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  • Claude Speranza, Auxonnais
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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 06:39

UN CHAPEAU DANS LE BASTION DU MOINEAU ?- du 02 Septembre 2016 (J+2816 après le vote négatif fondateur)

Dans le précédent article, nous avions laissé notre série « Pour une histoire de la rue du Charmoy » sur le constat d’une rue du Charmoy dont la sortie sud-ouest était condamnée pour une durée indéterminée. Nous avions noté que cet état de fait était sans doute peu propice à l’accueil d’autres investisseurs potentiels sur « le reliquat de la zone AU1c » situé au-delà du Vieux Chemin de Dole…

Nous laissons pour l’heure notre histoire en chantier, bien conscient de son insuffisance et ne désespérons pas d’étoffer ultérieurement ce qui n’est encore pour l’heure qu’un work in progress.

Mais avant de quitter la rue du Charmoy, il nous faut d’abord, dans un souci d’exactitude, apporter une correction au sujet d’une remarque que nous avions faite à son propos dans notre précédent article, et qui est la suivante : « Cette rue est d’ailleurs absente des annuaires, et je vous fiche mon billet de découvrir, en feuilletant ceux-ci, une quelconque entreprise domiciliée à cette adresse »

Si l'adresse "Rue du Charmoy 21130 AUXONNE" testée sur le site de référence de La Poste,  répond pour l'heure "ZONE du Charmoy 21130 AUXONNE"

https://www.laposte.fr/particulier/outils/tester-une-adresse

nous devons signaler toutefois avoir trouvé deux sites au moins faisant mention de cette adresse :

http://www.auxonne.fr/restauration

http://www.supermarches-ouverts.fr/21/auxonne/

À la bonne heure ! La rue du Charmoy sera bientôt l’adresse à la mode !

Cette précision ayant été apportée, retrouvons maintenant, pour faire suite aux deux précédents épisodes de leurs aventures, nos deux amis Bécanine et Vittoriu.

LE TOUR DES TOURS DE BÉCANINE - du 24 Août 2016

UN CHAPEAU POUR LE CHARMOY ?- du 28 Août 2016

Rappelons encore une fois, qu’au détour d’une page du dernier « Côte-d’Or magazine », nos deux amis cyclotouristes Bécanine et Vittoriu étaient tombés sur cette excitante information : « Dans l’une des tours du château, Auxonne conserve précieusement et fièrement […] le chapeau du célèbre Corse. De quoi exciter l’imagination sur le chemin du retour. »

Toutes affaires cessantes, nos deux inlassables héros s’étaient alors mis en quête Ils ont fait depuis bien des tours et visité toutes les tours. En vain !

Aujourd’hui, ce n’est pas une tour, mais un bastion qui a retenu leur attention. Certes une tour, ce n’est pas un bastion, mais comme disait le Prince Bagration qui n’était pas copain avec Napoléon : « Tour ou bastion, tout ça c’est de la fortification. Et aucune fortification ne résiste à Bagration ! »

À l’entrée du Bastion du Moineau, Bécanine a cru voir un pictogramme indiquant la présence du « chapeau du célèbre Corse »…

Alors, le bastion du Moineau serait-il aussi le bastion du Chapeau pour le plus grand plaisir de Vittorio et aussi de Tino ?

https://www.youtube.com/watch?v=9xfXkfs9kY8

Napoléon, ton chapeau est-il dans le bastion

Napoléon, ton chapeau est-il dans le bastion

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 02 septembre 2016 (J+2816 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Tourisme
28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 06:45

UN CHAPEAU POUR LE CHARMOY ?- du 28 Août 2016 (J+2811 après le vote négatif fondateur)

Le présent article est la suite du précédent intitulé « Le tour des tours de Bécanine ». Comme ce dernier, il nous a été inspiré par le dernier « Côte-d’Or magazine » N° 163 de juillet-août, et par sa quatrième de couverture en particulier.

LE TOUR DES TOURS DE BÉCANINE - du 24 Août 2016

Rappelons tout d’abord, qu’au détour d’une page du dernier « Côte-d’Or magazine », nos deux amis cyclotouristes Bécanine et Vittoriu étaient tombés sur cette excitante information : « Dans l’une des tours du château, Auxonne conserve précieusement et fièrement […] le chapeau du célèbre Corse. De quoi exciter l’imagination sur le chemin du retour. »

Depuis, toutes affaires cessantes, nos deux héros se sont mis en recherche. Ils ont fait bien des tours et visité toutes les tours ou presque. En vain !

Aujourd’hui, dans une ultime tentative, les voilà montés jusqu’à la tour du château d’eau des Granges Hautes. L’édifice domine la zone du Charmoy, sujet central de notre blog.

Lieu mythique s’il en est, cette zone a trouvé son chantre, artiste et chef d’entreprise local. Dans ce lieu qui l’inspire, la plume experte de l’artiste a découvert « un des fleurons d’architecture et de l’emploi à Auxonne ».

MONSIEUR PRUDHOMME AU CHARMOY - du 16 JANVIER 2016

Au Charmoy, Bécanine et Vittoriu ont à leur tour découvert le « fleuron », mais toujours pas de chapeau de Napoléon à l’horizon !

Sous un soleil de plomb, des courbes architecturales audacieuses se découpent sur le parking chauffé à blanc semblant « sculpter l’avenir commercial ». Hélas ! Dans le regard brouillé du pauvre Vittoriu, ces sinuosités soulignent, sur l’horizon tremblant, l’absence inéluctable du sombre dos d’âne balisant tant de peintures de batailles légendaires. Le chapeau est resté introuvable !

L’heure est tragique, entre coup de blues et coup de chaleur. Vigilance orange ! La bonne Bécanine comprend la nécessité de consoler l’Ajaccien dépité. Ce qu’elle tente aussitôt.

Bécanine : « Comme dirait Juliette Gréco, « une fourmi de 18 mètres, ça n’existe pas », mais un chapeau de Napoléon de 12 mètres d’envergure ça existe !

