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  • Claude Speranza, Auxonnais
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31 août 2021 2 31 /08 /août /2021 05:00

ALBUM « Cahiers de vacances à Charmoy-City, vaccination et histoire »   

 

   L’objectif modeste de cet album est de révéler sur un mode anecdotique,  à travers quelques exemples historiques, certaines permanences entre le discours actuel sur l’opportunité de la vaccination contre le COVID et les discours passés sur les bienfaits et l’obligation de la vaccination contre la variole.

   Sa lecture pourra être utilement complétée par celle de notre précédent album

ALBUM « J.-B. BOLUT (1798-1873), le vaccinateur auxonnais aux trois médailles »

Vaccination et histoire

Vaccination et histoire

B-1815, Casimir Delavigne publie une injonction poétique à la vaccination .jpg
B-1815, Casimir Delavigne publie une injonction poétique à la vaccination .jpg
B-1815, Casimir Delavigne publie une injonction poétique à la vaccination .jpg
B-1815, Casimir Delavigne publie une injonction poétique à la vaccination .jpg
B-1815, Casimir Delavigne publie une injonction poétique à la vaccination .jpg
B-1815, Casimir Delavigne publie une injonction poétique à la vaccination .jpg

B-1815, Casimir Delavigne publie une injonction poétique à la vaccination .jpg

Publié par Claude Speranza le 31 août 2021

dans la catégorie Album

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Album
29 août 2021 7 29 /08 /août /2021 05:00

CAHIERS DE VACANCES À CHARMOY-CITY : VACCINATION ET HISTOIRE (6) - du 29 août 2021 (J+4638 après le vote négatif fondateur)

    Nous avons interrompu dernièrement notre très studieuse série « cahiers de vacances » par un petit intermède relatif à la santé du jeune Bonaparte et à  sa volonté de s’adresser à l’un des plus célèbres médecins se son temps.

QUAND LE JEUNE BONAPARTE CONSULTAIT LE DOCTEUR TISSOT DE GENÈVE- du 26 août 2021

   Pour le bonheur de notre classe fidèle de lecteurs studieux, nous la reprenons aujourd’hui par un sixième et dernier cahier.

    Dernier cahier, comme c’est dommage !

    Eh oui les amis ! Avec la rentrée, finis les cahiers de vacances ! Au feu les cahiers, et le maître au milieu !

    Car la rentrée arrive à grands pas, et pour l’enseignant retraité, voici venir le temps du CRPRC !

   Du CRPRC ??

   Oui un syndrome encore trop ignoré qui touche nombre d’enseignants retraités et pour lequel il n’existe pas de vaccin !

   Vous voulez en savoir plus ?

    Alors reportez-vous à notre article de rentrée de l’an dernier et vous saurez tout, tout, tout sur le CRPRC…et autres curiosités de la dernière  rentrée…

CHARMOY-CITY : ICI COMME AILLEURS, DEMAIN C’EST LA RENTRÉE !  - du 31 août 2020

   Avant que nous évoquions la prochaine et son lot de curiosités !

   Pour l’heure, revenons à nos « cahiers de vacances ».

   Le précédent nous avait conduit à Cambrai en 1820 auprès du médecin-poète Anthelme Peysson partisan convaincu autant que convaincant de la Vaccine.

CAHIERS DE VACANCES À CHARMOY-CITY : VACCINATION ET HISTOIRE (5) - du 25 août 2021

   Des pièces liminaires de son opuscule littéraire (Anthelme Peysson, La Vaccine, poëme, Paris, 1820), nous avions examiné, dans notre cinquième cahier, l’exergue et la dédicace. Nous consacrerons le présent cahier, le sixième et dernier, à l’examen de l’excellent avant-propos.

  Nos lecteurs assidus pourront en lire à loisir la copie en PDF

    Dans son avant-propos, Anthelme Peysson médecin de formation très classique, se réfère à Hippocrate pour justifier son recours à l’éloquence dans le but de faire triompher la vérité.

   C’est par la plume qu’il combattra donc « les erreurs et les préjugés » qui s’opposent à la propagation de la Vaccine, en en célébrant « les bienfaits ».

    Bon citoyen, il déclare en cela, « pouvoir seconder les vues philanthropiques du gouvernement » qui soutient « la merveilleuse découverte de Jenner ». Il déplore en effet que « notre belle patrie ne soit pas entièrement affranchie de la petite vérole [la variole] malgré la protection que le ministère de l’intérieur accorde à la Vaccine ».

    À travers deux siècles, ce discours résonne avec notre actualité, mais la partie la plus surprenante en la conclusion féministe avant la lettre que nous citons :

   « les femmes qui font toujours ce qu’elles veulent faire, ne consentiront jamais à perdre l’empire de la beauté ; la Vaccine triomphera donc de l’ignorance et du charlatanisme »

    L’argument, s’il surprend, est néanmoins pertinent puisque la variole occasionnait des cicatrices sur les visages « grêlés » de ses  victimes. Mirabeau reste le plus célèbre de ces visages « grêlés ». Par ce dernier argument qui lui assurait d’emblée le soutien du »beau sexe », Anthelme Peysson se révélait un excellent communicant !

   Claudi a mis en image le superbe argument en mettant en scène la belle Madame Récamier, cousine par alliance du pionnier de la gynécologie, Joseph-Claude-Anthelme Récamier (1774-1852).

    Encore un Anthelme ! Oui, le docteur Récamier, tout comme Anthelme Peysson et son père Joseph était natif du Bugey, plus précisément de Rochefort à une quinzaine de kilomètres en aval de Seyssel sur le Rhône.

   Et rien n’interdit de penser que ces notables, contemporains, et originaires du Bugey aient pu se connaître !

   Fin de nos « cahiers de vacances » ! Ouf !!

 

 

Vaccine, une beauté convaincue par le Docteur Peysson.jpg

Vaccine, une beauté convaincue par le Docteur Peysson.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 29 août 2021 (J+4638 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
26 août 2021 4 26 /08 /août /2021 10:52

QUAND LE JEUNE BONAPARTE CONSULTAIT LE DOCTEUR TISSOT DE GENÈVE- du 26 août 2021 (J+4635 après le vote négatif fondateur)

    À suivre les réseaux sociaux, nos fidèles lecteurs auront pu constater qu’il y a du Bonaparte dans l’air.

    La rédaction de Chantecler, qui suit l’air du temps,  et qui ne voudrait pas  être en reste, interrompt donc la publication de ses « cahiers de vacances » pour offrir à ses lecteurs, dans la tonalité de ses « cahiers de vacances »,  un petit intermède sur le jeune Bonaparte, la médecine et la santé.

CAHIERS DE VACANCES À CHARMOY-CITY : VACCINATION ET HISTOIRE (5) - du 25 août 2021

     De l’air auxonnais, de nos jours encore réputé humide, et qui l’était encore beaucoup plus il y a quelques siècles, lorsque la ville était cernée de zones marécageuses, le futur empereur se plaignait des miasmes.

     Dans une lettre à sa mère, datée du 12 janvier 1789, il écrit ainsi :

     « Ma santé, qui est enfin rétablie, me permet de vous écrire longuement. Ce pays-ci est très malsain, à cause des marais qui l’entourent et de fréquents débordements de la rivière qui remplissent tous les fossés d’eau exhalant des vapeurs empestées. J’ai eu une fièvre continue pendant certains intervalles de temps et qui me laissait ensuite quatre jours de repos, venait m’assiéger de nouveau pendant tout autant de temps [N.D.L.R. : sans doute une des nombreuses formes de « fièvre intermittente » en honneur dans les nosographies de l’époque]. Cela m’a affaibli, m’a donné de longs délires et m’a fait souffrir une longue convalescence. […] »

    (Cité par  le Commandant Maurice Bois dans Napoléon Bonaparte  lieutenant d’artillerie à Auxonne, Paris, Flammarion, 1898, pp. 47-48. Le commandant Bois signale en note à ce propos que la situation perdure à son époque et qu’il espère beaucoup du comblement prochain des fossés !).

      Le jeune Bonaparte, sans être hypocondriaque, était  donc très soucieux de sa santé et de son hygiène, c’est ainsi que depuis « les montagnes de Corse où l'on se sert peu de médecin », il n’hésite pas à consulter, par lettre envoyée sur le continent, l’un des plus célèbres médecins de l’époque.

     Ce médecin suisse, le Docteur Samuel Auguste Tissot (1728-1797), ami et médecin de Jean-Jacques Rousseau et de têtes couronnées, connaît une grande notoriété. Ses ouvrages (Avis au Peuple sur sa santé, L’Onanisme, De la santé des gens de lettres) connaissent un grand succès. Ils sont lus et traduits dans toute l’Europe.

     C’est donc un an environ avant de découvrir Auxonne que Bonaparte écrit d’Ajaccio, le 1er avril 1787, une longue lettre au Docteur Tissot au sujet… de la goutte dont souffre son grand-oncle Lucien Bonaparte, archidiacre d’Ajaccio.

       Dans cette lettre, Bonaparte n’omet pas de conclure en passant sur sa propre santé et se dit « tourmenté d’une fièvre tierce » dont les accès justifieraient le peu de lisibilité de son « griffonnage » ! En Corse, comme à Auxonne, si l’on en croit du moins ses écrits, la santé du jeune Bonaparte n’était pas vraiment florissante !

     C’est à la moitié du premier séjour en Corse de Bonaparte (Septembre 1786-septembre 1787) que la lettre fut envoyée. Ce premier séjour concluait huit longues années passées sur le continent, dans les écoles militaires, d’Autun à Paris en passant par Brienne, et pour finir au régiment de la Fère à Valence.

    La lettre fut conservée, mais Tissot n’y répondit pas, se contentant de l’archiver avec la mention « Lettre non répondue, peu intéressante ».

     Il ne faut pourtant jamais désespérer. Un demi-siècle plus tard, Charles Eynard publiera la lettre de Bonaparte dans son ouvrage Essai sur la vie de Tissot, Lausanne, 1839.

     Les curieux ne manqueront pas de prendre connaissance de la dizaine de pages que consacre Eynard à cet épisode médical de la vie du jeune Bonaparte.

    N.B. : C’est à Paoli que fait référence Bonaparte en écrivant au début de sa lettre : « il est vrai que l’éloge court et glorieux que vous avez fait des leur aimé général ». Paoli est « l’aimé général » des Corses.

     Les curieux ne manqueront pas de prendre connaissance de la dizaine de pages que consacre Eynard à cet épisode médical de la vie du jeune Bonaparte.      N.B. : C’est à Paoli que fait référence Bonaparte en écrivant au début de sa lettre : « il est vrai que l’éloge court et glorieux que vous avez fait des leur aimé général ». Paoli est « l’aimé général » des Corses.

Les curieux ne manqueront pas de prendre connaissance de la dizaine de pages que consacre Eynard à cet épisode médical de la vie du jeune Bonaparte. N.B. : C’est à Paoli que fait référence Bonaparte en écrivant au début de sa lettre : « il est vrai que l’éloge court et glorieux que vous avez fait des leur aimé général ». Paoli est « l’aimé général » des Corses.

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 26 août 2021 (J+4635 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
25 août 2021 3 25 /08 /août /2021 08:25

CAHIERS DE VACANCES À CHARMOY-CITY : VACCINATION ET HISTOIRE (5) - du 25 août 2021 (J+4634 après le vote négatif fondateur)

   Ce  cinquième article de notre série « cahiers de vacances » commencée il y a une quinzaine dans le creux de la vague du mois d’août ne sera pas, comme prévu, le dernier mais l’avant-dernier.

    Cette prolongation de notre série n’est pas motivée par l’engouement qu’a rencontré la publication de ces « cahiers », car il nous faut reconnaître que le caractère studieux, (autant qu’ennuyeux ?), de nos travaux de vacances leur a valu, jusqu’à présent, une audience plutôt modérée.

   Faire renaître d’archives poussiéreuses la mémoire d’un médecin militaire de la Grande Armée sera toujours un exercice moins populaire et participatatatatif qu’un débat improvisé sur les déjections canines et autres fléaux sévissant par nos rues et nos chemins

    Laissons donc à  certaines officines le soin de jouer sur le clavier en noir et blanc de la psychologie des foules ces rengaines qui déclenchent si facilement, en cet été d’orages,  une grêle de commentaires inspirés, sur les réseaux sociaux.

   C’est qu’avec l’ère facebook, Tartapion(ne) est devenu(e) un(e)  juge et un(e)  expert(e)  omnipotent(e) ! Ce que les gens de pouvoir, fussent-ils les mieux placés, se gardent bien d’ignorer !

CHARMOY-CITY, CÔTÉ MODE : ARLETTE ET GASTON AU TOP - du 06 août 2021

   Trêve de philosophie à deux balles, retrouvons, comme annoncé, Anthelme Peysson découvert dans notre précédent « cahier de vacances »

CAHIERS DE VACANCES À CHARMOY-CITY : VACCINATION ET HISTOIRE (4) - du 19 août 2021

   Et que nous retrouverons encore dans le prochain.

   Pour l’heure, c’est à l’hôpital militaire de Cambrai que nous allons le retrouver en 1820.

   En matière de lutte vaccinale contre la variole, comme nous l’avons vu, le médecin auxonnais Jean-Baptiste Bolut excellait dans l’art de manier la lancette, ce qui lui valut trois médailles d’argent.

ALBUM « J.-B. BOLUT (1798-1873), le vaccinateur auxonnais aux trois médailles »

     Anthelme Peysson, au service de la promotion de la vaccine, met en œuvre un autre talent,  son talent de plume dont il n’était pas dépourvu et dont il savait user à l’occasion pour imposer ses vues comme le montre un examen attentif de sa bibliographie.

    Le 15 août 1820, lors d’une séance publique de la Société d’émulation de Cambrai, il lit son poème La vaccine

    En novembre de la même année, le poème s’imprime à Paris !

    Le voilà conservé pour l’éternité. Il suffit d’aller le chercher dans les rayons de la BNF !

    Nous en avons parcouru les vers, très didactiques, et objectivement moins bons que ceux de Casimir Delavigne, publiés antérieurement sur le même thème et dont nous avons déjà parlé

ENTRE DOUCHE CLIMATIQUE ET DOUCHE PRÉSIDENTIELLE (2) - du 19 juillet 2021

    Ce qui dans l’opuscule aura particulièrement retenu notre attention, ce n’est donc pas le poème, mais les pièces liminaires précédant celui-ci : exergue, dédicace, avant-propos.

      La résonance de ces pièces liminaires en contrepoint de notre actualité sanitaire et sociale auront motivé pour nous l’intérêt d’en développer un commentaire  en  publiant un sixième cahier.

     C’est ainsi que le présent cinquième cahier sera consacré à l’examen de l’exergue et de la dédicace en tête de l’ouvrage,  le commentaire du très actuel avant-propos étant réservé au sixième.

   « Si l’espèce humaine peut être perfectionnée, c’est dans la médecine qu’il faut en chercher les moyens »

  Tel est l’exergue qu’on peut lire sur la page de titre de l’ouvrage de Peysson. Tout un programme et qui plus que jamais reste d’actualité !

   Anthelme Peysson attribue la citation à Cabanis (1757-1808), célèbre médecin « philosophe » de son temps. La citation est en fait de Descartes que cite explicitement Cabanis dans son ouvrage principal Rapports du physique et du moral de l’homme (Seconde édition, Paris, 1805, Tome 1 p. 36) ;

    Remarquons que cette citation d’essence rationaliste, est à mettre en parallèle avec une citation, beaucoup plus célèbre et galvaudée cette dernière, de Descartes selon laquelle l’étude et l’observation des phénomènes de la physique pourrait nous rendre « comme maîtres et possesseurs de la nature »

   Deux siècles plus tard, il semblerait que de larges pans de nos sociétés aient perdu cette belle foi, tant dans le progrès matériel de l’humanité, que dans le « perfectionnement » de notre espèce par la médecine …

   Pour de bonnes ou de mauvaises raisons, les grand-messes progressistes ne font plus recette. c’est un fait, nous nous bornerons à le constater

     Passons à la dédicace.

   Anthelme Peysson dédie son  poème à ses parents « Comme un hommage qui leur est dû, pour l’empressement qu’ils ont mis à [le] faire bénéficier des bienfaits de la vaccine »

     Médecin, comme son père, Anthelme rend hommage à ses parents pour l’avoir « fait bénéficier des bienfaits de la vaccine ». Belle continuité dans la suite des générations en ces temps de ruptures que furent pourtant la Révolution et l’Empire.

     Une telle continuité peut-elle être seulement imaginée dans notre société actuelle en proie au désarroi, à la désorientation et au déracinement ?

    Société du spectacle émiettée où tout un chacun, devenu comédien sur le grand théâtre de marionnettes des réseaux sociaux, compose à loisir son personnage et improvise son rôle. Théâtre d’esbroufe, de paillettes et de courte vue !!!

    À bientôt pour notre dernier « cahier de vacances ».

    Une confidence à présent, avec les années, il me semble que votre serviteur est devenu studieux… autant qu’ennuyeux ! Et pourtant, au temps lointain ( et, qui sait, prochain !?) de mon enfance, j’avoue n’avoir jamais défloré un seul cahier de vacances (de la marque Messidor) que pourtant mes parents soucieux de mon avenir mettaient, pleins d’espoir, entre mes mains ! Je leur rends à présent hommage !

    Claudi à encore bien travaillé ! C’est pas des bêtises puisqu’il nous montre l’hôpital militaire de Cambrai (aujourd’hui classé et restauré), celui même où servait Anthelme en 1820.

Anthelme Peysson, médecin et poète à l'Hôpital militaire de Cambrai.jpg

Anthelme Peysson, médecin et poète à l'Hôpital militaire de Cambrai.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 25 août 2021 (J+4634 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais
22 août 2021 7 22 /08 /août /2021 11:13

MÉLANCOLIE MARAÎCHÈRE À CHARMOY-CITY - du 23 août 2021 (J+4632 après le vote négatif fondateur)

       Mélancolie d’un été qui touchera bientôt à sa fin dans les matins de brouillard….

       Mais aura-t-il vraiment commencé cet été pourri, trop et si mal arrosé, qui va finir presque aussi mal qu’un printemps de Prague ?

À DIJON, COMME  À CHARMOY-CITY, ON SE LA PÈTE SOUS LA PLUIE - du 15 juillet 2021

     Votre serviteur qui manie la pioche et la bêche avec autant de joie que la plume ne manque pas d’éprouver et de partager, certes  en amateur,  les joies et les peines du travail de la terre.

   Il faut le reconnaître, en matière de peines, cette année aura été particulièrement gratinée entre mildiou, grêle et bourrasques d’orage ravageuses.

  À ce propos, un article de la presse locale qui n’a rien pour apaiser cette « mélancolie maraîchère » planant comme noir corbeau sur les terres de Saône, nous engage à interrompre aujourd’hui notre studieuse série de « cahiers de vacances » et nous fait revenir de l’Espagne de Murcie au Val de Saône.

    Promis juré, nous retrouverons bientôt le docteur Anthelme Peysson dans un  cinquième et dernier cahier…

CAHIERS DE VACANCES À CHARMOY-CITY : VACCINATION ET HISTOIRE (4) - du 19 août 2021

   Pour l’heure rendons compte de l’article paru hier dans Le Bien Public sous le titre « Auxonne Hommage à Saint Fiacre, la tradition sera respectée cette année encore »

   On ne manquera pas de noter la tonalité automnale et mélancolique de l’article :

    « Malheureusement, si cette tradition saura résister cette année face à la crise sanitaire, pas sûr que celle-ci perdure encore longtemps. « Cette année sera peut-être la dernière où nous fêterons Saint Fiacre car il n’y a pas de relève et que les adhérents sont vieillissants, regrette Mauricette Miancien. Et la crise sanitaire n’arrange pas les choses ». »

     Pas plus qu’une météo désastreuse que nous avons évoquée plus haut, la crise sanitaire n’arrange en effet les choses comme le montre l’article :

   « 2021 est « une année bien particulière, confesse Mauricette Miancien, présidente de la confrérie. Tout d’abord avec le mauvais temps mais aussi en raison de la crise sanitaire, qui nous oblige à demander le pass sanitaire aux personnes qui voudront s’inscrire au repas ». »

    Précisons, ce que ne mentionne pas l’article du Bien Public, que  la confrérie de Saint Fiacre naquit le 20 janvier 1979.

   Il y a près d’un lustre, à propos des évolutions inéluctables observées dans le monde agricole,  qui depuis semblent s’être encore accentuées,  nous évoquions cette tradition de Saint-Fiacre sur un mode moins mélancolique qu’aujourd’hui :

       « Ne soyons pas inconsolables pour autant, car tous les ans, en trottinant, de charmantes répliques en miniature de ce bon vieux temps nous reviennent en Fiacre, pour la plus grande joie de la presse locale.

      Les vieux marchés aux légumes, c’est du passé, mais le Fiacre trottine encore à l’occasion pour la photo. Cahin-caha, hue, diah, hop-là ! Il nous ramène alors, armé d’une petite bêche mignonne, ses jolis paniers de légumes, ses charmantes corbeilles de fleurs, et bien entendu sa guirlande de notabilités. »

     Aujourd’hui, il nous serait difficile de plaisanter alors que  la marche inexorable du temps assombrit l’avenir pour la sympathique Confrérie de Saint-Fiacre.

     Marche inexorable du temps, vers des lendemains qui chantent, que louait naguère notre ancien maire dans son Edito d’Inf’Auxonne N° 55 en ces termes :

        « Les marchés aux asperges et aux choux-fleurs sont magnifiques sur les cartes postales du siècle précédent. Qui envisagerait de les retrouver aujourd’hui ? 

    Propos auxquels nous répondions en vers dans un article :

CHARMOY-CITY : LES VIEUX MARCHÉS, C’EST DU PASSÉ, MAIS L’OIGNON FAIT ENCORE PLEURER - du 26 janvier 2017

     À  l’égard du monde paysan, Édouard Leclerc lui-même savait se montrer plus bienveillant que nos modernistes charmoysiens. Découvrez à ce propos un morceau d’écologie bretonne insoupçonné…

AVEC ÉDOUARD À CHARMOY-CITY : RÉFLEXIONS AGRICOLES À L’OCCASION DU SALON - du 23 février 2019

    N’empêche que sur la zone du Charmoy ça fait déjà pas mal de temps que  pour Gustave et Rosalie les patates sont cuites !

    Triste histoire, en effet, que celle de Gustave et Rosalie !

    Je vous la conte en deux mots

    Un jour, Gustave et Rosalie, le brave couple de maraîchers, reçut une carte postale de ses cousins de Haute-Patate

    Ils comprirent alors que les jours de leur belle activité étaient comptés comme le montre l’illustration (recyclée) de Claudi

    Le Bon Sully disait que « labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France », mais il semble bien qu’à présent, pour le paysan comme pour l’éleveur tout aille de mal en pis !

Au Charmoy, la fin des Patates pour Gustave et Rosalie.jpg

Au Charmoy, la fin des Patates pour Gustave et Rosalie.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 août 2021 (J+4631 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

 

   

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
19 août 2021 4 19 /08 /août /2021 08:30

CAHIERS DE VACANCES À CHARMOY-CITY : VACCINATION ET HISTOIRE (4) - du 19 août 2021 (J+4628 après le vote négatif fondateur)

    Notre précédent « cahier de vacances », le troisième, avait mis en lumière l’estime et l’attachement que Napoléon portait à sa sœur cadette, la princesse Elisa.

CAHIERS DE VACANCES À CHARMOY-CITY : VACCINATION ET HISTOIRE (3) - du 16 août 2021

    Le second avait révélé l’œuvre de la princesse en matière de vaccination

CAHIERS DE VACANCES À CHARMOY-CITY : VACCINATION ET HISTOIRE (2) - du 12 août 2021

    En ce qui concerne la suite, nos furetages autour de l’histoire de la vaccine et de l’épopée napoléonienne nous ont conduit à la rencontre d’un médecin militaire : Jean-Claude-Anthelme Peysson, plus souvent désigné sous le nom d’Anthelme Peysson dont les écrits et les actes nous ont semblé dignes d’examen.

   Anthelme Peysson (1786-1848) naît à Seyssel (Ain) d’un père médecin. C’est un contemporain du médecin auxonnais Jean-Baptiste Bolut (1798-1873), et comme lui un ardent partisan de la vaccine, comme nous le verrons dans le prochain et dernier « cahier de vacances »

ALBUM « J.-B. BOLUT (1798-1873), le vaccinateur auxonnais aux trois médailles »

        Pour l’heure consacrons le présent « cahier de vacances » à suivre les premiers pas du jeune médecin Anthelme Peysson dans la carrière. Il soutient sa thèse en 1806, à Montpellier, comme l’avait fait avant lui son père Joseph Peysson.

     Le 25 mars 1807, à l’âge de 21 ans, Anthelme prend du service dans la Grande Armée au titre de médecin adjoint et rejoint l’armée de Pologne dans les hôpitaux de Thorn.

   Moins d’un an plus tard, le 27 janvier 1808 c’est l’armée d’Espagne qu’il rejoint au titre de médecin ordinaire. À propos de cette période, nous avons tiré de sa nécrologie (Journal de médecine de Lyon, 2ième série Tome III n° 13 -janvier 1848)  quelques éléments intéressants.

     Le médecin ordinaire Anthelme Peysson sert dans les hôpitaux de Madrid, Séville, Tolède et Grenade. En 1812, lors de la retraite d’Andalousie il est nommé, par le Maréchal Soult, président d’une commission chargée de combattre une épidémie de fièvre jaune sévissant dans la région de Murcie, plus précisément à  Ziégar, Kumilia et Jéclan [ N.D.L.R. : Cieza Jumilla et Yecla dans la nomenclature actuelle]. Si l’on en croit l’article nécrologique cité, il parvient à juguler  l’épidémie en six semaines, ce qui lui vaut d’être félicité publiquement par l’Inspecteur-Général de Santé Coste (1741-1819).

      À la suite de son  expérience espagnole, Anthelme Peysson publiera en 1818 un mémoire intitulé : Histoire de la fièvre jaune qui fut observée parmi les troupes françaises en Espagne en 1812. Le Nouveau journal de médecine, pharmacie et chirurgie de janvier 1819 rendra compte de la publication en mentionnant que « M. Peysson croit à la contagion de la fièvre jaune ».

    En fait, la fièvre jaune, maladie virale comme la variole ou la COVID, n’est pas à proprement parler contagieuse car elle ne peut être transmise d’homme à homme sans l’entremise d’un moustique, hôte intermédiaire et vecteur  du virus.

      Des vaccins contre la fièvre jaune ne seront mis au point que dans la première moitié du siècle dernier.

     En ce qui concerne la variole, d’étiologie beaucoup moins énigmatique vers 1800 que la fièvre jaune, le vaccin existait dès la fin du XVIIIième  siècle, et nous verrons dans notre prochain « cahier de vacances » le zèle qu’Anthelme Peysson, mit, à la suite de son père, à en promouvoir l’usage et la diffusion.

       Toujours dans le cadre des guerres napoléoniennes, empruntons à l’historien de la médecine Jean Théodoridès cette remarque, rien moins qu’anecdotique à propos de la fièvre jaune : « l’épidémie de Saint-Domingue (Haïti) […] décima le corps expéditionnaire français envoyé par Napoléon pour la reconquête de l’île en faisant 29 000 morts parmi les 33 000 soldats et marins le composant. C’est cet échec qui détermina la France à vendre la Louisiane aux États-Unis » ( Jean Théodoridès Des miasmes aux virus, Paris, Pariente)

    En attendant, Claudi s’est mis en quatre pour vous offrir  aujourd’hui une illustration inédite de l’action du médecin ordinaire Anthelme Peysson lors de l’épidémie de fièvre jaune dans le secteur de Murcie en 1812.

Retraite d'Andalousie 1812, le Docteur Peysson et la fièvre jaune .jpg

Retraite d'Andalousie 1812, le Docteur Peysson et la fièvre jaune .jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 19 août 2021 (J+4628 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
16 août 2021 1 16 /08 /août /2021 10:56

CAHIERS DE VACANCES À CHARMOY-CITY : VACCINATION ET HISTOIRE (3) - du 16 août 2021 (J+4625 après le vote négatif fondateur)

    C’était hier le 252ième  anniversaire de la naissance de Napoléon Bonaparte et en plein après-midi, comme pour venir saluer cet anniversaire d’un foudre de guerre, le tonnerre de l’orage a éclaté sur notre bonne ville déclenchant une mitraille de grêlons épars tambourinant sur les vieux toits.  Plus pacifiquement,  nous dédions à la  mémoire  du « Petit Caporal » ce 3ième « cahier de vacances ».

   Un cahier dans lequel les amateurs studieux pourront entrer à défaut d’entrer au Musée pour y suivre un guide avisé…

CHARMOY-CITY, EN SUIVANT LE GUIDE - du 14 août 2021

    Notre  précédent cahier était consacré à Elisa Bonaparte, sœur cadette préférée de Napoléon et administratrice avisée, notamment en matière de vaccination

CAHIERS DE VACANCES À CHARMOY-CITY : VACCINATION ET HISTOIRE (2) - du 12 août 2021  

    Le présent cahier fera d’abord un point rapide sur Napoléon et la vaccination, thème largement repris dans les médias, et les médias corses tout particulièrement…

https://www.corsematin.com/articles/storia-nostra-1811-quand-napoleon-ordonnait-de-vacciner-le-roi-de-rome-lempereur-decrete-la-mobilisation-contre-la-variole-115134

   Il est clair que sur ce point, il n’y a plus grand-chose à inventer !

   Reprenant le thème rebattu de Napoléon et de la vaccine, nous dirons en résumé que Napoléon fut toujours un fervent partisan de la vaccination dont il vanta les mérites et assura la promotion. En mai 1811, il fit vacciner son fils Napoléon-François, Roi de Rome (l’Aiglon) à l’âge d’un mois.

    La large publicité qu’il donna à l’évènement constitua, n’en doutons pas, une forte incitation pour tous les parents à faire de même. Notons toutefois qu’en dépit de fortes et nombreuses incitations, l’Empereur, à la différence de sa sœur Elisa, ne décréta jamais l’obligation vaccinale. Pourquoi ?  En raison sans doute des difficultés d’application d’une telle mesure sur toute l’étendue de l’Empire….

   C’est donc un siècle plus tard que la vaccination contre la variole fut imposée par un décret d’application de la loi du 15 février 1902 en ces termes :

« La vaccination antivariolique est obligatoire au cours de la première année de la vie, ainsi que la revaccination au cours de la onzième et de la vingt-et-unième année »

    Sans sortir totalement du domaine de la médecine nous terminerons cet article par un témoignage du médecin François Antomarchi qui, à partir de septembre 1819 assista l’Empereur malade jusqu’à sa mort le 5 mai 1821.

  En 1825, il publie à Bruxelles les Derniers moments de Napoléon, ou complément du Mémorial de Ste-Hélène. Cet ouvrage constitue avec Napoléon dans l’exil,  témoignage de  O’Meara, précédent médecin de l’Empereur à Sainte-Hélène expulsé par l’autorité anglaise en juillet 1818, un complément intéressant du très  célèbre Mémorial de Sainte-Hélène de Las Cases.

 

    Dans le cadre restreint de cet article nous évoquerons seulement le témoignage d’Antomarchi relatif aux relations privilégiées entre Napoléon et sa sœur Elisa.

   À la date du 26 décembre 1820 ( page 793, tome 2, de l’édition illustrée du  Mémorial, suivi de Napoléon dans l’exil et de Derniers moments de Napoléon Paris, Bourdin, 1842 ) Antomarchi note :

     « L’Empereur a passé une meilleure nuit. Il lit avec avidité les journaux venus d’Europe ; il apprend la mort de sa sœur, la princesse Elisa. Cette nouvelle le plonge dans la stupeur. Il était dans son fauteuil, la tête penchée, immobile, en proie au plus profond chagrin. »

    Cette triste nouvelle avait mis plus de quatre mois pour parvenir à l’exilé, puisque la princesse, alors âgée de 33 ans était morte prématurément au début d’août 1820, près de Trieste, dans la Vénétie alors autrichienne.

    À la page 795, Antomarchi rapporte les paroles de l’Empereur à propos de cette sœur aimée. Nous en donnons ici un long passage :   

       « Elle était devenue extrêmement délicate. Elle m’assurait qu’elle eût été obligé [sic] de garder constamment le lit, si elle eût voulu s’écouter, qu’il n’y avait que la grande activité qui pût la faire vivre.

     Je suis de son avis, je pense qu’une vie active est toujours favorable à la santé ; j’en ai fait l’expérience sur moi-même et vous pouvez observer aujourd’hui les conséquences du régime contraire.

    Dès son enfance Elisa fut fière et indépendante, elle nous tenait tête à tous. Elle avait de l’esprit, une activité prodigieuse, et connaissait les affaires de son cabinet, de ses États, aussi bien qu’eût pu le faire le plus habile diplomate.

  C’était elle qui s’occupait des affaires extérieures […] et quelquefois même me forçait de me mêler des discussions.

   Vive, sensible, elle était facilement émue. La moindre contrariété suffisait à la mettre en colère, mais cette colère s’évanouissait presque aussitôt car Elisa avait un cœur excellent, élevé, généreux. »

   Ce témoignage montre que dans l’aventure impériale de Napoléon, les relations avec sa fratrie constituent un important volet.

   En ce 16 août de l’année 2021, année de commémoration de la mort, le 5 mai 1821, de l’Empereur en exil à Sainte-Hélène, Claudi emprunte à Antomarchi son témoignage, et à l’illustrateur des Derniers moments de Napoléon son image du jour…

Au seuil de l'année 1821, triste nouvelle pour l'Empereur.jpg

Au seuil de l'année 1821, triste nouvelle pour l'Empereur.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 16 août 2021 (J+4625 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
14 août 2021 6 14 /08 /août /2021 09:32

CHARMOY-CITY, EN SUIVANT LE GUIDE - du 14 août 2021 (J+4623 après le vote négatif fondateur)

 

— Le grand soleil est là !

— D’accord Chantecler, mais ce n’est pas une raison pour délaisser tes cahiers de vacances et tes histoires de vaccine ! En bons et rares lecteurs de ce délicieux pensum on attendait la suite ! On veut la suite, tout de suite !

— La suite,  elle viendra en son temps, c’est promis, mais en attendant, tous ces gens qui cherchent le Musée Bonaparte, on ne peut les laisser en rade, c’est pas humain les copains !

— Des gens qui cherchent le musée Bonaparte ???

— Oui, ça existe, nous l’avons signalé à la fin de notre dernier article !

CAHIERS DE VACANCES À CHARMOY-CITY : VACCINATION ET HISTOIRE (2) - du 12 août 2021

    Alors pour mettre fin à leur quête désespérée nous leur devons la vérité, la vérité par l’Histoire bien entendu ! Et pour cela, il nous suffira de les renvoyer à un article récent

CHARMOY-CITY : L’ « EX-LOCATAIRE » DU CHÂTEAU LOUIS XI - DU 1er MARS 2021

   Claudi en profite pour souffler un peu en recyclant l’illustration de l’article. Pour trouver le musée, il suffit de suivre la flèche. Puis de suivre le guide, tous unis dans un même Hélian !

https://www.youtube.com/watch?v=l42pOZDqhb8

— Au fait cette flèche, elle est toujours là ?

— Promis, on ira vérifier ça !  

Charmoy-City, Louis XI propriétaire et Bonaparte, son ex-locataire.jpg

Charmoy-City, Louis XI propriétaire et Bonaparte, son ex-locataire.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 14 août 2021 (J+4623 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Tourisme

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Tourisme
12 août 2021 4 12 /08 /août /2021 05:00

CAHIERS DE VACANCES À CHARMOY-CITY : VACCINATION ET HISTOIRE (2) - du 12 août 2021 (J+4621 après le vote négatif fondateur)

 

     Dans notre précédent article nous avions évoqué le rôle original du poète Casimir Delavigne (1793-1843)  en faveur de la vaccination contre la variole

CAHIERS DE VACANCES À CHARMOY-CITY : VACCINATION ET HISTOIRE (1) - du 09 août 2021

   Dans le présent article, délaissant les rimes, nous évoquerons dans un autre registre nettement plus administratif, la vaccination obligatoire par édit.

   À cette occasion nous retrouverons, comme promis, au cours de cet épisode et du prochain, Napoléon Bonaparte (1769-1821), mais surtout sa sœur cadette préférée : Elisa Bonaparte (1777-1820).

   Comme le rapporte Jean Massin dans l’Encyclopaedia universalis à propos d’Elisa : « de toute la famille, elle est celle qui ressemble le plus par certains côtés intellectuels à Napoléon (elle s'en flatte et aime à se l'entendre dire), mais en modèle réduit ; elle gouverne avec dextérité les principautés et départements qui lui sont confiés, mais plus en préfet qu'en souveraine ; elle n'aura jamais aucun conflit d'autorité avec l'empereur. »

   Mariée à un officier corse de peu d’envergure, Félix Baciocchi, Elisa est la tête pensante du couple. En 1805, Elisa a dix-huit ans, et par décision de Napoléon leur frère et beau-frère, Elisa et Félix se retrouvent à la tête de la charmante principauté de Piombino et de Lucques nouvellement créée dans le sud de la Toscane.

    Un siècle plus tard, dans une communication du Bulletin de l’Académie de médecine datée du 23 janvier 1906,  le docteur Félix Kelsch, Directeur de l’Institut supérieur de vaccine dépendant de l’Académie de Médecine, de 1903 jusqu’à sa mort en 1911, évoquera la principauté à propos d’un édit de 1806, dont il déclare :

     «  Il n'est pas long cet édit. Et pourtant i1 contient toute notre Législation préventive contre la variole la déclaration de la variole et la vaccination obligatoires, des sanctions pénales rigoureuses contre les délinquants, et même l'affirmation solennelle de la foi dans la découverte de Jenner, produite sous la forme d'une promesse de gratification de 100 francs à quiconque prouvera qu'il a eu la variole après avoir été vacciné. »

    Cet édit, promulgué sous le règne de la princesse Elisa Bonaparte le 23 décembre 1806, le Docteur Kelsch en donne un extrait qu’il tient d’un confrère alsacien, M. Goldschmidt, qui l’a redécouvert dans des archives :

    « Trois jours après la publication des présentes, chaque père de famille, sous peine d'une amende de 100 francs, devra faire la déclaration si quelqu'un est affecté de la variole dans sa maison. Celui qui dénoncera un variolé qu'on aurait recelé, recevra une récompense de 50 francs. Il sera établi un cordon militaire autour de chaque maison où règne la variole ; toute communication avec ceux qui l'habitent sera interrompue ; ceux qui chercheraient à s'en échapper seraient enfermés pendant quarante jours. Trois jours après la publication de cet édit, tous ceux qui n'ont pas eu la variole, devront être vaccinés. Dans la suite, les nouveaux-nés devront l'être dans les deux premiers mois qui suivront leur naissance. Les parents et tuteurs sont responsables de l'exécution des présentes; les contraventions seront punies de 100 francs d'amende ou de quatorze jours d'emprisonnement. La vaccination se fera gratuitement par des médecins nommés à cet effet. Les médecins qui se distingueront dans l'exercice de cette fonction recevront une grande médaille d'or. Celui qui ayant, été dûment vacciné par les médecins chargés de cette opération, pourra suffisamment. prouver qu'il a plus tard été affecté de la variole, recevra une gratification de 100 francs. »

    Le texte sera à nouveau cité en 1908 par les Docteurs Billard et Fasquelle dans leur opuscule Napoléon et la vaccine

     Toutes proportions gardées, ce texte n’est pas sans résonnance avec les débats actuels, nous le livrons à la réflexion de nos lecteurs.

     Dans notre prochain épisode, nous retrouverons Napoléon, son implication dans la diffusion de la vaccine ainsi qu’un poignant témoignage sur son attachement à sa jeune sœur Elisa.

   Claudi vous offre en image le profil de médaille d’Elisa

FLASH DERNIÈRE (12-08-21 10h00)

    Visiblement, sur la page de notre bonne ville, on cherche le Musée Bonaparte !

1806, la princesse Elisa Bonaparte, pionnière de la vaccination.jpg

1806, la princesse Elisa Bonaparte, pionnière de la vaccination.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 août 2021 (J+4621 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
9 août 2021 1 09 /08 /août /2021 11:31

CAHIERS DE VACANCES À CHARMOY-CITY : VACCINATION ET HISTOIRE (1) - du 09 août 2021 (J+4618 après le vote négatif fondateur)

    Timidement, le soleil revient à Charmoy-City, mais les aoûtiens pas encore. Du coup, après les débordements en tous genres, l’actualité est à l’étiage dans notre Val de Saône comme partout dans notre beau pays.

    Alors pour quelque temps nous ferons un peu d’histoire autour d’un sujet qui dans notre actualité fait parfois quelques histoires : celui de la vaccination obligatoire ou non…

    De là, le titre de notre nouvelle série « CAHIERS  DE VACANCES A CHARMOY-CITY : VACCINATION ET HISTOIRE », nos « cahiers de vacances » studieux en plein mois d’août.

    Promis, nous y rencontrerons Napoléon en cette année du bicentenaire, et même une de ses sœurs qui ne battait pas le beurre, et puis encore un médecin-chef de l’hôpital militaire de Lyon qui servit en Espagne sous Napoléon.

     Mais en attendant, alors qu’à Tokyo les Jeux sont terminés, rappelons aux curieux qu’un médecin auxonnais s’illustra jadis sur le terrain de la vaccination, remportant trois médailles d’argent !  

ALBUM « J.-B. BOLUT (1798-1873), le vaccinateur auxonnais aux trois médailles »

        Et revenons au poète  Casimir Delavigne (1793-1843) que nous avions déjà évoqué dans un précédent article

ENTRE DOUCHE CLIMATIQUE ET DOUCHE PRÉSIDENTIELLE (2) - du 19 juillet 2021

      Il mérite en effet de figurer dans notre série. Et puis, en ces temps difficiles pour les échotiers, il n’y a pas de honte à resservir un plat bien préparé ! Cette vérité, tous les lecteurs de presse la connaissent !

   Le poète Casimir Delavigne (1793-1843) est actuellement oublié, mais son poème, L’invention de la vaccine, fut étudié et récité dans les écoles jusqu’au cœur du siècle dernier.

      Parlant de la vaccine (vaccination contre la variole), sujet de son poème, il écrit ce vers que notre Président aurait pu déclamer en juillet dernier : « Adopte ce bienfait, ô France, ô ma patrie ! ».

    Mais notre Président fringant opte pour T-shirt et TikTok et L’invention de la vaccine de Casimir Delavigne n’est peut-être pas son livre de chevet !

   Remarquons au passage que Casimir Delavigne (1793-1843) était un contemporain de ce cher Claude Pichard (1795-1883), un maire d’Auxonne selon nous indépassable !

CHARMOY-CITY : RELIRE CLAUDE PICHARD POUR GARDER LE MORAL - du 2 novembre 2020

   L’invention de la vaccine, sera distingué par un accessit au concours de poésie de l’Académie française pour 1815. Son jeune auteur, pour s’imprégner des réalités du sujet, n’avait pas manqué d’accompagner un médecin vaccinateur lors de ses tournées dans la campagne parisienne.

   Nous avons pris connaissance de cette œuvre en feuilletant une édition de 1832 des œuvres de Casimir Delavigne illustrée de gravures (Casimir DELAVIGNE Messéniennes et poésies diverses, Paris, Dufay et Vézard, 1832, tome second).

   Nous offrons à nos lecteurs le plaisir de partager cette lecture didactique mais néanmoins touchante.

   Dans l’extrait qui suit,  reproduit en PDF, on notera comment le poète dépeint de manière vivante le revirement des sentiments des villageois réunis dans la petite église, vaccinodrome improvisé.

     Ce n’est certes pas de la grande poésie, et le sentimentalisme débordant du propos choquerait sans doute nos technocrates et décideurs au regard d’acier pensant en chiffres, cependant dans sa naïveté simple et chaleureuse le poème eut un long succès populaire, ce que l’on peut comprendre.

   Le graveur illustrant l’ouvrage ne manquait pas d’humour et Claudi, conquis, s’est résolu à adopter comme illustration du jour le cul-de-lampe terminant le poème, en l’accompagnant de la citation : « Adopte ce bienfait, ô France, ô ma patrie ! » dont le sérieux contraste avec la cocasserie de la scène !

1815, Casimir Delavigne publie une injonction poétique à la vaccination .jpg

1815, Casimir Delavigne publie une injonction poétique à la vaccination .jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 09 août 2021 (J+4618 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire