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  • Claude Speranza, Auxonnais
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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 09:30

ENTRE QUATRE MURS - du 09 février 2017 (J+2976 après le vote négatif fondateur)

Rassurez-vous, votre serviteur ne partage pas encore le triste sort de Silvio Pellico ou du Comte de Monte Cristo.

Non ! Cet article n’est pas une lettre de prison, mais un écho aux murs dans l’histoire, dans l’actualité mondiale, sans oublier la presse locale du jour.

Quels sont donc ces quatre murs choisis pour vous aujourd’hui. Laissons de côté « le mur murant Paris qui rend Paris murmurant » ou barrière des fermiers généraux édifiée sous le règne de Louis XVI, pour rejoindre en premier le mur d'argent expression créée par Édouard Herriot en 1924 pour symboliser l'hostilité des « grandes puissances d’argent » envers les gouvernements de gauche.

De là passons au mur de la honte édifié au début des années 60 et abattu en 1989. Si vous en possédez un fragment, réjouissez-vous, ça cote presqu’autant qu’un pavé des barricades de 68.

Arrivons enfin au fameux mur du gringo Trump qui résume assez bien les deux précédents.

Et le quatrième ? Pour revenir dans notre microcosme charmoysien, nous l’avons déniché dans Le Bien Public de ce matin, où nous avons découvert le mur de la rue Jean Vachon.

Vachement bath ce mur ! C’est super, depuis quelque temps nous commencions à regretter le bon vieux temps des BTP dans le BP et des fossés curés, ces inusables marronniers !

LES FOSSÉS ONT TOUJOURS LA COTE - du 14 JUIN 2016

Au pied du mur la source murmure

Au pied du mur la source murmure

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 9 février 2017 (J+2976 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Brèves

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Brèves
8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 08:13

RHÉTORIQUE D’EN BAS, RHÉTORIQUE D’EN HAUT (1) - du 08 février 2017 (J+2975 après le vote négatif fondateur)

La rhétorique est la meilleure et la pire des choses. Dans le meilleur des cas, c’est l’art de l’éloquence, mais plus habituellement le mot désigne la matière des grands discours, de leurs enflures et de leurs emphases. L’éloquence pure d’un Bossuet pour le meilleur, et la com de nos tribuns du jour pour le pire.

On pourra remarquer à ce propos que le recours au verbe « décupler », ou à ses dérivés, est fréquent dans les discours conquérants ou vengeurs. Son emploi à bon marché contribue sans peine à renforcer l’enflure du discours. D’une grenouille on vous fait, vite fait, un bœuf à peu de frais.

Qu’il s’agisse de relancer un projet d’hypermarché en panne dans un obscur chef-lieu de canton, ou de redémarrer une campagne pour les présidentielles qui déraille, une pincée de « décupler » dans le discours, ça vous rattrape la mayonnaise retombée en deux coups de cuiller à pot !

Les exemples ne manquent pas de cet emploi de « décupler », il suffit de se baisser pour les ramasser.

Ainsi, dans notre France profonde, pouvait-on lire dans Inf’Auxonne N° 30 d’octobre 2010 en page 2 :

« PROJET DE ZONE COMMERCIALE DU CHARMOY »

« Conformément à la volonté clairement exprimée par les Auxonnais(es) lors de la consultation du 27 juin 2010, le nouveau dossier est en préparation avec une attention et une motivation décuplées. Nous vous tiendrons informés dès qu’il sera finalisé. »

Dans la France d’en haut, il y a deux jours, le leader de la campagne LR, terminait ainsi son discours de 16 h :

« Mesdames et Messieurs, c’est donc avec une énergie décuplée et une détermination farouche que j’aborde les prochaines semaines de cette campagne où la France ne joue pas autre chose que son destin. »

De bas en haut, dans notre douce France, qu’il s’agisse, en haut, du « destin de la France » ou, en bas, des intérêts d’une grande enseigne, nos décideurs « décuplent » à bon compte et à tout bout de champ !

Mais il faut nous souvenir, qu’avant cet emploi rhétorique, « décupler » est d’abord une opération mathématique qui consiste à multiplier par dix. Et nous revoilà dans les chiffres. Citons « Wiktionnaire » à l’appui de notre affirmation :

« décupler \de.ky.ple\ Transitif, intransitif ou pronominal 1er groupe (conjugaison) (pronominal : se décupler)

[1er sens] Rendre dix fois aussi grand

[1er exemple] Dans la numération de position, pour décupler une somme en chiffres, on décale tous les chiffres d'un rang vers la gauche et on inscrit un zéro, si besoin, au chiffre des unités.

[2ème exemple] Il a décuplé son bien en quelques années. » […] »

Lorsque, dans Inf’Auxonne N° 30 d’octobre 2010 on peut lire, à propos d’un projet d’hypermarché, que l’ « attention » et la « motivation » de nos édiles ont été « décuplées », cela doit bien entendu s’entendre au sens figuré.

Un examen attentif des données chiffrées peut cependant révéler une proximité avec le sens propre. On vient ainsi d’apprendre récemment à propos de la « zone du Charmoy », que certains prix pratiqués pourraient avoir été très largement supérieurs au chiffre officiellement annoncé de 10 € le m² et que dans l’un des cas, même, on serait presque fondé à utiliser « décupler » dans son sens propre arithmétique, qui est celui d’ajouter un zéro !

CHARMOY, À COMBIEN LE MÈTRE ? - du 1er février 2017

Prudence, donc ! Il arrive que l’enflure des discours n’exclue pas de surcroît l’inflation des chiffres. Un train peut en cacher un autre !

Pour changer un peu des mâles déclarations, Claudi donne la parole aux femmes. Ce n’est pas le cas de tout le monde ! Et puis NKM, il faut l’écouter, elle peut avoir son franc-parler !

FINS DE SÉRIES AU CHARMOY - du 25 OCTOBRE 2014

Quand les oignons de Charmoy-City poursuivent

Quand les oignons de Charmoy-City poursuivent

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 8 février 2017 (J+2975 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Figures libres

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 07:44

CE GRELOT QUI N’EST PAS UN OIGNON DE CUISINE - du 06 février 2017 (J+2973 après le vote négatif fondateur)

Nul n’ignore l’engouement charmoysien pour les bulbes. Et si par malheur d’aucuns l’ignoraient encore, nous serions là pour le leur rappeler.

CHARMOY-CITY : LES VIEUX MARCHÉS, C’EST DU PASSÉ, MAIS L’OIGNON FAIT ENCORE PLEURER - du 26 janvier 2017

Aujourd’hui, nous vous proposons, pris sur le vif, un dialogue charmoysien pur sucre

Claudi : Dans la grande famille de l’oignon

Un vieux Charmoysien : Dans la grande famille Oignon il y a le père, la mère, le fils, la fille, et puis aussi…. le Saint-Esprit !

Claudi : Mais non, grand-père, on n’est pas là pour jouer au Jeu des 7 Familles. C’est démodé grand-père. Tu vas voir on va travailler sur la langue, la langue des oignons bien entendu !

Le vieux Charmoysien : Sacré Mandrin ! Tu vas pas me faire bouffer un oignon tout cru !

Claudi : Rassure-toi grand-père, nous on mange pas d’ce pain-là, on laisse ça à d’autres qui ont les dents longues !

Allez, on reprend le travail sur la langue. Dans la grande famille de l’oignon il y a l’oignon, le grelot qui est encore minot, le petit oignon, l’échalote, et puis la ciboulette et son julot le ciboulot, qu’est ni plus ni moins qu’un oignon qui ne dit pas son nom !

Le vieux Charmoysien : Le grelot, il est pus gros qu’le p’tiot ! Tiens, quand un il a les chocottes, on dit qu’il a les grelots, mon p’tiot !

Claudi : Bravo grand-père ! Voilà du travail sur la langue !

Le vieux Charmoysien : Tu parles d’un boulot, c’est moins dur que l’bigot !

Claudi : Laisse le bigot dans la resserre, grand-père. Comme tu dis, celui qui a les grelots, il est mal. Et pourquoi il est mal ? Parce-que de bons apôtres lui ont attaché le grelot !

Le vieux Charmoysien : Et quand le gros matou, il a son grelot, ça jubile chez la gent ratière et les souris leurs rombières.

Claudi : Pardi, grand-père tu causes comme La Fontaine !

Le vieux Charmoysien : C’est les hussards noirs de la République, qui m’ont fait entrer ça dans l’ciboulot.

Claudi : Ça c’était des républicains, des vrais, ils y croyaient.

Le vieux Charmoysien : On parle de grelots et pas de politique !

Claudi : Oui de grelots ! Tiens, par exemple, pour attacher le grelot, il faut en avoir !

Le vieux Charmoysien : Je connais pas c’tte décoration. Encore une déco à Notin, ça !

Claudi : Non ! C’est une déco que personne ne brigue ! Et celui qui l’accroche, il faut qu’il en ait ! Alors pour ça, on ne se bouscule pas ! Mais quand le sale boulot est fait, alors là, ça rapplique ! Faut voir la dynamique ! Une vraie course à l’échalote ! Sympas les potes !

Le vieux Charmoysien : Tiens, en me creusant le ciboulot, j’me rappelle, les hussards noirs de la République, ils nous faisaient apprendre Paul Fort, son poème, Le petit oignon blanc. Ah ! que c’était triste ! On pleurait comme des madeleines, même sans oignons pour ce pauv’ p’tiot oignon.

 

C’était un p’tit oignon tout blanc

Qui montait dans les sondages

C’était un p’tit oignon tout blanc

Tous derrière, tous derrière

C’était un p’tit oignon tout blanc

Tous derrière, et lui devant

https://www.youtube.com/watch?v=_srFL6xXsQ0

Claudi : T’as beau te creuser le ciboulot grand-père pour faire remonter les souvenirs. Je crois franchement que tu regardes trop la télé ! Et que ce pauvre Paul Fort, dans ton ciboulot il est un peu pollué !

Après l'oignon, le grelot

Après l'oignon, le grelot

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 6 février 2017 (J+2973 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Figures libres

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 11:21

QUAND L’HYPER DU CHARMOY PASSAIT SOUS LA TABLE DU CONSEIL - du 04 février 2017 (J+2971 après le vote négatif fondateur)

Notre titre d’aujourd’hui fait écho à un titre du Bien Public du même jour : « AUXONNE POLITIQUE L’affaire Tachin sur la table du conseil ».

Oui, plus de huit ans après le fameux « vote négatif fondateur » du 17 décembre 2008, l’affaire du Charmoy, dont « l’affaire Tachin », comme la désigne la presse n’est qu’un des rebondissements bien prévisibles, continue de défrayer la chronique.

L’absence de transparence, les faux-semblants, les « discrétions » coupables du passé finissent tôt ou tard par empoisonner durablement l’avenir. Par les temps qui courent, vous comprendrez bien qu’il soit inutile de mettre les points sur les i.

Les questions de spéculations foncières évoquées dans la conclusion shakespearienne de l’article cité (« spéculer ou ne pas spéculer « That is the question ? » ») ne sont que les résurgences inévitables de questions posées il y a bien longtemps à propos du Charmoy dans notre blog et par la rumeur publique.

Aujourd’hui, le mythe officiel et « démocratique » des 10 € le m² pour tous est définitivement ébranlé et la crédibilité de ses sectateurs avec

CHARMOY, À COMBIEN LE MÈTRE ? - du 1er février 2017

Un conseiller municipal d’opposition a récemment consulté les sources irréfragables que sont les DIA relatives aux ventes des propriétaires privés à BOUXDIS. Si l’on en croit ses conclusions rapportées dans l’article cité :

« des terrains se sont vendus 60 € ainsi que 35 € le mètre carré sur cette même zone »

Dès janvier 2010, dans une tribune libre du magazine municipal Inf’Auxonne N° 27, un groupe d’opposition posait une question qui prend tout son relief aujourd’hui :

« Pourquoi s’être investi en catimini aux démarches d’acquisitions foncières avec la participation active sur le terrain de deux adjoints et du promoteur, laissant libre cours aux suspicions les plus condamnables. » [Inf’Auxonne N° 27 de janvier 2010 p.7 1ère colonne]

Il en posait aussi une autre, qui pour n’être pas d’ordre foncier, soulevait un problème majeur relativement au respect des décisions prises aux voix en conseil municipal et notamment à propos du fameux « vote négatif fondateur »

« Pourquoi ce manque de transparence aggravée [sic] par des contradictions majeures et incohérentes (vote négatif au conseil municipal et accord donné parallèlement au promoteur) ? » » [Inf’Auxonne N° 27 de janvier 2010 p.7 2ème colonne]

ENTOURLOUPES DU CHARMOY, HUIT ANS APRÈS, ON FAIT LA LUMIÈRE - du 17 décembre 2016

Prix « à la carte » sur le terrain, vote négatif du 17 décembre travesti en OUI. La démocratie se porte on ne peut mieux à Charmoy-City !

En conclusion de notre article nous pouvons sans peine affirmer, qu’il y a huit ans, grâce à Monsieur Raoul Langlois, à sa « discrétion » et à quelques-un(e)s de ses adjoint(e)s c’est sous la table du conseil que l’hyper du Charmoy sera finalement passé !

Boire un petit coup c’est agréable, mais il ne s’agit pas de nous raouler dessous la table !

https://www.youtube.com/watch?v=Vm0zucykXvY

En réédition, une illustration du feuilleton de Claudi qui avait déjà tout dit et tout compris.

Album- LE JOURNAL DU CHARMOY

04 - La valse brune

04 - La valse brune

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 4 février 2017 (J+2971 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 07:18

RÉVEIL MUSCULAIRE À CHARMOY-CITY - du 03 février 2017 (J+2970 après le vote négatif fondateur)

N’allez pas faire une confusion grossière ! Non, vous ne trouverez ni sandows ni haltères au 22 rue Thiers, notre maison du projet pour le réveil du centre-bourg ! Un projet ambitieux destiné à corriger les ankyloses, les ptoses, les cyphoses et les névroses d’un centre-bourg qui ne voit plus la vie en rose ! Quant aux causes de cette déprime, nous en voyons au moins une dont nous parlerons plus loin.

Le réveil musculaire est ailleurs. Il était avant-hier, mercredi 1er février, à l’honneur dans Le Bien Public qui titrait « AUXONNE VIE LOCALE Un label pour le sport en attendant plus ». Un encadré de cet article titrait de façon prometteuse « Auxonne sera-t-elle la ville la plus sportive de Bourgogne-Franche Comté »

Pour déambuler chaque jour dans les rues de notre vieux bourg, nous n’avons pas la franche impression de circuler dans une nouvelle Olympie grouillant d’athlètes et pourtant, selon l’article, les chiffres sont là : « la ville compte plus de 2000 licenciés dans les associations sportives, et ce pour une ville de 8000 habitants, trois gymnases […]. Sans oublier les deux stades [etc …] ». Et bien entendu les Dieux du Stade, ces nouveaux saints du calendrier !!

Nous n’irons donc pas nier ces statistiques évidentes autant qu’édifiantes, et nous reconnaîtrons sans peine l’importance et l’intérêt des associations sportives ainsi que le mérite désintéressé de leurs bénévoles.

Avec ce bémol toutefois, c’est que si les associations peuvent être à l’occasion des pépinières de champions, elles peuvent être encore des tremplins opportuns pour des édiles de demain, sous l’aile d’édiles d’aujourd’hui, d’hier, voire d’avant-hier…ainsi que des atouts électoraux non négligeables. Pour d’autres enfin, elles constituent des supports publicitaires unanimement appréciés.

Sur la photo, l’athlète, l’édile et le sponsor (sa banderole ou son maillot) constituent le trio obligé. Tout ceci n’a rien d’original et n’est pas propre à notre commune dont l’activité sportive et ses corollaires habituels ne sont qu’une miniature des pratiques générales.

En dehors de ce cadre institutionnel qui a ses budgets, ses idoles, ses grand-messes, mais encore ses rois du béton et ses équipements coûteux, l’exercice physique personnel pris simplement et librement sans tambour ni trompette, sans esprit de compétition, sans publicité et sans subventions n’intéresse personne et surtout pas la société du spectacle du système médiatico-marchand.

https://www.youtube.com/watch?v=1Weib2BgzYE

Dans ce système, les budgets et les projets se doivent d’être toujours à la hausse sur les stades et sur les zones commerciales périurbaines périphériques. Il s’agit en effet de battre des records…tous azimuts !

PROJETS EN HAUSSE ? – 16 novembre 2013

Aux olympiades de la densité commerciale alimentaire, Charmoy-City, la sportive, bat actuellement des records, Claudi en a fait le thème de son illustration du jour, en partie originale. Pour tous renseignements techniques et statistiques concernant ce sport olympique inédit côté boutique, voir notre précédent article.

DENSITÉ COMMERCIALE ALIMENTAIRE - du 28 SEPTEMBRE 2014

Les remous et les tourbillons d’une actualité immédiate calamiteuse et chargée n’occultent pas pour autant les conséquences désastreuses à prévoir de cette surenchère.

En une du Figaro d’hier 2 février, sous le portrait d’un Ulysse dans la tourmente qui s’enchaîne au mât dans une Odyssée tournant au naufrage, on lisait ce titre plus discret : « Le cri d’alarme des commerces de centres-villes », un court texte suivait, abondamment développé dans les pages suivantes:

« Les fermetures de magasins s’accélèrent, entraînant un choc économique et démographique dans de nombreuses villes françaises. Six fédérations représentant un million d’emplois lancent un appel pour stopper la création de centres commerciaux hors des agglomérations et faciliter l’installation de boutiques en centre-ville »

« Stopper la création de centres commerciaux hors des agglomérations » c’est en effet devenu une urgence, mais apparemment, ce n’est pas la position adoptée par Monsieur Langlois qui a fait, comme certain Ulysse le pari dangereux de maintenir un cap pourtant devenu sans issue :

« Notre pari est de dire : si nous avons une grande surface, cela va attirer du monde, si les gens viennent à la grande surface, ils peuvent en profiter pour faire d’autres courses, d’autres achats sur la ville. C’est effectivement le point de désaccord avec l’Union commerciale qui, elle, pense plutôt qu’il y aura évasion. »

UNE MINUTE 38 DE BONHEUR ( 3ème épisode) - du 31 OCTOBRE 2014

Olympiades du m² alimentaire à Charmoy-City

Olympiades du m² alimentaire à Charmoy-City

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 3 février 2017 (J+2970 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 08:42

CHARMOY, À COMBIEN LE MÈTRE ? - du 1er février 2017 (J+2968 après le vote négatif fondateur)

Vous nous permettrez d’abord de signaler la publication très récente du groupe « Une dynamique pour Auxonne » qui nous apportait hier, opportunément, quelques éléments de réponse à une question.

Non, pas une question de « tapisserie » !

ON NE PARLE QUE DE PÉNÉLOPE, PARLONS PLUTÔT DE PHILOMÈNE - du 30 janvier 2017

Depuis bien longtemps, en effet, nous posions cette question : « Charmoy, à combien le mètre ? ».

Et pourtant, certain propriétaire nous avait assuré que tous les vendeurs avaient été rétribués, comme lui, au prix uniforme de 10 € le m². Et si nous faisions mine, alors, de mettre en doute son affirmation, notre homme, figure locale qui a son franc parler, montait sur ses grands chevaux en démentant nos doutes !

Cependant, la rumeur d’une « géométrie variable » était là, persistante et tenace !

Voilà pourquoi, il ya plus de quatre ans déjà, nous posions publiquement la question de ce « prix unique ».

BV 74 – du 6 juin 2012

Un an plus tard, en l’absence de réponse à notre question, nous la réitérions en nous appuyant une nouvelle fois sur une délibération du conseil municipal du 18 mai 2009.

Dans cette délibération, il était en effet explicitement déclaré, à propos d’un projet de vente à Leclerc d’un terrain communal au Charmoy :

« Comme cela a été proposé aux autres propriétaires fonciers de la zone, il est envisagé de céder cette parcelle au prix de 10 € le mètre carré »

CHÂTEAU FONCIER- du 1er mai 2013

Aujourd’hui, sur ce chapitre au moins, la chape de plomb de la « discrétion » semble en voie d’être levée, et nous espérons qu’à défaut d’avoir été clairement infirmées, les révélations de Monsieur Coiquil seront bientôt confirmées.

Claudi, actuellement très occupé, prépare un nouveau feuilleton, et y travaille ferme ! Il s’est donc borné, pour le présent article, à recycler une ancienne illustration qui posait les bonnes questions en y ajoutant la réponse provisoire, opportunément publiée par Monsieur Coiquil.

Voilà qui pourrait décevoir a posteriori certain vendeur trop confiant qui avait gobé sans sourciller le dogme des 10 € le mètre carré ! Son égalitarisme foncier, dans tous les sens du terme, écartant toute idée de spéculation, pourrait bien en être émoustillé !

D’autant plus que lors du dernier conseil du 30 janvier, notre premier édile lui-même relativisait la question du prix pour des ventes de terrain à venir au Charmoy (pourquoi pas « 20 € le mètre carré » ?), mettant en avant cette fois la « cohérence » du projet proposé comme critère déterminant.

Et pourtant, le 4 mars dernier, Le Bien Public titrait « Un droit de préemption dans le cadre du plan local d’urbanisme »

Le chapeau de l’article, précisait : « Afin de moduler toute tentative de spéculation dans la zone du Charmoy, le maire Raoul Langlois a décidé d’exercer le droit de préemption, rue du Limousin [sic] ».

Sa conclusion était la suivante : « J’informe [N.D.L.R. Chantecler : c’est le maire qui parle] le conseil que j’exercerais le droit de préemption pour moduler toute spéculation. Je pense en particulier à la zone du Charmoy, qui risque d’en être la victime. Les vendeurs ne pourront pas vendre au-delà du prix fixé par le domaine, et ceci pour une durée de cinq ans, ce qui devrait éviter les surenchères. »

« Les vendeurs ne pourront pas vendre au-delà du prix fixé par le domaine ». De façon sélective, sans doute ! Voilà pour l’avenir, si du moins l’on en croit les dernières déclarations de Monsieur le Maire.

En ce qui concerne le passé, cette sélectivité aurait déjà pu opérer, si l’on prête foi, du moins, au témoignage de Monsieur Coiquil qui déclare par ailleurs publiquement se référer à des documents d’archives officiels…

Je ne travaille pas à la Revue du Beau Monde. Dommage, la rétribution de cet article – littéraire comme toujours – m’aurait permis de m’offrir une belle tranche de Charmoy, même à plus de 10 € le mètre carré !

Mais pour le moment, à tremper dans mon café, je n’ai qu’un sablé, promis juré, et même pas une part de tarthe !

Charmoy, le témoin des crues foncières

Charmoy, le témoin des crues foncières

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 1er février 2017 (J+2968 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions
30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 08:24

ON NE PARLE QUE DE PÉNÉLOPE, PARLONS PLUTÔT DE PHILOMÈNE - du 30 janvier 2017 (J+2966 après le vote négatif fondateur)

On ne parle que de Pénélope, parlons plutôt de Philomène. Nos lecteurs se souviennent peut-être, qu’au cœur de l’été dernier, nous nous étions découvert une soudaine dévotion pour Sainte Philomène. Les curieux qui voudraient connaître les causes de cette dévotion ainsi que l’abondant développement hagiographique et iconographique original qui en était résulté se reporteront à :

ALBUM PHILOMENAL

Pour les plus pressés, rappelons que Sainte Philomène fit l’objet, à partir de 1855 environ, d’un pèlerinage à Villers-lès-Pots, où dans le même temps lui fut dédiée une chapelle. Cette dernière, aménagée dans la partie la plus ancienne de l’église, est située à droite du chœur.

Un siècle plus tard, l’aggiornamento entraînait la disparition de Philomène des saints du calendrier (1961) et la chapelle, désormais fermée au public, abritait une chaufferie au fioul.

Un article du Bien public de samedi dernier 28 janvier intitulé « VILLERS-LÈS-POTS VŒUX Cabinet médical : il reste une place » nous apporte une bonne nouvelle concernant Philomène. Le discours du maire de Villers nous apprend en effet, qu’en raison du changement du chauffage de l’église, la chapelle pourrait être restaurée et débarrassée de la cuve à fioul.

Citons les propos du maire rapportés dans cet article : « Nous restaurerons l’édifice avec toutes les précautions qui s’imposent, car il possède un vitrail magnifique, un des rares vestiges de l’église gothique incendiée. »

Bonne nouvelle pour Philomène ! Côté patrimoine maintenant, la baie de pierre du mur de briques, dans laquelle s’enchâsse le vitrail est authentiquement gothique. Quant au vitrail lui-même, où l’on voit le Curé d’Ars (1786-1859) priant Sainte Philomène, s’il est un témoignage émouvant des années de pèlerinage, il est beaucoup plus tardif, et l’on ne pourrait dire de lui, comme dans le célèbre poème Vitrail : « Cette verrière a vu dames et hauts barons ».

Mais foin de détails, voilà quand même une nouvelle philoménale !

Et Pénélope dans tout cela ? Tout d’abord Sainte Pénélope, comme d’ailleurs Sainte Philomène, est introuvable au calendrier des saints !

Évidemment, puisque Pénélope est du ressort de la mythologie (non pas du mythe au logis !). Pénélope fait et défait sa tapisserie au logis en attendant son cher mari. Pour faire simple, elle tricote et détricote

On parle même d’un syndrome de Pénélope cité par Martin Hirsch, il y a quelques années, à propos du « détricotage » du RSA.

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/04/16/martin-hirsch-j-ai-l-intention-de-voter-pour-francois-hollande_1685899_1471069.html

Ne soyons cependant pas injuste envers Pénélope, son cher époux n’ayant, semble-t-il, rien à lui envier en matière de « détricotage » annoncé face aux prétendants. Aujourd’hui, de mauvaises langues, même pas bonnes à jeter aux chiens, osent dire, qu’au grand bal des prétendants, il pourrait être contraint de « faire tapisserie »…

Dans le droit fil de l’actualité et dans cette atmosphère tapissière, nos lectrices (et pourquoi pas nos lecteurs ?) auront peut-être envie de se remettre ou de se mettre au canevas, cette tapisserie pour les nuls.

Dans l’esprit de nos « Conversations avec Philomène » de l’été dernier, Claudi leur propose donc en exclusivité un modèle original, et d’intérêt local, inspiré du vitrail « philoménal » de Villers. Bon travail, à vos aiguilles les nouvelles (et les nouveaux) pénélopes !! Faites dans la dentelle, faites de la tapisserie !

https://www.youtube.com/watch?v=i_GT3tYEHco

Le canevas tendance de Philomène

Le canevas tendance de Philomène

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 30 janvier 2017 (J+2966 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 08:02

TRIBUNES CHARMOYSIENNES- du 28 janvier 2017 (J+2964 après le vote négatif fondateur)

« La terre ne ment pas », disait ce vieux Philippe, alors, tel le brave laboureur creusant son sillon, nous poursuivrons aujourd’hui – après notre intermède poétique de l’Oignon de monsieur Fillon – notre lecture critique d’ Inf’Auxonne N° 55, par un rapide examen, en page 10 et 11, des « Tribunes libres » datées des 14 et 15 décembre derniers.

Nous évoquerons ces quatre tribunes dans l’ordre de leur présentation.

Vient en premier la tribune du groupe « Auxonne Passionnément », tribune placée sous le signe du rêve et que nous pourrions intituler « Un Couac dans l’isoloir des Républicains », suit celle du groupe « Auxonne Territoire d’Avenir » qui pourrait répondre au slogan « On trouve tout à la Samaritaine ».

Vient ensuite la tribune du groupe « Une Dynamique Pour Auxonne » que nous nommerons, en référence à nos réflexions dans ce blog, « Impasse du Charmoy ». La marche est fermée, enfin, par la prestation de « L’Alternative Val de Saône », alternative monocéphale où l’on ne voit qu’une tête et qui pourrait mériter ce titre : « Optimiste et Prophète ».

Quelques remarques à présent sur chacune de ces tribunes.

À propos de la première « Un Couac dans l’isoloir des Républicains » et pour son quatrième paragraphe qui a particulièrement retenu notre attention.

La belle union (qui n’est pas la belle alliance, car La Belle Alliance, historiquement c’est à Waterloo !) invoquée dans le début de ce paragraphe pourrait d’abord suggérer qu’il a été écrit par l’auteur d’ « Optimiste et Prophète ».

Mais il faut vite se rendre à l’évidence, la fin grinçante concernant la présence interlope du « chef de file du parti socialiste à Auxonne » aux « primaires de la droite » dément cette hypothèse optimiste. Pour le coup, on sent franchement le style de « mon porte-plume ».

PLUS FORT QU’UN PORTE-AVIONS, LE PORTE-PLUME - du 13 JUILLET 2016

Avouons quand même que le « chef de file du parti socialiste à Auxonne » s’est montré imprudent. Qu’allait-il faire dans cette galère ? Pour plus de discrétion, il aurait dû prudemment chausser un passe-montagne, pour un passage incognito à l’Aiglon (qui n’a pourtant jamais été un cinéma porno !). Comme d’aucuns plus tard ont endossé une canadienne après d’autres « couacs » dans d’autres isoloirs !

À propos de la seconde « On trouve tout à la Samaritaine », on trouvera tout, c’était couru, c’est-à-dire un inventaire de savoir-faire époustouflant. Mais encore cette particularité édilitaire peu commune selon laquelle « le maire […] ne rendra des comptes qu’en son absence [N.D.L.R. : son absence à lui].

Ceci explique sans doute la présence d’un public très rare aux séances du conseil, où, comme chacun sait, notre maire est présent mais ne peut donc, en vertu de la citation susdite, rendre de comptes !

Et quand il est présent au Charmoy à qui rend-il compte ? Quand il est présent au Charmoy dont il est la cheville ouvrière « discrète », c’est à Lure, Vesoul ou Colmar qu’il rend compte. Rendez-vous compte, à Colmar, quel bazar mon lascar !

LE COUTEAU SUISSE DU CHARMOY- du 18 novembre 2016

À propos de la troisième tribune « Impasse du Charmoy », il nous est difficile de rester indifférent et nous serions injuste de ne pas applaudir. Ceci en-dehors, comme dirait l’autre, de toute politique politicienne mais en raison simplement de certaines allergies sévères que les cuisines charmoysiennes de Monsieur Langlois nous ont fait contracter depuis 2010. Mitonnages « discrets » d’arrière-cuisine de début 2009 ou grande soupe populaire promotionnelle du 27 juin 2010. Sans compter quelques amuse-gueule, sucrés, salés ou amers…

Pour finir, la question de l’« Impasse du Charmoy » est plus que jamais d’actualité, car elle sera de nouveau sur le tapis lors du conseil de lundi prochain 30, si l’on en croit le paragraphe 11 de la convocation : « Autorisation donnée au maire à défendre les intérêts de la Ville devant toute juridiction dans l’affaire Maryse MICHAUD épse TACHIN/Commune d’AUXONNE ».

En écho à la prestation du groupe « Une Dynamique Pour Auxonne », vous ne nous en voudrez donc pas d’ajouter une bonne poignée de sel dans notre bonne soupe d’aujourd’hui.

ALBUM RUE DU CHARMOY

Reste la quatrième tribune « Optimiste et Prophète ». N’étant, de par ma complexion naturelle, ni l’un ni l’autre, et de plus peu doué pour la flagornerie, talent dont ne semble pas totalement exempt notre « Optimiste et Prophète », ce qui transparaît visiblement à la lecture du texte, j’avoue sécher sur la copie. Heureusement, une belle citation sur l’optimisme concluant le texte me donne un Joker.

Je vais donc y aller de la mienne. Je la pique dans une lettre de prison de Gramsci (prononcer gram’chi), qui n’était pas le copain de Benito, à son frère : « Sono pessimista con l’intelligenza ma ottimista per la voluntà. Penso, in ogni circostanza alle ipotesi peggiore per mettere in movimento tutte le riserve di voluntà ed essere in grado di abbattere l’ostacolo » (19 décembre 1929). Je traduis :

« Je suis pessimiste avec l’intelligence mais optimiste par la volonté. Je pense, en toute circonstance, aux pires hypothèses pour mettre en mouvement toutes les réserves de volonté et être en mesure d’abattre l’obstacle ».

C’est pas franchement consensuel mon gros lapin, mais avouez que, face à Benito, ça tenait quand même la route !

Quelle citation choisiriez-vous de mettre en pratique, si vous étiez aujourd’hui dans un pétrin pas vraiment fictif : la citation susdite de Gramsci, l’abominable rital marxiste, ou la suivante, plus fair-play et d’un pragmatisme anglo-saxon de bon aloi, proposée par notre « Optimiste et Prophète » : « Une personne optimiste ne refuse pas de voir le côté négatif des choses ; elle refuse de s’attarder dessus » ?

Le problème, en matière d’ « affaires », c’est que de méchants génies qu’on voudrait vouer aux gémonies ne manquent jamais de s’y attarder pour vous ! Et ça n’arrange pas les affaires !

https://www.youtube.com/watch?v=ypuLinCHVK4

Tribunes charmoysiennes illustrées

Tribunes charmoysiennes illustrées

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 janvier 2017 (J+2964 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 09:44

CHARMOY-CITY : LES VIEUX MARCHÉS, C’EST DU PASSÉ, MAIS L’OIGNON FAIT ENCORE PLEURER - du 26 janvier 2017 (J+2962 après le vote négatif fondateur)

Dans notre précédent article nous évoquions le modernisme résolu quoiqu’ambigu de notre premier édile qui déclarait dans son Edito d’Inf’Auxonne N° 55 : « On peut le regretter et pleurer sur le passé, il ne reviendra pas. Nos vingt ans nous ont quittés ! Les marchés aux asperges et aux choux-fleurs sont magnifiques sur les cartes postales du siècle précédent. Qui envisagerait de les retrouver aujourd’hui ? »

LE CHARMOY DISCRET DE LA NOSTALGIE - du 25 janvier 2017

« Qui envisagerait de les retrouver aujourd’hui ? ». L’arrêt est sans appel, et pourtant, il semblerait à l’examen des images des grandes heures de ses mandats, que notre premier édile ait gardé, dans son cœur un penchant nostalgique pour l’âge d’or de l’oignon doré.

UNE ÉLECTION AUX P’TITS OIGNONS - du 28 novembre 2016

Il était donc normal que nous apportions à notre tour une contribution sans tabou aux fastes de notre totem municipal : l’oignon, l’oignon mis en scène lors d’une inauguration de la LGV par Monsieur Fillon (31 janvier 2011). Lors de son odyssée ferroviaire à Charmoy-City, Monsieur Fillon ne s’attendait sans doute pas à découvrir… l’oignon !

L’Oignon du 31 janvier

Le marché de l’asperge et celui aux choux-fleurs

Ne sont plus aujourd’hui que des cartes postales

Photographies jaunies pour les collectionneurs

Bientôt l’hypermarché remplacera les halles

 

En gare le TGV a tué la vapeur

Et le piston ne fait plus marcher la machine

Sur les rails aujourd’hui, on fait deux cents à l’heure

Le ministre Fillon inaugure la ligne.

 

Devant Nathalie K, dans le salon d’honneur

Et puis devant François, le beau monde s’incline

Il fait ici plus chaud qu’en un rail extérieur

Dans la douce tiédeur on reprend bonne mine.

 

Chacun dit son discours dans le salon d’honneur

Un discours de ministre ou de premier édile

Puis l’on prend la photo immortalisant l’heure

De tels clichés en couverture sont bien utiles

 

La terre ne ment pas, disait le vieux vainqueur

De Verdun, Maréchal en son âge sénile

L’asperge s’est enfuie, il est mort le chou-fleur

Mais le vaillant oignon monte du sol fertile.

 

Il monte vers François pour la joie des rieurs

Pauvre Nathalie K, un sac on t’en refile

L’asperge s’est enfuie, il est mort le chou-fleur

Mais le vaillant oignon symbolise la ville

 

Tendre Nathalie K, tu connaîtras les pleurs

Si tu pèles ce bulbe offert dans notre ville

L’asperge s’est enfuie, il est mort le chou-fleur

Mais tu tiens les oignons et c’est ton vrai bonheur

Nous donnerons dans notre prochain article nos recensions annoncées des « Tribunes libres »

A Charmoy-City on inaugure le futur

A Charmoy-City on inaugure le futur

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 26 janvier 2017 (J+2962 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 08:34

LE CHARMOY DISCRET DE LA NOSTALGIE - du 25 janvier 2017 (J+2961 après le vote négatif fondateur)

Il se faisait attendre, il est tombé dans ma boîte aux lettres hier, avec le premier tiers (non, pas celui de la rue Thiers !).

Avec l’avis d’avoir à payer le premier tiers de ma contribution de citoyen, j’ai donc découvert le premier quart de l’information municipale, à chacun dispensée sur papier glacé, pour 2017. J’ai nommé – vous m’aurez compris – Inf’Auxonne N° 55 !

Nous consacrerons deux articles à une recension partielle de notre périodique « préféré ». Le premier centré sur les premières pages, le second sur les dernières.

En première page, sous des photos d’illuminations du centre-ville, cette légende « La Ville revêt ses habits d’hiver ».

Expression prémonitoire de la récente « canadienne » ?

DEUX CANADIENNES POUR LE PRIX D’UNE À CHARMOY-CITY - du 19 janvier 2017

Voilà pour la légende, quant aux photos, on s’étonnera quand même de ne pas y voir figurer les illuminations nouvelles de la D905. Passéiste en diable, voire ringarde, que cette première de couverture qui se concentre sur le centre historique et nostalgiquement s’y agrippe ! Comme d’aucun(e)s s’agrippent à leurs charges et prérogatives électives.

Cette première page, trop sage, contraste avec la vision d’avenir volontariste exprimée par notre premier édile, promoteur enthousiaste et déclaré de cette D905 en lumière, qui déclare dans son Edito : « les grandes surfaces ont aujourd’hui votre préférence, les « drive » se développent, l’e-commerce émerge ».

CHARMOY-CITY, ROND-POINT DE L’EUROPE DES LUMIÈRES - du 3 décembre 2016

Heureusement, l’omission sera réparée, et la lumière faite, en page 5 qui précise, sans photo toutefois : « Cette année la route départementale qui mène en direction de Dole [N.D.L.R. mais d’abord au Charmoy] est elle aussi décorée ».

Ce modernisme assumé et conquérant, notre premier édile sait toutefois le concilier avec un penchant indéniable pour une délectation morose des images d’un passé « révolu ». C’est du moins ce que suggère l’hommage, à notre sens quelque peu appuyé, de la fin de l’Edito :

« Le travail de mémoire des membres de l’écomusée est exemplaire. Ce passé révolu, il convient d’en garder la mémoire. La parution du 3ème volume de leur collection n’en est que plus appréciable. Lors de sa présentation, je l’ai feuilleté. C’est un véritable enchantement. Cette comparaison de vues d’hier et d’aujourd’hui est remarquable. Je n’ai pu finir de tourner les pages : les exigences officielles sont ce qu’elles sont. Je l’ai acheté pour le regarder à loisir. N’hésitez pas à faire de même. »

« Je l’ai acheté pour le regarder à loisir. N’hésitez pas à faire de même ». Cette injonction n’est pas sans m’en rappeler une autre, cette dernière, formulée naguère dans l’Edito de l’Agenda AUXONNE 2016 :

« Je vais, comme il se doit, remercier nos annonceurs. Grâce à eux, vous avez une nouvelle fois cet agenda entre les mains. Ils font un effort financier. Sachez les en remercier en prenant le temps de pousser la porte de ces commerces. Vous ne sortirez pas sans vous être allégé de quelques billets Vous contribuerez ainsi au dynamisme de la ville. Sans grand discours, vous aurez développé l’économie locale. Vos billets s’ajouteront à beaucoup d’autres et permettront à nos commerçants de vivre ».

La comparaison s’arrête là, car si dans cette dernière injonction, active, il s’agissait de contribuer « au dynamisme de la ville », la précédente ne concerne que la conservation de la mémoire d’« un passé révolu » par la « comparaison de vues d’hier et d’aujourd’hui ».

Ah ! Nostalgie « Nos vingt ans nous ont quitté ! » s’exclame dans le texte notre premier magistrat. On ne le croirait pourtant pas à en juger par la photo-portrait qui orne l’Edito. Il est vrai que le cliché date d’une autre décennie ! Sûr qu’il s’agit en l’espèce d’une « vue d’hier » plus que « d’aujourd’hui ». Et que la « comparaison » avec une « vue d’aujourd’hui » pourrait se révéler n’être pas un « véritable enchantement ». La vérité est dure et la flèche du temps assassine. Comme dit notre premier édile : « On peut le regretter et pleurer sur le passé, il ne reviendra pas ».

https://www.youtube.com/watch?v=7ypsfxGX00I

Alors tout retour étant impossible, on se projette dans l’espace et dans le temps.

Dans l’espace d’abord, vers le Charmoy par une avenue ruisselante de lumière conformément à la théorie du ruissellement version Raoul, qui nous disait en 2014 :

« Notre pari est de dire : si nous avons une grande surface, cela va attirer du monde, si les gens viennent à la grande surface, ils peuvent en profiter pour faire d’autres courses, d’autres achats sur la ville. C’est effectivement le point de désaccord avec l’Union commerciale qui, elle, pense plutôt qu’il y aura évasion. »

 

Dans le temps ensuite, vers 2025. Mais « le projet de revitalisation à l’horizon 2025 » évoqué en page 3, c’est bien loin. Enfin ! D’ici-là beaucoup d’eau aura coulé à la roue du moulin ! Qui vivra, verra !

Alors en attendant, garde l’espoir, vieux centre-bourg fatigué dont les paupières tombent comme les rideaux, chefs branlants que l’âge blanchit, quand le cheveu, comme le chaland se fait rare, que personne ne vient plus « pousser la porte » et que l’on met la clef dessous. Garde l’espoir, vieux centre-bourg ! Tu en as vu d’autres ! Ne pleure pas et garde en mémoire ce bon conseil ! Le bon Docteur Ducharmoy a pensé à toi !

En masque, en friction, en lotion, en tartines pour l’usage interne, crème revitalisante du Docteur Ducharmoy, mieux que le botox et surtout moins chère. Vous trouverez l’article dans tous les bons hypers ! Efficace et pas chère ! Crème revitalisante du Docteur Ducharmoy ! Elle me charme moi, la crème revitalisante du Docteur Ducharmoy ! Enrichie aux hormones luronnes !

Adoptez la crème revitalisante Ducharmoy

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C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 25 janvier 2017 (J+2961 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse