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  • Claude Speranza, Auxonnais
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27 février 2020 4 27 /02 /février /2020 06:00

Visions d’histoire

 

CHARMOY-CITY : CHOIX D’INSCRIPTIONS LAPIDAIRES EN SITUATION - du 27 février  2020 (J+4089 après le vote négatif fondateur)

 

AVIS PRÉLIMINAIRE À NOS FIDÈLES LECTEURS : Depuis quelques jours overblog a changé de Data Center. En conséquence, cette transition occasionne des dysfonctionnements indépendants de notre volonté et propres à tous les utilisateurs d’overblog, et pour nous, un surcroît de travail très significatif dans la publication de nos articles.

 

   En raison des perturbations sur overblog, nous avons décidé de faire court aujourd’hui. En un mot de nous exprimer en style lapidaire.

  

  Autres raisons à cela : tout d’abord, l’écho qu’ont connu nos deux précédents articles dans la nombreuse cohorte des érudit(e)s charmoysien(ne)s amateur(e)s de patrimoine déclaré(e)s,

VICISSITUDE À CHARMOY-CITY : TOUT CHANGE, TOUT PASSE, ET RIEN NE DURE… - du 26 février  2020

     Et ensuite une volonté bienveillante de notre part, de donner à contempler la pierre plutôt que de la jeter à l’improviste ce qui est décidément trop facile !

    Pour illustrer notre propos nous avons tout simplement puisé dans notre musée, nos lecteurs trouverons ainsi dans les articles en lien ci-dessous deux inscriptions lapidaires en français et pleines de vérité !

CHARMOY-CITY : L’HUMILITÉ IMMORTALISÉE PAR L’ARGENTIQUE - du 8 mai 2017

CHARMOY-CITY : L’ARGENTIQUE ET LE PORTEFEUILLE - du 10 mai 2017

     Enfin pour faire bonne mesure, nous publions en image une inscription concernant un champion auxonnois des poids et mesures, pourvoyeur connu du « rasoir national », mais trop peu connu de ses nouveaux concitoyens.

FLASH DERNIÈRE

    Frémissement sur la  page facebook Auxonne Info - Actus & Débats  la crotte de chien revient enfin ce matin dans les commentaires !

CHARMOY-CITY : UN FANTASME CHARMOYSIEN PERMANENT : LA CROTTE DE CHIEN - du 04 février  2020

      Et puis, encore plein d’autres bonnes idées ; « faire un « toit bourguignon » sur la mairie ?! Qui paiera l’ardoise ??

    Et pourquoi pas, aussi, un  "petit chapeau" de Napoléon sur la statue du lieutenant Bonaparte sur la place… comme à Villers-Rotin !

CHARMOY-CITY : À L’OMBRE DU TILLEUL EN ZINC - du 20 février 2020

   Et  pourquoi pas, dans le cadre d’embellissements au Charmoy et de la promotion de notre Charasse à rebours, promoteur du petit commerce de centre-bourg, une souscription pour une statue de Raoul sur le rond point de l’Europe.

    En mémoire de la pétition qu’il  lança en 2010  en faveur de Leclerc avec son copain Montial de l’AAC.

   Pour le coup, sûr que ses nombreux amis de Colmar, Lure et Vesoul casseraient leur grosse tirelire pour cracher au bassinet !

 

 

Auxonne, Claude-Antoine Prieur et sa carte de visite lapidaire.jpg

Auxonne, Claude-Antoine Prieur et sa carte de visite lapidaire.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 février 2020 (J+4089 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
26 février 2020 3 26 /02 /février /2020 06:00

VICISSITUDE À CHARMOY-CITY : TOUT CHANGE, TOUT PASSE, ET RIEN NE DURE… - du 26 février  2020 (J+4088 après le vote négatif fondateur)

  

AVIS PRÉLIMINAIRE À NOS FIDÈLES LECTEURS : Depuis quelques jours overblog a changé de Data Center. En conséquence, cette transition occasionne des dysfonctionnements indépendants de notre volonté et propres à tous les utilisateurs d’overblog, et pour nous, un surcroît de travail très significatif dans la publication de nos articles.

     Que voilà un titre pessimiste et désabusé à vous couper les pattes ou à vous rogner les ailes en pleine campagne. La faute à la contemplation de vieilles inscriptions ! Dans la pierre, et pas sur les listes électorales ou autres !

     Nous nous sommes  lancé récemment dans un exercice d’épigraphie à propos du quartier nord de notre centre-bourg « entre clairon et carillon » et au sujet d’une famille de bourgeois auxonnais de la Renaissance : les Arnoulph

AUXONNE : DEUX SOUVENIRS DES ARNOULPH ENTRE CLAIRON ET CARILLON- du 24 février  2020

     L’épigraphie, c’est la science des inscriptions sur des supports minéraux, toujours très en vogue dans nos cimetières. Sur un mode dégradé, les tags sont aussi un genre d’épigraphie.

    Mais les tags en latin sont rares !

    Les inscriptions dont nous avons offert l’image à nos lecteurs curieux étaient, elles, en latin.

    Comme on se pique aujourd’hui d’anglais, les hommes de la Renaissance, et pas seulement les grands humanistes, étaient férus de latin et de grec.

     Les inscriptions lapidaires (sur pierre) de formules latines ne sont alors pas rares même dans les rues des plus petites villes de cette époque. Et par bonheur, beaucoup subsistent encore. Ces formules sont en général très courtes. C’est le style lapidaire qui doit beaucoup dire en quelques mots, car le travail du graveur se paye !

     Il est vrai que le choix ne manquait pas, car les érudits humanistes y pourvoyaient.

     Ainsi de Didier Érasme de Rotterdam (146?-1536), le « prince des humanistes », auteur, entre autres des Adages, qu’il publie an 1500.

     Il s’agit d’une anthologie de formules gréco-latines tirées des Anciens, longuement et savamment commentées par le superbe érudit, en latin et en grec. L’ouvrage n'en comporte pas moins de 4150, réparties en chiliades (milliers) et centuries (centaines).

  Adage 617 : In vino veritas

  Adage 694 : Una hirundo non facit ver (Une hirondelle ne fait pas le printemps)

  Tout cela nous parle encore !

  Adage 663 : Omnium rerum vicissitudo est

Nous y sommes, et la traduction française figure sur le cartouche « : « De toutes choses vicissitude ». Autrement dit : tout change, rien ne dure, la roue tourne.

  Voilà qui est clair ! Et qui peut réjouir un amateur de changement.

   Mais attention, tout passe et rien ne dure…

 

Pour le reste, cet énigmatique 5566 et la formule qui suit, c’est un peu moins clair :

     5566 n’est pas la conversion en calendrier biblique de 1593. En effet, 4004+ 1593 =5597. Le propriétaire a-t-il voulu indiquer ainsi une autre date, en l’occurrence 1562, qui pouvait lui tenir à cœur ?

   Quant à « ANTONII ARNULPHI MEDICI ET SUORUM VICISSITUDO » on  pourrait le traduire par :

« D’ANTOINE ARNOULPH MÉDECIN ET DE LA SUCCESSION DES SIENS », formule qui marquerait l’appartenance familiale successive de la maison où se trouvait initialement ce cartouche qui, visiblement, a été replacé depuis longtemps dans ce mur  de la rue Guébriant par un amateur de vieilles pierres.

     Claudi , pour illustrer notre propos s’est inspiré d’un ouvrage de l’époque :

Emblesmes et devises heroiques, par Jean Jacques Boissard, besançonnois, illustrés de sonnets par Pierre Joly messin, Paris, Jean Aubry [ca 1584]

    Dans cet ouvrage, un bisontin et un messin illustrent en image et en poème le fameux Adage 663 : Omnium rerum vicissitudo est

   On y voit une rose emportée par l’impitoyable roue, se faner aussi vite que née.

   Un sonnet commente l’image. Nous l’avons à peine rafraîchi pour en rendre le sens plus accessible :

 

Ce que tu vis hier soir un bouton mi-ouvert

Et qu’un pourpre à peine sorti de l’aurore

En rose colorait ; du temps qui tout dévore

A déjà son honneur d’une ronce couvert

 

Par incertaine course ainsi coule et se perd

Le train de cette vie et tout ce qu’elle honore

De beau, de grand, de riche et de pompeux encore,

De la vicissitude à l’inconstance sert.

 

Elle meut attachés à son instable roue

Tous les biens de ce siècle : et d’eux elle se joue

Et montre qu’ici-bas il n’est rien qui soit sûr.

 

Tourne donc le dos à son incertitude

Et cherche dans le Ciel cette béatitude

Qui ne déçoit jamais son juste possesseur.

                                         C.S. (d’après Pierre Joly)

 

À mediter, pour sûr, par tous ceux  et toutes celles qu’excite le changement !

Dont les bienfaits parfois, comme boutiques, sont éphémères !

CHARMOY-CITY : LES BOUTIQUES ÉPHÉMÈRES, UNE MANNE COMMERCIALE ? - du 23 Février 2020

 

FLASH DERNIÈRE

   La  page facebook Auxonne Info - Actus & Débats  quitte enfin ce matin le monde des Bisounours ! À la bonne heure !

    Certes le sujet Leclerc bien qu’inusable est un peu usé et nous y avons largement contribué ! Comme d’autres ont servi la soupe !

CHARMOY-CITY : UN HYPER POUR REVITALISER LA RUE THIERS !- du 21 février  2020

   L’esprit de Michel Charasse a dû souffler du côté de la Croix Ferrat !!

HOMMAGE CHARMOYSIEN À MICHEL CHARASSE, UN MAIRE SUPER ET SANS HYPER - du 22 Février  2020

   On en remet une petite couche avec Jean Ferrat !! (Ça va plaire à Gastounet)

https://www.youtube.com/watch?v=G3AJSToTlfY

   Honte à tous ces financiers et autres progressistes de pacotille qui ont fait notre France moche !

 

 

Vicissitude à Charmoy-City, tout change, tout passe et rien ne dure....jpg

Vicissitude à Charmoy-City, tout change, tout passe et rien ne dure....jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 26 février 2020 (J+4088 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
24 février 2020 1 24 /02 /février /2020 06:00

AUXONNE : DEUX SOUVENIRS DES ARNOULPH ENTRE CLAIRON ET CARILLON- du 24 février  2020 (J+4086 après le vote négatif fondateur)

 

AVIS PRÉLIMINAIRE À NOS FIDÈLES LECTEURS : Depuis quelques jours overblog a changé de Data Center. En conséquence, cette transition occasionne des dysfonctionnements indépendants de notre volonté et propres à tous les utilisateurs d’overblog, et pour nous, un surcroît de travail très significatif dans la publication de nos articles.

   

      J’entends déjà les bougon(ne)s : « Encore un titre à la con ! »

   Chantecler vous montre aujourd’hui, que même en matière de patrimoine historique, point de passage obligé, de toute liste, on peut faire de l’humour à l’improviste sans Alain Proviste (tordant quand même !), sans Raoul, et sans son hyper ! Sans peur et sans reproche !

    Dans son ouvrage Le vieil Auxonne (1ère édition Dijon, Bernigaud & Privat 1932) André Pidoux de la Maduère donne en annexe une liste des maires d’Auxonne.

     Dans cette longue liste, on peut noter en 1692 le nom de Jean-Jérôme Arnoulph.

     Au début du dix-septième siècle, un Antoine Arnoulph,  prêtre célestin, natif d’Auxonne obtient un rescrit en cour de Rome (cité dans J. CONTAS Dictionnaire des cas de conscience, Nlle édition, Paris, 1741, tome 1, p.186).

    En raison de la consonance du patronyme, les Arnoulph ont pu être à l’origine des Arnolfi. Des « Lombards » ou Lucquois, venus d’Italie à l’image des célèbres Arnolfini immortalisés par Van Eyck. Des ritals comme aurait dit Cavanna.

     Dans son ouvrage La vie quotidienne en Bourgogne au temps des Valois (1364-1477), Charles Commeaux mentionne la présence de ces « Lombards » ou Lucquois « dans les grosses agglomérations bourguignonnes : à Dijon, Talant, Nuits, Beaune, mais aussi à Chalon et Saint-Laurent, à Seurre, Auxonne et Saint-Jean de Losne ».

   Les Arnoulph,  famille de marchands, donc,  et dont on peut affirmer qu’elle donna un maire à notre ville, un prêtre et au moins un médecin.

    Cette petite incursion dans l’histoire était nécessaire avant d’évoquer quelques traces lapidaires de la famille Arnoulph subsistant dans notre ville.

      Le nom d’Arnoulph est ainsi gravé en latin dans deux vénérables cartouches de pierre visibles dans deux cours du quartier nord de notre bonne ville.

     Ce quartier, entre clairon et carillon, récemment adopté et vanté par un candidat à la mairie, et qui est aussi le nôtre depuis pas mal de décennies.

     C’est affreux ce qu’on vieillit !

