaumières numériques, mais je dis non, merci !

     Une autre raison de mon absence sur Facebook, c’est le peu de crédit que j’apporte aux like et autres approbations, fondées la plupart du temps sur des réactions épidermiques, plus que sur un véritable travail de réflexion documentée.

     Beaucoup trop de « coups de cœur » sans cervelle donc, mais aussi,  parfois, de coups de poignards anonymes. Le commentaire anonyme, voilà la maladie honteuse des réseaux sociaux. Une dernière raison pour moi de ne pas m’exprimer sur ces réseaux, c’est que j’estime qu’un argumentaire sérieux ne se développe pas en quatre lignes mal ficelées et bourrées de fautes, prises en sandwich entre la photo de Mirza, un « plein de bisous tout partout » à la grosse Georgette pour son anniversaire et la republication systématique de toutes les affiches qui traînent dans les vitrines du Val de Saône.

     Cependant, je dois bien l’avouer, il me coûte parfois d’être seul à l’écart, hors de la grande cour de récréation des réseaux sociaux où pullulent tant d’« ami(e)s » aux vécus passionnants. Alors je me prends à rêver d’avoir, comme certain(e)s, des centaines d’ami(e)s. Don Juan ne  revendiquait-il pas avant l’heure «mille e tre !», 1003 amies, bien entendu ! Était-il pour autant heureux ? L’histoire locale nous rapporte que 1664 ami(e)s, s’ils peuvent parfois vous faire mousser, ne suffisent pas pour autant à vous faire parvenir !

    Et pourtant, comme ils me manquent ces « amis » et ces « amies » pour partager leurs photos de vacances à Honolulu, celle des noces d’or de leur grand-mère, leurs maximes à trois balles pêchées sur le net, ou encore leurs recettes inédites de soupe à l’oignon. À propos d’oignon, je vous avoue sans fard que je me prends parfois à pleurer de ne pouvoir partager tous ces « trésors » d’humanité…

    Pleurer de rire bien entendu ! Claudi, qui n’a pas vu le rire entre les larmes, a naïvement imaginé un remède à ma mélancolie. Claudi, le pauvre, qui est mon seul ami, n’a vraiment rien compris, il m’a tout bonnement dessiné, non… pas un mouton, mais une page Facebook bien à moi pour me consoler ! Merci Claudi, me voilà enfin comme tout le monde ! Je sens  que l’on va enfin « m’inviter » et que je vais pouvoir « partager » quelques bonnes photos !

    En attendant d’en revenir à des choses plus sérieuses, c’est promis !

 

Facebook Chantecler

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C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 06 mai 2015  (J+2331 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 09:47

VIES PARALLÈLES (5) : ÇA ROULE, CLÉMENT ! - du 03 MAI 2015 (J+2328 après le vote négatif fondateur)

       Les Auxonnais(es) seront peut-être un peu déçu(e)s par notre titre du jour : « Ça roule Clément », d’aucuns auraient sans doute préféré un « Ça roule Raoul » aux assonances plus cool et surtout plus locales. Cependant, si des sources documentaires nous permettent de confirmer chez l’ex-maire de Champagnole Clément Pernot, devenu président du Conseil départemental du Jura, un tropisme vélocipédique incontestable, il n’en est pas de même à Auxonne où le spectacle de notre premier magistrat chevauchant la Petite Reine est, à notre connaissance du moins, encore localement inédit.

        C’est encore une fois à Hebdo 39 que nous devons la source d’inspiration de cet article ; tel avait été déjà le cas d’un article précédent  

VIES PARALLÈLES (4) : - GALERIE CHAMPAGNOLAISE du 24 AVRIL 2015

       Hebdo 39 (édition de Dole-Auxonne) N° 157 du 27 avril dernier, dans ses pages 4 et 11, brosse un portrait bon enfant du nouveau Président du Conseil départemental du Jura.

http://journaux.votrehebdo.fr/edition-pdf,460.htm?1430214398

    Reconnaissons que l’homme n’est point dépourvu de rondeur et de popularité, au vu, du moins, du portrait que nous en brosse la presse. Rappelons toutefois que notre intérêt pour Champagnole, n’est pas particulièrement lié à la personnalité de son maire, mais qu’il est essentiellement motivé par l’étude comparative du développement des hypersurfaces alimentaires caractérisant les deux cités, développement auquel leurs maires – quoique dans des modes d’action et des réussites plutôt contrastés – ne sont cependant pas étrangers.

     Tout cela a été déjà très largement développé dans notre blog et les blogs champagnolais en lien.

Blog Michel Moreau

Blog Collectif Citoyens Résistants Champagnole

     À Champagnole, tout est bouclé et, nous devons avouer qu’à Auxonne la question du Charmoy ne nous donne pas, pour l’instant, beaucoup de grain à moudre…sinon des rumeurs plus fantaisistes les unes que les autres…

    Notre sujet de prédilection se révélant donc assez peu inspirant, nous nous contenterons  aujourd’hui d’offrir à nos fidèles lecteurs/trices une petite balade à vélo.

   Pourquoi à vélo ? Parce que le 10ème Tour du Jura cycliste, bien arrosé se terminera aujourd’hui à Dole et parce qu’Hebdo 39 (édition de Dole-Auxonne) N° 157 du 27 avril dernier, évoquant, dans son article intitulé « Tour du Jura cycliste : une 10ème édition prometteuse », une réunion des organisateurs de ce tour au Conseil départemental, précise que le Président Clément Pernot s’y est vu remettre par un ancien champion « un tee-shirt où était inscrit Clément XV-Pape du Jura- Pernot 51 »

    Les Jurassiens en ont de bonnes ! On imagine notre « Pape » côte-d’orien  François confronté à une telle situation ! Il est vrai qu’au bon temps d’Astérix, on ne roulait encore pas à vélo !! Le dérailleur Simplix n’avait pas encore été inventé !

     Cette remise de maillot personnalisé dans une ambiance cycliste au Président Pernot ne semble d’ailleurs pas déplacée si l’on se réfère à la geste vélocipédique du Pape Clément célébrée par notre ami champagnolais Michel Moreau.

   Conclusion : le Président Clément Pernot et le vélo, font bon ménage et le bonheur des blogs et des journaux. Clément pourrait ouvrir la voie à son hyper-émule du Val de Saône. Qui sait ? Comme l’a imaginé Claudi, la piste cyclable tant décriée de la D 905 n’est peut-être après tout qu’une voie royale préparée pour la montée en tandem de Clément le précurseur et de Raoul le suiveur vers l’estrade triomphante d’une nouvelle hyper-inauguration ? En 2016 ?

VIES PARALLÈLES (5) : ÇA ROULE, CLÉMENT ! - du 03 MAI 2015 (J+2328 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 03 mai 2015  (J+2328 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 09:27

UN FANZINE PASSIONNANT (4) : JEUNES GENS, UN CONSEIL… - du 30 AVRIL 2015 (J+2325 après le vote négatif fondateur)

      C’est par une question d’avenir que nous terminerons aujourd’hui notre promenade littéraire à travers les pages d’un fanzine passionnant, celle de la jeunesse et plus particulièrement des conseillers municipaux en herbe du C.M.J. évoqué en page 4 d’Inf’Auxonne N° 48.

     Interrogeons nous, tout d’abord, avec le rédacteur de l’article : « Qu’est-ce qu’un C.M.J., et à quoi sert-il ? »  Voici la réponse : « Il s’agit avant tout d’un lieu de débat, d’écoute et de participation à la vie de la Ville afin que les adultes de demain puissent faire entendre leurs voix. »

       Tout comme le C.M.G. (Conseil municipal des grands) est un lieu de débat, d’écoute et de participation à la vie de la Ville ; le nombre des assistants du public à chacune des séances n’est-il pas la mesure objective de l’intérêt constant que suscitent, au sein de la population, ces « débats » et  surtout cette « écoute » ?

     Notre jeunesse est souvent turbulente, c’est d’ailleurs  du contraire qu’il faudrait s’inquiéter, et il est heureux que la componction sénatoriale n’ait pas encore bridé ces jeunes esprits. Il semblerait même que cette componction tranquille et de bon aloi ne soit pas le fait de tous les membres du C.M.G. Dans un précédent article, nous avions en effet noté, à la lecture de  l’« Édito » que le C.M.G. comptait en son sein un certain nombre de « trublions ».

UN FANZINE PASSIONNANT (1) : « LE MIROIR AUXONNAIS » - du 19 AVRIL 2015

     Une question se pose dès lors : si le C.M.G. compte des trublions, le C.M.J. ne risque-t-il pas d’en compter encore plus ? Si j’en crois ma vieille expérience, une classe normale de 24 élèves, cela fait rarement deux douzaines de fayots !

     Bien que  le C.M.J n’ait qu’un rôle consultatif,  il va donc falloir veiller à la bonne discipline, le règlement y pourvoira sans doute… Mais un règlement ce n’est que des mots, et même si ces mots sont parfois très nombreux, ce sont toujours des mots. Paroles, paroles, paroles… Chacun connaît, en revanche, la puissance évocatrice de l’image.

      Lors des dernières élections municipales de 2014, une image, plutôt réussie au plan graphique, avait circulé sur Facebook, sur un site, aujourd’hui disparu, mais dont l’intitulé polémique était très évocateur : «Flamby local »… 

     «Flamby local », c’est précisément l’invective qu’avait lancé le maire sortant, entouré de son équipe, à l’encontre de l’un de ses concurrents lors de la mémorable réunion du 18 mars au salon des Halles.

MÉTAMORPHOSES  - du 26 février 2014   

      Nous nous permettons cette suggestion : artistiquement encadrée et affichée dans la salle du C.M.J., l’image publiée naguère par «Flamby local » ne manquerait pas de dissuader d’éventuel(le)s trublion(ne)s par le seul fait de l’autorité quasi magnétique qui en émane. Claudi l’a donc incluse dans sa composition d’aujourd’hui et il s’excuse par avance de l’emprunt auprès de l’auteur talentueux de l’image originale.

     En attendant, notre rédaction offre à tous les conseiller(e)s en herbe, une réflexion à l’usage de la jeunesse sur le « sens du vote » du 17 décembre 2008 en conseil municipal. La publication est déjà ancienne, mais les questions qu’elle pose n’ont pas vieilli. Nul doute que sa lecture transformera nos conseiller(e)s en herbe en trublion(ne)s béton à présent que l’herbe du Charmoy a fait place au béton dans l’ « intérêt général » et en réponse cohérente au vote négatif fondateur d’il ya 2325 jours !

En attendant : Trublions de tous les pays, unissez-vous !

Auxonne,le civisme par l'exemple au conseil municipal jeunes

Auxonne,le civisme par l'exemple au conseil municipal jeunes

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 30 avril 2015  (J+2325 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 09:46

UN FANZINE PASSIONNANT (3) : VIE DE CHÂTEAU - du 27 AVRIL 2015 (J+2322 après le vote négatif fondateur)

    Après nos détours dans la Perle du Jura nous revenons à notre « magazine d’information » local, qui est, comme tout un chacun le reconnaît, un fanzine passionnant.

    Dans un précédent article liminaire, nous avions survolé l’« Édito » dans lequel nous avions noté quelques fermes admonestations à des « trublions ».

UN FANZINE PASSIONNANT (1) : « LE MIROIR AUXONNAIS » - du 19 AVRIL 2015

       Nous entrons aujourd’hui, avec la rubrique « Vie de la commune », au cœur du sujet. Cher(e)s lecteurs/trices, n’allez pourtant pas croire que le titre de notre présent article, « vie de château », s’applique à la « Vie de la commune » et de ses habitants en général. Si nous avons choisi ce titre, c’est à propos du « Château Louis XI », dont notre fanzine passionnant et préféré traite de l’opportune restauration en page 3.

       Opportune restauration et aussi opportune désignation, la forteresse n’avait que trop longtemps été nommée « Château Prost », du nom d’un général d’Empire né à Auxonne, qu’elle avait pris la fin du XIXème siècle, alors qu’elle faisait fonction de caserne. Elle retrouve aujourd’hui, avec bonheur, le nom de son Roi fondateur : « Château Louis XI ».

     Après la mort du Téméraire (1477) et l’annexion des États bourguignons, c’est en effet à l’initiative Louis XI que l’on doit la construction de ce château au cours des années 1480. Dans son Guide illustré d’Auxonne, Pierre Camp note (p. 15) : « L’intention du méfiant monarque n’est point douteuse. Il était beaucoup moins préoccupé de défendre le duché contre les Impériaux […] que de tenir en respect une province [la Bourgogne] dont la fidélité restait incertaine ». Mort en 1483, le monarque ne vit jamais le château achevé.

      Ces quelques lignes de Pierre Camp esquissent bien la silhouette politique du roi, que le célèbre chroniqueur Philippe de Commines nommait volontiers l’« universelle araigne », voulant rendre ainsi hommage à son inlassable activité, mais l’ « araigne » n’est-elle pas aussi et surtout une grande piégeuse ?

   La réputation est  vivace, un écolier des années 1950 pouvait ainsi lire dans la 27ème leçon de l’Histoire de la France, consacrée à Louis XI : « Louis XI était un homme rusé. Il n’aimait pas beaucoup faire la guerre, mais il cherchait à tromper ses ennemis par de belles promesses qu’il ne tenait pas. » (Albert TROUX, Inspecteur général de l’Instruction publique Histoire de la France,  Premier livre, Paris, Hachette, 1952 p. 31). C’était au temps où l’Instruction publique n’était pas encore l’Éducation nationale, Najat n’était encore pas née…et la prose officielle des « pédagos » du Conseil supérieur des programmes ne produisait pas encore ces bijoux langagiers selon lesquels « l’organisation et la progression des apprentissages au cours des différents cycles de la scolarité obligatoire sont pensées de manière spiralaire et curriculaire.» 

      Pour en revenir à notre « universelle araigne »,  les fameuses cages de Louis XI – où l’on ferait bien d’enfermer certains rédacteurs du Conseil supérieur des programmes – ne sont pas une légende. André Salmon rapporte ainsi ce témoignage de Philippe de Commines (rappelons que Commines, habile transfuge, outre que célèbre chroniqueur, était passé du service du Téméraire à celui de Louis XI) : « Philippe de Commynes, qui en avait tastè huict moys [N.D.L.R. lors d’une disgrâce momentanée après la mort de Louis XI], nous fait connaître  qu'elles étaient tantôt en fer, tantôt en bois, couvertes de plaques de fer par le dehors et par le dedans. Elles variaient de grandeur, suivant la manière dont on voulait torturer le prisonnier : le plus souvent elles avaient sept ou huit pieds de hauteur et de largeur ; mais quelquefois, par un raffinement de cruauté, elles étaient trop petites pour le prisonnier. »  (Salmon André. Notice sur Simon de Quingey et sa captivité dans une cage de fer. In: Bibliothèque de l'école des chartes. 1853, tome 14. pp. 376-398.,  rapporté pp. 382-383)

       Il ne faisait donc pas bon être trublion, pas plus que téméraire, du temps de l’« universelle araigne ». Claudi n’est pas arachnophobe, il ne craint pas les araignées tissant leurs toiles dans les coins sombres en toute discrétion, il plonge aujourd’hui pour vous au cœur du château de l’« universelle araigne ».

    Dans notre prochain article, quittant la cage du passé, nous devrions nous envoler vers l’avenir et les lendemains qui chantent avec les conseillers en herbe du C.M.J., « Conseil municipal des Jeunes » qui devraient bientôt marcher dans les traces  de leurs aîné(e)s, et pour lesquels Najat prépare des programmes tout neufs « spiralaires et curriculaires » !     

En attendant : Trublions de tous les pays unissez-vous !

 

Château Louis XI : des cages pour les trublions

Château Louis XI : des cages pour les trublions

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 avril 2015  (J+2322 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 09:07

VIES PARALLÈLES (4) : - GALERIE CHAMPAGNOLAISE du 24 AVRIL 2015 (J+2319 après le vote négatif fondateur)

    En ces temps mornes de conformisme et de renoncement, c’est une mesure de salut public de continuer à amuser la galerie, la galerie auxonnaise, bien entendu. C’est ce que nous tentons de faire. À propos de « Galerie auxonnaise », rappelons qu’un ancien maire d’Auxonne, Claude-Nicolas Amanton publiait en 1836 sa Galerie auxonnaise ou Revue générale des Auxonnais dignes de mémoire. Il faut toutefois bien reconnaître que ce genre de galerie antique et solennelle est aujourd’hui passé de mode en nos temps d’amnésie généralisée. Place à présent aux galeries marchandes !

      Champagnole avait déjà sa galerie des glaces champagnolaise sui generis illustrée par le commentaire impayable de notre ami Michel Moreau, Hebdo 39 édition de Lons, du 18 février dernier, nous apprend que la Perle du Jura a désormais sa « galerie marchande 100% locale ».    

     Et rappelez vous bien l’adage : « Regarder Champagnole d’aujourd’hui, c’est voir Auxonne de demain ».

     Hebdo 39 édition de Lons publiait donc le 18 février dernier un article intitulé « La galerie marchande de Leclerc dévoile ses atouts ».

    Cet article relatait « l'inauguration de la galerie marchande de l'hyper Leclerc le vendredi 13 février au soir. Une inauguration qui s'est faite en présence de Clément Pernot, maire de Champagnole et Loïc Barré, directeur de la grande surface. » Ce dernier devait déclarer à cette occasion : « nous sommes là pour fêter la réalisation de la galerie marchande qui est 100 % locale ».

     À en juger par la déclaration d’Alain Cusenier de 3C Coiff, l’une des boutiques de la galerie : « Cela prouve que des commerçants de centre-ville peuvent aussi se développer dans une galerie marchande et un pôle commercial comme Leclerc ». Pour le bien de l’ensemble des commerçants du centre-ville, à n’en pas douter, comme vise à le prouver la suite de l’impeccable argumentation du figaro de la galerie : « Cette locomotive permet une clientèle de passage journalière importante et aussi un afflux de clients venant de l’extérieur et qui avant ne venaient pas sur notre ville. L'ensemble des commerces de Champagnole en profite ». Notre figaro n’a donc plus à « se faire des cheveux », voilà en quelque sorte un miracle ferroviaire qui décoiffe et, comme dirait la chanson : « C’est l’piston, piston, piston, qui fait marcher la machine. C’est l’piston, piston, piston, qui fait marcher les wagons ! »

     Le maire de Champagnole, Clément Pernot – remplacé depuis dans ce poste par Guy Saillard, en raison de sa récente élection à la présidence du Conseil départemental du Jura – ajoutait opportunément : « Dans le contexte économique actuel, l'offre commerciale qui se développe limite l'évasion, mieux, attire du monde. Cela met fin à certaines voies [sic] contraires et permet à des jeunes de travailler avec plus de sérénité. Cela fait aussi travailler les entreprises locales »

      On reconnaît dans ce dernier couplet un air de déjà vu, vous vous rappelez : « Notre pari est de dire : si nous avons une grande surface, cela va attirer du monde, si les gens viennent à la grande surface, ils peuvent en profiter pour faire d’autres courses, d’autres achats sur la ville » (déclaration de Raoul Langlois sur FR3 le 22 octobre dernier). D’aucuns s’interrogeront  sur ces « voies [sic] contraires » qui ne sont sans doute pas des voies ferroviaires mais seulement des voix contraires. On pourrait donc en conclure que les trublions de la Perle se sont tus. Voilà qui est moins réjouissant, sous ses airs débonnaires, Clément aurait-il cloué le bec à ses trublions ?  Un important riverain de la Saône rêve déjà de connaître sa recette… à moins qu’il ne l’ait déjà trouvée ?

     Arrivons-en à la conclusion de l’article : gageons qu’il est probable que le Président fraîchement élu, florissante incarnation de la bonne santé du commerce champagnolais n’a pas chipoté « autour du buffet et des stands de dégustation de la maison Mazure, Rivoire-Jacquemin et de la fruitière vinicole de Voiteur ».

      Tout cela est fort réjouissant, et notre premier magistrat à nous, que les dernières départementales ne nous ont pas enlevé, ne doit pas manquer de caresser certains espoirs en vertu de l’adage : « Regarder Champagnole d’aujourd’hui, c’est voir Auxonne de demain ». La Perle du Jura n’est-elle pas, en effet, comme la boussole et la boule de cristal de la marche de notre cité vers des lendemains qui chantent.

     Une question se pose maintenant. Puisque aujourd’hui, 2319 jours après le « vote négatif fondateur » du 17 décembre 2008, il apparaît que nous pourrions avoir, avec pas mal de retard sur Champagnole et dans un avenir, plus ou moins proche, un hypermarché Leclerc, réussirons-nous, nous aussi, cette prouesse d’une « galerie marchande 100% locale » ?

      C’est ce que pourrait laisser entendre une déclaration déjà ancienne de Raoul Langlois lors de son premier mandat : « Il ya quand même des commerçants qui attendent l’implantation de Leclerc. La priorité sera donnée aux extensions, il n’est pas question de quitter le centre ville pour s’installer dans la galerie marchande » (Le Bien Public du 13 septembre 2013, sous le titre « Permis attend validation ») Il semble que le très discret facilitateur des projets de Leclerc ne manque pas non plus d’imagination, puisqu’il déclarait encore dans le même article : « On pourrait imaginer avoir un hôtel-restaurant à proximité ». Proximité spatiale ou proximité temporelle ?

AU CHARMOY, DES CADDIES,  MAIS PAS DE LITS ! - du 12 AVRIL 2015

      Toujours soucieux d’ajuster sa vision de loin, ne doutons pas que l’édile se réjouira de l’ouverture de DEEP’LOPY Charmoy qui nous promet un grand choix de verres fumés de MORTEAU et de montures de LURE !

      Quittant la Perle du Jura, nous poursuivrons, comme prévu, la lecture de notre « fanzine passionnant » dès le prochain article.

P.S. : Aucune information concernant la zone du Charmoy n’a été donnée lors du  brévissime et calmissime Conseil municipal de mardi dernier 21.

Vous avez deux yeux

Vous avez deux yeux

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 avril 2015  (J+2319 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 09:10

UN FANZINE PASSIONNANT (2) : MIROIR CHAMPAGNOLAIS - du 21 AVRIL 2015 (J+2316 après le vote négatif fondateur)

      Nous terminions ainsi notre précédent article : « Inf’auxonne est un miroir, un «Miroir auxonnais » où se mire à l’occasion la « Belle endormie », mais encore, assez complaisamment, les Princes et Princesses Charmant(e)s censé(e)s la réveiller. Claudi vous le démontre à sa manière, qui pour n’être pas banale, n’en est pas moins saisissante.

À suivre notre commentaire du «Miroir auxonnais » … »

    D’aucun(e)s se seront sans doute indigné(e)s de nos variations sur l’ « Air des bijoux » du Faust de Gounod que tout le monde connaît : « Je ris de me voir si belle en ce miroir ! ». Je leur rétorquerai : Point ne suffit de se mirer et de s’ad-mirer dans le magique « Miroir auxonnais »,  il faut savoir aussi, plus modestement, comme le fait chaque citoyen(ne), se regarder simplement le matin dans sa glace !!

      Cher(e)s lecteurs/trices, nous sommes sûr que vous attendez avec impatience la suite de notre commentaire. Désolé, vous devrez attendrez encore un peu ! Soyez cependant assuré(e)s que la suite viendra en son temps et qu’elle ne vous décevra pas !

     Pour l’heure, nous voudrions, le temps de deux articles, faire un retour vers Champagnole, la Perle du Jura, ville-sœur et parangon de notre cité selon les désormais célèbres deux adages :

Primo : « Champagnole c’est dès maintenant Leclerc au « cœur du Jura », Auxonne ce sera bientôt Leclerc aux portes du Jura et au cœur de la nouvelle région ! »

Secundo : « Regarder Champagnole d’aujourd’hui, c’est voir Auxonne de demain ».

       J’entends déjà pester les impatients : À quoi bon ce retour vers Champagnole !! Vous verrez qu’il est nécessaire, et vous le trouverez instructif ! Avant de vous annoncer d’intéressantes nouvelles dans le prochain article,  nous traiterons aujourd’hui de réflexions champagnolaises. Réflexions champagnolaises ?? Kézaco ? Des réflexions au sens physique, dans un miroir, pardi  !! Vous serez en effet étonné(e) d’apprendre, que même en matière de miroir, Champagnole, la Perle du Jura n’a rien à envier à la Capitale de l’Oignon ! Pas plus d’ailleurs qu’en matière de Conseil municipal jeunes. Champa’infos N° 81 vous le confirmera bientôt, que vous pourrez consulter à loisir.

       Chaque commune d’un tant soit peu d’importance imprime et diffuse sa presse, miroir fidèle de l’actualité locale que seuls les esprits chagrins et autres trublions auraient l’audace et l’impudence de qualifier de miroir aux alouettes. Ainsi, tous les trimestres, les Auxonnais(es) attendent-ils fébrilement la parution d’Inf’Auxonne, miroir fleuri de la vie bouillonnante de notre cité. À Champagnole, Perle du Jura, et jumelle d’Auxonne en matière d’implantation Leclerc, la cadence éditoriale est franchement trépidante et c’est à une fréquence bimestrielle que les Champagnolais(es) ont à peine le temps d’attendre la parution de Champa’infos, gazette abondamment illustrée itou.

      Certes, notre Inf’Auxonne ne manque pas de fleurs, mais il reste au degré zéro de l’image, n’usant pas encore, comme son double montagnard Champa’infos N° 81,   et à la manière des grands cinéastes (Fassbinder, Visconti entre autres), de mises en abîme et d’effets de miroirs sophistiqués.  Sur ce point Champa’infos nous a bien fait la nique, qui a inauguré, quant à lui depuis déjà deux ans, à la une de son numéro 81, sa galerie des glaces.

Et, ce qui ne gâche rien, c’est avec beaucoup d’humour que Michel Moreau, trublion champagnolais, a rapporté ce prodige d’esthétique de la réflexion et de mise en miroir. Nous ne doutons pas que nos fidèles lecteurs/trices prennent un grand plaisir à la lecture de l’article de son blog, qui prouve qu’à Champagnole, comme à Auxonne, les trublions ont parfois une plume !

http://michel-moreau.over-blog.com/

« dimanche 2 juin 2013

Deux Cléments pour un Pernot

     Entre élus et caméras naît vite une attraction mutuelle. Cet heureux tropisme s'exaspère lorsqu'approche le renouvellement démocratique des décideurs, petits ou grands.

   Notre ancien maire, parti bien tôt rejoindre le lieu de repos des anciens guerriers RPR, était virtuose dans l'art de la pose face aux photographes de la presse locale.

    Jaloux, certains concurrents allèrent jusqu'à compter ses apparitions, en pied et en cape, sur le bulletin de propagande communale. Je leur conseillais alors de rechercher plutôt les clichés d'où il était absent. Ils eurent gagné du temps.

  Mais, bien [qu’y ayant prêté] une attention renouvelée, jamais je ne réussis à l'apercevoir deux fois sur la même photo.

    Entrons dans la peau d'un élu. Vous êtes le personnage le plus éminent du groupe, et bien que vous dressant à l'épicentre, vous n'avez droit qu'à une seule parution, au même titre que tous ces figurants plus ou moins signifiants, y-compris ceux qui sont relégués aux marges de votre écrin. Tout être normal ne serait-il pas frustré ?

       L'ubiquité, dit-on, est la capacité d'être en plusieurs lieux à la fois. Ce don est pain béni pour qui cumule les mandats. Et cela ne vous permet pas d'être deux fois au même endroit à la même heure.

    Et pourtant si, c'est possible. Vous voulez une preuve : consultez la Une du dernier Champa-Info. Sur la même image vous avez droit à deux Clément Pernot. Trait de génie : débonnaire et sérieux, ruisselant de respectabilité, notre maire prend la pose devant... une glace. Mais cette glace-là, il ne l'interroge pas à l'instar d'une reine jalouse de la belle endormie au creux d'un bois. Tout simplement il s'abandonne à notre admiration de face et de profil.

    Certes ce coup de maître fera école dans la sphère politique jurassienne et peut-être même au-delà. D'autant qu'en jouant des miroirs on peut sans doute améliorer cette performance, dont il convient de saluer le caractère innovant, voire révolutionnaire. »

Claudi a tenté d’être à la hauteur de ce petit bijou de littérature spéculaire champagnolaise…

La suite au prochain numéro avec des nouvelles fraîches d’une autre galerie qui n’est pas des glaces…

En attendant : Trublions de tous les pays unissez-vous !

Miroir, beau miroir !

Miroir, beau miroir !

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 21 avril 2015  (J+2316 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 10:01

UN FANZINE PASSIONNANT (1) : « LE MIROIR AUXONNAIS » - du 19 AVRIL 2015 (J+2314 après le vote négatif fondateur)

    Dans notre précédent article nous mentionnions la parution d’Inf’auxonne N° 48 que nous avions promis de feuilleter pour vous. C’est chose faite à présent. Précisons tout d’abord que, contrairement à l’inoubliable Inf’auxonne N° 25 de mai 2009, son aîné sur papier glacé, en grand format et en grands discours, le petit Inf’auxonne N° 48 ne dit pas un mot du Charmoy et de Leclerc !

       Mais outre que « charmoylogue » nous sommes avant tout Auxonnais, et ce journal étant réputé être « le journal de tous les Auxonnais(e)s » qui sont ses contributeurs, sinon relativement à la copie, du moins en ce qui concerne les frais d’impression, nous avons souhaité apporter notre contribution personnelle et gratuite à sa réception par le public ! Fourmi parmi le public, nous livrerons donc un commentaire qui n’engage que notre responsabilité.

    Un texte qui ne suscite pas de commentaires n’est-il pas comme une femme qui n’attire pas les regards ?…Mais de nos jours, l’art du commentaire s’est gâté par l’usage des réseaux sociaux et bien des commentaires qu’on y trouve sont pareils, dans leur indigence, à certains regards que la plus délaissée des femmes craindrait de voir porter sur elle !

    Les bons commentaires, c’est du travail et ça se paye ! Mais voilà, « un sou, est un sou »,  et il serait malvenu de recourir aux services d’un plumitif professionnel… Des émoluments de plume, et au surplus de plume de coq, il ferait beau voir ça ! C’est pourquoi Chantecler a créé pour vous le commentaire de qualité et gratuit ! À la bonne heure, commentaire de qualité et gratuit  d’un fanzine de qualité et gratuit me répondrez vous en chœur ! Tout doux, le fanzine a sa ligne budgétaire, quant à sa qualité, chacun en jugera par lui-même….

   Premier commentaire, sur la première des lignes du « fanzine », son titre. « Inf’auxonne » ce n’est pas mal, «Le Miroir auxonnais » serait mieux. Pourquoi ? Quand vous aurez lu cet article, je ne doute pas que vous en serez convaincu.

     Un peu d’histoire d’abord ! Au siècle dernier, Dijon avait son « Miroir Dijonnais et de Bourgogne » dont la particularité était de présenter en première page le portrait d’une célébrité régionale. Le N° 203 d’avril 1939 présentait ainsi le portrait de M. Paul-Louis GRUET, alors récemment décédé. Élu en 1914 Député de la Côte-d’Or, il était à cette date, à 32 ans, le plus jeune député de France. L’année précédente, il avait été élu Conseiller général du Canton d’Auxonne, fonction dont seule la mort le démettra. Fils d’ Émile Gruet, maire d’Auxonne, Paul-Louis, avocat, Docteur en droit, poète et polémiste pour la bonne cause, fondait en 1913 le « Comité républicain laïque et démocratique du canton d’Auxonne ».

   La lecture des articles 8 et 9 des statuts de ce comité suffit à résumer les idéaux de son président fondateur : « ART. 8 Le Comité se propose – sur le terrain social – la collaboration à toutes les réformes égalitaires favorables aux travailleurs et aux déshérités, la vulgarisation, la diffusion, la mise à la portée de tous des lois déjà votées » « ART. 9 Le Comité se propose – sur le terrain politique – la lutte contre la réaction quelque forme qu’elle prenne. »

    En un mot : transparence et démocratie ouverte. Quittons à présent et à regret, ces respectables idéaux pour en revenir à Inf’auxonne N° 48. Tournons la 1ère de couverture aux clichés très sympathiques, conciliant dans une synthèse plaisante : faune sous-marine de rêve, de papier et de bulles de savon, minois souriant et vénérables façades, pour découvrir l’ « Édito » publié en page 2 : un portrait visiblement ancien (mais les Présidents de la République réélus n’ont-ils pas coutume, eux-mêmes, de garder leur portrait officiel inchangé d’un mandat à l’autre ?) et un texte de 3656 caractères (espaces et signature non compris).

    Dans cet édito, on peut relever les passages suivants :

« Sans doute me reprochera-t-on certaines dépenses. C’est tâche facile lorsque l’on n’est pas aux commandes d’une collectivité qui doit gérer un budget consolidé de 16 815 421,59 euros. […] Nous ne pouvons pas gérer notre commune comme un budget familial ou comme une commune de moindre taille. Notre équipement doit répondre à nos attentes et surtout répondre sans faille à ce qui lui est demandé. Quelques trublions pourraient faire croire le contraire. Ils n’ont pas eu à gérer une collectivité de cette importance. Nous ne leur reprocherons pas leur manque d’expérience. Il est vrai et je partage leur point de vue que le coût des logiciels est élevé. Faut-il pour autant le brader et avoir des ennuis au quotidien ? […] Nous avons la chance d’avoir un personnel qualifié. Notre directrice des services, nos directeurs des services techniques, et des autres services, nous fournissent un travail de qualité. Ils permettent à chacun de fournir un excellent travail. S’il y a quelques tire-au-flan [sic] (N.D.L.R. tire-au-« Flamby local » peut-être ?), l’essentiel du personnel fournit un réel travail.

   Ce personnel doit être valorisé. Doit-on se contenter de lui donner le minimum ? Au risque de le voir partir ? Je ne partage pas cette position. […] Il est facile à l’opposition de dire ce qu’il faut faire. Si les Auxonnais leur ont permis d’être dans l’opposition c’est qu’ils ne souhaitaient pas les voir aux commandes de notre Ville. Preuve de grande sagesse, je dois reconnaître ».

   Voilà un discours professoral surplombant, voire péremptoire, dont les dernières lignes ressortissent au genre de l’  « humour professoral »  du style « Mon cher Tartampion, si vous avez votre bac, moi je me fais évêque ! ». Un discours d’ « irremplaçable » que nous avions déjà eu l’occasion de noter au cours des dernières municipales :

DES  PROS - du 19 mars 2014

    Le terme de « trublions », délicieusement désuet, a presque des accents gaulliens. L’opposition, c’est en quelque sorte la « chienlit » que « les Auxonnais ne souhaitaient pas voir aux commandes de notre ville ». De notre ville ou de leur ville ? Une « chienlit » qui ose contester en 1250 caractères (N.D.L.R. bien vérifié, le compte y est espaces et signature non compris) dans la « Tribune libre » certaines options budgétaires jugées coûteuses.

     Dans son nouveau format, Inf’auxonne est produit par une imprimerie du Grand Dijon, la même que celle qui a produit les divers tracts électoraux de Monsieur Langlois depuis 2008. Expliquer la permanence d’un ton électoral, par cette coïncidence serait une justification oiseuse, mais que le ton électoral partisan y persiste, cela est néanmoins une réalité.

     Inf’auxonne est un miroir, un «Miroir auxonnais » où se mire à l’occasion la « Belle endormie », mais encore, assez complaisamment, les Princes et Princesses Charmant(e)s censé(e)s la réveiller. Claudi vous le démontre à sa manière, qui pour n’être pas banale, n’en est pas moins saisissante.

À suivre notre commentaire du «Miroir auxonnais »

Trublions de tous les pays unissez-vous !

     

Miroir auxonnais Numéro Zéro

Miroir auxonnais Numéro Zéro

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 19 avril 2015  (J+2314 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse