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  • Claude Speranza, Auxonnais
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26 octobre 2020 1 26 /10 /octobre /2020 05:00

CHARMOY-CITY : LA FOIRE AU BON VIEUX TEMPS DES AVALEURS DE GRENOUILLES - du 26 octobre 2020 (J+4331 après le vote négatif fondateur)

    Dans notre dernier article, nous évoquions l’interdiction de dernière  heure de la fête foraine prévue ce week-end.

CHARMOY-CITY,  FÊTE FORAINE : DES FAUX-PROFILS VOYANTS MIS EN DÉFAUT - du 24 octobre 2020

    Suppression confirmée par Le Bien Public qui titrait hier 25 (édition papier) :

« AUXONNE  Coronavirus Les forains forcés de plier bagage » en ajoutant :  « Le cœur n’est pas à la fête, sur la place d’Armes et dans le jardin de l’hôtel de ville à Auxonne. Pour cause, après les dernières annonces gouvernementales, les forains n’ont plus le droit d’exercer. Un coup dur pour ceux qui viennent tout juste de s’installer. »

    Un coup dur visiblement peu apprécié des forains si l’on se réfère au contenu l’article cité !

    Rappelons la précédente annonce faite en ligne le 22 par le quotidien :

« Côte-d'Or – Animation Auxonne : la fête foraine s’installe sur le parking de l’hôtel de ville »

    Si ce brusque revirement à propos de la fête foraine a pu surprendre, pour la foire d’automne, en revanche, les choses sont claires depuis longtemps. En effet, dès le 11 septembre dernier, Le Bien Public titrait « Côte d’or La Foire d’Auxonne est annulée ».

    Cette annonce nous avait engagé à publier, à titre de consolation, un grand article rétrospectif relatif aux foires d’antan.

CHARMOY-CITY : FAUTE DE GRANDE FOIRE 2020, QUELQUES SOUVENIRS - du 11 septembre 2020

   Les nostalgiques pourront relire aussi un article plus ancien à la mémoire des casseurs d’assiettes…

CHARMOY-CITY : À LA GRANDE FOIRE, ON NE CASSE PLUS D’ASSIETTES - du 28 OCTOBRE  2019

   Aujourd’hui, nous voudrions compléter cette évocation de types de forains aujourd’hui disparus en faisant mémoire des « avaleurs de grenouilles » !

     Avaleur de grenouilles, voilà un job impensable dans le monde d’aujourd’hui !

    Son exercice public ne manquerait pas de susciter un tollé sur les réseaux sociaux !

    À l’heure où tout un chacun, en ces temps difficiles, n’en finit pas d’« avaler des couleuvres », l’« avaleur de grenouilles »  n’a plus sa place dans notre société policée et respectueuse du vivant…

   On ne peut plus imaginer un quidam se donnant en spectacle, engloutir un seau d’eau et une douzaine de grenouilles vivantes devant les yeux ébahis des badauds, puis régurgiter dans un flot les animaux vivants, un à un dans un aquarium, au rythme de la générosité sonnante et trébuchante du public.

    En véritable fossile d’une société aujourd’hui disparue, votre serviteur, alors en culottes courtes, affirme avoir assisté à ce spectacle lors d’une foire des années 50.

    C’était dans le jardin de l’Hôtel de Ville, le docteur Guichard étant maire,  précisément à l’endroit qu’a figuré Claudi dans sa libre reconstitution de notre souvenir.

    Et j’avoue avoir été fasciné par ce spectacle rabelaisien autant que gargouillant. On disait alors couramment à celui qui buvait trop d’eau : « Ne bois pas trop, tu vas avoir des grenouilles dans le ventre ! »

    Et plouf ! Nous voilà replongés dans l’élément aqueux !

    À Charmoy-City, nous n’avons plus d’ « avaleurs de grenouilles », mais nous avons des mares et bientôt peut-être une base nautique !

CHARMOY-CITY : UN COMMENTAIRE PAS PIQUÉ DES VERS - du 21 octobre 2020

 

FLASH DERNIÈRE

    Ce matin à 08h30, après une nuit diluvienne, « il pleut, il mouille c’est la fête à la grenouille ! »

    Bon côté de l’histoire, nous aurons échappé à une foire mouillée !

CHARMOY-CITY : TOMBE LA PLUIE - du 05 octobre 2020

Charmoy-City, la Foire au temps des avaleurs de grenouilles.jpg

Charmoy-City, la Foire au temps des avaleurs de grenouilles.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 26 octobre 2020 (J+4331 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
7 octobre 2020 3 07 /10 /octobre /2020 09:08

CHARMOY-CITY : L’ÉCOLOGIE PUBLICITAIRE EN PANNE ? - du 07 octobre 2020 (J+4312 après le vote négatif fondateur)

    On peut lire dans Le Parisien d’aujourd’hui cette nouvelle qui fera froncer le sourcil aux écologistes :

    « Les betteraviers pourront utiliser des néonicotinoïdes jusqu'en 2023. Âprement débattu lundi, le texte permettant à cette filière de déroger à l'interdiction de ces pesticides « tueurs d'abeilles » a été adopté ce mardi à l'Assemblée par 313 voix pour, 158 contre et 56 abstentions.