     Les fous d’histoire et de patrimoine voudront à présent savoir où se trouvent les deux fameux cartouches. Pour partir à la chasse aux cartouches !

    L’un d’eux est visible depuis la rue à travers la grille d’une cour privée de la rue Guébriant. L’inscription qu’il porte, déjà difficilement lisible, ne peut-être déchiffrée depuis la rue, surtout si l’on est en marche. Le second est sur une façade dans la cour  intérieure du logis de votre serviteur. Sa partie supérieure a malheureusement été martelée, sans doute à la Révolution. Il n’est pas visible depuis la rue.

      Ce dernier, seul, est d'ailleurs cité par l’éminent historien local Pierre Camp dans son Guide illustré d’Auxonne (Dole, Chazelle, 1969) en page 81 en ces termes : « Au même niveau social de la bourgeoisie d’offices appartenait la famille Monin, propriétaire en 1687, de la maison […] n° 4 [rue Carnot], qui avait été construite en 1607, comme le rappelle un cartouche orné d’une inscription énigmatique : « JOANNIS. ARNULPHI. ET.  SUORUM. VICISSITUDO » ».

        En 1969 la maison appartenait à la famille Parrot, négociants en vins. Pour notre part, nous avons écrit en 2004 et publié dans la presse, l’histoire, presque séculaire de cette maison de vins, à propos de la polémique des « Chais Parrot ». Promis, nous la publierons un jour sur ce blog !

    Pour le moment, amateurs de patrimoine attractif, bien décidés à préserver les petits trésors de notre centre-bourg, Claudi vous offre gracieusement l’image des deux cartouches, en photo ou en dessin.

     Il l’offre aussi, cum grano salis, à la rédaction de la  page facebook Auxonne Info - Actus & Débats pour sa machine à remonter le temps. Ça le changera un peu de la machine à remonter les bretelles !

 

COURRIER DES LECTEURS

   Dans un souci d’objectivité  et d’équité dans l’information, nous retransmettons un post  en réponse à l’un de nos articles

HOMMAGE CHARMOYSIEN À MICHEL CHARASSE, UN MAIRE SUPER ET SANS HYPER - du 22 Février  2020

    Ce message a été diffusé hier par le service « Messages » de la  page facebook Auxonne Info - Actus & Débats :

 

« Une message de Patrice FAURE, en réponse à cet article du blog Chantecler

http://www.chantecler-auxonne.com/-12 :

« Puy –Guillaume, ville sans hyper, vantée par notre blogueur qui chante tôt et clair, serait donc grâce à Michel Charasse , une ville où il fait bon vivre. Enfin ville, il ne faut pas non plus exagérer, disons village d’à peine 2800 habitants où Monsieur Charasse maire de la commune entre 1977 et 2010, refusa en son temps l’implantation de grandes surfaces. D’autres maires ont fait des choix différents😉. Le résultat de cette politique, lié ou pas, aux anciennes décisions, fait que les impôts locaux de 2002 à 2018 ont augmenté de +146.06%, la taxe sur les ordures ménagères entre 2015 et 2018 a augmenté de 21.82% et entre 2007 et 2018 la taxe foncière sur les propriétés non bâties a augmenté de 36.44%. Mais le commerce du centre ville n’est pas sauvé pour autant car pour faire face à des disparitions de commerces liées à des cessations d'activité, sans reprise et aussi face aux nouvelles habitudes de consommation, la municipalité actuelle se bat pour une « revitalisation du centre ville ». »

 

    Nous remercions Monsieur Patrice FAURE pour l’attention qu’il a bien voulu porter à nos productions !!

   Constatant nonobstant qu’il semble plus averti des problèmes comptables que du commentaire de poésie….dans l’exercice duquel il avait jadis un peu…cafouillé !

 

 

FLASH DERNIÈRE

   Ce matin, Auxonne Info - Actus & Débats  est bref, mais « saignant », pour la bonne cause évidemment !

Auxonne, deux souvenirs des Arnoulph entre clairon et carillon.jpg

Auxonne, deux souvenirs des Arnoulph entre clairon et carillon.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 février 2020 (J+4086 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
27 janvier 2020 1 27 /01 /janvier /2020 02:00

CHARMOY-CITY : PLUS DE RAPPEL POUR NOTRE TÊTE D’AFFICHE - du 27 Janvier  2020 (J+4058 après le vote négatif fondateur)

   Nos lecteurs avisés auront aisément compris qu’après bientôt dix ans passés à représenter l’hyperfarce « Raoul et son Charmoy » et ses nombreux rebondissements en plus de mille épisodes, Chantecler se devait de muer et de muter avant que sa tête d’affiche  ne prenne définitivement une retraite bien méritée.

CHARMOY-CITY : L’ART D’ÊTRE GRAND-PÈRE, TOUT UN PROGRAMME ! - du 20 NOVEMBRE  2019

    Ces mêmes lecteurs avisés auront pu constater, au cours des dernières semaines, que notre tête d’affiche quittait, sur la pointe des pieds, notre scène. Mais auparavant nous n’avions pas manqué de saluer la sortie  de l’heureux récipiendaire.

CHARMOY-CITY : CARACTÉROLOGIE DES PROVINCES  ET PHALÉRISTIQUE - du 11 Janvier   2020

    Non sans lui avoir offert précédemment quelques succulentes… dragées au poivre

ALBUM « BALLOTIN DE DOUCEURS POUR UNE TRÈVE DES CONFISEURS »

    Réalisant aussi que ma « tête d’affiche » est aussi mon cadet, d’à peu près la durée d’un mandat municipal, je me dis parfois qu’il serait plus sage de prendre aussi une retraite bien méritée dans quelque romantique moulin au creux d’un frais vallon.

PARU À LA BIBLIOTHÈQUE IMAGINAIRE DE CHARMOY-CITY - du 13 janvier 2017

   Pour l’heure, à propos de moulin, la campagne me donne un peu de grain à moudre.

CHARMOY-CITY : LES CITOYENS MÉDUSÉS PAR LE FABLAB ! - du 24 Janvier  2020

   N’attendez cependant pas que je sépare le bon grain de l’ivraie, car je ne fais campagne pour personne, me contentant de glaner, en bon pêcheur de perles, quelques petits joyaux sur les pages facebook des candidats.

CHARMOY-CITY : HOMMAGE AUX GLANEUSES DE L’INTERNET  - du 22 décembre  2019

    Chers lecteurs ne perdez cependant pas tout espoir et sachez bien, qu’écrire et illustrer pour vous, restera pour nous un plaisir.

    Ainsi parlent Claude et Claudi, les jumeaux inséparables qui, pour l’instant, n’envisagent pas de prendre leur retraite à poings avant leurs 77 ans ! Si Dieu leur prête vie !

     Côté météo (vous pensez déjà, il parle du temps, il n’a plus rien à dire. Détrompez-vous !). Oui côté météo, les horizons sont bouchés et les temps de brouillard peu propices à une photo de famille à 29 sur les bords de notre belle Saône.

    Aussi, pour vous faire patienter, Claudi a sorti un vénérable trombinoscope de son album de famille. Un trombinoscope de 1977, d’il y a donc 43 ans et à 24 candidats, dont un qui l’est encore à ce jour ! Voici une longévité politique à rendre un chêne séculaire jaloux !

CHARMOY-CITY : DEUX CHÊNES POUR NOTRE-DAME - du 24 mai 2019

    Je me rappelle très bien avoir été sollicité alors par deux autres des candidats, l’un aujourd’hui disparu, et un autre bien vivant, animateur estival du vieux port, dont on peut dire qu’il a encore la frite, et que je salue ici cordialement !!

    Au fait, il semblerait que la liste conduite par François Rebsamen (un qui ne prend pas sa retraite au moins !), et ses supporters éclectiques divers et variés, ait adopté le look « Jérôme Paturot » avec hausse-col ou plat à barbe, et foulard fuchsia autour du cou, c’est selon, lancé chez nous il y a quelques jours.

 

CHARMOY-CITY : LES ÉTATS D’ÂME DU CANDIDAT JÉRÔME PATUROT - du 21 Janvier  2020

    D’ici que Charmoy-City donne le la de la mode communicante dans les sphères dijonnaises. À moins que ce ne soit l’inverse car on lisait récemment dans la presse :

« Ce samedi 18 janvier 2020, c'est François Deseille (MoDem) qui a présenté à la presse la liste de rassemblement de François Rebsamen, pour la campagne des élections municipales de 2020 à Dijon : une liste "étendue", et se débarrassant "des étiquettes". »

Des fois qu’en sortant de chez son barbier ce bon François se voie débarrassé de ses « étiquettes »  (les « étiquettes », oui, c’est   les oreilles, ça rime bien avec Deseille !!).

 

FLASH DERNIÈRE

    Ce matin Auxonne Info - Actus & Débats sort enfin du brouillard, qui a suscité une kyrielle de commentaires passionnants, et revient sur la cérémonie des vœux à Auxonne et ailleurs. Ça sent un peu le réchauffé, mais nous sommes mal placé pour critiquer les flash-back !!

   En ce qui concerne Auxonne, le fait que la cérémonie soit sur invitation, et donc réservée à une partie des électeurs, est soulignée. Ce qui ne semble pas anormal à un ex-employé, aujourd’hui retraité, de notre mairie qui, en  bon avocat et loyal serviteur, livre son plaidoyer en commentaire.

     Chantecler, pour son compte, avait assisté à la cérémonie sans y être invité toutefois. Retour sur l’évènement qu’il a commenté en détail. Encore un lien ! Nom d’un chien ! Encore un flash-back !

CHARMOY-CITY : UN INVENTAIRE ET DES HORIZONS (2) - du 13 Janvier  2020

CHARMOY-CITY : PLUS DE RAPPEL POUR NOTRE TÊTE D’AFFICHE - du 27 Janvier  2020 (J+4058 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le  27 Janvier  2020 (J+4058 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
19 décembre 2019 4 19 /12 /décembre /2019 08:20

  

CHARMOY-CITY : L’ENTREPRISE « PASSION AIMANT » ET SA CHEMINÉE : BIENTÔT DU PASSÉ ! - du 19 DÉCEMBRE  2019 (J+4019 après le vote négatif fondateur)

    Je dédie cet article à la mémoire de ma mère disparue en 1973 et qui fêterait aujourd’hui ses 101 ans. À elle je dois cet esprit critique et frondeur qui ne se laisse ni abuser…. ni enfumer.  

    

Le Bien Public titrait hier soir en ligne

« Côte-d'Or - Urbanisme Les bâtiments du sites (sic !) des aciéries du val de Saône sont entièrement démolis

La première phase des travaux se termine, laissant le site vide. Comme prévu, seule la cheminée reste debout, en souvenir du passé industriel de la ville. »

   

    Nous avions évoqué la question dans deux de nos articles :

CHARMOY-CITY : ADIEU AUX ACIÉRIES D’AUXONNE  - du 30 OCTOBRE  2019

CHARMOY-CITY : LA CHEMINÉE DES ACIÉRIES NE SERA PAS DÉMOLIE - du 03 NOVEMBRE  2019

 

   Et comme il se doit, sur un mode humoristique, nous avions détourné le sujet pour décrire la conjoncture de la politique municipale du moment :

CHARMOY-CITY : REPARTIR OU PAS ? - du 11 NOVEMBRE  2019

CHARMOY-CITY : QUELLE NOUVELLE CHEMINÉE POUR « PASSION-AIMANT » ? - du 21 NOVEMBRE  2019

 

   Aujourd’hui la réponse à ces questions est bien claire : hormis sur les cartes postales jaunies du souvenir on ne reverra ni la fière cheminée de « Passion Aimant », ni l’entreprise elle-même dont certains éléments, il est vrai, semblent visiblement avoir été opportunément récupérés par une entreprise postulante, au moins, du nouveau PPIC (Paysage Politico Industriel Charmoysien)

   Ah ! Nostalgie ! Qu’elle était verte ma vallée !

https://www.youtube.com/watch?v=IvWPWUDFswg

 

FLASH-INFO

    Ce matin la rédaction de la page facebook Auxonne Info - Actus & Débats nous parle de « Cauchemar en cuisine ». Le thème inclut-il les tambouilles de la cuisine électorale ? Et les tripes en particulier ?

 

    Dans la foulée Auxonne Info - Actus & Débats revient sur la fameuse antenne de la fameuse parcelle BV 74.

    Celle-là même que notre maire, et sa majorité passionnée, voulaient vendre naguère à LECLERC !

 

Charmoy-City, Passion Aimant rejoint l'album aux souvenirs

Charmoy-City, Passion Aimant rejoint l'album aux souvenirs

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 19 décembre 2019 (J+4019 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
30 octobre 2019 3 30 /10 /octobre /2019 05:00

CHARMOY-CITY : ADIEU AUX ACIÉRIES D’AUXONNE  - du 30 OCTOBRE  2019 (J+3969 après le vote négatif fondateur)

     En déclin inéluctable depuis plusieurs décennies, les Aciéries d’Auxonne fermaient définitivement leurs portes, il y a bientôt quinze ans, le 30 novembre 2004.

