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  • Claude Speranza, Auxonnais
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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 08:12

UN DRONE DE PAROISSIEN - du 19 AVRIL 2016 (J+2680 après le vote négatif fondateur)

Les gens d’âge respectable connaissent sans doute le film comique de Mocky intitulé Un drôle de paroissien.

Avec un Un drone de paroissien nous entrons aujourd’hui, malgré nous, dans le tragi-comique.

Un drone est un petit avion sans pilote. On peut le munir d’une caméra dans le but de recueillir des images. S’il opère dans une église, c’est alors un drone de paroissien.

C’était couru, nous l’avions pressenti dans notre article d’hier dans lequel nous avions noté ce détail à la fois cocasse et navrant : « Tel un Suisse muni de sa hallebarde, un paparazzi mitrailleur sillonnait allées et contre-allées, électron libre mû sans doute par l’agitation médiatique ». C’était couru, le Suisse était en fait un drone, et qui plus est, un drone de paroissien !

Il ne suffisait donc pas à notre Chasseur d’images impénitent de s’approprier, pour sa plus grande gloire médiatique et dans son blog-boutique perso d’artiste, toute une collection de cérémonies officielles, il manquait encore quelque chose à sa prestigieuse galerie d’icônes : l’onction de l’image religieuse.

L’oubli est à présent réparé. Après la visite du Leclerc avec Notin, après la remise des képis en plus de 5000 exemplaires, voilà qu’il accroche aujourd’hui la grand’messe à ses cimaises.

J’avoue être un peu sévère, mais n’allez surtout pas me prendre pour un iconoclaste, car je confesse aimer aussi les belles images. Mais tout comme les décorations, les images solennelles ou sacrées ne gagnent pas à être épinglées ou accrochées (PIN IT) à la légère sur un support inapproprié. Il leur faut en effet de dignes supports dédiés. En la matière, notre drone se révèle vraiment incorrigible.

À découvrir quand même sur le versant littéraire, car pour les gens qui savent lire, il y a aussi un texte d’auteur et dans ce texte original quelques vrais bonheurs d’écriture à savourer (avec modération bien entendu).

Ainsi de cette belle parenthèse acoustique qui vous fera vibrer :

« Le silence est interrompu par la fin de la minute de silence. Les vibrations vocales s’enchaînent à nouveau, dans une valse de bandes d’octaves, à niveau bas.

L’énergie acoustique équivalente s’échappe de façon multidirectionnelle à la recherche d’obstacles de réverbération, ou encore d’une cavité architecturale ou végétal afin de dissiper sa chaleur pondérée. »

Notons aussi que la chute du texte révèle pour le lecteur attentif une incomplétude syntaxique, incomplétude sans doute savamment pesée et pensée pour nous faire désirer une suite.

Rapportons fidèlement cette chute : « Après un dépôt de gerbes suivi d’une minute de recueillement et aussitôt enchaîné par une Marseillaise chantée qui est venue trancher l’atmosphère environnante du monument aux morts du square du souvenir ». Avouez qu’en fait de trancher, ça coupe un peu court et qu’on attend la suite !

On retient donc son souffle en attendant la suite, après cette terrible Marseillaise qui « enchaîne » et qui « vient trancher ».

Bonaparte et le drone de paroissien

Bonaparte et le drone de paroissien

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 19 avril 2016 (J+2680 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Zarzelettres
22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 08:25

UN BARON ROUGE - du 22 NOVEMBRE 2015 (J+2531 après le vote négatif fondateur)

La mémoire de Manfred Von Richthofen, le Baron rouge, cet as des airs à l’âme pure, est toujours vive. Le Baron rouge était un vrai romantique au grand cœur, et ce cœur juvénile battait sous l’Ordre prestigieux « Pour le Mérite », qu’avait accroché Guillaume, et qui n’était pas en chocolat. Si on l’appelait le Baron Rouge, c’est que, par crânerie, il faisait peindre son aéroplane en rouge et non, comme le dit le texte d’un savant et délicat coloriste, parce que, comme chez « certaines personnes, la polarisation des anthocyanes accentu[ait] les pigments rouges de [ses] pommettes ».

Manfred Von Richthofen était un vrai héros qui mourut jeune et admiré, et ne connut donc jamais le sort cruel de ces vieilles gloires factices sur le passage desquelles les méchants se retournent pour pouffer de rire. Si cela vous arrive, mes vieux copains, sachez que dans de telles circonstances, « la seule condition pour […] y tenir, c’est de ne jamais se retourner ». Ce n’est pas vraiment le bonheur, mais enfin, c’est toujours mieux que rien.

Et puis notre Manfred n’était pas du genre à confondre un aéroplane avec une épicerie, un héros avec un médaillé, ni à mélanger la gloire des couleurs de l’Empire et le petit commerce dans ses mémoires. Il a toujours ses fervents admirateurs/trices – dont modestement je suis – et pas besoin de compteur bidouillé pour les compter !

Mais les temps sont durs, on a les héros qu’on mérite ! Il en est même d’un peu souffrants et qui ont un besoin constant de reconnaissance, comme à l’hypoglycémique il faut impérativement son glucose, et à Zinzin sa « vinasse » !

Alors, quand on est en manque, un compteur qui monte tout seul, un tableau d’honneur bien chargé, c’est vrai que ça vous remonte le moral. Mais il ne faut tout de même pas trop charger, car il arrive que sur la piste, l’avion de la gloire ne décolle jamais, alors sur le tarmac, en faisant « bbrrrr » on divague les bras écartés, comme un frelon asiatique égaré. On a les zéniths qu’on peut, mon pauv’Monsieur !

Mais plutôt que de tirer sur les ambulances, rendons plutôt hommage à un auteur. Quel auteur ? Vous débarquez mon cher : l’auteur des hauteurs, l’auteur que, depuis 2004, nous avions oublié, impénitent amnésique, de féliciter pour la belle décoration que, sur sa photo et sur le cœur, il s’était accrochée !

Vive notre Baron Rouge à nous, qui, s’il ne risque plus de mourir jeune à présent, mourra quand même bien décoré ! Vive notre Baron Rouge à nous, vive les « anthocyanes » et le carmin de cochenille, et vive l’aéropeinture ! Hourrah ! Hourrah ! Hourrah ! Comme on crie sur la Place Rouge à la parade.

ALBUM MARINETTI MONTE EN AVION

Claudi, flemmard, n’a pas dessiné pour une fois. Je dois vous avouer, que depuis « Marinetti monte en avion » il a pris le mal de l’air. C’est qu’il n’a pas l’étoffe d’un Baron rouge, lui ! Alors, pépère, il s’exerce à la photographie d’archives historiques. Ne le répétez pas, Claudi prépare une grande exposition interarmes sur les As des As qui vous mènent en bateau… a pied, à cheval et en caddie !

Un Baron Rouge

Un Baron Rouge

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 novembre 2015 (J+2531 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Zarzelettres
10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 07:13

RAYON DÉCORATION - du 10 NOVEMBRE 2015 (J+2519 après le vote négatif fondateur)

Après un petit intermède haut-saônois, reprenons notre actualité monumentale auxonnoise.

L’hyper-monument dont un polygraphe zélé nous tient presque journellement au courant de la sculpture, sera doté, n’en doutons pas, d’un rayon décoration.

La décoration, n’est-ce-pas en effet la petite touche de bon goût qui change tout, la petite note qui vous met en valeur.

Impressionné par la très récente republication d’un article visionnaire de 2010 qui avait prévu, bien avant l’heure, le monumental surgissement glyptique que l’on découvre actuellement sur les terres du Charmoy, nous nous sommes replongé dans l’abondante bibliographie d’une œuvre pour le moins foisonnante et originale dont la BNF (Bibliothèque Nationale de France) serre les numéros dans ses magasins.

Il faudrait une vie pour commenter toutes les richesses de cette véritable encyclopédie à faire rêver Bouvard et Pécuchet, et nous n’entreprendrons pas cette tâche bien au-dessus de nos forces, nous contentant seulement d’y picorer à l’occasion…

Je sens que les curieux vont fouiller dans leurs archives. Attention, certains numéros sont devenus rares ! Nous en possédons un certain nombre, mais nous devons hélas déplorer des lacunes. Même à la BNF, il en manque un. Oui ! Car ces exemplaires de revue on été déposés à la BNF comme nous l’avons déjà dit et comme, d’ailleurs, le précise l’auteur lui-même. Et peut- être même à la Bibliothèque du Congrès à Washington !

On peut donc les y consulter. Si une thèse vous tente, il y a un créneau à prendre ! Je peux vous aider à en rédiger l’intitulé ! Lecteurs/trices studieux/ses découvrez une certaine vision d’Auxonne au début de notre siècle à la BNF !

http://data.bnf.fr/41132031/bloc_note_intellectuel_auxonnais/

[Après avoir accédé au site, cliquez à droite « catalogue général », la notice résumée apparaîtra, cochez « le carré à gauche » et cliquez « voir les notices », vous aurez tout le détail]

Maintenant, attelez-vous à la thèse, nous nous chargerons de l’antithèse !

Au fait, en passant, comme ça, au fil des pages, nous avons dégotté une petite idée décoration bien sympa pour agrémenter à bon compte sa photo d’identité. La petite patte qui épate, le petit plus pour sécher les copains et les copines !! Le je-ne-sais-quoi, le presque rien qui vous ira si bien. Non ! Je ne rêve pas, je ne suis pas un visionnaire, un terrible que rien n’arrête, moi, juste un amant de la vérité et un lecteur attentif à qui on ne la fait pas !

Je n’ai pas rêvé, j’y ai regardé à deux fois et même à trois, après les « libations chaotiques », sait-on jamais… Non, je n’avais pas eu la berlue, il était bien là ce petit figuratif, et il est toujours là !

Maintenant je ne sais pas comment vous dire ... Oui, il fait penser terriblement à ces petits figuratifs palmés ou étoilés et autres croix, sortes de petits insectes bizarres pour le profane mais qui, en réalité, n’en sont pas, et qui parlent d’eux-mêmes comme vous et moi !!!

Petits figuratifs un peu désuets à présent, certes, mais apparemment toujours appréciés par les vrais connaisseurs, cavaliere, et autres commendatore, et qui suivaient jadis en clinquante ribambelle les noms des notables décorés sur leurs cartes de visite. Comme son parfum suit la femme du monde.

Chaussez vos lunettes, et regardez bien le cliché en page 4 du n° 3 de juin 2004 de la dite revue. Le figuratif en question n’est tout de même venu pas venu là par hasard. Il ressemble diablement et de façon très équivoque à une décoration bien connue. Quelle est sa fonction ? Que représente-t-il ?

Vous n’avez pas conservé le numéro en question, tant pis pour vous ! Demandez-le à l’auteur qui ne manquera sans doute pas de s’empresser de vous le communiquer en hommage d’auteur ! Ou plutôt, allez à Tolbiac, ou à Washington, le consulter, ça vous fera une sortie ! Vous découvrirez alors l’« insecte » en question ! Munissez-vous d’une loupe au besoin.

Je ne peux vous en dire plus, certain qu’une réédition de ce cliché, aucta et emendata (demandez à un conservateur de la BNF il vous expliquera) devrait sans doute paraître incessamment pour le plaisir et l’édification de myriades d’internautes qui s’empresseront de faire tourner le compteur magique jusqu’au vertige !

Conversation saisie sur le vif au rond-point de la poste qui ne fait que croître et embellir :

– À propos, vous avez entendu parler de la remise, mon cher ?

– Ben, quelle remise ?

– Ça alors vous débarquez ! La remise, quoi !

– Ben, quelle remise ?

– Vraiment, il faut vous faire un dessin ! La remise à tout casser à l’occasion de l’ouverture du rayon décoration de la sculpture !

– Mais quelle donc sculpture ?

– Pauvre ignare, mais vous ne lisez donc rien, triple buse, vous ignorez que « la rue du Colonel Redoutey en direction de Dole sculpte le futur commercial »©. Ce n’est pourtant pas faute de vous l’avoir rappelé !! Au lieu de faire des « libations chaotiques »© vous feriez mieux d’avoir de saines lectures !

– Pardonnez-moi, Maître, je sais peu de choses. Mais à propos de Dole, je sais quand même qu’y naquit Jules Grévy, auquel est dédiée une place. Je ne connais rien à la sculpture, mais je sais que le Président y avait sa statue, que fondit l’occupant en 1942. Et à propos de décoration, je sais que son gendre Wilson en connaissait un rayon, pour la plus grande joie de Caran d’Ache !

Au fait, Claudi commence à faire son gros prétentieux. C’est dans l’air me direz-vous, mais quand même ! Savez-vous qu’il commence à se prendre pour Caran d’Ache !! Le voilà qui donne à présent dans la ferblanterie ! Après Zinzin, bonjour Bling ! Bling !

Au Charmoy on a la banane !

Au Charmoy on a la banane !

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 novembre 2015 (J+2519 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Zarzelettres
28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 07:35

ZINZIN ÉCRIT UN SONNET MONUMENTAL POUR LE RADIS - du 28 OCTOBRE 2015 (J+2506 après le vote négatif fondateur)

Comme une comète dans le firmament littéraire charmoysien, un évènement d’une grandeur académico-artistique majeure projette à nos yeux sa lueur astrale. Cet évènement, c’est la publication imminente, dans une plaquette luxueuse en tirage limité, du Sonnet au radis du poète Zinzin.

Oui ! Bonne nouvelle, Zinzin le perroquet existe, nous l’avons même rencontré. « Scribo ergo sum ! » nous a-t-il declaré, du haut du radis monumental du rond-point de l’Europe. « J’écris, donc je suis ! ». Relégué au sommet de la monumentale crucifère, Zinzin n’a pas grand’chose à faire, alors pour meubler sa vie de stylite, il écrit.

Tandis que son geôlier mignon compte les camions, les boulons et les moellons, Zinzin, mine de rien, fait des vers sans en avoir l’air, comme Victor Hugo sur son pot et comme un radis quand il vieillit. Fidèles lecteurs/trices, bon appétit !

Voici pour votre plaisir et pour votre culture (maraîchère) :

 

Le sonnet au radis

 

Croquant et rose, au beurre, au sel il me ravit

J’adore ses rondeurs et son parfum de fanes

En potage à la crème, un velours qu’on réclame.

Ne rosis pas ainsi, je t’ai nommé : radis !

 

Car je t’aime radis, tu es mon paradis

Ton charme et ton Charmoy, dont tu ornes la voie

S’ils enflamment mon cœur, ont détraqué mon foie*

Radis rond du rond-point, tu me fous le tournis**

 

La pompeuse envergure de ta caricature

Ta prétentieuse enflure, radis, je n’en ai cure

Tes fanes de chichoune***, je les voue aux altises ****

 

Ton inanité blesse un regard affligé,

Comme un faucheur de vent ou un pêcheur sans prises,

Monumental radis au rond-point érigé

 

Signé : Zinzin, le stylite solitaire du radis monumental, où on l’a relégué, et qui a vaincu sans beurre et sans reproche cet Éverest de bon goût et d’inspiration artistique !

Notes de l’éditeur Chantecler

* à propos du foie de Zinzin : il est vrai que cet organe présente un tableau inquiétant, dans lequel domine le jaune. En cause, le penchant marqué de Zinzin pour les « libations ». Libations ?! Patience, la prochaine fois, promis, vous en saurez plus et nous libationnerons tous ensemble avec Zinzin !

** tournis : l’emploi de ce mot est sans doute allusif selon deux orientations possibles : trivialement, souligner la fonction giratoire du rond-point, plus subtilement, souligner les dimensions exagérées du radis, sachant que turnip désigne, en anglais, un navet. La suite du sonnet semblerait confirmer cette dernière option.

*** fanes de chichoune : jeu de mot certes un peu facile, mais la note méridionale vient à point souligner l’enflure du propos.

**** altises : petits coléoptères parasites qui s’attaquent aux feuilles des crucifères (choux, navets, radis), particulièrement en période chaude. Les altises ont causé d’importants dégâts l’été dernier.

 

Notre appréciation : la chute est belle, celle du sonnet bien sûr, pas la chute de reins ! En effet, le lecteur averti ne s’attardera pas lascivement sur le premier quatrain alléchant, sur « ses rondeurs et son parfum de fanes », mais poursuivra courageusement sa lecture jusqu’au « Monumental radis au rond-point érigé ».

En chemin, il reconnaîtra (soyons optimistes !) une touche mallarméenne dans le vocable « inanité ». Ce vocable a été immortalisé par le maître dans le vers immortel de son sonnet en « yx » : « aboli bibelot d’inanité sonore ». Mais il est bien évident qu’ici, par ce clin d’œil, Zinzin désigne clairement l’inanité visuelle d’un bibelot de rond-point, et non un « ptyx », bibelot de salon.

Le sonnet au radis

Le sonnet au radis

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 Octobre 2015 (J+2506 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Zarzelettres
26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 05:52

UN RADIS MONUMENTAL, C’EST POSSIBLE ! - du 26 OCTOBRE 2015 (J+2504 après le vote négatif fondateur)

Dans la chaleur de l’été, paraissait sur la toile un texte à faire péter les scores au compteur : « Zinzin sur le radis monumental ». Il paraîtrait, en passant, que le premier de nos édiles, du temps où il apparaissait encore sur facebook, aurait kifé et liké.

De ce texte, déjà cité dans notre précédent article, nous ne commenterons pas – pour l’instant – en détail la teneur hermétique, ni la valeur littéraire, laissant à chacun sa liberté d’en juger. Nous en retiendrons par contre un projet plastique original, celui de l’érection d’un radis monumental au Rond-point de l’Europe. Voilà bien un projet superbe, un projet à creuser par nos experts ès ronds-points. Oui, tout le monde sait que quand un radis grossit, il creuse aussi ! Et les radis, aurait dit Brel, plus ça devient vieux, plus ça devient creux !

Trêve de plaisanterie, nous ne parlons pas d’amateurs, mais de spécialistes, d’experts en ronds-points. Si notre ville a reçu sa deuxième fleur, « c’est notamment grâce aux quatre ronds-points […], qui font l’objet d’une décoration aussi originale qu’esthétique » (Le Bien Public du 20 courant dans l’article « Une fleur de plus pour la ville »)

Mais tout comme Les trois mousquetaires sont quatre, nos « quatre ronds-points » sont cinq si l’on y ajoute le Rond-point de l’Europe, dont l’importance centrale devrait sous peu s’affirmer. Il est vrai que ce Rond-point de l’Europe ne fait pas encore « l’objet d’une décoration aussi originale qu’esthétique ». On s’en préoccupe toutefois, du moins à en croire Le Bien Public du 23 août dernier dans lequel on pouvait lire sous la plume de Louis Lanni : « Après le rond-point de la place de Verdun, celui de la Poste, de la Porte-Royale et des Casernes, une nouvelle scène est en projet pour le rond-point de l’Europe, route de Dole »

Compte-tenu de l’antériorité de la parution du texte « Zinzin sur le radis monumental » par rapport à l’article cité, et du like d’importance qui l’a distingué, rien n’interdit pour l’instant de faire l’hypothèse que la « nouvelle scène […] en projet pour le rond-point de l’Europe » pourrait comporter l’érection d’un radis monumental au dit rond-point.

Subsiste toutefois le problème de la pertinence, ainsi que celui de la faisabilité. En ce qui concerne la pertinence, elle est évidente : tout comme les vanneurs, le faucheur et le tarare, le radis plonge sa racine dans notre tradition agricole désormais plus en vogue et en pointe sur nos ronds-points que dans les champs. Reste la faisabilité. Pour nos amis bretons, qui ont des chapeaux ronds et des radis itou, cela n’a pas semblé poser de problème.

http://www.ouest-france.fr/un-radis-geant-sera-plante-rennes-3227502

Le seul problème subsistant pour finir est celui du volet financier de l’affaire. Un mécénat opportun est pressenti, qui ne compte pas pour du beurre. Radis au beurre ! Tu l’as dit bouffi ! Un groupe de fanes (de radis) pourrait aussi se constituer sur facebook sous l’intitulé « OUI au radis monumental du Charmoy » et solliciter un financement participatif.

Fidèles lecteurs/trices, il vous reste à patienter un peu, ce radis est une œuvre d’art, il n’est pas de ceux qui poussent en dix-huit jours ! Et si le temps vous dure, vous pouvez toujours rejoindre les 30 000 fan(e)s d’une œuvre décoiffante qui a changé leur vie :

Lisez et relisez « Zinzin sur le radis monumental » !

Vous pouvez aussi faire un tour en Bretagne, à la rencontre de l’artiste rennais Ar Furlukin, qui, parlant de radis déclare « Nos racines communes, c’est ça l’idée. On est tous dans la même botte, on est tous différents et tous similaires. La même humanité. Et puis racine, radice, radix, les racines quoi… » et d’ajouter : « C’est beaucoup plus facile à peindre que plein de choses. J’aimerais dessiner des femmes nues mais les modèles se plaindraient du résultat… »

http://alter1fo.com/invasion-artistique-de-radis-a-rennes-30875

C’est aujourd’hui la grand’foire. Comme dirait l’autre, « beaucoup de badauds et pas beaucoup d’acheteurs ». Bientôt, Claudi l’a compris, on inaugurera le radis monumental en grande pompe. Alors, réservez vite votre médaille commémorative, ça vous en fera une de plus ! Comme ça, on pourra plus dire qu’à Charmoy-City, ils ont plus un radis ! Et surtout, profitez-en, « Cueillez les radis de la vie ! »

https://www.youtube.com/watch?v=KCMO7opSRCo

Le semeur de radis

Le semeur de radis

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 26 Octobre 2015 (J+2504 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Zarzelettres
13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 08:15

LE FUTURISTE ET LE NOUVELLISTE - du 13 JUILLET 2015 (J+2399 après le vote négatif fondateur)

Notre titre n’est pas emprunté à une fable de La Fontaine. Se détournant résolument d’un passé révolu, il a une orientation futuriste. À propos, vous connaissez Marinetti ? Non, vous avez perdu, ce n’est pas une marque de vermouth !

Filippo Tommaso Marinetti (1876-1944) est un écrivain italien, initiateur du futurisme. En 1910, il publie dans la revue Comoedia, son célèbre tract « Venise futuriste ». En un mot, dans ce tract, Marinetti se propose de réveiller « La Belle Endormie » qu’est alors Venise et préconise pour cela, dans le style grandiloquent qui le caractérise, quelques méthodes radicales : « Nous voulons ranimer […] le peuple vénitien, déchu de sa grandeur première […] avili par la routine de ses petits commerces… » « Brûlons les gondoles, ces balançoires à crétins et dressons jusqu’au ciel l’imposante géométrie des ponts de métal et des usines chevelues de fumée, pour abolir partout la courbe languissante des vieilles architectures ». 200 000 manifestes multicolores furent lancés à cette occasion du haut de la Tour de l’Horloge et Marinetti souligne « que les pigeons affables et casaniers furent pris d’un tel effroi, qu’ils désertèrent pour plusieurs jours leurs nids merveilleux aux dentelles de marbre ».

Toutes proportions gardées, un esprit futuriste règne aussi depuis quelques années au sein de la municipalité de notre ville qui espère, par « l’imposante géométrie » d’un hangar de charpente métallique planté sur les champs du Charmoy, réveiller notre « Belle Endormie ». Mais si ce goût prononcé des architectures métalliques pourrait sembler à première vue marinettien, il est en fait beaucoup plus modéré car il n’envisage surtout pas de chasser de leurs ronds-points (les ronds-points sont à Auxonne ce que les campi, ces charmantes petites places, sont à Venise) les vanneurs vannés, les faucheurs fauchés, les laveuses lessivées et autres pêcheurs bredouilles, témoins d’un passé révolu.

On sait, qu’à grand renfort de tracts et d’affiches, un scrutin populaire, luron et publicitaire fut organisé en juin 2010. Le battage fut si fort (malgré l’absence de tarare) que le OUI l’emporta. Le 27 juin au soir, à l’issue du scrutin, un discours fut prononcé auquel nous avions assisté et dont nous croyions les paroles envolées. Amateur d’archives, nous commencions à déplorer la perte irréparable de cette bonne bouteille manquant aux grands chais du conservatoire de l’éloquence.

Grâce à Dieu, le miracle de l’imprimerie avait conservé de larges extraits du texte. Bizarrement, ce n’est pas dans Inf’Auxonne que vous pourrez le découvrir, mais en page 6 du numéro 3 de 2013 d’un magazine artistique auto-édité, assez connu pour que nous n’ayons pas à préciser son nom !

Rencontre opportune et ineffable d’un futuriste et d’un nouvelliste, assurant pour un futur radieux, la pérennité du verbe !

Préservant la partie graphique de la page 6 et les droits intellectuels et artistiques de son auteur, apparemment plus pointilleux sur le © que sur le mélange des genres, nous rendons aujourd’hui à César, ce qui est à César, et au domaine public, ce discours qui fut prononcé publiquement le 27 juin 2010.

 

Prononcé, il le fut en effet avec un bel aplomb, ce discours public, dont le directeur du magazine artistico-publicitaire se fit alors le héraut empressé. Remarquons à ce propos, que si l’auto-encensement et l’auto-promotion sont des péchés véniels fort répandus auxquels nous ne prétendons pas, nous-même, toujours échapper, en revanche, la flagornerie à l’égard des pouvoirs en place peut manquer terriblement d’élégance !

On pourrait s’en laisser conter par le ton vibrant de ce discours et des expressions telles que : « Depuis près de 18 mois, le débat a eu lieu. Chacun a pu s’exprimer ». La magie du verbe tombe, lorsque l’on sait qu’en fait, au mépris du « vote négatif fondateur du 17 décembre 2008 » le projet fut facilité en catimini par quelques partisans du promoteur aux commandes de la mairie. Ces derniers assurèrent « discrètement » au promoteur la « maîtrise foncière de la zone ». En conséquence, et au vu sans doute du caractère de large transparence de ce « débat » sur le terrain, le premier de ces artisans zélés reçut du promoteur un satisfecit figurant dans une lettre publiée en page 4 d’ Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009. Qui douterait de tout cela, pourra le vérifier sur pièces !!

UN « CHARMOY POUR LES MULES » : CHANTECLER n° 14 - du 16 MARS 2015

Aujourd’hui, les 200 000 manifestes de la Tour de l’Horloge et les affiches jaune-fluo de LURE de juin 2010 ont inspiré Claudi. Il est vrai que, comme à Venise, les pigeons ne manquent pas à Auxonne. Ils ne manquaient pas, du moins, en ce 27 juin 2010 !!

LE  FUTURISTE  ET LE NOUVELLISTE - du 13 JUILLET 2015 (J+2399  après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 13 juillet 2015 (J+2399 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Zarzelettres