Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : chantecler-auxonne.com
  • chantecler-auxonne.com
  • : "Je chante clair afin qu'il fasse clair" Edmond Rostand
  • Contact

Profil

  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
  • Auxonne, environnement, actualité, hypermarché, grande distribution, société

Recherche

21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 08:48

LE NOUVELLISME DU CHARMOY : QUEL CHANTIER ! (6)- du 21 DÉCEMBRE 2015 (J+2560 après le vote négatif fondateur)

Nous touchons aujourd’hui au dernier épisode de notre série-exposition qui a rencontré un franc succès et à propos de laquelle nous avons reçu de nombreux encouragements locaux, nationaux et internationaux, en attendant une médaille et un fauteuil doré d’académicien (pas d’affolement, c’est Claudi qui me souffle tout ça, en se la jouant grave « style NOTIN » !).

Notre souhait serait de pouvoir diffuser, à l’intention des vrais amateurs, le luxueux catalogue de notre exposition « Le nouvellisme du Charmoy : quel chantier ! ». Nous comptons bien bénéficier, pour ce tirage onéreux sur papier couché, dont le devis s’avère d’un montant respectable, des largesses et des subsides d’un grand mécène haut-saônois.

Restent à écrire les textes de présentation. Nous avons vu récemment qu’un tel exercice pouvait se révéler à l’occasion périlleux.

VERS DES LENDEMAINS QUI CHANTENT ? (3) - du 19 DÉCEMBRE 2015

N’empêche, avec ou sans billets, Claudi va devoir se fendre d’une préface. Il m’a confié regretter qu’André Blanchard nous ait quittés trop tôt pour lui donner un petit coup de plume ! Un petit mot (d’après Le Monde du 7 octobre 2014 sous la plume de Raphaëlle Leyris) à la mémoire d’André Blanchard (1951-2014), « ce diariste et misanthrope aimable » qui, relégué au fond de sa province, avait souhaité demeurer l’obscur gardien d’une galerie d’art vésulienne et savait « se moquer de son peu de succès avec ironie ».

« Cultivant une orgueilleuse solitude, à l’écart du monde parisien des lettres qu’il éreintait dans chaque volume, avec entrain et style, André Blanchard disait dans ses carnets sa passion des chats, évoquait ses lectures, fustigeait son époque ». André Blanchard, vos ironiques et fières confidences vont nous manquer dans cette ville d’Auxonne, où volontiers plus d’un plastronne !

Vous auriez sans doute fustigé d’un trait d’esprit la couverture prétentieuse de notre catalogue, vous, pour qui l’art, dont vous étiez l’obscur gardien, ne devait pas avoir de secrets. Votre préface acidulée nous manquera à jamais, quant aux subsides du mécène, ils risquent bien de se faire attendre. Alors, je sens que notre catalogue est mal parti. Toutes nos excuses à nos fidèles lecteurs/trices, pour l’illustration du jour, car l’affreux Claudi a exigé que nous publiions quand même son abominable maquette !

Après cette parenthèse picturale, nous nous permettrons une petite revue culturelle.

On connaissait déjà la conjonction Auxonne-Champagnole, les liens privilégiés entre la « Perle du Jura » et la « Capitale de l’Oignon ».

REVUE DE PRESSE CHAMPAGNOLAISE (1) - du 3 OCTOBRE 2014

Cependant, le parallèle Perle/Oignon ne concerne pas que la statistique des hypers alimentaires, il peut être l’occasion d’une rencontre culturelle !

À preuve, ce rendez-vous transtemporel, pris au soir de ce dernier samedi, entre « Wolfie » et « Michael », sur la scène de notre salle événementielle, et qui a connu un beau succès. Le spectacle nous a bien botté au plan musical, choral et surtout chorégraphique, superbe ! Quelques parlottes didactiques ont pu nous sembler toutefois un peu longues voire superflues !

À quand, après cette apothéose locale de la musique et de la danse, celle du sport, autre attracteur privilégié des foules ? Pourquoi pas, sur le thème des sports de combat, une rencontre transtemporelle et imaginaire Spartacus, gladiateur de légende, et Marcel Cerdan, boxeur de légende ? Autour du ring, on imagine sans peine la foule survoltée et les tonnerres d’applaudissement qui feraient vibrer avec leurs 150 décibels les superstructures juvéniles mais pourtant inébranlables de notre nouvelle salle des sports, comble pour l’occasion ? Pourquoi pas, après le franc succès de « Pop et violons », celui de « Muscles et béton » ? À suivre…

OUI à l'hyper-nouvellisme du Charmoy

OUI à l'hyper-nouvellisme du Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 21 décembre 2015 (J+2560 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Salons et cimaises

Repost 0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Salons et cimaises
12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 08:02

LE NOUVELLISME DU CHARMOY : QUEL CHANTIER ! (5)- du 12 DÉCEMBRE 2015 (J+2551 après le vote négatif fondateur)

Nous touchons aujourd’hui au dernier épisode de notre série-exposition qui a rencontré un franc succès et à propos de laquelle nous avons reçu de nombreux encouragements locaux, nationaux et internationaux, en attendant une médaille (pas d’affolement, c’est Claudi qui me souffle ça en parodiant tout bonnement le « style NOTIN » !).

UN BARON ROUGE - du 22 NOVEMBRE 2015

Allez Claudi, retourne à ton image, il s’agit de présenter dignement les deux derniers tableaux de notre exposition ! À nous le plaisir ineffable de feuilleter encore une fois les pages glacées et polychromes de NOTIN N° 3 de septembre 2010.

Avec NOTIN N° 3, le lecteur comprend enfin que, censé tourner « la poignée de la porte de la connaissance », il atterrit, au bout du compte, sur le parking de l’hypermarché LECLERC du Charmoy.

L’engagement de NOTIN en faveur de LECLERC, aux côtés du maire d’Auxonne Raoul Langlois son supporter, n’est plus à démontrer. Pour ceux qui en douteraient encore, la prolixité médiatique tous azimuts que son fondateur a manifestée sur le sujet lors des derniers mois, suffira à en attester et pas plus tard qu’hier – après une quinzaine d’accalmie – nous avions à nouveau une photo du chantier et de ses « trottoirs enrobés » sur Le Bien Public. Le nouvellisme du Charmoy : quel chantier !

Mais revenons à NOTIN N° 3. Pour les collectors, pour les vrais amateurs de la version papier de NOTIN qui cesse de paraître en 2013, c’est assurément NOTIN N° 3 de septembre 2010, qui restera l’HYPER-NOTIN. Dans le numéro 2 de décembre 2009, un discours volontariste du maire-champion de LECLERC, joint à l’entrée en scène de la Vache annonçait déjà clairement la couleur (jaune fluo imprimé à LURE !)

Dans le numéro 3, la croisade pour l’hypermarché atteint une acmé qui ne sera pas dépassée (non, pas acné grand-père) acmé, avec un m, même si à force, ça finit aussi par donner des boutons. Au fait, pour l’acné juvénile on pourra consulter Bloc note intellectuel auxonnais N°8 2ème semestre 2006 p. 5.

C’est qu’en 2006, le magazine était encore dans son adolescence, et même s’il était à des années-lumière de mériter l’appellation pompeuse d’« outil intellectuel des Auxonnais » que lui attribuait généreusement son auteur, il ne racolait encore pas ouvertement pour LECLERC, et jouait en attendant au petit vulgarisateur sur des sujets divers et variés, de la santé au ramonage des cheminées.

Revenons à présent plus en détail sur quelques bons morceaux de l’HYPER-NOTIN N° 3.

En page 6, tout d’abord, on trouve le discours inédit du Maire d’Auxonne prononcé à l’issue de la consultation du 27 juin 2010 et dont NOTIN N° 3 de septembre 2010 semble avoir été le diffuseur exclusif et empressé. Précisons que cet Hyper-prêche n’est jamais paru dans Inf’auxonne. Une prouesse oratoire dont la rareté éditoriale fait surtout le prix !

Après ce beau discours, redécouvrez avec Chantecler la mobilisation des gogos qui l’a précédé ou découvrez-la, si vous avez la chance de ne pas l’avoir vécue !

DÉPLACEZ-VOUS EN MASSE !!!-du 04 AOÛT 2014

Je dois vous faire une confidence, j’ai assisté à ce discours après avoir suivi de près la mobilisation des gogos. Bien que d’une nature résiliente, j’ai conservé de cette pochade un sérieux traumatisme citoyen.

Depuis cette date, lorsque je vais accomplir mon devoir de citoyen, j’ai franchement l’impression de voter dans un caddie, surtout quand un afficheur spécialisé dans le jaune-fluo de LURE promu conseiller tient l’urne. Ne parlons pas du sourire …Il est vrai que je suis un client difficile, mais quand même ! Allons ! Un petit effort sur le service, Mesdames et Messieurs les marchands de OUI imprimés à LURE, sinon je me plains au patron !!!

J’ai reçu hier dans ma boîte, une lettre de Monsieur le Maire. Ce papier démontre qu’après l’épisode de tractage pour la nébuleuse LURE-VESOUL de 2010, Monsieur le Maire tracte à présent pour le Prince Sauvadet. Il est vrai qu’il a une dette sérieuse envers ce Prince qui vint en grande pompe en 2011 à Auxonne pour projeter, sur l’écran géant de notre salle événementielle, son grand film inoubliable « Il faut sauvader le soldat Raoul ». Sans grand succès à vrai dire. Les amateurs de souvenirs apprécieront cette chronique de 2011 sortie de nos archives.

GOLIATH ENCENSÉ – du 17 mars 2011

À ceux et celles qui auront eu la patience de lire cette passionnante vieillerie, nous avouons qu’il ne nous déplairait pas, pour reprendre le propos du jeune Raoul, que « Goliath ploie enfin le genou ! » devant une petite comtoise, même si notre Prince n’est pas coutumier du fay…

En attendant, revenons à notre HYPER-NOTIN N° 3 ! Après l’hyper-discours de la page 6, passons à la page 8. Cette page 8 exprime la réaction indignée, autant que sibylline de notre auteur. Ce monsieur avait moqué un certain nombre d’annonceurs du centre-ville dans son épisode de la Vache aux tee-shirts verts. Juste retour de bâton sur la croupe de la Vache, notre NOTIN national, international, interplanétaire et intergalactique, perdait des pubs dans le centre-ville.

À la suite de ces défections, notre nouvelliste, un peu naïf, sembla surpris autant qu'ulcéré, et ne manqua pas de réagir à sa façon. Dans une page ésotérico-manichéenne illustrée (page 8), l’auteur oppose sans mélange, à la « lumière » de la petite bande sympa de NOTIN et de sa vache, les ténèbres de « la bande des ombres noires ». « La bande des ombres noires », cette clique obscure, qui a osé déserter les pages du gratuit !

L’apostasie étant manifeste, l’anathème est jeté ! Le Nouvelliste, quêteur d’annonceurs copain-copains, se mue en Grand Inquisiteur ! Point de salut sans doute, hors de la lumière de NOTIN l’exorciste ! Voilà des archaïsmes très moyenâgeux et bien peu nouvellistes !

Pour vous acclimater à ce royaume de l’ombre, faisons une petite pause dans les oubliettes de notre château qui continue sa « mue » avant de rencontrer, pour terminer, « le fantôme ».

UN FANZINE PASSIONNANT (3) : VIE DE CHÂTEAU - du 27 AVRIL 2015

Arrivons pour finir, au texte pour le moins curieux de la page 70, intitulé « Le fantôme des supermarchés » et signé Sigale. Rejeté, avec « la bande des ombres noires », dans les ténèbres par l’inquisiteur-exorciste, passons à présent sur le divan de Sigale/Docteur Freud.

Voici un passage pour le moins troublant de ce « fantôme des supermarchés » :

« En fait, qu’importe la forme physique de ce fantôme c’est son état d’esprit qu’il faut décrire.

Ce fantôme est narcissique ; […] Il a un sens grandiose de sa propre importance ex : surestime ses réalisations et ses capacités, s’attend à être reconnu comme supérieur sans avoir accompli quelque chose en rapport, il a un besoin excessif d’être admiré.

Il pense que tout lui est dû : s’attend sans raison à bénéficier d’un traitement particulièrement favorable et à ce que ses désirs soit automatiquement satisfaits [….] »

Et bien, pour une fois, je suis d’accord. Ce fantôme qui n’en est pas un, existe. Il existe, la preuve, je l’ai rencontré !

Du coup, on va encore me reprocher d’halluciner. Je sens qu’il va falloir enfin que j’arrête mes « libations chaotiques ». Demain, c’est promis, j’arrête de me « bâfrer de vinasse ».

Nous diffuserons ultérieurement, à l’intention des vrais amateurs, le luxueux catalogue de notre exposition « Le nouvellisme du Charmoy : quel chantier ! »

05 - Nouvellisme collages et décollages

05 - Nouvellisme collages et décollages

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 décembre 2015 (J+2551 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Salons et cimaises

Repost 0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Salons et cimaises
10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 08:14

LE NOUVELLISME DU CHARMOY : QUEL CHANTIER ! (4)- du 10 DÉCEMBRE 2015 (J+2549 après le vote négatif fondateur)

Nous en étions resté à l’épisode de la Vache et des tee-shirts verts. Épisode à la suite duquel notre NOTIN devait perdre, c’est bien naturel me direz-vous, un certain nombre d’annonceurs du centre-ville. De cela, nous reparlerons plus loin, si vous le voulez bien.

En attendant, d’aucuns nous auront déjà reproché sans doute d’avoir ramené sur le tapis (vert !) cette vieille histoire de vache. Ils partagent en cela l’opinion de l’auteur prestigieux du fabuleux « Zinzin sur le radis monumental » qui nous taxe volontiers de radotage dans son article culte aux 35000 visiteurs au compteur.

Dans ce morceau de bravoure besogneux, l’« écrivain » nous impute en effet, outre une propension marquée pour des « libations chaotiques », une impardonnable tare littéraire : celle d’écrire une « prose qui est trop souvent réchauffée » et de produire des « élucubrations assorties de galimatias, à l’image d’un Gallus qui a les pieds constamment dans la matière fécale ! »

Merci du compliment, Maestro ! Nous nous serions probablement dispensé de remettre la Vache au vert, si, sur le successeur numérique de votre impayable NOTIN, vous n’aviez pas remis vous-même sur le tapis (vert) le ruminant, dans votre article décollant (avec deux L !) « Rêve ou cauchemar ? » du 21 novembre dernier. Et ce, dans un dialogue de haute volée, au propre comme au figuré :

« – Je constate que tu as une très bonne disposition à la prémonition, toi la vache ! s’exclame Sigale.

– Mais oui ! s’écrie NOTIN

– Quoi donc ? demande Zaza

– En fait, il y a six années de cela, j’avais fait un rêve que l’on pourrait, qualifier de prémonitoire. J’ai rêvé de faire un bon festin de verdure.

– Aujourd’hui, la Vache, ton rêve s’est concrétisé par un centre commercial E. Leclerc, qui est en cours d’implantation au sein d’un environnement de verdure, ajoute Sigale.

– C’est de l’écologie opérationnelle du futur qui agit sans dénaturer la nostalgie du passé ! dit Zaza.

– Oui, vous avez raison mes amis, répond la Vache qui ne tire de cette situation aucune vanité.

– Regardez mes amis, cet immense magasin. Il semble avoir été conçu sur les bases d’une architecture inspirée par une machine volante du début du 20e siècle. Il s’apprête à décoller du tarmac au Charme de la Rosière, exprime NOTIN

En effet, la façade principale de ce temple du commerce local déploie ses ailes comme le ferait gracieusement une cigogne, ajoute Sigale ».

Voilà sans doute qui va ravir nos investisseurs de Colmar d’apprendre que le « centre commercial E. Leclerc » du Charmoy est un « temple du commerce local [qui] déploie ses ailes comme le ferait gracieusement une cigogne » mais encore qu’« il semble avoir été conçu sur les bases d’une architecture inspirée par une machine volante du début du 20e siècle », c’est-à-dire, en parlant clair, d’un vieux coucou ! Et d’entendre pour finir, que c’est la concrétisation du rêve d’une vache !

Nous ajouterons, pour faire bonne mesure, que cette concrétisation du rêve d’une vache, a été grandement facilitée au surplus par les vilaines et triviales cachoteries d’un cheval très « discret ». Une vache et un cheval, à la bonne heure ! En ce temps de l’Avent, les naseaux de nos deux ruminants souffleront-ils assez fort pour réchauffer, sur le foin coupé du Charmoy, le sauveur dont notre bon maire attend depuis, moins de 4000 ans certes, mais quelques z’ans tout de même, la naissance annoncée et attendue pour ce mois de décembre avec impatience !

UNE STATUE POUR LE DÉFENSEUR - du 23 AOÛT 2014

Pour conclure cet épisode aéroplanesque, une petite pause futuriste dans l’azur (non pas Lasure grand-père !) et l’aéropeinture, avant de reprendre l’histoire éditoriale de l’impayable magazine gratuit au sujet duquel nous nous sentons, à présent, à même de produire une thèse. Reste à trouver le directeur… le directeur de la thèse bien entendu, pas du magazine !

ALBUM MARINETTI MONTE EN AVION

Voilà maintenant la suite de l’histoire éditoriale. En septembre 2010, allégé de quelques annonceurs du centre-ville, NOTIN N° 3 prend son essor dans l’azur publicitaire, tel un aéroplane décollant du tarmac du Charmoy. Le contenu de ce numéro 3 vient confirmer l’apparition d’une césure dans l’histoire d’un magazine dont l’ambition déclarée sans complexes était de devenir « la poignée de la porte de la connaissance » et « l’outil intellectuel des Auxonnais » (Bloc note intellectuel auxonnais N°7 1er semestre 2006 p. 32 et 36).

L’épisode de la Vache avait déjà clairement annoncé, à partir de 2009, l’engagement de NOTIN en faveur de LECLERC aux côtés du maire d’Auxonne Raoul Langlois. La confirmation sera définitive avec NOTIN N° 3 ! Ajoutons que la nouvelle version et resucée numérisée de NOTIN en remet une couche depuis le printemps 2015. Devenue la boutique exclusive d’un seul annonceur-rédacteur, elle exalte, pour finir, les vertus d’une « sculpture » prête à décoller… sans doute en vertu d’un « nouvellisme » qui a le vent en poupe.

Mais ce « nouvellisme », du moins en matière économique, se révèle être en fait le progressisme ringard de grand-papa. Un progressisme de grand-papa qui commence à boire la tasse, désespérément accroché, qu’il est, au Radeau de la Méduse du naufrage des mirages matérialistes des trente Glorieuses. La Vache, fausse écologiste appâtée par le vert des tee-shirts, finira donc par vêler d’un Veau d’Or improbable pour notre économie locale !

Elle est bien banale la « sculpture » à grand tirage que, plein de gloriole, notre nouvelliste mettait en avant le 5 novembre dernier sur son site. Le modèle, de style pompidolien, en est depuis longtemps obsolète. C’est le genre de « sculpture » à grand tirage dont la réplique traîne partout sur mille et mille parkings sans joie, comme jadis autant de Lénine dans la défunte URSS.

Plus que du caractère « visionnaire » de son louangeur bénévole, la « sculpture » risque de témoigner pour longtemps d’une bourde « monumentale » imputable à quelques-uns de nos édiles et à leurs flagorneurs empressés, au rang desquels notre nouvelliste « visionnaire » n’est certainement pas le dernier !!

L’inventeur du « Nouvellisme » nous apprend dans sa doxa qu’ « un des concepts du Nouvellisme est que la beauté commence sur la balance afin de déterminer le poids de la dignité du sujet et celui de sa vérité. Ces deux rapports aussi hétérogènes soient-ils forment le point de départ de toute œuvré nouvelle. Mais quelquefois et même très souvent il y a plusieurs degrés de dignité et de vérité, alors il y a des réductions au même dénominateur, et bien évidemment la somme des inverses réserve des surprises… Il faut donc rester en permanence, l’œil bien ouvert et les pieds bien positionnés sur le sol, en effet le dessein est toujours ambitieux mais il doit être maîtrisé ».

Reprenant ces doctes propos, nous les appliquerons à une analyse possible des effets de la « sculpture monumentale » :

« Bien évidemment la somme des inverses réserve[ra] des surprises », il se pourrait même que « sur la balance […] le poids de la dignité du sujet et celui de sa vérité » se révèle avoir été mal évalué, car si « le dessein est toujours ambitieux mais [qu’] il doit être maîtrisé », ce n’aura visiblement pas été le cas. En attendant d’aller aux résultats, nous resterons donc « en permanence, l’œil bien ouvert et les pieds bien positionnés sur le sol ».

04 - Nouvellisme sculptural

04 - Nouvellisme sculptural

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 décembre 2015 (J+2549 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Salons et cimaises

Repost 0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Salons et cimaises
8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 06:46

LE NOUVELLISME DU CHARMOY : QUEL CHANTIER ! (3)- du 08 DÉCEMBRE 2015 (J+2547 après le vote négatif fondateur)

« Mais qui grand Dieu ! Pour peu qu'il sache écrire,

Peut s’empêcher de faire une satire ?

Quand tout est plein d'impertinents divers

Qui peut, grand Dieu ! Ne point faire des vers ? »

Scarron

Dans notre précédent épisode, tournant « la poignée de la porte de la connaissance » du Bloc note intellectuel auxonnais, nous y avions découvert cette authentique merveille : l’« ÉROS-VACHE [qui] produit du vin rouge, du rosé, du blanc, du Ricard et de la bière Vive l’EROS-VACHE !! »

Que les abstinent(e)s ne se troublent pas, nous ne reviendrons pas aujourd’hui sur cette fabuleuse mamelle capable d’assouvir la pépie des plus goulus des boit-sans-soif, tel ce fameux Zinzin qui « se bâfre un peu trop souvent avec sa vinasse» (Cf. article Rêve ou cauchemar du 21 novembre 2015 publié en ligne par l’Atelier d’artiste SYRIEX Robert Daniel). C’est en effet d’une autre laitière, née de l’imagination féconde du même auteur, dont nous voudrions vous entretenir aujourd’hui. Cette laitière, nous l’appellerons tout simplement la Vache.

De la productivité de la mamelle de la laitière, rien n’est dit dans « l’outil intellectuel des Auxonnais », ou plutôt dans le nouvel « outil intellectuel des Auxonnais », car c’est dans NOTIN, successeur du Bloc note intellectuel auxonnais qu’il est question de ce ruminant. Plus précisément dans le numéro 2 de NOTIN de décembre 2009, en page 65.

Une illustration figurant sur cette page représente le ruminant accompagné de Notin. Les deux personnages dessinés sont témoins d’un évènement – nous en préciserons plus tard la nature exacte – figuré, lui, par un cliché réel. Par cet artifice, des personnages de fiction viennent donc s’intégrer à la réalité des vrais gens.

Avant de commenter cette illustration pour le moins ambiguë, nous voudrions, pour une meilleure compréhension, prendre l’exemple d’une illustration antérieure, utilisant le même procédé, mais beaucoup moins ambiguë celle-là et concernant un évènement d’une tout autre nature.

Le N°6 du Bloc note intellectuel auxonnais du 2ème semestre 2005 relate, en page 36, une remise de décorations à la Société d’Entraide des Membres de la Légion d’Honneur (SELMH) d’Auxonne et du Val de Saône. À gauche des clichés réels des récipiendaires, Notin est dessiné en tenue militaire et saluant les promus. À gauche de Notin, figurent les photos de son insigne de béret (Infanterie), de son insigne régimentaire (« pucelle » du 57ème RI), ainsi qu’une légende précisant : « Notin salue les promus dans l’ordre de la Légion d’Honneur, et nous présente son insigne régimentaire, dans lequel figure la croix de la Légion d’Honneur ».

L’illustration et le commentaire montrent, de la part de l’auteur, que l’on peut aisément imaginer figuré par Notin, un intérêt manifeste pour l’Ordre de la Légion d’Honneur, dont il semble par ailleurs très bien connaître les insignes.

Toujours dans le même numéro, en page 43, le maire d’Auxonne, Antoine Sanz, déclare à propos du Bloc note intellectuel auxonnais : « Cet ouvrage constitue incontestablement un espace de liaison et de publicité pour notre petit commerce ».

La suite de notre propos risque bien de démentir cette appréciation élogieuse, mais un peu hâtive, de Monsieur Sanz relative à la bénévolence du rédacteur du gratuit pour « notre petit commerce ».

Pour ce faire, il nous faut revenir au numéro 2 de NOTIN de décembre 2009 en page 65, à notre Vache et à Notin.

Le temps a passé, Antoine Sanz a été remplacé, en avril 2008, par Raoul LANGLOIS, qui se révélera très vite un commis discret et dévoué de LECLERC. En dépit d’un vote négatif au conseil municipal du 17 décembre 2008, Raoul LANGLOIS annonce, fin mars 2009, l’arrivée d’un hypermarché LECLERC. L’Union commerciale (U.C.I.A.A.) s’insurge légitimement contre le procédé et manifeste dès le 26 mars au Conseil municipal, puis le 27 septembre suivant, sur la voie publique.

C’est le cliché mémorable de cette deuxième manifestation qui figure en page 65 du numéro 2 de NOTIN de décembre 2009. Le cliché a été pris, au rond point de la Poste, sous un angle tel que la grande majorité des manifestants se présentent de dos. Détail d’importance : ils portent des tee-shirts verts marqués « NON à LECLERC ». Notin et la Vache ont été dessinés sur la gauche du cliché, accoudés à une clôture. Notin tourne le dos aux manifestants, la Vache seule les regarde.

Voilà à présent le commentaire inspiré du rédacteur de l’« ouvrage [qui] constitue incontestablement un espace de liaison et de publicité pour notre petit commerce »

« NOTIN s’exclame : « Oh ! La Vache, mais que fais-tu là ? » Et bien, NOTIN, dit la Vache, « J’ai quitté mon pré, attirée par la couleur verte des tee-shirts et puis cela me change du quotidien, qui est de regarder les TGV » ; Mais je te confie que [je] suis déçue car je pensais faire un bon festin… »

Sans commentaire ! C’est évident : Notin, qui n’est pas daltonien, semble préférer les tons vermeils au vert des tee-shirts, et s’il adorne à l’occasion sa photo d’identité, il ne voudrait certainement pas enfiler un tee-shirt vert !

UN BARON ROUGE - du 22 NOVEMBRE 2015

03 - Nouvellisme Nature morte

03 - Nouvellisme Nature morte

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 08 décembre 2015 (J+2547 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Salons et cimaises

Repost 0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Salons et cimaises
6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 08:04

LE NOUVELLISME DU CHARMOY : QUEL CHANTIER ! (2)- du 06 DÉCEMBRE 2015 (J+2545 après le vote négatif fondateur)

C’est avec l’excitation et l’acuité du regard d’un pêcheur de perles que – tout en gardant un œil sur l’actualité du « chantier » dans Le Bien Public – nous poursuivons notre plongée dans les pages de deux magazines gratuits, commerciaux et publicitaires locaux : Bloc note intellectuel auxonnais (ISSN-L 1958-8356), paru de 2003 à 2008, et NOTIN (ISSN-L 2103-3501), paru de 2009 à 2013.

Explorer ces pages d’une haute tenue, c’est comme s’immerger dans un puits de science ! Tu charries, Zinzin ! Sans doute, mais pourtant l’auteur du Bloc note intellectuel auxonnais semble, quant à lui, être bien convaincu du contraire. Des preuves ?

En voilà au moins une : ce monsieur, dans une démonstration tendant à justifier l’attribution du qualificatif « intellectuel » à son gratuit commercial et publicitaire, déclare en 2006 : « pour baptiser ce nouveau-né, il fallait trouver un nom qui ouvre la voie et allume les feux d’un creuset hors du commun. Trouver un nom qui sort du commun, qui gêne certain[s] et ravit les autres. Il devrait être la poignée de la porte de la connaissance » (Bloc note intellectuel auxonnais N°7 1er semestre 2006 p. 32). Et sans complexes, il va jusqu’à ajouter plus loin, en page 36 : « Le Bloc note intellectuel auxonnais est un processus objectif et fécond, il est l’outil intellectuel des Auxonnais »

Nous avons donc poussé « la porte de la connaissance » à la recherche de l’«outil intellectuel». Ah ! Le bel outil conceptuel que voilà ! Ah ! La belle tourniquette brevetée, pour faire la vinaigrette !

Ne soyons pas injuste ! Il faut reconnaître qu’il y a des tas de petites inventions marrantes et sympas dans ce Bloc note intellectuel auxonnais. Dans le N°3 par exemple, en page 4, une petite idée déco pour votre photo d’identité !

UN BARON ROUGE - du 22 NOVEMBRE 2015

Et toujours dans le N°3, après les fantaisies phaléristiques, des trouvailles animalières impayables.

En page 32, on découvre ainsi l« ÉROS-VACHE [qui] produit du vin rouge, du rosé, du blanc, du Ricard et de la bière Vive l’EROS-VACHE !! » Une bouteille sous chaque pis ! Voilà, en somme, concrétisé le célèbre adage qui parle au fond de toute feuille de vigne-cendrier en céramique d’art : « je boirai du lait quand les vaches mangeront du raisin » !! C’est proprement superbe !!

Répétons tous en chœur : « Vive l’EROS-VACHE !! » Et vive la bibine en libre-service et en grande distribution. Il semble bien là que notre auteur ait confondu « la poignée de la porte de la connaissance » avec celle de la porte du bistrot !

Pour un lecteur moins aviné et plus averti que votre serviteur, cette incursion précoce du ruminant de la planète ÉROS peut néanmoins être considérée comme un pressentiment visionnaire de l’entrée en scène d’une autre laitière dont nous parlerons plus loin. Un œil clinique d’addictologue verra, quant à lui, dans cette vache-barmaid une fascination incoercible pour les « libations les plus chaotiques », imputées libéralement et par procuration par notre auteur à Zinzin dans « Zinzin sur le radis monumental », le chef-d’œuvre aux 35000 lecteurs !

En page 39, Notin découvre le Cheval d’ÉROS et constate : « Ce cheval est surprenant car il a la particularité de chanter ou fredonner, mais attention il ne parle pas ». De cette figure de cheval qui « ne parle pas » on pourrait dire trivialement qu’il ne lui manque que la parole. Mais foin de trivialité, s’il ne parle pas, c’est parce qu’il s’y refuse, étant par nature très discret. Et, au bout du compte, par ce côté « discret » il ressemble comme un frère à un autre équidé discret, trottant dans l’écurie de notre blog avec sa jolie médaille.

UNE STATUE POUR LE DÉFENSEUR - du 23 AOÛT 2014

– C’est vrai qu’il est classe avec sa médaille notre Baron rouge !

– Mon vieux Claudi tu mélanges tout, je parlais du cheval, pas du Baron ! Au fait Claudi, j’espère que tu avances pour les panneaux de ton expo dans la Galerie de plein air !

– Je m’y emploie. Tiens, justement, à propos du cheval et de sa jolie médaille, aujourd’hui, je vais le mettre dans le coup !

– On sait jamais, si t’étais à cours d’idées, tu pourrais toujours faire un tour dans le Bloc note intellectuel auxonnais N° 12 de fin 2008 !

– Pour y trouver encore une vache ! Non, merci ! J’ai plus soif !!

– Ne soit pas sectaire Claudi. Tu y trouveras, en page 36, « un superbe musée dédié à l’art contemporain » qui pourrait te servir de modèle et qui fait rêver Notin et Sigale…

– Sigale ! Et pourquoi pas la fourmi !

– Tu es méchant Claudi, Sigale est une gentille critique d’art. Très gentille, certains disent même trop. Elle ferait pas de mal à une mouche !

– Ce n’est donc pas elle qui écrirait que Zinzin « se bâfre de vinasse »

– Mais quelle horreur ! Où as-tu pêché ça ?

– C’est pas sioux, je l’ai pêché sur le site d’un artiste au regard visionnaire qui semblait, ces derniers temps, prendre un banal hypermarché pour la Victoire de Samothrace prête à prendre son envol !

– Il a sans doute ses raisons le pauvre. L’ÉROS-VACHE et son bar à pis est peut-être là-dessous. Et puis, sans qu’il y paraisse, il doit vivre au quotidien une véritable ascèse qu’est pas si rose qu’un radis et dont il peine à voir le bout. Sais-tu, par exemple, que son « Nouvellisme, pour aujourd’hui ou pour demain, c’est la prise de conscience de l'importance de ne jamais renoncer sur le dur parcours de la recherche artistique et scientifique. Cette prise de conscience est un purgatoire ; un chemin interminable parsemé de zones d'eaux profondes et troubles, d'itinéraires chaque jour marqués par l'inclinaison du disque solaire vers la Terre ; à l’image d’un vieillard courbé appuyant sur sa canne jusqu’à épuisement » (Notin N° 1 juillet 2009, p. 6)

– Arrête, tu me fais mal ! Où as-tu pêché ça ?

– Fastoche ! Il suffit de tourner « la poignée de la porte de la connaissance », on trouve à l’intérieur des tas de trésors en libre service !

– Sûr que tu t’es trompé de porte ! Il faut arrêter de te « bâfrer de vinasse » t’as dû plutôt pousser La Porte de l’Enfer de Rodin ! T’es content, Zinzin, t’as réussi à me tirer une larme ! Voilà que je pleure à présent comme vache qui pisse ! T’as pas un kleenex ? Je vais gâcher mon carton !

02 - Nouvellisme vue cavalière

02 - Nouvellisme vue cavalière

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 06 décembre 2015 (J+2545 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Salons et cimaises

Repost 0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Salons et cimaises
4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 07:12

LE NOUVELLISME DU CHARMOY : QUEL CHANTIER ! (1)- du 04 DÉCEMBRE 2015 (J+2543 après le vote négatif fondateur)

C’est avec une curiosité studieuse autant qu’amusée, plus qu’avec un réel plaisir que nous avons parcouru, ou reparcouru, ces derniers temps les pages de deux magazines gratuits, commerciaux et publicitaires locaux : Bloc note intellectuel auxonnais (ISSN-L 1958-8356 ), paru de 2003 à 2008, et NOTIN (ISSN-L 2103-3501), paru de 2009 à 2013.

Toute personne publiant un texte s’expose naturellement à le voir lu, ce qui n’est pas toujours le cas, ou commenté en plus de 140 caractères, ce qui est beaucoup moins fréquent, enfin, cité par un autre auteur, fait peu banal hors du monde académique, journalistique ou politique. Remarquons que, dans notre blog au moins, l’auteur principal des deux magazines cités plus haut jouit avantageusement de ces trois privilèges réunis : être lu, commenté, et cité.

Avouons quand même, que le but que nous poursuivons, n’est certainement pas de promouvoir bénévolement les thèses fumeuses de l’auteur en question. Il est bien assez grand pour ça, et dispose d’une secrétaire dévouée. Il est important de préciser que notre intérêt pour NOTIN est tout bonnement la conséquence d’un fâcheux accident.

Il y a pas mal d’années de cela, nous sommes en effet entré en « collision conceptuelle » avec cet auteur qui, sur la route du Charmoy, roulait à tombeau ouvert pour LECLERC en compagnie de son ami, le très discret Raoul Langlois !

C’est dans le cours de nos recherches destinées à éclaircir les causes profondes de cette « collision conceptuelle », que nous avons été amené à remettre en perspective le concept de « Nouvellisme », concept qui semble sous-tendre et animer, depuis 2004, le discours de notre auteur, et ce, y compris dans la campagne de publicité assidue que celui-ci mène pour LECLERC en compagnie de son ami, le très discret Raoul Langlois.

Comme nous l’avons déjà vu précédemment, le terme de « Nouvellisme » n’est pas la propriété de cet auteur. Ce terme a été employé de longue date et au cours des siècles pour caractériser, en particulier, des activités littéraires, journalistiques ainsi que picturales.

LE CHARMOY, CADRE PRIVILÉGIÉ DU NOUVELLISME DU PLEIN AIR ? - du 24 NOVEMBRE 2015

En dépit de la consonance de son nom, le nouvellisme ne se révèle donc pas franchement comme étant une nouveauté. C’est aussi et surtout un terme ambigu, et qui peut être entendu selon plusieurs acceptions.

Il y a quelques années, notre auteur, en donnait une définition bien à lui. C’est en regard de cette définition, que nous tenterons d’utiliser le concept de « Nouvellisme » dans notre nouvelle chronique intitulée : « Le nouvellisme du Charmoy : quel chantier ! ».

Citons d’abord cette définition, du moins une parmi celles qui sont proposées :

« Le Nouvellisme consiste à peindre les sentiments, les émotions que l'artiste éprouve à vivre dans ce monde. Le Nouvellisme est le goût de l'action et d'une marche en avant, dans les domaines de l'art, de la science, de l'industrie de la recherche. Le Nouvellisme c'est aussi analyser les rapports et les effets de la lumière pour en saisir les secrets, un dynamisme induit par la couleur et la matière ». (NOTIN N°1 juillet 2009 p. 6 dans l’article « « Le Nouvellisme » Robert Daniel SYRIEX se laisse approcher, mais il ne se livre pas »

On peut remarquer, c’est certain, que cette définition ne pèche pas par un excès de précision. Il se pourrait bien que, tout comme son « géniteur », la signification du vocable « se laisse approcher, mais […] ne se livre pas ».

« Sentiments, émotions, goût de l'action et d'une marche en avant, dans les domaines de l'art, de la science, de l'industrie de la recherche…», tout ou presque serait donc « Nouvellisme ».

Le Nouvellisme se révèle être en quelque sorte, tout à la fois et selon les cas : un fourre-tout commode, un couteau suisse multi-lames, un moteur Magic qui tourne à n’importe quel carburant, une panacée, etc, etc… !

Il se pourrait même, au vu de l’intérêt constant et renouvelé que porte le géniteur de ce « Nouvellisme » à cet évènement, qu’un évènement aussi trivial que la construction d’un hypermarché soit, lui aussi, une performance « nouvelliste ».

Ce n’est d’ailleurs pas à la légère, mais après une réflexion fondée sur ce constat affligeant, que nous avons choisi de titrer notre série « Le nouvellisme du Charmoy : un vrai chantier ! »

Un tel éclectisme dans les corollaires du postulat nouvelliste est peut-être à rechercher dans l’éclectisme du parcours professionnel déclaré par l’auteur : « Très tôt l’artiste a compris, dans les années 1950-1960, n’ayant pas de fortune qu’il devrait faire des métiers parallèles certes parfois très loin du monde des arts. Qu’importe, dès l’âge de 12 ans, il travaille dans les fermes agricoles, chez l’artisan maçon, chez l’électricien, le déménageur ; il est conducteur routier, technicien de l’industrie civile et militaire, puis cadre avec commandement, directeur de société industrielle, ingénieur, chef d’entreprise industrielle ! » (NOTIN N°1 juillet 2009 p. 6 dans l’article « « Le Nouvellisme » Robert Daniel SYRIEX se laisse approcher, mais il ne se livre pas »

Diantre ! Quel crescendo au potentiomètre ! De quoi faire péter les plombs ! Cela nous rappelle la biographie autorisée d’un candidat malheureux aux cantonales de 2011 qui commençait dans une ferme picarde et finissait par l’écriture d’un « livre » cité dans un congrès à Tanger ! C’est presque aussi beau que la biographie d’Edison, inventeur, entre autres, de la lampe à incandescence. Remarquons en passant que cette lampe à incandescence est très présente sur ce que nous nommerons, le versant pictural de notre auteur !

L’ampoule clignote néanmoins et peut laisser dans l’ombre certains détails. Il se pourrait même qu’un flou artistique nimbe opportunément de son aura certains titres et mérites revendiqués par l’auteur.

Récemment, notre auteur republiait sur son site un texte de 2010 avec la présentation suivante :

« Je vous présente à nouveau un texte original publié en 2010, page n°12 du magazine « Les aventures de NOTIN et ses amis » n°3 édition 2010-2011 ISSN 2103-3501, dépôt légal fin août 2010, version papier de 84 pages distribuée par la poste sur tout le canton d’Auxonne. La version Internet a été publiée le mardi 2/11/2010, communique NOTIN

L’aspect visionnaire de l’auteur du texte ci-dessous Syriex R. D. est manifeste. En fait 5 années après, aujourd’hui 5/11/2015, la sculpture du futur centre commercial E. Leclerc est en cours d’achèvement, commente Zaza.

Un centre commercial qui va prochainement être ouvert au public. Il est d’une superbe réalisation monumentale. Pour rappel, ce beau texte publié en 2010 il y a 5 années marque l’une des facettes du Nouvellisme de Syriex R. D, ajoute Sigale »

« La sculpture du futur centre commercial E. Leclerc », cette « superbe réalisation monumentale »… Mazette ! N’en jetez plus, le parking est plein ! Pour peu, on se retiendrait presque de crier : « Palmyre est morte, vive le Charmoy ! »

Le rayonnement lumineux de la sculpture monumentale est sans doute venu se refléter en mille éclats sur les nombreuses « facettes du Nouvellisme de Syriex R. D » !! Et plus prosaïquement dans son objectif, auquel nous devons déjà dix images saisies pour l’éternité et pour Le Bien Public entre le 15 octobre et le 28 novembre dernier !

Devant une telle profusion créatrice, Claudi s’est décidé, avec la complicité d’un ami galeriste ambulant, à démontrer à nos fidèles lecteurs/trices combien cette floraison iconique époustouflante aurait mérité, pour l’édification artistique de nos concitoyens, une expo dans la Galerie de plein vent que constitue notre bonne ville ! Pour des raisons évidentes de discrétion, et à titre exceptionnel, le début de l’exposition sera présenté aujourd’hui en lieu clos !

01 - Nouvellisme Louis XI au Château

01 - Nouvellisme Louis XI au Château

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 04 décembre 2015 (J+2543 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Salons et cimaises

Repost 0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Salons et cimaises
30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 08:42

LE CHARMOY, LIEU PROCHAIN D’UNE PERFORMANCE DU NOUVELLISME DE L’ENROBÉ ? - du 30 NOVEMBRE 2015 (J+2539 après le vote négatif fondateur)

Dans notre précédent article, en réaction au dixième accrochage dans cette galerie, qu’il sera bientôt convenu d’appeler la « Galerie du Chantier du Charmoy », nous écrivions : « Le Bien Public de ce matin [28 novembre] nous présente le cliché artistique d’un « parking flambant neuf ». Serions-nous entrés, avec ce dixième scoop en moins d’un mois et demi, dans l’ère du nouvellisme du parking ? »

Et, modestie mise à part, nous étions bien inspirés ! Cette inspiration, jointe à un travail approfondi de bibliographie, nous conduisent aujourd’hui à confirmer la valeur sculpturale d’une matière sans charme (mais non sans Charmoy) et dont seul le regard visionnaire d’un artiste était capable de découvrir l’intérêt esthétique : l’enrobé pour parking d’hypermarchés !

Non, en dépit des « libations chaotiques » qu’un ingénieur-artiste nous impute libéralement dans son magistral « Zinzin sur le radis monumental », nous ne délirons pas !

Cette incursion sur le terrain de l’enrobé d’art, nous ne la faisons pas à la légère, mais sous le contrôle de critiques d’art internationaux. L’un d’eux, Damien SAUSSET, écrit justement à propos de Bernar Venet, « peintre du goudron », auteur de performances, et sculpteur connu et reconnu :

« C'est la découverte aux abords de la place Masséna (avenue Albert 1er) à Nice d'un tas de gravier mélangé à du goudron qui inspire à Venet l'idée de se faire photographier dans ce contexte qui lui est familier, comme s'il s'agissait d'une performance éphémère. Il prend conscience ce jour-là de la relation évidente qui existe entre les peintures goudron qu'il réalise dans son atelier et ce tas de gravier imbibé de goudron auquel il pourrait attribuer le statut de sculpture ».

(Cité dans l’ouvrage : GOLDBERG Rose Lee, PEDRINI Enrico et SAUSSET Damien (dir.), Bernar Venet : Performances, etc. 1961-2006, Milan, Editions Charta, 2006, ISBN 88-8158-599 p. 108)

« tas de gravier imbibé de goudron auquel il pourrait attribuer le statut de sculpture », nous y sommes ! Les yeux dessillés par l’étude de Damien SAUSSET sur Bernar VENET nous comprenons mieux à présent le sens d’une citation apparemment sibylline faisant référence à une « sculpture du futur commercial » de notre ville :

« Sur un autre azimut, à l'extrémité du boulevard Pasteur apparaissent les formes stigmatisées du quartier Bonaparte. En projetant le regard derrière soit, la rue Emile Gruet persiste à présenter l'allégresse du passé. Puis enfin, la rue du Colonel Redoutey en direction de Dole sculpte le futur commercial ». (NOTIN N°3, numéro de 2010/2011, page 12)

Le texte magistral et visionnaire, d’où est tirée cette citation, a été récemment et à juste titre republié sur le blog d’un artiste multicarte. Un compteur frénétique y témoigne d’une réception enthousiaste, voire universelle ! Décidément, la Colline du Charmoy est vraiment de ces lieux où souffle l’esprit. Où souffle l’esprit impulsé par le génie d’un brillant chroniqueur (nos lecteurs/trices comprendront que nous exceptons notre modeste contribution de cette appréciation laudative), et où, sur le parking « flambant neuf », un concert de pots d’échappement soufflera bientôt le bon air ! COP 21 oblige !

CHARMOY LAVE PLUS BLANC QU’UN DIESEL ALLEMAND ! - du 28 SEPTEMBRE 2015

Sur le parking « flambant neuf », un concert de pots d’échappement soufflera bientôt le bon air ! Et notre bonne ville aura bientôt sa nouvelle petite fleur. Après les photos du parking et des ronds points, ça fera un nouvel article de fond pour notre correspondant local !

https://www.youtube.com/watch?v=uX10rJLavUM

Et le nouvellisme de l’enrobé alors ? Et le « tas de gravier imbibé de goudron auquel [on] pourrait attribuer le statut de sculpture » ?

Pas d’affolement, Claudi a pensé à tout. Il prépare une performance en compagnie de quelques goudronneurs sympas tout heureux d’entrer de plain-pied dans le monde de l’art après un bon casse-croûte !

Le Professeur Plume et le Docteur Goudron, deux sommités reconnues, décorées, décoratives et décoratrices, appartenant au monde artistique et scientifique, ainsi qu’à la sphère médiatique, se sont attelés, avec l’aide d’un photographe réputé, au projet de rédaction d’une brochure luxueuse illustrant la performance. Cette brochure sera bientôt mise en souscription. En attendant, Claudi vous donne un petit aperçu de ce que pourrait donner la performance.

Performance pour le nouvellisme de l'enrobé au Charmoy

Performance pour le nouvellisme de l'enrobé au Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 30 Novembre 2015 (J+2539 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Salons et cimaises

Repost 0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Salons et cimaises
26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 08:50

POUR UN BULBE, L’ENVOL DU NOUVELLISME DU PLEIN AIR VERS PUSEY - du 26 NOVEMBRE 2015 (J+2535 après le vote négatif fondateur)

On connaissait déjà le Vol de l’Aigle ramenant notre Empereur de l’Île d’Elbe, voici pour demain l’envol du nouvellisme du plein air vers PUSEY.

Prononcez le mot bulbe et vous ferez toujours vibrer le cœur, la mémoire et les narines d’un(e) Auxonnais(e). Si notre ville devrait s’enorgueillir bientôt d’un hypermarché, elle s’enorgueillit déjà et d’abord de ses bulbes. Il paraîtrait qu’il en reste encore…

Le nouvellisme du plein air, vous l’avez découvert avant-hier dans sa version charmoysienne de la galerie du « chantier ». Précisons que la galerie s’enrichit aujourd’hui du portrait d’un modèle « très enrobé » sur lequel camions, et camionneurs, s’activaient ce lundi matin. C’est le neuvième depuis le 15 octobre dernier. La presse spécialisée, dans ses commentaires élogieux n’en finit pas de découvrir un « créateur profus, prolifique, hyper-pro et pro-hyper » !

LE CHARMOY, CADRE PRIVILÉGIÉ DU NOUVELLISME DU PLEIN AIR ? - du 24 NOVEMBRE 2015

Quant à PUSEY, il n’est plus nécessaire de présenter ce bourg charmant à nos fidèles lecteurs/trices.

Rappelons, pour les autres, que PUSEY, commune limitrophe de VESOUL en Haute-Saône, est le lieu de pèlerinage obligé des maires de la région Est rêvant d’installer un Leclerc sur leur commune.

N’échappant pas à la règle, nos élus à nous ne manquèrent pas, en 2009 ou 2010, de se rendre à PUSEY pour visiter « le magasin à Daniel ». Ils revinrent de ce pèlerinage, les yeux pleins de lumière, définitivement ébahis et convertis, et donc prêts à adorer les très nombreux tableaux de la galerie du « chantier » ! Je n’invente rien, c’est l’un d’eux, un adjoint de poids, qui m’en fit la confidence, alors qu’en juin 2010 je jouais les archéologues amateurs sur le chantier du port. PUSEY, son LECLERC et ses OASIS, font donc plus que jamais rêver nos adeptes du développement périurbain obsolète à la mode de grand-papa !

FINS DE SÉRIES AU CHARMOY - du 25 OCTOBRE 2014

S’ornant, tel une perle du désert haut-saônois, de plusieurs OASIS, le charmant bourg est doté par ailleurs d’un jardin pédagogique. L’Est républicain relatait récemment la plantation de bulbes dans ce jardin pédagogique. À PUSEY, on concilie donc harmonieusement grande distribution pour les gros et petites plantations pour les petits.

Les enfants de PUSEY planteurs de bulbes, devraient apprécier nos bulbes oblongs et blonds, qu’en bon français on nomme oignons. Chacun se souvient de cette première page d’Inf’Auxonne numéro 49 de juin 2015 sur laquelle on voyait une délégation auxonnaise déposer en hommage, aux pieds de nos amis vosgiens de Corcieux, des paniers chargés de légumes du cru très appréciés.

CES LIGNES QU’ON EMPRUNTE - du 28 JUILLET 2015

En reconnaissance de l’attention portée à notre ville par la nébuleuse Leclerc de Haute-Saône, pourquoi n’offrirait-on pas aux petits planteurs de bulbes de PUSEY, le meilleur d’entre nos bulbes ? Nul doute que la discrète liliacée devrait s’acclimater sans problème dans ce terreau périurbain riche en grandes surfaces et donc apte à combler tous ses besoins nutritifs.

Un hyper-passionné d’avions, émule du Baron rouge, déclinant en toute modestie de « multiples titres, médailles et décorations au titre des arts et pour services exceptionnels rendus à la collectivité humaine » et, depuis peu, représentant mondial reconnu du nouvellisme du plein air du Charmoy semble tout désigné pour avoir l’honneur d’assurer le transport aérien de la précieuse liliacée.

Sur le tarmac du Charmoy, aux dernières nouvelles, il paraîtrait qu’en attente du décollage, les gonfleurs d’hélice s’activent déjà. Quant aux rosières, elles tricotent activement des rosettes pour décorer nos héros !!

Pour un  bulbe, l'envol du nouvellisme vers Pusey

Pour un bulbe, l'envol du nouvellisme vers Pusey

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 26 novembre 2015 (J+2535 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Salons et cimaises

Repost 0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Salons et cimaises
24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 08:09

LE CHARMOY, CADRE PRIVILÉGIÉ DU NOUVELLISME DU PLEIN AIR ? - du 24 NOVEMBRE 2015 (J+2533 après le vote négatif fondateur)

Avertissement : Le sujet de notre article nous a imposé un certain nombre de recherches. Nous touchions à l’histoire des arts et, de ce fait, nous ne pouvions nous départir d’un certain ton d’érudition. Cependant, afin de ne pas abuser du temps et de la patience de notre fidèle lectorat, nous lui proposons d’accéder directement au cœur du sujet, sans lire l’introduction. Cette introduction est néanmoins disponible, pour les plus curieux/ses en PDF

Les lecteurs des gratuits publicitaires commerciaux Bloc Note Intellectuel Auxonnais et NOTIN, largement diffusés entre 2003 et 2013 se souviennent peut-être qu’il y était souvent question, entre les pavés publicitaires, outre de sujets divers et variés, allant de l’urticaire à la Légion d’Honneur, de « nouvellisme ».

Le « nouvellisme du plein air », dont nous faisons mention dans notre titre, a une origine beaucoup plus ancienne que ce nouvellisme du 21ème siècle. Nous en avons trouvé une référence dans un article biographique relatif au peintre Joseph Delattre, l’un des représentants de l’impressionnisme rouennais à la fin du 19ème siècle. Voici un extrait de cet article : « Avec une palette chromique assez restreinte, Joseph Delattre capte avec justesse les différentes atmosphères qui l’entourent. Surnommé le peintre de la Seine, il s’installe au même endroit pour traquer de ses yeux perçants les moindres nuances de lumières et de couleurs. La transition de style avec la parfaite technique de la peinture dite de salon et le nouvellisme du plein air est parfaitement illustrée par son travail. »

http://www.galeriebertran.com/exposition-j-delattre-r-a-pinchon/

Membre du groupe des « mousquetaires » – pas des mousquetaires de la grande distribution, précisons bien que nous traitons, quant à nous, d’histoire de l’art et non d’épicerie, fût-elle une épicerie volante ! – aux côtés de Jules Lemaître et de Charles Fréchon, Joseph Delattre appartient aux précurseurs de l’impressionnisme rouennais.

Delattre, aussi discret et mélancolique dans ses tableaux, que passionné et agitateur dans la vie, publie en 1888 une tribune libre dans le Nouvelliste de Rouen (Cf . Frédéric Cousinié, L’impressionnisme : du plein air au territoire PURH (Presses Universitaires de Rouen et du Havre) 2013, p.123)

Deux nouvellismes, « Nouvellisme du plein air » et nouvellisme au sens journalistique, ce dernier ayant été défini dans notre introduction (voir PDF), viennent donc confluer et se conjuguer chez « le peintre de la Seine, [qui] s’installe au même endroit pour traquer de ses yeux perçants les moindres nuances de lumières et de couleurs » tout en publiant sa tribune libre dans le Nouvelliste de Rouen.

Si l’on en croit à présent l’autobiographie diffusée sur son blog, un autre artiste, celui-là de renommée nationale, internationale, interplanétaire et intergalactique-tic-tic, et tout chargé d’honneurs, comme la mule de son bât, se transporta à la fin du dernier siècle, des rives de la Seine, aux rives de la Saône.

Je n’ai plus à vous le présenter, vous l’aurez reconnu, ou, bien mieux, vous l’aurez rencontré, et, alors, patiemment, en pensant à autre chose, vous aurez ouï son phébus abscons.

Vous ne m’avez pas compris, ça c’est normal, mais n’allez pas me dire que vous en avez compris davantage en prêtant votre oreille au pittore ! C’est hyper-normal de ne pas comprendre, ne vous inquiétez surtout pas, vous n’avez pas besoin de prothèse auditive ! Mais tout bonnement d’un dictionnaire. Voilà :

Phébus : Style obscur et alambiqué en référence au dieu grec de la Lumière, de la Musique, des Arts et des Lettres

Abscons : très difficile à comprendre, obscur, inintelligible

C’est pigé ? Il arrive cependant que dans les problèmes d’entendement, même le dictionnaire soit inopérant. Exemple : « L’entrée principale de l’église Notre Dame d’Auxonne est caractérisée par un ensemble de répercussions morales assorti de sensations physiques en fonction de l’élancement de l’âme vers le ciel par le canal du clocher ». Dans de tels cas, Larousse et même Robert avouent humblement leur impuissance ! Vous l’aurez peut-être reconnue, cette phrase, lumineuse comme une Vierge de Lourdes ? Elle est extraite du NOTIN N°5-2012 page 14 !

Aux rives de la Saône, où notre flânerie nous a ramené, même sans dictionnaire, même si l’on ne comprend rien, on ne s’ennuie jamais. On ne s’ennuie jamais malgré le brouillard qui sévit, aussi impénétrable et malsain au corps que le « phébus abscons » l’est à l’âme. On ne s’ennuie jamais, car presque tous les jours, dans le journal, on a une nouvelle ou une photo du grand chantier grâce à notre nouvelliste à nous.

Et sur la toile, maintenant on a des nouvelles du chantier aéronautique de notre cher maestro Marinetti qui après être monté en avion, en est redescendu tel Icare vers la terre :

Aïe ! Aïe ! Aïe ! La terre, ça fait mal à mon Latécoère, Aïe ! Aïe ! Aïe ! La terre, ça fait mal, quand le nez de l’avion s’y carre !

Sur le tarmac du Charmoy il nous monte à présent un avion gros porteur en légos le coco ! Des légos pour les gogos ! Et des légos c’est qu’il en faut pour construire un si grand avion ! Mais les légos du visionnaire, apprenti légionnaire, sont légions !

Vous voyez, on ne s’ennuie pas dans les brouillards de notre Val de Saône, on est vraiment vernis, avant même d’aller au vernissage, car on peut dire que, pour notre bonheur

Deux nouvellismes, celui de la toile et celui du journal, se conjuguent chez « le peintre du Charmoy, [qui] s’installe au même endroit pour traquer de ses yeux perçants les moindres avancées du chantier.

Au rayon aéro-épicerie, on a notre Delattre en promo bien à nous !

Alors ? À quand la grande expo rétrospective de notre pittore de l’hyper-nouvellisme du plein air et du rond-point ? Pour l’inauguration sans doute, et pour la remise. Mais quelle donc remise ?

RAYON DÉCORATION - du 10 NOVEMBRE 2015

L’artiste « visionnaire » n’avait-t-il pas déjà pressenti et dépeint lui-même cette nouvelle heure de gloire encore à vivre dans son puissant article « Zinzin sur le radis monumental ».

« Zinzin sur le radis monumental », il faut le découvrir, comme Naples avant de mourir. C’est moins cher que Naples, et si l’on cherche bien on trouve même un Vésuve, un Volcan qui, lui aussi, a sa médaille !

« Zinzin sur le radis monumental », c’est un petit bijou littéraire, un camée finement ciselé avec art et délicatesse. Cette délicatesse, est native et viscérale chez l’artiste. Cette délicatesse, ne transpire-t-elle pas dans l’éditorial du Bloc Note Intellectuel Auxonnais N° 3 de 2004 : « Le Bloc Note bénéficie d’une séduction enchanteresse. Tous les reflets d’activité sont inondés de lumière avec un zeste de romantisme, surmontés d’une sincérité émotionnelle ».

Rien d’étonnant, donc, à ce que « Zinzin sur le radis monumental » ait connu récemment, auprès d’une foule d’amateurs éclairés, une audience fa-ra-mi-neuse.

Il est vrai que c’est dans « Zinzin sur le radis monumental », que l’on découvre cette phrase ineffable sculptée par la plume expressive et inimitable du maître :

« Avec ton beau costume, pour l’inauguration de ce magasin, tu pourras caqueter jusqu’à satiété, avec pour récompense un pied de maïs, un pied de tournesol et un pied de soja ». Diantre ! Quel style ! Et quelle profusion d’oléagineux ! Notre artiste, reporter et littérateur serait-il aussi un compilateur compulsif du Larousse agricole ?

On sent que l’attente de l’évènement le titille. Encore une bonne occasion pour se faufiler tout près des « huiles », là où ça baigne, et de se figer dans un solennel garde-à-vous, et encore de pêcher une perle rare pour les trésors vidéo de son blog-bazar. En attendant, à défaut d’« un pied de maïs, un pied de tournesol et un pied de soja », Claudi offre en hommage au maître, un solide pied-de-nez !

Nouvellisme du plein air au Charmoy

Nouvellisme du plein air au Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 novembre 2015 (J+2533 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Salons et cimaises

Repost 0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Salons et cimaises
22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 08:57

« UN BLINDÉ PLUTÔT QU’UN RADIS ! » - du 22 JUILLET 2015 (J+2408 après le vote négatif fondateur)

Un feuilleton c’est comme une drogue, on en devient vite addict ! Et la nouvelle livraison à peine consommée, on attend déjà la suivante. Les livraisons, c’est un peu comme les libations, mot pompeux utilisé par les pédants pour dire « boire un bon coup », on aime remettre ça, bis repetita placent ! Soucieux de votre santé (à la vôtre !!) fidèles lecteurs/trices, je vais donc interrompre momentanément notre feuilleton. La suite viendra, n’en doutez pas.

Je vous dois d’abord quelques explications. « Un blindé, plutôt qu’un radis » voilà un titre peu commun en forme de mot d’ordre martial, sinon belliciste et qui rappelle le tristement célèbre mot d’ordre de 1936 « Kanonen statt Butter », des canons à la place du beurre, du beurre pour les radis bien entendu ! C’est Claudi qui me l’a soufflé, il a dû prendre un coup de bambou avec cette chaleur…et les libations !

Voilà que Claudi s’est entiché de l’auto-mitrailleuse Ansaldo-Lancia 1ZM N° 74, l’Alcôve d’acier de ce cher Marinetti. L’Alcôve d’acier, ça le fait rêver, je ne sais pas si c’est pour l’alcôve, ou pour l’acier, ou même peut-être pour les deux ! Vous voilà rassuré(e)s, on ne sort pas vraiment du sujet. Nous allons simplement faire ce qu’on appelle une petite digression. Une petite digression au sol avec Claudi, autour de l’Alcôve d’acier, histoire de se dégourdir les jambes avant de remonter en avion, avec Marinetti, bien entendu !

Le blindé, ça y est, on a compris, mais le radis, qu’est-ce qu’il vient faire dans tout cela ? Selon Claudi, il aurait récemment surgi, énorme, phallique, turgescent et monumental, tel un imposant menhir sur le rond-point de l’Europe, marquant le nouveau centre de l’hyper-monde, où des dizaines de milliers de gogos seraient déjà venus l’admirer. Je lui réponds : « Coup de bambou que toute cette salade…et copieuses libations ! »

N’empêche que Claudi insiste, le rond-point de l’Europe mérite mieux que ce radis ! On pourrait, par exemple, y honorer les héros du Charmoy, ceux qui « sont partis au feu pour faire un hypermarché sur leur commune ». Le lecteur dubitatif pourra vérifier la réalité et l’authenticité ainsi que la paternité de cette citation martiale, qui ne s’invente pas, dans l’article du Bien public du 12 octobre 2009 intitulé « Leclerc : le dossier sera porté plus haut ».

Mais pour brosser avec talent cette épopée, ai-je dit à Claudi, il faudrait un nouvel Édouard ! - Un nouvel Édouard ?!

- Édouard Detaille bien entendu ! Non, grand-père, pas un bouclard de taille, É-dou-ard De-taille, le célèbre peintre de batailles !!

- T’en fais pas Claude, des peintres batailleurs, j’en connais, on fera avec !

Alors, tout fier, Claudi a sorti fébrilement son projet de ses cartons. Ah ! Ces artistes ! Ça ne doute vraiment de rien !

N.B. : un bouclard c’est une grande surface, dans le jargon des pros.

« UN BLINDÉ PLUTÔT QU’UN RADIS ! » - du 22 JUILLET 2015 (J+2408 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 juillet 2015 (J+2408 après le vote négatif fondateur)

Repost 0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Salons et cimaises