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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 00:00

UNE HIRONDELLE FAIT PAS L'PRINTEMPS - du 18 MARS 2015 (J+2282  après le vote négatif fondateur)

     Les deux derniers jours ont vu l’arrivée de divers camions et engins sur le chantier du Charmoy, ce qui pourrait bien annoncer la reprise des travaux.

      Le maire d’Auxonne en avait d’ailleurs fait l'annonce dès fin février. Une hirondelle, selon le dicton, ne faisant pas le printemps, nous nous en tenons au conditionnel. À suivre donc…Il conviendra d’être attentif à l’évolution de la situation sur le terrain, ainsi qu’aux communiqués de presse.

      Nous sommes le 18 mars 2015, reportons nous juste quatre ans en arrière, précisément au 18 mars 2011, et faisons un peu d’histoire-fiction.

       Le premier tour des cantonales est alors imminent, il aura lieu le 20. L’argument « Charmoy » tourne à plein et frappe de plein fouet les adversaires de Monsieur Langlois.

 LES GRANDS ABSENTS DE LA CAMPAGNE - du 28 FÉVRIER 2015

      L’arme fatale trouvera cependant ses limites au deuxième tour. Comme Grouchy manqua à l’Empereur à Waterloo, il aura sans doute manqué à notre maire, pour faire pencher la balance, la tractopelle providentielle qui arrive, certes aujourd’hui, mais 4 ans trop tard !

     Des tracts (de Monsieur Montial) à la pelle c’était bien, mais une tractopelle (d’Épinal) eût fait mieux que 1664 voix ! Comme les chassepots, elle aurait sans doute fait merveille ! Mais chacun sait que l’on ne refait pas l’histoire !        

Une hirondelle fait pas l'printemps

Une hirondelle fait pas l'printemps

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 Mars 2015 (J+2282 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Brèves
16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 00:00

UN « CHARMOY POUR LES MULES » : CHANTECLER n° 14 - du 16 MARS 2015 (J+2280 après le vote négatif fondateur)

Le 18 juin 2010, en réaction à la publicité invasive, tapageuse et exclusivement OUIOUIste de la « consultation », nous diffusions, sur papier, Chantecler n° 1. Nous avons publié depuis, outre des centaines d’articles, 12 autres Chantecler thématiques disponibles en PDF sur notre blog.

Il y a maintenant plus de trois ans, le 23 janvier 2012, nous publiions notre Chantecler n° 11 intitulé « Tintin au Charmoy ».

Dans ce numéro déjà ancien, nous révisions à fond toutes les péripéties de l’affaire du Charmoy, depuis le vote du Conseil municipal du 17 décembre 2008 qui fait NON jusqu’à la CNAC du 17 janvier 2012 qui, de guerre lasse, venait de lâcher un OUI !

Nous voudrions présenter aujourd’hui un panorama historique mis à jour, des prémices de l’affaire en février 2005, jusqu’à ses dernières péripéties à ce jour.

Ce panorama décennal revu et complété sera l’objet du Chantecler n° 14 d’aujourd’hui, numéro de synthèse de la décennie février 2005-février 2015.

Pour faciliter une lecture à deux niveaux, nous mettons à la disposition de nos lecteurs/trices deux versions de Chantecler n° 14 :

une version courte

et une autre version détaillée beaucoup plus documentée et citant ses sources en référence.

Pour encore plus de détails, les curieux/ses se reporteront à l’ensemble de notre blog !

UN « CHARMOY POUR LES MULES » : CHANTECLER n° 14 - du 16 MARS 2015 (J+2280  après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 16 Mars 2015 (J+2280 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans CHANTECLER
14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 10:00

LA DÉSHÉRENCE JAUNE FLUO - du 14 MARS 2015 (J+2278  après le vote négatif fondateur)

   En conclusion de notre article du 3 novembre dernier nous faisions mention d’une candidature possible de nos amis Gaston Mazone et Arlette Ducharmoy. Nous reproduisons d’ailleurs ci-dessous à droite, une illustration de l’article correspondant, qui  en atteste.

     Un peu timides sans doute, et cédant la place à une concurrence plus chevronnée, ils devaient par la suite renoncer à leur projet, nous faisant, en quelque sorte, « le coup du pétard mouillé ».

 CHARMOY CONNECTION - du 24 NOVEMBRE 2014

      Ils ignoraient que leur désistement en faveur de « pros » du Charmoy devait se révéler inutile, les « pros » en question devant déclarer forfait à leur tour (Le Bien Public du 11 février dernier rendait compte du fait sous un titre à connotation pyrotechnique : « Le coup du pétard mouillé »)

      La bannière du Fort Charmoy, si crânement tenue en 2011 par Monsieur Raoul Langlois, assisté de Monsieur Montial se retrouvera donc, en ce mois de mars 2015, orpheline et sans porteur (officiel du moins).

     Gaston Mazone et Arlette Ducharmoy nous ont avoué en être fortement chagrinés, et ce, d’autant plus que le staff de leur fournisseur officiel dans la nuance jaune-fluo vient de leur faire parvenir une bonne provision d’affiches. Nous en publions un exemplaire ci-dessous, à gauche.

     Elles étaient vraiment tendance ces affiches, et les voilà  à présent incollables ! Comme le riz en promo ! Gaston et Arlette en ont gros sur la patate, je dirai même plus sur la Haute-Patate ! Encore un gaspillage de papier qui ne va pas arranger l’avenir de la planète !

       Notre binôme se remémore avec nostalgie la vague jaune-fluo de juin 2010, son fort pouvoir couvrant d’affichage sauvage venu de LURE, quand les tristes panneaux officiels galvanisés, qui ne galvanisaient personne, arboraient des affiches aux slogans ouiouistes indigents et monocordes. Ils se rappellent la circulaire municipale absconse (imbitable si vous préférez) annonçant « un supermarché à dominante non alimentaire » et incitant à un « déplacement en masse » pour le vote : en un mot, l’information biaisée doublée de l’incitation la plus primaire, merveilles dignes d’une république bananière. Ajouter à cela, commodité inouïe pour les postulants, l’absence totale de réunions publiques ouvertes à un vrai débat informé de citoyens responsables. Ils se remémorent tout cela, du temps où c’était le bon temps, en juin 2010, quand la démocratie participatatatative sévissait. Gaston et Arlette en ont gros sur la patate, je dirai même plus sur la Haute-Patate !

Cliquer sur chaque image pour l'agrandir

LA DÉSHÉRENCE JAUNE FLUO - du 14 MARS 2015 (J+2278  après le vote négatif fondateur)LA DÉSHÉRENCE JAUNE FLUO - du 14 MARS 2015 (J+2278  après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 14 Mars 2015 (J+2278 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 00:00

 

UNE FLEUR POUR LE PRÉSIDENT- du 12 MARS 2015 (J+2276  après le vote négatif fondateur)

     Lorsque j’ai décidé de créer Chantecler le 18 juin 2010, je me suis tourné vers les représentants de l’UCIAA d’alors, Jean-Claude Poirson son président, et Nathalie Rochet qui devait lui succéder en 2012. À leur contact, j’ai acquis une expérience qui me manquait totalement en matière de réglementation commerciale. Je remercie aussi Brigitte Demange, qui tenait alors la librairie-papeterie 2D sur la « place du crayon », pour l’appui logistique qu’elle m’offrit dans mes premières publications papier. C’est ainsi que pendant quelques semaines, qui devaient devenir des années, j’ai découvert les moments chaleureux d’une « fraternité d’armes », heureux de mettre ma plume au service d’un combat  dont il est superflu de rappeler l’objet.  

         Un combat éprouvant dans sa durée et ses revirements, qui tient sans doute toujours à cœur à ces compagnon(ne)s d’aventure, malgré les distances qu’ils ont pu prendre les un(e)s et les autres depuis lors. Je suis persuadé qu’ils/elles auront toujours plaisir à jeter de temps à autre un coup d’œil sur Chantecler.  Le coq d’Edmond Rostand, fidèle à sa devise, « je chante clair afin qu’il fasse clair », continuera encore à chanter,  pour « qu’il fasse clair », que les gens gardent le sourire,  qu’ils soient informés,  et qu’ils gardent mémoire de certains procédés et certaines attitudes.

   Le Bien Public d’hier rendait compte de l’élection d’un nouveau président de l’UCIAA, le 15e depuis 1953. David Moreau, du magasin Vert’O’Fleurs, succède ainsi à Nathalie Rochet qui nous quitte. C’est un garçon sympathique que je connais un peu. Je ne pouvais rester indifférent à sa prise de responsabilité et puisqu’il est horticulteur, je souhaite qu’il n’ait jamais à fournir de chrysanthèmes pour un centre ville qui n’est pas au mieux de sa forme et dont le projet du Charmoy – quoi qu’en dise certain Docteur Miracle diplômé de la Faculté de Vesoul – risque encore d’aggraver le cas !

   Je lui souhaite donc bonne chance dans l’accomplissement de sa tâche. Le Docteur Miracle diplômé de la Faculté de Vesoul ayant déclaré à plusieurs reprises que certains commerçants auxonnais étaient partants pour une boutique à l’hypermarché du Charmoy, je ne me permettrai pas de les décevoir par mes souhaits, mais, à David Moreau en particulier, je souhaiterai que l’installation tarde. Comme disait Laetitia, la mère avisée de Bonaparte : « Pourvou qué ça doure ! ». N’en déplaise au Docteur Miracle diplômé de la Faculté de Vesoul !

        Pourquoi ? Parce-que chacun sait que le projet initial du Charmoy comportait un magasin de bricolage, que le parrain du projet est un « bâtisseur » et qu’à LURE, où fleurissent les affiches-jonquilles, il  y a de grands projets « fleuris » en cours :

       « La CDAC de Haute Saône a donné son accord à la création d'un Brico-Jardi-Leclerc à Lure.

     La Sarl Lure Brico a reçu, le 11 janvier 2013, l'accord de la CDAC de Haute Saône pour la création d'un Brico Jardi Leclerc à Lure. Ce point de vente aura une surface de 7500 m2, dont 2285 m2 extérieurs. Ces derniers seront dédiés à une pépinière et une cour des matériaux. Le magasin sera situé : rue de l'Entreprise, Zone Industrielle aux Cloyes, à Lure ».

   Très occupé à ses premiers travaux de jardinage, Claudi offre au nouveau président une composition florale un peu ancienne, en espérant qu’il appréciera !

BOUQUET FINAL- du 16 JUILLET 2014

Bouquet final

Bouquet final

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 Mars 2015 (J+2276 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 09:08

ART-BOIS - du 10 MARS 2015 (J+2274  après le vote négatif fondateur)

     L’art-bois, comme dit le proverbe : « plus on en boit, plus on va droit » ! Droit comme un I, droit comme le crayon-tronc qui se dressait encore récemment sur notre place avant l’arrivée du Carnaval, et dont nous parlions encore dans notre dernier article.

     On commençait à s’y faire à ce crayon-tronc de la libre expression né de l’esprit du 11 janvier. Mais « l’esprit du 11 janvier », c’est déjà du passé et puis les manèges arrivaient, alors on l’a enlevé. Mais qu’a-t-il bien pu devenir ?

     Certains prétendent qu’il est déjà retenu par un ébéniste parisien  qui, flairant un bon créneau à bobos, vient de se spécialiser dans la transformation de ces monuments en  tables tournantes. La mode de Voltaire n’ayant duré qu’un mois, le spiritisme a de nouveau le vent en poupe, alors, comme au temps de Victor Hugo qui affectionnait les tables tournantes, vous poserez vos mains bien à plat sur la table ronde en bois de crayon-tronc et vous répéterez : « Esprit du 11 janvier es-tu-là ? » Et vous sentirez le p’tit bout d’la queue du chat vous chatouiller les mollets et vous électriser…

        Tout cela n’est en fait qu’une rumeur. Dans le cas précis de notre crayon-tronc de la libre expression, celui-ci vient d’être acquis par un mécène haut-saônois. Débité avec soin et avec une scie, en rondelles et en bûchettes, dans une scierie vosgienne, il rejoindra l’atelier de  l’artiste xylomane alsacien Joseph Holzkopf. Ce dernier assemblerait rondelles et bûchettes selon son génie propre dans la réalisation d’un prestigieux ensemble de mobilier urbain qui viendrait orner, avant la fin de cette année, le rond-point de l’Europe, nœud stratégique du Charmoy.

     Claudi Hoffnung, notre graphiste, ne connaît pas Joseph Holzkopf, il dit préférer le Kaeferkopf. Après quelques verres de Kaeferkopf, il n’a pas eu vraiment de mal à imaginer le prestigieux ensemble de mobilier urbain qui paraît-il viendrait orner, avant la fin de cette année, le rond-point de l’Europe, nœud stratégique du Charmoy. Pour la plus grande joie d’Arlette Mazone, de Gaston Ducharmoy et, bien entendu, de notre premier magistrat. Roule Char-bois ! Mais la Petite Lapine, elle, connaît la musique, elle a déjà vu le film : Ben Lure, on t’a dit « Mets-çà-là » !

P.S. Et si le Char-bois n’était au bout du compte qu’une carriole vermoulue ?

FINS DE SÉRIES AU CHARMOY - du 25 OCTOBRE 2014      

Le crayon-tronc transfiguré par l'art

Le crayon-tronc transfiguré par l'art

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 Mars 2015 (J+2274 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 00:00

ALISE AU PAYS DES MERVEILLES - du 08 MARS 2015 (J+2272  après le vote négatif fondateur)

      Dans notre précédent article, nous avions rendu compte de la réunion du 4 mars à Villers-les-Pots organisée, pour les départementales, par « L’alternative pour le Val de Saône ».

     Avant-hier, 6 mars, nous assistions à Auxonne, au sous-sol de l’Aiglon, à la réunion du binôme Marie-José Villiame-Jacques-François Coiquil (PS) du groupe « Auxonne-Pontailler Agissons ensemble ». Assistance significative (50 personnes environ), organisation bien réglée, large éventail des thèmes abordés, nous ferons un seul grief, le fait qu’à aucun moment la parole n’ait été donnée à l’assistance. C’est bien pourquoi nous l’avons prise.

      Six intervenants sont intervenus successivement et séparément à la tribune, J.-C. Robert, maire de Gevrey et vice-président du groupe des Forces de Progrès au Conseil général et vétéran de cette institution qu’il a décidé de quitter après 35 ans de mandat, a traité en détail de la réforme territoriale, les 4 membres du groupe « Auxonne-Pontailler Agissons ensemble » sont intervenus à la suite, Jacques-François Coiquil sur les questions financières, Corinne Roussel sur la solidarité et l’aide à la personne, Daniel Dion sur les questions d’environnement, Marie-José Villiame enfin, sur l’éducation et la culture. La conclusion devait revenir à Michel Neugnot (PS) 1er vice-président du Conseil régional qui a insisté sur  les dangers de l’abstention ainsi que sur l’émergence à prévoir d’une compétition tripartisane UMP-PS-FN dont les résultats sont encore imprévisibles. Le premier et le dernier intervenants n’ont pas manqué de stigmatiser au passage les dépenses excessives de communication du président actuel, François Sauvadet, ainsi que le gouffre financier ouvert à Alesia par un projet pharaonique. Les publications luxueuses du Conseil général peuvent être cependant bien utiles à Claudi, au second degré bien entendu !

TRENCHY…CET ÉTÉ, DÉCOUVREZ LE CHARMOY COMME VOUS ÊTES-du 28 JUILLET 2014

     Claudi s’est plutôt attaché aujourd’hui à rendre à Vercingétorix ce qui était à César !

     Pour en revenir à notre réunion : en résumé, exposé riche mais sans surprise et très didactique, caractère que, pourtant, Monsieur J.-C. Robert a déclaré ne pas apprécier de la part de certains membres du conseil général signalant qu’il n’aimait pas « être pris pour un élève de sixième ».

      À la différence de la réunion (plus cool) du 4 mars évoquée plus haut, il y avait cette fois assez de monde pour faire un match de rugby, et surtout, à ma connaissance du moins, deux pointures étaient dans l’assistance et, qui plus est, d’équipes concurrentes ! Mais le match, fût-il oratoire, n’était pas, ce soir-là, au programme. Plus qu’au stade, nous étions en amphi, élèves bien sages et plutôt loin de l’adolescence et de sa fougue !

     L’entrée était pourtant libre, ce qui n’excluait pas l’irruption d’un pack.  Non, soiffards, pas d’un pack de 1664, un pack d’opposants ; mais les hooligans avaient, ce soir-là, apparemment d’autres chats à fouetter.

    Le pack  d’opposants est pourtant un danger toujours possible. Avant d’en faire la preuve, notons au préalable que Monsieur Raoul Langlois sut très bien s’en prémunir pour sa réunion du 24 mars 2011 à l’Aiglon : il prit tout simplement la peine de la faire sur lettre-invitation (voir notre « Nouvelle japonaise » du 24 mars 2011 qui donne une version romancée de l’évènement). Ce danger, Monsieur Jean-Paul Vadot ne s’en était pas prémuni et il dut l’affronter de plein fouet (voir notre article « Bruit de fond » du 18 mars 2011).

     Comme il avait été largement question d’histoire, et particulièrement d’histoire gauloise, dans les exposés de MM. Robert et Neugnot le 6 mars dernier, j’ai souhaité, après les cours et les discours,  mettre un petit appendice historique au mot de clôture de Monsieur Coiquil, en rappelant les heures houleuses de la réunion du 17 mars 2011.

    Lors de celle-ci, Monsieur Jean-Paul Vadot avait été pris méchamment à partie par les « commandos du Charmoy », mandatés par l’organisateur discret et cauteleux de transactions foncières et de réunions sur lettre-invitation. Ce soir-là, Monsieur Jean-Paul Vadot ne dut son salut (verbal) qu’à la présence de Monsieur Patriat. Jean-Pierre Morin, le plus brave des hommes, qui était présent  le 17 mars 2011, l’était encore à la réunion du 6 mars dernier ; à l’issue de celle-ci, il m’a dit bien se souvenir de l’ambiance délétère. Monsieur Jean-Paul Vadot, quant à lui, était absent. Il est vrai que chat échaudé craint l’eau froide.   

     Il est possible que ce traumatisme soit une des raisons des fluctuations ultérieures dont fit montre par la suite, et sur ce sujet, le candidat molesté.  Nous en  avons fait le diagnostic depuis et les avons encore rappelées l’autre soir au nouveau candidat du binôme, l’engageant à plus de constance que son prédécesseur devant l’adversité et lui demandant, au passage, de préciser sa position sur le sujet.

    On me dira, tout ça c’est du passé, mais toute l’histoire parle du passé, et aucun délai de prescription ne règle l’examen des erreurs du passé.  Examen des erreurs du passé, dont trop d’élus uniquement soucieux de se faire élire ou réélire, se dispensent allègrement, se contentant des promesses d’avenir dont ils payent leurs électeurs !

    Nos ancêtres étaient les Gaulois, à présent ils ne le sont plus, généralement du moins….

   Tout autant que les enseignements de nos vieux instituteurs en matière d’histoire gauloise, la vérité de Monsieur Raoul Langlois en matière de zone du Charmoy, doit à son tour être réexaminée. Nous ne nous en sommes pas privé jusque-là. Au nom de quel droit, d’ailleurs,  nous en priverions-nous, dans une ville où l’on érigeait, il y a peu, un « crayon de la libre expression » ?

     Visiblement inspiré par l’histoire, ses musées et ses moustaches, Claudi a bien travaillé aujourd’hui.

Pha-ra-o-niquee !!!!
Pha-ra-o-niquee !!!!
Pha-ra-o-niquee !!!!
Pha-ra-o-niquee !!!!

Pha-ra-o-niquee !!!!

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 08 Mars 2015 (J+2272 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Propos de campagne
6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 00:00

ALTERNATIVE - du 06 MARS 2015 (J+2270  après le vote négatif fondateur)

     Je me trouvais avant-hier soir, 4 mars, sous des plafonds à la française, dans la grande salle de l’ancien presbytère de Villers-les-Pots rénové. Mais si j’étais venu là, ce n’était pas pour y entendre  une conférence de Carême, car l’ambiance y était plutôt bon enfant. S’il fut question de Carême, c’est tout juste à propos de mi-Carême, puisque le tout récent Carnaval, qui avait laissé des traces, fit incidemment quelques irruptions dans la soirée. Jeûne et abstinence n’étant pas au programme, sinon en matière de budgets publics à venir, la soirée se clôtura donc par un pot.

    Mais il faut quand même que je vous parle de l’objet de cette soirée. C’était une réunion pour les départementales organisée par « L’alternative pour le Val de Saône », portée par le binôme Ludmila Monteiro - Wilfried Le Goff (MoDem), et ses suppléants Maryvonne Vergniaud - Karim Zouine. Dénonçant les politiques politiciennes des grands partis, explicitement nommés, leurs mille-feuilles et leurs « usines à gaz », toutes choses qui n’intéressent plus les « vraies gens », le groupe a témoigné – de façon souvent touchante pour les plus jeunes – de sa volonté de s’en remettre d’urgence au bon sens, plutôt qu’aux tactiques d’appareil.

  Sans souci d’exhaustivité, ont été ensuite développés, sur divers axes, quelques types d’actions possibles. Ces actions, nous en avons résumées pour vous quelques-unes en formules de notre cru (en gras) : emploi des jeunes dans le canton : travailler au pays ; cohésion sociale, vie associative et prévention de la délinquance : un terrain de foot  synthétique pour gagner le match ; importance de la culture : la culture contre la clôture du repli sur soi ; mutualisation des moyens : covoiturer pour arriver.

    L’assistance sans être nombreuse, l’aurait été pourtant assez pour jouer un match de foot, mais sûrement pas un match de rugby, et ce, malgré la présence d’une pointure. Des questions posées par l’assistance, nous ne retiendrons que les plus marquantes : celle, cruciale, du désistement au second tour, celle, bien avisée, de l’élection du président du futur conseil départemental et du positionnement du groupe dans ce conseil, celle, enfin, plus troublante, d’une rumeur selon laquelle le groupe pourrait être le challenger occulte du maire d’Auxonne – non engagé officiellement dans la campagne – contre ses adversaires des deuxièmes tours aux précédentes élections locales de 2011 et 2014, présents dans deux autres binômes en lice.

     Après « le coup du pétard mouillé » (Bien public du 11 février dernier), une « petite torpille » ? La présence dans le groupe de « L’alternative pour le Val de Saône », de deux membres de l’opposition municipale auxonnaise a facilité, dans une certaine mesure, la répartie et le démenti de cette rumeur pour le moins décoiffante.

        Et le Charmoy dans tout cela ? Absent comme d’habitude, sinon que, dans un registre voisin, le maire de Villers-les-Pots, notre hôte, est intervenu sur les difficultés actuelles du projet de zone Villers-Tillenay à propos de l’obligation légale, récemment apparue, de financements publics et non seulement privés.

   Je remercie notre hôte pour son bon accueil et surtout pour  son intervention qui m’aura permis de faire quelques rappels à propos de la zone concurrente du Charmoy, projet, pour l’heure, à financement totalement privé porté par  un promoteur exclusif. L’intervention d’un assistant soulignant l’absence, puis le ralliement de dernière heure du maire d’Auxonne dans la participation aux travaux en commission de la zone de Villers-Tillenay, est venu opportunément confirmer l’implication constante, assidue et trop exclusive du maire d’Auxonne au profit d’une seule enseigne de la grande distribution au Charmoy. Signalons, qu’hormis cette intervention,  nos propos n’ont été ni relayés ni contredits par les candidats, pas plus que par l’assistance plutôt surprise ou amusée. Surprise et amusement : deux états psychologiques devenus rares dans nos doctes assemblées et dont l’intérêt ne nous a pas semblé être étranger au groupe de « L’alternative pour le Val de Saône » dont le style n’est pas dépourvu d’un certain côté… ludique.

      Pour ne pas démentir les gens qui trouvent notre blog ennuyeux, nous nous départirons nous-même un instant de notre côté ludique pour examiner la notion apparemment évidente de « bon sens » revendiquée plus haut par le groupe. Les lecteurs de dictionnaires de citations, il en est parmi nos élus communautaires, répètent toujours cette ligne de Descartes, la première du Discours de la méthode : « Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée ». Ils oublient cependant de citer la suite : « car chacun pense en être si bien pourvu, que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose, n’ont pas coutume de désirer plus qu’ils en ont ». Le bon sens n’est donc pas chose évidente.

    Pas du tout impressionné par cette démonstration, Claudi, toujours plein de bon sens et d’à-propos, a retenu la bonne idée du terrain de foot  synthétique pour gagner le match. Installons-le au Charmoy ! Pourquoi pas ? Une belle alternative pour le Charmoy… et pour le centre-ville ! Question de bon sens !

 

Charmoy vers un terrrain de foot synté

Charmoy vers un terrrain de foot synté

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 06 Mars 2015 (J+2270 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Propos de campagne
4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 00:00

SANS COMPLEXE - du 04 MARS 2015 (J+2268 après le vote négatif fondateur)

      Le 26 février dernier nous rendions compte d’une annonce de notre premier magistrat, faite la veille à l’Assemblée générale de l’Office de tourisme, et selon laquelle les  travaux au Charmoy devraient reprendre cette semaine.

       Le Bien Public d’hier 3 mars confirmait la nouvelle dans une courte « info » concluant un long article intitulé « Plus de visiteurs à Auxonne ». Nous citons cette « info »  in extenso : « Le maire Raoul Langlois a précisé que la reprise des travaux sur la zone du Charmoy est imminente. Un hôtel et un restaurant devraient s’y installer par la suite, ce qui permettra d’augmenter la capacité d’accueil ».

         En matière de complexe hôtelier, notre premier magistrat est sans complexes. Il nous ressert le projet pharaonique décrit dans l’inoubliable Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009

LE NUMÉRO DU SIÈCLE- du 24 FÉVRIER 2015

 Sur un plan daté d’avril 2009, ce projet comportait effectivement un hôtel  mentionné par ailleurs dans le texte comme étant « un hôtel de 40 à 50 chambres ». Une justification imparable en forme de question et réponse suivait l’annonce :

« Cet hôtel sera-t-il « viable » ?

OUI. Aucun investisseur n’engagerait des fonds privés dans un projet non viable. Cet équipement, de classe moyenne, comblera les manques locaux en matière d’accueil de bus de passage sur l’axe Dole-Dijon, très fréquenté, et participera au développement touristique de la Commune ».

PLAN AVRIL 2009 INF’AUXONNE   

Le seul problème est que ce plan ancien ne définit plus le projet actuel tel qu’il a été présenté sur un nouveau plan lors de l’enquête publique en 2013. Ce projet a d’ailleurs été depuis encore revu à la baisse à la suite d’un recours en 2014.

PLAN 2013 ENQUÊTE PUBLIQUE

 

Vous avez pu le constater : le projet actuel, du moins tel qu’il a été présenté en dernier lieu au public pour qu’il puisse faire part de ses observations lors de l’enquête publique, ne comporte clairement pas de complexe hôtelier et même pas de station-service….

Monsieur le Maire nous ressert donc un vieux plat réchauffé, ce qui n’est pas le must en matière de restauration ! Conclusion : si le projet actuel ne comporte pas de complexe hôtelier, notre premier magistrat lui-même n’a pas de complexes. Il l’a d’ailleurs largement démontré tout au long de cette affaire du Charmoy.

Claudi resservira donc sans complexes son illustration de l’épisode 39 de notre feuilleton de 2013-2014 : « Esquisses pour un Journal du Charmoy ». À lire ou à relire !

Si toutefois cet hôtel devait se faire un jour, il me vient une idée. De voyages faits au siècle dernier, je me souviens de Bibles mises à la disposition des clients dans un tiroir du mobilier. Cette coutume semble s’être perdue. Ressuscitons-là !

Inf’Auxonne N° 25 tenant lieu de « Bible du Charmoy », on pourrait en faire un retirage luxe sur papier bouffant imprimé à LURE. Cette édition de luxe pourrait opportunément être ornée d’un portrait-frontispice du collaborateur local discret et zélé de l’enseigne. Après avoir contemplé le portrait, puis joui, par la fenêtre, de la vue imprenable sur l’hyper, le/la client(e) autocariste feuilletterait le pieux ouvrage et méditerait ce verset puissant :

« Cet hôtel sera-t-il « viable » ?

OUI. Aucun investisseur n’engagerait des fonds privés dans un projet non viable. Cet équipement, de classe moyenne, comblera les manques locaux en matière d’accueil de bus de passage sur l’axe Dole-Dijon, très fréquenté, et participera au développement touristique de la Commune ».

P.S. Bien que n’étant plus en lice pour les départementales, il est clair que notre premier magistrat court toujours pour l’écurie Leclerc ! Quant à son concurrent de 2011, Monsieur Jean-Paul Vadot, qui eut à souffrir en 2011 des « arguments Leclerc » de Monsieur Langlois (voir notre article « Les grands absents de la campagne » du 28 février dernier), il a depuis voté sans complexes pour le projet en CDAC le 16 décembre 2014, après être revenu sans complexes sur sa position de 2011 lors de l’enquête publique de 2013. Ceci explique sans doute son absence remarquée dans la liste des soutiens aux candidats des « Forces de progrès » : peut-être n’a-t-il pas jugé opportun de joindre son nom à celui de Monsieur Sanz, ancien maire et conseiller général, qui lui, à notre connaissance, n’a pas changé de position sur le projet du Charmoy.

Au Sergent de Waterloo

Au Sergent de Waterloo

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 04 Mars 2015 (J+2268 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 00:00

UN WESTERN AUXONNAIS : LA CONQUÊTE DU CHARMOY - du 02 MARS 2015 (J+2266  après le vote négatif fondateur)

    Loin des grands espaces du Nouveau Monde, sur le sol bien cadastré de notre vieux pays où les indiens sont devenus rares, l’esprit de la « Frontière » n’a pas disparu pour autant, comme certains pourraient le croire. S’établir toujours plus avant sur des zones encore incontrôlées, recélant des ressources de clientèle potentielles, ponctuer la grande carte du territoire, affichée au siège central, d’établissements toujours plus nombreux, tel est l’objectif que poursuivent de grands groupes au nom des idéaux philanthropiques  qu’ils proclament et que des médias dociles répercutent en chœur : apporter emploi et pouvoir d’achat !

    Le caractère clairement conquérant et assez peu désintéressé de la démarche peut, à l’occasion, transparaître sans fard dans le discours : « On veut le conquérir [le marché] et aller titiller nos concurrents. Il y a tout de même une potentialité de 28 millions d’euros à prendre » (Le Bien Public du 13 janvier 2011 dans l’article intitulé  « AUXONNE. Pour mettre toutes les chances de son côté, la direction de Leclerc a modifié son offre. OUI À l’HYPER, NON AU BRICO ! »).

    Depuis plus de six ans (2266 jours exactement aujourd’hui), la Conquête du Charmoy, et ses innombrables épisodes, est devenue la série préférée des Auxonnais(e)s. « 28 millions d’euros à prendre », ça fait combien de dollars shérif ? Et puis, le maire « audacieux »  de Charmoy City est bien remonté depuis qu’un homme d’affaires venu de l’Est lui a dit : « Faire un hypermarché sur sa commune, c’est partir au feu ». N’oublie pas tes guns Rawl !

     Au lendemain d’un Carnaval un peu humide, Claudi, qui n’a pas l’intention d’enterrer la hache de guerre, a voulu faire d’une pierre deux coups : illustrer le passionnant western auxonnais en jaune-fluo et technicolor et rendre hommage à une figure mythique du Carnaval d’Auxonne injustement oubliée dans un récent article du Bien Public du 24 février dernier relatant la 43e  édition du Carnaval en 1965.

    Je ne pourrais le parier, mais il est à peu près sûr, que cette année-là le « Phonphonse » ouvrait la cavalcade fièrement campé sur son cheval, comme il le fit dans les années d’après-guerre et jusqu’au cœur des Trente glorieuses, où l’âge venu, il finit par dételer.

    La photo du « Phonphonse » qui a inspiré Claudi, je l’ai achetée, il y a une trentaine d’années dans une vente animée avec humour par Me Droin, comme il savait si bien le faire ! Au temps de mon adolescence et de ma jeunesse, le « Phonphonse » était connu à Auxonne comme le loup blanc. Il n’avait rien d’un conformiste, ce jeune dandy des années 30 roulant en Torpédo rouge dont me parlaient, avec des sous-entendus appuyés, mes aînés. Devenu, dans les années 50 et 60, le gardien botté de la décharge fumante de la Route de Chevigny, il en tirait parfois des trésors. Superbe chineur au verbe haut, il était, avant l’heure, un pionnier du tri sélectif ! Le Carnaval était son heure de gloire annuelle et aussi un peu son gagne-pain, car dans sa ferme bric-à-brac, voisine de la décharge et tenue par une vieille bonne assez peu engageante, il avait une grange pleine de costumes qu’il louait et qu’il confectionnait aussi. Je garde un souvenir sympathique de cet homme original qui me fit faire quelques bonnes trouvailles en matière de… brocante et j’ai grand plaisir à faire revivre son souvenir aujourd’hui, à l’heure où le travestissement du carnaval a quelque peu perdu de sa charge transgressive.

    Claudi remercie John Ford et le « Phonphonse » pour leur prestigieuse, bien qu’involontaire, contribution à l’illustration de la conquête du Charmoy.

Conquête du Charmoy

Conquête du Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 02 Mars 2015 (J+2266 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 00:00

LES GRANDS ABSENTS DE LA CAMPAGNE - du 28 FÉVRIER 2015 (J+2264 après le vote négatif fondateur)

Le Bien Public du 21 février, dans son « Coup de zoom sur le canton d’Auxonne » faisait, en première page du cahier local, ce constat peu enthousiaste : « Des concitoyens loin des futurs enjeux électoraux », allant même jusqu’à titrer en page 2 : « Un désintérêt profond »

Il y a, comme l’explique le quotidien et comme aussi nous l’avons vu, des causes diverses à cela : information insuffisante du public concernant la réforme territoriale, conjoncture économique et sociale, crise du système de la représentation. Toutes choses dont l’ampleur dépasse les compétences et les objectifs restreints de notre blog.

Nous cantonnant à la sphère d’influence et d’intérêt de celui-ci, nous mentionnerons seulement que le thème du Charmoy, crucial dans la campagne de 2011, pourrait bien être absent de la campagne à venir, ne serait-ce qu’en raison de l’absence inattendue et remarquée dans la compétition, de son champion et défenseur, en personne, et même par délégation. La presse en rendait compte dernièrement (Le Bien Public du 11 courant) sous un titre à connotation pyrotechnique : « Le coup du pétard mouillé ». Le pétard a fait psssschitt ! C’était sans doute un pétard chinois… Ah !! La mondialisation !

La zone du Charmoy, abandonnée dans la campagne et désertée, pour le moment des engins, cela depuis bientôt cinq mois, risque donc d’être aussi la grande abandonnée de la campagne. À cela s’ajoute encore une raison supplémentaire. Il se trouve que Monsieur Jean-Paul Vadot, candidat aux cantonales de 2011, et qui a très récemment voté favorablement pour relancer le projet, lors de la CDAC du 16 décembre dernier, en accord sur ce point avec Monsieur Raoul Langlois, ne se présentera pas, lui non plus, aux prochaines départementales.

À la tribune des prochaines départementales, la zone va perdre en la personne de nos deux ténors politiques locaux, deux précieux défenseurs : celui de la première heure et celui de la dernière !!

En 2011, au bon vieux temps des cantonales, la zone n’avait pas encore laissé son empreinte empierrée au beau milieu de la campagne verdoyante, mais elle fut néanmoins très présente dans la campagne électorale ! À relire les tracts de l’époque, on comprend vite qu’elle pouvait être à l’occasion un solide, sinon élégant, argument-massue !

Verrons-nous refleurir l’argument Charmoy sur les professions de foi de la campagne à venir ? Cela semble peu probable. À suivre quand même…

Pour l’heure, l’un des binômes engagés démontre des capacités d’affichage sauvage qui ne sont pas sans rappeler le grand placardage en jaune-fluo de juin 2010 à l’occasion de la consultation, grand exercice s’il en fut, de démocratie participatatatative ! Mais la pertinence de la comparaison s’arrête à la vaillance du pot de colle et à l’ardeur à soutenir des intérêts dépassant largement ceux du territoire : intérêts politiques dans le cas présent, intérêts privés, immobiliers et financiers dans le cas de la consultation de juin 2010.

En attendant, Claudi a ressorti du musée électoral l’arsenal charmoysien de 2011 !! Promos garanties et costards bien taillés pour les adversaires du « défenseur de la première heure » et au nombre de ceux-ci, vous pourrez constater que le « défenseur de la dernière heure » ne fut pas vraiment le plus mal rhabillé pour l’hiver !!

Une remarque à présent : tout change. Après la CDAC du 16 décembre dernier qui a vu les votes positifs du « défenseur de la dernière heure » et de la représentante du Maire de Dijon, il est intéressant de rappeler les arguments du maire d’Auxonne exprimés sur FR3 le 22 octobre dernier : « Je me souviens de la première CDAC. Ce sont des arguments politiques qui ont prévalu plus que des arguments réellement techniques. Par exemple, la ville de Dijon a refusé une implantation de 3500 m² à Auxonne et quelque temps après a accepté 11000 m² à la Fontaine d’Ouche et La Toison d’Or ».

Dans son tract bleu et noir de 2011 que nous reproduisons aujourd’hui, le « défenseur de la première heure » exposait déjà les mêmes arguments visant « le président de la communauté de communes, allié au maire de Dijon pour faire échouer le projet d’implantation commerciale dans la zone du Charmoy [et qui] préfère défendre les intérêts du Grand Dijon [refusant] de voir se créer de nouvelles zones commerciales concurrentes à celle de Quétigny ». Tout cela a bien vieilli ! Voilà, pour l’heure, une légende du Charmoy et un argumentaire définitivement « ringardisés » par le vote du 16 décembre dernier, « trivialisés» diraient les connaisseurs !

Ironie de l’histoire : Six ans moins un jour après le vote négatif fondateur auxonnais du 17 décembre 2008 qui disait presque unanimement NON à une « grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire » au Charmoy, ce sont les prétendus adversaires dijonnais du projet et leurs alliés politiques qui sont venus à la rescousse donner un ultime coup de pouce à la dernière mouture du projet !

Il y a vraiment de quoi en être retourné ! Mais toute cette affaire n’est-elle pas placée sous le signe des retournements de tous ordres ! Et le 17 décembre 2008, le maire d’Auxonne ne déclarait-il pas lui-même sans sourciller : « Si l’apport de la grande surface est en confrontation avec l’existant (à savoir l’alimentaire) M. le Maire s’opposera à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire » (voir procès-verbal du CM du 17/12/08 p. 22)

RETOURNER AU CHARMOY - du 9 mai 2013

À l’heure où le maire d’Auxonne vient d’annoncer publiquement le dernier retournement de l’affaire qui serait une reprise imminente du chantier (voir notre dernier article), il est permis d’imaginer que, demeuré sur la touche des départementales, le chantre ineffable du Charmoy éprouve quelque dépit à ne pouvoir entonner à nouveau les slogans imparables de ses tracts de la campagne de 2011 que nous republions aujourd’hui :

« Cette zone commerciale est dans l’intérêt du canton, tant par l’activité et l’emploi qu’elle est en mesure d’amener à notre territoire que par la protection du pouvoir d’achat des consommateurs qu’elle est en mesure de préserver »

Dans un souci de transparence, n’omettons tout de même pas de traduire « zone commerciale » par hypermarché LECLERC. C’est bien clair et sur ce chapitre, Monsieur Montial (AAC) était plus explicite que son mentor.

À présent que le champion de LECLERC n’est plus engagé pour les urnes, la « zone » risque bien de faire figure d’orpheline dans la campagne imminente. D’autant plus que les puissants morceaux de bravoure qu’elle inspira en 2011 ne suscitèrent pas vraiment une pléthore de suffrages à leur auteur !

1664 voix, certes, ça moussait bien, mais c’était quand même un peu court comme le montre notre illustration du jour correspondant à l’épisode 17 de notre feuilleton de 2013-2014 : « Esquisses pour un Journal du Charmoy ». À lire ou à relire !

Sans faux-col

Sans faux-col

La zone du Charmoy dans la campagne 2011

La zone du Charmoy dans la campagne 2011

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 Février 2015 (J+2264 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Légendes du Charmoy