     Dans les décennies de  l’après-guerre, l’établissement employait de nombreux ouvriers, cadres et employés. Un grand nombre d’entre eux habitaient dans le quartier de l’actuelle rue de Labergement et à la Brasserie (rue Colonel Denfert). Les vieux Auxonnais se souviennent de la sirène de l’usine qui rythmait les journées.

    Je me souviens avoir visité l’usine dans mon année de CM2 (1955-56) avec notre maîtresse Madame Marchand qui nous y avait bien préparés. Je me souviens du cubilot pour réchauffer et fondre les gueuses de fonte avant le passage du métal liquide au convertisseur Bessemer pour affinage en acier. Je me souviens de la lumière éblouissante du métal en fusion.

    À la fin de chaque cycle d’affinage, le Bessemer crachait sur le ciel de la ville ses étincelles et son nuage  rouillé. Inimaginable en notre époque écologique !

     Et ne parlons pas de la silicose provoquée avant-guerre par la « dessableuse » (le dessablage consiste à nettoyer les pièces moulées au sable, après démoulage, par un jet de sable). Je me souviens, enfant, avoir côtoyé un  retraité de la fonderie bien amoché, connaissance de mes parents, et qui peinait à respirer.

    Par la suite, l’affinage Bessemer fut abandonné, remplacé par l’affinage au four électrique donnant des aciers de qualité aux nuances plus subtiles et beaucoup mieux définies.

      C’était encore un plaisir pour moi de conduire, dans les décennies 1980-90, mes élèves aux Aciéries pour y voir l’affinage et la coulée au four électrique.

    La sidérurgie m’a toujours impressionné, c’est un métier de titan ! J’ai même enseigné la métallurgie en Alsace, dans mon premier poste au Lycée Technique Nationalisé Mixte de Guebwiller, ville chère à Sophie et à Georgi !

   Quelques années passées ensuite au Creusot, le pays des Schneider (on disait Schneidre)  et du marteau-pilon, au début des années 1970, furent pour moi un vrai régal de sidérurgie !

    C’est en quelque sorte, un « petit Schneidre » qui créa et dirigea les Aciéries et Fonderies d’Auxonne inaugurées en 1918. Toussaint Levoz, le premier directeur de ces aciéries est issu d’une grande famille bourgeoise liégoise. Au début du siècle dernier, cet ingénieur-métallurgiste, d’une grande réputation dans le milieu de la sidérurgie, était Chef des Services des Aciéries et Forges de Stenay (Meuse).

     La réputation de Toussaint Levoz était liée à son procédé de production de pièces d’acier moulé, procédé beaucoup plus économique que le forgeage.

       On lit ainsi à propos de la fonderie de Colombier-Fontaine (Doubs) : « Pour son plus grand profit, elle est équipée en 1915 par Toussaint Levoz, expert de réputation internationale, avec des convertisseurs Bessemer à soufflage latéral. Munie de cet appareil, la voici apte à produire des garnitures de mitrailleuses en acier ou en fonte coulée. Jusqu’alors, de telles pièces étaient forgées ou estampées. Les concur­rents qui s’étaient essayés à couler l’acier pour ces pièces, à l’image d’Arbel, n’y étaient pas arrivés. En quelques mois, plusieurs dizaines de milliers de garnitures vont sortir de Colombier-Fontaine. L’armée française se procure ainsi les mitrailleuses qui lui font défaut. Colom­bier-Fontaine fabrique également des affûts pour canons anti-avions. L’entreprise vit une période de prospérité. » ( Source : Olivier Boudot, D’AFE à Safe Naissance d’un champion mondial, Mémoires d’hommes, histoires d’entreprises)

   Quelques années auparavant, un autre membre de la famille Levoz, Eustache Levoz avait redressé la situation de la fonderie d’acier d’Outreau (Pas-de-Calais)

     « De 1902 à 1907, les résultats techniques de la fonderie d’acier d’Outreau ne sont pas bons. Il semble que cela tienne au fait de l’absence à Outreau d’un spécialiste du moulage de l’acier, […] La crise éclate. Les « responsables » remerciés, un nouveau chef de service de l’aciérie est engagé : Eustache Levoz qui pratique le métier depuis vingt ans […] Levoz redresse la situation. » (Source : Edmond Truffaut, Métallurgie en Boulonnais, Éditions A.M.A./Histopale)

 

    Depuis quelques jours la démolition des Aciéries d’Auxonne par l’entreprise Pennequin a  commencé.   Un panneau apposé sur la grille de l’établissement précise que le permis de démolir PD 021 038 19 S0001 du 11 juillet dernier accordé par le maire à Immobilière Européenne des Mousquetaires, sur un terrain de 29118 m2, est consultable dans les services de la mairie… (à suivre)

   Le presse-papier en acier moulé T. Levoz, figurant sur l’illustration de Claudi, mesure 14cm x 18cm et pèse environ 700 g.

 

Flash-info

   Le Bien Public d’hier publiait un article intitulé « AUXONNE Foire Commerçants et associations présents pour la 700e édition ». sur la photo légendée « Malgré la grisaille, les badauds se sont aventurés dans les différentes allées de la traditionnelle foire d’automne de la ville d’Auxonne ».

   En regardant la photo, j’ai reconnu un badaud que je découvre chaque matin, avec un bonheur mitigé, dans la glace ! Quant à notre bon député, macache ! La « météo peu engageante » l’aura sans doute dissuadé ….

  Et puis reconnaissons-le, (non, pas sur la photo, il n’était pas là !), depuis qu’on n’y casse plus d’assiettes, ladite foire ne casse pas vraiment des briquettes !

CHARMOY-CITY : À LA GRANDE FOIRE, ON NE CASSE PLUS D’ASSIETTES - du 28 OCTOBRE  2019

  Dans la soirée d’hier Le Bien Public  publiait enfin :

« Vers 17 heures ce mardi après-midi, une odeur de brûlé a été signalée au niveau d’un immeuble de trois étages de la rue du Moineau à Auxonne, située à proximité du château. »

    De la fumée aurait aussi été détectée dans les combles du bâtiment. Selon nos informations, aucun blessé n’a été à déplorer.

    Par mesure de sécurité, vingt personnes ont été évacuées. Sur place, des sapeurs-pompiers des casernes d’Auxonne, de Pontailler-sur-Saône et de Saint-Jean-de-Losne ont été dépêchés. Soit un total de quinze sapeurs-pompiers avec quatre engins : deux fourgons incendie, une grande échelle et un chef de groupe. »

 

 Une chose est sûre au moins, la cause du sinistre éventuel ne pourra pas être imputée aux étincelles du Bessemer !

Charmoy-City, avec les aciéries va disparaître un haut-lieu de l'acier moulé Levoz

Charmoy-City, avec les aciéries va disparaître un haut-lieu de l'acier moulé Levoz

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 30 octobre 2019 (J+3969 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
20 octobre 2019 7 20 /10 /octobre /2019 01:00

HISTOIRE DE LA POSTE, QUAND AUXONNE N’ÉTAIT PAS ENCORE CHARMOY-CITY - du 20 OCTOBRE  2019 (J+3959 après le vote négatif fondateur)

      La démolition de la Poste d’après-guerre inaugurée en 1956, a coïncidé avec l’avènement de la nouvelle ère charmoysienne, inaugurée, celle-ci, par Raoul Langlois et consorts.

    Mais ce n’est qu’une coïncidence, car si la cheville ouvrière des projets du Charmoy fut bien Monsieur Langlois, le fidèle serviteur des promoteurs du Charmoy, épaulé par son commis-afficheur Montial, la démolition de cette poste était prévue dès la précédente mandature Sanz.

    Monsieur Langlois ne fit donc qu’exécuter le projet de nouveau Rond-Point de La poste conçu par ses opposants d’alors, comme il exécuta les volontés des promoteurs de Vesoul.

    Mais toutes ces affaires tomberont bientôt dans les poubelles de l’Histoire.

       Et mon travail du jour ne réside pas dans le rabâchage de ces quelques vérités, certes dignes d’être rappelées…

    En mémoire de nos Postes d’autrefois, j’offre aujourd’hui à mes concitoyens un petit diaporama postal original !

A  La Poste Belle Epoque

A La Poste Belle Epoque

B La Poste sur le papier

B La Poste sur le papier

C Sept 1944  la Poste saute

C Sept 1944 la Poste saute

D 1953  La  première pierre

D 1953 La première pierre

E 1953 le futur et le provisoire 1

E 1953 le futur et le provisoire 1

F 1953 le futur et le provisoire 2

F 1953 le futur et le provisoire 2

G  1956  le temps de l' inauguration

G 1956 le temps de l' inauguration

H 2008 les derniers mois

H 2008 les derniers mois

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
13 octobre 2019 7 13 /10 /octobre /2019 01:00

CHARMOY-CITY : DES JARDINS OUVRIERS AU PORT ROYAL  - du 13 OCTOBRE  2019 (J+3952 après le vote négatif fondateur)

   

    Ce sont des jardins que nous découvrons aujourd’hui sur une photo aérienne de 1960 publiée par la  page facebook Auxonne Info - Actus & Débats.

     Situés au pied du Bastion Royal sur l’emplacement actuel du Port royal, de ses accès et de son extension prévue, ces jardins n’auront pas connu une histoire bien longue.

     Cette histoire commence au début des années 1940, pour des raisons que nous verrons plus loin.  L’emplacement est alors propriété de l’Armée.

     L’histoire finit au cours des années 1960, lorsque l’Armée reprend possession du terrain concédé pour y construire des équipements.

    Une piste FRAC (Formation Rationnelle Accélérée des Conducteurs) est aménagée sur l’emplacement actuel des accès (et parking) au Port Royal par la route de Flammerans.

      Tout le long de la face du bastion royal regardant la route de Flammerans, est construit un stand de tir « balplast » destiné à l’entraînement au tir à balle plastique avec l’ancien fusil MAS 36. Votre serviteur y a tiré en 1970 et fait tirer les gars de son peloton. Pour des raisons d’évolution technique, le stand est d’abord désaffecté, et enfin démoli à la fin du siècle dernier.

     La suite est une autre histoire, celle du Port Royal.

     Revenons à présent au début de notre histoire des jardins.

     Juin 1940. Le pays est envahi. Les courtes mais très meurtrières hostilités cessent après la capitulation et l’armistice. Dans le pays à genoux, les questions de ravitaillement deviennent cruciale, et celle de l’alimentation au premier chef.

   Deux mois après l’Appel du 18 juin à Londres, Vichy promulgue la loi du 18 Août « relative à la mise en exploitation des terrains urbains non utilisés »

  

Les effets de cette loi seront élargis par des lois ultérieures encadrant et soutenant, par le biais d’associations, les exploitants de nouveaux jardins potagers.

    Il pourrait sembler qu’alors, les besoins alimentaires concrets de la population convergent avec la doctrine, plus discutable, du « Retour à la terre » selon Pétain, si bien défendue par le célèbre Chanoine Kir dans son éditorial du «Bien du Peuple de Bourgogne », feuille hebdomadaire catholique et paysanne. 

   Petit échantillon présentable de cette prose : « La pénurie d’aliments de première nécessité va remettre à l’honneur la vie saine du paysan qui trouve à portée de sa main les articles indispensables ».

   

C’est clair, en ville, si l’on est peu fortuné, on  se serre la ceinture, les « doryphores » (les occupants) dévorent tout ce qui pousse dans les champs.

     Et dans les campagnes on plaisante à l’occasion de cette diète forcée des Parigots : « Parisien gros bec [moineau] campagnard tête de lard, les Parisiens i mangent d’la m…, les campagnards i mangent du lard ». Je tiens ce bon mot de mon père qui me l’a rapporté et l’avait entendu en 1944 dans une ferme de Haute-Saône où il se cachait au cul des vaches pour échapper à un retour au STO (Service du Travail Obligatoire).

     Après ce retour à la terre, revenons-en à nos jardins.

    Une structure associative préexistante, la Ligue du Coin de Terre et du Foyer, fondée par l’Abbé Lemire en 1896, et dont les délégués sont répandus sur tout le territoire va permettre, en lien avec les pouvoirs publics, de concrétiser les créations de nouveaux jardins. Leur nombre passera ainsi de 75000 en 1939 à 250 000 en 1943

https://journals.openedition.org/insitu/18752

      Il serait abusif et injuste de taxer, pour autant,  l’association d’allégeance aux valeurs de Vichy dans la poursuite élargie de son  objectif social.

   

Selon des témoignages oraux entendus il y a longtemps, le Chanoine Cornier, alors Curé d’Auxonne, aurait participé activement au développement local  de ces jardins. Je rends ici hommage à la mémoire d’un homme qui m’a toujours fait une grande impression.

    Mes parents, alors jeunes mariés, cultivaient une parcelle de 2 ares sous les murs du Bastion Royal. J’ai retrouvé leur carte de jardinage dans la vieille boîte en fer-blanc des souvenirs de famille.

Claudi nous livre une vision originale autant que pertinente des jardins des années 40…

 

Pour les curieux :   quelques détails supplémentaires sur les 3 autres points de la photo 

Charmoy-City, des jardins ouvriers au Port Royal

Charmoy-City, des jardins ouvriers au Port Royal

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 13 octobre 2019 (J+3952 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
29 septembre 2019 7 29 /09 /septembre /2019 00:30

UNE PLAGE OUBLIÉE  À CHARMOY-CITY - du 29 SEPTEMBRE  2019 (J+3938 après le vote négatif fondateur)

   Je dédie ce texte à la mémoire d’André Malandain et de René Roy,  pionniers des sports nautiques à Auxonne.   

    Retrouvons le temps où Auxonne n’était pas encore devenu, sous le règne de Raoul Langlois, Charmoy-City.

    Le promeneur empruntant le chemin de droite en allant vers l’Écluse d’Auxonne sur le talus du canal, pourra découvrir au quart du trajet, et sur sa droite en contrebas du talus, un ensemble de ruines enfouies dans les ronces et les fourrés. Ces ruines faisaient partie, vers le milieu du siècle dernier, d’un complexe nautique modeste, mais très apprécié.

     C’est André Malandain, un Normand, installé à Auxonne et fana de sport nautique, qui créa la plage de l’Ermitage en 1941. La plage comportait 3 bassins (grand, moyen, petit). Au bout du ponton du grand bassin, se trouvait le formidable plongeoir construit par l’entreprise Saunié.

  Baigneurs et baigneuses se changeaient dans des cabines en bois, de l’autre côté du chemin en face de la plage, contre la butte du canal (non visibles sur notre illustration). Un peu plus loin en aval, on consommait sur une terrasse en plein air et on pouvait aussi se restaurer dans la petite guinguette en dur visible sur notre illustration (son pignon est caché par le plongeoir).     

      Jusqu’en 1945, Madame Malandain tenait les fourneaux  et servait aux clients une cuisine simple, souvent d’inspiration normande. Monsieur et Madame Malandain étaient en effet tous deux normands. Il n’est pas donné à tout le monde d’être picard !

        À cette date, le grand bâtiment à gauche de cette guinguette sur notre illustration n’était pas encore construit.

      En 1945, pour des raisons familiales, André Malandain céda son établissement à René Roy qui travaillait avec son père, Jules Roy, dans l’entreprise familiale de scierie située route de Dole à l’emplacement actuel du Comptoir des matériaux.

     C’est René Roy qui fit construire vers 1947-48 le bâtiment situé au centre de notre illustration. Des prisonniers allemands de la deuxième guerre mondiale, encore présents à cette époque furent employés à la construction du bâtiment dont la partie charpente et menuiserie fut particulièrement soignée, on le comprend.

    On conserve dans la famille Roy le lustre en bois de la grande salle, réalisé par un ébéniste allemand.

 Une vingtaine d’années plus tard, gardant sans doute un bon souvenir de son séjour, notre ébéniste revint  visiter Auxonne, et la famille Roy.

    La grande salle d’environ 150 m2 était construite en surélévation hors-niveau des crues, on y accédait par un escalier central en façade.

   Elle s’ouvrait sur une terrasse découverte d’une trentaine de mètres carrés à l'avant du bâtiment.

   Bar,  restaurant, dancing tels étaient les usages de cette magnifique salle.

   On se baignait, on pagayait, on se restaurait, on dansait à la Plage de l’Ermitage

   À partir de 1955 la fatalité devait priver les Auxonnais, et les Dijonnais, de ces agréables distractions.

   Au cours de l’année 1955, René Roy trouvait la mort avec son épouse dans un terrible accident sur la RN5, laissant deux enfants.

   La famille voulant racheter l’établissement, il se révéla que, probablement en vertu d’un accord à l’amiable, le terrain sur lequel il avait été construit n’avait pas fait l’objet d’un acte de vente notarié.

    La propriétaire légale refusa alors de le vendre le terrain et, le fonds l’emportant sur le bâti, le bâtiment, qui avait en outre perdu son promoteur et avec lui son âme, fut vidé, par la famille, d’une partie de son mobilier, fermé, abandonné et progressivement pillé puis  ruiné.

  

  Quant à la petite guinguette Malandain, elle aussi aujourd’hui en ruine, elle était située sur une autre parcelle contiguë acquise par acte.

    Elle hébergea jusque vers le milieu des années 70, une petite dame seule, la Marie, qui élevait des poules, vendait ses œufs et surtout, n’avait pas froid aux yeux, de vivre seule en un tel lieu.

 

    Petites anecdotes personnelles : je me rappelle enfant avoir vu André Malandain, un homme souriant, ranger ses canoés et kayaks dans un garage qu’il avait dans l’actuelle rue d’Heidesheim (actuelle rue Prieur). Nous habitions alors au 13 rue de l’Hôpital (actuelle rue Gaston Roussel), dans la « maison Olive » et la cour de l’immeuble débouchait sur la rue Prieur. J’étais toujours étonné de voir deux des esquifs porter les noms  Speranza I et Speranza II. J’appris plus tard que cette appellation est prisée des navigateurs.

   À peu près à la même époque, je n’étais pas encore devenu, par les soins d’Henri Berger qui dispensait ses leçons de natation au bas des gradins du port, un nageur confirmé.

   Je me souviens alors m’être aventuré dans le grand bassin de la plage Malandain, et avoir perdu pied.

     Je revois encore les bulles dans l’eau verte monter en grappe au-dessus de moi. Seule la proximité du ponton auquel je me suis raccroché – mais aussi un petit travail d’enquête – me permet, plus de soixante ans après, de vous conter ces souvenirs.

 

N.B. : La reconstruction des ruines sur l’illustration de Claudi a été réalisée d’après nos mesures faites sur le terrain et à partir d’une photo publiée dans l’ouvrage collectif : AUXONNE VOYAGE DANS LE TEMPS…édité en 2015 par L’Association Écomusée du Maraîchage et des Traditions populaires du Val de Saône.

 

 

 

Charmoy-City, revitalisation rêvée d'une plage oubliée

Charmoy-City, revitalisation rêvée d'une plage oubliée

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 29 septembre 2019 (J+3938 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
20 septembre 2019 5 20 /09 /septembre /2019 01:00

CHARMOY-CITY : UN FUTUR MAIRE D’ANTAN AU SERVICE DE L’EMPEREUR- du 20 septembre 2019 (J+3929 après le vote négatif fondateur)

     Chantecler apporte aujourd’hui une contribution originale aux célébrations locales du 250 ème anniversaire de la naissance de Napoléon Bonaparte ( le 15 août 1769).

      Cette contribution, la deuxième, se veut résolument historique la première ayant été d’une tonalité un tantinet polémique.

CHARMOY-CITY : 250 ANS APRÈS SA NAISSANCE,  LE LIEUTENANT BONAPARTE, OTAGE DES « PASSIONNÉS » -  du 19 SEPTEMBRE  2019

    Notre contribution du jour présentera un caractère inhabituel puisqu’il s’agit d’un hommage à un maire d’Auxonne !

     Non ! Pas qui vous savez ! Mais un personnage attachant et passionnant à divers titres, et qui a laissé nombre d’écrits et d’opuscules pleins d’intérêt et de fantaisie et parfois de joyeuse malice, desquels nous nous sommes inspirés.

   Nous venons de citer Claude Pichard (1895-1883), qui accomplit deux mandats de maire durant la Monarchie de Juillet : (1832-1835) et (1843-1848). Son nom est actuellement attaché à une rue de notre bonne ville.

     Non ! Pas la rue du Charmoy ! Où un autre maire s’illustra !

UNE HISTOIRE POUR LA RUE DU CHARMOY (4) - du 16 septembre 2016

      Et s’illustrera encore, n’en doutons pas, dans une semaine, mais cette fois, sans son adjointe à l’urbanisme…

CHARMOY-CITY : DANS 10 JOURS, PLAIDOYER DÉCISIF EN CNAC  POUR UN MAIRE « INDÉCIS » - du 16 SEPTEMBRE  2019

     En ce qui concerne  Napoléon Bonaparte, on doit à Claude Pichard une brochure qu’il publia étant maire : Napoléon Bonaparte à Auxonne, Auxonne, Saunié, 1847. Elle connut une réédition en 1857 chez le même éditeur. Les deux éditions sont consultables en ligne

https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb311049124

https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb31104913g

    Cette même année 1857, année de l’érection de la statue, le principal du Collège d’Auxonne, J. Bernard,  édita une notice historique intitulée La statue de Napoléon Ier à Auxonne, chez le même éditeur, consultable elle aussi en ligne

https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb300907214

   Nous avons lu la plupart des écrits publiés par Claude Pichard. Le style en est attrayant, humain et parfois émouvant, un peu foutraque et non sans une pointe d’humour ! Nous ne manquerons pas de reparler de ce personnage attachant à propos de divers sujets.

    Pour l’heure, c’est son engagement de jeunesse aux côtés de l’Empereur qui nous intéressera, en écho aux célébrations locales du 250ème anniversaire de la naissance de Napoléon Ier.

    1813, Claude Pichard a 18 ans, orphelin de père très jeune, il vit aux côtés de sa mère au sein d’une famille de commerçants établie dans la rue du Chénois (actuelle rue Carnot).

    Après la saignée de 1812, le gouvernement impérial vient de lever un corps de cavalerie de volontaires devant s’équiper à leurs frais : la Garde d’honneur de l’Empereur. L’article 7 du décret du 3 avril 1813 garantit aux gardes d’honneur une promotion rapide, en leur conférant le grade de sous-lieutenant  après douze mois de service.

     Équipé aux frais de sa famille et peut-être aussi d’autres contributeurs, le jeune Claude s’enrôle dans le prestigieux nouveau corps.

     Dans ses écrits, il évoque sa présence à la grande bataille de Leipzig (fin octobre 1813) et la retraite des troupes impériales vaincues par les coalisés vers le Rhin de Mayence.

     Sa carrière se poursuit, il prend le grade de sous-lieutenant. Après la deuxième abdication de Napoléon Ier à la suite de Waterloo (18 juin 1815), on retrouve Claude Pichard dans l’armée de Davout repliée au sud de la Loire. Davout se soumet au pouvoir royal le 14 juillet 1815.

     Citons Claude Pichard relatant, de son point de vue, la suite de l’affaire soixante ans après les faits : « En 1815, à Poitiers, j’étais sous-lieutenant à l’armée de la Loire. Les jeunes officiers devaient se rendre au quartier-général afin de signer leur option soit pour rentrer dans leurs foyers, soit pour leur admission dans la garde royale. J’avais la vocation de l’art militaire et j’espérais parcourir honorablement la carrière des armes ; les examens que je venais de passer étaient satisfaisants. Le jour fixé, j’allais opter pour la carrière des armes quand, au lieu de suivre directement la rue qui conduisait au quartier-général, je pris machinalement une autre voie. Là je rencontrai le facteur de la poste, qui me remit une lettre de ma mère, me pressant de revenir l’aider dans son commerce. Je ne pouvais hésiter, mais cette simple rencontre changea mon avenir » (Claude Pichard, Mon petit doigt me l’a dit, 2ème série, Auxonne, Charreau, 1876, p. 223)

    Qui sait ? Le hasard aurait pu, dans l’autre sens, priver notre bonne ville d’un maire fort sympathique.

     Je vous promets que nous retrouverons Claude Pichard, voué cette fois à des activités moins guerrières mais qu’il a su narrer avec un talent bien à lui !

    Pour mars 2020 qui vient, crions en chœur : « Claude Pichard à la barre ! »

    Mais un Claude Pichard, par les temps qui courent, ce n’est peut-être pas facile de mettre …la main-dessus !

 

FLASH-INFO

 

   Le site officiel de la Ville d’Auxonne, dans le cadre du programme de revitalisation « Auxonne 2025 » vient de lancer le slogan  « Pour rénover, c’est mieux d’être aidé ». Le public est invité à une réunion sur ce thème, en Salle évènementielle, le 2 octobre à 19h00.

    Verrons-nous pour l’occasion un come back inopiné de l’adjointe à l’urbanisme démissionnaire. En effet, et cela tombe sous le sens, pour un maire revitalisateur « Pour rénover, c’est mieux d’être aidé » !

CHARMOY-CITY : LE DOCTEUR RAOUL PRÈS DE DÉPOSER SA PLAQUE ?  - du 13 juin  2019

Charmoy-City, un futur maire d'antan qui nous fait honneur

Charmoy-City, un futur maire d'antan qui nous fait honneur

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 septembre 2019 (J+3929 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire