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  • Claude Speranza, Auxonnais
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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 08:14

27 MARS 2011 : SUPER SOIRÉE MOUSSE À CHARMOY-CITY- du 03 juillet 2017 (J+3120 après le vote négatif fondateur)

    Nous évoquions hier un évènement bruyant qui jusqu’à présent n’a pas eu les honneurs de la presse. Première conclusion : un haut niveau de bruit physiologique n’implique pas nécessairement le même bruit médiatique. Seconde conclusion : le tapage nocturne subventionné est sans doute un sujet moins porteur que la plus grosse pomme-de-terre ou les piqûres de guêpes !

CHARMOY-CITY : QUAND LE MARCHÉ NOCTURNE AUX DÉCIBELS BAT SON PLEIN SOUS LES HALLES- du 02 juillet 2017

     L’actualité bruyante ne semblant pas avoir la cote, nous adopterons donc aujourd’hui le genre rétrospectif. Un petit voyage moussant dans nos archives pour nous faire mousser un peu !

Une petite mise en bouche sympathique d’abord, pour commencer.

DE LA BONNE MOUSSE POUR « UNE CITÉ EN PLEINE EFFERVESCENCE » - du 10 octobre 2016

Le plat de résistance historique pour conclure. Nous avons nommé… la soirée mousse inédite  et inoubliable du 27 mars 2011 !

Pas vrai ! L’image de Claudi ne vous parle pas ! Alors, c’est que vous ne connaissez pas ou, pire encore, que vous avez déjà oublié !

Rafraichissez-vous donc la mémoire avec une bonne mousse à la délicieuse amertume !

Le 27 mars 2011, 1664 voix c’était pas mal, mais cependant pas assez pour pouvoir se faire mousser !

ARCHIVES N° 17 - du 27 mars 2013

27 mars 2011 Super soirée mousse à Charmoy-City

27 mars 2011 Super soirée mousse à Charmoy-City

La zone du Charmoy dans la campagne de 2011

La zone du Charmoy dans la campagne de 2011

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 03 juillet 2017 (J+3120 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Légendes du Charmoy

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Légendes du Charmoy
28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 00:00

LES GRANDS ABSENTS DE LA CAMPAGNE - du 28 FÉVRIER 2015 (J+2264 après le vote négatif fondateur)

Le Bien Public du 21 février, dans son « Coup de zoom sur le canton d’Auxonne » faisait, en première page du cahier local, ce constat peu enthousiaste : « Des concitoyens loin des futurs enjeux électoraux », allant même jusqu’à titrer en page 2 : « Un désintérêt profond »

Il y a, comme l’explique le quotidien et comme aussi nous l’avons vu, des causes diverses à cela : information insuffisante du public concernant la réforme territoriale, conjoncture économique et sociale, crise du système de la représentation. Toutes choses dont l’ampleur dépasse les compétences et les objectifs restreints de notre blog.

Nous cantonnant à la sphère d’influence et d’intérêt de celui-ci, nous mentionnerons seulement que le thème du Charmoy, crucial dans la campagne de 2011, pourrait bien être absent de la campagne à venir, ne serait-ce qu’en raison de l’absence inattendue et remarquée dans la compétition, de son champion et défenseur, en personne, et même par délégation. La presse en rendait compte dernièrement (Le Bien Public du 11 courant) sous un titre à connotation pyrotechnique : « Le coup du pétard mouillé ». Le pétard a fait psssschitt ! C’était sans doute un pétard chinois… Ah !! La mondialisation !

La zone du Charmoy, abandonnée dans la campagne et désertée, pour le moment des engins, cela depuis bientôt cinq mois, risque donc d’être aussi la grande abandonnée de la campagne. À cela s’ajoute encore une raison supplémentaire. Il se trouve que Monsieur Jean-Paul Vadot, candidat aux cantonales de 2011, et qui a très récemment voté favorablement pour relancer le projet, lors de la CDAC du 16 décembre dernier, en accord sur ce point avec Monsieur Raoul Langlois, ne se présentera pas, lui non plus, aux prochaines départementales.

À la tribune des prochaines départementales, la zone va perdre en la personne de nos deux ténors politiques locaux, deux précieux défenseurs : celui de la première heure et celui de la dernière !!

En 2011, au bon vieux temps des cantonales, la zone n’avait pas encore laissé son empreinte empierrée au beau milieu de la campagne verdoyante, mais elle fut néanmoins très présente dans la campagne électorale ! À relire les tracts de l’époque, on comprend vite qu’elle pouvait être à l’occasion un solide, sinon élégant, argument-massue !

Verrons-nous refleurir l’argument Charmoy sur les professions de foi de la campagne à venir ? Cela semble peu probable. À suivre quand même…

Pour l’heure, l’un des binômes engagés démontre des capacités d’affichage sauvage qui ne sont pas sans rappeler le grand placardage en jaune-fluo de juin 2010 à l’occasion de la consultation, grand exercice s’il en fut, de démocratie participatatatative ! Mais la pertinence de la comparaison s’arrête à la vaillance du pot de colle et à l’ardeur à soutenir des intérêts dépassant largement ceux du territoire : intérêts politiques dans le cas présent, intérêts privés, immobiliers et financiers dans le cas de la consultation de juin 2010.

En attendant, Claudi a ressorti du musée électoral l’arsenal charmoysien de 2011 !! Promos garanties et costards bien taillés pour les adversaires du « défenseur de la première heure » et au nombre de ceux-ci, vous pourrez constater que le « défenseur de la dernière heure » ne fut pas vraiment le plus mal rhabillé pour l’hiver !!

Une remarque à présent : tout change. Après la CDAC du 16 décembre dernier qui a vu les votes positifs du « défenseur de la dernière heure » et de la représentante du Maire de Dijon, il est intéressant de rappeler les arguments du maire d’Auxonne exprimés sur FR3 le 22 octobre dernier : « Je me souviens de la première CDAC. Ce sont des arguments politiques qui ont prévalu plus que des arguments réellement techniques. Par exemple, la ville de Dijon a refusé une implantation de 3500 m² à Auxonne et quelque temps après a accepté 11000 m² à la Fontaine d’Ouche et La Toison d’Or ».

Dans son tract bleu et noir de 2011 que nous reproduisons aujourd’hui, le « défenseur de la première heure » exposait déjà les mêmes arguments visant « le président de la communauté de communes, allié au maire de Dijon pour faire échouer le projet d’implantation commerciale dans la zone du Charmoy [et qui] préfère défendre les intérêts du Grand Dijon [refusant] de voir se créer de nouvelles zones commerciales concurrentes à celle de Quétigny ». Tout cela a bien vieilli ! Voilà, pour l’heure, une légende du Charmoy et un argumentaire définitivement « ringardisés » par le vote du 16 décembre dernier, « trivialisés» diraient les connaisseurs !

Ironie de l’histoire : Six ans moins un jour après le vote négatif fondateur auxonnais du 17 décembre 2008 qui disait presque unanimement NON à une « grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire » au Charmoy, ce sont les prétendus adversaires dijonnais du projet et leurs alliés politiques qui sont venus à la rescousse donner un ultime coup de pouce à la dernière mouture du projet !

Il y a vraiment de quoi en être retourné ! Mais toute cette affaire n’est-elle pas placée sous le signe des retournements de tous ordres ! Et le 17 décembre 2008, le maire d’Auxonne ne déclarait-il pas lui-même sans sourciller : « Si l’apport de la grande surface est en confrontation avec l’existant (à savoir l’alimentaire) M. le Maire s’opposera à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire » (voir procès-verbal du CM du 17/12/08 p. 22)

RETOURNER AU CHARMOY - du 9 mai 2013

À l’heure où le maire d’Auxonne vient d’annoncer publiquement le dernier retournement de l’affaire qui serait une reprise imminente du chantier (voir notre dernier article), il est permis d’imaginer que, demeuré sur la touche des départementales, le chantre ineffable du Charmoy éprouve quelque dépit à ne pouvoir entonner à nouveau les slogans imparables de ses tracts de la campagne de 2011 que nous republions aujourd’hui :

« Cette zone commerciale est dans l’intérêt du canton, tant par l’activité et l’emploi qu’elle est en mesure d’amener à notre territoire que par la protection du pouvoir d’achat des consommateurs qu’elle est en mesure de préserver »

Dans un souci de transparence, n’omettons tout de même pas de traduire « zone commerciale » par hypermarché LECLERC. C’est bien clair et sur ce chapitre, Monsieur Montial (AAC) était plus explicite que son mentor.

À présent que le champion de LECLERC n’est plus engagé pour les urnes, la « zone » risque bien de faire figure d’orpheline dans la campagne imminente. D’autant plus que les puissants morceaux de bravoure qu’elle inspira en 2011 ne suscitèrent pas vraiment une pléthore de suffrages à leur auteur !

1664 voix, certes, ça moussait bien, mais c’était quand même un peu court comme le montre notre illustration du jour correspondant à l’épisode 17 de notre feuilleton de 2013-2014 : « Esquisses pour un Journal du Charmoy ». À lire ou à relire !

Sans faux-col

Sans faux-col

La zone du Charmoy dans la campagne 2011

La zone du Charmoy dans la campagne 2011

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 Février 2015 (J+2264 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Légendes du Charmoy
24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 00:00

LE NUMÉRO DU SIÈCLE- du 24 FÉVRIER 2015 (J+2260  après le vote négatif fondateur)

       Au nombre des légendes du Charmoy : vote fondateur du 17 décembre 2008, blog de « libre expression » du 26 mars 2009, consultation du 27 juin 2010, il convient de ne pas omettre un document fondamental dont la lecture se révèle encore aujourd’hui très instructive : l’irremplaçable, et jamais égalé dans la suite, Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009. En regard de la richesse de ce numéro, tous les suivants feront désormais figure de coquilles vides et de prospectus besogneux.

       Modèle de rhétorique et de pédagogie, prêche enthousiaste pour un réveil de « la Belle Endormie », le contenu de ce magazine impressionne par sa volonté de convaincre et sa foi naïve dans le salut par la manne bienfaitrice et régénératrice des investissements privés apportant richesse et emploi. Il est vrai que depuis, cette foi est devenue dogme officiel gouvernemental et bientôt religion d’état !

        Le lecteur attentif pourra néanmoins, au-delà de ces naïvetés touchantes, déceler quelques accommodements avec la vérité des faits ainsi que quelques conclusions pour le moins hâtives et ne résistant pas à l’examen.

      Peu désireux de promouvoir ce genre de littérature, fût-ce à rebours, nous laisserons le soin à nos lecteurs/trices toujours curieux/ses le soin de se replonger dans la lecture Inf’Auxonne N° 25, nous contentant seulement de souligner quelques passages à méditer.

EXTRAIT N° 1 d’Inf’Auxonne [page 2 colonne 1]

« Lors du Conseil Municipal du 17 décembre 2008, un débat a eu lieu en toute transparence (plus de 5 pages retranscrites dans le Procès Verbal) »

COMMENTAIRE

   De quoi s’agit-il ? Pour répondre à cette question, reportons nous au procès-verbal en question pour en apprécier toute la « transparence ». À tout seigneur, tout honneur, restreignons notre quête de transparence et nos tests de turbidité à quelques morceaux choisis des propos exprimés par notre maire :

   Le premier magistrat fait part de sa position en page 21 : « M. le Maire ne souhaite pas que l’arrivée d’une grande surface provoque la déstabilisation d’autres structures. Si les créations d’emplois induites par une telle implantation doivent aboutir à des licenciements ailleurs, il n’y a pas d’intérêt à approfondir le sujet »

  Il précise cette position en page 22 : « Si l’apport de la grande surface est en confrontation directe avec l’existant (à savoir l’alimentaire), M. le Maire s’opposera à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire. »  

     À cheval sur les pages 22 et 23, on peut  lire à propos du vote à l’ordre du jour : « Si la réponse est non, le dossier est terminé. Si la réponse est oui, il y aura discussion à la communauté de communes où la Ville d’Auxonne ne représente pas la majorité. Dans cette perspective, des discussions seront entamées avec l’éventualité de mettre en place des contraintes qui viseraient à limiter la vente de certains produits ».

   Toujours à propos du même vote, il est dit, en bas de la page 24 : « M. le Maire rappelle que le vote est consultatif et sera fait à bulletins secrets pour que certains puissent s’exprimer. Si le vote est négatif, il sera transmis à la Communauté de communes et s’il est favorable, il y aura une implantation en concertation avec les commerçants et les représentants des consommateurs ».

   En page 25, on en arrive enfin au vote annoncé comme suit : « A 23h05 M. le Maire constate que le quorum est atteint et que la séance peut reprendre. Il soumet la question suivante au vote des élus : « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? ». La réponse doit être soit oui, soit non ».[N.D.L.R. Le vote sera négatif hormis un bulletin blanc]

   Toujours en page 25, nous en arrivons à la conclusion : « […] Monsieur le Maire commente le résultat en précisant que le choix est clair, il n’est pas question de déstabiliser le commerce et il n’est pas question non plus de fermer la porte à une extension des grandes surfaces actuelles, raison pour laquelle la question posée ne concernait que la zone du Charmoy. L’objectif est également de ne pas faire obstacle à l’aménagement de commerces  qui correspondent à une offre qui n’existe pas actuellement […] »

   Livrons-nous à présent à l’exercice consistant à rassembler et à juxtaposer les positions exprimées par le maire dans la même soirée lors du « débat en toute transparence » à propos du vote et de ses conséquences :

  « Si les créations d’emplois induites par une telle implantation doivent aboutir à des licenciements ailleurs, il n’y a pas d’intérêt à approfondir le sujet [p. 21].  Si l’apport de la grande surface est en confrontation directe avec l’existant (à savoir l’alimentaire), M. le Maire s’opposera à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire. [p. 22] Si la réponse [au vote] est non, le dossier est terminé. Si la réponse [au vote] est oui, il y aura discussion à la communauté de communes où la Ville d’Auxonne ne représente pas la majorité. Dans cette perspective, des discussions seront entamées avec l’éventualité de mettre en place des contraintes  qui viseraient à limiter la vente de certains produits [de telles contraintes sont-elles du ressort des maires ?] [pp. 22 et 23] Si le vote est négatif, il sera transmis à la Communauté de communes et s’il est favorable, il y aura une implantation en concertation avec les commerçants et les représentants des consommateurs [p. 24] [après le vote]  Monsieur le Maire commente le résultat [la réponse négative au vote]  en précisant que le choix est clair, il n’est pas question de déstabiliser le commerce et il n’est pas question non plus de fermer la porte à une extension des grandes surfaces actuelles, raison pour laquelle la question posée ne concernait que la zone du Charmoy. L’objectif est également de ne pas faire obstacle à l’aménagement de commerces qui correspondent à une offre qui n’existe pas actuellement […] [p. 25]

Conclusion : Plus transparent, tu meurs !

EXTRAIT N° 2 d’Inf’Auxonne [page 2 colonnes 1 et 2]

      « Un vote s’est ensuite déroulé selon les modalités prévues à l’ordre du jour (à bulletins secrets). M. le Maire a soumis la question suivante à l’appréciation des élus : « êtes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m² sur la zone du Charmoy ? ». 21 élus de la majorité ont alors répondu NON, ceux de l’opposition refusant de prendre part au vote »

 « Très réactif, le Groupe LECLERC a alors modifié son projet qui, depuis 2005 et  jusqu’au vote comportait une grande surface à prédominance alimentaire. Après examen, l’avant-projet s’est avéré intégralement conforme aux prescriptions de différentes natures en vigueur, notamment aux restrictions votées, aux orientations d’aménagement intégrées au PLU etc. »

COMMENTAIRE

    Remarquons tout d’abord que la question mise aux voix : « êtes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m² sur la zone du Charmoy ? » ne correspond pas, dans son libellé, à celle du procès-verbal : « Êtes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? » (voir procès-verbal du CM du 17/12/08 p. 25). Quant à la soi-disant « modification » du projet LECLERC qui ne comporterait plus  de  « grande surface à prédominance alimentaire », elle contredit visiblement le plan figuré en page 3 et daté précisément  du 2 avril 2009 donc d’une date à laquelle « très réactif, le Groupe LECLERC a[vait] alors modifié son projet » sur lequel on peut voir un « HYPERMARCHÉ VENTE 4000 M2 », qui est par essence et selon la norme « une grande surface à prédominance alimentaire » !

     En cette période de Salon de l’Agriculture, on pourrait dire que ce coup de la modification, c’est un peu le même que l’agriculture productiviste des cadors mécanisés de la FNSEA, terreurs des préfectures, rhabillée en agro-écologie ou agroforesterie ! Le Fol au salon le publie, bien fol est pourtant qui s’y fie !

EXTRAIT N° 3 d’Inf’Auxonne [page 2 colonne 3]

 « Le Maire a-t-il, comme les opposants au projet le prétendent, changé d’avis ?

NON. Sa position a évolué avec le dossier lui-même. En effet, initialement « à prédominance alimentaire », le projet a ensuite subi des adaptations majeures pour le mettre en adéquation avec le vote du 17/12/2008. »

 COMMENTAIRE

    D’un « changement d’avis » à une « évolution de position » il n’y a qu’un pas. Surtout, comme nous venons de le voir plus haut, quand le projet « initialement « à prédominance alimentaire » » demeure un « HYPERMARCHÉ VENTE 4000 M2 », par essence et selon la norme « grande surface à prédominance alimentaire » !

  « M. le Maire s’opposera à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire. » disait le procès-verbal du Conseil du 17 décembre 2008 [p. 22]. En mai 2009, il applaudit pourtant des deux mains à un « HYPERMARCHÉ VENTE 4000 M2 », par essence et selon la norme « grande surface à prédominance alimentaire » !

    Monsieur le maire disait aussi dans ce même procès-verbal « Si la réponse [au vote] est non, le dossier est terminé. » [p. 22]. En mai 2009,  en dépit de ce vote négatif, et fier de sa collaboration avec LECLERC qui l’en a remercié (voir lettre en page 4 d’Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009) il vante les mérites du dossier et publie la lettre. Il n’a  donc pas changé d’avis ! Et honni soit qui prétendrait le contraire ! D’ailleurs il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, ce n’est pourtant pas une raison de prendre ses concitoyens pour tels !!

    Lisez et relisez Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 ! Il est en ligne ! C’est un bijou de rhétorique ce machin, « réactif » en diable, il a réponse à tout ! Plus bath que le petit livre rouge de Mao ! Je blague pas, chaque question trouve sa réponse ! On sort d’une telle lecture le cerveau carrément lessivé. Bravo les spin-doctors de la com de Monsieur le Maire and C°, vous avez bien mérité du Groupe !

Les Unes de l'histoireC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 Février 2015  (J+2260 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Légendes du Charmoy
22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 00:00

LA BONNE BLAGUE DU BLOG - du 22 FÉVRIER 2015 (J+2258  après le vote négatif fondateur)

         Nous terminions ainsi notre dernier article :

   «…nos édiles démontraient qu’ils venaient de faire le job au service du promoteur, assurant à ce dernier la maîtrise foncière de la zone convoitée, avec discrétion, dévouement et diligence.

     Ayant bien mérité du promoteur, ils pouvaient, la chose faite, lâcher magnanimement un os à ronger à leurs électeurs sous la forme d’un blog de libre expression. Ce qui ne mange pas de pain et qui fut fait dès le 26 mars 2009, jour de l’annonce « LECLERC ARRIVE AVEC 250 EMPLOIS D’ICI 24 MOIS » dans Le Bien Public.

     Ce document a disparu de la toile au début 2013, comme nous le faisions remarquer en ces termes dans notre article

OÙ EST PASSÉE LA ZONE DU CHARMOY ? – du 27 janvier 2013

        Dans cet article, nous écrivions alors :

     « Coïncidence fortuite, ou autre souci de « discrétion », le blog municipal http://auxonne.b-blog.fr/billet-12634.html  que nous recommandions à nos lecteurs dans nos « ARCHIVES » numéro 3 et 4 et qui était encore très récemment  accessible, est devenu brusquement inatteignable. Que nos lecteurs se rassurent, ils pourront  accéder à son contenu sur notre blog grâce à une copie en PDF, et apprécier le « débat riche et fructueux ». »

    Réouvrons donc, six ans après, l’archive de ce blog, trésor de démocratie participatatatative offert à l’expression du bon peuple après la bataille.

     Au tout premier chef, le « chapeau » introductif en est édifiant :

« Lors du Conseil Municipal en date du 17 décembre 2008, M. le Maire avait soumis la question suivante au vote des élus : « êtes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m² sur la zone du Charmoy ? »

Un projet répondant aux exigences du vote du  Conseil Municipal avec, notamment une surface alimentaire inférieure à 1000 m², […]  a été proposé »

    Il peut être instructif de le commenter en détail. Passons rapidement sur le fait que la question posée « lors du Conseil Municipal en date du 17 décembre 2008 » n’était pas exactement celle qui est mentionnée ci-dessus, mais en réalité la suivante : « êtes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? » (voir procès-verbal du CM du 17/12/08 p. 25). Une petite interversion, après tout ce que l’on vient de voir, il n’y a vraiment pas là de quoi fouetter un chat !

     Plus inquiétant et beaucoup plus symptomatique est le fait que la réponse au vote n’ait même pas été mentionnée dans ce « chapeau ». Cela souligne toute l’importance accordée au résultat du vote par le rédacteur de ce chapeau !

      Ce vote, il était pourtant clairement négatif et, en bonne logique, devait s’opposer à « l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy » comme avaient d’ailleurs cru le comprendre le journaliste rédacteur de l’article du  Bien Public du 19 décembre 2008 et tous les gens qui n’ont pas l’esprit tordu ou à double-fond. 

     Dès le lancement du projet, l’attention du citoyen a donc été abusée par une rhétorique à géométrie variable, approximative ou biaisée ! Comment ne pas supposer dès lors, que tout n’ait pas été  décidé à l’avance, en confidence avec le promoteur, en suite de quoi, les jeux étant faits sur le terrain par l’obtention de « la maîtrise foncière de la zone », on ait fait mine de donner la parole à l’électeur sur un blog ouvert après la bataille précisément le 26 mars 2009 !

     Les curieux pourront prendre connaissance du résultat de cet exercice de libre expression, modéré au demeurant par une censure quelque peu tatillonne : une cinquantaine de contributions produites par une trentaine d’intervenants, s’exprimant en général sous le couvert de l’anonymat, de mars 2009 à février 2010 inclus. Les 4/5 ont été produits en mars avril 2009 et aucune synthèse sérieuse ne fut jamais produite de cet exercice de libre expression, preuve de son caractère purement gratuit et dérivatif : « Cause toujours, tu m’intéresses ! »

CLIQUER ICI POUR LIRE LE BLOG DU 26 MARS 2009   

      De telles pratiques sont sans doute de celles qui, décrédibilisant les institutions, amènent l’électeur à douter de celles-ci et à se tourner, en désespoir de cause, vers des alternatives parfois discutables. Les grands discours, la main sur le cœur, n’y changeront rien ! Il faut cesser tout bonnement d’enfumer les gens et de se moquer du monde !

     La lecture de la presse locale n’a d’ailleurs rien pour rassurer. Le Bien Public d’hier, 21 février, dans son « Coup de zoom sur le canton d’Auxonne » faisait, en première page du cahier local, ce constat peu enthousiaste : « Des concitoyens loin des futurs enjeux électoraux ». Et comme pour souligner le pessimisme du premier, un autre titre beaucoup plus swing et motivant  figurait juste au-dessus : « Les Grenouilles prêtent [sic] à bondir ». Ce dernier ne concernait ni des binômes ni même des « quadrinômes » de batraciens, mais le Carnaval, adrénaline des léthargies auxonnaises. Défiler ce jour-là, voilà une vraie motivation, défiler ce jour-là et être de surcroit candidat aux départementales, voilà le must, sous réserve toutefois d’éviter de mélanger les genres !  « Les Grenouilles prêtent [sic] à bondir », comme dirait Le Canard enchaîné », voilà enfin un  titre qui prête à bondir et qui mérite de figurer au carnaval de l’orthographe !

      Mais revenons-en au Bien Public. Tournons la page pour découvrir, en page 2, le « temps fort » relatif au Canton d’Auxonne (nouvelle édition revue, et augmentée du canton de Pontailler) : celle-ci s’ouvre sur un titre dont la tonalité désolante semble sans appel : « Un désintérêt profond ». Le ton général de l’article semble enfin se quintessencier dans cette déclaration d’ « un client d’un bar auxonnais » : « Les gens sont globalement dégoûtés de la politique. Il n’y a plus de conscience démocratique ».

       Pas étonnant, et ce qui n’arrange rien, c’est que le thème du Charmoy, totalement ringardisé, « trivialisé » comme dirait un expert en la matière qui se reconnaîtra, ne risque pas de pimenter la campagne comme ce fut le cas en 2011.

  Fuyant ce marasme 2015, Claudi nous ramène donc au printemps 2009, le vrai printemps du Charmoy, plein d’espoirs printaniers, de sèves montantes et d’excitations fébriles, quand les titres  du Bien Public étaient encore pleins de promesses ! Quand Zorro allait arriver fissa de Vesoul et que notre trio de décideurs, tout excité, exultait !

Trinité charmoysienne

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 Février 2015  (J+2258 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Légendes du Charmoy
20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 00:00

BAS LES MASQUES ! - du 20 FÉVRIER 2015 (J+2256  après le vote négatif fondateur)

Comme nous l’avons vu dans un précédent article

UNE QUESTION QUI  INTERROGE - du 17 FÉVRIER 2015

    À la question : « Êtes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? » Le Conseil municipal du 17/12/08 avait répondu NON de façon presque unanime (voir procès-verbal du CM du 17/12/08 p. 25)

   Nous avons déjà vu que la formulation de la question posée devait subir par la suite les modifications et les interprétations les plus hardies. Tout cela n’augurait rien de bon, et au bout du compte, le vote du 17 décembre 2008 devait révéler lui-même son vrai visage, celui d’un cache-misère et d’un rideau de fumée confortable destiné à dissimuler les grandes manœuvres foncières sur la zone du Charmoy. Tout le monde ne dispose pas, comme Monsieur Valls du 49-3, mais il y a bien d’autres moyens de s’arranger avec les votes !

      Ces manœuvres ayant été effectuées, Le Bien Public, contredisait son titre du 19 décembre : « UNE NOUVELLE GRANDE SURFACE LE CONSEIL MUNICIPAL DIT « NON » »  en révélant, le 26 mars 2009, la réalité des faits en ces termes : « Implantation commerciale à Auxonne LECLERC ARRIVE AVEC 250 EMPLOIS D’ICI 24 MOIS »

    À la lecture de l’article on comprend aussitôt le but poursuivi par l’ « exégète » patenté de la question du 17 décembre :

     « Ce projet situé sur la zone du Charmoy est conforme au POS révisé et approuvé en 2006. Il prend en compte les recommandations formulées lors du conseil municipal du 17 décembre dernier qui imposaient une surface marchande consacrée à l’alimentaire, inférieure à 1000 m², pour ne pas pénaliser le commerce existant (une soixantaine de professionnels) »

   Ce projet s’étend sur 19 hectares dont 900 m² de commerce alimentaire, 700 m² de bazar, 400 m² de droguerie-hygiène-parfumerie, 800 m² de vêtements, 100 m² pour accessoires auto,  400 m² pour culture et loisirs et une galerie marchande de 400 m²… »

      Plus de traces du vote du 17 décembre, à la trappe le NON, il ne reste que des « recommandations » ad hoc.

     Cette recommandation imposant « une surface marchande consacrée à l’alimentaire, inférieure à 1000 m² » nous l’avons cherchée dans le procès-verbal de la séance. En vain ! Nous n’y avons trouvé d’approchant que cette déclaration :

     « Si l’apport de la grande surface est en confrontation avec l’existant (à savoir l’alimentaire) M. le Maire s’opposera à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire » (voir procès-verbal du CM du 17/12/08 p. 22). Cette déclaration reprend mot pour mot les termes de la question mise aux voix « grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire ».

    La « recommandation » invoquée n’existe donc simplement pas ! Notre « exégète » patenté avait déjà saisi un « sens » du vote dans sa boule de cristal, il souffle à présent au Bien Public des « recommandations » qui n’ont jamais existé !

      C’est clair, avec cette annonce dans la presse, qui témoignait de leur excitation fébrile en ces termes plutôt comiques : « avec ses deux adjoints, il examine les implantations sur une carte. Ils sont aussi excités qu’impressionnés par l’ampleur du projet », nos édiles démontraient qu’ils venaient de faire le job au service du promoteur, assurant à ce dernier la maîtrise foncière de la zone convoitée, avec discrétion, dévouement et diligence, dans l’intérêt général sans aucun doute !

     Ayant bien mérité du promoteur, ils pouvaient, la chose faite, lâcher magnanimement un os à ronger à leurs électeurs sous la forme d’un blog de libre expression. Ce qui ne mange pas de pain et qui fut fait dès le 26 mars 2009, jour de l’annonce « LECLERC ARRIVE AVEC 250 EMPLOIS D’ICI 24 MOIS » dans Le Bien Public. Ce document a disparu de la toile au début 2013,  mais, par bonheur,  nous en avions gardé l’archive en PDF. Nous en reparlerons bientôt…

     Pour illustrer notre propos, Claudi a réalisé, non un Paris-Brest, mais un Brest-Auxonne. Dans son numéro 13 du « SOLEIL de l’Ouest » de mars 1977, Édouard Leclerc menait la vie dure à Maître Georges Lombard, Maire de Brest, accusé de mener les Brestois en bateau. Claudi est bien persuadé que même loin de la mer, il est toujours possible pour un maire, de mener ses concitoyens en bateau !!

 Des maires dialoguent

C.S. Rédacteur de Chantecler,

uxonne, le 20 Février 2015  (J+2256 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Légendes du Charmoy
17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 00:00

UNE QUESTION QUI  INTERROGE - du 17 FÉVRIER 2015 (J+2253  après le vote négatif fondateur)

    La série « Légendes du Charmoy » est destinée à remettre en lumière, sous une forme synthétique et plus achevée, diverses questions largement développées dans l’ensemble de ce blog depuis son origine en juin 2010.

     Notre dernier article faisait mention de la réactivité du promoteur exclusif de la zone du Charmoy, réactivité déjà soulignée par notre premier magistrat dans l’incontournable Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 dont nous aurons à reparler dans notre série « Légendes du Charmoy », puisqu’il constitue à lui seul une légende rhétorique !   

    Pour en revenir au Groupe LECLERC, ce dernier a donné depuis, et à  maintes reprises, des preuves patentes de cette réactivité et il n’y aurait rien de surprenant à ce qu’il parvienne assez rapidement à ses fins.

     Le seul problème qui subsiste, quoi qu’il advienne, c’est que son projet a toujours comporté et comporte encore et toujours un hypermarché, par définition « grande surface à prédominance alimentaire »,  option en contradiction totale avec le vote exprimé il ya 2253 jours de cela, le 17 décembre 2008 et lors duquel, à la question « Êtes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? » il avait été répondu clairement NON (Cf. Procès-verbal p. 25).

    La responsabilité de cette inadéquation originelle incombe à nos responsables élus dont les ambiguïtés, les cachotteries et les faux-semblants sont la cause de cet état de fait.

      En effet, la formulation d’une question est un acte important qui requiert rigueur et précision, surtout lorsque cette question doit être mise aux voix en vue d’une décision d’importance majeure prise démocratiquement. Décision prise démocratiquement, c’est en effet ce qui avait été annoncé lors du Conseil du 21/10/2008 en ces termes précis : « Sur ce sujet, c’est le Conseil Municipal qui se prononcera pour ou contre, non le Maire, avec un vote à bulletins secrets. Cela ne se fera pas en catimini. Il faut qu’un maximum de personnes ait les informations nécessaires pour se prononcer, M. le Maire précise qu’il donnera son point de vue mais il se pliera à la décision du Conseil Municipal ». (Cf. Procès-verbal p. 6).

     On jugera de la suite…Première remarque : en regard de l’importance de la décision à prendre, la question censée la conditionner et qui fut mise aux voix lors du Conseil municipal  du 17 décembre 2008 par notre premier magistrat, paraît, à l’examen, plutôt légère. Nous ne parlerons pas, pour l’instant, de la suite effective, pour le moins originale, qui fut donnée à la réponse négative que devait recevoir cette question mal pensée ou trop bien pensée peut-être !

    Cette question, rappelons-la : « Êtes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? » (voir procès-verbal du CM du 17/12/08 p. 25). Avant de préciser la suite qui lui fut donnée, lisons attentivement cette question et envisageons les suites des réponses possibles à la lumière des règlementations en vigueur, ce que n’aura sans doute pas négligé de faire le concepteur-énonciateur de la question.

    Selon les termes de cette question, une réponse positive autorisera tout type de grande surface à prédominance alimentaire (supermarché ou hypermarché) sans restriction de surface, tandis qu’une réponse négative autorisera seulement un supermarché de surface inférieure à 1000 m², type d’installation ne nécessitant d’ailleurs pas d’autorisation préalable en raison de sa surface inférieure à 1000 m². En résumé, la question n’est pas limitante en cas de réponse positive, elle devient carrément superflue en cas de réponse négative. Ce n’est donc pas vraiment une bonne question, ou alors, il faut croire que cette question cache quelque chose !

.  Cette question, étrange et mal choisie selon nous, reçut de la part de la seule majorité ayant pris part au vote une réponse négative quasi unanime encore plus étrange (voir procès-verbal du CM du 17/12/08 p. 25). Une telle réponse autorisait donc seulement un supermarché de surface inférieure à 1000 m², type d’installation de toute façon non soumis à une autorisation préalable en raison de sa surface inférieure à 1000 m². Le vote apparaissait dès lors comme un coup d’épée dans l’eau. Il devait pourtant se révéler un peu plus tard, sous l’effet des interprétations qui en furent données,  comme un véritable coup de Jarnac !

     Le 19 décembre,  surlendemain du vote, Le Bien Public titrait : « UNE NOUVELLE GRANDE SURFACE LE CONSEIL MUNICIPAL DIT « NON » »      

   Il devait largement rectifier le tir dès le 26 mars suivant en titrant : « LECLERC ARRIVE AVEC 250 EMPLOIS D’ICI 24 MOIS ».

     Quelle alchimie subtile avait donc permis, entretemps, de changer le NON très restrictif et  presque unanime en OUI franc, massif et triomphal, autorisant un hypermarché de 3500 m².  et la maîtrise foncière effective et exclusive de 19 hectares de la zone du Charmoy offerte comme sur un plateau au groupe LECLERC.

    Pour le savoir, nous avons suivi le cheminement et les tribulations de la question initiale à travers les archives écrites disponibles.

DOCUMENT 1

« Extrait du Registre des Délibérations du Conseil Municipal de la Ville d’Auxonne Séance du 17 décembre 2008 » [EXTRAITS]

2008-255 : IMPLANTATION D’UNE GRANDE SURFACE SUPERIEURE A 1000 METRES CARRES A DOMINANTE ALIMENTAIRE SUR LA ZONE DU CHARMOY[…]

Le conseil municipal ouï l’exposé de son Maire, après en avoir délibéré et avoir voté à bulletin secret décide

ARTICLE 1er : de répondre non à la question posée par M. le Maire au Conseil Municipal à savoir « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m² sur la zone du Charmoy ? ».

[déposé en Préfecture de la Côte d’Or le 9 janvier 2009]

     Observations : La question initiale « Êtes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? » subit une modification par l’inversion de l’ordre des termes « supérieure à 1000 m² » et « à dominante alimentaire ». À remarquer que, dans le même temps, l’intitulé de la délibération garde l’ordre initial des termes.

DOCUMENT 2

[Source : PV du Conseil municipal du 26 février 2009 INFORMATION DE M. LE MAIRE Questions diverses page 3]

« Une entreprise a fait une proposition pour s’implanter à Auxonne avec moins de mille mètres carrés alimentaires. [N.D.L.R. C’est nous qui soulignons] […] La réponse négative du Conseil Municipal à la question posée en décembre 2008 « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? » [N.D.L.R. C’est nous qui soulignons] ne signifie pas un refus de toute grande surface, il faut pouvoir se développer […]»

Observations : Du concept initial de « grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire », (remarquer que dans ce document la formulation de la question initiale est bien respectée) on passe à présent à celui d’ « entreprise […] avec moins de mille mètres carrés alimentaires », concept ad hoc n’ayant aucune valeur normative au sens de la NAF-2008. Il n’y a qu’à Auxonne que l’on présente ainsi les choses. Faut-il avoir l’esprit tordu !!

       À Champagnole, notre ville-sœur en matière de m² de grandes surfaces par habitant, on a procédé plus clairement. Le procès-verbal de la communauté de Communes Champagnole Porte du Jura du 1er juillet 2010 en témoigne dans ses pages 13 et 14. Le projet Leclerc y est d’abord clairement chiffré « magasin de 3700 m², pôle culturel de 500 m² et galerie marchande de 200m² » avant d’être mis aux voix (52 pour, 9 contre, 2 nuls). La communauté de communes est effectivement consultée, et elle l’est sur des données chiffrées précises. Moins de 4 ans après (avril 2014) le LECLERC sera ouvert à Champagnole. Les cachotteries et les finasseries auxonnaises semblent avoir été moins opérantes ! Une ouverture en 2015 ne semble pas encore, pour l’heure, assurée !! Voilà ce qu’il en coûte parfois de ne pas appeler un chat, un chat !

DOCUMENT 3

Article Bien public du 02/03/09 [Extraits]

« DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET COMMERCIAL

LA MUNICIPALITÉ A RENCONTRÉ LES ENTREPRISES

 En préambule, Raoul Langlois, maire d'Auxonne, a rappelé la position de la municipalité concernant l'aménagement de la zone du Charmoy : Auxonne doit se développer mais ce développement ne doit pas détruire ce qui existe. C'est pourquoi, la municipalité soutiendra toute implantation nouvelle sous réserve que la part « alimentation » n'excède pas 1 000 m². C'est le sens du vote du conseil municipal du 17 décembre 2008 ».

Observations : Notre exégète a lâché le mot : « sens du vote du conseil municipal du 17 décembre 2008 ». Selon lui, avoir répondu NON à la question effectivement posée : « Êtes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? » signifierait « sout[enir] toute implantation nouvelle sous réserve que la part « alimentation » n'excède pas 1 000 m² ». Joli tour de passe-passe ! « On » lui a sans doute prêté la main ! Et voilà la porte ouverte à toutes les improvisations et à toutes les exégèses ! On va pouvoir enfin accueillir sans trop d’encombre le promoteur que l’on vient d’appuyer discrètement dans sa conquête feutrée de la maîtrise foncière de la zone du Charmoy !

    Nous sommes le 2 mars 2009. Avant la fin du mois, la réalité des faits aura éclaté au grand jour.

    À suivre…

 Pour illustrer cet article, Claudi a repris l’illustration correspondant à l’épisode 3 de notre feuilleton de 2013-2014 « Esquisses pour un Journal du Charmoy ». À lire ou à  relire !!

   Dernière minute : C’est officiel, 4 binômes (FN, Modem, MD, FdP) entrent en compétition pour notre canton élargi. Parions, qu’à la différence de ce qui se passa lors des cantonales de 2011, la question du Charmoy ne fera pas irruption dans l’arène ! Et pour cause, le champion du projet a déclaré forfait !

L'urne qui fait nonC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 17 Février 2015  (J+2253 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Légendes du Charmoy