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  • Claude Speranza, Auxonnais
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11 septembre 2021 6 11 /09 /septembre /2021 05:00

CHARMOY-CITY : CONSÉQUENCES LOCALES ET ANECDOTIQUES DU 4 SEPTEMBRE 1870 - du 11 septembre 2021 (J+4651 après le vote négatif fondateur)

    Dans notre précédent article, nous avions évoqué le 4 septembre 1870

CHARMOY-CITY : D’UN 4 SEPTEMBRE  L’AUTRE - du 08 septembre 2021

     Le 4 septembre 1870, la République était proclamée sur les cendres fumantes du Second Empire défait par la Prusse de Guillaume.

    Un tel changement ne va jamais sans conséquences sur les signes du pouvoir déchu, inscrits dans les rues et sur les places d’un pays. Il arrive parfois aussi que  l’« épuration » épargne quelques-uns de ces signes.

   Ainsi de la statue de Napoléon Bonaparte érigée en 1857 sur notre place d’Armes sous le règne de son neveu Louis-Napoléon Bonaparte, le futur vaincu de Sedan.

    Par bonheur, on se contenta, en guise de « dénapoléonisation »  d’envoyer symboliquement à la fonte les quatre aigles de bronze qui en ornaient à l’origine le piédestal.

CHARMOY-CITY : BONAPARTE    MENACÉ PAR LES DÈBOULONNEURS ? (1) - du 15 juin 2020

   L’actuelle rue Carnot, qui n’échappa pas à la « dénapoléonisation »,  est un modèle « caméléonesque » de désignation au gré des régimes. Nommée rue d’Artois (le roi Charles X était Comte d’Artois) sous la restauration, elle devint rue d’Orléans après la révolution de 1830 quand Louis-Philippe Ier d’Orléans monta sur le trône. Après la chute de ce dernier en 1848, et  un court épisode républicain clos par le coup d’état du 2 décembre 1851, puis l’avènement du Second Empire en 1852, elle prit le nom de rue Louis Napoléon.

       Après la chute de Napoléon III (Louis-Napoléon Bonaparte) elle devint rue des Casernes, puis rue Carnot dans la dernière décennie du siècle à la suite de l’assassinat du Président de la République Sadi Carnot par l’anarchiste italien Caserio.

   À propos de Casernes, l’actuel Quartier Bonaparte, occupant les bâtiments de l’ancienne École Royale d’Artillerie, se nommait avant 1870, Caserne Napoléon.

    Il  prit le nom de Caserne Chambure après la chute du Second Empire. C’est sans doute l’arrivée dans ses murs, entre les deux guerres, du 1er  Régiment d’Artillerie Divisionnaire, héritier des traditions du Régiment de La Fère qui motiva, en 1935, la désignation de Quartier Bonaparte qu’il conserve aujourd’hui.

    Pour passer au monde de l’enseignement et de l’éducation nous citerons le cas de l’actuel Lycée Prieur.

   Durant un court épisode,  et par décret impérial du 18 mai 1863, suite à la demande du Conseil municipal d’Auxonne, Claude Phal-Blando étant maire, il prit le nom de Collège Bonaparte.

.  L’établissement connaît ainsi, lors des années 1863-64 un essor particulier concrétisé par la réalisation d’importants travaux : aménagements intérieurs et installation de  dortoirs dans les combles. Un fronton est construit, portant les armes de la Ville d’Auxonne et, en lettres d’or, l’inscription prestigieuse : Collège Bonaparte.

   Les élèves portent un uniforme à boutons dorés. Sur ces boutons figurent l’aigle impériale et l’inscription « Collège Bonaparte Auxonne ».

   Dans le même temps, on restaure la « Chambre Bonaparte » à l’extrémité nord du premier étage Un chambre qui  n’abrita jamais le sommeil du Lieutenant Bonaparte  comme le démontrera plus tard l’article suivant : A. Cornereau, Une supercherie de l’histoire d’Auxonne, La chambre de Bonaparte, M émoires de la Societé Bourguignonne de Géographie et d’Histoire,  Dijon, 1904.

   . Cette pièce, un salon sans doute, faisait en réalité partie de  l’appartement de Jean-Louis Lombard professeur de mathématiques aux Ecoles Royales d’Artillerie. Si Bonaparte n’y dormit jamais, de nombreux témoignages attestent cependant qu’il y rendit de fréquentes visites à son professeur.

   Les forts en maths pourront découvrir dans l’un de nos anciens articles, une vision assez libre, mais très proche de la réalité, de la dite « Chambre de Bonaparte ».

BONAPARTE À AUXONNE ou le Promeneur Solitaire Corse (6) - du 25 septembre 2017

     Claudi vous fait découvrir dans son illustration du jour la plaque en lettres d’or au fronton du Collège Bonaparte, reconstituée fidèlement d’après un cliché de ses fragments (conservés actuellement dans les réserves du Musée) et le fameux bouton doré de l’uniforme des collégiens d’avant la chute du Second Empire (coll. part.).

   Pour terminer, ajoutons que le Collège Bonaparte devint après la défaite de 1870 Collège municipal d’Auxonne, et ce, jusqu’en 1895, date à laquelle, à la demande du Conseil municipal, confirmée par décret du président de la République, le Collège municipal devint Collège Prieur de la Côte d’Or. Une nouvelle plaque fut donc posée pour remplacer la précédente, elle subsiste encore aujourd’hui au-dessus du porche d’entrée.

    Elle a pour vis-à-vis une autre plaque sur la maison natale de Prieur. On en apprendra plus sur Prieur en consultant l’article en lien ci-dessous.

CHARMOY-CITY : LA MAISON NATALE DE CLAUDE-ANTOINE PRIEUR À LA UNE - du 28 NOVEMBRE  2019

 POST-SCRIPTUM

   Les thèmes napoléoniens étant d’une brûlante actualité nous avons dû abandonner momentanément la Croix des Sarrasins. Que nos lecteurs se rassurent cependant, la suite de l’article en lien ci-dessous est toujours au programme.

CHARMOY-CITY : UNE CROIX ET DES SARRASINS (1) - du 05 septembre 2021

 

Quand le nom de Bonaparte ornait le fronton du collège d'Auxonne.jpg

Quand le nom de Bonaparte ornait le fronton du collège d'Auxonne.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 11 septembre 2021 (J+4651 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
29 août 2021 7 29 /08 /août /2021 05:00

CAHIERS DE VACANCES À CHARMOY-CITY : VACCINATION ET HISTOIRE (6) - du 29 août 2021 (J+4638 après le vote négatif fondateur)

    Nous avons interrompu dernièrement notre très studieuse série « cahiers de vacances » par un petit intermède relatif à la santé du jeune Bonaparte et à  sa volonté de s’adresser à l’un des plus célèbres médecins se son temps.

QUAND LE JEUNE BONAPARTE CONSULTAIT LE DOCTEUR TISSOT DE GENÈVE- du 26 août 2021

   Pour le bonheur de notre classe fidèle de lecteurs studieux, nous la reprenons aujourd’hui par un sixième et dernier cahier.

    Dernier cahier, comme c’est dommage !

    Eh oui les amis ! Avec la rentrée, finis les cahiers de vacances ! Au feu les cahiers, et le maître au milieu !

    Car la rentrée arrive à grands pas, et pour l’enseignant retraité, voici venir le temps du CRPRC !

   Du CRPRC ??

   Oui un syndrome encore trop ignoré qui touche nombre d’enseignants retraités et pour lequel il n’existe pas de vaccin !

   Vous voulez en savoir plus ?

    Alors reportez-vous à notre article de rentrée de l’an dernier et vous saurez tout, tout, tout sur le CRPRC…et autres curiosités de la dernière  rentrée…

CHARMOY-CITY : ICI COMME AILLEURS, DEMAIN C’EST LA RENTRÉE !  - du 31 août 2020

   Avant que nous évoquions la prochaine et son lot de curiosités !

   Pour l’heure, revenons à nos « cahiers de vacances ».

   Le précédent nous avait conduit à Cambrai en 1820 auprès du médecin-poète Anthelme Peysson partisan convaincu autant que convaincant de la Vaccine.

CAHIERS DE VACANCES À CHARMOY-CITY : VACCINATION ET HISTOIRE (5) - du 25 août 2021

   Des pièces liminaires de son opuscule littéraire (Anthelme Peysson, La Vaccine, poëme, Paris, 1820), nous avions examiné, dans notre cinquième cahier, l’exergue et la dédicace. Nous consacrerons le présent cahier, le sixième et dernier, à l’examen de l’excellent avant-propos.

  Nos lecteurs assidus pourront en lire à loisir la copie en PDF

    Dans son avant-propos, Anthelme Peysson médecin de formation très classique, se réfère à Hippocrate pour justifier son recours à l’éloquence dans le but de faire triompher la vérité.

   C’est par la plume qu’il combattra donc « les erreurs et les préjugés » qui s’opposent à la propagation de la Vaccine, en en célébrant « les bienfaits ».

    Bon citoyen, il déclare en cela, « pouvoir seconder les vues philanthropiques du gouvernement » qui soutient « la merveilleuse découverte de Jenner ». Il déplore en effet que « notre belle patrie ne soit pas entièrement affranchie de la petite vérole [la variole] malgré la protection que le ministère de l’intérieur accorde à la Vaccine ».

    À travers deux siècles, ce discours résonne avec notre actualité, mais la partie la plus surprenante en la conclusion féministe avant la lettre que nous citons :

   « les femmes qui font toujours ce qu’elles veulent faire, ne consentiront jamais à perdre l’empire de la beauté ; la Vaccine triomphera donc de l’ignorance et du charlatanisme »

    L’argument, s’il surprend, est néanmoins pertinent puisque la variole occasionnait des cicatrices sur les visages « grêlés » de ses  victimes. Mirabeau reste le plus célèbre de ces visages « grêlés ». Par ce dernier argument qui lui assurait d’emblée le soutien du »beau sexe », Anthelme Peysson se révélait un excellent communicant !

   Claudi a mis en image le superbe argument en mettant en scène la belle Madame Récamier, cousine par alliance du pionnier de la gynécologie, Joseph-Claude-Anthelme Récamier (1774-1852).

    Encore un Anthelme ! Oui, le docteur Récamier, tout comme Anthelme Peysson et son père Joseph était natif du Bugey, plus précisément de Rochefort à une quinzaine de kilomètres en aval de Seyssel sur le Rhône.

   Et rien n’interdit de penser que ces notables, contemporains, et originaires du Bugey aient pu se connaître !

   Fin de nos « cahiers de vacances » ! Ouf !!

 

 

Vaccine, une beauté convaincue par le Docteur Peysson.jpg

Vaccine, une beauté convaincue par le Docteur Peysson.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 29 août 2021 (J+4638 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
26 août 2021 4 26 /08 /août /2021 10:52

QUAND LE JEUNE BONAPARTE CONSULTAIT LE DOCTEUR TISSOT DE GENÈVE- du 26 août 2021 (J+4635 après le vote négatif fondateur)

    À suivre les réseaux sociaux, nos fidèles lecteurs auront pu constater qu’il y a du Bonaparte dans l’air.