Vittoriu : « Dans une tour ? »

Bécanine : « Non Vittoriu. Pas dans une tour, au Grand Palais à Paris, cette formidable galerie d’art des temps modernes »

Vittoriu : « Au Palais de l’Élysée ? »

Bécanine : « Mais non Vittoriu. Le Palais de l’Élysée, c’est pour la courbe du chômage. Au Grand Palais on a vu se déployer la courbe du squelette d’aluminium d’un grand serpent de 254 mètres. « Il traverse la grande nef de façon sinueuse, à l'image du chemin tortueux qu'il faut emprunter pour arriver au pouvoir », déclarait récemment son créateur, un artiste franco-chinois. Présentant son installation « Empires » à l’occasion de Monumenta 2016 l’artiste en livrait les symboles et la philosophie à la presse. »

Vittoriu : « Et le chapeau dans tout ça ? »

Bécanine : « Selon l’artiste, avec le grand serpent et les 305 conteneurs multicolores, c’est le troisième élément de l’installation. Il a été réalisé à partir d’un modèle en 3D copié sur celui que l’Empereur portait à la bataille d’Eylau. Il est en acier, recouvert de résine, et de bitume. »

Vittoriu : « Ça c’est du lourd ! »

Bécanine : « T’imagines ! 12 mètres d’envergure ! Il en faudrait un comme ça pour dynamiser le Rond-point de l’Europe et attirer le touriste autocariste à l’Hôtel du Charmoy ! »

Vittoriu : « Après le brexit, tu crois vraiment que l’Europe a besoin de ça ? Moi, c’est le petit chapeau, le vrai que je veux voir ! Un vrai de chez Poupard, et pas en kevlar ! »

Un chapeau pour le Charmoy

Un chapeau pour le Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 août 2016 (J+2811 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Tourisme
24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 08:01

LE TOUR DES TOURS DE BÉCANINE - du 24 Août 2016 (J+2807 après le vote négatif fondateur)

Le présent article nous a été inspiré par le dernier « Côte-d’Or magazine » N° 163 de juillet-août, et par sa quatrième de couverture en particulier.

Rappelons d’abord brièvement qui est Bécanine : beaucoup plus délurée que sa vieille cousine Bécassine, Bécanine est une pimpante cyclotouriste de Paimpol qui a des kilomètres au compteur et pas sa langue dans sa poche.

C’est dans un essaim bourdonnant de cyclos que Bécanine est arrivée sur nos rives, au début de ce mois.

BÉCANINE AUX PAYS DES OIGNONS - du 11 Août 2016

Conquise pas les charmes divers et variés de notre cité, Bécanine est encore à ce jour dans nos murs. Elle n’est d’ailleurs pas la seule dans ce cas. Au nombre des cyclos prolongés on compte aussi Vittoriu, un retraité corse d’Ajaccio, malheureuse victime d’un voleur de bicyclettes indélicat.

Vittoriu, veuf de sa petite reine, sa conté sa mésaventure à Bécanine. Alors, Bécanine, bonne fille, a pris sous son aile, et sur son guidon, le poverinu Vittoriu. Les jours passant, nos deux cyclos attardés sont devenus un élément du paysage ambiant plutôt calme ! Au train-train où vont les choses, nos deux amis seront bientôt en photo dans le journal, complétant ainsi la galerie insolite de l’été !

LE CRÉPUSCULE DES RADIS - du 08 Août 2016

DE LA NÉCESSITÉ D’UN CHALET - du 14 Août 2016

Il faut dire qu’ils ne passent pas inaperçus. Vous connaissez déjà Bécanine, il nous reste à vous présenter Vittoriu. Cet Ajaccien pur sucre n’a certes pas l’accent alsacien, et quand il parle de la Bérésina, il prend des accents grandioses. Non ! Pas la grandiose Térésina grand-père, cette beauté à la Dubout bien en chair, cette « Reine des Colosses » qu’on voyait sur les foires, du temps que t’étais djeune, et dont l’ampleur cyclopéenne des culottes te donnait des idées de grandeur !

Vous l’aurez compris, Vittoriu est un fan de la Grande Armée et de son chef, et s’il a perdu son vélo volé, c’est le « petit chapeau » qu’il cherche à présent en compagnie de Bécanine. Un jour qu’il s’ennuyait, Vittoriu a feuilleté le dernier « Côte-d’Or magazine ». Au détour d’une page, ces mots sont tombés sous ses yeux :

« Dans l’une des tours du château, Auxonne conserve précieusement et fièrement […] le chapeau du célèbre Corse. De quoi exciter l’imagination sur le chemin du retour. »

Depuis, toutes affaires cessantes, nos deux amis se sont mis en recherche. C’est ainsi que la quête du Graal de Vittoriu a commencé et que nos amis ont entamé le tour des tours.

Depuis ce jour, nos deux amis ont fait bien des tours et visité toutes les tours ou presque. En vain !

C’est sur la Grand’place que Claudi les a surpris aujourd’hui, prêts à affronter la Tour de l’église.

Bécanine recherche le chapeau du Petit Caporal à Charmoy-City

Bécanine recherche le chapeau du Petit Caporal à Charmoy-City

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 août 2016 (J+2807 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Tourisme
18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 07:38

POUR UN CYCLOTRON DES DEUX RONDS-POINTS ! - du 18 Août 2016 (J+2801 après le vote négatif fondateur)

Depuis le début de ce mois d’août, lorsque j’enfourche mon vieux clou, j’ai comme l’impression de faire partie du décor. En ce mois d’août, chez nous, les biclous sont partout !

Mais ces biclous qui sont partout sont autant de squelettes transhumanistes, le saviez-vous ? Ce n’est pourtant pas nouveau !

Alfred Jarry, l’auteur du Père Ubu écrivait déjà en 1897 dans le Cyclo-Guide Miran : « L'homme, s'est aperçu assez tard que ses muscles pouvaient mouvoir, par pression et non plus par traction, un squelette extérieur à lui-même. Le cycle est un nouvel organe, c'est un prolongement minéral du système osseux de l'homme ».

Le vélo, cette petite merveille mécanique, c’est donc aussi l’homme augmenté ! Une merveilleuse mécanique qui, du plus modeste Tartampion, peut faire un RoboCoppi !

Dans ses ingénieux rouages et en vertu des principes de la dynamique, la merveilleuse machine transformera votre énergie musculaire, même modeste, en invitation au voyage et en liberté ! En bref et plus simplement, il n’y a rien de tel que le vélo pour rester dynamique !

Applaudissant avec enthousiasme au succès du récent déferlement cycliste, un site local très dynamique en tirait d’ailleurs les conclusions et définissait ainsi la tâche incombant à tout dirigeant d’avenir dynamique et visionnaire : « être inspirateur d’événements récurrents et diversifiés tant culturels que sportifs afin de dynamiser l’attractivité d’Auxonne ».

« Inspirer », « dynamiser », arrêter de chercher inutilement la clé du champ se tir ou de nous promettre les clés du paradis, mais actionner les « clés du réveil économique » comme d’autres ont tenté de réveiller la « belle endormie » en soufflant dans le clairon au Charmoy ! Pour le coup, le réveil a sonné, mais il ne devait pas être vraiment dans son assiette et la « belle endormie », la pauvre vieille, est un peu dure d’oreille !

Mais revenons au succès local indéniable de la Semaine fédérale de Cyclotourisme auquel le site en question réagissait, s’unissant pour l’occasion au concert de louanges de la presse locale et du site officiel de notre Ville.

Certes, l’évènement était sans doute réussi, mais en matière de récurrence, force est d’avouer qu’il ne peut ouvrir que sur des perspectives lointaines. En effet, si au niveau national, la Semaine fédérale de Cyclotourisme a une récurrence annuelle, au niveau départemental cette récurrence devient presque séculaire, le département choisi changeant chaque année. La dernière semaine à Dijon remonte ainsi à 1951 ! En termes de fréquence, les semaines fédérales, c’est un peu comme les crues centennales, on n’en voit pas beaucoup dans une vie !

En matière d’évènements sportifs et cyclotouristiques en particulier, impossible, donc, de compter, dans un futur proche du moins, sur une autre Semaine fédérale de Cyclotourisme pour «dynamiser l’attractivité d’Auxonne ».

Alors, dans ces conditions pourquoi ne pas créer le Cyclotron annuel des deux Ronds-points ?

Un cyclotron, c’est une enceinte circulaire dans laquelle un champ magnétique accélère des particules électrisées en vertus des lois de la dynamique, un vélodrome atomique en quelque sorte. L’image est porteuse. Associer cette image à une course cycliste en circuit fermé serait une démarche novatrice et audacieuse, gage indéniable de succès.

Sous réserve de quelques aménagements, notre ville dispose déjà, entre le Rond-point de la Poste et le Rond-point de l’Europe, d’une magnifique piste cyclable en boucle.

TOUS EN SELLE SUR LA D 905 – 09 décembre 2013

Un équipement pour le cyclotron des deux ronds-points existe donc déjà sur le terrain, il nous appartient de le dynamiser et de le valoriser pour en recueillir les retombées ! Silence les gars de Bure, pas des retombées nucléaires, mais des retombées pécuniaires !

Et puis, ces deux ronds-points ne sont-ils pas comme l’alfa et l’oméga de notre histoire locale ? Non, pas des omégas 3 grand-père, d’ailleurs y’a pas d’omégas 3 dans l’huile pour cycles ! Saviez-vous que ces deux ronds-points nous portent, dans un élan dynamique de progrès irrépressible, de « l'allégresse du passé » du centre-ville vers « le futur commercial » du Charmoy. Vous en doutez encore, alors lisez :

« A présent l'immeuble de la poste assorti de son rond point restitue une douceur géométrique. L'amplitude qui s'en dégage met en exergue la fluidité des lignes et des volumes ; comme pour polariser une grande puissance aérienne. Sur un autre azimut, à l'extrémité du boulevard Pasteur apparaissent les formes stigmatisées du quartier Bonaparte. En projetant le regard derrière soit, la rue Emile Gruet persiste à présenter l'allégresse du passé. Puis enfin, la rue du Colonel Redoutey en direction de Dole sculpte le futur commercial. » ( Extrait de Notin N°3 de septembre 2010)

À vous couper le souffle ! Pas vrai ? Alors, pourquoi pas un Cyclotron des deux ronds-points dès l’année prochaine ? En boucle et en selle donc, de « l'allégresse du passé » du centre-ville vers « le futur commercial » du Charmoy !

Charmoy-City Grand cyclotron 2017

Charmoy-City Grand cyclotron 2017

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 août 2016 (J+2801 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Tourisme
11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 07:25

BÉCANINE AUX PAYS DES OIGNONS - du 11 Août 2016 (J+2794 après le vote négatif fondateur)

Cet article est un exercice de folklore transversal. Son objectif : rechercher des correspondances secrètes entre les innombrables fêtes et kermesses qui émaillent le territoire national et qui l’animent (ou le réaniment) de leurs flonflons et de leurs buvettes.

Il y a peu, l’urgence était partout, de l’urgence de réformer, à l’état d’urgence, mais pour l’heure, l’urgence est en vacances et il semblerait que la seule urgence soit à présent celle de faire la fête !

Moi, je me fais une fête de l’écriture ! Et pourtant, enfant, je détestais les devoirs de vacances, et durant les colonies de vacances la rédaction de la lettre hebdomadaire aux parents – censurée par les monos – m’était un véritable pensum ! À présent, j’ai bien grandi et il ne me déplaît pas de manier le porte-plume. Exercice parfois nécessaire, dont je n’ai d’ailleurs pas l’exclusivité !

PLUS FORT QU’UN PORTE-AVIONS, LE PORTE-PLUME - du 13 JUILLET 2016

Pour en revenir au modeste travail que nous nous proposons d’accomplir, d’aucuns lui reprocherons sans doute sa brièveté, mais la majorité appréciera grandement cette brièveté, car s’il est urgent de faire la fête, il arrive que la fête fatigue ! Et l’asthénie des lendemains festifs, qui vous laissent un pesant mal aux tifs, n’incline pas toujours à la lecture !

Cet exercice de folklore transversal ayant été annoncé et son objectif défini de façon très large, trop large même, il importe maintenant d’en resserrer le cadre et d’en poser la problématique. Le cadre, ce sera celui du vélo, car comme nous l’apprend Monsieur Sauvadet dans son édito du dernier Côte-d’Or magazine (N° 163 juillet-août 2016) : « la Côte-d’Or est un département qui aime le vélo » et tout particulièrement en cet été 2016.

Le cadre départemental général est à présent défini, il reste à lui donner l’indispensable touche locale qui personnalise. Nous tenterons d’y parvenir par l’ajout judicieux d’un objet proprement local, icône ambassadrice généralement et communément associée à l’image de notre ville, j’ai nommé : l’oignon !

Nous savons que tous/tes les connaisseurs/ses applaudiront à ce choix de l’oignon ! Ne voulant pas les décevoir, nous ferons de même. Un vélo et des oignons, voilà déjà une bonne orientation !

Restent à présent les travaux pratiques : une recherche iconographique de terrain permettant de documenter notre travail et d’attester ainsi de l’existence effective d’une association, voire d’une symbiose locale vélo/oignons. Cette symbiose ou ce tandem, Claudi en a découvert et photographié une occurrence intéressante à deux pas de la Tour Belvoir, sur le Boulevard Pasteur. Notre illustration du jour en témoigne. Merci Claudi !!

Pour le lecteur étranger, précisons quand même que la Tour Belvoir n’est pas une des tours du château à propos duquel le dernier Côte-d’Or magazine indique : « Dans l’une des tours du château, Auxonne conserve précieusement et fièrement […] le chapeau du célèbre Corse. De quoi exciter l’imagination sur le chemin du retour. »

L’existence d’une symbiose locale vélo/oignons étant attestée, reste maintenant la partie la plus délicate de l’exercice, démontrer l’existence d’une transversalité territoriale effective de cette symbiose figurée par le tandem vélo/oignons, symbole et totem de la récente fête. Et c’est là qu’entre en scène Bécanine qui nous a grandement aidé dans notre tâche. Un grand merci à Bécanine !

Mais qui est donc Bécanine ? Beaucoup plus délurée que sa vieille cousine Bécassine, Bécanine est une pimpante cyclotouriste de Paimpol qui a des kilomètres au compteur et pas sa langue dans sa poche.

Nous rapportons ici sa brève conversation avec Claudi à deux pas de la Tour Belvoir près du tandem vélo/oignons. Cette conversation, saisie sur le vif et dans son jus (d’oignon), devrait suffire à attester d’une transversalité effective du tandem vélo/oignons d’un bout à l’autre de l’Hexagone. De Charmoy-City jusqu’à Roscoff !

Comme dirait la Paimpolaise pédaleuse, voilà qui décoiffe bigouden ! Laissons à présent la parole à Bécanine :

Bécanine : Dieu que le monde est petit !

Claudi : Qu’est-ce qui vous fait dire cela ?

Bécanine ( regardant le tandem vélo/oignons) : Ces oignons accrochés au guidon !! Qu’ça vient tout droit du Pays breton ! Ça me rappelle Roscoff, les Johnnies, leurs vélos et, au guidon, les oignons roses !

Claudi : Comme vous y allez, Bécanine ! Et pourquoi pas les éléphants roses !

Bécanine : Vrai qu’ils sont roses, les oignons de Roscoff et doux avec ça, qu’on peut croquer dedans tout cru ! Un amour ! Un vrai Bon Dieu en culotte de velours !

Claudi : Et pourquoi pas sainte Philomène en culotte rose ! Vous seriez pas un peu de Marseille, vous ? Chez nous, ils sont jaunes les oignons ! Y’en a qui croquent dedans tout cru, mais j’vous conseille pas trop ! Vous pourriez rire jaune et même rire à en pleurer !

Bécanine : Si j’ai bien compris, par chez vous, les oignons c’est des jaunies ! Et à vous croire, ils seraient plutôt raides ces jaunies ! Raides ou pas raides, causez toujours ! Moi, çui qu’je préfère, c’est mon Johnnie à moi, mon Johnnie qui me fait voir la vie en rose !

Claudi : Votre Johnnie ?

Bécanine : Oui, Yannick, mon mari ! J’l’ai connu jadis à Roscoff ! Le v’là justement qu’arrive au rond-point avec plein d’oignons rose bonbon à son guidon, mon gros mignon ! (C.Q.F.D.)

En hommage à Bécanine, notre Paimpolaise, une vieille chanson composée et chantée par votre serviteur :

LA MAYONNAISE (UN TUBE!) - du 12 février 2011

Bécanine à Charmoy-City

Bécanine à Charmoy-City

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 11 août 2016 (J+2794 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Tourisme
23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 08:35

HÔTEL BELLEVUE - du 23 FÉVRIER 2016 (J+2624 après le vote négatif fondateur)

Avant de partir en touristes pour la zone Oasis de Pusey afin d’y découvrir un beau point de vue depuis l’Hôtel Bellevue, nous vous proposons, en guise d’apéritif et de mise en bouche, un petit panorama rétrospectif des projets hôteliers de notre zone du Charmoy bien de chez nous.

Rappelons d’abord que dans Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009, « Numéro du siècle » on nous promettait, outre une zone commerciale de « 19 hectares » et « 250 emplois », un « hôtel de 40 à 50 chambres ».

Cet« hôtel de 40 à 50 chambres », on nous en démontrait d’ailleurs magistralement la viabilité en page 3 du « Numéro du siècle » :

« Cet hôtel sera-t-il « viable » ? »

« OUI. Aucun investisseur n’engagerait des fonds privés dans un projet non viable. Cet équipement, de classe moyenne, comblera les manques locaux en matière de bus de passage sur l’axe Dole-Dijon, très fréquenté, et participera au développement économique de la Commune. »

Plus de quatre ans passèrent, et le 10 septembre 2013, tout en déplorant que « les autocaristes savent que nous ne pouvons pas les accueillir », notre premier édile semblait redécouvrir, sur la zone du Charmoy, le remède naturel à cette carence : « on pourrait imaginer avoir un hôtel-restaurant à proximité [N.D.L.R. : à proximité du LECLERC qui en était alors au stade de l’enquête publique] » (Cf. Le Bien Public du 10 septembre 2013 dans l’article « Permis attend validation »).

Six ans avaient déjà passé, lorsque l’imagination d’un hôtel fit place à l’attente d’un hôtel. La presse nous annonçait maintenant : « Le maire Raoul Langlois a précisé que la reprise des travaux sur la zone du Charmoy est imminente. Un hôtel et un restaurant devraient s’y installer par la suite, ce qui permettra d’augmenter la capacité d’accueil » (Le Bien Public du 3 mars 2015 dans l’article sous le titre « Plus de visiteurs à Auxonne »)

Le 11 avril, patatras, énorme déception ! Sous le titre « Pas de lits, pas de touristes », on pouvait à présent lire : « Un établissement hôtelier était d’ailleurs prévu dans le projet initial de centre commercial comprenant un supermarché [N.D.L.R. en fait un hypermarché !] Leclerc et un restaurant. Finalement il n’en sera rien, le projet ayant évolué, abandonnant au passage l’éventualité d’un hôtel. »

En conséquence, l’adjoint au tourisme d’Auxonne « déplor[ait] cet état de fait » en ces termes : « Le manque d’hôtels dans notre ville est un sujet récurrent à la mairie. Plusieurs fois, nous avons déjà souligné ce manque ». « Un manque dommageable », poursuivait l’article. (Le Bien Public du 11 avril 2015 dans l’article sous le titre « Pas de lits, pas de touristes »).

Presque un an a passé depuis et à ce jour, depuis la journée « impressionnante » du 13 janvier dernier, où ça ne désemplissait pas, il y a bien des caddies au Charmoy, mais toujours pas de lits et, en conséquence, « Pas de lits, pas de touristes » !

POST TENEBRAS, LUX ! - du 12 JANVIER 2016

À Pusey, près de Vesoul, dans la zone commerciale Oasis on a tout prévu, il y a un Leclerc pour les caddies, mais aussi un hôtel pour les touristes.

Tout émoustillés par l’ouverture du Charmoy, nos amis Arlette et Gaston avaient donc décidé, le jour de la Saint Valentin, de se payer très prochainement un petit séjour en amoureux dans ce sympathique hôtel de l’Oasis pour jouir pleinement de la découverte d’une zone dont ils souhaitent que celle du Charmoy prenne bien vite de la graine.

SAINT-VALENTIN POUR LES AMOUREUX DU CHARMOY - du 14 FÉVRIER 2016

Il se pourrait cependant que les circonstances environnementales puséennes (oui, tu vas voir comme ça pue Gégène !) actuelles, soient la cause d’une profonde déception pour nos deux amis. Nous avons découvert, il y a peu, cette situation dans un article avec photo récemment paru dans L’Est républicain du 20 courant sous la plume de Pédibus.

Si l’on en croit cet article, en guise des palmiers dont rêvaient nos amis et des parfums de l’Arabie, dont leurs narines dilatées palpitaient d’avance, ce sont les copieux et odorants reliefs des récentes colères paysannes qu’ils risquent bien de déguster. Copieux et odorants reliefs entassés là, semble-t-il, avec l’aval des autorités compétentes.

À Pusey, nous l’avons vérifié, il est bien vrai qu’il existe un hôtel où l’on est bien accueilli. Et si je devais aller à Pusey, pour voir en vrai Monsieur Regaudie et « le magasin à Daniel » comme il dit, Monsieur Regaudie, sûr que j’y retiendrais mon lit !

LE POIDS DES MOTS (3) - du 10 SEPTEMBRE 2015

Dommage que depuis une dizaine de jours, le voyageur, après une bonne nuit, doive découvrir de sa fenêtre, au saut du lit … un paysage de litière !

Comme dirait « Pedibus » dans L’Est républicain du 20 courant : « Je me demande ce que peuvent bien penser les clients de cet hôtel de la zone oasis de Pusey, depuis leurs chambres. La vue donne sur des tas de fumier… »

La Vache, désormais célèbre et quasi sacrée, qui ne manquera d’accompagner nos deux amis devrait, devant tant de déjections, se mettre à meugler de déception et regretter bien amèrement le vert paradis des manifestations commerçantes de septembre 2009 à Auxonne contre Leclerc.

LE NOUVELLISME DU CHARMOY : QUEL CHANTIER ! (3)- du 08 DÉCEMBRE 2015

Nouvellisme paysager à l'Oasis Pusey

Nouvellisme paysager à l'Oasis Pusey

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 23 février 2016 (J+2624 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Tourisme
25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 00:00

« QUATRE ÉTOILES »  - du 25 NOVEMBRE 2014 (J+2168 après le vote négatif fondateur)

     Notre blog n’est pas un guide touristique, et pourtant, au cœur de l’été dernier,  compte-tenu  de l’actualité, nous y avons créé une rubrique « tourisme ».  L’un  des premiers articles  de cette rubrique était intitulé « Hôtel Overlook ».  Il faisait référence à un hôtel, dont Inf’Auxonne N°25 de mai 2009 avait annoncé, il y a bientôt cinq ans, la construction sur les hauts du Charmoy. Le magazine municipal précisait alors que « cet équipement, de classe moyenne, comblera les manques locaux en matière de bus de passage sur l’axe Dole-Dijon, très fréquenté, et participera au développement économique de la Commune. »

    C’est nous qui avions nommé cet « équipement », « Hôtel Overlook », en raison de son caractère plus fantomatique que réel et aussi en hommage à Stephen King.

HÔTEL OVERLOOK - du 08 AOÛT 2014

 

     Le récent spectacle de la Compagnie « Caramel, Chocolat et Cie » de Magny-Montarlot, représenté samedi dernier 22  dans la grande salle de l’Ancien tribunal de commerce, nous amène aujourd’hui à reprendre impromptu notre chronique touristique.

     C’est que dans la comédie d’Éric Beauvillain intitulée « Quatre étoiles », il est justement question, comme ne l’indique d’ailleurs pas forcément le titre, non d’un général, mais  d’un hôtel.

    Les plus anciens d’entre vous se souviennent peut-être d’une chanson du milieu du siècle dernier intitulée « l’Hôtel des Trois Canards ». Les couplets de cette chanson présentaient successivement toutes les « commodités » particulières de l’hôtel. En venant assister au spectacle de samedi dernier, je m’attendais à découvrir le même inventaire calamiteux et cocasse. Après coup, je peux dire, qu’en un certain sens, ce fut bien le cas.

     En un certain sens, seulement, car si la cocasserie est largement présente dans la pièce, s’il y a bien, dans le fond de la cour, un rat crevé dont la puanteur monte jusqu’aux étoiles et qui finira sans doute dans les boulettes, l’atmosphère de cet hôtel « Quatre étoiles » dégage en outre une inquiétante étrangeté, où vient luire à l’occasion le tranchant d’un rasoir ou la lame d’un couteau à désosser.

    La comédie s’ouvre sur l’arrivée dans l’hôtel d’un couple de bons ploucs semblant sorti tout droit des saynètes du théâtre amateur des années 50 que l’on jouait à l’Aiglon. Le frère du mari a généreusement offert aux deux époux  un séjour de rêve. À voir… car sur l’hôtel plane, outre le parfum du rat crevé, un relent oppressant de Shining.

     Bien que le sang ne soit que suggéré, il y a en effet un côté « Grand Guignol » dans ce spectacle, il paraît même que l’inquiétant « liftier », homme à tout faire de cet hôtel sans ascenseur, se fait à l’occasion égorgeur de chiens. Avec sa casquette noire aux quatre étoiles d’argent, le sombre personnage ne déparerait au pied des sanglants ascenseurs de l’Overlook du film de Kubrick. Précisons que l’hôtel « Quatre étoiles » a un liftier mais…pas d’ascenseur, bizarre quand même !?

    Outre que l’épouvante semble toujours prête à se révéler au détour d’un couloir de cet hôtel-dédale, la science d’un Professeur Nimbus vient aussi constamment perturber l’espace-temps de ce lieu maléfique en la personne du Savant qui voudrait à tout prix recréer le bigbang dans sa boîte en fer-blanc. Cet « original » navigue aussi de chambre en chambre, télétransporté dans une horloge. Après Kubrick, Einstein ! Le délire « scientifique » ambiant s’aggrave pour finir d’un déchaînement des éléments : le tonnerre gronde et quand la lumière est en panne,  seule la lueur des éclairs vient percer les angoissantes ténèbres.

   L’hôtelier bourru, son inquiétant « liftier » et  « le fils » désaxé à la personnalité double, tantôt cuisinier agité dont le tablier rouge et le grand couteau inquiètent, tantôt homme caoutchouc mollasse aux tirades lyriques, voilà tout le personnel de l’hôtel.

   Mathilde et Jean, nos « bons ploucs » du début y sont rejoints par des personnages bizarres : Monsieur, son panama et sa canne de golf, Madame, son boa, et son incoercible, autant qu’insupportable, rire nerveux, la Britannique raisonneuse, et enfin la Sorcière, inquiétant oiseau de mauvais augure. Il serait difficile de rendre de mémoire tous les bons mots et les effets inattendus de ce mélange tonnant. Dans la salle à manger de l’hôtel, comme dans la boîte en fer-blanc du Savant on sent que se prépare un bigbang. Nous n’en livrerons pas le mystère.

    Prochaine et dernière séance : samedi 29 novembre 20h30 à la cité de la Joie de Villers-les-Pots.

   Claudi, a emprunté la casquette de l’inquiétant « liftier » pour son illustration du jour. Le château d’eau du Charmoy n’a pourtant pas d’ascenseur. Et alors ? Pourquoi n’aurait-il pas de liftier ?  « Môôsieur aurait-il quelque chose à y redire ? ».

 Hôtel du Charmoy les étoiles de l'espoir

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 25 novembre 2014 (J+2168 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Tourisme
20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 00:00

CHARMOY BURGER - du 20 AOÛT 2014 (J+2072 après le vote négatif fondateur)

 Dans son article du 20 avril 2014 intitulé « Champagnole perle du tourisme  commercial »  Michel Moreau, notre homologue champagnolais, en lien sur notre blog, évoquait l’ouverture possible d’un MacDo à Champagnole, relatée par ailleurs dans la presse

http://fr.geosnews.com/post/fr/2014/04/17/19/552890-bient%C3%B4t-un--mcdo--et-un-centre-norauto-au-village-u.html

   Michel Moreau faisait d’abord mine de déplorer l’absence d’un tel établissement dans « la Perle du Jura », en ces termes :

 « Vous chercherez en vain ce réconfort aussi physique que moral que procure, arrosé de coca un vrai Big-burger, ce sandwich de viande hachée avec son accompagnement d'oignons dont la copie conforme est accessible à tous de Denver à Lons le Saunier, de Varsovie à Honolulu ».

   Mais il rassurait ensuite bien vite son lecteur : « Rassurez-vous : "C'est acté", comme aime à le dire notre maire lorsqu'il promet. La grande société US qui a gonflé tant de silhouettes outre-Atlantique est sur le point d'innover : ouvrir son premier McDo dans un village, rue du Village pour être précis.

Le jour de l'ouverture, dans la rue du Village, ils hurleront leur slogan : MacDo – Pernot  même combat [N.D.L.R. : Pernot est le patronyme du Maire de Champagnole] ».

     Chacun connaît la communauté de destins qui unit depuis quelques années « la Perle du Jura » et « la Capitale du Val de Saône ». Cette communauté de destins  trouve son origine dans la persévérance des deux maires à faire advenir, dans ces charmantes petites cités et sous couvert de modernisme,  les schémas de développement les plus éculés de la fin du siècle dernier : nous avons nommé des hypermarchés périurbains et leurs kyrielles de satellites adventices.

      Le « bourg-centre » jurassien a déjà son LECLERC,  le « bourg-centre » du Val de Saône l’aura bientôt. Mimétisme oblige, si Champagnole semble bien parti pour un MacDo, Auxonne devrait logiquement bientôt suivre.

     L’hypothèse n’est pas infondée et nous en ferons la simple démonstration en nous référant à un document officiel auquel chacun pourra se reporter. Dans le procès-verbal du Conseil municipal du 29 septembre 2009, en page, 4 au paragraphe 3 « Informations de monsieur le maire », sous-paragraphe a  « Sur les dossiers en cours », on trouve à propos de l’implantation de LECLERC cette précision :

 « Cette implantation ne serait qu’une première étape, qui préfigurerait l’installation d’un hôtel et d’un établissement de restauration rapide, qui correspondrait notamment à une attente de la jeunesse ».

Tiens, tiens !! « établissement de restauration rapide, qui correspondrait notamment à une attente de la jeunesse ». Cette désignation pourrait fort bien s’appliquer à un MacDo.

     En attendant que soit comblée cette « attente de la jeunesse », Claudi offre aux jeunes et aux moins jeunes son Charmoy Burger ®.

   La recette en est longue et complexe, un peu bizarre, me direz-vous, pour du fastfood, mais c’est ainsi !

     « Faites d’abord la fine bouche et dites non en chœur.  Découpez alors, en toute discrétion, deux larges tranches de terres agricoles. N’oubliez pas que cette opération est la clé de votre réussite ! Quand vous l’aurez réalisée, mais pas avant, vous pourrez en faire tout un fromage. Pour corser votre burger, mettez-y un bon kilo de pétition et  sans désemparer  montez une association en mayonnaise. Ne lésinez surtout pas et pensez à prévoir au moins deux CNACS que vous veillerez à bien retourner pour le succès de l’opération. Entre temps vous aurez fourré votre burger avec une bonne salade d’affiches, les meilleures s’impriment à LURE ! Votre burger prend forme, le quidam appâté, commence à saliver, le voilà prêt à tout avaler !

Charmoy Burger

 C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 Août 2014  (J+2072 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Tourisme
8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 00:00

HÔTEL OVERLOOK - du 08 AOÛT 2014 (J+2060 après le vote négatif fondateur)

   Le 1er Août dernier, notre homologue champagnolais Michel Moreau, en lien sur notre blog, publiait un article original intitulé « Enfin voilà l’hypertourisme ».

http://michel-moreau.over-blog.com

   En cette période de vacances, le thème du tourisme est particulièrement indiqué, surtout quand il est abordé de façon inattendue et décoiffante comme dans l’article de Michel Moreau. Pour faire écho à notre homologue champagnolais, nous traiterons donc aujourd’hui nous aussi de tourisme.

    Mais permettez-nous, tout d’abord, de citer en apéritif quelques bonnes lignes de Michel Moreau :

« Michel Edouard Leclerc avait contribué à dépoussiérer centres villes et villages de ses petits magasins qui nourrissaient chichement quelques boutiquiers pour créer ces usines à vendre qui alimentent leurs actionnaires [N.D.L.R. : pardon Michel (Moreau), le Groupe LECLERC n’a pas d’actionnaires, mais des « adhérents » qui deviennent millionnaires en vendant « moins cher » selon le bon vieux principe de Boucicaut, fondateur du « Bon marché »], en exploitant ce concept tout bête : distribuer plus en employant moins. Pour cette première jurassienne Leclerc voulait une perle. L'écrin fut Champagnole, heureusement gérée par un maire bon enfant mais qui voit plus loin que le bout de son nez ».

[…] « Pierre et Vacances a compris la leçon. Les temps changent. L'heure a sonné de l'hypertourisme. Il suffisait d'appliquer la recette d'Edouard Leclerc : concentrer, distribuer plus de loisirs en employant moins de bras et d'espace. Gîtes et hôtels se sont vidés. Les restaurants ont bradé leurs derniers poulets aux morilles et saucisses de Morteau. Le parking des cascades du Hérisson est déserté. Finis les interminables trajets sinueux entre lacs, grottes, sources, fruitières... »

    Après cet intermède comtois, revenons à Auxonne et quittons la Perle du Jura pour la Capitale du Val de Saône.

     Notre maire à nous, hôte enthousiaste et dévoué de LECLERC, tout comme le maire de Champagnole, a fait encore mieux que ce dernier en appelant de surcroît les électeurs à « se déplacer en masse » pour une « consultation », soi-disant pour l’avenir de la zone du Charmoy, mais en fait pour plébisciter l’enseigne. Si bien des gogos se firent prendre à cette « consultation », la finalité réelle de celle-ci ne devait pourtant pas échapper aux analyses de la presse locale. On en jugera  par ce titre  du  Bien Public du 1er juillet 2010 aux lendemains du vote : «  Auxonne Les habitants disent « oui » au Leclerc. Les riverains sont à une large majorité en faveur de l’implantation de l’enseigne ». Les plus sceptiques seront convaincus par la remarque judicieuse de Franck Bassoleil dans Le Bien Public du 8 juillet 2010 (p. 2) : « On comprend aisément que ce scrutin accompagnera la relance du projet d’implantation de l’enseigne Leclerc ».

      S’il roule volontiers pour l’hyper, côté tourisme, le maire d’Auxonne n’est pas non plus à court de projets.  Il verrait sans doute d’un bon œil les touristes « se déplacer en masse » vers notre ville pour y apporter leurs devises. À preuve, il déplorait naguère dans la presse que « les autocaristes savent que nous ne pouvons pas les accueillir (Cf. Le Bien Public du 10 septembre 2013 dans l’article « Permis attend validation ») et trouvait, simultanément et dans le même article, un remède à cette carence : « on pourrait imaginer avoir un hôtel-restaurant à proximité [N.D.L.R. : à proximité du LECLERC bien entendu] »

      Hôtel-restaurant du Charmoy, deuxième service !! Oui, deuxième service ! En effet,  un « hôtel de 40 à 50 chambres » figurait déjà au menu (à tout casser et pas cher  car « sans aucun coût financier pour la commune » !)  d’Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 où l’on nous démontrait en page 3 et sur un mode irréfragable qu’un tel hôtel serait viable :

« Cet hôtel sera-t-il « viable » ? »

« OUI. Aucun investisseur n’engagerait des fonds privés dans un projet non viable. Cet équipement, de classe moyenne, comblera les manques locaux en matière de bus de passage sur l’axe Dole-Dijon, très fréquenté, et participera au développement économique de la Commune. »

     Cet hôtel, permettez-nous de l’appeler OVERLOOK, en raison, tout d’abord, de sa situation élevée avec vue imprenable sur le « centre bourg» ancien, mais surtout de son caractère pour le moins fantomatique. En effet, présent sur les plans de 2009 publiés dans Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 (p.3), il a tout bonnement disparu des plans actuels. Il y a du Stephen King là-dessous ! On doit donc en conclure que l’« investisseur [qui] n’engagerait [pas] des fonds privés dans un projet non viable » a retiré ses billes et que l’hôtel-fantôme, avant même d’avoir vu le jour, affiche déjà « complet » ! Pauvres « autocaristes », où irez-vous crécher !? 

   Dans le même Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 on annonçait aussi 250 emplois en négligeant toutefois un emploi, essentiel celui-là, l’emploi du conditionnel !

« Combien d’emplois seront-ils créés ?

Outre les répercussions économiques directement liées aux travaux qui dureront environ 18 mois (marchés à portée des entreprises locales, logement et consommation des ouvriers …), environ 250 emplois « équivalents temps plein » pérennes seront créés sur la zone. »

   Décidément cet Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 est un cru exceptionnel qui change de la piquette locale habituelle des autres numéros ! C’est une vraie mine d’or et un joyau de propagande digne des meilleurs faiseurs, des hyper-faiseurs qui savent y faire pour placer leurs hypers !  Nous ne manquerons pas dans l’avenir d’en extraire encore, pour vous, quelques pépites de belle taille !

Hôtel Overlook

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 08 Août 2014  (J+2060 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Tourisme
28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 00:00

TRENCHY…CET ÉTÉ, DÉCOUVREZ LE CHARMOY COMME VOUS ÊTES - du 28 JUILLET 2014 (J+2049 après le vote négatif fondateur)

   Le titre de cet article nous a été inspiré par celui du dernier Côte-d’Or magazine,  magazine d’information du Conseil général de la Côte-d’Or, N° 143 de juillet-Août 2014.

http://www.cotedor.fr/files/content/sites/cg21-2/files/communication-cg21/cotedormag-cg21/cotedormagazine-pdf/cotedor-juillet-aout2014.pdf

    Ce titre, inscrit en rouge sur fond de palette chromatique variée, est en effet le suivant :

    TITRE CO                                                                                                                 

    Nous avons attentivement parcouru le dossier de découverte de la Côte-d’Or décliné en 7 pages (pp. 10 à 16) suivant les 7 styles proposés : « trendy, bohème,… » Nous y avons découvert bien entendu Dijon, Beaune, Montbard, Semur, Chatillon, mais aussi Nuits, Meursault, Chenôve, Saint-Apo, et encore Pouilly, Saulieu, Pontailler et Seurre, et même Aiserey, Crugey, Ménétreux-le-Pitois….

     Mais d’Auxonne, point de trace tout au long de ces sept pages de découverte !

    Et pourtant, depuis quelques années notre territoire n’est-t-il pas le théâtre de travaux de terrassement cyclopéens ? Après le port et ses norias incessantes de tracteurs et de bennes en 2010, voilà que vient de s’ouvrir à présent le chantier du Charmoy.  Chantier de taille, hyperchantier ! À preuve, les fans d’engins de travaux publics s’en sont déjà fait l’écho en nous offrant les premières images, impressionnantes, des bouleversements de la zone.

http://photostp.free.fr/phpbb/viewtopic.php?f=4&t=16575

   Dans le panel du dernier Côte-d’Or magazine, un style a donc été injustement omis parmi tous ceux proposés, celui des amateurs de travaux d’Hercule qui en sont encore, tels des vieux staliniens cramponnés aux projets pharaoniques de leurs plans quinquennaux, à mesurer le développement à l’aune du nombre de milliers de mètres cubes de terre bouleversés, nous avons nommé le style « trenchy », trenchy comme tranchée bien entendu !

    Claudi a remédié à cette omission regrettable en réalisant, sur le modèle général proposé par Côte-d’Or magazine, l’ébauche d’une page consacrée au style « trenchy » à tort oublié et dont une illustration en vraie grandeur embellit et remodèle les confins comtois de notre cher centre bourg, dans l’intérêt général et pour un développement durable bien entendu ! Mais surtout pour attribuer son fief à un baron fraîchement adoubé de la nouvelle chevalerie sonnante et trébuchante de la caisse enregistreuse ! Que du bonheur pour les con-sommateurs !

Trenchy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 juillet 2014  (J+2049 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Tourisme