    Plus des deux-tiers des députés LREM ont soutenu le texte, parmi lesquels Christophe Castaner, Thierry Solère ou encore Benjamin Griveaux »

     L’écologie n’est plus vraiment en marche et semble pour l’heure marquer le pas. Les humains souffrent de la COVID et les betteraves sucrières de la « jaunisse », dépérissement lié à un virus véhiculé par les pucerons.

    Notre blog s’était déjà fait l’écho des difficultés rencontrées par la filière agro-alimentaire  du sucre de betterave

CHARMOY-CITY : QUAND MONSIEUR LE MAIRE S’ESCLAFFE (4) - du 22 juillet 2019

    Si Jean-Paul Sartre (1905-1980) était encore parmi nous, il aurait pu recycler le titre d’une série de 16 articles qu’il  écrivit en  juin 1960 dans France-Soir : Ouragan sur le sucre

    Mais il s’agissait alors de Cuba aux veilles de la révolution castriste… et du sucre de canne !

    Précision historique, le blocus continental imposé par les Anglais sous le premier Empire et la « panne » induite en sucre de canne contribuèrent au développement de la filière betterave sous l’impulsion du chimiste  Chaptal. Un peu partout, on sema des betteraves, à la fin de l’Empire on produisait de 2 à 3 000 tonnes de sucre de betterave.

    Mais après ce détour napoléonien « sucré » contre l’hypoglycémie matinale, revenons à notre sujet du jour : « l’écologie publicitaire »

   Celle qui se pratique en chasuble blanche estampillée du logo « Nettoyons la Nature » sous le patronage d’une chaîne de la grande distribution.

    Une telle opération s’est ainsi déroulée aux Maillys, selon Le Bien Public en ligne du 1er octobre dernier qui titrait :

      « Côte-d'Or – Environnement Les Maillys : plus de 50 personnes se sont mobilisées pour nettoyer la commune En fin de semaine dernière, l’opération “Nettoyons la nature” était organisée un peu partout en France. »

    Un peu partout en France, mais pas chez nous à Charmoy-City !!!

    C’était d’ailleurs déjà le cas l’an dernier ! Pas possible !!!

    Et pourtant, sous la mandature Langlois, le « nettoyage » connut des heures fastes.

    Endossons la chasuble pour une évocation de ces très riches heures de la guerre publicitaire contre la canette, le mégot et le papier gras

CHARMOY-CITY : LA NATURE N’AURA PAS ÉTÉ NETTOYÉE CETTE ANNÉE - du 7 OCTOBRE  2019

   Afin que nos lesteurs/trices gardent les pieds sur terre, à propos de l’impact écologique réel de ces soi-disant « nettoyages » Claudi a recyclé une image tirée de l’article :

CHARMOY-CITY : NETTOYONS LA NATURE, SCRAPPONS LA TERRE ARABLE ET RAMASSONS LES MÉGOTS  - du 19 septembre 2017

 

Charmoy-City,le CMJ  nettoie la nature, et nous scrappons les hérissons.jpg

Charmoy-City,le CMJ nettoie la nature, et nous scrappons les hérissons.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 07 octobre 2020 (J+4312 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
20 septembre 2020 7 20 /09 /septembre /2020 05:00

CHARMOY-CITY : ALBUMS ET SOUVENIRS EN MARGE DES JOURNÉES DU PATRIMOINE - du 20 septembre 2020 (J+4295 après le vote négatif fondateur)

    Aujourd’hui, à l’occasion des Journées du Patrimoine, la rédaction de Chantecler offre à ses concitoyens, à travers une sélection de ses publications, de découvrir notre patrimoine sous un angle inédit. À voir ou à revoir !

    À tout seigneur tout honneur, nous commencerons par deux albums mettant en scène librement le lieutenant Bonaparte.

    Le premier très court, sur fond d’attentats de Charlie, est de pure imagination.

ALBUM NAPOLÉON ET LE CRAYON

   Le second, très documenté, sur fond de péripéties concernant le projet de réouverture du Musée Bonaparte fermé depuis la fin de la saison 2012, et actuellement « en caisses », est truffé de données historiques.

ALBUM BONAPARTE À AUXONNE ou le Promeneur Solitaire Corse

    Dans notre illustration du jour, nous avons, par ailleurs, souhaité conjuguer actualité sanitaire et souvenirs de Napoléon Bonaparte, en rediffusant une composition de Claudi tirée de l’article.