    La rédaction de Chantecler, qui suit l’air du temps,  et qui ne voudrait pas  être en reste, interrompt donc la publication de ses « cahiers de vacances » pour offrir à ses lecteurs, dans la tonalité de ses « cahiers de vacances »,  un petit intermède sur le jeune Bonaparte, la médecine et la santé.

CAHIERS DE VACANCES À CHARMOY-CITY : VACCINATION ET HISTOIRE (5) - du 25 août 2021

     De l’air auxonnais, de nos jours encore réputé humide, et qui l’était encore beaucoup plus il y a quelques siècles, lorsque la ville était cernée de zones marécageuses, le futur empereur se plaignait des miasmes.

     Dans une lettre à sa mère, datée du 12 janvier 1789, il écrit ainsi :

     « Ma santé, qui est enfin rétablie, me permet de vous écrire longuement. Ce pays-ci est très malsain, à cause des marais qui l’entourent et de fréquents débordements de la rivière qui remplissent tous les fossés d’eau exhalant des vapeurs empestées. J’ai eu une fièvre continue pendant certains intervalles de temps et qui me laissait ensuite quatre jours de repos, venait m’assiéger de nouveau pendant tout autant de temps [N.D.L.R. : sans doute une des nombreuses formes de « fièvre intermittente » en honneur dans les nosographies de l’époque]. Cela m’a affaibli, m’a donné de longs délires et m’a fait souffrir une longue convalescence. […] »

    (Cité par  le Commandant Maurice Bois dans Napoléon Bonaparte  lieutenant d’artillerie à Auxonne, Paris, Flammarion, 1898, pp. 47-48. Le commandant Bois signale en note à ce propos que la situation perdure à son époque et qu’il espère beaucoup du comblement prochain des fossés !).

      Le jeune Bonaparte, sans être hypocondriaque, était  donc très soucieux de sa santé et de son hygiène, c’est ainsi que depuis « les montagnes de Corse où l'on se sert peu de médecin », il n’hésite pas à consulter, par lettre envoyée sur le continent, l’un des plus célèbres médecins de l’époque.

     Ce médecin suisse, le Docteur Samuel Auguste Tissot (1728-1797), ami et médecin de Jean-Jacques Rousseau et de têtes couronnées, connaît une grande notoriété. Ses ouvrages (Avis au Peuple sur sa santé, L’Onanisme, De la santé des gens de lettres) connaissent un grand succès. Ils sont lus et traduits dans toute l’Europe.

     C’est donc un an environ avant de découvrir Auxonne que Bonaparte écrit d’Ajaccio, le 1er avril 1787, une longue lettre au Docteur Tissot au sujet… de la goutte dont souffre son grand-oncle Lucien Bonaparte, archidiacre d’Ajaccio.

       Dans cette lettre, Bonaparte n’omet pas de conclure en passant sur sa propre santé et se dit « tourmenté d’une fièvre tierce » dont les accès justifieraient le peu de lisibilité de son « griffonnage » ! En Corse, comme à Auxonne, si l’on en croit du moins ses écrits, la santé du jeune Bonaparte n’était pas vraiment florissante !

     C’est à la moitié du premier séjour en Corse de Bonaparte (Septembre 1786-septembre 1787) que la lettre fut envoyée. Ce premier séjour concluait huit longues années passées sur le continent, dans les écoles militaires, d’Autun à Paris en passant par Brienne, et pour finir au régiment de la Fère à Valence.

    La lettre fut conservée, mais Tissot n’y répondit pas, se contentant de l’archiver avec la mention « Lettre non répondue, peu intéressante ».

     Il ne faut pourtant jamais désespérer. Un demi-siècle plus tard, Charles Eynard publiera la lettre de Bonaparte dans son ouvrage Essai sur la vie de Tissot, Lausanne, 1839.

     Les curieux ne manqueront pas de prendre connaissance de la dizaine de pages que consacre Eynard à cet épisode médical de la vie du jeune Bonaparte.

    N.B. : C’est à Paoli que fait référence Bonaparte en écrivant au début de sa lettre : « il est vrai que l’éloge court et glorieux que vous avez fait des leur aimé général ». Paoli est « l’aimé général » des Corses.

     Les curieux ne manqueront pas de prendre connaissance de la dizaine de pages que consacre Eynard à cet épisode médical de la vie du jeune Bonaparte.      N.B. : C’est à Paoli que fait référence Bonaparte en écrivant au début de sa lettre : « il est vrai que l’éloge court et glorieux que vous avez fait des leur aimé général ». Paoli est « l’aimé général » des Corses.

Les curieux ne manqueront pas de prendre connaissance de la dizaine de pages que consacre Eynard à cet épisode médical de la vie du jeune Bonaparte. N.B. : C’est à Paoli que fait référence Bonaparte en écrivant au début de sa lettre : « il est vrai que l’éloge court et glorieux que vous avez fait des leur aimé général ». Paoli est « l’aimé général » des Corses.

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 26 août 2021 (J+4635 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
19 août 2021 4 19 /08 /août /2021 08:30

CAHIERS DE VACANCES À CHARMOY-CITY : VACCINATION ET HISTOIRE (4) - du 19 août 2021 (J+4628 après le vote négatif fondateur)

    Notre précédent « cahier de vacances », le troisième, avait mis en lumière l’estime et l’attachement que Napoléon portait à sa sœur cadette, la princesse Elisa.

CAHIERS DE VACANCES À CHARMOY-CITY : VACCINATION ET HISTOIRE (3) - du 16 août 2021

    Le second avait révélé l’œuvre de la princesse en matière de vaccination

CAHIERS DE VACANCES À CHARMOY-CITY : VACCINATION ET HISTOIRE (2) - du 12 août 2021

    En ce qui concerne la suite, nos furetages autour de l’histoire de la vaccine et de l’épopée napoléonienne nous ont conduit à la rencontre d’un médecin militaire : Jean-Claude-Anthelme Peysson, plus souvent désigné sous le nom d’Anthelme Peysson dont les écrits et les actes nous ont semblé dignes d’examen.

   Anthelme Peysson (1786-1848) naît à Seyssel (Ain) d’un père médecin. C’est un contemporain du médecin auxonnais Jean-Baptiste Bolut (1798-1873), et comme lui un ardent partisan de la vaccine, comme nous le verrons dans le prochain et dernier « cahier de vacances »

ALBUM « J.-B. BOLUT (1798-1873), le vaccinateur auxonnais aux trois médailles »

        Pour l’heure consacrons le présent « cahier de vacances » à suivre les premiers pas du jeune médecin Anthelme Peysson dans la carrière. Il soutient sa thèse en 1806, à Montpellier, comme l’avait fait avant lui son père Joseph Peysson.

     Le 25 mars 1807, à l’âge de 21 ans, Anthelme prend du service dans la Grande Armée au titre de médecin adjoint et rejoint l’armée de Pologne dans les hôpitaux de Thorn.

   Moins d’un an plus tard, le 27 janvier 1808 c’est l’armée d’Espagne qu’il rejoint au titre de médecin ordinaire. À propos de cette période, nous avons tiré de sa nécrologie (Journal de médecine de Lyon, 2ième série Tome III n° 13 -janvier 1848)  quelques éléments intéressants.

     Le médecin ordinaire Anthelme Peysson sert dans les hôpitaux de Madrid, Séville, Tolède et Grenade. En 1812, lors de la retraite d’Andalousie il est nommé, par le Maréchal Soult, président d’une commission chargée de combattre une épidémie de fièvre jaune sévissant dans la région de Murcie, plus précisément à  Ziégar, Kumilia et Jéclan [ N.D.L.R. : Cieza Jumilla et Yecla dans la nomenclature actuelle]. Si l’on en croit l’article nécrologique cité, il parvient à juguler  l’épidémie en six semaines, ce qui lui vaut d’être félicité publiquement par l’Inspecteur-Général de Santé Coste (1741-1819).

      À la suite de son  expérience espagnole, Anthelme Peysson publiera en 1818 un mémoire intitulé : Histoire de la fièvre jaune qui fut observée parmi les troupes françaises en Espagne en 1812. Le Nouveau journal de médecine, pharmacie et chirurgie de janvier 1819 rendra compte de la publication en mentionnant que « M. Peysson croit à la contagion de la fièvre jaune ».

    En fait, la fièvre jaune, maladie virale comme la variole ou la COVID, n’est pas à proprement parler contagieuse car elle ne peut être transmise d’homme à homme sans l’entremise d’un moustique, hôte intermédiaire et vecteur  du virus.

      Des vaccins contre la fièvre jaune ne seront mis au point que dans la première moitié du siècle dernier.

     En ce qui concerne la variole, d’étiologie beaucoup moins énigmatique vers 1800 que la fièvre jaune, le vaccin existait dès la fin du XVIIIième  siècle, et nous verrons dans notre prochain « cahier de vacances » le zèle qu’Anthelme Peysson, mit, à la suite de son père, à en promouvoir l’usage et la diffusion.

       Toujours dans le cadre des guerres napoléoniennes, empruntons à l’historien de la médecine Jean Théodoridès cette remarque, rien moins qu’anecdotique à propos de la fièvre jaune : « l’épidémie de Saint-Domingue (Haïti) […] décima le corps expéditionnaire français envoyé par Napoléon pour la reconquête de l’île en faisant 29 000 morts parmi les 33 000 soldats et marins le composant. C’est cet échec qui détermina la France à vendre la Louisiane aux États-Unis » ( Jean Théodoridès Des miasmes aux virus, Paris, Pariente)

    En attendant, Claudi s’est mis en quatre pour vous offrir  aujourd’hui une illustration inédite de l’action du médecin ordinaire Anthelme Peysson lors de l’épidémie de fièvre jaune dans le secteur de Murcie en 1812.

Retraite d'Andalousie 1812, le Docteur Peysson et la fièvre jaune .jpg

Retraite d'Andalousie 1812, le Docteur Peysson et la fièvre jaune .jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 19 août 2021 (J+4628 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
16 août 2021 1 16 /08 /août /2021 10:56

CAHIERS DE VACANCES À CHARMOY-CITY : VACCINATION ET HISTOIRE (3) - du 16 août 2021 (J+4625 après le vote négatif fondateur)

    C’était hier le 252ième  anniversaire de la naissance de Napoléon Bonaparte et en plein après-midi, comme pour venir saluer cet anniversaire d’un foudre de guerre, le tonnerre de l’orage a éclaté sur notre bonne ville déclenchant une mitraille de grêlons épars tambourinant sur les vieux toits.  Plus pacifiquement,  nous dédions à la  mémoire  du « Petit Caporal » ce 3ième « cahier de vacances ».

   Un cahier dans lequel les amateurs studieux pourront entrer à défaut d’entrer au Musée pour y suivre un guide avisé…

CHARMOY-CITY, EN SUIVANT LE GUIDE - du 14 août 2021

    Notre  précédent cahier était consacré à Elisa Bonaparte, sœur cadette préférée de Napoléon et administratrice avisée, notamment en matière de vaccination

CAHIERS DE VACANCES À CHARMOY-CITY : VACCINATION ET HISTOIRE (2) - du 12 août 2021  

    Le présent cahier fera d’abord un point rapide sur Napoléon et la vaccination, thème largement repris dans les médias, et les médias corses tout particulièrement…

https://www.corsematin.com/articles/storia-nostra-1811-quand-napoleon-ordonnait-de-vacciner-le-roi-de-rome-lempereur-decrete-la-mobilisation-contre-la-variole-115134

   Il est clair que sur ce point, il n’y a plus grand-chose à inventer !

   Reprenant le thème rebattu de Napoléon et de la vaccine, nous dirons en résumé que Napoléon fut toujours un fervent partisan de la vaccination dont il vanta les mérites et assura la promotion. En mai 1811, il fit vacciner son fils Napoléon-François, Roi de Rome (l’Aiglon) à l’âge d’un mois.

    La large publicité qu’il donna à l’évènement constitua, n’en doutons pas, une forte incitation pour tous les parents à faire de même. Notons toutefois qu’en dépit de fortes et nombreuses incitations, l’Empereur, à la différence de sa sœur Elisa, ne décréta jamais l’obligation vaccinale. Pourquoi ?  En raison sans doute des difficultés d’application d’une telle mesure sur toute l’étendue de l’Empire….

   C’est donc un siècle plus tard que la vaccination contre la variole fut imposée par un décret d’application de la loi du 15 février 1902 en ces termes :

« La vaccination antivariolique est obligatoire au cours de la première année de la vie, ainsi que la revaccination au cours de la onzième et de la vingt-et-unième année »

    Sans sortir totalement du domaine de la médecine nous terminerons cet article par un témoignage du médecin François Antomarchi qui, à partir de septembre 1819 assista l’Empereur malade jusqu’à sa mort le 5 mai 1821.

  En 1825, il publie à Bruxelles les Derniers moments de Napoléon, ou complément du Mémorial de Ste-Hélène. Cet ouvrage constitue avec Napoléon dans l’exil,  témoignage de  O’Meara, précédent médecin de l’Empereur à Sainte-Hélène expulsé par l’autorité anglaise en juillet 1818, un complément intéressant du très  célèbre Mémorial de Sainte-Hélène de Las Cases.

 

    Dans le cadre restreint de cet article nous évoquerons seulement le témoignage d’Antomarchi relatif aux relations privilégiées entre Napoléon et sa sœur Elisa.

   À la date du 26 décembre 1820 ( page 793, tome 2, de l’édition illustrée du  Mémorial, suivi de Napoléon dans l’exil et de Derniers moments de Napoléon Paris, Bourdin, 1842 ) Antomarchi note :

     « L’Empereur a passé une meilleure nuit. Il lit avec avidité les journaux venus d’Europe ; il apprend la mort de sa sœur, la princesse Elisa. Cette nouvelle le plonge dans la stupeur. Il était dans son fauteuil, la tête penchée, immobile, en proie au plus profond chagrin. »

    Cette triste nouvelle avait mis plus de quatre mois pour parvenir à l’exilé, puisque la princesse, alors âgée de 33 ans était morte prématurément au début d’août 1820, près de Trieste, dans la Vénétie alors autrichienne.

    À la page 795, Antomarchi rapporte les paroles de l’Empereur à propos de cette sœur aimée. Nous en donnons ici un long passage :   

       « Elle était devenue extrêmement délicate. Elle m’assurait qu’elle eût été obligé [sic] de garder constamment le lit, si elle eût voulu s’écouter, qu’il n’y avait que la grande activité qui pût la faire vivre.

     Je suis de son avis, je pense qu’une vie active est toujours favorable à la santé ; j’en ai fait l’expérience sur moi-même et vous pouvez observer aujourd’hui les conséquences du régime contraire.

    Dès son enfance Elisa fut fière et indépendante, elle nous tenait tête à tous. Elle avait de l’esprit, une activité prodigieuse, et connaissait les affaires de son cabinet, de ses États, aussi bien qu’eût pu le faire le plus habile diplomate.

  C’était elle qui s’occupait des affaires extérieures […] et quelquefois même me forçait de me mêler des discussions.

   Vive, sensible, elle était facilement émue. La moindre contrariété suffisait à la mettre en colère, mais cette colère s’évanouissait presque aussitôt car Elisa avait un cœur excellent, élevé, généreux. »

   Ce témoignage montre que dans l’aventure impériale de Napoléon, les relations avec sa fratrie constituent un important volet.

   En ce 16 août de l’année 2021, année de commémoration de la mort, le 5 mai 1821, de l’Empereur en exil à Sainte-Hélène, Claudi emprunte à Antomarchi son témoignage, et à l’illustrateur des Derniers moments de Napoléon son image du jour…

Au seuil de l'année 1821, triste nouvelle pour l'Empereur.jpg

Au seuil de l'année 1821, triste nouvelle pour l'Empereur.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 16 août 2021 (J+4625 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
12 août 2021 4 12 /08 /août /2021 05:00

CAHIERS DE VACANCES À CHARMOY-CITY : VACCINATION ET HISTOIRE (2) - du 12 août 2021 (J+4621 après le vote négatif fondateur)

 

     Dans notre précédent article nous avions évoqué le rôle original du poète Casimir Delavigne (1793-1843)  en faveur de la vaccination contre la variole

CAHIERS DE VACANCES À CHARMOY-CITY : VACCINATION ET HISTOIRE (1) - du 09 août 2021

   Dans le présent article, délaissant les rimes, nous évoquerons dans un autre registre nettement plus administratif, la vaccination obligatoire par édit.

   À cette occasion nous retrouverons, comme promis, au cours de cet épisode et du prochain, Napoléon Bonaparte (1769-1821), mais surtout sa sœur cadette préférée : Elisa Bonaparte (1777-1820).

   Comme le rapporte Jean Massin dans l’Encyclopaedia universalis à propos d’Elisa : « de toute la famille, elle est celle qui ressemble le plus par certains côtés intellectuels à Napoléon (elle s'en flatte et aime à se l'entendre dire), mais en modèle réduit ; elle gouverne avec dextérité les principautés et départements qui lui sont confiés, mais plus en préfet qu'en souveraine ; elle n'aura jamais aucun conflit d'autorité avec l'empereur. »

   Mariée à un officier corse de peu d’envergure, Félix Baciocchi, Elisa est la tête pensante du couple. En 1805, Elisa a dix-huit ans, et par décision de Napoléon leur frère et beau-frère, Elisa et Félix se retrouvent à la tête de la charmante principauté de Piombino et de Lucques nouvellement créée dans le sud de la Toscane.

    Un siècle plus tard, dans une communication du Bulletin de l’Académie de médecine datée du 23 janvier 1906,  le docteur Félix Kelsch, Directeur de l’Institut supérieur de vaccine dépendant de l’Académie de Médecine, de 1903 jusqu’à sa mort en 1911, évoquera la principauté à propos d’un édit de 1806, dont il déclare :

     «  Il n'est pas long cet édit. Et pourtant i1 contient toute notre Législation préventive contre la variole la déclaration de la variole et la vaccination obligatoires, des sanctions pénales rigoureuses contre les délinquants, et même l'affirmation solennelle de la foi dans la découverte de Jenner, produite sous la forme d'une promesse de gratification de 100 francs à quiconque prouvera qu'il a eu la variole après avoir été vacciné. »

    Cet édit, promulgué sous le règne de la princesse Elisa Bonaparte le 23 décembre 1806, le Docteur Kelsch en donne un extrait qu’il tient d’un confrère alsacien, M. Goldschmidt, qui l’a redécouvert dans des archives :

    « Trois jours après la publication des présentes, chaque père de famille, sous peine d'une amende de 100 francs, devra faire la déclaration si quelqu'un est affecté de la variole dans sa maison. Celui qui dénoncera un variolé qu'on aurait recelé, recevra une récompense de 50 francs. Il sera établi un cordon militaire autour de chaque maison où règne la variole ; toute communication avec ceux qui l'habitent sera interrompue ; ceux qui chercheraient à s'en échapper seraient enfermés pendant quarante jours. Trois jours après la publication de cet édit, tous ceux qui n'ont pas eu la variole, devront être vaccinés. Dans la suite, les nouveaux-nés devront l'être dans les deux premiers mois qui suivront leur naissance. Les parents et tuteurs sont responsables de l'exécution des présentes; les contraventions seront punies de 100 francs d'amende ou de quatorze jours d'emprisonnement. La vaccination se fera gratuitement par des médecins nommés à cet effet. Les médecins qui se distingueront dans l'exercice de cette fonction recevront une grande médaille d'or. Celui qui ayant, été dûment vacciné par les médecins chargés de cette opération, pourra suffisamment. prouver qu'il a plus tard été affecté de la variole, recevra une gratification de 100 francs. »

    Le texte sera à nouveau cité en 1908 par les Docteurs Billard et Fasquelle dans leur opuscule Napoléon et la vaccine

     Toutes proportions gardées, ce texte n’est pas sans résonnance avec les débats actuels, nous le livrons à la réflexion de nos lecteurs.

     Dans notre prochain épisode, nous retrouverons Napoléon, son implication dans la diffusion de la vaccine ainsi qu’un poignant témoignage sur son attachement à sa jeune sœur Elisa.

   Claudi vous offre en image le profil de médaille d’Elisa

FLASH DERNIÈRE (12-08-21 10h00)

    Visiblement, sur la page de notre bonne ville, on cherche le Musée Bonaparte !

1806, la princesse Elisa Bonaparte, pionnière de la vaccination.jpg

1806, la princesse Elisa Bonaparte, pionnière de la vaccination.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 août 2021 (J+4621 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
9 août 2021 1 09 /08 /août /2021 11:31

CAHIERS DE VACANCES À CHARMOY-CITY : VACCINATION ET HISTOIRE (1) - du 09 août 2021 (J+4618 après le vote négatif fondateur)

    Timidement, le soleil revient à Charmoy-City, mais les aoûtiens pas encore. Du coup, après les débordements en tous genres, l’actualité est à l’étiage dans notre Val de Saône comme partout dans notre beau pays.

    Alors pour quelque temps nous ferons un peu d’histoire autour d’un sujet qui dans notre actualité fait parfois quelques histoires : celui de la vaccination obligatoire ou non…

    De là, le titre de notre nouvelle série « CAHIERS  DE VACANCES A CHARMOY-CITY : VACCINATION ET HISTOIRE », nos « cahiers de vacances » studieux en plein mois d’août.

    Promis, nous y rencontrerons Napoléon en cette année du bicentenaire, et même une de ses sœurs qui ne battait pas le beurre, et puis encore un médecin-chef de l’hôpital militaire de Lyon qui servit en Espagne sous Napoléon.

     Mais en attendant, alors qu’à Tokyo les Jeux sont terminés, rappelons aux curieux qu’un médecin auxonnais s’illustra jadis sur le terrain de la vaccination, remportant trois médailles d’argent !  

ALBUM « J.-B. BOLUT (1798-1873), le vaccinateur auxonnais aux trois médailles »

        Et revenons au poète  Casimir Delavigne (1793-1843) que nous avions déjà évoqué dans un précédent article

ENTRE DOUCHE CLIMATIQUE ET DOUCHE PRÉSIDENTIELLE (2) - du 19 juillet 2021

      Il mérite en effet de figurer dans notre série. Et puis, en ces temps difficiles pour les échotiers, il n’y a pas de honte à resservir un plat bien préparé ! Cette vérité, tous les lecteurs de presse la connaissent !

   Le poète Casimir Delavigne (1793-1843) est actuellement oublié, mais son poème, L’invention de la vaccine, fut étudié et récité dans les écoles jusqu’au cœur du siècle dernier.

      Parlant de la vaccine (vaccination contre la variole), sujet de son poème, il écrit ce vers que notre Président aurait pu déclamer en juillet dernier : « Adopte ce bienfait, ô France, ô ma patrie ! ».

    Mais notre Président fringant opte pour T-shirt et TikTok et L’invention de la vaccine de Casimir Delavigne n’est peut-être pas son livre de chevet !

   Remarquons au passage que Casimir Delavigne (1793-1843) était un contemporain de ce cher Claude Pichard (1795-1883), un maire d’Auxonne selon nous indépassable !

CHARMOY-CITY : RELIRE CLAUDE PICHARD POUR GARDER LE MORAL - du 2 novembre 2020

   L’invention de la vaccine, sera distingué par un accessit au concours de poésie de l’Académie française pour 1815. Son jeune auteur, pour s’imprégner des réalités du sujet, n’avait pas manqué d’accompagner un médecin vaccinateur lors de ses tournées dans la campagne parisienne.

   Nous avons pris connaissance de cette œuvre en feuilletant une édition de 1832 des œuvres de Casimir Delavigne illustrée de gravures (Casimir DELAVIGNE Messéniennes et poésies diverses, Paris, Dufay et Vézard, 1832, tome second).

   Nous offrons à nos lecteurs le plaisir de partager cette lecture didactique mais néanmoins touchante.

   Dans l’extrait qui suit,  reproduit en PDF, on notera comment le poète dépeint de manière vivante le revirement des sentiments des villageois réunis dans la petite église, vaccinodrome improvisé.

     Ce n’est certes pas de la grande poésie, et le sentimentalisme débordant du propos choquerait sans doute nos technocrates et décideurs au regard d’acier pensant en chiffres, cependant dans sa naïveté simple et chaleureuse le poème eut un long succès populaire, ce que l’on peut comprendre.

   Le graveur illustrant l’ouvrage ne manquait pas d’humour et Claudi, conquis, s’est résolu à adopter comme illustration du jour le cul-de-lampe terminant le poème, en l’accompagnant de la citation : « Adopte ce bienfait, ô France, ô ma patrie ! » dont le sérieux contraste avec la cocasserie de la scène !

1815, Casimir Delavigne publie une injonction poétique à la vaccination .jpg

1815, Casimir Delavigne publie une injonction poétique à la vaccination .jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 09 août 2021 (J+4618 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
1 juillet 2021 4 01 /07 /juillet /2021 09:17

CHARMOY-CITY : CHANTECLER À L’ASSAUT DES BASTIONS D’AUXONNE - du 1er juillet 2021 (J+4579 après le vote négatif fondateur)

    J’entends déjà les méchants persifler : « Il va encore nous jouer Don Quichotte et les moulins à vent ! »

    Qu’importe ! Se ressourcer dans l’étude du passé et des témoins patrimoniaux qu’il nous a laissés est une occupation réconfortante et salutaire quand le présent se met à bafouiller et à marcher à l’aveuglette.

    Nous avions déjà tenté l’exercice en 2018, sur un sujet microscopique, en collaborant avec le très sérieux blog de Martine SPERANZA, auxonne-patrimoine.net

QUAND CHANTECLER CHANTE LE PATRIMOINE CANIN - du 16 septembre 2018

   Aujourd’hui, notre sujet sera de taille, puisqu’il s’agit rien moins que de partir à l’assaut des bastions d’Auxonne. Un assaut studieux, sans canons et sans mines, qui se conclut par le baptême d’un demi-bastion jusqu’à présent resté sans nom !

   À découvrir en lien, pour vrais les amateurs et les curieux, sur le blog de Martine SPERANZA, auxonne-patrimoine.net

http://www.auxonne-patrimoine.net/2021/06/a-propos-des-bastions-d-auxonne-et-de-leurs-noms.html

   Pour l’illustration du jour, Claudi ne s’est pas foulé en reprenant une célèbre carte postale ancienne qu’il avait déjà utilisée dans un article « patrimonial ».

CHARMOY-CITY : 50 ANS AVANT LE ¨PROJET DE REVITALISATION DOUCE, UN PROJET DE RÉNOVATION DURE  - du 03 mars 2018

 

Auxonne 1900, démolition d'un bastion.jpg

Auxonne 1900, démolition d'un bastion.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 1er juillet 2021 (J+4579 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
11 juin 2021 5 11 /06 /juin /2021 05:00

11 JUIN 1899, LE PRÉSIDENT LOUBET À LA UNE DE L’ÉCHO BOURGUIGNON - du 11 juin 2021 (J+4559 après le vote négatif fondateur)

   Un regrettable évènement survenu le 8 juin dernier a suscité de nombreux commentaires dans les médias.

    Le dimanche 4 juin 1899 un évènement de même nature, quoique d’une plus grande ampleur, défrayait la chronique. Le haut-de-forme du Président Loubet était sérieusement cabossé à Auteuil par la canne plombée du Baron de Christiani proche des milieux monarchistes et antidreyfusards.

    L’Écho Bourguignon, hebdomadaire paraissant le dimanche, en rendait compte le dimanche suivant, il y a 122 ans, jour pour jour.

     Sans nous livrer à une analyse, nécessairement complexe, de la situation politique de la France à la charnière des XIXe et XXe siècles, et sans tenter d’établir un parallèle avec la nôtre, nous proposons à nos fidèles lecteurs une relecture de la une de L’Écho Bourguignon du 11 juin 1899 imprimé à Auxonne.

    Avec un peu d’imagination, nos lecteurs pourront se retrouver à la terrasse du Café Brochet pour lire l’article tout en sirotant une absinthe. Avec ou sans animation.

CHARMOY-CITY D’ANTAN : SÉRÉNADE AU CAFÉ DU COMMERCE - du 03 juin 2021

   Comme le montre l’illustration de Claudi, ce n’est qu’une semaine plus tard, le 18 juin 1899, que le célèbre Supplément Illustré du Petit Journal publiait la version en image de l’évènement.

   Je suis sûr que vous voulez connaître la suite mouvementée de l’histoire…

   Cinq ans après l’affaire d’Auteuil,  le haut-de-forme cabossé  est resté dans les mémoires. C’est alors qu’éclate le scandale de l’« affaire des fiches ». Petit échantillon d’un temps (1904) où la caricature politique était dans son âge d’or.

   Petit échantillon ci-dessous …

   La scène représente le Président Loubet et son Ministre de la Guerre le Général André, bête noire des milieux monarchistes de l’Armée. Une histoire de chapeau… et de claque…

Il y a 122 ans, le haut-de-forme cabossé du Président Loubet.jpg

Il y a 122 ans, le haut-de-forme cabossé du Président Loubet.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 11 juin 2021 (J+4559 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
10 décembre 2020 4 10 /12 /décembre /2020 05:00

RÉVEILLONNER  À CHARMOY-CITY EN 2020 ET À MÜHLBERG EN 1941 - du 10 décembre 2020 (J+4376 après le vote négatif fondateur)

    Les nouvelles locales, tant en ligne que sur le papier patinent entre vitrines et guirlandes. Dur-dur pour l’échotier !

   Et en plus, le tableau d’affichage déroulant de la mairie était encore, il y a peu, bloqué. Gelé ?! Blocus de l’info mes cocos !

    Certes, nos commerçants réchauffés  nous offraient  récemment une chorégraphie torride

CHARMOY-CITY EN CHALEUR : DES FEUX DE L’UCIAA À L’INCENDIE DE MOSCOU - du 04 décembre 2020

   Mais le sport a déserté les stades et n’anime plus guère que les séances à huis clos du Conseil municipal

SPORTS DIVERS : SUR LA PISTE DES REMONTÉES À CHARMOY-CITY - du 08 décembre 2020

    Les masques sont bien installés sur les visages et même si l’on fait mine de nous en parler moins, sinon en matière de vaccin, le virus est toujours dans l’air, délétère…Sous la bruine de décembre, le moral n’a pas bonne mine.

    Est-il vraiment nécessaire d’écrire de telles platitudes ! Vous en jugerez vous-mêmes chers lecteurs !! Et chères lectrices  bien entendu !

    Difficile de faire la fête quand le cœur n’y est pas.

    Alors on cherche de bonnes raisons et quelques consolations que l’on peut trouver dans le passé. Naturel quand on vieillit, et même pour tout le monde quand l’avenir n’est pas assuré !

    Tenez en 1940, on avait la ligne Maginot et les masques à gaz, mais pas les gestes barrières, c’est pour cela peut-être que nous avons perdu la guerre…

    Ah ! Comme je l’ai entendue  raconter cette guerre de 40 dans les années de mon enfance, je n’en perdais pas une miette au cours des repas familiaux. Des choses cocasses et terribles, le canard en maraude sur le porte-bagage du vélo et les crochets de boucher aux balcons de Tulle.

   La bienveillance n’était pas vraiment au programme. Mais je crains pourtant que les repas de fête aseptisés qu’on nous promet soient bien insipides à défaut d’être terribles.

    Un peu fatigué, j’ai glané un dessin du stalag 4A de Mühlberg, camp de prisonniers en Poméranie. Il est signé Aragnon, et représente un réveillon « derrière les barbelés ».

   « Derrière les barbelés », oui, mais sans distanciation sociale…

     Un peu comme dans La grande illusion, une guerre avant !

https://www.youtube.com/watch?v=FugAWtmp5PY

    Nos lecteurs apprécieront…ou pas !

    Pour les amateurs du rétroviseur des souvenirs, retours sur images du premier confinement, quand on ne s’était pas encore habitué ! Nostalgie garantie !

2020-1940, MASQUES, ZONES ET AUSWEIS, D’UNE GUERRE À L’AUTRE (2) - du 9 MAI 2020 

DÉBROUILLARDISE PAR TEMPS DE CRISE : UN « PIPILINE » POUR LA PÉNICILLINE (2) - du 27 avril 2020

   

1941, un Noël en barbelés , mais sans distanciation sociale.jpg

1941, un Noël en barbelés , mais sans distanciation sociale.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 décembre 2020 (J+4376 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire