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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
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8 mai 2019 3 08 /05 /mai /2019 18:14

CHARMOY-CITY : CHAMPDÔTRE UN VOTE QUI FAIT QUESTION - du 8 mai 2019 (J+3794 après le vote négatif fondateur)

    J’assistais hier soir au Conseil communautaire n° 2019/04 de la CAP-Val de Saône à la salle des fêtes de Champdôtre et je me sentais public incongru dans une sorte de conclave, auquel il ne manquait que la fumée blanche ou noire.

         Je m’y étais déplacé, aimablement covoituré par le conseiller Wilfried (qui n’est pas conseiller communautaire) avec qui je constituais donc le rare public, à l’effectif duquel il convenait d’ajouter encore quelques élus locaux de Champdôtre.

     Citoyens apathiques ou indifférents il est temps que vous alliez assister aux conseils de vos élus !

     Je m’étais déplacé pour assister à un vote dont je ne connaissais encore ni la nécessité, ni les modalités, ni les arcanes, mais dont l’objet, néanmoins ne pouvait laisser indifférent en moi le rédacteur de Chantecler, rapporteur pointilleux et contempteur acerbe depuis bientôt dix ans des fourberies langloisiennes au Charmoy.

     J’avais préalablement annoncé ce vote dans mon article d’avant-hier.

CHARMOY-CITY : QUAND LE SALUT VIENT DE CHAMPDÔTRE - du 7 mai 2019

    Aujourd’hui, ayant consulté la convocation officielle au Conseil communautaire n° 2019/04 de la CAP-Val de Saône à la salle des fêtes de Champdôtre dont le conseiller Wilfried m’a aimablement passé un exemplaire, j’ai pris connaissance du texte définissant ce vote. J’en fais partager la connaissance à mes bons lecteurs

     J’avoue ne pas avoir tout compris de ce texte, mais j’œuvrerai rapidement à parfaire ma compréhension dans l’intérêt de mes bons lecteurs.

    Hervé Guibert, pour changer un peu de Proust, coqueluche et fétiche de nos passionnés charmoysiens, Hervé Guibert dis-je, quand il vivait encore, écrivit Le protocole compassionnel.

     Si je devais maintenant rendre compte de la présentation, du déroulement et de la réception-interprétation du vote d’hier soir, j’intitulerais mon compte-rendu : Le protocole confusionnel.

     Voilà pourquoi, prudemment, je n’en dirai rien pour le moment attendant que l’affaire se décante et que ses implications relativement à la prochaine CDAC soient plus amplement précisées.

     Au fait cette CDAC aura lieu le 27 mai prochain. Nous attendons avec impatience la publication officielle de son ordre du jour.

     Rappelons en attendant l’ordre du jour officiel de la précédente du 21 décembre relative au même projet.

   Le libellé est clair : Extension de l’ensemble commercial E.LECLERC

    N’en déplaise à notre premier édile et à son adjointe à l’urbanisme multicarte ânonnant hier soir, sans grand talent, leurs arguments dilatoires visant à  travestir cette réalité, pourtant officiellement libellée.

    Mais tout cela est une très vieille histoire. Le fil rouge des deux mandats Langlois, c’est bien clair,  c’est  tout pour Leclerc au Charmoy !

    Avec les conséquences délétères pour le territoire ! Et les retours de bâton !

CHARMOY-CITY : NAGUÈRE CAVALIER SEUL, À PRÉSENT « ISOLÉ » - du 21 janvier 2017

     Le centre-ville pompé par la zone périphérique attend une revitalisation hypothétique dans une atmosphère de déréliction et de délinquance endémique (voir Le Bien Public du jour et la la page Auxonne Info - Actus & Débats). D’accord mais le Charmoy sera bientôt à 7000 m! Merci Raoul ! Merci Nathalie ! Et pourquoi pas aussi merci Proust le nouvel otage et faire-valoir de nos cultureux passionnés !

CHARMOY-CITY : FLACHE RIMBALDIENNE ET FLAQUES PROUSTIENNES - du 4 mai 2019

    Il semble bien qu’au centre-ville, rue du Bourg comme ailleurs, on « laisse pisser » !

     Claudi fête l’Armistice (rassurez-vous, pas avec Raoul !) et recycle une vieille image pleine de vérité !

    Pour les fanas d’histoire et ceux qui ne comprendraient pas tout :

DIX ANS D’HISTOIRE DU CHARMOY OU LE CHARMOY POUR LES MULES ÉDITION 2018- du 19 novembre 2018

 

le Charmoy à la manière de Collodi

le Charmoy à la manière de Collodi

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 08 mai 2019 (J+3794 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Billet d’humeur

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Billets d'humeur
7 mai 2019 2 07 /05 /mai /2019 03:00

CHARMOY-CITY : QUAND LE SALUT VIENT DE CHAMPDÔTRE - du 7 mai 2019 (J+3793 après le vote négatif fondateur)

    Chacun se remémore qu’en juin  2018, un Malpasset local fut évité de peu grâce à la « solidarité ».

     Rappelons l’évènement en ce monde amnésique, consommateur trop chiche de « madeleines de Proust » !!!

     Début juin 2018, sous l’effet des conditions météorologiques et, à ce qu’il paraît, d’un sabotage, le bassin n° 4 (ruisseau des Crochères-Champ de Tir) » situé à droite de la route de Moissey, en quittant Auxonne, au lieu-dit « Le Pays Neuf »  s’étant rempli jusqu’à déborder était promptement vidé, dans un élan de solidarité, grâce à la pompe de Champdôtre !

   Les faits avaient alors été largement évoqués tant dans la presse locale que dans la Tribune libre « passionnée » d’Inf’Auxonne n° 61 de juillet 2018

   Notre blog n’avait pas manqué alors de faire un tour « Du côté du bassin écrêteur » et de jeter un regard nouveau sur un lieu trop méconnu des charmoysiens…

ALBUM CHARMOY-CITY : DÉBORDEMENTS EN TOUS GENRES 

   Il se trouve que ce soir le Conseil communautaire de la CAP Val de Saône tiendra son assemblée à Champdôtre.

   Les conseillers seront consultés à propos de la prochaine CDAC.

    Encore une CDAC ! Mais qu’est-ce que tu nous chantes là !??

   Mais oui, une réplique de la CDAC du 21 décembre dernier. Même si hier encore, l’ordre du jour n’en était toujours pas publié sur le site officiel de la Préfecture 21.

     Peu importe, Chantecler, l’a depuis longtemps annoncée. Nos lecteurs sont toujours bien informés !

CHARMOY-CITY : LE CLAIRON DU CHARMOY REMONTERA D’ABORD EN CDAC - du 15  avril 2019

     On connaît l’histoire et les conséquences délétères de la précédente CDAC.

    Aux termes de deux mois de bouderies et de soubresauts, un tract comminatoire, vint finalement inonder, de sa prose indignée, les boîtes aux lettres des bons Charmoysiens, qui n’y comprirent rien !

    Ce soir, Raoul, défenseur indéfectible, inlassable et insurpassable des projets et des visées d’une grande enseigne au Charmoy depuis dix ans,  plaidera sans doute à Champdôtre…Il n’est pas Picard pour rien !

      Trouvera-t-il en ces lieux accueillants – comme il trouva en juin 2018 le secours de la pompe contre les saboteurs de vanne de tout poil – un secours providentiel contre les empêcheurs de CDAC de tourner en rond ???

    Et pourra-t-il alors invoquer à nouveau, la main sur le cœur, et des trémolos dans la voix,  la solidarité communautaire ?

    Espérons tout de même que rien n’est moins sûr !

    Car il est temps, qu’au Charmoy le vent tourne, pour les ailes des moulins, comme il a déjà tourné !

CHARMOY-CITY : SUITES RÉCENTES D’UNE PRÉEMPTION SUR LA ZONE DU CHARMOY - du 07 mars  2019

 

 

Dernière minute : À propos de moulins, semblant encore ignorer la question de la CDAC qui revient, la page facebook  Auxonne Info - Actus & Débats aborde ce matin la question d’un ancien projet d’éoliennes et lance dans le vent un sondage sur le sujet.