CHARMOY-CITY : UN MASQUE POUR BONAPARTE  - du 24 mars 2020

 

   Après l’incontournable Bonaparte, un troisième album évoquera l’un des aspects particuliers de notre patrimoine bâti, en abordant cum grano salis l’importance des cheminées dans le patrimoine architectural auxonnais.

ALBUM « CHEMINÉES DE CHARMOY-CITY »

  

   Reliant, pour finir, passé et présent, le centre-bourg historique et la zone commerciale périphérique, un  quatrième album – dans lequel on pourra rencontrer encore, à l’occasion, Napoléon Bonaparte – constitue une ébauche d’histoire de notre zone périurbaine du Charmoy, élément de poids des réalités commerciales locales.

   L’avènement de l’hypermarché du Charmoy, comme tout grand évènement, eut d’ailleurs son barde titré et attitré !!

   Robert-Daniel S. artiste multi-facettes père du Bloc-note Intellectuel Auxonnais et de Notin, en janvier 2016, dès l’ouverture du « bouclard »,  érigeait celui-ci en « fleuron d’architecture et de l’emploi à Auxonne ».

     Pour les amateurs, court extrait de cette modeste prose :

    « Ce jour, en ma qualité de chef d’entreprise industrielle (à la retraite) une de mes multiples facettes, je salue par un grand bravo, le chef d’entreprise du E. Leclerc d’Auxonne.

NOTIN et ses amis visitent le Centre commercial E. Leclerc d’Auxonne, un des fleurons d’architecture et de l’emploi à Auxonne. »

   Feuilletons à présent, dans un quatrième album annoncé plus haut, quelques pages d’histoire à propos de ce « fleuron »

ALBUM RUE DU CHARMOY

      Après la nostalgie des souvenirs, les réalités du présent !

https://www.youtube.com/watch?v=qGMffsiGHTU

      Il est bien clair que ces derniers temps le « fleuron d’architecture et de l’emploi à Auxonne » semble en voie de prendre un nouvel essor. Du nanan pour le petit commerce de centre-bourg ! Merci maman, merci papa !!

CHARMOY-CITY : RÉFLEXIONS AUTOUR D’UN AVIS DE DÉPÔT DE  PERMIS AU CHARMOY (3) - du 18 septembre 2020

    Dommage que le barde attitré du « fleuron », Robert-Daniel S. ait déserté depuis notre firmament culturel charmoysien. Dieu sait quel merveille ce « chef d’entreprise industrielle (à la retraite) une de mes multiples facettes » aurait pu nous pondre à ce propos !

     Sic transit… Un seul être nous manque et tout est dépeuplé !

Charmoy-City, un masque pour Bonaparte .jpg

Charmoy-City, un masque pour Bonaparte .jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 septembre 2020  (J+4286 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
11 septembre 2020 5 11 /09 /septembre /2020 08:41

CHARMOY-CITY : FAUTE DE GRANDE FOIRE 2020, QUELQUES SOUVENIRS - du 11 septembre 2020 (J+4286 après le vote négatif fondateur)

     « Chaque année, le dernier lundi du mois d’octobre, près de 300 camelots viennent à AUXONNE de toute la France afin de présenter leurs marchandises. En 2018,  le rendez-vous  est donné pour le lundi 29 octobre.

   Des bijoux fantaisie aux impressionnantes machines agricoles, en passant par les vêtements, chaussures et équipement de la maison, jusqu’à la grande exposition de véhicules neufs ou d’occasion, les milliers de visiteurs trouvent des choses qui les intéressent. Sans pour autant oublier de savourer quelques bons produits régionaux que l’on trouve à chaque coin de rue, ou dans les restaurants locaux. La foire d’AUXONNE, c’est aussi une immense fête foraine avec des manèges pour tous les goûts. » (Inf’Auxonne n° 62 d’octobre 2018)

      C’est en ces termes qu’Inf’Auxonne n° 62 nous annonçait le retour de la grand foire en 2018.

     Mais ce matin 11 septembre, anniversaire fatal du siècle, Le Bien Public titre « Côte d’or La Foire d’Auxonne est annulée ».

      Il est vrai, que dans une certaine mesure, cette manifestation n’est plus guère qu’un rite commémoratif festif de ce qui fut, jusqu’aux années 50 du dernier siècle, un véritable évènement commercial.

    Car, comme déclarait notre ancien maire, champion de la zone du Charmoy, dans un discours mémorable prononcé le 27 février 2018 : « Soyons clairs, je l’ai affirmé à plusieurs reprises, il ne s’agit pas pour nous de rechercher l’heureux temps supposé des années 50-60. Etait-ce d’ailleurs un heureux temps ? […] »

      Par voie d’archive de presse interposée, nos lecteurs pourront se replonger à loisir dans le monde de  la foire de 1950, à une époque à laquelle le petit commerce de centre-ville était encore florissant et dynamique.

