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  • Claude Speranza, Auxonnais
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25 janvier 2019 5 25 /01 /janvier /2019 06:17

DE COMBRAY À CHARMOY-CITY. EXERCICES D’HISTOIRE ET DE GÉOGRAPHIE LITTÉRAIRE (8) - du 25 janvier 2019 (J+3691 après le vote négatif fondateur)

     Comme nous l’avons déjà signalé, nous n’envisagions pas de consacrer autant de numéros dans l’attente de la parution d’un ouvrage photographique annoncé  officiellement par décision édilitaire N° 32-2018 du 14 mai 2018, pour une livraison à 1000 exemplaires prévue le 5 novembre 2018, sous le titre initial « Portraits d’Auxonne ».

RÉFLEXIONS  ÉDITORIALES AUTOUR  D’UNE « NOUVELLE GALERIE CHARMOYSIENNE » - du 23 septembre 2018

   Depuis, l’ouvrage programmé a changé de titre. Exit « Portraits d’Auxonne », bonjour « Du côté d’Auxonne ».

    Le quidam chenu s’interroge sur ce nouveau titre et, bonhomme, se dit : « « Du côté d’Auxonne » c’est bien entendu une référence au « petit vin blanc » et à son refrain « Du côté de Nogent ». Eurêka ! J’ai trouvé ! Voilà une référence aux super-guinguettes de l’été ! »

https://www.youtube.com/watch?v=xzBjR11MQ6Y

   Tu erres Pépère ! T’es pu dans l’coup Papa ! Tu lis donc pas le journal ! On en apprend pourtant beaucoup dans le journal et puis surtout les « Portraits d’Auxonne » n’y manquent pas ! Le poids des mots, le choc des photos ! Et des sujets de poids aussi parfois !

LIRE LE JOURNAL À CHARMOY-CITY  - du 4 août 2018

    Après les « Portraits d’Auxonne » revenons « Du côté d’Auxonne » !

    Non et non ! Pas « Du côté de Nogent » Pépère !

    Laisse tomber ton accordéon, les guinguettes et les gisquettes, Pépère !

  « Du côté d’Auxonne », ça rime avec « Du côté de chez Swann » ! Une fois pour toutes, tu n’as qu’à lire le journal !

   Votre serviteur lit le journal et Proust aussi pas mal ! Il faut savoir être éclectique ! Il lit même Inf’Auxonne et ses superbes éditos !

    De sa lecture de Proust et du journal, il a tiré un feuilleton passionnant rassemblé dans un grand album, où il reste sans doute encore pas mal d’images à coller au train où vont les choses !

ALBUM « DE L’OIGNON DE CHARMOY-CITY  À LA MADELEINE DE COMBRAY »

    Assez de baratin, mon gros lapin ! Passons à la nouveauté !

    Dernières nouvelles littéraires donc !

    Enfin du nouveau ! Une maquette de l’ouvrage à paraître intitulé « Du côté d’Auxonne »,  a donc fait le tour de la table de nos conseillers réunis mardi dernier. Ils ont pu la feuilleter à loisir…ou presque.  L’un deux m’a confié y avoir découvert une magnifique photo de chasse à courre.

    Et voilà, je n’en sais pas plus ! Sauf que le titre n’a pas changé, il est toujours un rien proustien et fait toujours écho, sinon aux trompes de chasse « Taïaut ! Taïaut ! », du moins à « Du côté de chez Swann » !

    Pour la date parution, on n’en sait pas plus, toujours pas de bon à tirer. 

    Lors du conseil, toujours, il a été précisé que la parution pourrait coïncider avec un évènement d’importance. Cet évènement, semble-t-il, reste à trouver…

    Le 250ème anniversaire de la naissance de Bonaparte (15 août 1769) peut-être ?

     Mais est-ce vraiment probable quand notre adjoint à la Culture déclare tout bonnement envisager de ne plus lier le nom de notre  futur musée à celui de Bonaparte ! Musée Lapostolle peut-être ?

    On reste dans le vague et l’expectative !

    Ne pouvant toutefois rester indifférente à cette première apparition quasi publique de l’ouvrage, notre rédaction marque l’évènement en ajoutant un nouvel épisode à notre feuilleton proustien ! 

    Cet épisode sera un clin d’œil, tout à la fois, au troisième tome de La Recherche, Le Côté de Guermantes, et à la chasse à courre qui par les temps qui courent, n’a pas trop bonne presse.

   Nous y retrouverons aussi une vieille connaissance de nos fidèles lecteurs : Robert de Saint-Loup.

    Citons d’abord le passage du Côté de Guermantes dont nous nous sommes inspiré :

« Mais alors, j’avais connu Saint-Loup ; il m’avait appris que le château ne s’appelait Guermantes que depuis le XVIIe siècle où sa famille l’avait acquis. Elle avait jusque-là résidé dans le voisinage, et son titre ne venait pas de cette région. Le village de Guermantes avait reçu son nom du château auprès duquel il avait été construit […]. Quant aux tapisseries, elles étaient de Boucher, achetées au XIXe siècle par un Guermantes amateur, et étaient placées, à côté de tableaux de chasse médiocres qu’il avait peints lui-même, dans un fort vilain salon drapé d’andrinople et de peluche » ((À la recherche du temps perdu Tome II, p. 314-315 Édition de la Pléïade, 1988)

    Voilà donc Saint-Loup conduisant le narrateur dans le château de sa famille et lui en présentant les célèbres tapisseries voisinant avec les médiocres tableaux de chasse d’un ancêtre.

    Ce Château de Guermantes de fiction aurait été inspiré à Proust par un château normand bien réel, le château de Balleroy. Proust aurait découvert ce Château en compagnie du peintre Helleu lors de son voyage de Normandie en 1907.

     Le jeune monégasque Agostinelli, alors âgé de dix-neuf ans chauffeur et secrétaire fort apprécié de l’écrivain, conduisait Marcel souffrant,  relevant du deuil de sa mère, et âgé d’à peu près le double, sur les lieux touristiques de la province.

    L’ancêtre Guermantes auteur de « tableaux de chasse médiocres » pourrait donc bien avoir été inspiré à Marcel Proust par le peintre animalier Albert de Balleroy (1828-1872) dont les scènes de chasse à courre ont toujours une certaine cote dans les ventes.

http://www.artnet.fr/artistes/albert-de-balleroy/

     Voici donc les rêveries et développements que nous pouvons d’avance proposer aux futurs lecteurs de l’ouvrage toujours à paraître « Du côté d’Auxonne », le jour où ils pourront enfin admirer la photo de chasse à courre entrevue mardi dernier par nos happy fiew charmoysiens.

    À l’œuvre cynégético-animalière de l’artiste Guermantes-Balleroy, Claudi a librement ajouté et mis en scène un chef-d’œuvre inédit d’inspiration sylvatico-charmoysienne, présenté et commenté pour vous par l’inimitable maréchal-des-logis du 8ème Chasseurs à Cheval, Robert de Saint-Loup.

À suivre ?

 

De Combray à Charmoy-City, tableau de chasse à courre en Crochères

De Combray à Charmoy-City, tableau de chasse à courre en Crochères

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 25 janvier 2018  (J+3691 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Culture

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Culture