Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : chantecler-auxonne.com
  • chantecler-auxonne.com
  • : "Je chante clair afin qu'il fasse clair" Edmond Rostand
  • Contact

Profil

  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
  • Auxonne, environnement, actualité, hypermarché, grande distribution, société

Recherche

6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 08:10

NO LIBRARY À CHARMOY-CITY - du 6 novembre  2016 (J+2881 après le vote négatif fondateur)

     Vous savez tout sur le minibus de 9h47, mais vous aimeriez en savoir plus sur le chef-d’œuvre de Georges Courteline Le train de 8h47. Le train de 8h47, dans la littérature satirique, voilà, toutes proportions gardées, le grand prédécesseur de notre modeste minibus de 9h47.

     Grâce à Claudi vous savez tout sur le minibus de 9h47, mais vous aimeriez en savoir plus sur Le train de 8h47. Alors, aujourd’hui, c’est décidé vous allez le commander à la librairie de la Place d’Armes. La Place d’Armes c’est en effet tout indiqué pour commander…une prise d’armes ou un roman de mœurs militaires.

      Pour la prise d’armes, ça roule (roulez tambours !), on a le spécialiste photographe retaillé et bon de guerre qui va bien, mais pour le roman, ça c’est plus coton mon colon, car la librairie de la Place d’Armes elle a fermé y’a pas longtemps, mais pour longtemps. Fermez le ban ! Adieu roman ! No milk today but No library everyday ! Bonjour nostalgie !

https://www.youtube.com/watch?v=AuGWNshGM64

    Ne soyons donc pas pessimiste ! Il ne faudrait pas fermer le roman avant de l’avoir lu ! L’heure est à la revitalisation et à la redynamisation du centre-bourg…et de la lecture.

       Alors si vous avez vraiment envie de lire Le train de 8h47, même si la librairie de la Place d’Armes est fermée, vous le pouvez, car pour le lire, vous n’êtes pas obligé de l’acheter !

      Non, je ne parle pas de le voler ! Voler Le train de 8h47 imaginez un peu ! Et pourquoi pas voler le minibus de 9h47 pendant que vous y êtes. Vous imaginez un peu le scandale, et l’article dans le journal !

       Oui lire Le train de 8h47, en exemplaire papier vous le pouvez, nos équipements culturels locaux le permettent.

     Non, grand-père, pas besoin d’aller au musée ! Courteline au musée, qu’est-ce-que tu vas chercher ! Quelle drôle d’idée courtelinesque ! D’ailleurs le musée il est fermé comme chacun sait !

UN CHAPEAU POUR LE CHARMOY ?- du 28 Août 2016

      Pas besoin d’aller au musée, il suffit tout bonnement d’aller emprunter Le train de 8h47…Non ! Pas à la gare l’ancêtre ! À la bibliothèque ! Aussi simple que ça !

GARES DE CHARME À CHARMOY-CITY ? - du 12 MAI 2016

    Mais comme dirait ce vieil Alfred (de Musset) : « Il faut qu’une bibliothèque soit ouverte ou fermée ». Et manque de pot, pour le moment elle est fermée ! C’est le cas de le dire : No library à Charmoy-City sur toute la ligne.

    Du coup,  Le train de 8h47 risque d’avoir un peu de retard ! Alors, si vous aimez la lecture, il faudra vous contenter du journal. À défaut de découvrir les mésaventures de Croquebol et la Guillaumette vous suivrez, sans en perdre une miette, la passionnante saga des travaux de la station-service du Charmoy (3 épisodes déjà parus) !

DES CAROTTES AU CHARMOY- du 24 JUIN 2016

      Et si vous aimez le live, si vous voulez vivre la saga en direct, faites comme Arlette et Gaston, prenez vos parapluies et montez au Charmoy !

 

No library à Charmoy-City

No library à Charmoy-City

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 6 novembre 2016  (J+2881 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Culture

Repost 0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Culture
15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 00:00

TOISON D’OR - du 15 février 2014 (J+1886 après le vote négatif fondateur)

  

  À titre de bref intermède dans notre  grand cycle du Charmoy, nous voudrions faire partager à nos fidèles lecteurs/trices nos impressions concernant le spectacle « Monstre-moi » présenté hier soir dans notre salle événementielle par la Ville d’Auxonne et Le Turlupin en présence de Monsieur le Maire et Monsieur le Conseiller général. Ce « one women show » très physique et d’une grande intensité dramatique était mis en scène et interprété par Catherine Gourdon qui a tenu son public en haleine une heure durant, mêlant  le tendre et le violent, le pathétique et le trivial.

     « Monstre-moi », c’est un monstre qui se montre, déclinant dans l’outrance toute la palette des passions féminines. « Monstre-moi » c’est la passion de Médée réduite à l’os, démontrée avec une grande économie de moyens et une grande hardiesse dans les artifices de scène. En ouverture, la mère trompée et jalouse est seule sur scène, en grande robe blanche et perruque apprêtée, en proie à l’agitation, ses deux fils, elle va les « pondre » littéralement devant nous, et dans les affres : ce sont deux melons d’Espagne rugbyformes. Contemplant amoureusement son œuvre déposée sur l’unique chaise de la scène, la génitrice fredonne un chant de Noël : « Il est né… ». Ma voisine, une adolescente, laisse alors échapper : « Elle va les couver ! ». Pas trop ! Cette Médée-poule, rageant contre son mari Jason et sa poule Créuse, lève bientôt le masque : bas la perruque, de laquelle surgit l’opulente chevelure en désordre d’une folle ; aux orties, la robe pleine de candeur, la furie se dévoile dans le simple appareil d’une lingerie noire.

     La vengeance est à présent en marche, provocante, impudique, à califourchon sur la chaise : Tartuffe redoute d’entrevoir une toison qui ne serait pas d’or. Mort à Créuse, la putain !  Créuse,  c’est la fille de Créon roi de Corinthe, que Jason a décidé d’épouser, délaissant Médée qui lui a tout sacrifié. L’empoisonnement de Créuse par la tunique magique est habilement transposé dans une scène fumante où l’on voit la flamme dévorer la photo de la pin-up Créuse représentée sur un tract à l’en-tête de la Ville de Corinthe. Un tract, je vous le jure, dont la vue m’a fait penser irrésistiblement à ceux que nous commençons à recevoir depuis quelque temps dans nos boîtes à lettres. Excusez le rapprochement, nos passions électorales auxonnaises n’ont pas encore rejoint les grands mythes et, chez nous, la Toison d’Or, n’est tout au plus qu’un grand centre commercial dont certains rêvent pour le Charmoy et Corinthe une « marque » de raisins.

    Chez Médée, la passion et confusion des sentiments est renforcée par la confusion du langage qui prend des tonalités ibériques. La gestuelle s’accorde avec ces variations et débouche tantôt sur un paso doble irrésistible, tantôt sur une douce berceuse catalane (?) où la furieuse apaisée berce ses deux melons. À propos des melons rugbyformes, les postures de l’actrice promenant ses deux fruits chéris sur son corps peuvent rappeler, version féminine, certaines photos d’un célèbre calendrier. Question de genre ! Mauvais diront certains.

     Le spectacle tire à sa fin et les fistons vont être sacrifiés sur l’autel de la vengeance. Rouge et noir ! Les lumières de la scène rougeoient, les melons explosent en giclant sur la scène, projetés par la démente échevelée en nez rouge et lingerie noire qui les piétine, tiaf ! tiaf !, s’y vautre et pour finir les dévore et les régurgite dans une scène qui évoque irrésistiblement le Saturne dévorant ses enfants de Goya.

     C’est fini, tout est consommé, au propre comme au figuré, Médée retire son nez rouge, redevient humaine et salue l’assistance médusée en annonçant qu’elle va prendre une douche.

  Une clownerie pour le moins tragique et qui aura sans doute été diversement appréciée. À notre sens un spectacle roboratif et délibérément provocant. Toutes mes excuses pour finir : Claudi, toujours dans sa tranchée n’a pas voulu me dessiner une Médée !

 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 15 février 2014  (J+1886 après le vote négatif fondateur)

 

Repost 0
Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Culture