    Un petit clin d’œil, pas à Proust cette fois, mais à Don Quichotte vous propose la relecture d’un article encore très intéressant avec une illustration qui ravirait pour le coup Auxonne Info - Actus & Débats

AU CHARMOY, DES MOULINS À VENT OU DES HYPER-GÉANTS ?  - du 02 janvier 2017

Charmoy-City, la solution est-elle encore à Champdôtre

Charmoy-City, la solution est-elle encore à Champdôtre

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 07 mai 2019 (J+3793 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Figures libres

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
6 mai 2019 1 06 /05 /mai /2019 03:00

CHARMOY-CITY : DU GRAND HÔTEL DE BALBEC À L’HÔTEL DU CHARMOY - du 6 mai 2019 (J+3792 après le vote négatif fondateur)

    Les cinéphiles se souviennent sans doute du Grand Hôtel des Bains du Lido de Venise et des scènes somptueuses que Luchino Visconti y a tournées dans son film Mort à Venise, adaptation de la nouvelle de Thomas Mann publiée en 1912.

 

   Cette esthétique et cette étiquette des grands hôtels de « La belle Époque », Proust la restitue sur un mode sociologique dans la deuxième partie d’À l’ombre des jeunes filles en fleurs, intitulée Noms de pays : le pays. Son objet d’étude et d’inspiration est le Grand Hôtel de Cabourg, devenu pour les besoins de la fiction le Grand Hôtel de Balbec.

    Donnons ici quelques aperçus variés et parfois saisissants du discours proustien sur ce Grand Hôtel de Balbec.

(nos citations sont extraites de Marcel Proust À la recherche du temps perdu / À l’ombre des jeunes filles en fleurs / Noms de pays : le pays, Gallimard, Bibliothèque de La Pléïade, tome II, 1988 et non prises sur des sites de presses ou de cartes postales pour « lettrés »)

 

« Mais combien ma souffrance s’aggrava quand nous eûmes débarqué dans le hall du Grand Hôtel de Balbec, en face de l’escalier monumental qui imitait le marbre, et pendant que ma grand-mère, sans souci d’accroître l’hostilité et le mépris des étrangers au milieu desquels nous allions vivre, discutait les « conditions » avec le directeur, sorte de poussah à la figure et à la voix pleine de cicatrices […], au smoking de mondain, au regard de psychologue prenant généralement, à l’arrivée de l’« omnibus » [N.D.L.R. Chantecler : sorte de diligence conduisant les clients de la gare à l’hôtel, comme il en existait alors à Auxonne pour l’Hôtel du Grand Cerf], les grands seigneurs pour des râleux et les rats d’hôtel pour des grands seigneurs » (Op.cit., p. 23)

 

« À peine commencions nous [le narrateur (Proust) et sa grand-mère] à déjeuner qu’on vint nous faire lever sur l’ordre de M. de Stermaria, lequel venait d’arriver, et sans le moindre geste d’excuse à notre adresse, pria à haute voix le maître d’hôtel de veiller à ce qu’une pareille erreur ne se renouvelât pas, car il lui était désagréable que « des gens qu’il ne connaissait pas » eussent pris sa table » (Op.cit., p. 40)

 

« .. les sources électriques faisant sourdre à flots la lumière dans la grande salle à manger, celle-ci devenait comme un immense et merveilleux aquarium devant la paroi de verre duquel la population ouvrière de Balbec, les pêcheurs et aussi les familles de petits bourgeois, invisibles dans l’ombre, s’écrasaient au vitrage pour apercevoir, lentement balancée dans des remous d’or, la vie luxueuse de ces gens, aussi extraordinaire pour les pauvres que celle de poissons et de mollusques étranges (une grande question sociale, de savoir si la paroi de verre protégera toujours le festin des bêtes merveilleuses et si les gens obscurs qui regardent avidement dans la nuit ne viendront pas les cueillir dans leur aquarium et les manger) [N.D.L.R. : la parenthèse est bien de Proust. Troublant !]. En attendant, peut-être parmi la foule arrêtée et confondue dans la nuit y avait-il quelque écrivain, quelque amateur d’ichtyologie humaine, qui, regardant les mâchoires de vieux monstres féminins se refermer sur un morceau de nourriture engloutie, se complaisait à classer ceux-ci par race, par caractères innés et aussi par ces caractères acquis qui font qu’une vieille dame serbe dont l’appendice buccal est d’un grand poisson de mer, parce que depuis son enfance elle vit dans les eaux douces du faubourg Saint-Germain, mange la salade comme une La Rochefoucauld ». (Op.cit., p. 41-42).

   Nul doute que ces perles d’observation et leur brûlante actualité éveillent la curiosité de nos lecteurs à l’égard de l’œuvre proustienne

    En ce qui concerne maintenant les « émules » de l’immortel auteur, un ouvrage nouvellement paru faisait encore, il y a peu, la une de l’information charmoysienne.

CHARMOY-CITY : LES ÉDITIONS « RENCONTRE » À LA « LIBRAIRIE PROUSTIENNE »- du 2 mai 2019

       L’auteur de ce « roman-photo », inspiré, nous n’en doutons pas, par une lecture approfondie de La Recherche, nous transporte dans la salle à manger d’un établissement hôtelier local (pp. 65 à 68), oubliant un peu au passage le filtre fictionnel du changement de nom. Ébranlée, pour le  coup la barrière conventionnelle entre fiction et réalité. Le trouble peut alors, à l’occasion, s’installer chez le lecteur. Jusqu’à croire, pourquoi pas, qu’on y « mange la salade comme une La Rochefoucauld ».

      Dommage que l’auteur n’ait pas lu plus tôt Chantecler, il y eût découvert un hôtel et un restaurant de pure fiction, mais dont on parla cependant beaucoup il y a une dizaine d’années.    

    Dans le cadre de cet établissement, il avait toute licence de placer sans complexe les anecdotes les plus croustillantes pour la joie de notre premier édile qui laisse « carte blanche » aux artistes !

    Cet hôtel, bien que promis dur comme fer par notre maire, à la clef de son hypermarché, c’est, vous l’aurez déjà deviné, l’Hôtel du Charmoy !

CHARMOY-CITY : HÔTEL DE LA RUE DU CHARMOY. ON SOLDE !!! (2) - du 10 décembre 2018

    Si l’hôtel du Charmoy reste une fiction sur la zone commerciale du Charmoy, dernièrement un vrai hôtel de Pusey vivait une réalité peu enviable dans la luxuriante floraison locale de zones commerciales…Nous compatissons !

    Pas vrai !!! vous ne connaissez pas Pusey ??

    Pusey du côté de Vesoul, comme on peut le dire à la manière de Proust !!!!

    À l’heure où la zone du Charmoy reprendra sous peu sa place sur la scène médiatique, faisant oublier les raouts locaux soi-disant « proustiens », il est temps de (re)découvrir Pusey !!

PUSEY,  MODÈLE  DE CHARMOY-CITY ? - du 11 mars  2019

     Claudi, quant à lui,  a les idées larges, il imagine un repentir tardif et inattendu de notre homme de la Somme…

      Ce dernier avait oublié sa promesse d’hôtel comme d’autres oublient leur note d’hôtel, dix ans plus tard, il se repent et se reprend. Beau scénario !

     On attend à présent l’écrivain et l’éditeur qui vont bien pouvoir mettre en chapitres cette rédemption et cette tempête sous un crâne, évidemment de pure fiction, dans le style hugolien !

Charmoy-city hôtelier, coup de théâtre à la prochaine CDAC

Charmoy-city hôtelier, coup de théâtre à la prochaine CDAC

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 06 mai 2019 (J+3792 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Tourisme

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Tourisme
4 mai 2019 6 04 /05 /mai /2019 07:00

CHARMOY-CITY : FLACHE RIMBALDIENNE ET FLAQUES PROUSTIENNES - du 4 mai 2019 (J+3790 après le vote négatif fondateur)

    À Charmoy-City, l’heure est à la littérature, profitons de ce créneau ouvert sur la culture pour oser un petit travail quelque peu académique qui devrait ravir tous nos « proustiens » malins qui entrent dans Proust comme dans un moulin et qui vraiment en font des tonnes…

CHARMOY-CITY : ENTRER DANS PROUST COMME DANS UN MOULIN - du 30 avril 2019

    En octobre 1871, année de naissance de Marcel Proust, le jeune Arthur Rimbaud, âgé de tout juste 17 ans, lit au dîner des « Vilains bonshommes », son célèbre poème Le bateau ivre

    Citons ici les 23ème et 24ème quatrains :

 

Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
O que ma quille éclate ! O que j'aille à la mer !

Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesses, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.

   Dans ces vers passionnés, cet enfant ardennais, fils d’un père militaire dolois, a placé un mot simple de son Ardenne : la flache, c’est-à-dire la flaque, la mare. Le vrai talent !

   Passons de Rimbaud à Proust. Il est certain qu’il doit être assez difficile de trouver une flaque dans le monde des salons aristocratiques que dépeint avec raffinement, mais non sans malice, le talentueux Marcel.

   La « flaque proustienne » est pour le coup un objet rare.

   On en trouve cependant une occurrence très poétique dans sa correspondance avec Louisa de Mornand une célèbre actrice de l’époque, alors en villégiature en Normandie : « Si vous donnez sur la vallée je vous envie des clairs de lune qui opalisent la vallée à faire croire que c’est un lac. Je me souviens d’une nuit où je suis revenu d’Honfleur par ces chemins d’en haut. À chaque pas nous butions dans des flaques de lune et l’humidité de la vallée semblait un immense étang » (Anne Henry Proust et la Normandie : excursions dans l’arrière-pays des noms, Presses universitaires de Rouen et du Havre, p.141)

    Dans cette correspondance, Proust idéalise après coup « le pays des noms » à travers ses souvenirs d’adolescence tout en prodiguant des conseils de promenades à son amie.  

     Un ouvrage illustré paru récemment, et dont les promoteurs ont souligné publiquement et avec insistance, à propos du texte, le style et la manière proustiennes, nous fait découvrir, au détour d’une page, une autre « flaque »

CHARMOY-CITY : LES ÉDITIONS « RENCONTRE » À LA « LIBRAIRIE PROUSTIENNE »- du 2 mai 2019

    Cette flaque apparaît en fin de page 93 de l’ouvrage sur le sol d’un bar de la rue du Bourg, les bons lecteurs « proustiens » la découvriront sans peine. N’ayant pas vocation de spoiler, nous ne dévoilerons pas ici son origine particulière qui, assurément, n’est pas lunaire.

     Une source thermale en quelque sorte, plus modeste apparemment que les geysers d’Islande, moins salée que les eaux de Salins, mais dont la singularité ne manquera pas cependant d’attirer le touriste. La flaque du bar de la rue du Bourg, c’est l’insolite à la portée des petites bourses !

   Le phénomène n’est pas photographié. Il est vrai qu’en dépit de son caractère fortement « humain », voire organique, il n’est pas particulièrement de nature à se prêter à l’illustration.

   

    Tel n’est pas le cas de la flache rimbaldienne, de  cette « eau d’Europe », cette « flache noire et froide où vers le crépuscule embaumé un enfant accroupi plein de tristesses, lâche un bateau frêle.. » qui pour le coup aurait fait une magnifique photo.

     Mais hélas, entre Proust ou Rimbaud, il fallait choisir. On ne peut pas tout avoir !

     Claudi pour son dessin du jour, fait un petit clin d’œil à Hansi !

    Claudi adore l’Alsace, vous avez déjà eu l’occasion de le découvrir…

CHARMOY-CITY  LITTÉRAIRE,  UNE RÉMINISCENCE POSSIBLE DE BENJAMIN VALLOTTON ?- du 05 avril 2019

     Frau Knatschke intriguée par la lecture de la page 93 du « roman-photo » tout neuf dont elle  vient de faire l’emplette « pour la modique somme de 18 € »  à la Librairie proustienne voudrait en savoir plus, sur la « flaque », ainsi qu’Herr Professor Knatschke….notre touriste d’Outre-Rhin immortalisé par le facétieux Hansi !

Charmoy-City, Herr und Frau Knatschke à la recherche du P'tit bistrot

Charmoy-City, Herr und Frau Knatschke à la recherche du P'tit bistrot

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 04 mai 2019 (J+3790 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Culture

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Culture
2 mai 2019 4 02 /05 /mai /2019 03:00

CHARMOY-CITY : LES ÉDITIONS « RENCONTRE » À LA « LIBRAIRIE PROUSTIENNE »- du 2 mai 2019 (J+3788 après le vote négatif fondateur)

   Le Bien public d’avant-hier 30 avril titrait : « AUXONNE Rencontre - Du côté d’Auxonne fait son entrée sur la scène locale »

     Pourquoi donc, d’abord, préciser « scène locale », escomptait-t-on une entrée en scène européenne, voire internationale ?

      Et puis, passons sur ce détail, cet ouvrage entré  sur la « scène locale », dans quelle vitrine locale de quelle librairie locale pourra-t-on le voir exposé, sachant que, chez nous, la dernière librairie a fermé en 2016 à la fin de l’été.

      La dernière lettre de la libraire à ses clients a le mérite de pointer le cœur  du problème, et vise sans ambiguïté nos prétendus « revitalisateurs ».

C’est bien beau de financer un livre, quand dans le même temps, on laisse crever la librairie du coin !

       À la question de cette absence de librairie, nous répondrons plus tard. Revenons d’abord à notre article.

       Celui-ci rendait compte d’une rencontre littéraire sur invitation mêlant dans son gratin : élus locaux, départementaux, régionale et européenne (en acte ou en puissance), éditeur et auteur des photographies, ainsi que d’autres personnes invitées.

       Le compte-rendu relate en particulier les heureuses autant qu’opportunes rencontres qui présidèrent à la « genèse » du projet.

      Pour des détails documentés sur cette « genèse » on pourra consulter nos deux articles qui donnent, au-delà des rencontres fécondes, quelques aperçus administratifs et financiers du dossier :

CHARMOY-CITY : DEUX ÉLU(E)S ET UN « OBJECTIF » (1) - du 24  avril 2019

CHARMOY-CITY : DEUX ÉLU(E)S ET UN « OBJECTIF » (2) - du 27  avril 2019

      Les célèbres éditions RENCONTRE, ces éditions suisses qui peuplèrent à petit prix tant de bibliothèques de grands classiques, ont vécu. Dommage ! Cela faisait un éditeur tout désigné !

    Mais après tout, « Besançon vieille ville espagnole », berceau de Victor Hugo, et siège des têtes pensantes initiatrices et créatrices de l’œuvre, c’est déjà presque la Suisse.

    On lit d’abord, concernant les deux premières rencontres que : « Le livre Du côté d’Auxonne est le fruit de la rencontre, entre, d’une part, le photographe [bisontin] David Cesbron et Nathalie Roussel, conseillère régionale et municipale, et d’autre part, l’éditeur [bisontin] Alain Mendel et Caroline Lafarge [en fait Laffage], de la mairie d’Auxonne ».

   Pas vrai, vous ne connaissez pas Caroline, âme de notre Maison du Projet qui, hélas, nous a quittés pour Gray, laissant la Maison fermée, et son loyer toujours courant. Drame des locaux inoccupés dans une rue Thiers inanimée !

     Caroline n’avait pas sa pareille pour organiser une chasse aux œufs ou un concours photo.                     

    Comme avec élégance, elle savait vous tendre le micro, ou le quart Contrex bien frais qui va bien lors des réunions de concertation-revitalisation surchauffées, du temps que ces réunions attiraient encore un peu de monde !!!

CHARMOY-CITY : CONCERTATION, QUAND LES GILETS JAUNES FONT  L’APPOINT  - du 18 janvier 2019

   On apprend plus loin dans l’article, que c’est à Salins, non pas aux Bains qui vous remettent en train, mais « lors d’une manifestation sur les bourgs centres » que le « photographe pour la Région depuis 2006 [a] évoqué [son] travail photographique [passé] à Auxonne avec Nathalie Roussel » « À la suite de cette rencontre [ils ont] décidé de reprendre le projet ».

    Le photographe déclare ensuite : « La réalisation de cet ouvrage m’a permis de faire de très belles rencontres parmi les habitants ».

     Je l’ai moi-même croisé sur un trottoir de la rue Antoine-Masson le 21 juillet 2017, un jour de marché nocturne et nous avons échangé quelques mots. Je doute qu’il ait conservé de cette brève rencontre un souvenir impérissable…

   Détail personnel, ce même jour, mon épouse et moi avions invité mon frère, fonctionnaire qui comptait alors à la Région et son épouse, au marché nocturne. Je viens de découvrir que nous sommes immortalisés au premier plan de la photo page 124. Mince ! Pour le coup, j’aurais dû faire dédicacer l’exemplaire rapporté par un ami invité au dévoilement !

SÉRÉNADE À RAOUL À CHARMOY-CITY - du 22 juillet 2017

 

    L’article poursuit : « De son côté, Alain Mendel des éditions du Sékoya, reconnaît que  « dans la vie d’un éditeur, il y a les belles et les mauvaises aventures. Et ce livre en est une belle, issue d’une rencontre » ». La suite laisse entendre en substance qu’il a rencontré, pour la rédaction du texte, « un grand écrivain » dans un « salon du livre ».

    Pas Marcel Proust, petits farceurs !  Mais c’est tout comme, du moins selon des témoignages « autorisés »

    De l’éditeur, d’abord, qui déclarait récemment sur France-bleu Besançon à propos du texte de l’ouvrage que  « c’est écrit à la manière de Proust »

CHARMOY-CITY : DEUX ÉLU(E)S,  UN « OBJECTIF », UN « CONCEPT »… ET LE RESTE - du 29 avril 2019

   De nos passionnés locaux ensuite, faisant état sur leur page facebook d’« un ouvrage particulièrement bien écrit, Arnaud Friedmann ayant un style d’écriture que d’aucuns n’hésiteront pas à qualifier de « proustien » ».

    Une lecture attentive de l’ouvrage nous laisse, pour l’heure, dubitatif sur ce point. Nous ne manquerons pas sans doute d’approfondir ultérieurement notre commentaire et de le justifier…

      Le texte est ce qu’il est, et même si sur le plan narratif, il peut ne pas manquer d’intérêt, le qualificatif  de  proustien que d’aucuns lui collent à dessein, ne lui convient pas toujours très bien.

     Notre premier édile reste d’ailleurs, sur ce point « proustien », plus modeste et plus discret, à en lire du moins Le Bien public d’avant-hier intitulé : « AUXONNE Rencontre Du côté d’Auxonne fait son entrée sur la scène locale »

       L’article conclut en effet : « Quant au premier édile Raoul Langlois, il a souligné « le côté humain qui ressort des photos. On a un ensemble de choses très agréables à voir » ».

     Monsieur le Maire en est resté au « choc des photos », pour Monsieur le Maire, « le poids des mots », c’est peanuts !

       Pas gentil pour le style « proustien » ! C’est peut-être parce que les textes n’ont pas été « écrits par des bénévoles »… comme il l’avait annoncé dans un article du Bien Public du 24 juillet 2017 intitulé : « CÔTE-D’OR CULTURE    Auxonne dans l’objectif de David Cesbron ».

   Dans cet article  notre premier édile concluait en effet par ces mots : « C’est un très beau projet pour la Ville », confirme le maire Raoul Langlois. « Les textes seront écrits par des bénévoles et l’on verra une ville qui nous échappe au quotidien. »

  

   Reste la question pratique évoquée plus haut :

    Dans quelle vitrine locale de quelle librairie locale pourra-t-on voir l’ouvrage exposé, sachant que la dernière librairie locale a fermé en 2016 à la fin de l’été ?

    Nos édiles ont d’ores-et-déjà résolu le problème.

    La réponse est en fin d’article : « Le livre est disponible à la bibliothèque municipale au prix de 18 € »

P.S.  « Du côté des euros » :

     Comme nous le mentionnons dans l’article ci-dessus, nous avons déjà diffusé dans de précédents articles, les informations officielles et ouvertes relatives au financement municipal de l’édition de l’ouvrage en vogue.

    Le commentaire d’un pseudo, relevé hier à ce propos sur la page Auxonne Info - Actus & Débats, malgré sa formulation parfois maladroite, ne manque pas de poser quelques bonnes questions de détail et d’épicerie.

    Ces questions que soulève ce commentaire mériteraient une réponse rapide et détaillée de la part de nos passionnés amis des arts et des lettres qui sont aux manettes et à la caisse…

   Les considérations « proustiennes », Chantecler s’en charge….

   Claudi, de son côté est optimiste pour la revitalisation du commerce de la rue Antoine Masson.

     Sur son illustration, retrouvez les commentaires du public ainsi que l’aristocratique cavalier Robert de Saint-Loup et son franc parler.

DE COMBRAY À CHARMOY-CITY. EXERCICES D’HISTOIRE ET DE GÉOGRAPHIE LITTÉRAIRE (7)- du 4 décembre 2018

      En deux mots, ce dessin de Claudi est « Un ensemble de choses très agréables à voir » (R.L.)

Charmoy-City, Bibliopolis du Val de Saône

Charmoy-City, Bibliopolis du Val de Saône

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 02 mai 2019 (J+3788 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 03:00

CHARMOY-CITY : ENTRER DANS PROUST COMME DANS UN MOULIN - du 30 avril 2019 (J+3786 après le vote négatif fondateur)

     Ne trouvez-vous pas, chers lecteurs, que mêlé à présent aux fragrances entêtantes du muguet (qui semblent avoir tourné quelque peu la tête du rédacteur de la page Auxonne Info - Actus & Débats) vient flotter depuis quelque jours dans les rues et les champs de notre bonne ville un fort parfum d’encre et de littérature.

CHARMOY-CITY : DEUX ÉLU(E)S,  UN « OBJECTIF », UN « CONCEPT »… ET LE RESTE - du 29 avril 2019

    Pourquoi alors, en réponse au chœur bien convenu des Bisontins à propos de littérature municipale, ne pas entamer quelques petits airs en solo hétérodoxes ???

   

  « Entrer dans Proust comme dans un moulin »….Ça alors !! Quel drôle de titre !

     Précisons d’abord qu’il peut se justifier.

    Primo, parce-que Proust est mort et secundo, parce-que l’« on entre dans un mort comme dans un moulin ».

     Mais qui, d’abord, a pu proférer pareille inconvenante horreur selon laquelle « on entre dans un mort comme dans un moulin ».

     Je vais vous en boucher un coin les copains bisontins. Celui  qui a écrit cela est un grand écrivain. Jean-Paul Sartre a écrit cela dans sa préface à son ouvrage monumental sur Flaubert intitulé « L’idiot de la famille ».

    Après avoir annoncé sa tentative de « totaliser les informations dont nous disposons » sur un homme particulier, et choisi Flaubert comme cas d’école, Jean-Paul s’interroge :

« À présent il faut commencer. Comment ? Par quoi ? Cela importe peu : on entre dans un mort comme dans un moulin. L’essentiel, c’est de partir d’un problème »

   

     J’ouvre à présent Du côté d’Auxonne et aussitôt j’entre dans Proust « comme dans un moulin », ou plutôt dans une citation de Proust (de celles que les journaleux affectionnent et qui ornent certaines collections de cartes postales pour lettrés) mise en exergue :

« Le seul véritable voyage, le seul bain de Jouvence, ce ne serait pas d’aller vers de nouveaux paysages, mais d’avoir d’autres yeux, de voir l’univers avec les yeux d’un autre, de voir les cent univers que chacun d’eux voit, que chacun d’eux est. »

                                                                           Marcel Proust La Prisonnière

    Propos ambitieux, sinon titanesque en regard des buts avoués d’un ouvrage visant simplement à rafraîchir le regard sur notre ville et à en présenter quelques aspects insolites.

    Pour le coup, je n’ai pas dû entrer dans le « moulin » par la bonne porte.

    Une seule issue pour tenter d’y comprendre quelque chose. Comme le poisson rouge dans l’aquarium, replacer la citation dans son contexte !

        Et comme le poisson rouge remis dans l’aquarium, reprend sa respiration, reprendre ma réflexion sur la citation remise enfin dans son contexte !

On peut d’abord constater que la citation est amputée de sa conclusion, complétons-là :

« Le seul véritable voyage, le seul bain de Jouvence, ce ne serait pas d’aller vers de nouveaux paysages, mais d’avoir d’autres yeux, de voir l’univers avec les yeux d’un autre, de voir les cent univers que chacun d’eux voit, que chacun d’eux est ; et cela nous le pouvons avec un Elstir, avec un Vinteuil, avec leurs pareils, nous volons vraiment d’étoiles en étoiles »

 

   Précisons qu’Elstir est un peintre et Vinteuil un compositeur, donc deux artistes. Le sens de la citation se précise et si on lit le large extrait que nous donnons en  PDF, on comprend alors que le talent des vrais grands artistes est de permettre de pallier l’incommunication profonde entre les êtres. Pas vrai Raoul ?

    Il ne s’agit pas de voyage, mais en fait du miracle qu’opère le grand art dans la communication entre les êtres.

     Cette citation est sublime et mériterait à elle seule une étude très approfondie.

   

     Mais tel n’est pas le propos, semble-t-il, beaucoup plus modeste de l’ouvrage. À moins, peut-être, qu’un Elstir et un Vinteuil y aient œuvré !

   Au demeurant, Proust n’est pas toujours aussi transcendant. Il sait aborder plus crûment des sujets beaucoup plus terre-à-terre relatifs encore à la communication (non transcendante) entre les êtres.

      Ainsi Albertine, parlant au narrateur d’Andrée enamourée de ce dernier et toute imprégnée de sa relation, nous dit : « Quand elle arrivait [Andrée], si elle venait d’auprès de vous, cela se voyait à la première seconde Nous nous regardions entre nous et nous riions. Elle était comme un charbonnier. Il est tout noir. Un meunier n’a pas besoin de dire qu’il est meunier, on voit bien toute la farine qu’il a sur lui, il y a encore la place des sacs qu’il a portés. Andrée, c’était la même chose… »

(Citation extraite de Marcel Proust À la recherche du temps perdu / La prisonnière, Gallimard, Bibliothèque de La Pléïade, tome III, 1988, page 530)

    Voilà un petit morceau de bon sens et de psychologie populaire mieux adapté, semble-t-il, que la transcendante exergue de Du côté d’Auxonne  à l’étude psychologique du petit comme du grand monde de Charmoy-City en ces périodes électorales ou pré-électorales. 

     Et la citation du meunier,  alors, qu’est-ce qu’on en fait ?

     On pourrait la mettre par exemple, en exergue d’un vieux projet de bouquin adoré des petits lapins !

PARU À LA BIBLIOTHÈQUE IMAGINAIRE DE CHARMOY-CITY - du 13 janvier 2017

     Au fait, après les grands raouts autour de la littérature municipale, l’auteur de ce bouquin a décidé de relancer son projet.

     L’ouvrage sera bientôt en souscription dans les meilleures boulangeries de la rue Thiers ! Ça t’en bouche un coin mon pépère !!! Exit le club des Bisontins, enfin de la littérature locale bon teint autour d’un lieu insolite et de personnages hauts en couleur !

    En primeur, pour les fidèles de nos fidèles, une lecture du poème dédicataire à la gloire du nouveau titre de notre bibliothèque imaginaire.

 

            Un amour de moulin

 

Le grand Alphonse à Fonvielle, avait un moulin

Son fils Léon, le trublion, connaissait bien

Le jeune Marcel et son compagnon Reynaldo

L’argentique, c’est chic, immortalisa le trio.

Vous ne connaissez pas Reynaldo ? Reynaldo Hahn

Ce Reynaldo n’était pas  pas du genre à fair’ l’Hahn

À fair’ l’âne pour avoir du son. D’une opérette

Il fut l’auteur. On y découvre Ciboulette

Jeune et accorte maraîchère encore en fleur

Trahissant ses melons elle fera le bonheur

D’Antonin Mourmelon, fera un beau mariage

Chantons en chœur : « Nous avons fait un beau voyage »

Marcel a Reynaldo, Ciboulette Antonin,

Heureux enfin, qui comme Alphonse a son moulin !

 

ÉCOUTER LE POÈME LU PAR L’AUTEUR

 

Heureux enfin, qui comme Alphonse a son moulin !

Et bien entendu, sa meunière !

 

https://www.youtube.com/watch?v=dozmiHL9bIs

 

P.S. : Muette depuis sa sortie fracassante contre la comcom CAP Val de Saône, la page de nos passionnés, devenus depuis peu  fins lettrés et libraires, publiait hier soir un couplet publicitaire sur un ouvrage de commande et de copinage lancé sur les deniers publics.

     Pour le coup, nos passionnés entrent en campagne, en entrant dans Proust comme dans un moulin !

CHARMOY-CITY : DEUX ÉLU(E)S ET UN « OBJECTIF » (1) - du 24  avril 2019

Dernière minute : Ce matin, Le Bien Public publiait un article intitulé « AUXONNE RENCONTRE Du côté d’Auxonne fait son entrée sur la scène locale ». À suivre…

    Bravo enfin au rédacteur de la page Auxonne Info - Actus & Débats qui, un peu tard, mais enfin, a découvert ce matin le fin mot de toute l’histoire de ce bouquin !

Charmoy-city, un nouveau titre à la bibliothèque imaginaire

Charmoy-city, un nouveau titre à la bibliothèque imaginaire

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 30 avril 2019 (J+3786 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Culture

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Culture
29 avril 2019 1 29 /04 /avril /2019 07:00

CHARMOY-CITY : DEUX ÉLU(E)S,  UN « OBJECTIF », UN « CONCEPT »… ET LE RESTE - du 29 avril 2019 (J+3785 après le vote négatif fondateur)

     Notre série en deux épisodes CHARMOY-CITY : DEUX ÉLU(E)S ET UN « OBJECTIF », modeste étude bibliographique à destination des chercheurs et curieux d’aujourd’hui et de demain visait, à partir de documents authentiques, à retracer la généalogie d’un projet éditorial municipal qui s’est concrétisé dernièrement par le dévoilement officiel de l’ouvrage Du côté d’Auxonne.

CHARMOY-CITY : DEUX ÉLU(E)S ET UN « OBJECTIF » (2) - du 27  avril 2019

    Rappelons qu’il faut reconnaître à nos édiles l’heureuse initiative d’avoir précédemment œuvré à redorer,  par voie de presse, le blason de notre bonne ville en nous dévoilant ses merveilles en tous genres.

CHARMOY-CITY : ON A DES MERVEILLES À VOUS MONTRER - du 02 novembre 2017

http://www.echodescommunes.fr/coeur_36_auxonne-enquete-dans-la-capitale-du-val-de-saone.html

      Soucieux de fournir à nos lecteurs toute l’information disponible au sujet de Du côté d’Auxonne, nous complétons aujourd’hui notre série par quelques aperçus, donnés par l’éditeur, concernant les buts et le « concept » de l’ouvrage.

     Il s’exprimait récemment à ce propos  lors de l’émission de France bleu Besançon « Ça vaut le détour : l’invité » du 24 avril 2019.

     La partie concernant l’ouvrage Du côté d’Auxonne occupe les dernières minutes de l’émission.

https://www.francebleu.fr/emissions/ca-vaut-le-detour-l-invite/besancon/alain-mendel-des-editionssekoya?fbclid=IwAR366rqP7TYtKD_QLWLU6A6eYb9OmQ_SDZwx2DNmJc_NBKIzR6nISl6JETI

     Pour le confort de nos lecteurs, nous en donnons une transcription écrite fidèle en PDF

 

    Sans entrer dans le détail du « concept » et des intentions, notons au passage cet appel de l’éditeur :

      « Donc un appel à toutes les mairies qui veulent avoir une histoire originale. C’est le roman d’une ville au travers d’une histoire illustrée par un bon photographe et écrite par un bon rédacteur »

    Bigre ! Ce concept des « mairies qui veulent avoir une histoire originale »,  transposé au plan local charmoysien, cela n’évoque-t-il pas un peu pour vous la démarche entreprise par Chantecler depuis bientôt neuf ans ?

   À cette différence près, toutefois, que nos édiles, bien que lisant secrètement autant qu’assidûment nos bonnes feuilles, leurs histoires originales et leurs illustrations hautes en couleur, voudraient bien voir tout cela au diable !

    Autre différence de taille, Chantecler ne prétend pas modestement, comme le dit l’éditeur de sa publication, être « écrit à la manière de Proust » !

    Au fait, à l’exemple de nos édiles, notre éditeur, dans sa prospection municipale pour des histoires originales, pourrait peut-être lire avec profit l’un de nos articles !

   Dans notre riant canton, je sais en effet une petite mairie, chère à Raoul, et qui n’attend peut-être qu’une histoire originale pour ressusciter son tilleul. Une histoire «écrite à la manière d’Alphonse Karr » ! Bien entendu !

CHARMOY-CITY ET ENVIRONS : À L’OMBRE DU TILLEUL EN FLEURS - du 08 février 2019

   

    Au revoir chers lecteurs. Passé le brouhaha médiatique de l’évènement de samedi, nous apporterons peut-être notre modeste grain de sel littéraire aux louanges appuyées du chœur concerté des Bisontins.

 

P.S. littéraire du jour : Décidément scotché entre la rubrique faits divers et le plus gros poisson, le rédacteur de la page Auxonne Info - Actus & Débats semble ne pas être allé faire dédicacer son exemplaire du livre du jour.

     Hier matin, il n’avait pas encore fait mention du grand évènement littéraire de samedi.

     Oublié donc, déjà, Du côté d’Auxonne que sa page promouvait encore récemment ! Proust oublié pour un silure !

     Moby Dick et Double assassinat dans la rue Morgue doivent trôner en bonne place en ce moment sur la table de chevet de notre échotier montant !

 

Charmoy-City, la rue Thiers à l'heure proustienne

Charmoy-City, la rue Thiers à l'heure proustienne

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 29 avril 2019 (J+3785 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Culture
27 avril 2019 6 27 /04 /avril /2019 07:00

CHARMOY-CITY : DEUX ÉLU(E)S ET UN « OBJECTIF » (2) - du 27 avril 2019 (J+3783 après le vote négatif fondateur)

    En prélude et en clin d’œil au grand jour du « dévoilement », voici le second et dernier épisode tant attendu de notre courte série CHARMOY-CITY : DEUX ÉLU(E)S ET UN « OBJECTIF ».

     Afin d’éviter les redites, nous renverrons nos lecteurs qui prendraient le train en marche au premier épisode de la série.

CHARMOY-CITY : DEUX ÉLU(E)S ET UN « OBJECTIF » (1) - du 24  avril 2019

    Nous en étions restés au début de l’été 2018.  

      La décision du maire N° 32 -2018 du 14 mai 2018 portée au procès-verbal du Conseil municipal du 5 juillet 2018  avait alors révélé par le menu tous les détails concernant l’ouvrage qui « sera dévoilé samedi 27 avril 2019 à la bibliothèque municipale d’Auxonne »

      Il y manquait cependant un détail de taille : la plume !

     Au cœur de l’été 2018, le lecteur impatient était donc fondé à s’en remettre à une information déjà ancienne donnée par notre premier édile dans un article du Bien Public du 24 juillet 2017 intitulé « CÔTE-D’OR CULTURE    Auxonne dans l’objectif de David Cesbron » et selon laquelle : « Les textes seront écrits par des bénévoles et l’on verra une ville qui nous échappe au quotidien. »

     Le caractère « bénévole » des auteurs justifiait d’ailleurs parfaitement leur absence dans le devis !

 

    L’été passa…. « Enfin Malherbe vint » !

   Le 1er octobre dernier Le Bien Public publiait un article  intitulé : « AUXONNE CULTURE La ville se dévoile dans un livre ».

      Cet article annonçait un ouvrage « clin d’œil à Proust » « qui devrait sortir au mois de novembre »

      C’était l’ouvrage prévu par la décision du maire N° 32 -2018 du 14 mai 2018. À un détail près cependant…

    Entre temps, il avait changé de titre et s’intitulerait dorénavant Du côté d’Auxonne, comme l’indiquait l’article.

    Exit Portraits d’Auxonne…. Du côté d’Auxonne, c’est vraiment plus excitant !

     Information majeure de l’article, la plume était enfin dévoilée, qui écrirait ce livre dans lequel notre « ville se dévoile ».

     Exit du coup les « bénévoles » de Monsieur le Maire, on avait dégotté un vrai auteur dans la « vieille ville espagnole ».

     Les mânes de Victor et de Proudhon s’en réjouissaient ! Entre ces deux rochers barbus on avait embarqué au passage le délicat Marcel et ses bronches fragiles à destination de la Capitale de l’Oignon !

     Une histoire qui, assurément, risquait de faire pleurer dans les chaumières…

     La parution de l’ouvrage prenant du retard au cours de l’automne, puis de l’hiver, et jusqu’au printemps commençant, nous nous sommes efforcé de porter remède à l’impatience de ses potentiels lecteurs en éditant un feuilleton proustien pur jus et de notre cru.

     Retrouvez ses épisodes réunis dans un album !

ALBUM « DE L’OIGNON DE CHARMOY-CITY  À LA MADELEINE DE COMBRAY »

     Nous attendons à présent, pour faire bonne mesure, la décision du maire qui en financera la parution ! Nous avons certes le handicap de na pas être Bisontin ! Mais n’est pas Bisontin qui veut mon bon monsieur !

 

Dernier avatar de l’histoire :

   Si l’on en croit le compte-rendu sommaire du dernier conseil municipal du 11 avril dernier, un changement relatif serait encore intervenu concernant Du côté d’Auxonne.

   C’est du moins ce que nous suggère le texte de la décision du maire N° 10-2019 du 13 mars 2019 qui attribue à présent  l’ouvrage à « Alain MENDEL »

    Coquille, évolution inattendue, mutation intentionnelle ou inopinée, ou enfin, clin d’œil à nos racines maraîchères ?

    Rappelons en effet et en bref que les célèbres lois de Mendel connues de tous les botanistes et généticiens furent établies par le célèbre moine et botaniste Gregor MENDEL (1822-1884) par l’étude du croisement de lignées de petits pois (Pisum sativum) lisses ou ridés.

https://www.youtube.com/watch?v=_LmzE8yvY5M

   

  À l’heure du dévoilement, voici à présent la dernière rumeur qui rend Charmoy-City murmurant….

  Il paraît que la rue la plus chère au cœur de notre maire et de son Adjointe à l’urbanisme serait totalement absente de l’ouvrage, tant dans le texte qu’en photo.

    Comment l’œuvre et le couronnement de deux mandats, nous avons cité la rue du Charmoy, a-t-elle pu ainsi être oubliée dans un ouvrage censé requinquer l’image de notre ville !?

    Le Bien Public 24 juillet 2017, commençait pourtant son article « CÔTE-D’OR CULTURE    Auxonne dans l’objectif de David Cesbron », par ces mots :

   « Le photographe bisontin passe la commune au révélateur, entre incontournables du patrimoine et aspects contemporains.»

    Pour Raoul Langlois, commanditaire de l’ouvrage, la rue du Charmoy et son hyper-aboutissement, « aspects contemporains » s’il en est du nouveau Charmoy-City ne serait-elle pas digne de prendre place dans la prestigieuse vitrine iconographique charmoysienne sur papier couché ?

    

    N’est-ce pas pourtant cette rue qui anime et irrigue toutes les autres en y apportant le flot des chalands ?

    Du moins selon le fameux précepte de notre bon maire :

     « Notre pari est de dire : si nous avons une grande surface, cela va attirer du monde, si les gens viennent à la grande surface, ils peuvent en profiter pour faire d’autres courses, d’autres achats sur la ville. C’est effectivement le point de désaccord avec l’Union commerciale qui, elle, pense plutôt qu’il y aura évasion. » ( Verbatim 22 octobre 2014)

fameux clients qui devaient profiter de leur venue au Leclerc pour se rendre dans les commerces du centre ville selon notre Maire Raoul LangloisCHARMOY-CITY : QUAND L’HYPERMARCHÉ « REVITALISE » LE PETIT COMMERCE - du 22 octobre 2017

     L’Avenue Général de Gaulle, le Rond-point de l’Europe et la rue du Charmoy ont pourtant fait l’objet de toute la sollicitude de nos édiles. Cette sollicitude s’est concrétisée par des embellissements. Présents et à venir….

CHARMOY-CITY, ROND-POINT DE L’EUROPE DES LUMIÈRES  - du 3 décembre 2016

      Alors rien n’est perdu, l’oubli sera vite rattrapé, à l’ouvrage dont on attend le dévoilement, une petite brochure fera suite, pour sûr, opportunément, et ce, sans doute dès après la CDAC bis qui s’annonce et dont la date ne saurait être lointaine ….

 

CHARMOY-CITY : LE CLAIRON DU CHARMOY REMONTERA D’ABORD EN CDAC - du 15  avril 2019

       On pourra l’intituler Du côté du Charmoy. Arlette et Gaston, les vieux OUIOUIstes de juin 2010 y auront droit à leur portrait et à un charmant couplet !

     En attendant, pour illustrer l’oeuvrette, séquelle et appendice nécessaire du monument proustien, Claudi a déjà imaginé, comme Monsieur le maire dans l’article cité plus haut, une « scénographie lumineuse » au rond-point de l’Europe.

       Europe ! Europe, mes amis ! Ce nom, rendez-vous compte, qui vient de prendre récemment et fort opportunément un fabuleux relief local. Vive le tambour battant du  78ème ! Haut les cœurs !

CHARMOY-CITY À L’HEURE DES EUROPÉENNES - du 17  avril 2019

      Claudi dévoile pour vous son projet en exclusivité….

    En hommage aux fanas de la zone du Charmoy qui mènent de front concomitamment et conjointement depuis plus de dix ans la revitalisation du centre de notre bonne ville et les projets de développement d’une grande enseigne, ouvrez le ban !! Tambour battant !!!!

Charmoy-City, une photo pour illustrer du côté du Charmoy

Charmoy-City, une photo pour illustrer du côté du Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 avril 2019 (J+3783 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Culture
25 avril 2019 4 25 /04 /avril /2019 07:00

CHARMOY-CITY : QUAND LE CENTRE-BOURG SOIGNE SON IMAGE - du 25  avril 2019 (J+3781 après le vote négatif fondateur)

      Notre titre a été inspiré par le titre d’une « coupure de presse » diffusée avant-hier et récemment partagée sur les réseaux sociaux par une mouvance de la majorité municipale charmoysienne que nous qualifierons de « bisontine » ….et likée néanmoins par notre premier édile.

      Issue d’un organe de presse énigmatique autant qu’improbable, cette « coupure de presse » est titrée : « LIVRE  « DU CÔTÉ D’AUXONNE » Quand les centres-bourgs soignent leur image ».

    Nous avions déjà eu l’occasion de rencontrer cette « coupure de presse » et nous en avions reproduit le texte dans un précédent article

CHARMOY-CITY : Du côté d’Auxonne, PARUTION IMMINENTE ?- du 29 mars 2019

    Que notre centre-bourg soigne son image, cela reste un souhait plus qu’une réalité et nous en avons encore  récemment témoigné, sans prétention artistique, par des photos.

CHARMOY-CITY : LA REVITALISATION EN VITRINE - du 19  avril 2019

   Pour le coup, si, comme l’indique l’énigmatique « coupure de presse », « cette commune, toute proche de Dijon, veut en finir avec les caricatures », il reste aux édiles en charge de cette petite commune bien du chemin à faire, et nous doutons que la parution imminente d’un livre, devenu entretemps « roman-photo » dans les commentaires de presse, suffise à y pourvoir.

     Au moins est-il permis d’espérer que « les scènes prises sur le vif de pêcheurs, de religieuses mains sur l'épaule ou de bibliothécaires perchées sur une échelle », annoncées par la « coupure de presse » issue d’un organe de presse énigmatique autant qu’improbable, nous présenteront un petit monde paisible vivant en harmonie charmante, loin des rixes et des altercations rapportées dernièrement dans la presse et que Le Bien Public d’hier 24 avril annonçait en première page sous ce titre :

« FAITS DIVERS Auxonne : agressé en pleine rue par des hommes cagoulés »

     Par bonheur, dans les pages intérieures du même numéro du quotidien, on pouvait découvrir, illustré par le charmant cliché de jeunes pêcheurs sur les gradins du port, un petit article titré « AUXONNE littérature Lancement officiel du livre Du côté d’Auxonne »

  Goethe, ayant écrit les mémoires de sa vie, les intitula Dichtung und Wahrheit, c’est-à-dire Poésie et Vérité. Il voulait par là sans doute souligner l’ambiguïté de son propos.

    Tel est le titre que l’on pourrait donner, aux deux nouvelles concernant notre bonne ville, lues dans Le Bien Public d’hier 24 avril…

    Puisse notre modeste article être une contribution appréciée à la semaine littéraire charmoysienne que le tout Charmoy-city cultivé semble vivre intensément.

 

P.S. : À peine terminée la rédaction de cet article, un coup d’œil sur les réseaux sociaux de la mouvance de la majorité municipale charmoysienne « bisontine » nous a permis de découvrir la publication et le partage d’un nouvel élément de press-book, d’origine parfaitement identifiable cette fois et emprunté au bien Public du 1er octobre dernier.

  Nous avions fait nous-même référence à cet article dans le cinquième épisode de notre série proustienne

DE COMBRAY À CHARMOY-CITY. EXERCICES D’HISTOIRE ET DE GÉOGRAPHIE LITTÉRAIRE (5) - du 14 novembre 2018

Charmoy-City, poésie et vérité, clin d'oeil à Goethe

Charmoy-City, poésie et vérité, clin d'oeil à Goethe

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 25 avril 2019 (J+3781 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
24 avril 2019 3 24 /04 /avril /2019 07:00

CHARMOY-CITY : DEUX ÉLU(E)S ET UN « OBJECTIF » (1) - du 24  avril 2019 (J+3780 après le vote négatif fondateur)

    Notre titre s’inspire d’une annonce officielle dernièrement apparue sur le site de la Ville d’Auxonne.

    Cette annonce relative au lancement officiel d’un ouvrage d’intérêt local, précisait les buts et les contours de celui-ci.

     Non, toutefois, sans en avoir fait préalablement la généalogie du charmant autant que prestigieux nouveau-né de papier, fruit d’une  rencontre entre deux élu(e)s et un « objectif ».

      Permettez-nous de citer ici le texte officiel :

    « Issu de la rencontre de David Cesbron, Raoul Langlois, Maire d’Auxonne et Nathalie Roussel, Adjointe municipale, cet ouvrage est une invitation au voyage à travers les rues et les âmes Auxonnaises, à la rencontre de lieux et de personnes insolites, éveillant la curiosité, la soif de découverte et d’authenticité. L’histoire imaginée par Arnaud Friedmann et illustrée par David Cesbron guide le lecteur dans les pas d’un voyageur de train arrêté en gare d’Auxonne, avec des clins d’œil réguliers à "A la recherche du temps perdu" de Marcel Proust.

   L’ouvrage sera dévoilé le samedi 27 avril 2019 à la bibliothèque municipale d’Auxonne. 14h : Début de la séance de dédicace »

    Voici donc l’aboutissement d’un projet lancé et annoncé il y a bientôt deux ans. Et qui semble avoir évolué depuis, au cours du temps.

 

     Le but avoué de notre série en deux épisodes CHARMOY-CITY : DEUX ÉLU(E)S ET UN « OBJECTIF » est d’ordre bibliographique. Cette série s’adresse aux chercheurs et curieux d’aujourd’hui et de demain.

    Nous viserons, à partir de documents authentiques, à retracer l’histoire de la genèse du projet en 2017, puis de son évolution au cours du temps, jusqu’à son actuelle concrétisation.

     Mais nous devons toutefois préciser, que bien avant 2017, le projet avait connu en quelque sorte une préhistoire (sans dinosaures, les enfants !). De cette préhistoire, nous reparlerons en bref un peu plus loin.

   Entrons à présent dans le vif du sujet ; 

  

   Début juillet 2017 Inf’Auxonne n° 53 lançait cet appel insolite : « Dévoilez votre patrimoine caché ! »

   Comme à l’accoutumée notre blog ne manquait pas de saluer la parution du trimestriel charmoysien en reprenant à sa manière le mot d’ordre municipal : 

CHARMOY-CITY : « DÉVOILEZ VOTRE PATRIMOINE CACHÉ ! » - du 13 juillet 2017

    Le 24 juillet 2017 Le Bien Public titrait à son tour :

« CÔTE-D’OR CULTURE    Auxonne dans l’objectif de David Cesbron »

     Le chapeau de l’article annonçait :

   « Le photographe bisontin passe la commune au révélateur, entre incontournables du patrimoine et aspects contemporains. Il publiera un livre de son travail en 2018. »

   Comme il se doit, le  mot de la fin était laissé à notre premier édile qui concluait : « C’est un très beau projet pour la Ville », confirme le maire Raoul Langlois. « Les textes seront écrits par des bénévoles et l’on verra une ville qui nous échappe au quotidien. »

   L’affaire était lancée et bien lancée puisqu’avant le mot de conclusion du maire, le rédacteur indiquait dans l’article :

       « Vendredi [N.D.L.R. Chantecler : vendredi 21 juillet, jour de marché nocturne], David Cesbron a fait la tournée des maraîchers, un marqueur historique et identitaire de la ville. Il a également pris un certain nombre de portraits, arpenté les bords de Saône, mis dans la boîte quelques cours intérieures, fureté du côté des marchés nocturnes... Il y a fort à parier que des Auxonnais de longue date trouveront dans le livre à paraître des curiosités insoupçonnées ».

SÉRÉNADE À RAOUL À CHARMOY-CITY - du 22 juillet 2017

     « Il y a fort à parier que des Auxonnais de longue date trouveront dans le livre à paraître des curiosités insoupçonnées ». Des curiosités insoupçonnées, nous l’espérons bien, et nous avouons que cet augure n’a jamais cessé depuis d’aiguiser la nôtre !

      Notre penchant naturel au libre commentaire et à la recension en est par avance tout émoustillé !

    

    Revenons à présent brièvement sur la « préhistoire » de l’ouvrage et citons pour ce faire à nouveau l’article du  Bien Public  du 24 juillet 2017 :

     « David Cesbron et la ville d’Auxonne, c’est une vieille histoire. Et comme toutes les vieilles histoires, on ne les oublie jamais vraiment. « J’ai habité ici en 2001. J’avais commencé à faire des photos à l’argentique. C’est à la faveur d’un tri dans mes archives, il y a quelques mois, que je suis retombé sur un classeur de diapositives qui compilait ces photos », explique David Cesbron. Le hasard de son quotidien – le photographe travaille pour le conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté – le remet en selle sur la route d’Auxonne. Une rencontre avec les élus fera le reste »

      Rien de tel, parfois, qu’une rencontre avec des élus pour vous remettre en selle un projet ! L’annonce de la séance de dédicace sur le site officiel de la Ville d’Auxonne le précise bien à sa manière : « Issu de la rencontre de David Cesbron, Raoul Langlois, Maire d’Auxonne et Nathalie Roussel, Adjointe municipale, cet ouvrage est une invitation au voyage à travers les rues et les âmes Auxonnaises […] »

    Avouons tout de même en passant que le rédacteur de l’avis municipal se montre fort chiche dans la déclinaison des fonctions électives de notre « Adjointe municipale », qui occupe par ailleurs un siège au Conseil régional « dans Besançon, vieille ville espagnole » berceau natal du grand Victor Hugo.

 

« Alors dans Besançon, vieille ville espagnole,

Jeté comme la graine au gré de l'air qui vole,

Naquit d'un sang breton et lorrain à la fois

Un enfant sans couleur, sans regard et sans voix. »

                                          Victor Hugo (Les feuilles d’automne 1831)

     C’est toujours très chic de citer ce vieux Victor comme nous l’avions fait remarquer en conclusion d’un précédent article. Ne nous en privons donc pas !

CHARMOY-CITY : Inf’Auxonne n° 64 EST DANS LES BACS ! - du 11  avril 2019  

     Reprenons à présent le cours du Curriculum et ajoutons par ailleurs  que notre « Adjointe municipale » figure depuis peu en bonne place sur la liste LR des européennes.

CHARMOY-CITY À L’HEURE DES EUROPÉENNES - du 17  avril 2019

  

     Cette « rencontre de David Cesbron, Raoul Langlois, Maire d’Auxonne et Nathalie Roussel, Adjointe municipale », liée sans doute aux accointances bisontines de notre « Adjointe municipale » et de certain(e)s de ses groupies, devait se traduire en mai 2018 par la décision du maire N° 32 -2018 du 14 mai 2018 portée au procès-verbal du Conseil municipal du 5 juillet 2018 :

    Cette décision précise que « la Ville d'Auxonne a rencontré le photographe David Cesbron afin de lui demander de poursuivre le projet d'ouvrage photographique qu'il n'avait pu terminer il y a une dizaine d'années », que « ce travail consiste à mettre en valeur le patrimoine d'Auxonne, sa richesse, ses paysages et de montrer le caractère vivant de la ville et de ses alentours », et en conclusion « qu'il convient de procéder à l'édition de cet ouvrage intitulé "Portraits d'Auxonne" »

   En juillet 2018, le citoyen soucieux de s’informer pouvait prendre ainsi connaissance, à la lecture du procès-verbal du Conseil municipal du 5 juillet 2018  d’une quantité d’informations concernant le projet. Il découvrait ainsi dans le PV :

-  les buts de l’ouvrage,

- son titre : "Portraits d'Auxonne",

- sa date de parution prévue : « le 5 novembre 2018 »,

- le nom du photographe en charge de son illustration,

- les caractéristiques techniques détaillées de l’ouvrage, le nom de son éditeur bisontin, le tirage, ainsi que le montant du marché.

     Le lecteur curieux de chiffres et de détails techniques et administratifs divers trouvera encore plus de détails dans le document officiel :

Une chose manquait cependant malgré cette abondance de détails : la plume !

    Ce qui n’est pas rien pour un livre. Et même quelquefois pour un bulletin municipal…

PLUS FORT QU’UN PORTE-AVIONS, LE PORTE-PLUME - du 13 JUILLET 2016

  

   Mais suis-je bête, dans l’article du Bien Public du 24 juillet 2017 intitulé « CÔTE-D’OR CULTURE    Auxonne dans l’objectif de David Cesbron » notre premier édile devait prestement combler cette lacune en ces termes : « Les textes seront écrits par des bénévoles et l’on verra une ville qui nous échappe au quotidien. »

    Et peut-être bientôt au printemps 2020 ???

    Fin du premier épisode.

   

    La suite devait apporter un certain nombre d’évolutions inattendues dont nous ferons le bilan définitif dans notre second épisode.

 

Charmoy-City, deux élu(e)s et un objectif (1)

Charmoy-City, deux élu(e)s et un objectif (1)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 avril 2019 (J+3780 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Culture

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Culture