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  • Claude Speranza, Auxonnais
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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 07:19

L’OIGNON ET L’ORANGE - du 24 février 2017 (J+2991 après le vote négatif fondateur)

Non, je ne vous parlerai pas aujourd’hui de la découverte d’une fable inédite de La Fontaine. L’oignon et l’orange, cette fable reste à écrire. Alors, appelons-en au peuple, fabulistes et autres affabulateurs, à vos plumes !

Pour l’heure, à défaut d’oignons et d’oranges ce sont des exoplanètes que l’on vient de découvrir dans le ciel des astronomes.

En effet, le monde scientifique est en haleine à la suite de l’annonce mercredi dernier 22 février par la NASA, de la découverte de sept exoplanètes dont 3 susceptibles d’accueillir la vie. Ces exoplanètes gravitent autour de l’étoile Trappist-1 située dans notre galaxie à 39 années-lumière du système solaire.

Coïncidence fortuite ou conjonction planétaire ? Le même jour, sur notre bonne planète Terre, dans le ciel électoral français, c’était l’annonce de la mise en orbite de la planète orange Bayrou qui s’est mise En Marche autour de Macron Superstar.

C’est vrai qu’avec une orange on s’arrange. Du côté du système Fillon, dans la constellation de Pénélope, c’est l’émotion. Secouez-moi ! Secouez-moi ! Rendez-vous compte, cette orange médiatique pourrait bien éclipser notre oignon !

CHARMOY-CITY : LES VIEUX MARCHÉS, C’EST DU PASSÉ, MAIS L’OIGNON FAIT ENCORE PLEURER - du 26 janvier 2017

Et notre « Viaduc pour l’avenir », allez-vous dire. Il est en plan ? Non, un peu de patience… Il faut savoir de temps en temps lever le nez de son guidon, pas vrai Jean-Pierre, et porter son regard à des années-lumière !

UN VIADUC POUR L’AVENIR : 3ème ÉPISODE - du 22 février 2017

Patience donc ! Le viaduc, comme la campagne, est lancé, mais heureusement son feuilleton, comme celui de la campagne, n’est pas encore terminé !

Une exoplanète béarnaise dans la campagne

Une exoplanète béarnaise dans la campagne

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 février 2017 (J+2991après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 07:54

UN VIADUC POUR L’AVENIR : 3ème ÉPISODE - du 22 février 2017 (J+2989 après le vote négatif fondateur)

Cher lecteur, je te sens impatient de poursuivre ta lecture de quelques morceaux choisis de l’ouvrage de José Herbert, l’« instituteur impertinent », ouvrage intitulé Signé la grande faucheuse et paru en 2009 aux éditions ATRIA.

Tu as peut-être acheté l’ouvrage entretemps, José Herbert va être content ! Mais dans ce cas je perds mon temps. Pas d’affolement, les gens sont tellement regardants, qu’il va me rester des clients !

Retrouvons maintenant Roméo et Juliette, les heureux acquéreurs d’« une vieille bâtisse, bien conservée » coulant des jours paisibles « dans le fond d’une petite vallée ». Dans le précédent épisode nous en étions restés au projet de viaduc au-dessus de la vallée…

UN VIADUC POUR L’AVENIR : 2ème ÉPISODE - du 16 février 2017

Pour apprendre l’avis de nos deux tourtereaux sur le projet, donnons la parole à José Herbert :

« Roméo et Juliette et quelques autres furent résolument contre. »

C’est bien clair, nos gentils retraités sont contre le viaduc, et quelques autres avec. Voilà donc des rétrogrades qui n’ont aucune vision de l’ « intérêt général ». C’est que l’ « intérêt général » n’est parfois que l’intérêt du capital. Ah ! Ah ! Elle est bien bonne celle-là ! Et d’abord, ils sont contre pourquoi ?

« Le viaduc, ce serait assurément la fin de la tranquillité, les papiers gras, les odeurs d’essence, le bruit des moteurs, les plastiques dans les fourrés, l’odeur de frites dans la vallée. »

On devine la suite….

« Quand les manifestants des deux bords furent las de défiler avec des banderoles, les ingénieurs de l’Équipement et les géomètres prirent les mesures et les entreprises des travaux publics firent aussitôt basculer l’œuvre d’art d’un bord à l’autre du plateau […] »

Voilà un cas d’école que notre maire à nous, Monsieur Langlois, aurait pu étudier sans peine. C’est mon petit doigt qui me le dit. Si vous n’en étiez pas convaincu lisez son article qui a déjà de la bouteille : « Les pouvoirs et les contre-pouvoirs du développement local à l’épreuve d’une réalité : les crues de la Saône » publié dans un recueil dirigé par Paul Bachelard Les acteurs du développement local, Paris, L’Harmattan, 1993, réédité en 2010.

Boutique ! Encore un bouquin à acheter !

Je l’ai bien acheté moi en 2011, après en avoir découvert l’existence dans une bio-hagiographie édifiante du candidat au Conseil général diffusée et lue en présence de Monsieur Sauvadet par Monsieur Bourdon lors d’un super-meeting de soutien au candidat que je vous propose de revivre en ces temps électoraux…

GOLIATH ENCENSÉ – du 17 mars 2011

Mais revenons à notre affaire, un viaduc, ça va parfois plus vite qu’un hyper, si l’on en croit du moins la suite de l’histoire :

« Les choses allèrent vite, la belle saison approchait et peu de temps après, les majorettes levèrent la jambe au rythme de la fanfare municipale, les édiles lurent des discours, et le premier véhicule passa quarante mètre au dessus [de la vieille bâtisse bien conservée de] Roméo et Juliette, installé[e] au fond de la vallée, près de la petite rivière. »

Et des retombées économiques ne se firent pas attendre, certaines d’entre elles éminemment propices à un véritable développement durable, car comme nous l’apprend José Herbert :

« Naturellement, ce qu’avait prévu Monsieur le Maire et le conseil municipal se réalisa. Des entreprises, des commerces prirent position et prospérèrent au sortir de l’ouvrage d’art. Une usine de petits viaducs en plastique occupa la toute nouvelle zone industrielle et embaucha. »

Moralité ce viaduc, était un vrai viatique sur la route du plein emploi et de la protection de la Planète !

Et Roméo et Juliette dans tout cela, les plates-bandes de leurs parterres furent-elles engraissées par les chutes des débris de ces inutiles babioles ?

Détrompez-vous incurables pessimistes et suspendez vos odieux persiflages ! Des retombées inattendues autant que profitables étaient destinées à nos tourtereaux….

La suite au prochain numéro.

Dernière minute : en raison de l’épidémie de grippe aviaire, l’abattage prophylactique de centaines de milliers de canards vient d’être décidé. Les suivants seront confinés à défaut d’être enchaînés. Voilà des mesures prophylactiques qui vont réjouir tous ceux qui trouvent que les canards, y’en a marre !

UNE PRESSE SUBVERSIVE À CHARMOY-CITY ? - du 22 Septembre 2016

Un viaduc pour l'avenir (3)

Un viaduc pour l'avenir (3)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 février 2017 (J+2989 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Feuilleton 6

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Feuilleton 6
20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 07:39

DES FEUILLES ET DES NOTES - du 20 février 2017 (J+2987 après le vote négatif fondateur)

Les amateurs de feuilleton vont être déçus ! Ce n’est pas encore aujourd’hui que nous publierons la suite de notre feuilleton « Un viaduc pour l’avenir » !

À nos lecteurs, il faudra donc un peu de patience avant de connaître l’issue des souhaits des édiles visionnaires mis en scène par José Herbert, dans son ouvrage intitulé Signé la grande faucheuse paru en 2009 aux éditions ATRIA.

Il est vrai que José Herbert, en auteur avisé, a l’art et la manière de tenir le lecteur en haleine :

« Monsieur le Maire et le conseil municipal, lors de la séance mensuelle dans la salle des mariages, levèrent les yeux au ciel et virent en pensée Lourdes, Saint-Tropez, le Mont Saint-Michel, Rocamadour, le château de Versailles. La notoriété, la reconnaissance de milliers de touristes et l’argent s’accumulant dans les tiroirs de la mairie. »

UN VIADUC POUR L’AVENIR : 2ème ÉPISODE - du 16 février 2017

Mais j’y pense, certains de nos lecteurs, impatients de connaître la suite iront peut-être demander l’ouvrage à la bibliothèque municipale. Il paraît qu’à présent elle est ouverte !

NO LIBRARY À CHARMOY-CITY - du 6 novembre 2016

Si le bouquin s’y trouve, sûr alors, qu’il aura déjà été lu ! Du coup, il doit être très usagé ! Et ce détail, qui n’est pas sans importance, a lieu de nous inquiéter. Pourquoi ?

Si vous lisez la PQL vous aurez appris dans Le Bien Public de vendredi dernier 17 février que « La bibliothèque « ramasse » les feuilles mortes ». Avouez quand même que c’est un peu tard, à la veille du printemps ! Qu’importe ! Voilà quand même un beau titre à la Prévert, cet auteur dont les poèmes peuplent sans aucun doute les rayons de la bibliothèque.

Un conseil en passant : si vous voulez briller dans une docte assemblée, ne manquez jamais d’associer au nom de Prévert, celui d’inventaire. Cependant, Prévert, à faire des inventaires n’est pas le seul, car c’est aussi une tâche de bibliothécaire, mais encore à l’occasion un pensum pour quelques élus et ça, les curieux pourront le vérifier !

RHÉTORIQUE D’EN BAS, RHÉTORIQUE D’EN HAUT (2) - du 10 février 2017

Mais poursuivons notre lecture de l’article du Bien Public, avant d’en revenir au fameux bouquin. Sous le titre « La bibliothèque « ramasse » les feuilles mortes », on peut lire « le service municipal se lance dans une opération de « désherbage »».

« Feuilles mortes », « désherbage » On serait pas plutôt au service des espaces verts, à la « Villa des deux fleurs » ? Mais non, amis lecteurs, vous devez comprendre que l’article nous entraîne dans le monde imagé de la métaphore ! Après la métaphore ferroviaire, voici donc la métaphore horticole.

MÉTAPHORES FERROVIAIRES : DES LOCOMOTIVES DANS LA CAMPAGNE - du 18 février 2017

Le « désherbage » est en effet « la désaffectation de livres dont l’état ne permet plus d’être utilisés par le public » précise l’article. Du coup, notre bouquin, pourrait bien se retrouver dans le « placard contenant les livres destinés au pilon » que nous montre la photo. Au pilon ! pas au Fillon grand-père ! Fillon, tu sais bien qu’il est aux manettes de la locomotive de la Victoire, et qu’il a pas le temps de lire en ce moment !

Même pas le temps de lire les deux notes de lecture de Pénélope alias Pauline Camille ?

Pauline Camille ? Connais pas !

Pas possible ! Allez pas me dire que vous n’avez pas lu les deux notes de Pénélope ? Et n’allez pas penser, mauvais esprits, qu’il s’agirait de notes de frais salées, car il s’agit en fait de notes de lectures !

C’est vrai que c’est déjà une vieille affaire que tout le monde commence à oublier depuis que la locomotive de la Victoire s’est mise en marche !

Pourtant, le 26 janvier 2017 Marianne publiait un article intitulé « Voici les deux notes à 100 000 € de Pénélope Fillon pour la « Revue des deux mondes ».

L’article indiquait que « les preuves concrètes du travail effectué par Madame Fillon ne peuvent pour l'instant se résumer qu'à deux notes de lecture, publiées en septembre et octobre 2012 à la toute fin de la revue, sous le pseudonyme "Pauline Camille". Ces notes, les voici : la première fait 2.500 signes, s'étale sur deux colonnes et concerne un ouvrage du romancier Lucien Azay, récompensé par le prix de La Revue des deux mondes en 2012. La seconde, publiée le mois suivant, est encore plus courte : moins de 1.000 signes consacrés à l'essayiste William Marx, lui aussi sélectionné à l'occasion du même prix »

Voilà des feuilles qu’on commence à oublier. D’ailleurs, celles-là, elles risquent pas d’aller au « désherbage », vu que notre bibliothèque n’est plus abonnée depuis des lustres à la respectable revue ! Heureusement, car vu le prix qu’ont dit elles ont coûté c’eût été dommage de les pilonner. Non pas de les fillonner grand-père ! Ça suffit déjà bien de Fillon pour nous fillonner !

La seconde note de lecture de "Pauline Camille" concerne un ouvrage de William Marx, « Le tombeau d’Œdipe pour une tragédie sans tragique ».

Non rassurez-vous, bonnes gens, Pénélope n’est pas marxiste. La note, très courte, commence ainsi : « La quête de l’insaisissable vérité de la tragédie antique devient un beau plaidoyer pour avouer l’impossibilité de l’atteindre ».

Remplacez « tragédie antique » par « pantalonnade politique » et cette phrase vous apparaîtra soudain d’une actualité saisissante !

La conclusion de la note, à 20 lignes à peine de son début est tout aussi éclairante : « En concluant à notre incapacité à le connaître, Marx est mené à souhaiter « un congé bien mérité au concept du tragique » en faveur d’un abandon à la grâce de son mystère ».

Remplacez « concept du tragique » par fin mot de l’histoire et tout le monde sera content. Finalement ce Marx, il a du bon ! Et la glose de Pauline sur Marx, avouez quand même que c’est pas de la bibine !

Du coup, notre comité de lecture a décidé d’ouvrir gratuitement nos colonnes à Pauline Camille !

Aujourd’hui Claudi a invité Prévert et ses feuilles mortes dans le Square de la Revue du beau monde. Un square doré sur tranche, où le bel automne 2012 fut semble-t-il un âge d’or !

https://www.youtube.com/watch?v=_8ASku7_rnM

Mais vous savez, les petites notes, comme les feuilles mortes, « le vent du nord les emporte dans la nuit froide de l’oubli ». L’amnésie, n’est-ce pas le moteur d’une vraie démocratie ? Surtout depuis que Nicolas a ramassé la feuille morte François avant qu’elle ne soit balayée !

Des feuilles et des notes qu'on ramasse à la pelle

Des feuilles et des notes qu'on ramasse à la pelle

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 février 2017 (J+2987après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 07:59

MÉTAPHORES FERROVIAIRES : DES LOCOMOTIVES DANS LA CAMPAGNE - du 18 février 2017 (J+2985 après le vote négatif fondateur)

Il y a quelques années déjà, nous avions relevé les métaphores ferroviaires appliquées à notre hypermarché du Charmoy qui trône aujourd’hui dans la campagne en lieu des champs de maïs, et ce grâce au zèle et à la « discrétion » de qui vous savez.

Citons entre autres, à ce propos, deux articles du Bien Public renfermant de véritables perles ferroviaires.

Le 13 janvier 2011, grand titre : « AUXONNE. Pour mettre toutes les chances de son côté, la direction de Leclerc a modifié son offre. OUI À l’HYPER, NON AU BRICO ! » Dans l’article, on peut lire : « Désormais il y aura la locomotive avec le gros supermarché et comme wagons, les boutiques… ».

Le 20 janvier 2012, rebelote, la CNAC a viré de bord et le signal est passé au vert.

Le Bien Public titre alors « AUXONNE FEU VERT POUR LE PROJET LECLERC » et dans le corps de l’article le chef de gare annonce à présent : « …une véritable locomotive qui précédera l’installation d’un important aménagement touristique, avec des hôtels et des restaurants. »

L’hôtel du Charmoy, parlons-en !

MAGNATS, RETENEZ UNE SUITE À L’HÔTEL DU CHARMOY ! - du 11 février 2017

Peu de jours après, un train ministériel débarquait en grande pompe à Charmoy-City. L’évènement restera dans les annales, comme l’écrit notre premier édile :

« Le 31 janvier est une date qui restera dans les annales pour Auxonne. En effet, le premier ministre accompagné de 4 membres du gouvernement était de passage dans notre ville. Venant souder le dernier rail de la ligne à Grande Vitesse, François Fillon a tenu à rencontrer le conseil municipal. » (Inf’Auxonne N° 32 d’avril 2011 p. 1)

Nul ne supposait pourtant que, des années plus tard, Le Point titrerait : « Fillon : « La locomotive est lancée, rien ne peut l’arrêter, j’irai jusqu’au bout » (le Point du 17/02/17)

Voilà sans doute un article qui va réjouir Monsieur Guillaume Pépy qui annonce une grosse enveloppe et 300 emplois pour la région !

Dans un de nos articles, nous avions rapporté, il y a bien longtemps une gentille fable écrite par un bon père abbé injustement méconnu, l’Abbé Degré. Pas sûr qu’elle soit vraiment du goût de Monsieur Pépy et encore moins de Monsieur Fillon ! À relire !

UNE VÉRITABLE LOCOMOTIVE - du 02 novembre 2012

Aujourd’hui, Claudi met une pointe d’humour courtelinesque et bien entendu, un soupçon d’oignon, autour de la formidable citation du moment : « La locomotive est lancée, rien ne peut l’arrêter, j’irai jusqu’au bout »,

ACTUALITÉ DE COURTELINE, OU LE MINIBUS DE 9h47 - du 16 JUIN 2016

À plus tard, bien entendu, pour la suite de notre feuilleton « Un viaduc pour l’avenir » qui ne fait que commencer…

La locomotive est lancée, rien ne peut l'arrêter

La locomotive est lancée, rien ne peut l'arrêter

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 février 2017 (J+2985 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 07:44

UN VIADUC POUR L’AVENIR : 2ème ÉPISODE - du 16 février 2017 (J+2983 après le vote négatif fondateur)

Nous poursuivons aujourd’hui notre lecture de quelques morceaux choisis de l’ouvrage de José Herbert, cet « instituteur impertinent », intitulé Signé la grande faucheuse et paru en 2009 aux éditions ATRIA

Rappelons que Roméo et Juliette, « après moult recherches, [avaient trouvé] leur bonheur dans le fond d’une petite vallée. Une vieille bâtisse, bien conservée, s’adossant à la pente d’un côté, côtoyant la rivière de l’autre côté. »

Mais laissons José Herbert poursuivre son récit :

« Un jour, une rumeur, surgie de nulle part, comme toutes les rumeurs, s’infiltra furtivement, à petits coups de langue, d’abord au bistrot, sur la place publique, puis elle fila comme une traînée de poudre […]. Il paraîtrait que l’on construirait un viaduc au-dessus de la vallée. […] Cette rumeur fit le tour du village et alimenta les conversations, sur les [trottoirs du centre-bourg] et aux réunions du conseil municipal. »

Quand un projet est en route, c’est comme une bonne soupe qui mijote, il est difficile d’en cacher le fumet, même si l’on est d’un naturel très « discret ». Et le fumet d’une bonne soupe, ça excite les gros appétits, même s’il y a toujours quelques difficiles pour faire la fine bouche…. Et pourtant ce José Herbert il a l’art et la manière de vous mettre l’eau à la bouche

« Comme d’habitude en matière de polémique, les uns furent pour, disant que quelques emplois pourraient être créés à la sortie du viaduc, par exemple une auberge, à l’auberge du viaduc, pensa Monsieur le Maire, par exemple aussi un magasin de souvenirs, la supérette du viaduc, pensa derechef Monsieur le Maire, et il vit dans sa tête les étals garnis de petits fromages de chèvre, les cendriers, les pense-bêtes, les cadres, les poteries, les bracelets en bois ou en cuir, les pots de confiture, de miel, les bouteilles de rosé, tous ces produits estampillés par la représentation d’un viaduc miniature sur leur étiquette. Un artisanat local pourrait ainsi se développer. »

« Monsieur le Maire et le conseil municipal, lors de la séance mensuelle dans la salle des mariages, levèrent les yeux au ciel et virent en pensée Lourdes, Saint-Tropez, le Mont Saint-Michel, Rocamadour, le château de Versailles. La notoriété, la reconnaissance de milliers de touristes et l’argent s’accumulant dans les tiroirs de la mairie. »

Les paris sont ouverts, le développement est à l’ordre du jour et Monsieur le Maire voit déjà dans sa tête le viaduc (autrement dit, il a un viaduc entre les deux oreilles !), son auberge et sa supérette. De quoi attirer du monde et revitaliser le centre-bourg.

Quid à présent de Roméo et Juliette, les heureux acquéreurs d’« une vieille bâtisse, bien conservée » qui coulent des jours paisibles « dans le fond d’une petite vallée ».

Nous les retrouvons, promis juré, dans notre prochain épisode (À suivre)

 

Aujourd’hui, en supplément gratuit (notre rédaction ne fait pas de piges de luxe à la Revue du Beau Monde) :

Petit feuilleton de la campagne avec Guillaume Apollinaire : Le Bien Public publiait, hier 15 février, un article intitulé : « Alain Houpert appelle de nouveau au retrait de François Fillon ». À la fin de l’article on apprenait l’annulation d’un meeting de campagne prévu pour aujourd’hui à Saint-Apollinaire. Ce meeting devait être tenu par Thierry Solère, porte-parole de François Fillon.

Le Canard enchaîné (toujours lui) titrait hier, à propos de problèmes fiscaux supposés du héraut de Monsieur Fillon : « La justice lance un missile Solère sur la campagne de Fillon » et pour faire bonne mesure, le journal indiscret, rapportait la remarque faite par Nadine Morano le « 9 février à 11 heures » à la sortie de la « buvette de l’Assemblée nationale » aux deux Éric, Woerth et Ciotti : « Fillon, il est en train de transformer notre parti en secte du Temple solaire [N.D.L.R. secte suicidaire] »

Les mânes du poète Apollinaire, qui aimait le camembert et les calembours, et qui n’était pas un saint mais un courageux artilleur ont dû en être troublées. Il est vrai que Guillaume était dans l’artillerie de campagne et pas dans l’artillerie sol-air, les ceusses qu’on appelle les pisse-en-l’air. En 1915, dans la campagne de Champagne qu’il faisait au trop et au galop, il ne faisait pas de grands discours creux, mais de touchants poèmes :

« ... J’ai tant aimé les Arts que je suis artilleur

Il a bien fait mauvais aujourd’hui c’est meilleur

J’ai sur un grand cheval fait six heures de route

Genoux en sang mais que voulez-vous que ça foute

Tant d’hommes sur le front meurent en ce moment

Que c’est un vrai plaisir de saigner seulement

L’artillerie est l’art de mesurer les angles

Et l’équitation de bien serrer les sangles

L’art du canon est l’art de tout bien mesurer

Avec l’astronomie on le peut comparer

Voilà tout le secret de la guerre où nous sommes

Le reste est dans la joie et la vertu des hommes ... »

Guillaume Apollinaire, Poèmes épistolaires (1915)

Eh oui ! Mon brave Guillaume, comme tu dis « Le reste est dans la joie et la vertu des hommes ». Tu galopais alors, traînant ton canon dans le creux des sillons de la campagne. Guillaume, mon brave Guillaume, je crois qu’aujourd’hui, on est bien mal partis !

Un viaduc pour l'avenir (2)

Un viaduc pour l'avenir (2)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 16 février 2017 (J+2983 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Feuilleton 6

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Feuilleton 6
14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 08:07

UN VIADUC POUR L’AVENIR : 1er ÉPISODE - du 14 février 2017 (J+2981 après le vote négatif fondateur)

C’est aujourd’hui la Saint-Valentin, une journée du Cœur pour tous les amoureux, un jour idéal pour démarrer notre feuilleton. Sur le chapitre du Cœur, nous avions déjà évoqué, dans un précédent article, « Un moulin du Cœur au Canton de Saint-Amour », un titre à faire battre les cœurs.

https://www.youtube.com/watch?v=dozmiHL9bIs

PARU À LA BIBLIOTHÈQUE IMAGINAIRE DE CHARMOY-CITY - du 13 janvier 2017

« Un moulin du Cœur au Canton de Saint-Amour » un titre de roman rose mâtiné de dictionnaire des communes qui faisait s’interroger le quidam dubitatif : « Dis, Chantecler, c’est pas plutôt Delly qui l’aurait écrit ton inédit ? Ou un secrétaire de mairie ? »

Il ne croyait pas si bien dire ! En effet, coïncidence troublante, pour notre feuilleton d’aujourd’hui, c’est un secrétaire de mairie, que nous avons découvert depuis, qui nous inspirera et nous prêtera largement sa plume tout au long de passionnants épisodes !

Permettez-nous donc tout d’abord une petite présentation, de ce secrétaire de mairie très inspiré et très inspirant. Oui, ça existe, un secrétaire de mairie avec l’humour en prime ! Une prime ? Tiens donc ! Tonton, pourquoi tu tousses, manquerais-tu d’humour ?

C’est au fil de notre butinage littéraire, le seul que l’on puisse pratiquer en cette saison, que nous avons donc découvert L’instituteur impertinent. Un enseignant impertinent, c’est assez rare, mais ça existe, du moins se je me fie à mon parcours personnel.

Pas vrai, chère Marie-France, toi qui te plaignis, en un autre siècle, de ma lettre « irrévérencieuse » ? « Irrévérencieuse » ! Mazette ! Il est vrai qu’elle était mieux balancée (la lettre) et surtout mieux rédigée que la laborieuse copie de ton rapport d’inspection !

N’ayez pas peur, je ne vous raconterai pas ma vie, et vous dirai seulement deux mots de celle de L’instituteur impertinent.

José Herbert, c’est son nom, est un auteur original. Selon « Babélio », dans son livre L’instituteur impertinent, José Herbert « instituteur et secrétaire de mairie pendant presque trente ans, […] nous livre ses souvenirs sur un ton tout à la fois drôle et tendre, toujours sincère, souvent impertinent ».

Les grands esprits se rencontrent : enseignant je le fus, secrétaire de mairie, ne le suis-je pas en quelque sorte depuis quelques années dans ce blog, bien que sur un mode peu orthodoxe. Un secrétaire en négatif, en quelque sorte !

La prose volontiers impertinente de José Herbert a donc tout pour nous plaire… Surtout quand elle vient croiser les thèmes de notre blog, dans des coïncidences, fortuites il est vrai, mais qui touchent le Cœur et peuvent se révéler, à l’occasion, troublantes.

Au-delà de notre volonté de faire découvrir à nos lecteurs un auteur sympathique et qui ne manque pas d’imagination, voilà ce qui nous a incité à emprunter à notre collègue quelques passages tirés de son ouvrage Signé la grande faucheuse paru en 2009 aux éditions ATRIA.

De cet emprunt avoué, largement commenté et remis en perspective, nous avons tiré un petit feuilleton, illustré comme il se doit !

Pour aujourd’hui, nous nous en tiendrons aux prologues narrant l’histoire d’un couple d’heureux acquéreurs. Mais laissons la parole à José Herbert :

« Les amoureux, après moult recherches, trouvèrent enfin leur bonheur dans le fond d’une petite vallée. Une vieille bâtisse, bien conservée, s’adossant à la pente d’un côté, côtoyant la rivière de l’autre côté. Ce fut le coup de foudre pour ce havre de paix […]. Le notaire reçut peu de temps après, solennellement, les consentements et le couple s’installa avec ses pénates dans ce lieu enchanteur, à l’abri des turbulences, en communion avec la nature, si généreuse dans ce petit coin de paradis. »

« Les journées se passaient on ne peut plus simplement. Roméo cultivait son jardin ou pêchait dans le ruisseau qui jouxtait sa propriété. […]. Juliette assurait la bonne tenue du foyer, s’essayait à la cuisine locale, faisait des mots fléchés l’après-midi, papotait avec ses voisines ensuite. »

https://www.youtube.com/watch?v=xRjCDF0tUEg

Comme le ruisseau au fond de la petite vallée, les heureux occupants du « havre de paix » coulent des jours paisibles … mais la marche inexorable du progrès va faire irruption dans ce bonheur sans histoires. À suivre…

Dernière minute : Le Bien public titrait ce matin « AUXONNE ASSOCIATION L’année sera encore bien sportive ». Sur la photo, devant une équipe associative juvénile et affûtée, la preuve tangible et irréfutable du titre ‒ olympique ‒ de l’article : en bleu et blanc, le panneau « Ville Active & Sportive ».

Et si l’amour était un sport ? Et les amoureux que l’on fête aujourd’hui, des sportifs à part entière ? Alors à quand le panneau « Ville Amoureuse ». Imaginez donc : du sport, de l’amour et des fleurs !

Un viaduc pour l'avenir (1)

Un viaduc pour l'avenir (1)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 14 février 2017 (J+2981 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Feuilleton 6

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Feuilleton 6
13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 07:21

DES GODILLOTS DANS LA CAMPAGNE - du 13 février 2017 (J+2980 après le vote négatif fondateur)

Empruntons un instant la plume de Martin Heidegger commentant Les Souliers peints par Vincent Van Gogh, une toile représentant une paire de souliers vraiment très fatigués :

« Dans l'obscure intimité du creux de la chaussure est inscrite la fatigue des pas du labeur. Dans la rude et solide pesanteur du soulier est affermie la lente et opiniâtre foulée à travers champs, le long des sillons toujours semblables, s'étendant au loin sous la bise. Le cuir est marqué par la terre grasse et humide. Par-dessous les semelles s'étend la solitude du chemin de campagne qui se perd dans le soir […] » (Extrait de M. Heidegger Chemins qui ne mènent nulle part (Gallimard))

Nous ne donnons qu’un court extrait. Comme quoi, une paire de vieux godillots déformés peut inspirer superbement un philosophe pas toujours politiquement correct, qui copina néanmoins avec la jeune Hannah Ahrendt, son élève, pendant que la légitime dame Heidegger, femme au foyer, tricotait des chaussettes pour le maître …

Ce n’est ni à ces godillots, ni à cette campagne « des sillons toujours semblables, s'étendant au loin sous la bise » que notre titre fait référence.

Revenant au thème de notre précédent article et de sa « revue de détail », c’est des godillots réglementaires et d’une campagne médiatico-publicitaire que nous dirons deux mots aujourd’hui.

RHÉTORIQUE D’EN BAS, RHÉTORIQUE D’EN HAUT (2) - du 10 février 2017

Alexis Godillot (1816-1893), fabricant de fournitures militaires et grand copain de Napoléon III a donné son nom aux brodequins de nos pioupious et de nos poilus.

Godillot, nom aujourd’hui plutôt oublié, fut un temps très employé dans Le Canard Enchaîné (encore lui !), et pour cause, il désignait les parlementaires gaullistes, soutiens sans faille du Général, marchant comme un seul homme et pour un seul homme, qui constituaient ainsi le « parti godillot ».

https://www.youtube.com/watch?v=rlNK3vtwmDI

Par les temps qui courent, l’humour s’est fait la malle, mais l’expression a repris tout son sens dans les sillons de la campagne. Parions donc que dans la collection de printemps, le « godillot » sera sans doute très prisé, sinon primé !

À propos, côté logo, Claudi a fait du bon boulot, et pour pas un rond, mon colon. C’est que Claudi, en matière de logos, il travaille pas aux tarifs de la Région, qui tapent bonbon !

Les passionnés de Formule 1 seront peut-être un peu déçus, ça c’est couru, mais dans l’écurie à Claudi, on fait pas de grand chichi hors de (grand) prix. Chez Claudi, quand c’est parti, mon kiki, on dit tout bonnement : « Hue ! Cocotte ! ». Voilà comment faire de vraies économies dans le pays sans monter au compte-tours sur ses 750 chevaux !

Des godillots dans la campagne

Des godillots dans la campagne

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 13 février 2017 (J+2980 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Figures libres

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 07:52

DE PLUS EN PLUS D’AFFAIRES, MAIS DE MOINS EN MOINS DE BOUTIQUES - du 12 février 2017 (J+2979 après le vote négatif fondateur)

Alors que le rideau se lève tous les jours sur de nouvelles affaires, « les rideaux se baissent dans nos centres-villes ».

« Les rideaux se baissent dans nos centres-villes », tel était en effet le titre d’un grand article en double-page du Bien Public d’hier 11 février.

À ce phénomène général, bien que selon des modulations locales diverses, des causes complexes d’ordre économique, démographique ou commercial sont à attribuer. Parmi ces causes, la concurrence inégale entre les grandes métropoles prospères et les zones rurales paupérisées, celle, indéniable et récurrente, entre grandes surfaces périphériques et commerce traditionnel de centre-ville, enfin l’avènement du e-commerce, brochant sur le tout.

Dans un encart « AUXONNE Val de Saône » du n° 190 de Pays Dolois de février 2017, la Présidente de l’UCIAA (Union Commerciale, Industrielle et artisanale d’Auxonne), Fabienne Moreau traduit avec une certaine justesse la complexité des facteurs qui fragilisent localement le commerce de notre centre-ville : « Pour beaucoup, la situation dans le commerce est compliquée » […] « Les chiffres sont en baisse mais on ne peut savoir s’ils sont réellement liés à l’arrivée de l’hypermarché Leclerc. En effet la conjoncture joue pour beaucoup, tout comme le développement d’internet » […]. Pour tenter de remédier à ces difficultés « certains essayent de proposer d’autres services [livraisons, conseil, produits locaux, horaires élargis] »

À propos des festivités de fin d’année et du marché de Noël qui a connu cette année un succès « mitigé », la présidente déclare : « Désormais, il n’y a plus de règles concernant les jours calmes et les jours d’affluence . Les gens achètent vraiment au coup par coup, et surtout, ils attendent le dernier moment ».

En résumé, une situation fluctuante et imprévisible sur fond de conjoncture économique défavorable, et quoi qu’on en dise, de concurrence des grandes surfaces, même si celle-ci est difficile à chiffrer. Pour terminer, l’environnement urbain local ne se révèle pas être un facteur d’attraction évident, et selon Fabienne Moreau « le gros point est la voirie à améliorer, tout comme la propreté ».

Dans ce même encart, le maire d’Auxonne, interviewé, arrondit les angles et dresse un tableau apaisé et confiant dans l’avenir d’Auxonne. À propos du projet de revitalisation du centre-ville il conclut : « C’est un projet qui nous engage sur 5, 10, voire 15 ans. Le programme définitif pourrait être établi à la fin de l’été et les priorités en septembre. Je sens une certaine émulation autour de ce dossier. » Voilà un sentiment fort encourageant, attendons les bilans. Qui vivra verra…

À la question « Comment voyez-vous l’avenir ? » notre premier édile apporte une réponse optimiste, reprenant pour finir son projet d’échanges avec Dole.

Ce tropisme dolois, cet appel du Jura, cet attachement à la cancoillotte, notre premier édile, avec son opportunisme habituel, ne manque jamais de l’exprimer chaque fois qu’en sandwich entre deux publicités, il glose dans les gratuits comtois.

LE COMTÉ EST EN PROMO (AVEC OU SANS ÉTIQUETTE)- du 30 octobre 2013

CHARMOY-BEACH - du 6 juin 2014

LIGNE DE CHARME - du 15 JUIN 2014

Encore une fois, en bon partisan de la fusion bourcomtoise, guignant vers la fondue jurassienne, notre premier magistrat n’aura pas manqué de faire preuve de son esprit d’à-propos.

Mais à propos d’à-propos, cette fois, Monsieur Langlois ne nous parle plus du Charmoy, l’objet chéri de son pari moisi. Vous vous rappelez :

« Notre pari est de dire : si nous avons une grande surface, cela va attirer du monde, si les gens viennent à la grande surface, ils peuvent en profiter pour faire d’autres courses, d’autres achats sur la ville. C’est effectivement le point de désaccord avec l’Union commerciale qui, elle, pense plutôt qu’il y aura évasion. »

UNE MINUTE 38 DE BONHEUR ( 3ème épisode) - du 31 OCTOBRE 2014

Pour changer un peu du sport, dont ils sont quelque peu ragoués, nos petits lapins du CMJ sont allés pour une fois au théâtre. Émus, ils ont vu le rideau tomber et les ombres s’étendre sur leur centre-ville familier qui n’est pas encore revitalisé !

Eh oui ! relever des rideaux, c’est parfois plus compliqué que de lever de la fonte ou que de faire des pompes !

Baisser du rideau à Charmoy-City

Baisser du rideau à Charmoy-City

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 février 2017 (J+2979 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 10:39

MAGNATS, RETENEZ UNE SUITE À L’HÔTEL DU CHARMOY ! - du 11 février 2017 (J+2978 après le vote négatif fondateur)

Le Bien Public de ce matin consacrait une pleine page à un article intitulé « Hôtellerie : le « Monopoly » auxonnais », sous la plume d’Olivier Capron.

Ce « Monopoly », concernant la vente annoncée de deux hôtels d’importance que nos lecteurs découvriront dans l’article, n’a rien à voir avec un autre « Monopoly » évoqué sur le site facebook du groupe « Une dynamique pour Auxonne » qui titrait le 22 novembre 2015 « Le Maire joue au Monopoly » et dont nous nous permettons cette citation :

« Raoul Langlois, plutôt que de rénover les biens existant dans la commune qui ont aujourd'hui tendance à tomber en ruine ( ancien Greta, maison rue Guebriant...) préfère acheter à nouveau un bâtiment pour 186000 € (hors frais de notaire).

Ce bâtiment semble être vendu bien chèrement par rapport à ce qu'il est et n'est certainement pas une priorité aujourd'hui.

À croire que Raoul Langlois prend la ville pour un jeu de Monopoly en taille réelle.

Une bonne gestion de parc immobilier passe par une saine et bonne gestion de son entretien. La commune ne peut aujourd’hui, si la situation financière par la baisse des dotations d'Etat est si dramatique que semble le faire croire Raoul Langlois, acheter un bâtiment qu'il faudra rénover, mettre aux normes d'accessibilité, payer les taxes et les frais de fonctionnement.

Nous sommes opposés à l'achat de ce bâtiment.

Nous sommes persuadés que la bonne utilisation des fonds publics doit se faire avant tout pour l'entretien des bâtiments existant sans alourdir le parc immobilier par de nouveaux achats. La fièvre acheteuse n'a pas sa place dans une bonne et saine gestion communale.»

La fièvre préemptrice et péremptoire qui s’est déclarée en 2016 à propos de la zone du Charmoy devait venir confirmer la politique monopolistique immobilière du Monopoly de Monsieur le Maire sur le Charmoy. De quoi réjouire le clerc… de notaire et mesdames et messieurs les avocats !

CHARMOY : QUI BLOQUE ET QUI DÉBLOQUE ? - du 29 Septembre 2016

Et nous en arrivons de Monopoly en hôtel et d’hôtel en Monopoly à l’hôtel du Charmoy, ce serpent de mer (non pas de maire grand-père !) encore une fois évoqué dans un encadré de l’article du Bien Public de ce matin !

Comme il est dit dans cet article, « l’absence supposée d’un hôtel de « grande capacité », pouvant accueillir un bus entier » a bien été pointée lors de la réunion d’information du 25 janvier dernier sur le SCoT.

À noter, comme ne le précise pas l’article, que lors de cette réunion, la nouvelle présidente de la com’com CAP Val-de-Saône avait souligné en substance que de récentes études indiquaient pour notre zone l’existence d’un tourisme de passage à dominante familiale, d’une journée et généralement sans nuitée.

Le document « SCoT Diagnostic stratégique janvier 2016 » précise (p. 107) : « le tourisme du territoire s’avère […] fortement apparenté à un tourisme de passage, les principaux sites touristiques étant visités sur le chemin de l’allée [sic] et /ou du retour de vacances des touristes étrangers (allemands, belges, … )»

À notre sens, ces informations s’appuyant sur des données récentes ne semblent pas militer fortement en faveur de la construction d’un hôtel de « grande capacité ».

Même si le projet d’un tel hôtel a une longue histoire dans les projets de notre maire comme des édiles prédécesseurs de sa famille politique, il ne semble pas loin de n’être plus à présent qu’un argument immobilier commode, mais surtout une vieille lune obsolète.

PRÉEMPTEZ DÈS MAINTENANT VOTRE CHAMBRE À L’HÔTEL DU CHARMOY ! - du 12 décembre 2016

À défaut de retenir une suite à l’Hôtel du Charmoy, vous pourrez toujours faire un tour à l’Hôtel de Ville !

Hôtel du Charmoy, un hôtel sans suite

Hôtel du Charmoy, un hôtel sans suite

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 11 février 2017 (J+2978 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 07:20

RHÉTORIQUE D’EN BAS, RHÉTORIQUE D’EN HAUT (2) - du 10 février 2017 (J+2977 après le vote négatif fondateur)

La rhétorique est la meilleure et la pire des choses. Dans le meilleur des cas, c’est l’art de l’éloquence mais plus habituellement le mot désigne la matière des grands discours, de leurs enflures et de leurs emphases. L’éloquence pure d’un Bossuet pour le meilleur, et la com de nos tribuns du jour pour le pire.

Dans notre dernier article nous avions étudié le recours au verbe « décupler », fréquent dans les discours conquérants ou vengeurs. Il arrive cependant, même aux plus grands discours, de s’égarer dans les sentiers étroits de la revue de détail.

Et ce, quand des questions pressantes ou indiscrètes les y ont honteusement ou lâchement fourvoyés. Il ne s’agit plus alors de décupler, mais de décortiquer, de démêler, de débrouiller. En un mot, de faire le tri dans la boîte à outils, mon kiki ! Et le diable est dans les détails !

Ainsi, dans notre France profonde, pouvait-on lire dans le Procès-verbal du Conseil municipal du 7 novembre 2016 en page 23 cette réponse de Monsieur le Maire interrogé sur le rôle et les attributions de sa 2ème adjointe.

« Le rôle de la 2ème adjointe.

En résumé les objectifs vont être de penser « intergénérationnel » avec les partenaires locaux. Ce n’est pas nécessairement de faire soi-même. Il s’agit d’aider ceux qui ont besoin, faire participer, impliquer, améliorer la qualité de vie quotidienne de chacun et construire pour l’avenir un projet de ville solidaire. Ce que j’appelle « Auxonne Vie quotidienne » pour raccourcir le terme coordonnera avec des partenaires, des actions de sensibilisation, de prévention auprès des Auxonnais, notamment, quelques éléments, mais ce n’est pas limitatif, je passe tous les détails, l’alimentation, les vaccinations, les premiers secours – il y a des spécialistes, ça peut être la santé bucco-dentaire, ça peut être la santé la prévention des cancers, et c’est aussi l’interlocuteur privilégié auprès des personnes handicapées, dont on aura prochainement une commission sur le handicap. C’est aussi des informations pour améliorer la vie quotidienne des habitants. [N.D.L.R. : suit un inventaire d’une quinzaine de lignes, dont nous vous ferons grâce, concernant : les changements de fenêtres, les déménagements, les vide-maisons, la surveillance, les problèmes de voisinage, la fête des voisins, l’accueil des nouveaux habitants]. »

Visiblement, et quoi qu’on en pense, la France d’en haut, ne semble pas épargnée par cette nouvelle manie inquisitrice, mais comme dit la dernière raffarinade d’hier « il n’y a pas de bon président sans cicatrices ». On a l’œil à Chasseneuil ! Jean-Pierre plus le Futuroscope, voilà du vrai cinémascope !

Ces cicatrices sont sans doute celles laissées, non par une matraque télescopique, mais par un bien fastidieux exercice, celui de l’inventaire auquel devait se livrer contraint, lundi dernier, le leader de la campagne LR à propos des attributions de son épouse-collaboratrice :

« […] on qualifie cet emploi de fictif.

Je vois et j’entends aujourd’hui tous les prétendus experts décréter ce que doit ou ne doit pas faire un collaborateur parlementaire.

Tous les élus savent bien que ce métier recouvre les tâches les plus diverses. Ils savent qu’il ne s’est jamais limité, et qu’il ne peut pas s’arrêter, à l’élaboration des lois dans des bureaux à l’Assemblée Nationale, à Paris.

Surtout, ils savent que ce métier est fait de tout un tas d’actions modestes, souvent accomplies par le collaborateur parlementaire dans l’ombre, parfois seul, et qui peuvent paraître anodines à certains, mais qui sont indispensables à la démocratie locale.

Pendant toutes ces années, mon épouse a pris en charge des tâches simples mais essentielles.

C’est elle, avec ma secrétaire, [S.F.], qui a géré le courrier que l’on m’adressait.

C’est elle aussi qui a tenu mon agenda.

Pour les événements locaux, les inaugurations, les manifestations sportives et culturelles, les remises de décorations, c’est elle qui a travaillé sur mes interventions dans la Sarthe.

Elle m’a représenté dans des manifestations culturelles locales.

C’est encore elle qui a reçu et renvoyé vers les entreprises de la région les CV et les demandes d’emplois que les Sarthois m’adressaient.

C’est toujours elle qui a traité les réclamations de ces derniers lorsqu’ils rencontraient des difficultés administratives.

Et la liste de ce qu’elle a fait ne s’arrête pas là. »

Moralité, du haut en bas, dans notre beau pays, paradis chéri de la grande distribution, le métier d’élu se perd, gâché qu’il est par une épicerie de détail au petit pied !

Peut-on imaginer le Général de Gaulle sommé de se livrer à de tels inventaires ! Soumis à ces revues de détail, quand l’adjudant, soupçonneux, vient passer son index ganté de blanc sur le haut de l’armoire ! Et comme par hasard l’en retire tout noir !

Une dernière remarque pour terminer, certains élus de la France d’en bas peuvent se montrer à l’occasion, quant à leurs régales prérogatives, plus pointilleux qu’une France d’en haut se confondant volontiers en plates excuses en promo. À preuve, cette autre réponse de notre premier édile faisant suite à la précédente citée plus haut (Procès verbal du Conseil municipal du 7 novembre 2016, page 23) :

En ce qui concerne le bilan demandé [N.D.L.R. le bilan des actions de la deuxième adjointe pour les 6 derniers mois], il est clair que je ne répondrai pas à cette question, les adjoints délégués sont sous ma responsabilité, les adjoints n’ont de comptes à rendre qu’au Maire. Le Maire rend ensuite des comptes au Conseil Municipal, bien que ça se passe entre autres par le biais du vote du compte administratif, en mon absence, donc voilà ce que je pouvais répondre à cette troisième et dernière question ».

C’est clair ! (hum ! hum !) Vous avez bien compris ! « les adjoints n’ont de comptes à rendre qu’au Maire. Le Maire rend ensuite des comptes au Conseil Municipal, bien que ça se passe entre autres par le biais du vote du compte administratif, en mon absence » Ganz klar ! Alles in Ordnung ! Circulez, donc ! Y’a rien à voir !

Revues de détail

Revues de détail

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 février 2017 (J+2977 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions