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  • Claude Speranza, Auxonnais
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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 00:00

C’EST DANS LES VIEUX POTS - du 18 avril 2014 (J+1948 après le vote négatif fondateur)

   Dans un article intitulé « des « com com » très disputées », Le Bien Public d’hier 17 avril, sous la plume de Nicolas Rouillard et Inès de la Grange, écrivait à propos des candidatures à la présidence de la communauté de communes Auxonne-Val de Saône : « On compte, a priori, trois candidats à la présidence. Il s’agit de Raoul Langlois, maire d’Auxonne, Fabrice Vauchey, membre de l’opposition municipale et Jean-Paul Vadot, président sortant. »

       Afin de parfaire sa connaissance des mécanismes d’une institution encore mal connue à bien des égards et dont l’importance ne cesse pourtant de croître dans les strates inférieures du mille-feuilles administratif, votre serviteur s’est donc rendu hier soir à la Salle des fêtes de Villers-les-Pots, ancienne « Cité de la Joie » pour assister à l’élection du bureau renouvelé de la « com com ».

       Dans une vaste salle bien chauffée, et aux murs peints dans une tonalité verte très apaisante, était dressée une grande table en U : au centre, la présidence de séance et les urnes, à droite du président, les 19 délégué(e)s des villages, à gauche du président les 18 délégué(e)s de la ville-centre, moins une absente qui avait donné procuration. Partant de son socle présidentiel, le U développait donc une branche urbaine et une branche rurale et à l’extrémité de ces deux branches, fleurissait tel un lilas printanier un parterre de public assez nombreux séparé en deux par une large allée.

     C’est dans cet espace bien ordonné que s’est déroulée pendant près de quatre heures une série de scrutins à bulletins secrets permettant d’élire les douze membres du bureau : un président, 5 vice-présidents, 6 autres membres. Au total, ce sont 14 scrutins entrecoupés de plusieurs interruptions de séance qui auront occupé ces 4 heures assez éprouvantes, heureusement conclues par un sympathique pot offert par la municipalité hôte de Villers-les-Pots.

     Une surprise initiale : ce ne sont pas 3 candidats à la présidence qui se sont présentés, mais deux et à vrai dire, un seul, car si Monsieur Vadot, président sortant s’est bien présenté lui-même, Monsieur Combépine, premier adjoint auxonnais, a été présenté par son maire Monsieur Langlois qui voyait sans doute en son bras droit « quelqu’un qui puisse convenir à tout le monde », oiseau rare s’il en est, qu’il avait avoué chercher dans l’article du Bien Public cité plus haut.

      Un long moment de suspense a ouvert la soirée et c’est après deux tours ex-aequo à 17/17 puis 18/18 que Monsieur Vadot a fini par l’emporter sur Monsieur Combépine à 19/18.

     Ont suivi les 5 scrutins des 5 vice-présidents proposés et répartis d’un commun accord ainsi : 3 « urbains » (MM. Langlois, Lapostolle, Zrizou), 2 « ruraux » (MM. Sordel, maire de Tréclun et Vautier)

      Et pour terminer,  6 autres membres du bureau ont été élus : 5 ruraux (MM. Sturer, Perron, Deveaux, Hacquin, Rousseau) et un « urbain » (M. Combépine contre MM. Vauchey et Coiquil).

     Conclusion : un bureau exclusivement masculin. La parité, mon bon seigneur !!

     Les derniers scrutins n’étaient pas empreints du sérieux des premiers et le passe-temps favori consistait à voter pour des non-candidats dont les noms revenaient souvent déclenchant sourires et mimiques entendues. Un peu potache tout cela après l’entrée en matière dramatique où une ambiance « à l’ukrainienne » (toutes proportions gardées) pleine de menaces, flottait presque.

    Le crémant était bien frais, mais à part les noms des heureux élus, dont quelques-uns sont déjà « des grands classiques » de l’appareil, et les qualités requises pour être un bon assesseur, je n’aurai pas appris grand-chose sur notre « com com », et ses projets pour le territoire !

     Dans ce genre de réunions, tout comme dans celles des conseils municipaux, le citoyen assistant est dans la position du spectateur d’un théâtre d’ombres chinoises qui ne peut passer derrière la toile sur laquelle se reflètent les ombres ou bien encore dans celle d’un client de restaurant qui ne peut ni voir la cuisine, ni y accéder. Il faut faire confiance aux « spécialistes » et ne pas importuner le Chef ! Et pourtant c’est à la cuisine, électorale ou autre que tout se prépare. Et vu la persévérance du personnel à y demeurer jusqu’à un âge vénérable et chenu on finira  bien par croire que c’est dans les vieux pots que l’on fait la bonne soupe ! Les vieux pots de Villers, bien entendu !

uraniumC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 avril 2014  (J+1948 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 00:00

LE CHARMOY  FUTUR HAUT LIEU DE LA GRATINÉE ? - du 16 avril 2014 (J+1946 après le vote négatif fondateur)

   Nous avions déjà évoqué au début de cette année la possibilité d’une fusion entre les régions Bourgogne et Franche-Comté et nous avions fait quelques conjectures relativement aux conséquences locales de l’évènement.

LE CHARMOY À LA CHARNIÈRE – du 19 janvier 2014

    Les récents changements survenus à Matignon ont remis la question au premier plan de l’actualité. Dijon et Besançon semblent d’accord, si l’on en croit du moins le président et la présidente des deux conseils régionaux concernés : François Patriat d’une part et Marie-Guite Dufay d’autre part.

http://www.liberation.fr/politiques/2014/04/14/bourgogne-et-franche-comte-en-voie-de-fusionner_997610

http://www.francebleu.fr/infos/regions/vers-une-fusion-de-la-bourgogne-et-de-la-franche-comte-1449063

   Si les choses ont changé à Matignon, il n’en est pas de même à Auxonne où le règne passionnant et sans partage des « passionnés » se poursuit. Au Charmoy, là-haut, le panneau est toujours là annonçant ses « 90 emplois ». Quelques mois encore et il évoquera immanquablement ces écriteaux procrastinateurs : « Demain on fera crédit » !

     Il est temps, comme dirait l’autre (ce qui ne le dispense pas de certains assoupissements pendant les séances passionnantes du conseil), de réveiller la belle endormie ! Le Charmoy est à la charnière de la fusion, et la fusion, ça fait penser à la fondue. Mais la fondue, c’est trop comtois, au Comté on n’ajoute jamais que du vin d’Arbois et le Bourguignon n’y trouve pas son compte. Alors pour une fusion équitable, au Comté ajoutons l’oignon ! Il suffisait d’y penser !

      Tous les noctambules connaissent les vertus roboratives et reconstituantes de la « gratinée », cette soupe démocratique qui allie magnifiquement les vertus gastronomiques et nutritives de l’oignon et du Comté. L’oignon et le Comté voilà bien une alliance dont personne ne pourra médire, celle des riches terres alluviales du Val de Saône et des pentes verdoyantes des Monts-Jura. La terre, elle, ne ment pas !

    Le produit de cette union magique d’un bulbe doré et des meules de la fruitière, c’est la « gratinée » qui allie saveurs et senteurs apéritives, sinon délicates ! Un investisseur malin, bon lecteur de Chantecler, l’a bien compris qui ouvrira bientôt l’« Oignonium ».

   Bravo Monsieur Pontiac, vous avez tout compris. Votre établissement perché sur le réservoir des Granges-Hautes accueillera bientôt les séminaires distingués des think-tanks bourguignons et comtois réunis qui remodèleront les courbes avantageuses de la vallée frontalière de notre Saône !

   Attirés par le fumet de vos fourneaux, les conseillers bourguignons et comtois réunis, fins gastronomes, exigeront bien vite de voir leur  nouveau palais s’élever à l’ombre réconfortante de votre établissement. Et l’ère prospère (yop-la-boum !) de la « gratinée » commencera enfin pour la Bourcomté et pour notre bonne ville enfin réveillée  qui s’enchâssera comme un joyau dans le nombril douillet des régions réunies !!

Le futur palaisC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 16 avril 2014  (J+1946 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Figures libres
14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 00:00

QUESTION D’ALTITUDE ? – du 14 avril 2014 (J+1944 après le vote négatif fondateur)

   Dans un article déjà ancien, paru le 12 juin 2012 sur notre blog, et intitulé « La Saône prend sa source au Mont-Rivel » nous déclarions, à propos de notre soudain intérêt pour Champagnole :

   « Notre intention n’est pas, sur un mode touristique de vanter et de comparer les mérites respectifs de la « Perle du Jura » et de la « Capitale du Val de Saône », mais de suivre en parallèle l’évolution de deux projets d’Hyper LECLERC actuellement en cours dans les deux villes ».

La Saône prend sa source au Mont-Rivel - du 12 juin 2012

    Au-delà de ce premier article, nous avons continué à suivre les deux projets en parallèle jusqu’à aujourd’hui, en particulier à travers divers reportages réalisés par nos soins à Champagnole au cours de l’année 2013.

UN SAMEDI À CHAMPAGNOLE- du 14 mars 2013

CHAMPAGNOLE  SAISON 2 - du 21 juillet 2013

CHAMPAGNOLE SAISON 3 - du 29 octobre 2013

   Cette hypothèse reste à vérifier…Toujours est-il qu’à Champagnole l’Hyper LECLERC vient d’ouvrir, alors qu’à Auxonne nous en restons pour le moment et sans doute pour assez longtemps encore au seul panneau d’annonce ! Notre illustration du jour suffit à témoigner de façon éloquente de la différence ! Ne nous en plaignons pas !!

http://www.hebdo39.fr/article-le-premier-leclerc-dans-le-jura-a-ouvert-a-champagnole,2295.htm

http://www.leprogres.fr/jura/2014/04/05/faible-mobilisation-pour-la-manifestation-anti-leclerc-a-champagnole

    Et pourtant, le projet de Champagnole est postérieur à celui d’Auxonne. Nous n’entrerons pas dans les détails aujourd’hui, réservant à une prochaine série d’articles l’étude comparée de la genèse et de l’évolution des deux projets, fort instructive sur bien des points et à bien des égards.

     En corollaire vient aussi se poser la question d’actualité des interactions entre ouverture d’un Hyper LECLERC et potentiel électoral du maire sortant porteur du projet. Un adage pourrait ainsi se vérifier : « Le maire fait l’hyper et l’hyper fait le maire » et vice-versa !

    Examinons les données objectives du problème. À Champagnole comme à Auxonne nous avions en lice deux maires sortants de la vague bleue : Clément Pernot (UMP) et Raoul Langlois (UMP-UDI). La vague les a tous deux portés et ils ont été tous deux réélus : Clément Pernot au premier tour à Champagnole avec 69,77% des voix et Raoul Langlois au deuxième tour à Auxonne avec 53,43% des voix. La tête de gondole donc et la palme pour Clément Pernot dont l’hyper vient d’ouvrir ! 

    À noter que Raoul Langlois avait en outre bénéficié, entre les deux tours, de l’appui de l’ancien ministre François Sauvadet qui s’était déplacé personnellement pour une réunion locale mémorable dans la Salle du Vannois.  À remarquer enfin que la période ministérielle de François Sauvadet est  par ailleurs contemporaine du « rattrapage » en CNAC en janvier 2012 du projet LECLERC auxonnais. À Auxonne ou à Paris, dans les situations délicates, le soutien de François Sauvadet semble toujours être le bienvenu !

 Champa-Auxonne

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 14 avril 2014  (J+1944 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 00:00

PÉDAGOGIE – du 10 avril 2014 (J+1940 après le vote négatif fondateur)

 

    La page facebook de « Flamby local », officine proche de la liste majoritaire « Auxonne passionnément », vient de publier une caricature à caractère pédagogique. Par respect pour tous les protagonistes représentés sur  cette caricature et qui sont aisément identifiables, nous n’en publierons pas d’image.

    Disons, pour résumer, qu’un pédagogue portant moustaches inflige une fessée à un élève tandis que le camarade de ce dernier coiffé d’un  bonnet d’âne contemple tristement le verbe qu’il a dû copier en punition au tableau.

       Le trait ne manque pas d’une certaine qualité et le « maître » est plutôt ressemblant. On remarquera cependant que dans cette caricature deux grands classiques de la pédagogie autoritaire sont complaisamment mis en scène : châtiment corporel et punition infâmante. Je souhaite d’avance bien du plaisir au (à la) le psychanalyste éventuel(le) du dessinateur ! Presqu’autant que celui-ci en souhaite d’ailleurs aux deux malheureux potaches dans le cycle « scolaire » qui s’ouvre pour eux après « la récré »,  passée à la campagne sans doute !

      On ose espérer que notre adjointe aux écoles protestera contre l’image peu gratifiante que cette caricature pourrait suggérer du processus d’éducation conduit dans nos écoles, après tout dépendantes du « maître » mis en scène !

     Ajoutons pour finir que cette caricature arrive un peu tard et que  Chantecler sans fessée, ni bonnet d’âne, avait déjà bien compris et analysé le style pédagogique de la maison.

     Il suffira, pour s’en convaincre, de relire un de nos précédents articles qui signale déjà le règne péremptoire du magister dixit.

    DES  PROS - du 19 mars 2014

La caricature publiée par « Flamby local » n’aura donc fait qu’aggraver la morgue magistrale en y joignant, en prime, la schlague dont notre illustration du jour, sortie, elle, d’un autre siècle, sera l’objet.

SchlagueC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 avril 2014  (J+1940 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Billets d'humeur
8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 00:00

CONSERVATISME ET CONSERVATION - du 08 avril 2014 (J+1938 après le vote négatif fondateur)

       Sous le titre « Le conseil est installé »,  Le Bien public d’hier 7 avril, relatait la première séance du conseil municipal de la nouvelle mandature à Auxonne qui s’est tenue vendredi dernier 4 avril. Nous avions, de notre côté, précédemment rendu compte de cette réunion. 

 

« NOUVEAU » DÉPART - du 05 avril 2014

       À remarquer que l’article du Bien public est bâti de façon tout à fait similaire à un précédent article du 2 courant, titré « Transition sous tension », et qui traitait de la première séance du conseil à Genlis : une demi-page de texte et une page et demie de photos (dont une pleine page en couleurs). En ce qui concerne le texte, la version auxonnaise, beaucoup plus paisible que la version genlisienne, ne s’enrichit pas, comme cette dernière, d’une citation littéraire. Nous n’avons pas droit à Rudyard Kipling ! La culture littéraire serait-elle mal aimée à Auxonne ? Face à cette carence culturelle, j’oserai pour mon compte, les pages roses : « Bis repetita placent ».

      Il est vrai que comme le précise l’article, le conseil a été « relativement court » et que pour cette raison, il n’y avait pas de place pour les fioritures et les belles formules. À propos de formules, on notera toutefois cette déclaration du maire : « Je vais porter cette écharpe avec beaucoup de fierté et d’humilité ». Cette formule révèle un certain goût du paradoxe déjà affirmé dans un tract de campagne qui déclarait la « grandeur et la servitude » des fonctions de maire. 

 

SERVITUDE ET GRANDEUR - du 29 mars 2014

     La lecture du texte de l’article s’étant révélée quelque peu ennuyeuse, mon œil a glissé rapidement vers la galerie de portraits. Celle-ci a le mérite de nous apprendre enfin l’âge de nos élus, sans toutefois aller jusqu’à nous préciser leur profession, comme le fait l’article de Genlis. Avantage sur Genlis cependant, c’est la date exacte et non seulement l’année de naissance qui est donnée, les passionné(e)s d’astrologie ne manqueront pas d’en tirer pronostics et prédictions !

     Trêve de plaisanterie ! Je voudrais vous faire part d’une observation remarquable qui pourrait faire l’objet d’une communication prochaine à l’Académie de médecine sous le titre : « Les fonctions électives sont-elles le meilleur remède au vieillissement ? »

     Cette observation, la voici : parmi tous les visages de la « galerie », un seul semble avoir traversé les années sans aucun changement visible appréciable et les crèmes antirides et autres masques n’y sont sans doute pour rien, puisqu’il s’agit d’un visage masculin.

     Pour un examen plus attentif et rétrospectif nous joignons en illustration deux extraits des trombinoscopes  d’  « Auxonne passionnément » diffusés respectivement en 2008 et 2014. Nos lecteurs/trices pourront les confronter à l’article cité en référence et se convaincre sur pièces de la vertu conservative de la fonction d’adjoint. Comme disait le Docteur Besançon : « Ne pas dételer ! »

2008-2014C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 08 avril 2014  (J+1938 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 00:00

« NOUVEAU » DÉPART - du 05 avril 2014 (J+1935 après le vote négatif fondateur)

    J’assistais hier soir, dans l’ancienne perception-nouvelle salle du conseil à la renaissance, dans l’urne, de notre nouvelle équipe municipale. Une trentaine d’autres spectateurs,  assis ou debout, composaient l’assistance. Assis sur un strapontin, jambes ballantes et le dos au mur, je me demandais en passant comment on aurait pu loger, dans la présente galerie réservée au public, la petite centaine de spectateurs du fameux conseil du 17 décembre 2008 lors duquel eut lieu l’historique « vote négatif fondateur » dont la date constitue l’origine de l’ère Chantecler.

   Rappelons que ce vote, comme celui de l’élection du maire et de ses adjoints, avait eu lieu à bulletins secrets. Dans le cas précis des présentes élections c’est une obligation réglementaire, dans le cas du « vote négatif fondateur », ce fut une option de la majorité municipale qui fut d’ailleurs la seule à participer au vote, non sans avoir tenu un « conclave » préalable hors séance et en l’absence de l’opposition qui avait quitté la salle. Un conseil pour le moins atypique dont la lecture du procès-verbal reste passionnante.

       Dans le cas présent du vote du 4 avril 2014, la passion n’était pas franchement au rendez-vous. J’ai ressenti pour mon compte une forte impression d’ennui et de déjà vu. La fièvre de la campagne est à présent retombée, voilà qu’après avoir clivé, on entend à présent rassembler ; un tel raccommodage constitue déjà à lui seul un très vaste programme, la nouvelle-ancienne équipe sera-t-elle à la hauteur de la tâche ? La contemplation d’« un magnifique mur en pierre découvert par hasard » ( cf. Inf’’Auxonne N° 40 d’avril 2013)  n’a pas suffi à me distraire d’une pesante impression d’immobilisme et d’autosatisfaction.

     Afin  d’assortir mon propos à mon absence réelle d’enthousiasme, j’ai résolu d’abandonner la prose et de  faire parler sèchement les pourcentages en matière de taux de renouvellement.

 

TAUX DE RENOUVELLEMENT

Du maire : 0%

Des adjoints : 25 %  pour l’accession nouvelle à la fonction  ( 0 % si l’on tient compte de leur présence dans la précédente majorité)

Des élus en général :   48,28 %

Des élus de la majorité : 39,13 %

Des élus de l’opposition : 83,33 %

 

   En résumé et comme dirait le Duc d’Elbeuf, c’est avec du vieux qu’on fait du neuf. Nous n’étendrons pas au-delà notre statistique sachant que les membres de la liste « Auxonne passionnément » n’ont fait état, dans les documents de campagne, ni de leur âge (parfois supérieur à 65 ans), ni de leur profession et qu’au surplus pour faciliter leur connaissance et leur reconnaissance ils n’ont souvent été désignés lors des réunions que par leurs seuls prénoms. C’est Charlot le plus beau, c’est Francine la plus fine et Maxence l’homme qui pense !

    Moralité, retenez bien la leçon : Embrassez-vous, tutoyez-vous, prénommez-vous, congratulez-vous, sauvadez-vous et vous serez élus les côpains !!!  

OUVERTUREC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 5 avril 2014  (J+1935 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Brèves
3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 00:00

« TROISIÈME TOUR » - du 03 avril 2014 (J+1933 après le vote négatif fondateur)

       Par un abus de langage, c’est ainsi que nous désignerons l’élection du maire et de ses adjoints par le conseil municipal renouvelé. Cette élection se déroulera demain soir 4 avril à 18 heures en la nouvelle salle du conseil.  À propos de cette nouvelle salle du conseil, Inf’’Auxonne N° 40 d’avril 2013 publiait la photo d’« un magnifique mur en pierre découvert par hasard » (N.D.L.R. en fait un assez banal mur de moellons en opus incertum décapé et jointoyé à la mode des auberges de campagne des années 1970) et précisait qu’elle « permettra désormais un accès aux personnes à mobilité réduite », un conseil donc, si vous voulez tous prendre place confortablement,  venez en fauteuil !

        En parlant de fauteuil, notre maire sortant devrait être réélu sans surprise, et comme on dit « dans un fauteuil ». Parcourant Le Bien Public d’hier 2 avril, nous avons noté la place très importante consacrée à l’élection du nouveau maire de Genlis sous le titre « Transition sous tension ». À la différence d’Auxonne, Genlis aura donc un maire médecin. À lire l’article, la « médicalisation » du fauteuil de maire, chère à notre Docteur, ne s’est pas faite sans quelques grincements…Sur les plaies encore vives, le maire-médecin applique donc un baume littéraire en citant Rudyard Kipling et son fameux poème « Tu seras un homme mon fils ». Je sais que l’un de nos adjoints sortants affectionne particulièrement ce poème puisqu’il me l’a confié par écrit un jour de janvier 2012. Pour mon compte, au-delà de ce poème moralisateur, Kipling est surtout un reporter génial et l’auteur du « Livre de la Jungle » où règne la loi du même nom.

     Dans la jungle électorale auxonnaise, quelques fauves numériques auront rôdé, « Flamby local », « torpilles petite et grosse», menant la vie dure à nos « Mowglis ». Dans ses remerciements, en page 4 du Cahier local du Bien Public du 2 courant, le maire sortant, mentionne néanmoins une campagne « propre et sereine ». Ce concept de campagne propre et sereine ne va pas sans rappeler celui de « guerre fraîche et joyeuse » cher au Kronprinz, fiston du Kaiser. Quant à nos « Mowglis » ils affirment, dans leurs remerciements en page 5, vouloir poursuivre « la formidable aventure humaine que nous venons de vivre ». Pour avoir observé cette campagne de près et dans son ensemble, je ne partage pas leur vision lyrique. Plus qu’une « aventure humaine » c’est à une assez médiocre « comédie humaine », à laquelle il me semble avoir assisté et par bien des côtés de la « conférence » du caveau, aux adoubements et ralliements des vassaux du Vannois, en passant par les invectives du salon des Halles et les prises de bec de la rue Émile Gruet il faut bien avouer qu’elle n’était pas franchement « formidable » cette comédie !

      Nul ne peut ignorer la sympathie que je porte à nos « Mowglis », c’est pourquoi pour faire pendant au très droitier et trop classique « Tu seras un homme mon fils » je leur dédierai cette dernière phrase de L’aventure humaine de Jean Rostand, en quelque sorte frangin de Chantecler puisqu’Edmond est leur père à tous deux : « Le but de l’humanité n’est pas d’écouler le plus grand nombre d’existences, mais de donner à chacun les meilleures chances de bien naître et de réaliser son aventure » .

     Ils pourront l’adapter à leur guise, je suggère pour mon compte : « Le but de l’élection n’est pas seulement d’obtenir le plus grand nombre de sièges, mais de se donner les meilleures chances de réaliser son aventure ! ». Bonne chance et surtout bonne  poursuite de « l’aventure », les « Mowglis » ! Nous espérons ne pas être déçus !  

MowglisC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 03 avril 2014  (J+1933 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 00:00

PHILIBERT BESSON, LE CANDIDAT QUI NOUS AURA MANQUÉ ! - du 02 avril 2014 (J+1932 après le vote négatif fondateur)

 

    Parcourant hier la toile, j’ai été heureux d’y découvrir  qu’une nouvelle « Grosse torpille » y était née. Rien à voir avec l’ancienne, à preuve, j’ai eu la bonne surprise d’y découvrir mon blog en lien. Cela ne plaît pourtant pas à tout le monde et semble provoquer la colère du fiston vindicatif d’un candidat malchanceux ! Selon ses propos « je raserais les murs quand je le croise en ville ». On aura tout vu ! Je rasais sans doute aussi les murs dans les réunions du Papa et de Monsieur Sauvadet !

     Laissons passer ces queues d’orage ! Et répondons pédagogiquement. Un candidat a le droit d’être original. Le jeune Lanaud devenu depuis Lanaud du Gray, Auxonnais d’origine qui fréquenta les bancs de ma classe au siècle dernier, aura réussi honorablement cet exercice ! Avouons cependant que ce talent n’est pas donné à tout le monde !

   Nous aurons la décence de ne pas remuer le couteau dans la plaie, préférant, de loin, célébrer la mémoire d’un farfelu politique qui ne manqua pas, lui, de courage, allant même jusqu’à payer de sa vie son franc-parler devenu depuis légendaire.

     J’ai nommé Philibert Besson (1898-1941), maire de Vorey-sur-Arzon en 1929 et député de Haute-Loire en 1932. Indépendant de tous les partis politiques de l’époque, utopiste européaniste avant l’heure, il irrite par ses manières et son franc-parler. Lors d’un de ses meetings à Saint-Étienne le 3 mars 1935, la police coupe les fils de ses hauts parleurs, il en faut plus pour clouer le bec à Philibert, il grimpe sur le pylône de fer de la grande horloge de la Place Chavanelle et, dominant de 12 mètres une foule de 20000 personnes, il poursuit son discours.

       Les ennuis ne tardent pas à arriver, impliqué dans une affaire, il perd son immunité parlementaire et dans une série de péripéties rocambolesques, dont une traversée de la Loire à la nage,  il se réfugie dans sa circonscription du Velay, soutenu par les paysans. Finalement acquitté, il reprend le combat politique et est battu à Saint-Étienne par Antoine Pinay ! Mobilisé en 1939 dans une guerre qu’il avait prédit avec lucidité, il est arrêté pour propos défaitistes : « Nos armées ne peuvent vaincre, elles sont quasiment trahies ». À la différence d’Antoine Pinay qui devait dérouler une très longue carrière politique, il meurt à 43 ans le 17 mars 1941, affamé et tabassé par ses brutes de gardiens !

      L’originalité, quand elle se double d’un vrai courage, est toujours sympathique et j’ai eu plaisir à faire revivre pour vous la belle figure de Philibert Besson, le candidat original qui nous aura manqué !

     Détail touchant, le nom de Philibert Besson a été immortalisé dans la célèbre chanson de Georgius « Au Lycée Papillon ». Il méritait cet hommage cocasse qui vaut bien le Panthéon ! Comme le montre notre illustration du jour, Philibert était une sorte de Professeur Tournesol qui avait par ailleurs une belle carte de visite ! Mais si l’homme fait la carte de visite, ce n’est hélas pas toujours, et nous l’avons vérifié, la carte de visite qui fait l’homme !

« On n’est pas des imbéciles, on a même de l’instruction

Au Lycée Papa, Au Lycée Papa, Au Lycée Papillon ! »

Portrait 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 02 avril 2014  (J+1932 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Hommage
31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 00:00

UNE VICTOIRE DU MOUVEMENT CONSUMÉRISTE - du 31mars 2014 (J+1930 après le vote négatif fondateur)

 

      Après les bals de Carnaval, la Salle des Fêtes de notre bonne ville, était hier soir le théâtre du deuxième tour des municipales.

 Kwa tu fée dimanche ? 

 Ch’sais pas trop

 Alors va donc vôter pour not’Raoul, les aut’s, tu sais c’est tous mentoux, socialos et compagnie !

 

   Ils sont sans doute quelques-uns à avoir suivi le conseil et ils se sont passé le mot. Et puis conformément à l’inéluctable tendance à la désertification médicale, Docteur Miracle ayant fermé son cabinet électoral, il fallait bien que ses patients électeurs (car il en faut de la patience) aillent se faire soigner quelque part. Et il semble bien qu’ils aient préféré la tradition à l’aventure pour aller faire soigner leurs écrouelles électorales : « Le Raoul te touche, Dieu te guérit ! »

   Et puis la visite-éclair de Monsieur Sauvadet, qui a la parole et le tutoiement faciles, mais la réponse plutôt évasive, aura su convaincre encore quelques douzaines de gens du terroir car en bon enfant de l’Auxois, il sait convaincre le rural. Voilà un homme de terroir, un vrai rural qui a jadis, d’un geste ample et large, semé la bonne parole dans les sillons du Bien Public !

   Au total l’action conjuguée du Ministre et du Docteur auront sans doute contribué pour une bonne part à gagner les 202 voix d’avance. Le Bien Public qui mentionne dans son article d’aujourd’hui « le soutien de François Sauvadet » et l’appartenance à « Debout la république » du Docteur, ne me démentira pas. Le maire sortant s’est révélé de fait comme l’Étoile polaire providentielle d’une droite frileuse et désorientée. Dans son allergie à tout voisinage de gauche, plus d’un(e) s’est résolu(e) à avaler l’amère pilule ! Une accessibilité facilitée à tous au lieu du vote, un recours opportun aux procurations  auront fait le reste. Se faire élire est aussi un métier ! Ça ne s’improvise pas ! Chaque épi glané sur le champ de l’élection compte !

   Fauchage et glanage en quelque sorte les deux mamelles de l’urne. Si Monsieur le maire de Labergement n’a pas eu la chance d’être élu, je me rappelle néanmoins le grand discours hagiographique qu’il tint en présence de Monsieur Sauvadet en 2011 et me remémorant plus précisément la partie agricole,  je me dis : qui sait comment traire les vaches, sait à coup sûr traire les voix et qui a démarié les betteraves dans les plaines de Picardie n’oublie pas non plus de démarier les unions contre-nature !

    Au bout du compte, tout s’est bien passé et c’est reparti comme avant. Un temps perplexes et congestionnés dans l’atmosphère surchauffée de la Salle des Fêtes, les visages du trombinoscope de la Passion ont progressivement retrouvé leur assurance et leurs sourires de connivence. Ouf ! On reste, les copains et les copines ! La victoire n’est peut-être pas écrasante, mais c’est une victoire quand même ! On reste entre nous et  Auxonne reste entre de bonnes mains, les nôtres !

     En juin 2010,  1533 votants soit 30,29 % des inscrits avaient élu Leclerc, hier 31 mars, 1572 votants, soit 30,55 % des inscrits ont élu Monsieur Langlois, résultats très comparables qui se situent tous deux à moins d’un inscrit sur 3.

      Peu de changement donc. À noter tout de même l’accession de Monsieur Montial au poste de Conseiller municipal. Avec lui, c’est une association (parmi quelques autres !) qui entre au conseil, une association de consommateurs très active à l’affichage en 2010. Aux côtés de Monsieur le Maire, il œuvrera sans doute à une ouverture rapide du Leclerc annoncé. Bon courage, quand même, Monsieur Montial !

        Et surtout bonne chance aux très honorables perdants, ils ont l’avantage de la jeunesse, l’avenir leur appartient !  Et 26,62 % des inscrits, soit plus d’un inscrit sur 4 comptent sur eux pour soulever la chape de plomb !

      Comme cette élection a vu se développer le rôle de la toile, je tenais à rendre hommage, parmi les combattants du clavier,  à ceux et celles qui, dans les deux camps, ont su,  à visage découvert, aligner plus de trois lignes sans faute, ce qui n’est pas le cas d’un certain candidat. L’illustration de Claudi, de forte inspiration hellène, est dédiée à deux d’entre eux : votre serviteur d’abord, qui le mérite bien, et une nouvelle conseillère passionnée que les initiés reconnaîtront sans peine.

     En conclusion et en mémoire du vote du 17 décembre 2008 (« Souviens-toi du vase de Soissons »), je n’ai pas manqué, après l’annonce des résultats et à la sortie de la salle, de serrer la main de notre Maire récidiviste en lui demandant, sans discrétion particulière, si cette élection était ou non à dominante alimentaire. Visiblement réjoui, il a souri de ma question sans me répondre vraiment. Une bande de jeunes lascars témoins de la scène m’ont accusé de cirer les pompes. Ah ! quel ingrat métier que celui d’échotier bénévole sans astreintes et sans indemnités et qui sans la grandeur, ne connaît que la servitude du labeur d’informer !

        J’espère bien prendre un peu de vacances, mais Chantecler a encore de l’avenir, j’en suis persuadé !     

Coq et sirèneC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 31 mars 2014  (J+1930 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 00:00

SERVITUDE ET GRANDEUR - du 29 mars 2014 (J+1928 après le vote négatif fondateur)

       

   Hier, j’étais bien décidé à prendre un début de week-end réparateur avant la fièvre de dimanche soir. La journée promettait d’être belle. Peu avant midi j’avais trouvé, déposée par le/la facteur/trice, mon enveloppe de matériel électoral dans la boîte aux lettres de notre vieille porte cochère. Rappelons qu’en juin 2010  les vénérables vantaux de cette porte avaient servi de panneau d’affichage sauvage aux petits bras de la coalition quadricéphale pour Leclerc au Charmoy.

     Ce « rassemblement hétéroclite » unissait, rappelons-le : les représentants locaux d’un parti de droite, une majorité municipale passionnée, une association de quartiers extérieurs, et pour finir, une association de consommateurs créée de toutes pièces pour la circonstance et dont le président dévoué figure désormais, en reconnaissance sans doute de ses services d’afficheur et de tracteur, parmi les  petits nouveaux de la liste « animés, comme les élus sortants du même désir de servir les intérêts d’Auxonne et des auxonnais » et n’ayant « aucune ambition personnelle ».

    M’étant restauré, en compagnie de mon épouse,  d’une Montbéliard aux lentilles, je lisais en diagonale, tout en sirotant mon café, le contenu de mon enveloppe électorale. Laissant de côté, dans la liste « dynamique »,  les inexactitudes résultant en fait, non d’une machination ou d’un rapt, mais de difficultés d’organisation liées à l’action conjuguée des délais techniques d’impression et du jeu de cache-cache du Docteur (sans doute déstabilisé par le chahut lors de sa conférence du caveau ainsi que par diverses pressions « d’en-haut »), je lisais cette constatation : « par vos votes, vous avez montré votre volonté de changement d’équipe au sein de la municipalité ». Comme en écho à cette constatation, la circulaire de la liste « Passionnée »  répondait : « Nous avons entendu votre message du premier tour. Nous en tiendrons compte ».

     Un consensus semble donc régner entre les deux listes en ce qui concerne la réalité d’un « message » des votants au premier tour, seule diffère la réponse envisagée pour répondre à ce « message » du 23 mars : « le changement d’équipe »  d’une part,  la réforme avec les mêmes d’autre part. De cette réponse, les électeurs décideront dimanche.

     Je m’apprêtai à sortir, bien décidé à ne rien écrire pour mes addict(e)s  quand j’ai découvert, en guise de digestif, un tract A4 blanc imprimé recto-verso et comportant trois messages, celui de l’équipe sortante, celui d’un « Ancien Ministre », et pour finir celui d’un Docteur. Cette Triple-Alliance de la liste sortante, de l’ « Ancien Ministre » et du Docteur m’apparaît clairement comme le grossier « coup de pouce » de trop destiné à conjurer la perspective bien réelle  d’un «  changement d’équipe ». Il suffit d’avoir assisté à la réunion au Vannois mercredi  24 pour en être convaincu.  Ce tract de trop m’a décidé à écrire pour éclairer les esprits et purifier un peu l’air. Ah ! Servitude sans grandeur de l’échotier pisseur d’encre !

    Sur l’échiquier électoral, la Triple-Alliance escompte sans doute des électeurs « orphelins » du pion « Agissons » une action à double-effet : perte de voix pour la liste « Dynamique » adverse et gain de voix à son propre profit. Manœuvre en apparence confortable,  qui fait abstraction cependant des influences contre-productives des réactions prévisibles de certains membres de la liste « Agissons », laissés sur la touche malgré eux. Au bout du compte, dans ce jeu électoral en négatif, le Docteur à présent inéligible se révèle être lui-même le dindon volontaire de la farce ! Allégeance et servitude volontaire pour un résultat nul ! Quel remède de cheval ! Quelle abnégation ! Et quel talent politique ! Faut-il qu’il les déteste ces diables de socialistes !

       À propos de servitude j’ai relevé dans le tract « Auxonne-passionnément » une formule grandiose à propos des fonctions de maire : « fonctions dont il [le concurrent du maire sortant] ne mesure ni la grandeur ni la servitude ». Quel lyrisme à propos d’une fonction respectable sans être généralement très prestigieuse, prenante sans être toutefois un bagne !

    Il se trouve que la littérature romantique est riche d’une oeuvre associant dans son titre « grandeur » et « servitude ». Dans le titre de son célèbre ouvrage, Servitude et grandeur militaires, Alfred de Vigny place cependant la servitude avant la grandeur, c’est que l’homme d’honneur est d’abord un serviteur avant d’être un grand !

      La lecture de la notice dans le Dictionnaire des Oeuvres de Laffont-Bompiani s’est révélée très instructive : « Servitude et grandeur militaires est l’œuvre d’un incroyant en matière politique ; c’est surtout l’oeuvre d’un poète qui exprime par des images son âme profonde. Tempérament sensitif et fermé, impropre à la vie sociale, Vigny dans cet écrit, qui passe pour l’un de ses plus grands se retire, moins pour philosopher que pour retrouver la compagnie de ses frères d’armes et proclamer, la seule « religion » encore possible, celle de l’honneur ».

    En ces temps fangeux où certains revendiquent l’honneur de façon indécente, magnifiques paroles à méditer, chers concitoyen(ne)s ! Qui sont les vrais Vigny, hommes d’honneur, qui peuvent se réclamer de la « servitude » et de la  « grandeur ». Ils existent sans doute, mais briguent ou obtiennent rarement l’écharpe tricolore, et s’ils l’obtiennent, ils ne la gardent pas longtemps. Et c’est beaucoup mieux comme ça !

UMP-UDIC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 29 mars 2014  (J+1928 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions