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  • Claude Speranza, Auxonnais
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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 08:22

ENCORE UN ANNIVERSAIRE, MAIS TOUJOURS PAS DE GÂTEAU ! - du 17 DÉCEMBRE 2015 (J+2556 après le vote négatif fondateur)

Google a beau me rappeler un peu lourdement que c’est aujourd’hui le 245ème anniversaire du bon vieux Ludwig Van B, pour moi, aujourd’hui, c’est surtout le septième anniversaire du vote négatif fondateur du 17 décembre 2008 !

https://www.youtube.com/watch?v=LQ5_GZfIOsg

Mais voilà, en ce jour anniversaire, Arlette et Gaston, à qui le grand orchestre symphonique de LURE, pipeaux et timbales auxonnaises en tête, avait joué la symphonie hyper-héroïque et qui, du coup avaient voté OUI le 27 juin 2010, sont très, très déçus !!!

C’est qu’ils comptaient bien acheter un beau gâteau d’anniversaire tout sculpté au Charmoy pour fêter ça, avec sept bougies ! Il paraît que là-haut ils sont champions pour la sculpture ! Pas vrai l’artisse ?

Manque de pot, pour les gâteaux, là-haut, on repassera ! La poche à douille est en panne, les bougies ne sont pas allumées, ça tarde à décoller sur le tarmac, et le rêve n’est pas encore au rendez-vous !

Pour le gâteau du Charmoy, on repassera !

Pour le gâteau du Charmoy, on repassera !

Ça semblerait même plutôt mal parti pour la bûche de Noël ! Mais au fait, le 17 décembre 2008, au conseil, ils avaient bien voté NON !! Oui, mais, faut comprendre, c’était un NON pour du beurre ! Mais après, quand les commissions ont dit NON pour de bon, Raoul est « parti au feu » et ils sont allés chercher Arlette et Gaston pour les faire voter OUI ! C’est ça la vraie démocratie participatatative !

En voilà un bel exemple citoyen à méditer par nos petit(e)s apprenti(e)s du CMJ qui étaient hier soir au CMG (Conseil Municipal des Grands) et qui semblaient bien mal assis, les poulets, sur les maudits strapontins, quand d’autres trônaient sur l’estrade !

UN FANZINE PASSIONNANT (4) : JEUNES GENS, UN CONSEIL… - du 30 AVRIL 2015

C’est qu’à présent, nous voilà entrés en pleine notinocratie. Hier soir, en effet, l’envoyé spécial nouvelliste de Radio-Notin trônait une nouvelle fois sur l’estrade du Conseil municipal. Et, personne ne mouftait, nul ne pipait, tout le monde semblait trouver ça normal ! C’est un comble ! Aucun progrès, chers édiles, en sept ans ! L’âge de raison semble vraiment se faire attendre !

Il est vrai que ce Monsieur est bien en cour, et qu’il a un bon appareil, et puis, qui sait, il vient peut-être siéger là en attendant l’imminence d’un fauteuil à l’Académie ! Un peu de patience ! Voilà encore un exemple édifiant de démocratie à méditer pour nos petit(e)s apprenti(e)s du CMJ. Mais, j’y pense, petit(e)s apprenti(e)s du CMJ, si Monsieur le Maire invite NOTIN, c’est sans doute pour vous apprendre à jouer au jeu de l’écharpe. À la bonne heure ! Démocratie ludique ! Si vous êtes bons vous aurez la médaille !

L’ÉCHARPE RETROUVÉE - du 21 mars 2014

Les amateurs d’histoire et tous ceux qui dans cette histoire de vote négatif fondateur sont paumés pourront toujours déguster, à défaut de gâteau

COMMENTAIRE D’UN ANNIVERSAIRE - du 17 décembre 2012

Soyez nouvelliste, positivez !!

Soyez nouvelliste, positivez !!

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 17 décembre 2015 (J+2556 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Lieux de mémoire
2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 07:25

NAPOLÉONS, PETITS ET GRANDS - du 02 DÉCEMBRE 2015 (J+2541 après le vote négatif fondateur)

Aujourd’hui c’est le 2 décembre, le 2S comme disent les cyrards, et précisément le 2S 210, 210ème anniversaire d’Austerlitz. Le 2 décembre est d’ailleurs une date importante dans l’histoire de la famille Bonaparte d’où sortirent deux Napoléons, le Grand d’abord, et le Petit ensuite.

Le 2 décembre 1805, c’était Austerlitz, ça encore, du moins au sein de notre armée, on s’en souvient. Mais combien de nos contemporains connaissent le 2 décembre 1851, et le cuisant « hommage » que rendit Victor Hugo, dans son ouvrage Napoléon le Petit, à Napoléon III, l’auteur du coup d’état de ce 2 décembre 1851. Le temps a passé, la véhémence indignée du poète exilé ne retentit plus en écho, et nombre d’essayistes et de politiques ont même entrepris, au cours des dernières décennies, la réhabilitation de Badinguet, l’obscur neveu du vainqueur d’Austerlitz et le vaincu de Sedan en 1870. Sédan, comme l’écrit Paul Burani dans sa chanson bouffonne et assassine Le Sire de Fisch Ton Kan.

https://www.youtube.com/watch?v=ARJ42c_Yl14

En 1990, pourtant, Philippe Séguin publie un ouvrage d’apologie et de réhabilitation de Napoléon III, intitulé Louis-Napoléon le Grand (Paris, Grasset, 1990). Le 12 janvier 2010, Bernard Accoyer, président de l’Assemblée Nationale monte à la tribune pour rendre hommage à Philippe Séguin qui vient alors de disparaître ; et dans la foulée il salue la mémoire de Napoléon III !! On imagine bien Victor Hugo, se retournant dans sa tombe à cette occasion, lui qui avait fustigé, dans les premières pages de Napoléon le Petit, le faux serment du Prince-Président, à cette même tribune de l’Assemblée Nationale, le 20 décembre 1848 !

En 2004, l’historien Pierre Milza publie Napoléon III, (Paris, Perrin, 2004). Cet ouvrage brosse, selon le critique André Larané, un portrait équilibré du personnage.

http://www.herodote.net/Une_rehabilitation_meritee-article-200.php

Citons quelques passages de l’article de Larané :

« Homme ordinaire et sans génie, d'un physique plutôt ingrat, il cultive le goût du secret, décide en solitaire et souvent dans l'improvisation. […] Dans les épreuves de jeunesse et par tempérament, Louis-Napoléon Bonaparte a acquis une grande sensibilité aux souffrances des humbles. Il s'est ainsi fait connaître par une brochure à la tonalité très socialisante sur L'extinction du paupérisme ».

Voilà quand même un portrait du neveu bien loin de la légende de l’oncle, Napoléon le Grand. Mais reconnaissons que le portrait du neveu, dans sa banalité triviale, porte en lui quelque chose de plus moderne. Si l’on ajoute à cela les préoccupations d’ordre économique de Napoléon III, jointes au développement ayant accompagné réellement la période de son règne, on comprend mieux le prestige restauré dont jouit aujourd’hui Napoléon le Petit, dans un monde où l’économique tout puissant prime sur le politique inconsistant, où la réflexion historique s’efface devant la préoccupation immédiate, dans un monde, enfin, où le « grand homme » ne semble plus avoir sa place.

Voilà pour la grande histoire. Passons à présent à la petite. Sur le marché d’Auxonne s’alignaient récemment, en colonne tricolore, trois vieilles pétrolettes, censées honorer notre emblème national, emblème célébré par ailleurs sans pruderie, au rayon lingerie, à quelques pas des « meules »

AU MARCHÉ, LES CULOTTES PAVOISENT - du 28 NOVEMBRE 2015

Jadis, la place d’Armes d’Auxonne connut d’autres manifestations moins triviales de notre honneur et de notre fierté nationale. Ainsi, de ce drapeau que les électriciens Gauer et Simonnet, grimpeurs intrépides, accrochèrent au clocher en septembre 1944.

Témoignage moins aérien, mais aussi beaucoup moins éphémère, une statue du jeune Napoléon le grand s’y dresse. Il séjourna à Auxonne, alors qu’il n’était encore que l’obscur lieutenant en second Bonaparte. On trouvera plus de détails sur ce monument dans les deux brochures suivantes :

J. Bernard, Statue de Napoléon Ier à Auxonne, Auxonne, Saunié, 1857

F. Manceaux et P. Poirrier, dir., La statue de Bonaparte à Auxonne, Auxonne, 1995.

Nous voudrions aujourd’hui apporter une petite contribution nouvelle à ces monographies. La statue fut inaugurée le 20 décembre 1857. Mais dans les semaines précédant cette inauguration, on avait eu chaud…

Le 2 décembre 1857, précisément, le préfet adressait à Monsieur Giret, Maire d’Auxonne, une lettre (Archives municipales d’Auxonne K. 1-3). C’est que le Maire d’Auxonne, contre toute attente, venait de mettre le préfet dans un profond embarras en lui annonçant de but en blanc, et à moins d’un moins de la date prévue pour l’inauguration, son intention de démissionner. Homme de cœur, Giret, l’ancien polytechnicien de 1810 et lieutenant d’Artillerie de la Grande Armée, s’était résolu à prendre cette décision pour le moins imprudente en apprenant que l’Empereur n’assisterait pas en personne à la cérémonie. Dans sa longue lettre du 2 décembre, le Préfet usait donc de tout son talent pour l’en dissuader, ce à quoi il parvint.

Par décret du 19 décembre 1857, Jean, Charles, Louis Giret (Chevalier de 1832) était nommé Officier dans l’ordre de la Légion d’Honneur pour prendre rang à dater du même jour (remise à Dijon le 20 février 1858 par le Préfet Baron de Bry).

Ajoutons que Giret avait été un bon maire – les maires étaient nommés et non élus à cette époque – et qu’au cours de son mandat (1852-1860), outre l’érection de la statue, Auxonne avait connu nombre de travaux et d’embellissements.

Les temps ont changé, mais la statue a toujours beaucoup de succès auprès des Auxonnais et des touristes. Et ce succès est parfaitement justifié !

Les touristes se font volontiers photographier devant la statue. Selfie oblige ! Il arrive même parfois que dans la presse on ne rechigne pas à faire des rapprochements passé/présent, toujours un tantinet avantageux pour le présent. Les curieux/ses pourront en découvrir deux exemples notoires en PDF

Bien entendu, les Chantecler et autres vauriens de Zinzins ne manquent pas de se permettre de plaisanter à ce propos. C’est qu’ils sont bien certains, que par les temps qui courent, il n’y a plus aucun risque que quiconque, indigné, démissionne de son poste pour de telles broutilles, au risque de perdre son cher fauteuil !

Après les attentats de Charlie, quand se dressait le « Crayon de la libre expression » (laissez-moi rire !) sur la place, Claudi avait insufflé un peu de vie dans le bronze de l’austère statue du Petit Caporal

En ce 2 décembre, nous renouvelons ce facétieux hommage à celui qui sut porter haut les trois couleurs de façon plus glorieuse, et surtout moins prosaïque, que les nouveaux patriotes de notre France de 2015 !

Napoléon et le crayon

Napoléon et le crayon

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 02 décembre 2015 (J+2541 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Lieux de mémoire
20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 07:15

POUR UN ROND-POINT DE BRUXELLES AU CHARMOY - du 20 NOVEMBRE 2015 (J+2529 après le vote négatif fondateur)

Quand on pense Europe, et particulièrement dans la France rurale car, n’en déplaise aux Parisiens, il arrive que l’on pense dans la France rurale ; quand on pense Europe, disais-je, alors on pense Bruxelles. Bruxelles patrie de délicieux petits choux et aussi de la fameuse PAC, providence ou misère du laboureur !

Nous avons chez nous un rond-point de l’Europe et il semble même, si l’on en croit la presse, que ce rond-point soit l’objet d’une attention toute particulière. Ainsi, dans Le Bien Public du 23 août dernier on pouvait lire, sous la plume de Louis Lanni : « Après le rond-point de la place de Verdun, celui de la Poste, de la Porte-Royale et des Casernes, une nouvelle scène est en projet pour le rond-point de l’Europe, route de Dole »

Ce rond-point a d’ailleurs été depuis, et à maintes reprises, le poste d’observation privilégié d’un photographe-planteur de radis soucieux de réaliser par le menu le livre d’images d’une gestation que devrait conclure une naissance tant attendue dans nos chaumières. Commercialement, nous sommes entrés dans le temps de l’Avent ! Il est, paraît-il, de par chez nous une multitude impatiente qui attend son Hyper comme d’autres attendent le Messie ! Nous vivons vraiment des temps inquiétants !

Mais rien de tel que la fantaisie pour dissiper l’inquiétude. Claudi a pensé pour nous un nouveau rond-point de l’Europe, ce rond-point qui sera bientôt le nouveau centre de notre ville décentrée (Cf. décision 317 D de la CNAC du 20 janvier 2010)

CNAC, UNE NOUVELLE ENTRÉE AU « DICTIONNAIRE DES GIROUETTES » ? – du 22 février 2012 (édition du soir)

Permettez-nous, fidèles lecteurs/trices de vous exposer en bref le projet de Claudi. Sur le versant sémantique, Claudi rebaptise d’abord le rond-point de l’Europe en rond-point de Bruxelles. Bruxelles, c’est moins abstrait qu’Europe, et puis, surtout, c’est chou comme tout mon gros loulou. Comme dirait Brel : « C’était au temps où Bruxelles rêvait, C’était au temps où Bruxelles bruxelait… ». Et puis, nos amis belges, exempts de la grandiloquence et de la prétention française ont des héros bien sympathiques : Till l’Espiègle, Tintin et le Maneken Pis. Laissons l’actualité de côté, si vous le voulez bien.

Claudi, qui est bien copain avec Rodin, comme d’autres le sont avec Picasso, a dégotté, dans un recoin du foutoir de l’atelier du maître, un p’tit Quinquin d’Outre-Quiévrain, une sculpture inconnue au Bénézit, mais digne d’épater un « visionnaire », de surcroit, sculpteur d’avenir commercial. Il suffit maintenant de le placer sur un piédestal. Non ! Pas le « visionnaire », ça, on peut lui faire confiance, il sait bien le faire tout seul ! Mais le p’tit Quinquin d’Outre-Quiévrain ! Notre Maneken Pis à nous !

Certes, c’est pas le Penseur de Rodin. Et quand la sculpture prend la pose, c’est seulement pour la pause pipi ! Mais voilà quand même de quoi épater les autocaristes du monde entier convergeant vers le fameux hôtel de 50 chambres, ou s’arrêtant simplement au rond-point pour y faire une pause…. Même les rosbifs vont trouver notre « nouveau Napoléon », comme ils risquent de l’appeler, sympa ! Sûr qu’il y a un créneau bibelot à prendre pour les marchands de souvenirs de tout poil, l’article devrait bien se vendre. Mais, attention P’tit Quinquin d’Outre-Quiévrain ® est un modèle déposé par Claudi !

Pour nos amies féministes qui nous taxeraient de machisme, nous avons en réserve une solution alternative qui tient la route et qui tient debout !

LES RADIS DE LA COMMÈRE - du 05 JUILLET 2015

Dernière minute : selon Le Bien Public de ce jour, les travaux se poursuivent au Charmoy, la nouvelle est d'importance, mais ce que n'annonce pas le journal, très précis et insistant sur certaines informations, c'est qu'un peintre de renom siégeait hier soir sur l'estrade du Conseil municipal. A quel titre ? Notre maire aurait-il à présent un peintre officiel, renommé et, au surplus, très décoré ?

RAYON DECORATION - du 10 NOVEMBRE 2015

Rond-point de Bruxelles

Rond-point de Bruxelles

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 novembre 2015 (J+2529 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Lieux de mémoire
21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 00:00

L’ÉCHARPE RETROUVÉE  - du 21 mars 2014 (J+1920 après le vote négatif fondateur)

Chantecler  dédie cet article aux 4 candidats

  Un maire sans son écharpe tricolore, c’est un peu comme un village sans son clocher. Un long passé de vieil Auxonnais me fait associer immanquablement  cet « objet de mémoire » de l’histoire républicaine à une anecdote remontant à la fin des années 60.

     Les Auxonnais(e)s de plus de 50 ans se souviennent tous/toutes du Père Cahuet, cette vieille figure de la geste auxonnaise qui vécut 107 ans (1870-1977). Je me rappelle avoir porté enfant, chez cet ancien adjudant-maréchal du 8ème Chasseurs à cheval, notre chat atteint de gale ; comme pour les chevaux, il prescrivit à notre minet un mélange d’huile et de soufre. Le chat guérit ! Le vieux sous-officier qui était parti en retraite dès avant 1914, avait des talents de vétérinaire, c’était par ailleurs un ancien élu municipal et un patriote convaincu, à la mode de Déroulède, sorte de vieux Clémenceau à moustaches semblant sorti tout droit d’un grenier. C’était pour ainsi dire la IIIème République égarée dans la Vème !

     Lors d’un 14 juillet de la fin des années 60, le vieux républicain presque centenaire qui portait sous le soleil d’été sa redingote  noire verdie et son feutre au ruban éraillé, constata que le maire ne portait pas sans son écharpe tricolore. Il s’en indigna et m’expliqua les raisons de son indignation. Selon lui, le maire devait arborer les trois couleurs en l’honneur des disparus de la guerre. Sa parole surannée semblait sortir tout droit des lendemains de la Grande Guerre. Je me souviens encore de ses paroles et de leur accent rocailleux : « Comme ça le p’tit enfant demandera à sa mère : « Qu’est-ce qu’il avait Monsieur l’Mairre autour du ventrre avec deux glands ? » et la mère répondra : « Eh bien vouais-tu mon enfant, c’est pour ton pèrrre ou pour ton frrrèrrre qu’est mort à la guerrre ! »

     Je garde ce souvenir émouvant qui vaut à lui seul, dans sa vérité naïve,  tout un rayon de livres parus à l’occasion du centenaire de 1914. Bien qu’elle ait perdu pour une bonne part la signification tragique que le Père Cahuet lui accordait, l’écharpe est toujours de rigueur. En tricotine démocratique ou en soie véritable, il s’en fabrique toujours des milliers, pas toujours en France, sans doute. Les élections sont un motif d’optimisme pour les fabricants, dans le marasme actuel, voilà un article qui va se vendre. On n’ose imaginer un marché de l’occasion, le Père Cahuet s’en retournerait dans sa tombe !

    Si l’on s’écharpe souvent pour l’écharpe, il est plus rare qu’on en plaisante avec bon goût. C’est pourquoi j’ai jugé bon d’ajouter au musée auxonnais de l’écharpe, déjà riche de l’écharpe tragique du  Père Cahuet, une écharpe plus légère, digne  cependant d’être gardée en mémoire et qui en surprendra sans doute plus d’un(e) !

      Echarpe retrouvée  P.S. : Dans notre article d’hier, nous avions mentionné la présence d’un « trio » d’adjoints. En fait, comme les Trois Mousquetaires, ils étaient quatre ! Il fallait donc lire « quadrette ». 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 21 mars 2014  (J+1920 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Lieux de mémoire