    Pour les amateurs de documents animés qui ne dédaigneraient pas se replonger dans l’ambiance des vraies foires rurales de  « l’heureux temps supposé des années 50-60 », nous avons sélectionné un petit reportage sur  la foire de la Saint-André de Chartres en 1956.

     Mais pourquoi Chartres ? Parce qu’hormis dans notre mémoire, nous n’avons pas trouvé de documents locaux équivalents.

http://memoire.ciclic.fr/5099-foire-de-la-saint-andre-a-chartres

     Le  déclin du petit commerce et des foires est un phénomène général dans notre pays. La réalité effective et le caractère nécessaire de ces modes d’échanges commerciaux traditionnels font de plus en plus place à des « animations » festives vidées de leur destination première, recréations artificielles a posteriori largement « disneylandisées », oripeaux ludico-médiatiques dont on affuble des bourgs-dortoirs déclassés et banalisés qui ont perdu leur âme.

     Le commerce qui compte s’est déplacé vers les hypermarchés périphériques avec la collaboration active de nombreux édiles (comme à Charmoy-City), et à présent vers le commerce en ligne favorisé encore par l’actuelle pandémie…

    Au fait, il n’y a plus de photographes ambulants sur les foires. C’est bien dommage, car  ils vous tiraient des portraits argentiques capables de braver le temps. Claudi vous le démontre en image et en passant ! Comme le temps passe !

   Oui, « comme le temps passe » !  C’est la conclusion d’une nostalgique chanson !

https://www.youtube.com/watch?v=QJlcdfjhPr0

 

FLASH DERNIÈRE

    Tout n’est pas perdu, une foire chasse l’autre !

    Sur la page facebook Ville d’Auxonne, l’annonce de la suppression de la foire fait l’objet d’une grande foire aux commentaires !

    Par ici Mesdames et Messieurs, vous en aurez pour tous les goûts. Le grand champ de foire, il est aujourd’hui sur facebook ! Corne de bouc !

   Toujours sur facebook, mais cette fois sur une autre page très médiatisée, la révolution pédagogique se poursuit en direct des plateaux télé,  bien loin des dures réalités de l’exercice du métier en live !

L’ÉCHEC SCOLAIRE N’EXISTE PAS, MAIS LES FABLES PÉDAGOGIQUES EXISTENT - du 7 septembre 2020

Chantecler à la grand foire d'Auxonne 1957.jpg

Chantecler à la grand foire d'Auxonne 1957.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 11 septembre 2020  (J+4286 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
4 septembre 2020 5 04 /09 /septembre /2020 10:11

CHARMOY-CITY : RÉTROSPECTIVE « PÉDAGOGIE ET POLITIQUE LOCALE »  - du 4 septembre 2020 (J+4279 après le vote négatif fondateur)

    La France commémore aujourd’hui le 4 septembre 2020, 150ème anniversaire de la proclamation de la République après la débâcle de Sedan.

     Louis-Napoléon Bonaparte, alias Badinguet, le champion des plébiscites de 1851 et 1852, était alors prisonnier des Prussiens

CHARMOY-CITY : UN PROJET « MAÎTRISÉ » ET « PLÉBISCITÉ » - du 4 août 2020

     La République remplaçait l’Empire et bientôt Jules Ferry alias le Tonkinois jetterait les bases de l’école républicaine.

     Cette école dont nous évoquions récemment l’actualité à l’occasion de la rentrée.

CHARMOY-CITY : ICI COMME AILLEURS, DEMAIN C’EST LA RENTRÉE !  - du 31 août 2020

    Nous évoquions, cum grano salis, à ce propos, la rentrée littéraire pédagogique clamant aux quatre vents, à qui veut bien le croire,  que « L’échec scolaire n’existe pas » ainsi que la réalité, beaucoup plus sombre, du CRPRC  (Cauchemar de Rentrée Post-Retraite Chronique).

    Il nous a semblé nécessaire aujour'hui, après le témoignage de la réalité du CRPRC et de la nécessité de sa juste indemnisation, d’attester de nos préoccupations pédagogiques constantes exprimées dans quelques-uns de nos anciens articles relatifs à la politique locale.

     Cette politique locale charmoysienne qui constitue, avouons-le, la matière essentielle de notre petit fonds de commerce alternatif à l’enseigne du coq Chantecler, que l’on ne saurait qualifier de boutique éphémère et qui est un modèle vivant en matière d’approvisionnement local.

     Pédagogues de tout poil ! Allez ! C’est le moment de faire votre marché local dans notre petite brocante pédagogique pur jus !

    

NETTOYONS LA PUB DE LURE (1) – du 13 janvier 2014

PÉDAGOGIE – du 10 avril 2014

LE PÉDAGOGUE N’Y VA PAS DE MAIN MORTE - du 21 MAI 2016

PROPOS DE RENTRÉE - du 07 Septembre 2016

CHARMOY-CITY : PÉDAGOGIE CHARMOYSIENNE- du 06 DÉCEMBRE  2019

    Claudi rediffuse son illustration relative au CRPRC. Une belle image bien méritée pour les bon(ne)s élèves pédagogues en herbe, en lutte, et en verve et pour lesquel(le)s un pressbook bien chargé tient souvent lieu de manuel !

L'échec scolaire n'existe pas (bis).jpg

L'échec scolaire n'existe pas (bis).jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 4 septembre 2020  (J+4275 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

   

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
10 juillet 2020 5 10 /07 /juillet /2020 05:00

CHARMOY-CITY : À LA DÉCOUVERTE  DU SAINT DE L’ « ÉCHO DE LA PLACE D’ARMES » - du 10 juillet 2020 (J+4223 après le vote négatif fondateur)

    Hier, nous déplorions le déclin et l’adultération du contenu d’une page facebook qui pourtant, dans ses meilleurs jours, sut  tenir le tout Charmoy numérique en haleine.

CHARMOY-CITY : UN DOUBLON PATHÉTIQUE DANS LE PAYSAGE MÉDIATIQUE - du 9 juillet 2020

   Mais en vertu de l’adage « un clou chasse l’autre », ou plus savamment en application du principe schumpeterien de destruction créatrice,  une nouvelle page apparaissait dans la sphère numérique charmoysienne, dont  nous faisions d’ailleurs mention dans un récent article.

CHARMOY-CITY VU PAR LE MARQUIS : « IMMENSES CHANTIERS » ET « RESPONSABILITÉS ÉNORMES » - du 6 juillet 2020

     Cette nouvelle page que nos lecteurs n’auront pas manqué de découvrir s’intitule Auxonne, l’Écho de la Place d’Armes

     De cette nouvelle officine que dire ?

    Tout d’abord, que l’on en discerne sans peine l’orientation. et que son style élaboré, mais quelque peu daté et sans grande fantaisie, en désigne le rédacteur

    Claudi fabuleux iconomane, a tout de suite repéré la statue du personnage barbu lisant un livre porté par sa main gauche et qui, à première vue, lève son poing droit.

    Pas de panique les gars, il ne s’agit pas de Karl Marx lisant Le Capital !!!

    Ce personnage est d’évidence  un saint qu’il nous restait à identifier. Non, ce n’est pas Saint Michel-Pierre ! Ce serait trop facile !

    Alors, patiemment nous l’avons cherché sous le porche et sur les contreforts de notre église Notre-Dame…

    Et nous l’avons trouvé perché sur un contrefort côté nord, le deuxième en partant du transept (ou du clocher plus simplement)

    C’est bien lui, nous l’avons reconnu…

 

    Mais il  regarde plutôt vers la terrasse du Corbeau, et la rue Carnot,… mais aussi, de biais, vers la rue Guébriant.

       Conclusion : le Saint Philippe Apôtre, logo d’Auxonne, l’Écho de la Place d’Armes, tourne le dos à la dite Place d’Armes. Voilà qui est curieux et fort de café, et qui nous rappelle une autre statue !

CHARMOY-CITY : BIENTÔT UNE NOUVELLE STATUE ? - du 3 juillet 2020

   Quelle coïncidence !

   Pour les amateurs d’hagiographie, une autre belle histoire de saint en rapport avec les épidémies

CHARMOY-CITY : HAGIOGRAPHIE PAR TEMPS D’ÉPIDÉMIE - du 06 avril 2020

 

FLASH DERNIÈRE

    À propos d’église Notre-Dame, bonne nouvelle, le président Macron vient de trancher pour une reconstruction à l’identique de la charpente de Notre-Dame de Paris !

    Conséquence nos deux chênes vont trouver un emploi dans l’Île de la Cité. Une bonne nouvelle pour nos adjoints à la forêt, l’ancien et le nouveau !

https://www.youtube.com/watch?v=CVQTM0QLJtw

CHARMOY-CITY : DEUX CHÊNES POUR NOTRE-DAME - du 24 mai 2019

 

ENCORE LE MARQUIS !

   Non content d’être anonyme, notre Marquis a  décidé maintenant d’être imbitable, sauf pour Chantecler évidemment !

    Un aperçu de ses derniers propos à propos de « l’Écho »

   

Charmoy-City, le saint apôtre adopté par l'écho, a la Place d'Armes dens son dos.JPG

Charmoy-City, le saint apôtre adopté par l'écho, a la Place d'Armes dens son dos.JPG

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 juillet 2020 (J+4223 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

 

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
15 juin 2020 1 15 /06 /juin /2020 03:00

CHARMOY-CITY : BONAPARTE    MENACÉ PAR LES DÈBOULONNEURS ? (1) - du 15 juin 2020 (J+4198 après le vote négatif fondateur)

     De l‘allocution prononcée hier soir par le Président de la République Claudi a retenu ce point particulier : « La République n’effacera aucune trace ni aucun nom de son histoire, elle n’oubliera aucune de ses œuvres, elle ne déboulonnera pas de statue ».

    Claudi n’a pas de statue, du moins pas encore, mais il a pensé à la statue de Bonaparte sur notre place. Comment imaginer qu’elle puisse être déboulonnée alors qu’en 1939-45, même les Allemands l’ont épargnée et ne l’ont pas envoyée à la fonte, contrairement à beaucoup d’autres…

   Et puis qui pourrait trouver de bonnes raisons pour déboulonner Bonaparte.

   Alboise de Pontoise, Seine-et-Oise, le vieux grognard que Michel Simon incarna dans l’Austerlitz d’Abel Gance semble pourtant avoir de bonnes raisons de s’inquiéter.

     Rappelons en passant, qu’à la chute du Second Empire déjà, la statue perdit les quatre aigles qui ornaient son piédestal

CHARMOY-CITY : DES AIGLES QUI POURRAIENT FAIRE LA DIFFÉRENCE - du 21 SEPTEMBRE 2019

    Et puis, nous verrons dans une suite prévue à cet article, le bien-fondé des craintes d’   Alboise de Pontoise, Seine-et-Oise et les bonnes raisons que les détracteurs de Colbert et Schœlcher, auraient de se plaindre de la présence de ce Bonaparte de bronze sur notre place.

    Un Bonaparte qui s’inscrit pourtant si bien, par les soins de Claudi dans l’histoire passée et présente de notre ville

CHARMOY-CITY : V COMME VANNOIS,  COMME VIDÉO… ET COMME VICTOIRE ? - du 11 mars  2020

    En ces temps de menaces d’épuration glyptique, nos candidats aux municipales nous rassureront en ne manquant pas d’ajouter à leurs programmes, la garantie du maintien de Bonaparte sur la place.

     Projet certes immobiliste, et pas vraiment dynamique, mais, grands dieux, ô combien peu dispendieux ! Scrongneugneu !

Charmoy-City, Bonaparte menacé par les déboulonneurs (1).jpg

Charmoy-City, Bonaparte menacé par les déboulonneurs (1).jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 15 juin 2020 (J+4198 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
12 juin 2020 5 12 /06 /juin /2020 07:00

UNE PLAGE OUBLIÉE  À CHARMOY-CITY (2ème diffusion) - du 12 juin 2020 (J+4195 après le vote négatif fondateur)

 

   Les deux listes restées en lice pour le deuxième tour commencent à rediffuser leurs programmes après une longue interruption de la campagne.

      Voilà une tâche ingrate qui s’apparente quelque peu au service, après la longue interruption d’un banquet, d’un soufflé retombé, d’un sorbet fondu ou d’un champagne éventé.

       Rattraper la mayonnaise n’est certes pas une tâche facile, et l’art d’accommoder les restes requiert un véritable talent culinaire qui n’est pas donné à tout le monde.

     Et pour comble de malheur le snack forestier de La Feuillée vient de fermer.

CHARMOY-CITY : LA RADIO « LIBRE » FEUILLÉE, CŒUR DE CHÊNE SUSPEND SES ÉMISSIONS - du 10 juin 2020

    En cette fin de  semaine, chers lecteurs, vous comprendrez  donc bien que les bons produits frais ayant déserté le marché, il nous soit impossible de vous proposer un frischti acceptable.

    Aussi, sans faire la pause, avons-nous décidé d’abandonner momentanément le buffet réchauffé de la campagne pour vous  proposer un petit « retour à la plage » publié en première diffusion le 29 septembre dernier sur ce blog.

  

 

UNE PLAGE OUBLIÉE  À CHARMOY-CITY

Je dédie ce texte à la mémoire d’André Malandain et de René Roy,  pionniers des sports nautiques à Auxonne.   

    Retrouvons le temps où Auxonne n’était pas encore devenu, sous le règne de Raoul Langlois, Charmoy-City.

    Le promeneur empruntant le chemin de droite en allant vers l’Écluse d’Auxonne sur le talus du canal, pourra découvrir au quart du trajet, et sur sa droite en contrebas du talus, un ensemble de ruines enfouies dans les ronces et les fourrés. Ces ruines faisaient partie, vers le milieu du siècle dernier, d’un complexe nautique modeste, mais très apprécié.

     C’est André Malandain, un Normand, installé à Auxonne et fana de sport nautique, qui créa la plage de l’Ermitage en 1941. La plage comportait 3 bassins (grand, moyen, petit). Au bout du ponton du grand bassin, se trouvait le formidable plongeoir construit par l’entreprise Saunié.

  Baigneurs et baigneuses se changeaient dans des cabines en bois, de l’autre côté du chemin en face de la plage, contre la butte du canal (non visibles sur notre illustration). Un peu plus loin en aval, on consommait sur une terrasse en plein air et on pouvait aussi se restaurer dans la petite guinguette en dur visible sur notre illustration (son pignon est caché par le plongeoir).     

      Jusqu’en 1945, Madame Malandain tenait les fourneaux  et servait aux clients une cuisine simple, souvent d’inspiration normande. Monsieur et Madame Malandain étaient en effet tous deux normands. Il n’est pas donné à tout le monde d’être picard !

        À cette date, le grand bâtiment à gauche de cette guinguette sur notre illustration n’était pas encore construit.

      En 1945, pour des raisons familiales, André Malandain céda son établissement à René Roy qui travaillait avec son père, Jules Roy, dans l’entreprise familiale de scierie située route de Dole à l’emplacement actuel du Comptoir des matériaux.

     C’est René Roy qui fit construire vers 1947-48 le bâtiment situé au centre de notre illustration. Des prisonniers allemands de la deuxième guerre mondiale, encore présents à cette époque furent employés à la construction du bâtiment dont la partie charpente et menuiserie fut particulièrement soignée, on le comprend.

    On conserve dans la famille Roy le lustre en bois de la grande salle, réalisé par un ébéniste allemand.

 Une vingtaine d’années plus tard, gardant sans doute un bon souvenir de son séjour, notre ébéniste revint  visiter Auxonne et la famille Roy.

    La grande salle d’environ 150 m2 était construite en surélévation hors-niveau des crues, on y accédait par un escalier central en façade.

   Elle s’ouvrait sur une terrasse découverte d’une trentaine de mètres carrés à l’avant du bâtiment

   Bar,  restaurant, dancing tels étaient les usages de cette magnifique salle.

   On se baignait, on pagayait, on se restaurait, on dansait à la Plage de l’Ermitage

   À partir de 1955 la fatalité devait priver les Auxonnais, et les Dijonnais, de ces agréables distractions.

   Au cours de l’année 1955, René Roy trouvait la mort avec son épouse dans un terrible accident sur la RN5, laissant deux enfants.

   La famille voulant racheter l’établissement, il se révéla que, probablement en vertu d’un accord à l’amiable, le terrain sur lequel il avait été construit n’avait pas fait l’objet d’un acte de vente notarié.

    La propriétaire légale refusa alors de le vendre le terrain et, le fonds l’emportant sur le bâti, le bâtiment, qui avait en outre perdu son promoteur et avec lui son âme, fut vidé, par la famille, d’une partie de son mobilier, fermé, abandonné et progressivement pillé puis  ruiné.

      Quant à la petite guinguette Malandain, elle aussi aujourd’hui en ruine, elle était située sur une autre parcelle contiguë acquise par acte.

    Elle hébergea jusque vers le milieu des années 70, une petite dame seule, la Marie, qui élevait des poules, vendait ses œufs et surtout, n’avait pas froid aux yeux, de vivre seule en un tel lieu.

    Petites anecdotes personnelles : je me rappelle enfant avoir vu André Malandain, un homme souriant, ranger ses canoés et kayaks dans un garage qu’il avait dans l’actuelle rue d’Heidesheim (actuelle rue Prieur). Nous habitions alors au 13 rue de l’Hôpital (actuelle rue Gaston Roussel), dans la « maison Olive » et la cour de l’immeuble débouchait sur la rue Prieur. J’étais toujours étonné de voir deux des esquifs porter les noms  Speranza I et Speranza II. J’appris plus tard que cette appellation est prisée des navigateurs.

   À peu près à la même époque, je n’étais pas encore devenu, par les soins d’Henri Berger qui dispensait ses leçons de natation au bas des gradins du port, un nageur confirmé.

   Je me souviens alors m’être aventuré dans le grand bassin de la plage Malandain, et avoir perdu pied.

     Je revois encore les bulles dans l’eau verte monter en grappe au-dessus de moi. Seule la proximité du ponton auquel je me suis raccroché – mais aussi un petit travail d’enquête – me permet, plus de soixante ans après, de vous conter ces souvenirs.

 

N.B. : La reconstruction des ruines sur l’illustration de Claudi a été réalisée d’après nos mesures faites sur le terrain et à partir d’une photo publiée dans l’ouvrage collectif : AUXONNE VOYAGE DANS LE TEMPS…édité en 2015 par L’Association Écomusée du Maraîchage et des Traditions populaires du Val de Saône.

 

Charmoy-City, revitalisation rêvée d'une plage oubliée.jpg

Charmoy-City, revitalisation rêvée d'une plage oubliée.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 juin 2020 (J+4195 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
9 mai 2020 6 09 /05 /mai /2020 03:00

2020-1940, MASQUES, ZONES ET AUSWEIS, D’UNE GUERRE À L’AUTRE (2) - du 9 MAI 2020 (J+4161 après le vote négatif fondateur)

     Le premier article de notre série, dans lequel étaient exposés les motifs de notre publication, abordait, entre autres, le côté officiel de la défense passive contre les gaz et l’instruction diffusée sur le masque homologué.

2020-1940, MASQUES, ZONES ET AUSWEIS, D’UNE GUERRE À L’AUTRE (1) - du 7 MAI 2020

     Nous avions largement cité, à ce propos, le numéro de La Petite illustration du 15 juillet 1939 entièrement consacré à la Défense passive.

   En page 13 de la revue, deux phrases avaient alors retenu notre attention : « Il existe plusieurs types de masques, Les plus courants sont ceux qui sont distribués par les soins de l’administration et qu’un jour la population civile est tout entière appelée à avoir. »

    Nous en avions conclu qu’en juillet 1939 la population civile dans son ensemble n’avait pas encore été dotée de masques « distribués par les soins de l’administration »….

    De là  à conclure que « petites mains » ou « makers » de l’époque auraient pu pallier ce manque, il n’y avait qu’un pas qui restait à franchir. Preuve à l’appui évidemment.

    Je me suis souvenu alors d’avoir chiné jadis sur les trottoirs de la rue de Soissons, haut-lieu de brocante dijonnaise, adossé au mur de la Préfecture, un curieux objet qui pourrait bien faire l’affaire.

    Nos lecteurs en jugeront…

   Instruits de l’Histoire, les petits lapins du CMJ, en voie de rentrer à l’école, se disent qu’un petit bout de gaze sur le nez c’est tout de même moins gênant qu’un masque à gaz de 1940…

 

COVID, les petits lapins masqués, fin prêts pour la rentrée.jpg

COVID, les petits lapins masqués, fin prêts pour la rentrée.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 9 mai 2020 (J+4161 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 03:00

2020-1940, MASQUES, ZONES ET AUSWEIS, D’UNE GUERRE À L’AUTRE (1) - du 7 MAI 2020 (J+4159 après le vote négatif fondateur)

    « Nous sommes en guerre »,  ces paroles ont été prononcées, et plusieurs fois répétées, dans le grand discours de l’Élysée du 16 mars dernier, ouvrant pour nos concitoyen(ne)s une nouvelle ère.

      Une nouvelle ère censée rompre avec le présent et rendre illusoire tout retour en arrière. En effet, s’il annonce un horizon de victoire,  le discours de l’Élysée conclut : «  le jour d’après, quand nous aurons gagné, ce ne sera pas un retour au jour d’avant »

     Telle fut en effet la leçon des deux grands conflits mondiaux du siècle dernier, mais ajoutons tout de même que comparaison, n’est pas raison….

      Inspirée par ce discours, la rédaction de Chantecler, observant par le petit bout de la lorgnette – comme il convient à l’obscur échotier d’un modeste bourg de la France profonde – a cru voir à l’écoute de ces nombreuses références élyséennes à la « guerre », la résurgence, dans notre vie courante de l’après 16 mars, de préoccupations administratives et concrètes, pouvant rappeler ce qu’on devait nommer la « drôle de guerre » de  1939-40, et ses suites.

     Toutes proportions gardées, bien entendu, car l’occasion superficiellement entrevue, et saisie au vol, d’une comparaison ne saurait être, bien entendu, une volonté systématique de transposition.

     Par bonheur, même si des mains sales souillent nos poignées de portes et que de méchants postillons sont dans l’air, la botte de l’occupant ne résonne pas sur le pavé de nos villes….et le sinistre étendard ne flotte pas sur la Standortkommandantur….

    Masques, zones (libre, occupée, interdite…), Ausweis, ces mots entendus dans mon enfance lors des réunions familiales des années 1950, voilà pourtant qu’ils me semblent revenus.

   Bien entendu sous d’autres formes  car, selon Héraclite, tel est le flot changeant du temps, qu’ « on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve ».

    Autres masques, autres zones, autres Ausweis : masques de tissus ou de papier, départements rouges, oranges ou verts, attestations de déplacement dérogatoires voilà pour le présent de 2020.

    En ce qui concerne le passé des années 1940, nous avons constitué, à destination de nos lecteurs trois  petits dossiers : un pour les masques, les deux autres pour les zones, et  les Ausweis.

     Bonne lecture en perspective pour un 8 mai confiné !

    Claudi nous ramène au présent en nous faisant découvrir les judicieuses mesures prises en ces temps pour la protection de notre patrimoine…

Charmoy-City, bientôt un masque pour la mairie.jpg

Charmoy-City, bientôt un masque pour la mairie.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 7 mai 2020 (J+4159 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire