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  • Claude Speranza, Auxonnais
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20 décembre 2017 3 20 /12 /décembre /2017 08:06

CHARMOY-CITY : TROPHÉE CHANTECLER DE LA MEILLEURE AFFICHE - du 20 décembre 2017 (J+3290 après le vote négatif fondateur)

      Le trophée est très porté en cette période de fin d’année. Et, comme l’actualité l’a récemment montré, le trophée récompensant les vertus communicantes est particulièrement prisé.

CHARMOY-CITY : DES FLEURS ET UN TROPHÉE - du 18 décembre 2017

   La rédaction de Chantecler n’a donc pas souhaité être en reste. Aujourd’hui son attention se tourne vers nos valeureux communicants locaux !

     Non grand-père, mets ton oreillette, je n’ai pas dit les vaseux communicants ! Restons sérieux !

VASEUX COMMUNICANT À CHARMOY-CITY - du 31 décembre 2016

      Ayant fait part de notre projet de trophée à notre archiviste et lui ayant précisé le thème choisi, nous l’avons prié de se pencher sur notre abondante et éclectique collection d’affiches glanées au cours des années passées dans notre bonne cité. Dans cette mine, il était bien assuré de dégotter une pépite de com.

     En effet, l’une d’elles a particulièrement retenu notre attention, tant par son originalité que par ses qualités exceptionnelles d’objet de communication. Vous pouvez l’admirer en illustration ! Vous constaterez objectivement que c’est du cousu main !

     Cousu main ! C’est un peu court, l’ami, il faut nous développer un peu ça. Une bonne com,  mon bonhomme, ça doit jargonner et plastronner avec des ismes et des néologismes  pour en boucher un coin aux pékins du commun.

    Capito, patron ! On va vous pondre une analyse béton !

     Par son appel « Aux urnes citoyens ! », qu’elle emprunte à la geste révolutionnaire et à notre hymne national qu’elle paraphrase subtilement, l’affiche rappelle sur le mode subliminal que les urnes sont une arme ! Et les bulletins leurs munitions !

      L’étendard de la levée en masse ayant été brandy (mon cherry) par l’exhortation liminaire, il ne restait au concepteur qu’à concrétiser typographiquement l’ampleur potentielle de cette levée en masse.

     Pari remporté par une octuple répétition du vocable OUI, véritable pieuvre communicationnelle dont les huit tentacules capturent l’électeur en stimulant son tropisme panurgique.   

     Vendu ! Notre jury a dit OUIOUI au talentueux placard hypnotique ! Un slogan à vous remplir les urnes en moins de deux !

    Le Trophée Chantecler d’Argent 2017 est donc décerné à titre d’encouragement exceptionnel et rétrospectif au groupe inspiré, auteur de l’affiche en 2010 ! Nous avons nommé « Les Compagnons du Val-de-Saône » !

    Rappelons que cette affiche fut conçue, parmi d’autres, à l’occasion de la consultation de juin 2010 dont l’un de nos albums a immortalisé la production de tracts et d’affiches.

ALBUM - Impressions de la Consultation de juin 2010

    Gageons que notre trophée, quoique tardif,  ne manquera pas d’encourager la récente réémergence sur la toile de ce « Groupe de réflexion sur l’avenir d’Auxonne et du Val de Saône »…

Charmoy-city, le trophée chanteclerc pour huit oui

Charmoy-city, le trophée chanteclerc pour huit oui

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 décembre 2017 (J+3290 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Figures libres

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
18 décembre 2017 1 18 /12 /décembre /2017 09:53

CHARMOY-CITY : DES FLEURS ET UN TROPHÉE - du 18 décembre 2017 (J+3288 après le vote négatif fondateur)

   Vendredi dernier, 15 décembre,  Le Bien Public publiait en supplément téléchargeable un dossier intitulé « ÉVÈNEMENT VALORISATION PAYSAGÈRE Une Côte-d’Or fleurie ! »

   Dans cette valorisation du paysage de notre département, le portrait du Président du Conseil départemental figurait évidemment en bonne place ! Retenons sa citation du jour, mise en exergue par le journal, et figurant sous le dit portrait : « La Côte-d’Or est un lieu pour faire émerger des solutions nouvelles, pour dessiner demain ». Comme la Région Bourcomté sans doute !

   La suite de l’article offrait une série de charmants clichés villageois et fleuris qui auraient ravi la reine Marie-Antoinette et dont certains pourraient rivaliser avec le célèbre Hameau de la Reine des jardins de Trianon.

      À ce propos, on a trop souvent été injuste envers Marie-Antoinette. Il est temps de tordre le cou à cette légende selon laquelle la reine aurait  joué à la fermière  dans une campagne d’opérette peuplée de moutons enrubannés.

      Sur un mode plus pragmatique, Marie-Antoinette utilisait avant tout son hameau comme un but de promenade et comme un lieu de réception. Tourisme à la ferme avant l’heure… Une vraie ferme, car l’exploitation effective du petit domaine, voulue expressément par la reine, tenait lieu de pédagogie concrète pour les enfants royaux.

     En nos temps de déracinement hors-sol où tant d’enfants croient que les poireaux poussent dans les hypermarchés, et que les poissons sont carrés, ce souci du réel fait rêver !

    Ainsi pour paraphraser le mot du Président du Conseil départemental : « Le Hameau de la Reine des jardins de Trianon était un lieu pour faire émerger des solutions nouvelles, pour dessiner demain ». Regrettons seulement que « demain » ait été particulièrement injuste et cruel envers la Reine.

   Fuyons cette ombre à notre tableau champêtre et même si l’on n’est pas toujours certain de s’y retrouver « à l’ombre des jeunes filles en fleur », retournons à notre « Côte-d’Or fleurie », et à ses villages en fleurs. Notons au passage que certaines de ces fleurs peuvent exhaler à l’occasion une puissante fragrance de majorité départementale…

    De « l’ombre des jeunes filles en fleur », un cliché nous conduit en page 6, dans la série « Lauréats »,  à l’ombre de notre vénéré kiosque.

    Ce kiosque de notre jardin de l’Hôtel-de-Ville, avouons qu’il est vraiment tendance depuis qu’il est devenu, par la vertu de nos édiles, le point de ralliement écologique des « petits nettoyeurs de la nature ».

ALBUM  - Et si on nettoyait la nature ?- du 03 octobre 2017

    N’hésitez pas à consulter cet album, vous y redécouvrirez un célèbre quarteron très impliqué dans l’avènement d’un hypermarché au Charmoy, « un des fleurons d’architecture et de l’emploi à Auxonne » selon NOTIN, le héros de notre regretté et très décoré artiste  !

     Avènement tant désiré, en vertu sans doute du principe selon lequel la délocalisation commerciale périphérique, c’est bon pour la revitalisation des centres-bourgs !

       À ce propos, le numéro de septembre 2016 du Journal des maires de France présente un dossier intitulé « Créer les centres-villes et bourgs de demain » dont la lecture nous a semblé intéressante à plus d’un titre. Il y est dit : « une chose est sûre, un simple ripolinage des façades ne suffit pas à répondre aux mutations territoriales, économiques et sociales ».

    Et le dossier ajoute un peu plus loin : « Le phénomène [N.D.L.R. phénomène de dégradation et de paupérisation du centre] est parfois tel qu’il est difficile de savoir comment agir. Surtout, on constate une certaine fébrilité en la matière avec des communes qui engagent d’onéreuses mesures de revitalisation en centre bourg mais continuent de signer des permis de construire pour des lotissements en extension ou autorisent l’installation de grandes surfaces en périphérie ». Autrement dit, le beurre et l’argent du beurre ! Nous sommes en plein dans le sujet !

    Comme vous le pensez bien, dans l’article « Côte-d’Or fleurie », sous le cliché de notre kiosque, il n’est pas question du ralliement écologique des « petits nettoyeurs de la nature », et encore moins, évidemment, de la revitalisation par les hypers. Chaque chose en son temps, et c’est  une nouvelle distinction qui fleurit dans le parterre déjà bien fourni de notre belle cité.

     En effet, comme nous l’apprend la légende sous le cliché :

« Le trophée du CAUE [N.D.L.R. Chantecler : Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement présidé par Joël Abbey] a retenu Auxonne pour sa démarche de concertation pour la revitalisation du centre-ville ».

    Après les fleurs et les labels, notre bonne ville décroche donc un trophée !

    À cela rien de surprenant. Dans Hebdo 39 N° 258 du 12 juin dernier on pouvait déjà lire un long article intitulé « Projet de revitalisation du centre-bourg d’Auxonne : présentation et concertation ».

     Dans cet article, le journaliste soulignait ce satisfecit du député sortant Rémi Delatte,  depuis réélu, en ces termes :

« Pour le député Rémi Delatte présent lors de cette présentation du projet de revitalisation :

"Il s'agit d'un projet exemplaire, d'abord par sa méthode. La large concertation en amont a permis d'associer tous les acteurs dont les commerçants, et donc toutes les problématiques à prendre en compte. C'est ensuite un projet exemplaire sur le fond : de l'attractivité à la place des circulations douces tout en maintenant une place pour la voiture, tout est pensé de manière pragmatique et efficace. Cela montre la nécessité de maintenir les moyens de développer la ruralité ; cela montre que l'on peut encore miser sur les territoires ruraux." »

   À la lecture de ce couplet élogieux, tout le monde aura bien compris que le « trophée » était déjà bien parti (républicain) !

   Il semble bien là que l’on soit carrément dans un « projet Potemkine » ! Non, ne vous y méprenez pas, nous ne faisons pas référence ici au cuirassé Potemkine chanté par Jean Ferrat, mais au Prince Potemkine !

      Rappelons que l’expression « villages Potemkine » date de 1787, année lors de laquelle Potemkine, qui était alors un prince, favori de la Grande Catherine, et pas encore le cuirassé chanté par Ferrat, organisa pour son Impératrice un voyage en Crimée, voyage devenu depuis légendaire et auquel fut même convié l’empereur d’Autriche Joseph II.

    Pour la circonstance « la nudité des plaines de la Crimée fut déguisée par des villages bâtis tout exprès ; des chaînes de montagnes furent illuminées ; de belles routes furent ouvertes par l’armée ; des bois sauvages furent transformés en jardin anglais.» (A.-H. Dufour, Histoire de la Crimée).

   Claudi me souffle que  ce trophée, pourrait bien être aussi un trophée de chasse .. aux œufs !

 ALBUM DU CHOCOLAT CHARMOY- du 9 avril 2017

     Quoi qu’il en soit, ce trophée ne saurait nous faire oublier certain prix de la discrétion décroché en 2009 par notre premier édile, pour le plus grand bien de la revitalisation du centre-bourg !

SEPT LABELS (PLUS UN) POUR « LA BELLE ENDORMIE » - du 20 mars 2017

Charmoy-City trophée de la communication revitalisante

Charmoy-City trophée de la communication revitalisante

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 décembre 2017 (J+3288 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
15 décembre 2017 5 15 /12 /décembre /2017 07:46

CHARMOY-CITY : 9 ANS APRÈS LE VOTE CENTRIFUGE DE 2008, LE VOTE CENTRIPÈTE DE 2017 - du 15 décembre 2017 (J+3285 après le vote négatif fondateur)

       Une précision de vocabulaire pour commencer : centrifuge désigne ce qui éloigne du centre, centripète, ce qui en rapproche.  

       Une précision encore en ce qui concerne la nature du centre dont le vote centrifuge éloigne et dont le vote centripète  rapproche. Il s’agit, vous l’aurez deviné, de notre centre-bourg, actuellement l’objet de toutes les sollicitudes de la part de notre municipalité qui n’échappe pas à la nouvelle tendance nationale « revitalisatrice » des « territoires ».

      Dans un article en ligne du Point daté du 14 décembre et intitulé « "Délocalisé" à Cahors, Édouard Philippe s'adresse aux provinces inquiètes » on pouvait lire ainsi : « Les grandes lignes d'un plan de revitalisation des centres villes dans les villes moyennes lancé par le ministre Jacques Mézard, seront également annoncés, pour contrer la disparition des commerces et la dégradation immobilière de nombre de centre-villes. »

     Notre conseil municipal est pile au diapason, qui procédera mardi prochain 19 décembre à un vote centripète tourné, donc, vers le centre-ville. L’ordre du jour annoncé dans la convocation atteste explicitement de ce caractère centripète en son point 6 :

 « Adoption de l’opération « projet de revitalisation centre-bourg 2018-2026 » et demandes de subventions »

   Cette adoption devrait faire l’objet d’un vote dont nous ignorons les modalités mais dont on est fondé à penser qu’elles devraient se révéler moins abracadabrantesques que celles  du mémorable vote centrifuge du 17 décembre 2008 dont nous reparlerons plus loin et que vous pourrez revivre comme si vous y étiez grâce à nos documents.

    Dans l’hypothèse, même improbable, où un vote à bulletins secrets doive intervenir, nous pensons qu’il pourrait être opportun de transporter en conseil, à l’usage d’urne, la boîte à idées de la Maison du Projet, visiblement en situation de carence alimentaire…

CHARMOY-CITY : UN PROJET ET SES BORNES - du 7 décembre 2017

    L’issue du vote laisse peu de doutes. En effet, qui pourrait raisonnablement ne pas souhaiter meilleure mine au centre-bourg, à ses habitants, à ses façades, à ses monuments et à ses petits commerces !

    En regard de ces nouvelles raisons d’espérer,  le vote centrifuge du 17 décembre 2008 qui tournait résolument le dos au centre-ville au profit de la périphérie ne manquera donc pas d’apparaître comme une regrettable bévue de la municipalité toujours en place.

     En cette première décennie de notre siècle où les réflexions ne manquaient pas sur la « France moche », France des parkings et des hangars envahissant la périphérie des villes, rongeant les espaces agricoles et vidant progressivement les centres villes de leur substance, il fallait franchement être en retard d’une guerre pour ne pas trouver mieux que de planter un hypermarché en périphérie de notre ville !

   La CNAC du 20 janvier 2010 dans sa décision 317D ne s’y était pas trompée, qui déclarait que le projet « aura un impact significatif sur l’activité des commerces et services traditionnels situés en centre-ville ; qu’ainsi il  ne manquera pas de nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne ». Il est vrai que la CNAC du 17 janvier 2012 opéra par la suite une belle pirouette dans sa décision 917D

LES CHARMOISES DE SCHRÖDINGER-du 28 août 2013

      L’histoire de l’incroyable vote centrifuge du 17 décembre 2008 et de ses suites est déclinée tout au long de notre blog. Les curieux pourront en découvrir l’essentiel dans les deux articles suivants.

PATRIMOINE ET CITOYENNETÉ (1) - du 17 Septembre 2016

PATRIMOINE ET CITOYENNETÉ (2) - du 18 Septembre 2016

    Avec la meilleure bonne volonté du monde, il apparaîtra difficile de concilier le vote centrifuge de 2008 et le vote centripète de 2017. Certes la CNAC et « Les Charmoises de Schrödinger » avaient opéré en leur temps l’exploit de concilier les contraires.

    Cette conciliation des contraires entre « la rue Emile Gruet [qui] persiste à présenter l'allégresse du passé » et « la rue du Colonel Redoutey en direction de Dole [qui] sculpte le futur commercial. » un artiste l’avait lui-même dépeinte dans ces lignes inimitables :

   « À présent l'immeuble de la poste assorti de son rond-point restitue une douceur géométrique. L'amplitude qui s'en dégage met en exergue la fluidité des lignes et des volumes ; comme pour polariser une grande puissance aérienne. Sur un autre azimut, à l'extrémité du boulevard Pasteur apparaissent les formes stigmatisées du quartier Bonaparte. En projetant le regard derrière soi, la rue Emile Gruet persiste à présenter l'allégresse du passé. Puis enfin, la rue du Colonel Redoutey en direction de Dole sculpte le futur commercial. » ( Extrait de Notin N°3 de septembre 2010)

     Il est vrai que le même artiste, choyé du prince, diffusait avec enthousiasme, dans le même numéro de la même revue, la bonne parole édilitaire relative au « futur commercial » sculpté par « la rue du Colonel Redoutey en direction de Dole »

Charmoy-City 2008, 2017 deux votes pour une vision synthétique

Charmoy-City 2008, 2017 deux votes pour une vision synthétique

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 15 décembre 2017 (J+3285 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
13 décembre 2017 3 13 /12 /décembre /2017 09:09

CHARMOY-CITY : ACCUEIL  D’UNE NOUVELLE ADJOINTE ? - du 13 décembre 2017 (J+3283 après le vote négatif fondateur)

     Le Bien Public d’hier 12 décembre publiait un article intitulé « AUXONNE CÉRÉMONIE Les nouveaux habitants à l’honneur »

    L’article précisait « Corinne Fournet, adjointe à la famille et aux affaires sociales, a accueilli vendredi soir, au salon d’honneur de la mairie les nouveaux habitants ».

   Suivaient quelques citations du discours de l’élue désignée comme « adjointe à la famille et aux affaires sociales », discours dont il convient de souligner le ton touchant et très personnel.

      En effet, nombre des déclarations officielles de circonstance qui résonnent sous les lambris municipaux de France et de Navarre ne brillent pas souvent par leur originalité. Nous avons déjà eu l’occasion de souligner le fait dans notre blog.

ÉLOQUENCE COMPARÉE À CHARMOY-CITY  - du 03 avril 2017

    L’adjointe ajoutait : « Auxonne n’est pas une ville-dortoir qui aurait poussé à la périphérie d’une grande métropole. Auxonne est une ville chargée d’histoire avec un centre-ville plein de découvertes à faire ».

      Nous ajouterons, quant à nous, qu’Auxonne est une petite ville dont le commerce traditionnel de centre-ville est sinistré et qui a vu récemment pousser à sa périphérie un hypermarché pour l’installation duquel l’ « adjointe » s’est particulièrement démenée, il y a quelques années, aux côtés de son maire et de quelques autres élus de la majorité.

CHARMOY-CITY : RAMASSEURS DE LITRES PETITS ET GRANDS  - du 29 septembre 2017

     Une question d’ « étiquette » se pose à présent à propos du libellé de la fonction de l '« adjointe » tel qu’il est énoncé dans l’article cité : « adjointe à la famille et aux affaires sociales ».

     En effet, nul bon citoyen n’ignore que selon les termes de l’arrêté du maire d’Auxonne N° 47-2016 daté du 14 mars 2016  la compétence « action sociale » a été retirée à la deuxième adjointe à compter du 21 mars 2016.

     Celle-ci s’est vue déléguée, selon les termes de l’arrêté, « sous ma surveillance et ma responsabilité [N.D.L.R. Chantecler : surveillance et responsabilité du maire], pour intervenir dans les domaines suivants » :

« Familles, vie quotidienne, hygiène et santé publique : relations entre la Ville et les familles, la population de manière générale, l’accueil des nouveaux arrivants, animations, assurer le lien entre voisins, hygiène et santé publique. »

    À la lecture croisée de l’arrêté et de l’article, un problème de délégation se pose donc. À moins, bien entendu qu’il ne s’agisse d’une nouvelle adjointe ! Sait-on jamais !

     Il est vrai aussi que le rôle de la 2ème adjointe, tel qu’il a été défini par le maire lors de la séance du conseil municipal du 7 novembre 2016, révèle de multiples compétences, certaines insoupçonnées.

    À ce propos,  rappelons « brièvement » la « littérature » disponible sur le sujet  et citons, pour ce faire, le procès-verbal du conseil du 7 novembre 2016 :

     En page 2 au paragraphe « points rajoutés à l’ordre du jour » les élus du groupe « Auxonne-territoire d’avenir » posaient la question orale-écrite suivante :

« Il y a 6 mois, lors du conseil du 11-04-2016, M. le Maire, vous avez informé le conseil que vous retiriez à la 2ème adjointe sa délégation « Action sociale, logement, accessibilité, handicap » pour lui confier une nouvelle délégation sous votre surveillance et votre responsabilité « Familles, vie quotidienne, hygiène et santé publique ». Vous nous aviez clairement précisé « qu’il y avait beaucoup à faire ». Vous vous étiez ensuite engagé à communiquer clairement sur le domaine de compétences et les missions nouvelles de la 2ème adjointe. À ce jour le conseil n’a pas reçu de nouvelles informations. Pouvez-vous nous préciser d’une part les missions et les attributions dévolues depuis 6 mois à la 2ème adjointe, et d’autre part, compte tenu du volume de travail que vous aviez évalué, dresser un bilan de ses actions au conseil municipal ? »

    Lisons la réponse du maire, donnée en page 23 :

« Le rôle de la 2ème adjointe. En résumé les objectifs vont être de penser intergénérationnel avec les partenaires locaux, ce n’est pas nécessairement de faire soit même, mais aussi d’aider ce qui existe, faire participer, impliquer, améliorer la qualité de vie quotidienne de chacun et construire pour l’avenir un projet de ville solidaire. Ce que j’appelle Auxonne vie quotidienne pour raccourcir le terme donc : coordonnera avec des partenaires des actions de sensibilisation, de prévention auprès des auxonnais, notamment, alors c’est pas limitatif, c’est quelques points, quelques éléments comme : l’alimentation (je passe tous les détails), les vaccinations, les premiers secours (alors ce n’est pas Corinne qui va faire), utiliser des défibrillateur et initier aux gestes de 1er secours il y a des spécialistes. C’est s’organiser sur place, ça peut être la santé buccodentaire, ça peut être la prévention des cancers, et c’est aussi l’interlocuteur privilégié des personnes handicapées. On aura prochainement la commission sur le handicap sur une date en début d’année 2017 . Mais aussi des informations pour améliorer la vie quotidienne des habitants. Ce n’est pas propre à la 2ème adjointe en charge, car ça peut toucher différents domaines, mais on se rend compte qu’ un certain nombre de nos concitoyens cherchent parfois des réponses simples, par exemple : que faire si je dois changer mes fenêtres ? essayer de diriger vers les services techniques, je voudrais déménager, je voudrais pouvoir stationner sans difficulté devant chez moi parce qu’il y a toujours des voitures (certains mettent bien des panneaux mais comme ils occupent la voie publique mais ils oublient qu’il faut une autorisation officielle, j’ai entendu parler de vide-maison : que faut- il faire ? il y en a qui aurait tendance à vouloir vendre comme ça sans autorisation, il y a une règlementation bien spécifique ; je pars quelque jours, ma maison peut-elle faire l’objet d’une surveillance, puis bien d’autre choses, bien d’autres questions qui se posent. Et d’autres services, c’est notre quotidien. Je rencontre beaucoup de personnes, parfois pour de simples problèmes de voisinage qui font que au début il y a une petite chose, il y a une autre, puis ainsi de suite, ça monte ça monte, puis il arrive un moment quand les gens ne s’entendent plus, parfois on sert de médiateur entre les personnes. Et des choses plus ponctuelles comme la fête des voisins, ça n’occupe pas toute l’année non plus, il peut y avoir une soirée ou on accueillera les nouveaux arrivants. Voilà ce que je voulais dire, alors ce sont quelques éléments qui sont à approfondir, à développer et je ne m’inquiète pas que Corinne saura continuer à les développer. Je tiens à repréciser, comme je l’ai déjà dit, ce n’est pas Corinne qui va organiser tout ça, mais le rôle c’est aussi un rôle de coordination. »

« Quand à la deuxième partie de la question, on me parle de bilan : il est clair que je ne répondrai pas à cette question pour une raison simple. Les adjoints sont délégués sous ma responsabilité, les adjoints n’ont de comptes à rendre qu’au maire et ensuite effectivement, le maire rend des comptes au conseil municipal. Ça passe entre autre par le biais du vote du compte administratif en mon absence. Donc voilà ce que je pouvais répondre à cette 3ème et dernière question. »

    Des mauvaises langues, à la lecture de ce long discours ont osé parlé d’inventaire à la Prévert, voire de couteau suisse !

LE COUTEAU SUISSE  DU CHARMOY- du 18 novembre  2016

    Claudi a été inspiré par la une du Bien Public d’hier 12 décembre où il était question d’  « ovni » à Marliens. De Marliens aux Martiens il n’y a qu’un pas et dans l’inventaire à la Prévert, ça ne coûte pas cher d’ajouter l’accueil des petits hommes verts !

 

Charmoy-City, les arrivants de Mars seront acueillis

Charmoy-City, les arrivants de Mars seront acueillis

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 13 décembre 2017 (J+3283 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
12 décembre 2017 2 12 /12 /décembre /2017 07:40

BONAPARTE À AUXONNE ou le Promeneur Solitaire Corse (11) - du 12 décembre 2017 (J+3282 après le vote négatif fondateur)

    Indéniablement, avec la spectaculaire victoire électorale des mouvements autonomiste et indépendantiste, l’actualité récente est corse. L’histoire étant un éternel recommencement, nos lecteurs nous pardonnerons peut-être l’anachronisme grossier de cette affirmation : les résultats des récentes élections corses auraient sans doute comblé le jeune Bonaparte de 1790.

        Ce jeune Bonaparte, dont l’âme corse, hérissée par la tyrannie française, inspirait ces lignes d’une lettre, envoyée d’Auxonne le 12 juin 1789, au Général Paoli : « Je naquis quand la patrie [la Corse] périssait. Trente mille Français vomis sur nos côtes, noyant le trône de la liberté dans des flots de sang, tel fut le spectacle odieux qui vint le premier frapper mes regards » (Commandant Maurice BOIS, Napoléon Bonaparte  lieutenant d’artillerie à Auxonne, Paris, Flammarion, 1898, p. 59 et IUNG Th., Bonaparte et son temps, 4ème édition, Tome 1, Paris, Charpentier, 1889,  p. 195)

      Souvenez-vous chers lecteurs, le dernier épisode de notre feuilleton nous avait montré un Bonaparte mûri d’expériences politiques au cours de son long séjour en Corse où il avait rencontré Paoli à Orezza.

BONAPARTE À AUXONNE ou le Promeneur Solitaire Corse n° 10 - du 1er décembre 2017  

    La rédaction de ses Lettres sur la Corse était terminée et il en remportait, en s’embarquant pour la France, la copie faite par son cadet Lucien. Restait à la faire imprimer.

       Mais pour l’heure, c’était une autre lettre qui occupait ses pensées : la Lettre à Buttafoco.

      Cette lettre serait bientôt imprimée, ce qui ne fut pas le cas des Lettres sur la Corse dont nous reprendrons l’histoire dans le prochain et dernier épisode de notre série.

      À la différence des Lettres sur la Corse qui embrassent toute l’histoire de l’île, la Lettre à Buttafoco (N.D.L.R. : on écrit aujourd’hui Buttafuoco) était une lettre de circonstance, motivée par les récentes dissensions apparues au sein des élus représentant la Corse.

       Dans le concert de l’histoire épistolaire de la Corse, cette lettre résonne comme un lointain pendant aux quatre Lettres à M. Butta-Foco sur la législation de la Corse écrites par Jean-Jacques Rousseau dans les années 1764-1765, cinq ans avant la naissance de Bonaparte.

     La dernière de ces lettres de Rousseau se termine sur une invitation cordiale : « Je voudrais bien, monsieur, que nous puissions nous voir […] vous serait-il possible l’année prochaine, de vous ménager un passage par ce pays [N.D.L.R. : la Suisse] ? J’ai dans la tête que nous nous verrons avec plaisir, et que nous nous quitterions contents l’un et l’autre. Voyez, voilà l’hospitalité établie entre nous, venez user de votre droit. Je vous embrasse » (Œuvres de J.J. Rousseau, Paris, Lequien, 1821, Tome 5, p. 425). Cette invitation faisait suite à celle de Buttafuoco, offrant à Jean-Jacques un logement dans sa maison en Corse. Échange de politesses qui devait rester sans suite.

     Rien de tel dans  la Lettre à Buttafoco de Bonaparte, comme pourra en juger le lecteur !

    La lettre a été rédigée en Corse, le 23 janvier 1791,  juste avant l’embarquement pour la France.

     Dans le document auquel nous renvoyons, la lettre est datée, comme on peut le constater, du « 23 janvier l’an 2 ».

         F. Masson, dans sa publication de la lettre, donne « 23 janvier l’an II » (Frédéric Masson et Guido Biagi, Napoléon manuscrits inédits (1786-1791), Paris, Ollendorf, 1914,  p.459), il semble pourtant  se référer au même document que nous puisqu’il indique en note « Réimprimé sur l’imprimé de 1821 » (Op. cit.,  p.446).

      J. Tulard, quant à lui, donne « 23 janvier l’an II (de la liberté) »  (Écrits personnels de Napoléon Bonaparte (choix et présentation de Jean Tulard), Paris, Club Français du Livre, 1969, p. 212).

      Pas de confusion possible cependant, il s’agit bien  du 23 janvier 1791 et non de l’An II (de la République) du calendrier républicain qui devait être adopté le 5 octobre 1793.

       En usant de cette nouvelle datation, qui est déjà dans l’air sans avoir encore été fixée et officialisée, Bonaparte affirme clairement son adhésion aux valeurs révolutionnaires.

      Comme il le fait d’ailleurs en prenant à témoin dans sa lettre les principaux représentants de l’aile gauche de la Constituante :

       « O Lameth ! O Robespierre ! O Pétion ! O Volney ! O Mirabeau ! O Barnave ! O Bailly ! O Lafayette ! Voilà l’homme qui ose s’asseoir à côté de vous ! Tout dégouttant de sang de ses frères, souillé par des crimes de toute espèce, il se présente avec confiance sous une veste de général, inique récompense de ses forfaits ! » (Tulard, Op. cit., p. 212)

        Qui peut donc être le destinataire d’un tel brûlot ?

      Matteo Buttafuoco (1731-1806), partisan du rattachement de la Corse à la France en 1768,  quand, selon la lettre de Bonaparte à Paoli citée plus haut, « trente mille Français vomis sur nos côtes, noy[èrent] le trône de la liberté dans des flots de sang », est en 1789, député de la noblesse corse aux États-généraux.

        En dépit de leurs dissensions, Buttafuoco et Bonaparte partageaient l’expérience commune d’une enfance passée dans les écoles militaires royales du continent. En 1781, Buttafuoco avait été promu maréchal de camp des armées du Roi (équivalent actuel du grade de général de brigade, celui qu’avait de Gaulle), en couronnement d’une longue carrière militaire dans les régiments royaux corses. Il était chevalier de l’Ordre de Saint-Louis.

     Dans sa lettre véhémente, le petit lieutenant Bonaparte de 21 ans s’adressait donc à un « deux étoiles » de 60 ans !

       Quel était maintenant le motif de la lettre ?

       Ce n’était pas une lettre personnelle mais plutôt un réquisitoire au nom de la patrie corse. Les récentes insultes diffusées par l’« infâme Buttafuoco »  traitant Paoli, le Père de la Corse de « charlatan politique », constituaient certes la cause immédiate de la lettre, mais Bonaparte s’y improvisait surtout le héraut lyrique du camp autonomiste de Paoli contre celui aristocratique et clérical de Buttafuoco.

       En longues litanies, il égrenait la carrière de Buttafuoco, instrument intéressé de la puissance royale française et bras armé impitoyable de celle-ci. Il opposait ainsi crûment la cupidité du fourbe mercenaire à la solde des oppresseurs, aux mérites de l’exilé éloigné de son peuple.

    Il fustigeait ainsi le traître à la mère-patrie : « Eh quoi ! Fils de cette même patrie ne sentîtes-vous jamais rien pour elle ? Eh quoi ! votre cœur fut-il sans mouvement à la vue des rochers, des arbres, des maisons,  des sites, théâtres des jeux de votre enfance ? arrivé au monde, elle vous porta sur son sein, elle vous nourrit de ses fruits : arrivé à l’âge de raison, elle mit en vous son espoir ; elle vous honora de sa confiance […] Eh bien ! un peu d’or vous fit trahir sa confiance ; et bientôt, pour un peu d’or,  l’on vous vit, le fer parricide à la main, entre-déchirer ses entrailles »

      En un mot, il en faisait des tonnes.

      Il est vrai qu’en cette fin de 1790,  l’opinion corse était remontée contre Buttafuoco, on le brûlait en effigie, ce que Bonaparte rapporte ainsi dans sa lettre : « Ajaccio, Bastia et la plupart des cantons ont fait à son effigie ce qu’ils eussent voulu faire à sa personne » (Tulard, Op. cit., p. 212).

         Chuquet rapporte : « le factum [N.D.L.R. : la Lettre à Buttafoco] lu au club d’Ajaccio fut couvert d’applaudissements .La Société en vota l’impression comme utile au bien public » (CHUQUET Arthur, La jeunesse de Napoléon, tome 2, Paris A. Colin, 1898, p. 145). C’est à Dole que Bonaparte la fera imprimer comme nous le verrons plus tard.

         Paoli (cité par Chuquet), montra quant à lui plus de réserve écrivant sèchement à Bonaparte : « Ne vous donnez pas la peine de démentir les impostures de Buttafuoco.        […] Le nommer c’est lui faire plaisir. […]. Il écrit et parle pour faire croire qu’il est de quelque conséquence. Ses parents mêmes ont honte de lui. Laissez-le au mépris et à l’indifférence du public. » (CHUQUET Arthur, Op. cit., p. 145).

        Serait-il donc toujours vain de flétrir le fourbe et l’intrigant ? En attendant la suite, nous laisserons nos lecteurs tout à leurs réflexions sur cette pensée…

Bonaparte à Auxonne, PSC n°11 Polémique Sur la Corse

Bonaparte à Auxonne, PSC n°11 Polémique Sur la Corse

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 décembre 2017 (J+3282 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Feuilleton 7

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Feuilleton 7
9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 10:51

CHARMOY-CITY : FUNÉ-RAIL À LA HALTE - du 09 décembre 2017 (J+3279 après le vote négatif fondateur)

    Seuls de méchants esprits chagrins pourront tordre notre titre pour lui faire dire « Halte aux funérailles ! »

    Notre titre, en effet, n’est pas un vain jeu de mots ! Il relate un fait bien concret, plus discret certes que les hommages appuyés au délicieux cabotin nonagénaire, ex-patron de presse réactionnaire et au baladin populaire légendaire devenu valétudinaire.

    Ce fait est relaté dans Le Bien Public d’hier qui titrait en page 15 : « VILLERS-LES-POTS TRANSPORTS La halte SNCF vit ses derniers instants »

    L’article se terminait sur ces mots : « Samedi [N.D.L.R. Chantecler : donc aujourd’hui], la municipalité organise une soirée d’adieux à la gare. Après un discours du maire à 17 heures, d’anciennes photos de la halte seront projetées avant un lâcher de lanterne […] »

CHARMOY-CITY : LES POTS CASSÉS DE LA HALTE DE VILLERS- du 24 octobre 2017

   Adieu la halte !

   Tu ne feras pas la une du prochain inf’Auxonne comme le fit pour inf’Auxonne N°32, l’inauguration en janvier 2011 de la ferroviaire LGV à Villers par Fillon

CHARMOY-CITY : LES VIEUX MARCHÉS, C’EST DU PASSÉ, MAIS L’OIGNON FAIT ENCORE PLEURER - du 26 janvier 2017

    Pauvre halte, tu seras partie discrètement, presque « sans un adieu » hormis la petite cérémonie de ce soir.

https://www.youtube.com/watch?v=TNi16t_KCUs 

        Oui, presque « sans un adieu » en ce temps d’oraisons funèbres ronflantes sur la mort étrangement conjuguée de ces deux stars : le délicieux cabotin nonagénaire, ex-patron de presse réactionnaire et le baladin populaire légendaire devenu valétudinaire. Deux stars que pourtant tout semblait séparer et que les coïncidences du carnet noir réunissent aujourd’hui pour le plus grand bonheur des orateurs rassembleurs et de leurs fidèles suiveurs.

   Deux stars que pourtant tout semblait séparer mais qui partageaient un penchant marqué à droite, valeur qui se porte bien par ces temps ! Ah ! Si Jean Ferrat voyait çà, il en ferait une rude chanson, Monsieur d’Ormesson !

     Mais laissons les défunts en paix, ils ne peuvent plus répondre. D’autres se chargent de les faire parler. Comme disait Jean-Paul Sartre dans la courte préface de son interminable ouvrage sur Flaubert : « on entre dans un mort comme dans un moulin ». Pauvres défunts, ventriloques devenus, par la voix  des faiseurs d’hommages !

    En attendant, le TER ne s’arrêtera plus à la halte

Villers-lès-Pots , les marches funèbres de la halte

Villers-lès-Pots , les marches funèbres de la halte

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 09 décembre 2017 (J+3279 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
7 décembre 2017 4 07 /12 /décembre /2017 08:43

CHARMOY-CITY : UN PROJET ET SES BORNES - du 7 décembre 2017 (J+3277 après le vote négatif fondateur)

      Depuis la grande journée du 30 mai dernier qui avait vu une affluence particulière à la Maison du Projet sise au 22 rue Thiers, la fréquentation semble devenue pour le moins discrète.

CHARMOY-CITY : ÉLOGES POUR UNE CAMPAGNE DE REVITALISATION - du 14 Juin 2017        

      Il faut bien reconnaître que le fait n’a rien pour nous surprendre compte tenu du peu d’informations nouvelles relatives au projet de revitalisation du centre-bourg lancé en septembre 2016.

    Indice symptomatique : si le  numéro d’Inf’Auxonne de juillet faisait sa première de couverture sur le sujet, le N° 58 d’octobre dernier ne faisait aucune mention du projet.

CHARMOY-CITY : DÉSERT MÉDICAL OU DÉSERT DE L’INFORMATION ? - du 18 octobre 2017

   Un grand article relatif au bilan triennal de notre premier édile paraissait dans Le Bien Public le 12 octobre dernier sous le titre : « Promesses prudentes pour un maire …prudent ».

      Dans cet article, l’information concernant la revitalisation du centre-bourg se résumait en tout et pour tout aux deux lignes suivantes : « « le démarrage des travaux est prévu en 2018 », assure le maire ».

     Après l’enthousiasme de juin, un certain black-out semblerait donc s’être abattu sur la question.

    Quelles que soient par ailleurs la qualité et l’originalité de certains clichés du concours, l’exposition photo installée au 22 rue Thiers pourrait bien faire ainsi figure de « soin palliatif » esthétisant face à cette disette de l’information.

      L’information étant rare sur l’activité du 22 rue Thiers, je ne néglige donc pas de vous communiquer la suivante, très prosaïque à vrai dire, et relevant plus des compétences d’un adjudant de casernement que de celles d’un architecte concepteur :

   À l’extérieur de la Maison du projet, une charmante boîte aux lettres (ou « boîte à idées ») peinte en rouge à l’anglaise avait été installée toute pimpante il y un peu plus d’un an. Usage immodéré de la part des usagers, ou effet des UV d’été, voilà que déjà la peinture rouge se ternit et commence à s’écailler !

 https://www.youtube.com/watch?v=4etmFzp3aJs

     On pourra toujours accuser le Brexit, mais les faits sont là : l’obsolescence est survenue avant que la revitalisation ne commence !  Dieu que le temps est cruel !

      Sans complexes et sans trop de mélancolie, en ces temps de blues des yeux bleus du show-biz que l’on ferme, Claudi a mis pour vous cette micro-tragédie en perspective !

Charmoy-City, un projet et des bornes

Charmoy-City, un projet et des bornes

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 7 décembre 2017 (J+3277 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
4 décembre 2017 1 04 /12 /décembre /2017 09:18

CHARMOY-CITY : GOOD MORNING, NAPOLEON’S BARRACKS ! - du 4 décembre 2017 (J+3274 après le vote négatif fondateur)

    Le 2 décembre est une date qui compte pour la famille Bonaparte, nous avons déjà eu l’occasion de le souligner dans nos colonnes

NAPOLÉONS, PETITS ET GRANDS - du 02 DÉCEMBRE 2015

    Ce 2 décembre dernier s’est tenue à Paris une grande opération de com dorée sur tranche. Dans l’enceinte de la Maison de la Radio, une conférence privée réunissait autour du président Barack Obama, le Who’s Who de la communication et de l’innovation française constitué en cercle sous le vocable « les Napoleons ». Il est possible que le choix de la date du 2 décembre n’ait pas été totalement fortuit de la part de nos aigles de l’innovation et de la communication.

     Côté napoléons sonnants et trébuchants la presse mentionne un droit de participation de 3400 euros pour les auditeurs et des honoraires de 400 000 euros pour le président Barack Obama « Yes, we can ! »

   Toujours selon la presse, c’est après un déjeuner avec Emmanuel Macron, qu’il avait soutenu pendant la campagne, que l’ex-dirigeant américain a parlé pendant une heure à la Maison de la Radio sur le thème de la peur de l’innovation et comment la dépasser (« Fear less, innovate more »). Un tête-à-tête avec François Hollande était également à l’agenda.

    Voilà donc en bref l’évènement marquant de ce 2 décembre dernier, auquel, semble-t-il, aucun charmoysien n’était convié !

     Mais à Charmoy-City, la vie a néanmoins continué : Sainte-Barbe, qui était aussi patronne de l’artilleur Bonaparte « par Sainte Barbe, vive nos bombardes ! », a vu réunis sous son patronage, nos très actifs sapeurs-pompiers, le marché de Noël a ouvert ses portes sous les Halles et à la mairie, on s’est mariés, devant monsieur le Maire… ou son adjointe. La terre a continué à tourner et la circulation aussi, autour du rond-point de la place du 10e régiment d’infanterie où trônent  Arthur et son tarare.

     Claudi me certifie qu’un tour opérateur avait organisé ce jour-là, pour une participation cent fois inférieure à 3400 euros une visite à Napoleon’s barracks (les casernes de Napoléon) pour ceux qui n’ont pas l’honneur d’appartenir au Who’s Who de la communication et de l’innovation française constitué en cercle sous le vocable « les Napoleons ».

     Les chanceux ont découvert en prime le tarare, mais ont regretté vivement de ne pouvoir visiter le musée !

   Moralité : on devrait inviter Barack pour une visite à Napoleon’s barracks, vu que c’est un fan des «  Napoleons ».

« Yes, we can ! »

Charmoy-city, good morning Napoleon's barracks

Charmoy-city, good morning Napoleon's barracks

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 4 décembre 2017 (J+3274 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
1 décembre 2017 5 01 /12 /décembre /2017 07:37

BONAPARTE À AUXONNE ou le Promeneur Solitaire Corse (10) - du 1er décembre 2017 (J+3271 après le vote négatif fondateur)

    Nous reprenons le cours de notre feuilleton car les nouvelles de la presse locale charmoysienne ne sont pas vraiment captivantes ces temps-ci.

     Au ciel comme au fil des colonnes, en cette fin de novembre humide et grise, de l’eau, encore de l’eau, toujours de l’eau !… quand les gouttières du toit n’inondent pas les locataires, c’est l’eau qui n’arrive plus au robinet ! Voilà du bon boulot en perspective pour le plombier-zingueur et de la bonne lecture au coin du feu dans nos chaumières. Sans oublier les petits pêcheurs au bord de l’eau et cette libéralité providentielle et discrète qui vient opportunément apporter de l’eau au moulin d’une association caritative. Passionnant et édifiant !

     Quittons donc les rives saônoises où l’actualité, comme la Saône paresse, pour retrouver Bonaparte débarquant dans la Corse en pleine effervescence de septembre 1789.

    Il y arrive officiellement pour un congé de six mois, mais qui se prolongera bien au-delà, comme nous l’avons déjà vu dans un précédent épisode. 

BONAPARTE À AUXONNE ou le Promeneur Solitaire Corse (8) - du 28 octobre 2017

      Il n’est pas dans notre intention de narrer dans le détail l’histoire complexe de ce séjour qui, finalement, durera quinze mois !

    Chuquet la résume très bien : « en Corse comme en France régnait la Révolution et durant quinze mois Bonaparte allait jouer son rôle dans les troubles de sa patrie » (CHUQUET Op.cit., p. 65). Aux côtés de son frère Joseph, car « les deux Bonaparte s’unirent pour jouer un rôle dans les évènements de Corse », « mais les deux frères étaient trop jeunes pour arriver aux fonctions qu’ils rêvaient » (Op.cit., p. 74-75).

      L’activité politique conjuguée des deux frères les conduisit en particulier à Orezza pour un congrès qui devait s’y tenir du 12 au 20 avril 1790 (Op.cit., p. 108). Et  c’est justement  sur Orezza seulement, que nous jetterons un petit coup de projecteur.

     Orezza, nous devrions plutôt dire « l’Orezza » est une pieve, petite division administrative dans l’ancienne Italie. Et sur ce territoire surgit une eau réputée.

      Dujardin-Baumetz, dans son Dictionnaire thérapeutique, Paris, Doin, 1889 indique à l’entrée Orezza :

      « Le pays montagneux d’Orezza est pittoresque et charmant au suprême degré ; la source est précieuse, certainement la plus forte en fer et la plus agréable à boire des eaux ferrugineuses de l’Europe. […]. Cette eau embrasse dans sa spécialisation tous les états pathologiques dépendant d’une altération de la composition du sang […] en un mot tous les cas où la médication martiale [N.D.L.R. : médication par le fer] se trouve indiquée ».

        Sur le territoire de l’Orezza, il y avait aussi un couvent, San Francesco di Piedicroce d’Orezza, aujourd’hui en ruines et qui sera peut-être restauré. Comme tous les édifices franciscains corses, il a servi aussi de lieu de réunions. Et c’est donc là que se tenait le congrès auquel assistait Bonaparte. Le couvent était devenu un haut-lieu de l’indépendance corse puisqu’en 1731 s’y était tenue la grande réunion dite des théologiens qui décida la révolte si le gouvernement génois devait être déclaré tyrannique. C’est là aussi que le 30 janvier 1735, une assemblée proclama l’indépendance de la Corse.

      En un mot Orezza lieu d’histoire, ce qui devait enthousiasmer Bonaparte, mais encore lieu de cure indiqué pour les malades atteints de fièvres paludéennes.

     C’était le cas de Bonaparte qui relevait de telles fièvres contractées à Auxonne.

Nous avons déjà parlé des fièvres induites par les marécages auxonnais.

BONAPARTE À AUXONNE ou le Promeneur Solitaire Corse (5) - du 17 septembre 2017

    Dans le courant du dix-neuvième siècle, on trouve le fait attesté dans les annales médicales.

    Mais peut-être convient-il, dans le cas présent de la prolongation de congé de Bonaparte, de ne pas mettre le mal sur le compte du marécage auxonnais.  En effet, Masson, faisant référence aux Mémoires de Joseph Bonaparte écrit que Napoléon ainsi que  ses frères Joseph et Lucien « attrapèrent [en Corse] des fièvres malignes dont ils manquèrent mourir » et que « Napoléon pour guérir de ces fièvres dut demander une prolongation de congé »  (MASSON  Frédéric, Napoléon dans sa jeunesse, 1769-1793, Paris, Albin Michel, [1922], pp. 230-231).

      Cette référence aux Mémoires de Joseph Bonaparte pose toutefois problème car Joseph y date ces maladies de « 1791 » et mentionne à la ligne suivante « la constitution donnée par la constituante venait d’être proclamée [N.D.L.R. elle le fut le 13 septembre 1791] » (Bonaparte, Joseph-Napoléon (roi d'Espagne). Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph , Paris, Perrotin, 1853-54, tome I, p. 43).

      Ce détail situerait donc les maladies en fin septembre ou octobre 1791, donc au début du quatrième séjour de Bonaparte en Corse, ce qui ne justifierait donc pas la prolongation du congé en 1790.

      Motif réel ou opportun, toujours est-il qu’au milieu du congrès, le 16 avril 1790, Bonaparte fit une demande de prolongation de son congé (CHUQUET Op.cit., p. 109), qu’il obtint. Et avec appointements !

    La décision officielle précise :

« Congés avec appointements. 29 mai 1790.

        Un congé de 4 mois, à compter du 15 juin, pour le sieur Buonaparte, lieutenant en second au régiment de la Fère.

       Produit un certificat de médecin qui constate qu’il a besoin de prendre, dans l’une ou l’autre saison, les eaux d’Orezza, pour rétablir sa santé qui paraît absolument dérangée » (IUNG Th., Op. cit., p. 259).

      Comme nous l’avons déjà vu, mettant à profit son séjour en Corse, Bonaparte acheva sa rédaction des Lettres sur la Corse et mettant à contribution son jeune frère Lucien pour la réalisation de copies lisibles. Le 24 juin 1790, il envoyait les deux premières lettres à l’abbé Raynal, annonçant que la suite lui serait portée par son frère Joseph. De retour sur l’île, Joseph rapporta enfin la bonne nouvelle : l’abbé Raynal acceptait la dédicace que Bonaparte lui avait faite de son travail. (IUNG Th., Op. cit., p. 260 et 275).

     L’automne approchait, Bonaparte retrouvait à nouveau la charmante Orezza, son couvent San Francesco et sa source ferrugineuse, pour y participer en assemblée aux débats sur la nouvelle administration de l’île et à l’élection de son directoire.

      De ce congrès, le Général Paoli, que l’île venait d’accueillir en triomphe, après vingt-deux ans d’exil, devait sortir président du directoire de Corse à l’unanimité des voix. (IUNG Th., Op. cit., p. 277)

     Le 15 octobre arriva, et le congé se prolongea encore jusqu’à fin janvier 1791.

     Début février, Bonaparte rejoignait enfin Auxonne, accompagné de son jeune frère Louis âgé de treize ans.

       Des vents contraires défavorables à un embarquement d’Ajaccio pour le continent avaient été invoqués. En attestaient, à l’appui, des certificats dûment apostillés par la municipalité d’Ajaccio et le directoire du district d’Ajaccio dont Joseph avait été élu président (CHUQUET Op.cit., p. 134).

      Tout est bien qui finit, car au bout du compte, le lieutenant ne fut pas puni et obtint même trois mois et demi supplémentaires d’appointements pour la prolongation de son congé. (Commandant Maurice BOIS, Napoléon Bonaparte  lieutenant d’artillerie à Auxonne, Paris, Flammarion, 1898, pp. 76-77)

      On peut supposer que sa santé bénéficia des vertus curatives de l’eau d’Orezza, mais il est certain que son expérience politique, et de la politique corse en particulier, en sortit grandie, comme nous le verrons bientôt.

Bonaparte à Auxonne, PSC n°10 Providentielle Source Corse

Bonaparte à Auxonne, PSC n°10 Providentielle Source Corse

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 1er décembre 2017 (J+3271 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Feuilleton 7

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Feuilleton 7
28 novembre 2017 2 28 /11 /novembre /2017 09:29

CHARMOY-CITY : LA MÉDIATHÈQUE LIEU DE MÉMOIRE DE L’OIGNON ? - du 28 novembre 2017 (J+3268 après le vote négatif fondateur)

         Il y a quelque temps, nous avions rendu compte d’une enquête intitulée : « Auxonne... enquête dans la capitale du Val de Saône ! »

      Cette enquête, parue dans « L’Écho des communes », publication en ligne à visée promotionnelle offrait au lecteur un tour d’horizon de notre cité commenté et illustré par   notre premier édile et son adjointe à l’urbanisme.

    Nous y avions relevé ces citations relatives à l’oignon, notre sujet de ce jour, et plus généralement à l’agriculture locale :

« Ne soupirez pas non plus contre l’odeur de l’oignon dans toute la cité : c’est fini » ceci au début de l’article, et  plus loin, dans le corps de l’article:

    « Les agriculteurs, les maraîchers : c’est fini. La déshydratation de l’oignon aussi, même si la 33ème  fête de l’Oignon s’est déroulée à Pluvet, près de Genlis. »

CHARMOY-CITY : SPLENDEURS ET MISÈRES DE L’OIGNON - du 05 novembre 2017

     Ces citations nous ont semblé comme un glas de l’oignon résonnant, en place d’angélus sur les champs désertés !

     La déshydratation se serait donc évaporée et l’odeur avec ! Un plaisir olfactif ineffable nous a donc été retiré. Le relent s’est enfui, mais il est temps encore de préserver la mémoire !

     Un récent article paru le 20 courant dans Le Bien Public envisageait de faire de la nouvelle médiathèque « un pôle de référence sur Napoléon Bonaparte »

      CHARMOY-CITY : LES PHILOSOPHES, LE POLYÈDRE ET LA MÉDIATHÈQUE- du 23 novembre 2017

     Le projet est ambitieux car le catalogue général de la Bibliothèque nationale de France compte 40150 documents de nature diverse répondant au mot-clef « Napoléon Bonaparte ».

     Or le même catalogue interrogé au mot-clef « oignon » donne au total 300 documents divers relatifs au sujet.

     Dès lors, l’ambition de constituer au sein de la nouvelle médiathèque, un pôle de référence sur l’oignon se révèlerait un défi plus facile à relever et permettrait du même coup de préserver une mémoire, sinon olfactive, du moins documentaire sur notre bulbe emblématique local !

    Ce fonds comprendrait au premier chef de nombreux  livres de recettes, des livres illustrés pour enfants, des chansons et musiques diverses en partitions, disques, ou CD. On n’omettrait pas d’y inclure quelques vieux vinyles rares de succès consacrés.

https://www.youtube.com/watch?v=bVOrg2ggwGg

https://www.youtube.com/watch?v=lEW_FUu1Qc4

     Bien entendu, des ouvrages plus techniques y trouveraient leur place, ainsi que des ouvrages historiques rares, sans oublier les publications attestant du rayonnement international de l’oignon (à titre d’exemple, les notices suivantes sont tirées de la BnF) :

Montigaud, Jean-Claude (1941-....)

La Filière "oignons deshydratés" : problèmes techniques et économiques / Jean-Claude Montigaud, P. Varoquaux

INRA   1982 

Hygiène militaire. Nouveau guide culinaire moderne à l'usage du soldat pour la préparation et la variation de ses ordinaires par l'emploi de la soupe française au gras et à l'oignon, procédé Grémailly, fils aîné...

Librairie militaire J. Dumaine 1881

[Mazarinade. 1649]

L'Oygnon, ou L'union, qui fait mal à Mazarin, avec quelques autres pièces du temps, contre luy

Państwowe muzeum imienia Przypkowskich (Jędrzejów, Pologne)

La Soupe à l'oignon à la Przypkowski / Musée Przypkowski

Chapitre de l'ordre des gastronomes Pomiane de Pologne 1967

        Dans notre Val-de-Saône, la migration de l’oignon du secteur agro-alimentaire, vers le secteur culturel et patrimonial pourrait être ainsi un des signes majeurs de la nouvelle révolution sociétale en marche.

    En résumé : l’oignon, de la SITPA (Société Industrielle de Transformation de Produits Agricoles) au site patrimonial !

      Les vieux Auxonnais ont bien connu la SITPA que le populaire prononçait d’ailleurs habituellement SIMPA, sans doute en mode d’assonance  plus douce. SIMPA c’était plus sympa et ça faisait oublier les larmes de l’oignon.

   Cet oignon épluché en tâche à domicile qui permettait d’arrondir les fins de mois dans les foyers modestes. Adolescent, votre serviteur a pratiqué occasionnellement. Sans grand succès à vrai dire ! Mais j’ai connu des virtuoses aux yeux rougis qui sortaient vaillamment leur journée !

    Dans le même temps, au rayon articles de pêche, j’ai tenté le montage des hameçons en tâche à domicile pour le magasin Prévost qui n’était pas encore le P’tit Coup de Pouce, mais je n’avais pas le coup de main et puis, ça me rappelait trop les lignes emmêlées à la pêche à l’ablette !

    Finalement, ça grainait plus d’aller ramasser les treuffes chez les maraîchers : longue Béa et ronde Sirtema

    Ah ! Chers vieilles senteurs de 1960, madeleine de Proust du Val-de-Saône, senteurs d’oignon et de manne !

LES BOUTIQUES ÉPHÉMÉRES, UNE MANNE POUR LE COMMERCE DE CENTRE-BOURG ? - du 30 juin 2017

    En été 1966, j’ai même bossé à la SIMPA, dans l’usine à droite, juste à la sortie du Pont de France. J’étais fier de ma carte de sécu toute neuve !

    À la chaîne à piquer les oignons sur le tapis, entouré de bonnes dames en bonnet blanc, j’adorais leur franc-parler. Le contremaître était un homme, évidemment, grincheux parfois !  L’égalité des sexes et la langue de bois n’avaient pas encore triomphé. L’oignon faisait encore pleurer ! Et l’on savait encore rire !

     Je m’enrhumais parfois dans les chambres froides, grands cimetières de poulets congelés et éviscérés, raides comme la justice et durs comme des pavés. C’était « mes universités » !  Aux p’tits oignons !

mémoires sympas de la S.I.M.P.A.

mémoires sympas de la S.I.M.P.A.

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 novembre 2017 (J+3268 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Figures libres

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres