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  • Claude Speranza, Auxonnais
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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 00:00

 

CHÂTEAUX  EN  ESPAGNE 

ET VILLAGES POTEMKINE - du 31 décembre 2011

 

        Chantecler  vous renouvelle ses vœux pour la nouvelle année 2012. Une chose est certaine au moins, c’est qu’elle sera bissextile et que tous les gens de bonne volonté auront un jour de plus à œuvrer pour le bien commun !

          Ils auront du pain sur la planche car les entreprises de construction de châteaux en Espagne et autres villages Potemkine sont florissantes. La foire aux illusions est permanente et d’habiles bonimenteurs y trouvent toujours leur compte.

          La Corée du Nord était récemment le théâtre de déchirantes obsèques et Bachar-El-Assad promène, comme en pullman, les observateurs de la Ligue arabe dans de tranquilles villages Potemkine sans traces d’hémoglobine. A Fukushima, pourtant, un château en Espagne a vu fondre son cœur et la confiance dans la toute puissance du matérialisme prométhéen.

           Toutes ces images d’Asie sont lointaines, dira-t-on ! Pas plus hélas que le bazar asiatique qui emplit les rayons des centres commerciaux !

           Dans notre ville aussi l’on a… des châteaux en Espagne et des villages Potemkine. Non, ne me faites pas dire que le cuirassé Potemkine mouille dans notre port et que la révolution menace. Je vous en prie, restons calmes et surtout ré-a-listes !

           En ces temps de crise, tournons tous nos regards impatients vers le Carrefour de l’Europe : émergeant d’une glèbe d’un autre âge, aux confins de la Comté, un château en Espagne n’est-il pas en voie de surgir pour inonder notre canton de ses prodiges ? D’ailleurs, dans l’attente fébrile de cette manne, notre ville n’a-t-elle pas été, dès juin 2010, le théâtre et le laboratoire d’un exercice démocratique exemplaire sur fond de placardage jaune-fluo venu de l’est ? Que n’a-t-on alors proposé, à tous les étudiants de Sciences-Po, une visite guidée d’un authentique village Potemkine de la démocratie idéale !

       Il est vrai qu’on aurait pu encore les inviter en mars dernier où le scénario fut resservi, cette fois, sans trop de succès. Croyez m’en, il faut se méfier des remake car l’original ne vaudra jamais la copie !

       

        Pour finir, à en croire certaines informations, les modes de déplacement sur tout le territoire de notre commune seront bientôt aussi verts et doux que les hivers nouvelle mode. Pédalez, citoyens ! Suivez les pistes cyclables ! Pédalez, empruntez de larges trottoirs ou prenez les lignes de transports en commun ! Vous n’aurez que l’embarras du choix : piste A ou ligne B ? Pour sauver ensemble la planète ! Sauver la planète,  hum ! hum !…ou peut-être bien sauver l’hyper-nébuleuse ?

         En tout état de cause, soyez en bien convaincus, demain on rasera gratis !

 

 C. S. Rédacteur de Chantecler,

 à Auxonne, le  31 décembre 2011

 

 

     

         

 

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Publié par C.S - dans Bons mots
29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 00:00

DÉVELOPPEMENTS DURABLES - du 29 décembre 2011

     Lors de sa séance du 21 décembre dernier la CNAC a décidé de surseoir à la décision concernant le projet LECLERC « version allégée ». La cause de ce renvoi portant sur la forme du dossier, la commission n’a  pas encore émis d’avis sur le fond.

       Janvier 2012, pour la durée duquel les compromis de vente ont été prolongés, devrait donc  voir la prise de décision. A cet effet, une délibération devrait avoir lieu autour de la mi-janvier à Paris. Toutes les conjectures sont permises et les rumeurs vont bon train.

      Mais plutôt que de prêter l’oreille aux échos des bruits de couloirs et des conflits d’intérêts, ne serait-il pas plus sage de fonder son jugement et son pronostic sur des réalités moins fluctuantes ?

      La CNAC, organisme d’arbitrage stable dans sa composition, doit l’être a fortiori dans ses jugements motivés par le bien commun.

