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  • Claude Speranza, Auxonnais
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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 00:00

CRAYONS DE GUERRE - du 16 JANVIER 2015 (J+2221 après le vote négatif fondateur)

   Les habitants de la  petite ville d’Hoenheim dans la banlieue nord de Strasbourg ont pu voir mardi dernier après-midi, sur la place devant la mairie, leur sapin retaillé en « crayon géant » puis « érigé » de nouveau.  C’est du moins ce que nous apprennent les Dernières Nouvelles d’Alsace en ces termes : « Mardi après-midi, un crayon géant a été érigé devant la mairie de Hoenheim en hommage aux victimes de l’attentat de Charlie Hebdo le 7 janvier dernier ». L’article ne précise pas toutefois si, lors de cette nouvelle érection, le sapin a conservé ses boules de Noël.

http://www.dna.fr/edition-de-strasbourg/2015/01/15/un-crayon-pour-charlie

     Il semblerait, selon la rumeur, que nos amis alsaciens aient, depuis, fait école…

     Verra-t-on notre beau pays se couvrir ainsi d’obélisques de bois, comme autant de totems ou de fétiches ? Des psychanalystes de renom se penchent déjà sur cette éclosion de symboles phalliques, notre Ministre de l’Écologie prône le redémarrage du nucléaire en raison des prélèvements à prévoir dans nos forêts, enfin le bruit court chez Christiane qu’un emballement trop grand pour tous ces pals géants dressés, patibulaires, sur les places publiques pourrait chagriner Robert Badinter. Saisir le sens profond de tous les évènements qui se déroulent actuellement sous nos yeux n’est pas une mince affaire.

   Il ne s’agit plus là seulement de saisir le « sens » du vote fondateur qui se déroula dans nos murs il y a 2221 jours ; pour cela, nous avions l’expert qui va bien, mais à présent, c’est une autre paire de manches !

    À propos de manches, prévoir une augmentation de leur prix en raison de la spéculation sur les bois à tourner….Because  la production d’armes psychologiques, les crayons !

      On nous permettra de quitter un peu lâchement l’actualité immédiate pour faire un retour un siècle en arrière et nous replonger dans l’ambiance de la Grande Guerre, un peu oubliée ces temps-ci. Dans son ouvrage La Grande Guerre (Paris, Éditions La Découverte, 2010) André Loez rapporte l’existence, dans les sociétés civiles des pays belligérants,  d’un processus général désigné, selon Hélie Halévy, de « fabrication de l’enthousiasme », ce processus est entretenu par un « encadrement associatif, social et étatique ». André Loez nous révèle qu’en Allemagne « l’effort des civils [se] manifeste aussi à travers les « figures à clous », ces étranges monuments en bois en forme d’aigle, de croix ou de statue (celle d’Hindenburg à Berlin fait 12 mètres de haut), où chacun vient planter un clou patriotique préalablement acheté au profit d’une œuvre de guerre ». (p. 63)

    Les nouveaux obélisques résineux de nos places pourraient-ils voir, selon le même principe, des vagues de punaisages collectifs de dessins au profit de la production de crayons ?

   Citant Zieger, André Loez ajoute que « cette mobilisation des esprits a une dimension coercitive, illustrée par exemple aux  États-Unis, où l’Espionnage Act de juin 1917 permet d’interdire des publications tandis que le Committee on Public Information et ses 75000 orateurs déploient une active propagande ». Plus inquiétant.

   Mais un siècle après tout change…. Ou presque. Aux oubliettes à présent les Schneider, les Krupp et autres marchands de canons. T’es plus dans le coup Bertha ! La guerre se gagne à présent dans nos arsenaux de crayons d’où Claudi, qui a bonne mine, nous rapporte son image du jour !     

 Avec nos petites ouvrières

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 16 Janvier 2015  (J+2221 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S. Auxonnais - dans Revue de presse
15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 00:00

N° 1178 - du 15 JANVIER 2015 (J+2220 après le vote négatif fondateur)

       Lecteur habituel de Charlie depuis bon nombre d’années, j’ai attendu, cette semaine, avec un peu d’appréhension  ma rencontre avec le « numéro d’après », le fameux N°1178. Comme la rencontre avec un vieux copain qui sort de l’hosto. Quelle mine aura-t-il ?

       À vrai dire, la mine (de crayon bien entendu !) est assez bonne et sans fard. On pourrait dire que Charlie reste égal à lui-même eu égard au terrible coup qu’on lui a porté. Aussi fort que Terminator, son nouvel abonné, il a tenu le choc apparemment et choquera sans doute – preuve de santé – de nombreux supporters de circonstance qui ne l’avaient jamais ouvert auparavant, mais qui le réclament à grands cris pour le mettre dans leur tiroir aux souvenirs.

    Comme les tiroirs et les cartons des défunts étaient bien pleins, on a eu de quoi cacher, pour l’instant, les vilaines blessures. Pour la suite, les vivants et les survivants y pourvoiront. Nul n’est irremplaçable : « Ami, si tu tombes, un ami sort de l’ombre et prend ta place ». Je réalise, au moment même où j’écris cette citation libre du Chant des partisans, qu’elle peut tout aussi bien devenir le mot d’ordre des terroristes. Terrible ambiguïté de l’usage des mots que nous avons déjà démontrée dans le domaine, certes moins tragique et plus prosaïque, du commerce à dominante alimentaire !

    Il est probable que la lecture critique du contenu de ce numéro de Charlie fera un jour l’objet d’une thèse, je ne m’aventurerai donc pas à l’entreprendre,  chacun(e) sait d’ailleurs que j’ai déjà mon sujet de thèse à moi, beaucoup plus restreint.

    Un petit mot quand même après ce bavardage. Que dire de la page de couverture du N° 1178 ? Si elle est en vert, ce n’est pas celui des écolos. On peut y voir, si l’on est optimiste, le vert de l’espérance (je m’y connais) ou celui du feu vert pour un nouveau départ après la pause en rouge ; mais bien plus sûrement il s’agit du vert du fameux « étendard vert » des chevauchées de sable de Joseph Peyré ou de Lawrence.

     La présence d’un personnage éminemment litigieux et sensible dans tous les sens du terme (moue pleureuse et larme à l’œil), au surplus facilement identifiable, tend à confirmer cette hypothèse. Le ton est donné, on est bien dans une ligne éditoriale devenue, au cours du temps et malgré elle, ligne de feu. Difficile d’en rire. La pancarte « Je suis Charlie » tenue par le personnage détend heureusement l’atmosphère. Il fallait le faire. Remarquez que l’on en a vu d’autres, que l’on ne s’attendait pourtant guère à voir défiler sous l’universelle pancarte.

    À propos de ligne de feu, remarquons le goût immodéré et croissant de notre société pour la métaphore guerrière, même au rayon alimentaire… N’a-t-on pas lu jadis dans certain journal : « Faire un hypermarché sur sa commune, c’est partir au feu ! ». En caddie blindé peut-être ? 

     Restent les mots « Tout est pardonné ! ». Ces mots semblent résonner de façon apaisante. Cependant, d’aucuns pourront entendre en contrepoint ces autres mots terribles : « Tout est consommé ! ». Pourquoi ? Parce-que ce « Tout est pardonné ! » nous conduit vers un registre religieux, bizarre pour un journal réputé « bouffeur de curés » ?! Et remarquez bien que ces paroles « Tout est pardonné ! » sont aussi terriblement ambiguës. D’abord qui pardonne ? Et ce tout, que l’on pardonne, qu’englobe-t-il ? Enfin à qui pardonne-t-on ? On pourrait largement allonger la liste de telles questions qui pourraient occuper un bon moment une équipe de théologiens et d’exégètes.

      Pour finir, l’intitulé « Journal irresponsable » crée, entre irresponsabilité et pardon un télescopage aussi incongru que celui d’un parapluie et d’une machine à coudre sur une table d’opération.

     Ambigu et abstrait malgré les apparences, ce dessin s’il ne m’a pas fait vraiment rire, m’aura au moins fait réfléchir. Merci quand même à Luz, pour sa prestation déjà célèbre, mais pas franchement lumineuse.

     M’auront fait franchement rire quelques « couvertures auxquelles vous avez échappé ». Pas besoin de beaucoup réfléchir pour les comprendre, elles sont limpides et réalistes et ne sentent pas la mort. Deux dessinatrices nous découvrent le côté trivial des choses, qui n’est ni le plus tragique, ni le plus mince et surtout, et par bonheur, le plus répandu, de par chez nous du moins !

   Vous les trouverez en dernière page du N° 1178 (1ère colonne, ligne 3 et 4ème colonne ligne 2).

    Claudi, le pauvre, est déjà retourné à son trip du Charmoy, la tête toute tourneboulée par l’actualité !

Fantaisies nébuleuses

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 15 Janvier 2015  (J+2220 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 00:00

LIRE ET RELIRE AVEC SAMUEL JOHNSON… ET AVEC PERSÉVÉRANCE (2) - du 14 JANVIER 2015 (J+2219 après le vote négatif fondateur)

    C’est avec un peu de retard, dû aux récents évènements, que nous rédigeons le deuxième volet de notre article du 10

LIRE ET RELIRE AVEC SAMUEL JOHNSON… ET AVEC PERSÉVÉRANCE (1) - du 10 JANVIER 2015

      Dans un compte-rendu de presse relatif à une cérémonie de vœux au personnel municipal,  nous lisions récemment ces propos du premier magistrat d’une commune qui nous est chère : « Ce que nous voulons faire d’Auxonne c’est à nous élus d’y penser et c’est avec vous que nous devons le mettre en musique année après année malgré les contraintes ». (« Des travaux, si nécessaire » Le Bien Public du 12/01/15 cahier local p. 3)

     Puisqu’on nous parle « musique », reprenons un leitmotiv qui nous est cher, celui de la Symphonie du Charmoy, dont nous nous sommes fait le musicologue depuis juin 2010. L’œuvre, quand on examine la partition à la loupe, peut révéler, à l’occasion, de sérieuses obscurités dans l’inspiration et, comme chacun sait, plus d’un couac dans l’exécution.

    Samuel Johnson, que l’actualité nous a contraint à abandonner momentanément, pourrait néanmoins nous aider à déchiffrer la « partition » complexe de cette Symphonie du Charmoy. Comment ?  En suivant pas à pas, et mot à mot la « pensée » inspirée mais souvent obscure de son « compositeur ».

       En effet, Samuel Johnson est un grand maître dans l’art de lire les textes, fussent-ils les plus ardus ! C’est ce que démontre l’article de Fred Sanders intitulé Hermeneutics with Samuel Johnson. Selon cet auteur, Samuel Johnson nous donne quelques bons conseils en matière de lecture dans sa Preface to Shakespeare (1765). Ces clés pour lire et comprendre Shakespeare, peuvent d’ailleurs s’appliquer à la lecture en général, et toujours selon Fred Sanders, théologien, à celle de la Bible en particulier.

   Les plus curieux/ses de nos lecteurs/trices se reporteront à l’original pour de plus amples détails.

http://scriptoriumdaily.com/hermeneutics-samuel-johnson/

     Samuel Johnson semble donc un guide tout désigné dans l’exploration des « Archives du Charmoy », fonds surréaliste constitué, de textes administratifs divers dans lesquels s’est condensée en mots la « pensée » hermétique du « compositeur », mais aussi d’articles de presse, de tracts, d’affiches, et pour finir de notre blog qui contribue à sa connaissance.     

       Pour l’heure, nous nous excusons par avance, auprès de l’auteur Fred Sanders, d’embaucher son herméneute de prédilection et d’opérer un détournement de son article et de l’illustration correspondante au profit de lectures beaucoup plus obscures et prosaïques que celles, particulièrement relevées, dont son article fait mention.

    Samuel Johnson devrait nous enseigner d’abord la persévérance, et Dieu sait qu’il en faut, dans ce monde d’endormis et d’oublieux ! Il devrait nous enseigner ensuite un art de lire. C’est pourquoi nous préconisons dès à présent l’application de ce que nous nous permettons d’appeler l’excellente « Méthode du Dr Johnson » résumée en images dans l’article de Fred Sanders.

     Claudi a repris et illustré pour nous ce conseil en image ! En matière d’« Archives du Charmoy », lisez, relisez, persévérez et la compréhension vous viendra en prime. À moins que ce ne soit déjà fait ; auquel cas, suivez donc notre exemple, partagez vos découvertes et analyses afin d’éclairer la bouteille à l’encre dans laquelle on nous plonge depuis des années à propos de cette affaire, et qui nous tient lieu d’information !

     À titre d’échantillon, nous vous proposons de relire encore une fois, dans le procès-verbal du Conseil municipal du 17 décembre 2008, les pages 20 à 25 relatives au « vote négatif fondateur ».

http://www.auxonne.fr/rapports-du-conseil

   Vous pourrez d’abord, selon l’excellente « Méthode du Dr Johnson »  « survoler l’ensemble » en gardant à l’esprit l’essentiel. Et cet essentiel tient en trois lignes :

    Ce soir-là, à la question posée : « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? », il a été répondu clairement et presque unanimement NON. Voilà les faits dans leur vérité nue. Et les faits sont têtus.

   En ce qui concerne « l’examen des détails », second volet de l’excellente « Méthode du Dr Johnson », nous avons relevé pour vous quelques passages dont la teneur, l’analyse et la confrontation interrogent et méritent analyse :

EXAMINONS D’ABORD LES PROPOS EXPRIMÉS AVANT LE VOTE :

       « Si l’apport de la grande surface est en confrontation directe avec l’existant (à savoir l’alimentaire), M. le Maire s’opposera à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire ». [page 22]

« M. le Maire répond que le débat concerne le principe d’implantation et si la réponse est négative, il n’y a pas lieu de dévoiler telle ou telle chose. Si la réponse est non, le dossier est terminé. Si la réponse est oui, il y aura discussion à la communauté de communes où la Ville d’Auxonne ne représente pas la majorité. Dans cette perspective, des discussions seront entamées avec l’éventualité de mettre en place des contraintes qui viseraient à limiter la vente de certains produits ».[fin de la page 22 et début de la page 23] 

    « M. le Maire rappelle que le vote est consultatif et sera fait à bulletins secrets pour que certains puissent s’exprimer. Si le vote est négatif, il sera transmis à la Communauté de communes et s’il est favorable, il y aura une implantation en concertation avec les commerçants et les représentants des consommateurs ». [fin de la page 24] 

PUIS LA CONCLUSION, APRÈS LE RÉSULTAT DU VOTE :

     « Monsieur le Maire commente le résultat en précisant que le choix est clair, il n’est pas question de déstabiliser le commerce et il n’est pas question non plus de fermer la porte à une extension des grandes surfaces actuelles, raison pour laquelle la question posée ne concernait que la zone du Charmoy. L’objectif est également de ne pas faire obstacle à l’aménagement de commerces  qui correspondent à une offre qui n’existe pas actuellement » [page 25]

      Qu’en pensez-vous ? Pas clair tout cela, quoi qu’ « on » en dise. C’est bien pourquoi le brillant exégète, auteur de la sibylline conclusion qui précède, n’a pas eu trop de mal à entortiller a posteriori le vote trop simple au terme duquel il avait été pourtant répondu clairement, et presque unanimement, NON à la question posée : « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? ».

   Sans doute habilement inspiré, il ne tarda pas à trouver à ce vote, pourtant évident, un « sens » profond caché et surtout beaucoup plus conforme aux visées foncières d’un promoteur !

     Ainsi va le monde ! Les plus grands compositeurs, au nombre desquels Mozart, ont connu, malgré leur grandeur, quelques servitudes ! L’œuvre pensée avait beau être géniale, la « mise en musique » devait convenir au protecteur !

 RHÉTORIQUE « ALIMENTAIRE » - du 26 AOÛT 2014 

RHETORIQUE ALIMENTAIRE (SUITE ET FIN) - du 06 SEPTEMBRE 2014

    Mais ne désespérons pas ! Les temps changent ! Quand tout un peuple se lève et quand telle Jeanne d’Arc chevauchant vers son roy, une jeune fille inspirée s’adresse à son maire sur Facebook et « mobilise » en un tournemain, autour de la personne d’iceluy, une foule fervente à l’ombre du clocher et sous le regard de l’Aigle,  le temps n’advient-il pas enfin, dans une France profonde retrouvée, d’une vraie conscience populaire libérée (« Quatre cents personnes mobilisées place de l’église » dans Le Bien Public du 10/01/15 cahier local p. 4).

   Il serait pourtant dommage qu’à ce bel élan manque l’éclairage de l’esprit critique et qu’on en reste à la bougie... Brandissant, telle une statue de la Liberté son flambeau, l’arme-phare de Samuel Johnson, cette conscience libérée pourra non seulement démasquer les sombres obscurantistes, mais encore porter la lumière sur les discours obscurs qui travaillent en catimini !

   Ah ! Si Cabu était encore là pour nous dessiner ça !

   Une confidence pour finir : CHARLIE HEBDO en tête de gondole, ça me fait vraiment tout drôle…. Il me vient à l’esprit cette image : un portrait du Che trônant dans le bureau d’une vedette de la grande distribution. Mais il est souvent inutile et dangereux de jouer les prophètes, alors Wait and see.

Méthode du Dr JohnsonC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 14 Janvier 2015  (J+2219 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Documents
13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 00:00

RETEX À L’IMPRIMERIE - du 13 JANVIER 2015 (J+2218 après le vote négatif fondateur)

     – Retex ? Kézaco ?

     – C’est un terme militaire, une contraction, l’adjudant Kronembourg, il connaît, lui.  Non, arrête de gonfler les biceps, Claudi, on n’est pas à la muscu, c’est pas une contraction musculaire, tout simplement une contraction sémantique : on dit retex pour retour d’expérience.

     – Alors retbat, c’est un retour de bâton ?

     – Arrête de charrier Claudi. Je voudrais te faire un deal sérieux, à toi qui ne l’est pas !

     – Tu commences à m’impressionner…

      – Ça tombe à pic, le scénario se déroule dans une imprimerie, IMPRIMALUR, tu connais, l’imprimerie où l’on a produit les belles affiches jaune-fluo de la cuvée 2010 !

      – Je vois, le sursaut populaire spontané à 80 % de OUI et 0% de matière grise !

      – Dans le mille, Claudi !

      – D’accord, mais tout ça c’est du passé ! Oublié !

      – Moi je n’oublie pas, Claudi, et je pense qu’ils pourraient bien nous remettre ça pour relancer la machine. Tu suis l’actualité Claudi. Tu comprends donc que n’importe quel imprimeur sait que le OUI se vend mal, et qu’il sait encore mieux que c’est le « Je suis »  qui a le vent en poupe pour le moment !

       Capito !

       – Alors, fissa Claudi, tu nous ponds un topo là-dessus. T’as compris !

       Capito ! Pas besoin que tu me fasses un dessin !

Avec Imprimalur couvrez vos murs AC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 13 Janvier 2015  (J+2218 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 00:00

LE K DE L’ADJUDANT KRONEMBOURG - du 12 JANVIER 2015 (J+2217 après le vote négatif fondateur)

     Le terrible « juteux » de Cabu a rendu un hommage discret à Charlie, il arborait, ce dimanche, une bande patronymique toute neuve…

 Le K de l'Adjudant Kronembourg 

   Cabu, touché de son hommage, lui a répondu du paradis des satiristes. Voltaire en est resté baba…Cool !

Cabu et Cronembourg

   C.S. Rédacteur de Chantecler,

    Auxonne, le 12 Janvier 2015  (J+2217 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Hommage
11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 00:00

 

BOULEVARD VOLTAIRE- du 11 JANVIER 2015 (J+2216 après le vote négatif fondateur)

 

      Alexandre Herzen (1812-1870), écrivain libertaire russe et juif, auteur du célèbre roman « À qui la faute ? » a dit de Voltaire : « Le rire de Voltaire a détruit davantage que les pleurs de Rousseau ».

      Le meilleur hommage à Cabu, ce génie du rire, n’est-il pas de l’associer à Voltaire au paradis des grands rieurs ! Aux pleurs de Rousseau préférons le rire de Voltaire !

Boulevard VoltaireC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 11 Janvier 2015  (J+2216 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Hommage
10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 00:00

LIRE ET RELIRE AVEC SAMUEL JOHNSON… ET AVEC PERSÉVÉRANCE (1) - du 10 JANVIER 2015 (J+2215 après le vote négatif fondateur)

    L’actualité a bouleversé notre programme, mais nous ne pouvions faire silence sur ce qui vient de se passer. À présent chacun doit retourner à sa tâche, car c’est à l’honnête travail rigoureux et bien fait du libre travailleur (ne lisez pas forcément travailleur indépendant car on peut être salarié ou, « pire encore », retraité ou chômeur, et travailler librement dans sa tête) que tient d’abord l’avenir d’un pays. Mais, comme chacun sait, le libre travailleur, citoyen d’une république adulte, est encore en projet. Cabu le savait bien, lui, l’honnête et vaillant travailleur de la caricature. Il nous faut suivre son exemple, et poursuivre le travail avec courage.

    La politique se fait déjà à la corbeille, il ne manquerait plus, qu’à présent, on nous la fasse au corbillard. Drapeaux, insignes, écharpes, slogans, discours, la belle union ne durera qu’un jour !

    J’ai donc décidé de rejoindre dès que possible ma chronique du Charmoy, car comme dirait Robert Half : « La persévérance, c'est ce qui rend l'impossible possible, le possible probable et le probable réalisé. » [Robert Half ]. Je n’affectionne pas particulièrement les citations ronflantes, surtout lorsqu’elles sont signées d’un stakhano-tayloriste d’Outre-Atlantique à faire pâlir d’envie nos patrons du CAC 40, mais celle-là, impayable, je l’ai trouvée sur le même blog où j’ai dégotté Samuel Johnson, alors tu comprends Pépère, je persévère !

     Robert Half  ne m’enthousiasme guère dans son art accompli de « faire suer le burnous » avec le maximum de rendement chez l’oncle Sam. Un autre Sam en revanche, m’a conquis, Samuel Johnson. C’était un travailleur acharné et rigoureux, il tirait le diable par la queue, adorait les chats, avait une ironie mordante et savait tenir le langage qu’il faut aux « grands » de ce monde.

   Je vous ferai profiter plus tard, cher(e)s lecteurs/trices, dans le deuxième volet de cet article, des enseignements que j’ai tiré, pour ma chronique du Charmoy, de l’étude de Samuel Johnson. En préalable et comme transition, je voudrais, vous offrir aujourd’hui un morceau de sa prose qui pourrait aller comme un gant à tous les récupérateurs qui ne vont pas manquer de se révéler puis de se bousculer dans les jours d’histoire que nous sommes en train de vivre.

    Quand Lord Chesterfield – qui n’était pas un fabricant de cigarettes mais, comme beaucoup de « grands » de ce monde, un habile récupérateur – se mit enfin à s’enticher du pauvre Samuel, ce dernier lui écrivit :

  « Sept années ont passé, Monseigneur, depuis que j’ai attendu dans votre antichambre, ou que j’ai été repoussé de votre porte. Et pendant ce temps, j’ai poursuivi mon œuvre, me heurtant à des difficultés dont il est inutile de me plaindre, la menant aujourd’hui enfin à la veille de sa publication, sans un seul acte d’assistance, sans une parole d’encouragement, sans la faveur d’un sourire. Je ne m’attendais pas à être traité de la sorte, car je n’avais jamais eu de Protecteur.

   Est-ce qu’un Protecteur, Monseigneur, est un homme qui regarde avec indifférence un de ses semblables qui se débat dans l’eau pour ne pas se noyer et qui, lorsque ce dernier atteint la rive, se précipite à son secours ? […]

   J’espère ne pas être cynique en ne reconnaissant pas d’obligations pour des bienfaits que je n’ai pas reçu, et en étant désireux que le public ne considère pas mon œuvre comme redevable à un Protecteur, alors que ma seule dette est envers la Providence »

     C’était un mec bien ce Samuel Johnson, un mec franc du collier qui tirait son sillon avec persévérance mais n’aimait pas qu’on lui tire la couverture. Il n’était pas vraiment un adepte du déroulage de tapis et du cirage de pompes !

     Et il s’est empressé d’envoyer bouler le Lord Chesterfield lorsque celui-ci, tout ému et tout copain-copain, se sentit soudainement la vocation d’être un fan et un protecteur de Samuel !

     Bien entendu, tout cela c’est de la vieille histoire, anglaise au surplus !….et n’a sans doute aucun rapport avec l’actualité !

No my lordC.S. Rédacteur de Chantecler

Auxonne, le 10 Janvier 2015  (J+2215 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 00:00

L’ESPOIR FAIT VIVRE - du 09 JANVIER 2015 (J+2214 après le vote négatif fondateur)

    Il semble que ce soit à une charmante jeune fille travaillant dans une grande surface de notre ville que l’on doive l’initiative d’un sitting en mémoire des victimes du récent attentat au siège de Charlie Hebdo. Le maire d’Auxonne ou Raoul, c’est selon, « a partagé l’évènement » sur sa page facebook – au statut ambigu personnel-officiel –  et la jeune fille l’a remercié pour « son accueil et son aide pour la réalisation de cette manifestation silencieuse », annoncée par ailleurs sur le site officiel de la ville d’Auxonne.

   Le sitting s’est déroulé dans le calme hier soir 8 janvier et à l’heure prévue, non pas « devant l’église Notre-Dame » comme l’annonçait le communiqué, mais à son chevet, devant la mairie. Il a rassemblé, en dépit du mauvais temps, une assistance significative.

   Notre rédaction adresse ses sincères compliments à cette jeune fille pour ses qualités d’organisation et sa volonté d’espérer. L’espoir vaut toujours mieux que la triste indifférence. Même s’il est bien souvent déçu ! L’espoir déçu doit alors se muer en résistance….

    Relatant cet évènement, écho local de l’attentat qui a frappé sauvagement la liberté d’opinion et de conscience, il me revient en pensée un autre évènement, auquel je n’assistais pas et presque sans importance en regard du précédent… On a certainement dû l’oublier depuis. D’aucuns me reprocheront de le rappeler en ces heures difficiles qui seront à leur tour vite oubliées !

      Il se déroulait précisément au même lieu et à la même heure que celui d’hier soir, il y a un peu plus de six ans. Avec d’autres personnes, quelques jeunes employées de grandes surfaces étaient elles aussi présentes. Elles défendaient alors, de façon plus prosaïque, l’avenir de leurs emplois. Le maire d’Auxonne n’était pas encore sur facebook et subissait l’évènement à défaut de le « partager ». C’était le 17 décembre 2008, la presse locale relata l’évènement le 19. L’article était rassurant. La suite des évènements devait pourtant le désavouer quelques semaines plus tard.

     À la charmante jeune fille pleine d’espoir qui défend des idéaux que je défends comme elle avec conviction, mais sans grandes illusions, je souhaite sincèrement plus de chance que ses aînées quant à l’effet de son sitting sur le cours obscur et parfois imprévisible des évènements. Les voies de l’Histoire sont parfois impénétrables. Et même en matière locale, un vote démocratique rassurant peut parfois cacher des desseins occultes (ce qui n’est pas le cas des dessins de Charlie !) ! Au côté de l’espérance, la vigilance reste donc un devoir !     

ManifC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 09 Janvier 2015  (J+2214 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 00:00

MORTS POUR LA FARCE - du 08 JANVIER 2015 (J+2213 après le vote négatif fondateur)

     Ils vont laisser un grand vide ceux qui sont morts hier dans le quartier de la Bastille. Balles tragiques à Richard Lenoir… Je n’aurai plus de dessin de Cabu à me mettre sous la dent pour pimenter à l’occasion ma pauvre feuille.

TRUISMES - du 21 mars 2013

COMME LES CHAMPIGNONS - du 3 octobre 2013

     Comme ils avaient le tort de rire de tout, de sombres crétins les ont massacrés. Pourtant ce monde n’est-il pas affligeant de bêtise bornée ou bestiale, et le plus grand devoir n’est-il pas d’abord d’en rire, fût-ce entre les larmes ?

   Depuis des années, leur journal était ma rasade hebdomadaire d’insolence dans le paysage médiatique momifié de notre « Charmoynadour ». Certes, ils y allaient un peu fort, mais c’était quand même des as !

    Un mot d’ordre circule à présent : « Je suis Charlie ». Un peu facile ! N’est pas Charlie qui veut. Et surtout pas votre serviteur, qui n’est qu’un poil à gratter attentif, seulement un peu allergique aux amphigouris et autres enfumages. Et si par hasard quelqu’un pouvait penser qu’il faut du courage pour écrire ce que j’écris parfois, c’est que par chez nous le courage est tombé bien bas ! Claudi Hoffnung qui n’a de Charlie que les initiales a quand même osé un dessin

    Détail troublant, Charb, le directeur de Charlie, disparu dans le carnage, possédait en outre ce don de la prémonition, plus répandu chez les artistes que chez nos prétendus « gestionnaires ». L’une de ses caricatures en page 7 du numéro d’hier, intitulée « Toujours pas d’attentat en France », montre un terroriste potentiel, disant le doigt levé vers le ciel et kalashnikhov à la bretelle : « Attendez….On a jusqu’à la fin janvier pour présenter ses vœux… »

    Troublant ! Pleurons les colonnes brisées de notre ami Charlie, et s’il nous fallait mourir, alors nous mourrons de rire !

Comme le soleilC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 08 Janvier 2015  (J+2213 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Hommage
7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 00:00

UN AN DE PLUS ET UN PANNEAU ITOU - du 07 JANVIER 2015 (J+2212 après le vote négatif fondateur)

   Samuel Johnson attendra encore un peu car, sur lesHighlands du Charmoy, dans le brouillard et dans le givre, un nouveau panneau nous est né hier 6 janvier en début d’après-midi ! Suivant le conseil de Marcel (Proust), c’est avec de « nouveaux yeux », grands ouverts sur la nouvelle année,  que nous l’avons découvert peu après !

   Bilan : 1 m² de panneau en plus et 1462 m² de réserves en moins ce qui fait opportunément et astucieusement tomber le projet juste en-dessous des 10 000 m² !

    Cette réduction s’opère en gros par la suppression d’un décrochement  à l’arrière du magasin, côté sud.

   Sur le cliché de Claudi, le nouveau panneau porte le numéro 4 : c’est, comme on dit, le « quatrième pour la belote ». Nous ignorons cependant quand commencera la partie…

     Trois panneaux avaient déjà fleuri avant lui. Leurs numéros sur le cliché suivent l’ordre chronologique. Les curieux/ses (et nous savons qu’il en existe)  qui voudraient en savoir plus sur ces trois précédents panneaux et les contextes de leurs floraisons respectives  pourront se reporter à nos trois précédents articles relatifs à chacun d’entre eux :

Pour le panneau N°1

MYTHOLOGIES – du 29 décembre 2013

Pour le panneau N°2

UN PANNEAU DANS LA CAMPAGNE - du 12 février 2014

 Pour le panneau N°3

LES BÂTISSEURS DU CHARMOY - du 08 OCTOBRE 2014

 

Un panneau de plusPanneau permis modifC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 7 Janvier 2015  (J+2212 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Brèves