     

     Il y aura bientôt deux ans, le 20 janvier 2010, elle rejetait clairement un premier recours, concernant le projet initial, en développant, en particulier, les arguments suivants :

 

« la réalisation du projet […] aura un impact significatif sur l’activité des commerces et services traditionnels situés en centre ville »

 

« Ce projet ne manquera pas de nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne »

 

« Le projet  qui n’est pas desservi par les transports collectifs, est situé en limite de zone agglomérée sur des parcelles agricoles, à l’écart du centre ville »

 

« Il contribuera à développer un nouveau pôle périphérique et […] ne participera pas ainsi à un aménagement harmonieux du territoire de l’agglomération d’AUXONNE »

 

       On peut être fondé à croire, malgré le barnum et le battage ultérieur entretenu par les tenants du projet jusqu’au cœur des cantonales du printemps 2011,  que la CNAC n’avait pas formulé ces conclusions de 2010 à la légère.

      Si le projet a évolué depuis, s’il est à présent restreint dans son emprise, il est pourtant peu modifié dans sa localisation et inchangé dans son « cœur de projet », un hypermarché Leclerc de 3500 m2 (toujours possiblement extensible). C’est à la lumière de ce nouveau projet que les conclusions de 2010 seront nécessairement réexaminées, mais force est d’admettre qu’il serait  périlleux pour leurs rédacteurs de les contredire radicalement au risque de se déjuger.

        Nuancer la formulation des deux premières est de l’ordre du possible, mais quid des deux autres confirmées, par les réalités et les données du terrain et de la carte ?  Ces dernières, on pourra toujours  les omettre mais certainement pas les modifier significativement.

    

      En tout état de cause, c’est avec attention et intérêt que nous lirons, carte en main, les attendus de la prochaine décision.

 

  C. S. Rédacteur de Chantecler,

  à Auxonne, le  29  décembre 2011

 

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Publié par C.S. - dans Analyses et réflexions
23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 00:00

 LUCULLUS AU CHARMOY – du 23 décembre 2011

 

     Notre nouveauté maraîchère locale, l’inimitable « Chou blanc du Charmoy », a déjà fait le tour de la toile. Son avènement a réjoui les coqs (dont Chantecler) et les toques en quête de nouvelles recettes authentiques du terroir. On le sert déjà dans les restaurants branchés de Pékin où il est en voie de détrôner le Pe-Tsaï. Les agences de notation viennent de le noter AAA, Merkel le rêve en choucroute (avec des knacks), Obama en réclame à la Maison blanche. Dans l’attente de la promotion du légume par le Conseil général et de son inscription future au patrimoine de l’humanité, le grand maître Pol Bocul nous a communiqué aimablement cette recette :

 

Ingrédients ( pour 4 personnes)

 

Un Chou blanc du Charmoy

8 CNACs au moins !

Oignons grelots d’Auxonne

Lard salé de Bretagne en promotion (celui de Landerneau est fort bon)

2  grosses patates (de Haute-Saône)

½ litre de vin blanc sec

Herbes et condiments

 

        Le Chou blanc du Charmoy étant une variété de terroir, il est capital de bien vérifier sa provenance. Le mieux est encore de le prendre chez un producteur local. Il sera prudent de se munir d’un plan cadastral à jour et d’une chenille goûteuse agréée UNESCO pour s’assurer de l’authenticité et de la qualité du produit.

           Les meilleurs CNACs se font à Paris toutes les quinzaines. Les oignons grelots seront choisis du type Auxonne, d’un galbe harmonieux et blonds de peau. Les pommes de terre de la variété jaune-fluo de Lure (OGM) sont vivement recommandées pour la note lumineuse qu’elles donnent à la préparation, elles seront donc parfaites pour illuminer un réveillon économique.

            On n’omettra pas de nouer le lard dans une étamine, et de le laisser dessaler toute une nuit au fil de l’onde pure du bief Pérou, la même eau dont se sont abreuvés les choux inimitables et que se réserve certain Loup à dents longues. Prévoir un piège à loups (clac !) si l’on veut retrouver le lard.

           Ces précautions  fort simples mais indispensables ayant été prises, on se reportera à la recette classique du chou braisé pour réussir à coup sûr un plat consistant, propre à rassasier bien des appétits.  

 

N.B. : Le principe de précaution nous oblige à préciser que ce plat simple et économique s’est révélé, contre toute attente, difficile à digérer par certains estomacs.

     Bon appétit quand même, et, pour votre santé, 5 fruits et légumes par jour !

 

C. S. Rédacteur de Chantecler

 à Auxonne, le  23 décembre 2011

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Publié par C.S. - dans Vie pratique
22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 00:00

 LE CHOU BLANC DU CHARMOY – du 22 décembre 2011

 

                  A l’ère des OGM, et contre toute attente, voilà qu’une nouvelle variété maraîchère a fini par émerger sans manipulations génétiques par les soins de la tradition locale : le Chou blanc du Charmoy !

     

     En clair, et de source sûre, on peut être certain, qu’à l’issue de la CNAC d’hier 21 décembre, l’Hypermarché attendu pour Noël 2011 devra encore attendre !

 

        La fièvre Leclerc, retombée après les cantonales du printemps, ne se rallumera donc pas à l’occasion des Fêtes de cette fin d’année. On ne sablera pas le Champagne en promotion !

      Il faut dire que beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis que le Groupe E. Leclerc, dans une lettre dithyrambique du 14/04/09, adressait ce satisfecit appuyé au Maire d’Auxonne :

“ A ce jour la maîtrise foncière de la zone est concrétisée grâce à votre discrétion. Nous sommes conscients des difficultés que vous rencontrez, mais l’enjeu est de taille. ”

     Le destinataire s’empressa d’ailleurs de publier in-extenso cet état de service sans équivoque dans Inf’Auxonne N° 25 de Mai 2009 .

      Nous sommes bien loin à présent de la « consultation » de juin 2010 dont la propagande invasive et clownesque justifia la naissance de Chantecler, prophylaxie rendue nécessaire par le décervelage organisé.

       Comme elle sonne faux, aujourd’hui, cette boutade conquérante de Rodolphe Quinonero : “ Faire un hypermarché sur sa commune, c’est partir au feu ” lancée à l’adresse du Maire d’Auxonne  (Le Bien Public du 12/10/09).

        Partir au feu, elle est bien bonne celle-là, partir au feu, tu parles, et parfois aussi partir en fumée…

      La « Tempête du désert » du début et toutes ses parades ronflantes a fini par se transformer en une série calamiteuse dont les épisodes n’intéressent plus guère et se déroulent à présent en catimini.

 

           Le feuilleton n’est certes pas terminé, mais une chose est certaine au moins, c’est que nos fêtes de fin d’année ne seront pas perturbées par ce genre de titres ronflants :

       « Leclerc arrive avec 250 emplois d’ici 24 mois » (Le Bien public 26 mars 2009)

       « A propos du projet Leclerc à Auxonne. On ne voit pas ce qui pourrait l’empêcher de s’installer » (Le Bien public 21 avril 2009)

        On sourit à présent avec indulgence en lisant de telles assertions, et tous les démentis que la réalité des faits leur a infligés jusqu’à présent nous laissent bien augurer de l’avenir.

 

                                                                          Joyeux Noël et  Meilleurs vœux pour 2012

C. S. Rédacteur de Chantecler,

 à Auxonne, le  22 décembre 2011

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Publié par C. S. - dans Brèves
21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 00:00

Paris Terminus ! – du 21 décembre 2011

       Un TGV emporte aujourd’hui  quelques Auxonnais(es) à destination de la capitale. Visites d’expositions, achats de Noël ? Non, le but du voyage est moins culturel et moins festif, on ne les verra d’ailleurs pas plus à l’Elysée qu’à Montmartre, ils se rendent à la CNAC.

        Non, je n’ai pas dit à la FNAC, mais à la CNAC avec un C comme commerce ou pourquoi pas comme concurrence si vous aimez mieux !

       Mais la CNAC, me direz-vous, on ne l’attendait plus, « depuis plus de quatre mille ans… ! », et cependant, la voilà arrivée. La sagesse auxonnaise adopte déjà ce nouveau proverbe : « CDAC à Carnaval, CNAC à Noël ». Neuf mois bien comptés, le temps d’une gestation…ou de gesticulations ?

      Revenons  à nos voyageurs, comment ont-ils meublé leur temps de parcours à travers une France grise, morose et détrempée.

      Si j’avais été du voyage, je n’aurais pas manqué d’emporter, outre le Canard et Charlie, les conclusions de la précédente CNAC du 20 janvier 2010. Les « Considérant » appuyant la décision de rejet du premier projet m’auraient fait une petite chanson bien agréable à entendre pour faire passer le temps :

           

       Considérant n°1 [simple constat d’évolution démographique sans implication majeure]

       Considérant (n° 2) : « que la réalisation du projet […] aura un impact significatif sur l’activité des commerces et services traditionnels situés en centre ville ; qu’ainsi ce projet ne manquera pas de nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne ;

       Considérant (n° 3) : « que le projet, qui n’est pas desservi par les transports collectifs, est situé en limite de zone agricole sur des parcelles agricoles, à l’écart du centre ville ; qu’il contribuera à développer un nouveau pôle périphérique et qu’il ne participera pas, ainsi, à un aménagement harmonieux du territoire de l’agglomération d’AUXONNE ; 

       Considérant (n° 4) : « que les informations fournies à la Commission Nationale d’Aménagement Commercial ne lui permettent pas de se prononcer sur la mise en œuvre de mesures destinées à réduire l’impact du projet sur l’environnement, notamment en ce qui concerne la maîtrise des nuisances et pollutions associées à son activité et sur la qualité de son insertion paysagère ;

        Considérant (n° 5) : « que ce projet ne présente pas, par ailleurs, d’avantages suffisants au regard des autres critères posés par l’article L. 752-6 du code de commerce ; 

        Considérant (n° 4) : « qu’ainsi ce projet n’est pas compatible avec les dispositions de l’article L. 752-6 du code de commerce ;

       J’attends avec impatience la nouvelle version, en espérant ne pas la trouver réécrite en breton (de Landerneau !)

C. S. Rédacteur de Chantecler,

à Auxonne, le  21 décembre 2011

 

         

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Publié par C. S. - dans Brèves
19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 00:00

 Hypermarché de Noël  - du  19 décembre 2011

      

         Noël approche, il sera sans doute sans neige. Le réchauffement climatique est en marche, on n’arrêtera pas le progrès ! Voici venu le temps de toutes les tiédeurs, les espoirs fondent comme les glaciers. Comme les marchés aussi. Mais il y a marché et marché : le marché qui impose sa loi d’airain et le petit marché sur la place qui n’est pas encore boursière. Le marché de Noël serré dans ses petites baraques et l’hypermarché sur son immense parking. 

           Venue d’Allemagne et des régions de l’est de la France, la tradition des marchés de Noël s’est étendue, dans les dernières décennies, à l’ensemble du pays. Cette extension progressive a bizarrement coïncidé avec le développement péri-urbain de la grande distribution et de sa séquelle de parkings. D’un côté, l’innocent marché aux senteurs et aux santons, de l’autre, le marché pognon et goudron contre bonnes emblavures !

           Qu’il y ait plus qu’une coïncidence fortuite entre ces deux faits d’ordre économique, l’un festif et anodin, l’autre massif, destructeur d’espace, et coté en bourse, seuls des gogos croyant encore au père Noël peuvent y penser.

            Et pourtant ! Il semblerait qu’à Auxonne nous soyons dans un  « avent », que d’aucuns attendraient, pleins de ferveur, l’avènement local de la synthèse du marché de Noël et de la grande distribution, la survenue d’un miracle espéré après trois coups malheureux, en un mot, la naissance imminente de l’Hypermarché de Noël 2011 dans notre canton !

           Nul doute qu’on ait astiqué à fond les souliers et même fait reluire quelques bottes de bonne pointure à cette occasion.

           Chers amis lecteurs, je vous sens déjà tout fébriles, tels des petits enfants sous le sapin. Patience ! La fête devant garder un peu de son mystère, nous n’en dirons pas plus aujourd’hui. La suite, donc, au prochain  numéro, quand on aura déballé les cadeaux !

            Je ne voudrais pourtant pas vous quitter sans rendre hommage à Cesaria, la chanteuse aux pieds nus. A tous ceux qui l’aimaient et pour qui le Cap Vert ne rime pas avec sauna mais avec Sôdade, à tous les nostalgiques d’un monde libéré du talon de fer du profit, Joyeux Noël !

 C. S. Rédacteur de Chantecler,

 à Auxonne, le  19 décembre 2011

 

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Publié par C.S. - dans Confidentiel
31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 00:00

 Du CRACK à défaut de CNAC  - du  31 octobre 2011

 

            Une CNAC s’est bien tenue le 12 octobre dernier, mais la zone du Charmoy n’y était pas à l’ordre du jour. En regard du refus de la CDAC du 8 mars dernier, le site « développement commercial » de la Préfecture de la Côte-d’Or mentionne pourtant toujours « recours en CNAC ». A présent ce sont presque huit mois qui ont passé, huit longs mois qui laissent supposer l’existence d’un réel problème.

            La presse est en tout cas très discrète sur le sujet, et le Charmoy a déserté depuis des mois les colonnes du temple local de l’information. Les craintes justifiées des acteurs du petit commerce local pas vraiment florissant n’y résonnent plus à présent, faisant écho aux rodomontades des tenants de l’hyperépicerie.

            Dans le Bien public du jeudi 27 octobre dernier, nous avons lu le stupéfiant article de Sylvain Clément, voilà des  lignes à sniffer avec prudence !

Il faut bien en convenir, en gros ou au détail, le commerce patenté ne fait plus la une ces temps-ci. Changeons de rayon, donc ! Place au trafic et aux marchands de paradis artificiels ! A défaut de CNAC, parlons  crack, après le discount, la défonce. En page de titre, l’hypersurface  a fait place à Scarface.

Le commerce reste cependant le commerce et, nonobstant son caractère sulfureux, l’article renvoie aux paragraphes obligés, présents dans tout bon texte à caractère commercial. Nous en livrons pour preuve quelques illustrations :

Importance de l’offre locale : « A Auxonne, force est de constater qu’il n’est pas très difficile de se procurer de la drogue. »

« Du petit dealer de résine de cannabis au consommateur et vendeur d’héroïne les trafiquants sont nombreux »

            Analyse de la demande dans le bassin de chalandise : « Il y a toujours eu de la drogue à Auxonne, c’est un fait.[…] Le cannabis s’y vend bien, tout comme la cocaïne d’ailleurs » (N.D.L.R. : propos rapportés de Redha, dealer)

Monopoles: « Concernant l’héroïne, on en trouve, mais elle reste aux mains de quelques-uns » (N.D.L.R. : propos rapportés de Serge, dealer)

Lois de la concurrence : « Ici chacun peut faire son affaire à partir du moment où il ne marche pas sur les plates bandes de l’autre (N.D.L.R. : propos rapportés de Redha, dealer)

Bénéfices escomptés pour l’emploi et les salaires : « Je fournis une dizaine de clients par semaine, aussi bien des lycéens que des adultes, ce qui me permet d’avoir quasiment deux salaires dans le mois avec mon activité professionnelle à côté » (N.D.L.R. : propos rapportés de Serge, dealer)

Et même — note écologique — renoncement à la mondialisation et restriction prudente des échanges : « Je pourrais aller en chercher à Amsterdam [de l’héroïne] et revenir en vendre ici, mais je préfère ne pas prendre de risques inutiles. » (N.D.L.R. : propos rapportés de Serge, dealer). Risques inutiles ? Pour la planète ou pour ta pomme, Sergio ?

 

A la lecture de cette étude de marché souterrain dans notre cité on peut ressentir un certain malaise que ne réussit pas vraiment à dissiper cet « avis du Maire d’Auxonne » : « Une évolution sera peut-être visible prochainement avec la mise en place de la vidéosurveillance, mais cela risque simplement de déplacer le problème ». Ah ! Délocalisation !

            Les brumes de la saison, la sempiternelle « crise » et l’irruption des chrysanthèmes suffisaient déjà pourtant à nourrir le blues standard du quidam auxonnais qui ne recourt pas aux stups. De ces quidams, quoi qu’on en dise, il en existe encore à Auxonne. Pour les consoler j’emprunterai à l’article cité ses derniers mots : « On ne peut jamais être sûr de rien ». Répétons nous le bien : En matière de crack, comme en matière de CNAC « On ne peut jamais être sûr de rien ». Et tel est pris, parfois, qui pourtant croyait prendre ! Bonne foire quand même, les ami(e)s et mollo sur la coke !

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

à Auxonne, le  31 octobre 2011

 

 

                                  

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Publié par C. S., Auxonnais - dans Revue de presse
15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 00:00

 

 

IMPẺTRANT - du 15 octobre 2011

           

 

 

Impétrant, ce terme inusité, déniché récemment à la brocante des mots par Arnaud Montebourg, est devenu le scoop de la semaine. Sans me vanter, j’avoue que je le connaissais déjà, mais je dois vous confier aussi qu’il a réveillé en moi un souvenir vieux de plus de quarante ans.

            Comme il se trouve que je n’ai pas grand chose de neuf à vous écrire, permettez-moi d’évoquer en bref cet épisode de ma vie de régiment, sans intérêt me direz-vous, mais instructif à plusieurs titres. Joël. H…, un camarade poitevin, journaliste à l’O.R.T.F. de son état, avait cru bon de snober un sous-officier en rédigeant un compte rendu plein de pédanterie moqueuse. C’est en partageant avec lui la lecture de ce morceau de bravoure que j’ai découvert, avec les rigueurs de l’hiver lorrain 1969-70, le fameux mot impétrant. Peine perdue pour mon camarade écrivain, sa prose ampoulée fut contre-productive et il prit quelques tours de consigne en rab.

Monsieur Montebourg, lui, a du métier, s’il prend du rab, ce sera sûrement du bon ! Il est curieux de noter cependant qu’il semble employer le mot impétrant dans un sens inadéquat : celui de candidat, de solliciteur. Quelques puristes s’en sont déjà émus sur le net ! Il n’est pourtant pas le premier à commettre ce détournement, je me souviens en effet que mon camarade du CIT 156 l’employait dans le même sens. J’aimais déjà les dictionnaires et j’appris, dès ce temps, qu’impétrant désigne en fait une personne reçue à un examen ou admise dans un ordre.

 Quand Monsieur Montebourg brocante au rayon des mots, c’est pour la noble cause, bien entendu,  et il faut être bien vétilleux et chagrin pour lui opposer le dictionnaire ! Pas de quoi en faire un fromage, fût-il  de Hollande ou de Maroilles !

Impétrant ! Quel drôle de mot pourtant ! Impétueux, oui ! mais impétrant,  vous trouvez pas que ça sonne mal ? Pas comme un pet pourtant ? Si, presque !

Quel bonheur pourtant d’être impétrant, c’est important d’être impétrant. Comme le dit la chanson :

 

                         « Ah ! mon Dieu qu’c’est embêtant d’attend’ toujours la CNAC

                            Ah ! mon Dieu qu’c’est embêtant de pas être impétrant. »

 

N.D.L.R. : Depuis le recours en CNAC déposé après le refus en CDAC du 8 mars dernier et consigné par la Préfecture, plus de six mois ont déjà passé (plus de sept à compter de la date de tenue de la CDAC).  Depuis ce recours, la CNAC a siégé au moins dix fois : les 13 avril, 27 avril, 11 mai, 24 mai, 15 juin, 30 juin, 11 juillet, 28 juillet, 14 septembre, 28 septembre.

            A titre de comparaison, rappelons qu’après le précédent refus en CDAC du 7 octobre 2009, une CNAC, confirmant d’ailleurs le refus, s’était tenue dès le 20 janvier 2010, soit trois mois et demi après la CDAC.

            Nos lecteurs sont donc de plus en plus nombreux à s’interroger sur cet allongement des délais et ses causes possibles.

 

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

à Auxonne le  15 octobre 2011              

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Publié par C. S., Auxonnais - dans Bons mots
13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 00:00

                                                                                                ESTRAGON .— On attend

                                                                                                               VLADIMIR. — Oui, mais en attendant ?

                                                                                                ESTRAGON .— Si on se pendait ?

                                                                                                VLADIMIR. — Ce serait un moyen de bander

                                                                                                                                   Samuel Beckett.  En attendant Godot

 

EN ATTENDANT LA CNAC - du 13 octobre 2011

               

L’ami Beckett a su démontrer avec génie que l’attente est un passe-temps fécond, du moins quand on attend Godot. Mais, me direz-vous, quel rapport entre une très sérieuse CNAC,  encore et toujours attendue comme Godot, et les divagations pathétiques des personnages de Beckett ?

            Ce rapport, c’est l’attente bien entendu, cette attente qui fouette l’imagination…et le reste. En cherchant bien, toutefois, j’affirme que l’on peut en découvrir au moins un autre. Lequel ? Où çà ? Je vous le donne en mille…

            En page 46 de la pièce de Samuel Beckett,  En attendant Godot (Editions de Minuit). Jugez vous-même :

            « VLADIMIR. — Qu’est-ce que c’est, un knouk ?

            POZZO. — Vous n’êtes pas d’ici. Etes-vous seulement du siècle ? Autrefois on avait des bouffons. Maintenant on a des knouks. Ceux qui peuvent se le permettre ».

 

            C.Q.F.D. Du knouk à la CNAC, il n’y a qu’un pas homophonique — ne me faites pas dire homophobique — bien vite franchi !

Décidément, Chantecler qui s’efforce depuis de longs mois d’être le témoin et le reflet fidèle d’un feuilleton local bien prosaïque ne sort pas de son sujet même en s’aventurant jusque sur la scène comico-métaphysique du drame de l’attente beckettienne.   

Hélas pourtant ! Beckett l’obscur ne nous révèlera jamais, au bout du compte, le sens profond du KNOUK,  pas plus que la date de la CNAC encore et toujours attendue.

Une certitude demeure cependant : c’est que nous savons tous ce qu’est une CNAC. Alors, pour le punir, osons  parodier le maître: « Maintenant on a des CNAC. Ceux qui peuvent se le permettre ». Ajoutons même : ceux qui auront le temps d’attendre…

            Mais me direz vous, les knouks çà n’existe pas et les knacks se font rares, tous envolés vers l’Oktoberfest de Münich. La CNAC pourtant, c’est du solide, pas du flan à la Beckett et pas des saucisses non plus. Alors….? On pédale dans la choucroute ou quoi ? De la fête de la bière à la mise en bière il n’y a parfois qu’un pas.

 Et il faut un rien pour qu’on finisse par décliner :

 

CNAC attendue,

Couac attendu…

Claque attendue,

 

Les puristes préféreront sans doute Beckett, qui est plus classe :

 

« Un chien vint dans l’office

Et prit une andouillette

Alors à coups de louche

Le chef le mit en miettes »

 

            Five o’clock, j’en ai ma claque des CNAC, des knouks et des knacks et de tout ce scénario à la Mocky. Ah ! Le beau film encore à faire, Jean-Pierre !

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

            à Auxonne le  13 octobre 2011

 

 

 

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Publié par C. S., Auxonnais - dans Figures libres
4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 00:00

 

STAND-BY - du 04 octobre 2011

 

            Stand-by, une expression qui va bien à la période présente, pleine d’attentes à défaut d’espoirs. Dans ces jours irréels de rallonge estivale, on se surprend même à vouloir dire au grand soleil : « Stand by me ! ». L’espoir humain est vraiment incorrigible.

            Le 27 septembre dernier j’ouvrais donc Le Bien Public à l’orée d’une journée radieuse et j’y découvrais, contre toute attente, la chronique d’une cité tout aussi radieuse, la nôtre, sous le titre enchanteur « Du charme et de l’ambition à revendre ».

            Il y a un an, jour pour jour, sous le titre « Paranoïa quand tu nous tiens » le même chroniqueur, dans le même journal, brossait pourtant un tableau plus sombre du centre ville d’Auxonne. Assez proche cette fois-là, de « La cité de l’indicible peur » de l’ineffable Mocky.

            C’est un plaisir de voir comme le miroir magique de la presse vous retouche un portrait en deux coups de plume !

            En modeste chroniqueur amateur nous ne revendiquons pas, quant à nous, ces talents de prestidigitateur et poursuivons simplement la tâche ingrate et obscure d’informer le dossier « Leclerc-Charmoy », ouvert par nos soins le 18 juin 2010.

            L’encadré « Questions A…Raoul Langlois Maire d’Auxonne » de l’article « Du charme et de l’ambition à revendre » nous apprend à ce sujet que : « Concernant la zone du Charmoy et l’implantation du Leclerc, le dossier est toujours en stand-by »

            Information bien maigre dans sa concision laconique.  Concision prudente, voire cauteleuse, et imposée sans doute après l’échec des grands discours où l’on « partait au feu » la fleur au fusil. Souci de discrétion clairement confirmé par l’absence totale de référence au dossier « Leclerc-Charmoy » dans l’organe officiel de la municipalité, Inf’Auxonne N° 34 d’octobre 2011 distribué actuellement dans les boîtes aux lettres du centre ville d’Auxonne. A remarquer que le N° 33 de juillet 2011 faisait déjà « silence-radio » sur la question.

            Espérons qu’il en soit encore de même dans le N° 35 à venir car, selon d’autres sources bien informées, le promoteur, après trois assauts infructueux (CDAC du 07 octobre 2009, CNAC du 20 janvier 2010, CDAC du 08 mars 2011) devrait remonter en ligne pour la quatrième fois, vers le milieu de ce mois.    

Les attendus de la CNAC du 20 janvier 2010 (Voir Chantecler N°6 du 14 février 2011) repoussant le projet, semblant pour l’essentiel encore applicables au « nouveau projet », on est en droit de penser que seul un travail préparatoire de fond mettant en branle appuis de première bourre et influences diverses de gros calibre pourrait expliquer cette fois une acceptation éventuelle en CNAC. Il est certain que l’on s’active, dans la discrétion certes, mais l’on s’active. Ça grenouille, sûr, du côté du Charmoy et d’ailleurs. Craignons donc cet étrange silence qui précède l’assaut et restons vigilants !

            L’attente aiguise l’imagination. A preuve, notre article comme vous le voyez ! A preuve aussi les divers bruits qui ont couru dans les mois d’été sur un abandon du projet à Auxonne et son déplacement éventuel vers Tavaux ou Villers-les-Pots. La rumeur autour de cette dernière implantation semble même avoir été assez forte pour que le Maire de la commune concernée inflige un démenti dans son « Flash…infos…de la Commune » N°7 d’Octobre 2011 : « Il est exclu d’y [en ZAE Villers/Tillenay] installer des commerces, voire des « grandes surfaces » ».

            Attendons, restons en stand-by, nul doute que quelque chose se prépare d’ici la fin de cette année. Les dates butoirs des promesses de vente des propriétaires fonciers concernés par le projet ont d’ailleurs été récemment repoussées jusqu’à ce terme.

            Une question se pose cependant : «  Pourquoi la prochaine CNAC visant à contester la CDAC du 08 mars dernier, n’a-t-elle pas encore eu lieu ? Pourquoi tarde-t-elle autant, tout comme tarde l’irruption de l’automne ? ». On aurait pu la supposer plus précoce. A moins que les promoteurs n’aient  préféré jouir de ce beau sursis inattendu de l’été en se bronzant aux derniers feux du soleil de « Vesoul, la Nice de l'Est » !.

            Un dernier mot à propos de stand-by. Le terme est dans le Larousse qui écrit à son propos : « Stand-by. Se dit d’un passager qui n’a pas de réservation ferme sur un avion de ligne et qui n’y accède que s’il y a des places disponibles ». Le Maire d’Auxonne déclare laconiquement que le projet « Leclerc-Charmoy » est en stand-by. On s’interroge… la météo est pourtant au vert, et à moins d’absence de réservation ferme le projet aurait déjà dû décoller à destination de la CNAC. A suivre.

                                                                                            

C. S. Rédacteur de Chantecler,

à Auxonne le  04 octobre 2011

 

 

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Publié par C. S., Auxonnais - dans Revue de presse