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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 07:49

ANGOISSE DE LA PAGE BLANCHE  - du 25 octobre 2016 (J+2869 après le vote négatif fondateur)

    Si Inf’Auxonne N° 53 de juillet 2016 fut celui du « porte-plume », Inf’Auxonne N° 54 d’octobre 2016 restera dans les annales, celui de la « page blanche ».

      « Porte-plume » et « page blanche »,  décidément, voilà des outils de littérateur qui inspirent un rédacteur ! Mais au fond de chaque rédacteur se cache souvent un littérateur !

PLUS FORT QU’UN PORTE-AVIONS, LE PORTE-PLUME - du 13 JUILLET 2016

    Dans le dernier  Inf’Auxonne,  c’est en effet par une référence liminaire à la « page blanche » que s’ouvre l’ « Édito » de notre premier édile qui commence par ces mots: « une page blanche se présente à moi ».

       Et comme pour faire un digne écho à son leader, le groupe « Auxonne passionnément » rend à la fin une copie blanche. Confidence pour confidence, cette copie blanche n’est pas, et de loin, la plus mauvaise de celles que nous ayons pu lire jusqu’à présent…

      Et pourtant « la rentrée a eu lieu » et « les élus poursuivent leur travail ». Des dossiers d’importance occupent leur temps…À commencer par « la rénovation du Vannois », et jusqu’aux « mares en forêt » où tombent à présent les feuilles mortes.

     Devant l’envergure d’une telle tâche, on comprend que l’on puisse éprouver l’angoisse de la « page blanche »…

     À propos d’angoisse de la page blanche, permettez-nous de citer Wikipédia  qui désigne ce syndrome par le terme de « leucosélophobie » et qui émet, quant à ses causes,  l’hypothèse suivante :

« Ce phénomène peut être dû à la volonté tellement grande de faire une œuvre parfaite, que toute idée qui vient à l'esprit de l'auteur lui paraît systématiquement mauvaise, de telle sorte qu'il devient alors impossible pour lui de commencer ou de compléter son œuvre ».

     L’encyclopédie en ligne ajoute : « Ce syndrome est aussi souvent dû au fait que l'auteur a mis ses personnages dans une situation complexe de laquelle il s'avère incapable de les sortir. Elle peut se traduire, lorsqu'elle se prolonge dans la durée, par un abandon de l'auteur ou une période de dépression au cours de laquelle il perd totalement confiance en lui ».

     Nous espérons que ce bref article sera utile à tous les rédacteurs en puissance qui le liront !

     Au fait, depuis la fermeture de la papeterie de la place, il est devenu difficile de se procurer un porte-plume ou une même une simple page blanche au centre ville… à moins de s’adresser en face, bien sûr !

CHARMOY-CITY : EMBELLIR LA « BELLE ENDORMIE » ? - du 26 Septembre 2016         

Angoisse de la page blanche

Angoisse de la page blanche

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 25 octobre 2016  (J+2869 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 08:27
ALBUM RUE DU CHARMOY
ALBUM RUE DU CHARMOY
ALBUM RUE DU CHARMOY
ALBUM RUE DU CHARMOY
ALBUM RUE DU CHARMOY
ALBUM RUE DU CHARMOY
ALBUM RUE DU CHARMOY
ALBUM RUE DU CHARMOY
ALBUM RUE DU CHARMOY
ALBUM RUE DU CHARMOY

ALBUM RUE DU CHARMOY

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Album
20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 08:06

L’OR BLEU AU CHARMOY – du 20 octobre 2016 (J+2864 après le vote négatif fondateur)

     L’or bleu, comme chacun sait, c’est l’eau ! Une valeur en hausse qui pourrait bien remplacer l’or noir dans les conflits du siècle à venir.

      De l’or bleu nous n’en manquons pas au Charmoy : le réservoir des Granges Hautes en est rempli, et sur les berges du bien nommé Bief Pérou on entend le murmure de ses flots. Mais de cet or bleu du Charmoy, qui n’est pas coté en bourse, la finance ne se préoccupe pas encore.

      Mais au fait, de l’or bleu, nous avons déjà parlé il y a bien longtemps.

L’ART DE DÉCOUVRIR LES SOURCES - du 12 novembre 2012

      Devons-nous pour autant nous considérer comme  un précurseur et un visionnaire alors qu’aujourd’hui le thème de l’or bleu vient défrayer la chronique au Charmoy ?

      Défrayer la chronique au Charmoy ? Vous êtes sûr ?

     À preuve, le 14 courant, le site facebook de l’hypermarché E.LECLERC du Charmoy à Auxonne, adressait ce message à  ses fans « Découvrez et partagez ce reportage TF1 tourné dans votre centre E.Leclerc Auxonne ». D’accord, mais quel rapport avec l’or bleu ?

     Quand vous saurez que le reportage en question avait pour titre « Le business de l’eau minérale en plein essor », vous aurez compris. L’eau minérale, c’est un business en or, en or bleu, bien entendu, et en plein essor ! Bourvil l’avait déjà compris !

https://www.youtube.com/watch?v=0U0rQqKGyQQ

    Si je ne l’ai pas partagé, j’ai cependant découvert le reportage TF1 avec intérêt. Sur 3 minutes, une petite minute est tournée effectivement à l’hypermarché du Charmoy. Le temps de voir le patron et d’apprendre de sa bouche que ses prix s’échelonnent  de 0,10 à 0,60 euros le litre en matière d’eau minérale. Vient ensuite, sur fond d’étiquettes diverses et variées le bagout lénifiant d’une speakerine vantant les qualités intrinsèques de l’eau minérale. Pour finir, deux clients arborant une moue quelque peu dégoûtée, confessent bouder  l’eau du robinet. Ils la délaissent au profit des crus d’or bleu en bouteille plastique, dont les monceaux sont en vente dans les hypermarchés !       

        Pourtant, dans le dossier de présentation du projet du Charmoy en 2011, on pouvait lire à propos de la consommation  d’eau, cet impératif catégorique : « sensibiliser à une consommation parcimonieuse » (p. 58). Ce vœu d’une tonalité de franciscain méhariste ne concernait évidemment pas les montagnes de packs d’eau offerts au consommateur en rayon, mais seulement l’eau du robinet (pouah !) que ne vend pas encore Leclerc !

      Pour en venir à notre reportage, les deux tiers du reportage sont en fait consacrés à l’un des grands, parmi les grands crus d’or bleu, l’eau d’une source remise au goût du jour et dont le captage relooké a nécessité 6 millions d’investissements quelque part entre Lure et Vesoul en Haute-Saône. Un cru aqueux comtois à 2 euros le litre, dont on ne peut dire qu’il soit le moins cher !

    Dont le prix, en tout cas sort carrément de la fourchette annoncée au Charmoy, de  « 0,10 à 0,60 euros » rappelons-le.

    Alors, dites-moi, quel rapport peut-il bien y avoir entre l’hypermarché du Charmoy, défenseur et adepte des petits budgets, et la source Villeminfroy quelque part entre Lure et Vesoul en Haute-Saône, dont « 80% des bouteilles seront exportées à l’étranger » à destination de « nouveaux et riches consommateurs » (l’Est Républicain du 20 juillet dernier).

     Le même sans doute qu’il pouvait y avoir entre le projet de zone du Charmoy et les visites de l’hypermarché de Pusey-VESOUL par nos édiles « discrets ». Le même encore qu’il pouvait y avoir entre la consultation de juin 2010 pour cette zone du Charmoy (traduisez LECLERC) et les belles et nombreuses affiches imprimées à LURE et collées par la clique locale des sectateurs de la divine enseigne.

     Au prochain conseil, observons bien nos décideurs « discrets ». Peut-être les verrons-nous étancher leur soif inextinguible de transparence dans une eau cristalline prise au goulot d’une « bouteille belle et pratique avec un bouchon épais pour qu’elle soit facile à ouvrir par les personnes âgées » (l’Est Républicain du 20 juillet dernier).

    Il paraît aussi que l’exploitant avisé de la source luronne à 2 euros le litre est le créateur d’une chaîne de « moulins », sans meule, mais non sans succès. Alors, pour les amateurs de moulins,  après l’or bleu,  pourquoi pas aussi  un « moulin » au Charmoy ?

ON NE PEUT PAS ÊTRE AU FOUR ET AU MOULIN - du 19 DÉCEMBRE 2014

Au Charmoy, Croquebol et La Guillaumette boivent Source Raoul

Au Charmoy, Croquebol et La Guillaumette boivent Source Raoul

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 octobre 2016  (J+2864 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Figures libres

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 07:07

L’IMMOBILIER AU CHARMOY (2)  - du 18 octobre 2016 (J+2862 après le vote négatif fondateur)

    Dans notre dernier article, nous avions dû avouer notre échec : toutes nos tentatives de recherche de la décision de préemption, prise en 2010, sur la parcelle BV 83 s’étaient révélées vaines. Bien malin qui trouvera, en relisant les 73 décisions prises par le maire en 2010 et dûment référencées dans le registre des délibérations du conseil municipal, une quelconque décision de préemption concernant BV 83…

     Dieu soit loué, tel n’est pas le cas de la récente décision n° 43-2016, relative à l’exercice du droit de préemption urbain (DPU) sur BV 82. Prise le 25 août dernier, transmise en Préfecture le jour même, puis dûment affichée, elle a été publiée ensuite in extenso dans le compte-rendu sommaire du conseil municipal du 26 septembre dernier (pages 10 et 11) et largement évoquée dans la presse le 28. Voilà une préemption que l’on ne saurait qualifier de discrète !

CHARMOY : QUI BLOQUE ET QUI DÉBLOQUE ? - du 29 Septembre 2016

     Nous ne sommes plus dans le cas d’une préemption « en pointillés »  comme celle de 2010. Cette fois-ci, c’est bien clair, on a bien mis les points sur les i !

     Nous avons d’ailleurs constaté que même  la précédente municipalité Sanz avait été mise dans le coup et appelée à la rescousse dans le 4ème  attendu de la décision !

Lisons d’abord le  3èmeattendu :    

« Considérant que la ville d’Auxonne est soucieuse du bon développement économique de son territoire et sensible aux demandes d’entreprises intéressées par une implantation sur ses zones ; »

  « Considérant que dans ce même objectif la Commune a engagé, par délibération du 9 février 2007 [N.D.L.R. : délib n° 2007-16], une démarche d’acquisition de gré à gré d’une parcelle proche d’environ 2500 m² [N.D.L.R. : ex-parcelle AX 523 aujourd’hui coupée par la rue du Charmoy et en partie concernée par le projet de station-service. Voir aussi notre illustration du jour ].

    En faisant, dans une louable continuité, référence au passé de 2007, M. Langlois semble donc vouloir appuyer sa démarche de préemption par la décision de son prédécesseur, M. SANZ, d’engager en 2007 « une démarche d’acquisition de gré à gré » de la parcelle AX 523.       

     À noter toutefois qu’en 2007 M. SANZ était en fin de mandat, que la démarche engagée n’était pas une démarche de préemption, et que ladite démarche ne s’est jamais concrétisée. À signaler encore que la délibération n° 16-2007 approuvée en séance du 8 février 2007 précisait : « Dans la perspective du projet d’une zone d’activités, il est judicieux pour la Ville de s’assurer la maîtrise foncière par l’acquisition d’une parcelle cadastrée AX 523… »

    Sans entrer dans le détail, nous pouvons préciser qu’il était alors de notoriété publique que les propriétaires de cette parcelle souhaitaient la vendre. Un achat de gré à gré par la Ville pouvait donc alors sembler opportun afin de mettre la parcelle à l’abri d’appétits manifestés par des promoteurs éventuels, et de garantir ainsi la « maîtrise foncière » de la Ville, sans nécessairement « brandir le droit de  préemption ».

     L’histoire nous enseigne que c’est à BOUXDIS que reviendra finalement la parcelle non acquise par la municipalité SANZ, et ce, au terme de la phase « discrète » de prospection et de démarchage assurée au début de 2009 par les bons soins de Monsieur Langlois et de quelques-uns de ses collaborateurs au profit de BOUXDIS. À ces artisans diligents et discrets au service d’un intérêt général bien compris, on pourrait appliquer sans peine cette expression tirée de l’ « Édito » du dernier Inf’Auxonne n° 54 d’octobre 2016 : « Ce sont des hommes de l’ombre, leur efficacité est à la hauteur de leur discrétion » !

        Au terme de cette phase discrète, la « maîtrise foncière de la zone », ou du moins de 19 hectares de celle-ci, était assurée, non à la Ville, mais à BOUXDIS. Comme notre maire dans son dernier édito, le promoteur comblé pouvait alors dire : « Une page blanche se présente à moi » ! Une belle page blanche de 19 hectares livrée sur un plateau pour y écrire des projets grandioses !     

      Quoi de plus normal donc, que le promoteur remerciât par écrit notre maire de sa « collaboration » et de sa « discrétion » dans l’acquisition de cette « maîtrise foncière de la zone »! Belle opération menée sans tambour ni trompette par « des hommes de l’ombre », après le vote-croupion du 17 décembre 2008 !

Du coup, la municipalité d’Auxonne n’eut même pas à se fendre d’une délibération pour revendre à BOUXDIS la parcelle AX 523, ce qui eût été le cas si l’acquisition envisagée par la municipalité précédente s’était concrétisée, et que la Ville en fût devenue propriétaire.

     Tel fut par contre  le cas pour une autre  parcelle que possédait déjà la Ville et dont nous étudierons le cas très instructif dans un prochain épisode ! À bientôt donc !

     Mon « porte-plume » a déjà hâte de noircir pour vous une nouvelle « page blanche »

Meeting de la maîtrise foncière au Charmoy

Meeting de la maîtrise foncière au Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 octobre 2016  (J+2862 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Documents
15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 08:35

L’IMMOBILIER AU CHARMOY (1)  - du 15 octobre 2016 (J+2859 après le vote négatif fondateur)

      La question immobilière au Charmoy a fait récemment irruption dans la presse à la fin du mois dernier. En effet, Le Bien Public du 28 septembre dernier titrait dans la rubrique « Auxonne » : « Charmoy : la municipalité a brandi son droit de préemption ».

      Plus récemment, le 13 octobre dernier, le même quotidien titrait : « Auxonne Immobilier Les ventes sont reparties à la hausse », article d’ailleurs judicieusement couplé sur la même page avec une réflexion sur « l’offre locative en cœur de ville » par notre adjointe en charge de l’Urbanisme. Cette réflexion se concluait par l’hypothèse d’un lifting de la grande rue « Pourquoi pas envisager, par la suite, un plan façade, au moins pour l’artère principale.»

     Suivant ce tropisme immobilier éditorial, nous entamons aujourd’hui une petite série en deux temps sur l’histoire immobilière du Charmoy.

       Mais avant que de faire de l’histoire, revenons-en d’abord au présent et à l’article du Bien Public du 28 septembre dernier intitulé : « Charmoy : la municipalité a brandi son droit de préemption ».

      À propos de  cette décision, on pouvait lire dans le corps de l’article qu’elle portait sur « une parcelle qui porte le matricule BV 82 », et qu’elle avait « été présentée dans le déroulé du conseil municipal de lundi soir [N.D.L.R. : 26 septembre] ».

      Selon nous, cette décision était prévisible si l’on en croit, du moins, le procès-verbal de la séance du conseil municipal du 2 mars dernier (approuvé en séance du conseil du 11 avril) qui précise :        

« […]  j’ai cru comprendre [N.D.L.R. c’est le maire qui parle] qu’actuellement il y avait des tentatives d’achat spéculatif sur la zone du Charmoy. Pour éviter qu’il y ait des surenchères, et pour pouvoir maîtriser le devenir futur de cette zone, comme nous l’avons fait il y a 3 ou 4 ans sur une parcelle qui avait fait l’objet de surenchères, j’appliquerai le droit de préemption pour permettre un développement et ne pas bloquer une zone parce que certains veulent jouer sur les prix. Il faut que les choses puissent rester raisonnables [N.D.L.R. page 5 du procès-verbal]

[…] Je préviens donc que ce n’est pas la peine de faire de la surenchère, les vendeurs seront déçus puisque nous empêcherons une éventuelle spéculation. » [N.D.L.R. page 7 du procès-verbal]

   Ce conseil municipal du 2 mars dernier avait d’ailleurs fait l’objet d’un compte-rendu de presse croquignolesque qui se mélangeait un peu les préemptions !

LE CHARMOY ET LE LIMOUSIN - du 05 MARS 2016

      La mention d’une préemption exercée « il y a 3 ou 4 ans sur une parcelle qui avait fait l’objet de surenchères », nous a incité à en savoir plus. Et nous voilà entré dans l’histoire et dans l’archive !

        Nous avons finalement trouvé mention de cette préemption dans le procès-verbal du Conseil municipal du 07 juillet 2010 au  paragraphe 8 intitulé « AUTORISATION ACCORDÉE À MONSIEUR LE MAIRE DE DÉFENDRE LES INTÉRÊTS DE LA VILLE DANS L’AFFAIRE SAS LAUCEL c /VILLE D’AUXONNE : RECOURS CONTRE UNE DÉCISION DE PRÉEMPTION DANS UNE ZONE ÉCONOMIQUE » [pp. 7, 8, 9] 

   Le texte de cette délibération précisait en particulier :

      « Considérant que ladite société a été vivement intéressée par la création d’une zone d’activités économiques au lieu-dit « Le Charmoy » et qu’elle a ainsi signé un compromis de vente portant sur la parcelle BV 83 d’une contenance de 4170 m², propice à l’édification d’un magasin (comme stipulé dans la requête introductive d’instance du 12 mai 2010) ;

Vu la déclaration d’intention d’aliéner portant sur la parcelle cadastrée BV 83  au lieu-dit « Le Charmoy », transmise par Maître LORISSON, Notaire à GENLIS ;

Vu l’utilisation par la Ville d’AUXONNE de son droit de préemption le 30 mars 2010 […]» 

        Ce court extrait d’un long paragraphe suffit à confirmer « l’utilisation par la Ville d’AUXONNE de son droit de préemption le 30 mars 2010 » « sur la parcelle BV 83 d’une contenance de 4170 m² »

     À remarquer au passage que cette parcelle BV 83  jouxte la parcelle BV 82, qui vient de défrayer la chronique foncière, et sur laquelle, très récemment, « la municipalité a brandi son droit de préemption ».

    En fait de « 3 ou 4 ans » comme l’a déclaré Monsieur le maire en son conseil, voilà une affaire maintenant vieille de plus de 6 ans ! C’est vrai qu’on ne voit pas le temps passer !

       À l’époque,  la presse ne se fit pas l’écho de cette préemption sur BV 83 et l’on ne put y lire, comme récemment à propos de la parcelle BV 82 sa voisine, que « la municipalité [avait] brandi son droit de préemption ».

       De cette préemption, on reparla pourtant à nouveau lors du Conseil municipal du 23 septembre 2010, comme l’atteste le procès-verbal, en page 14 :

« 15) ANNULATION ET REMPLACEMENT DE LA DÉLIBÉRATION 2010-101 AUTORISANT MONSIEUR LE MAIRE DE DÉFENDRE LES INTÉRÊTS DE LA VILLE DANS L’AFFAIRE SAS LAUCEL c /VILLE D’AUXONNE : RECOURS CONTRE UNE DÉCISION DE PRÉEMPTION »

    […]   « Vu la décision prise par la Ville d’AUXONNE d’utiliser son droit de préemption le 30 mars 2010 » 

    Remarquons que l’on parlait bien cette fois de « décision » et non pas seulement d’« utilisation » comme dans la première mouture du 7 juillet. Nous avons donc recherché la référence de cette décision.

    Le problème est qu’à la lecture des documents d’archives, cette « décision » n’apparaît dans aucune des 73 décisions prises par monsieur le maire sur délégation […] pour l’année 2010.

    Pourtant, en ce qui concerne la parcelle BV 82, ayant fait récemment l’objet d’une préemption, le compte rendu sommaire du CM du 26 septembre dernier fait explicitement d’une décision « N° 43-2016 du 25 août 2016 Objet : Exercice du Droit de Préemption Urbain : parcelle BV n° 82- lieu-dit le Charmoy » [page 11  du compte rendu sommaire du CM du 26 septembre 2016].

      À la fin du paragraphe relatif à cette décision, on peut même lire : « ARTICLE 5 : la présente décision sera publiée au Recueil des Actes Administratifs et transmise au Préfet. Elle sera inscrite au registre des délibérations du conseil Municipal » [page 12  du compte rendu sommaire du CM du 26 septembre 2016].

      Rien de tel en ce qui concerne l’exercice du droit de préemption urbain sur la parcelle BV n° 83 au lieu-dit le Charmoy en 2010. Aucun référencement « au Recueil des Actes Administratifs » dans lequel la  « décision » d’exercer le droit de préemption « le 30 mars 2010 » reste définitivement introuvable parmi les 73 décisions prises par monsieur le maire sur délégation […] pour l’année 2010 !

    Quant aux suites des actions en justice entamées à la suite de cette « décision »  restée introuvable, les archives ne nous apprennent rien. Il semble bien  qu’au bout du compte on en soit resté au statu quo ante.

    Beaucoup de bruit pour rien donc !

PRÉCISIONS COMPLÉMENTAIRES : Dans le procès-verbal du Conseil du 15/04/2010 en pages 2, 3, 4 figurent les décisions 01-2010 du 2 février 2010 à 08-2010 du 10 mars 2010 dont aucune ne concerne une préemption.

Dans le procès-verbal du Conseil du 27/04/2010 en pages 2 et 3 figurent les décisions 09-2010 du 2 février 2010 à 12-2010 du 1er avril 2010  dont aucune ne concerne une préemption.

Dans le procès-verbal du Conseil du 25/05/2010 en page 3 figurent les décisions 13-2010 du 7 mai 2010 à 15-2010 du 7 mai 2010  dont aucune ne concerne une préemption.

Dans le procès-verbal du Conseil du 07/07/2010 en pages 4 et 5 figurent les décisions 16-2010 du 20 mai 2010 à 23-2010 du 8 juin 2010   dont aucune ne concerne une préemption.

Préemption en 2010 au Charmoy, la décision introuvable

Préemption en 2010 au Charmoy, la décision introuvable

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 15 octobre 2016  (J+2859 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Documents
13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 07:10

« À AUXONNE, LES PETITS COMMERÇANTS FONT DE LA RÉSISTANCE » (3) - du 13 octobre 2016 (J+2857 après le vote négatif fondateur)

Avec le troisième et dernier numéro de cette série, se conclut notre commentaire du reportage de France bleu diffusé le 26 août dernier et intitulé « À Auxonne, les petits commerçants font de la résistance »

Bien que le titre soit éloigné de la réalité et qu’une résistance des petits commerçants ne semble plus d’actualité, le contenu du reportage peut révéler à l’occasion le scepticisme et l’inquiétude de ces petits commerçants indépendants qui, depuis un demi-siècle, ont été souvent les grands perdants des politiques d’aménagement commercial.

Ainsi selon le reporter Thomas Nougaillon : « Fabienne Moreau tient une épicerie rue Antoine Masson, la rue commerçante d’Auxonne, mais en tant que présidente de l’Union commerciale, elle a eu des remontées négatives de certains de ses adhérents : « Je pense surtout au niveau des chaussures, de l’électro-ménager, tout ce qui est hors alimentation. Oui, eux, ils ont plus ressenti ».

Inquiétude donc, du côté des petits commerces non alimentaires, mais aussi du côté des commerces de bouche. Ainsi, comme l’indique le reportage : « pour Jérémy Vautrin, boucher-charcutier-traiteur, l’ouverture du Leclerc, c’est sûr, est un nouveau coup dur pour le centre-ville : « on constate qu’il y a moins de monde au centre-ville. Ça, c’est sûr et certain, ça exporte un petit peu la clientèle, et une fois que les gens ont dépensé 100 euros là-bas, ils vont pas revenir en ville pour redépenser 100 euros » ». À signaler en passant, que contrairement à ce qu’indique le reportage, le centre-ville d’Auxonne compte encore deux boucheries et non une seule ! Espérons pour longtemps encore !

Jérémy Vautrin, sans doute bien au fait de la réalité commerciale, puisqu’il en est un des acteurs, met donc en doute le pari lancé par notre maire hypervisionnaire lors d’un reportage diffusé le 22 octobre 2014 sur France 3 Bourgogne :

« Notre pari est de dire : si nous avons une grande surface, cela va attirer du monde, si les gens viennent à la grande surface, ils peuvent en profiter pour faire d’autres courses, d’autres achats sur la ville. C’est effectivement le point de désaccord avec l’Union commerciale qui, elle, pense plutôt qu’il y aura évasion. »

http://youtu.be/4PMrRymYg5s

En 2009 déjà, en page 12 d’Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009, à la tête de son équipe fraîchement élue, notre maire hypervisionnaire, tout heureux d’avoir été félicité par Leclerc pour sa « collaboration » et sa « discrétion » commettait ce couplet irénique :

« [que faire] pour que les clients venant acheter dans la grande surface, dont beaucoup ne venaient jamais à Auxonne auparavant, aient envie de venir arpenter les rues du centre ville, découvrir les services proposés par les commerçants auxonnais et profiter du futur hôtel.

L’équipe d’ « Auxonne Passionnément » reste très attachée à la défense du petit commerce, mettra tout en œuvre pour l’aider, mais n’oubliera jamais que l’intérêt général des auxonnais prime sur tout intérêt particulier »

Quand on relit tout cela : le « futur hôtel », « l’équipe d’ « Auxonne Passionnément » […] très attachée à la défense du petit commerce », on se retient de rire en se tapant sur les cuisses !

Plus près de nous, dans l’Agenda AUXONNE 2016, notre maire préconisait cette idée originale pour sauver nos commerçants :

« Je vais, comme il se doit, remercier nos annonceurs. Grâce à eux, vous avez une nouvelle fois cet agenda entre les mains. Ils font un effort financier. Sachez les en remercier en prenant le temps de pousser la porte de ces commerces. Vous ne sortirez pas sans vous être allégé de quelques billets Vous contribuerez ainsi au dynamisme de la ville. Sans grand discours, vous aurez développé l’économie locale. Vos billets s’ajouteront à beaucoup d’autres et permettront à nos commerçants de vivre ».

VERS DES LENDEMAINS QUI CHANTENT ? (3) - du 19 DÉCEMBRE 2015

On sent, à n’en pas douter, chez notre conseilleur, une longue habitude et une pratique quotidienne de ces généreuses distributions dans les petits commerces du centre-ville ! Allons-nous découvrir enfin, à l’occasion de la revitalisation, notre maire transformé, déambulant à son aise dans le centre bourg, devisant au coin des rues, avec une cordiale franchise, les yeux dans les yeux avec ses administrés, et poussant allègrement les portes des petits commerçants ?

Le Bien Public du 15 septembre dernier titrait : « AUXONNE URBANISME Revitalisation du centre-bourg : on entre dans le vif du sujet ! » Dans le cours de ce long article notre maire faisait une suggestion, à première vue difficile à mettre en œuvre : « On pourrait réserver la circulation aux clients des commerces et aux habitants du centre ».

Et ceux qui ne sont habituellement ni l’un ni l’autre, Monsieur le Maire, comment feront-ils pour se rendre à la Mairie, où ils ont parfois leur fauteuil ? Ils prendront le minibus de 9h47 ?

Une idée qui a du coffre à Charmoy-City

Une idée qui a du coffre à Charmoy-City

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 13 octobre 2016 (J+2857 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 07:15

DE LA BONNE MOUSSE POUR « UNE CITÉ EN PLEINE EFFERVESCENCE » - du 10 octobre 2016 (J+2854 après le vote négatif fondateur)

Le 29 septembre dernier, Le Bien Public publiait une pleine page désignant notre bonne ville de Charmoy-City comme étant « Une cité en pleine effervescence » ! De mousse, il n’était pas vraiment question dans cet article, sauf qu’on y faisait généreusement mousser le palmarès des travaux passés, présents et à venir. Un petit encart en fin d’article annonçait l’affectation d’un local commercial vacant, sis 22 rue Thiers, à la « mission pour la revitalisation du centre-ville ». Dans notre précédent article, nous en tirions la conclusion suivante :

« Voilà au moins une boutique vide réaffectée ! Elle est pour l’heure déjà meublée sans chichis, et avec une sobriété qui ravirait l’Abbé Pierre ! Mais que sont devenues les fleurs qui faisaient naguère le charme de cette boutique ? Rassurez-vous, elles n’ont pas quitté le centre-ville pour le Charmoy ! Épanouies ou en bouton, elles parfument à présent la rue Antoine Masson ! »

Décidément, les nouvelles sont bonnes pour la rue Antoine Masson. Après les fleurs de L’Arrosoir, voilà que vient de s’y ouvrir « Le Barbar, le nouveau bar à bières qui fait mousser les évènements ». Telle est l’annonce du titre d’un article du Bien Public du 8 courant qui déclare que cette ouverture a « de quoi donner un supplément d’âme à la partie supérieure de l’artère commerciale auxonnaise ».

Il est vrai qu’ à propos d’artère, et pour continuer à filer la métaphore cardio-vasculaire, le pouls du centre-ville n’est pas au mieux et que la récente implantation d’un cœur artificiel en périphérie relève plus du remède de cheval (de Troie !) que d’une médecine douce adaptée à ce charmant mais fragile vieux cœur que voilà promis maintenant aux massages de la revitalisation !

PRESSE DU CŒUR – du 21 décembre 2013

En attendant, on lira avec plaisir l’article moussant, sans amertume, et bien ficelé, qui s’intitule « Le Barbar, le nouveau bar à bières qui fait mousser les évènements ». Il est plein de nouveauté, de promesses (pour une fois non électorales), et d’optimisme, et surtout, il nous change un peu de la sempiternelle revue des travaux de voirie. Pour conclure, avouez que tout compte fait, c’est quand même plus convivial de brandir une chope que de brandir un droit de préemption !

CHARMOY : QUI BLOQUE ET QUI DÉBLOQUE ? - du 29 Septembre 2016

Le lecteur pourra y découvrir – après une référence bergsonienne au « supplément d’âme », que nous souhaitons être surtout un supplément d’animation – que le nouveau patron est né dans la patrie d’Arthur Rimbaud, à Charleville-Mézières et que comme Gutenberg, il fut imprimeur. Voilà déjà qui fait bonne impression !

Souhaitons donc bonne chance à ce nouveau patron, et pour reprendre les bonnes paroles édilitaires désormais familières à nos lecteurs, souhaitons aussi que nos concitoyens « pren[nent] le temps de pousser la porte [et] ne sort[ent] pas sans [s’]être allégé de quelques billets […] contribu[ant] ainsi au dynamisme de la ville ».

VERS DES LENDEMAINS QUI CHANTENT ? (3) - du 19 DÉCEMBRE 2015

Très branché sur le chapitre du Charmoy, Chantecler n’est en revanche pas très fort sur le chapitre de la bière. Il existe pourtant au beau pays de Lorraine une sympathique bière Charmoy, mais cette bière n’a rien à voir avec notre Charmoy à nous !

Claudi se souvient toutefois d’une « 1664 » cuvée 2011 de derrière les fagots, servie sans faux-col, dont il fut question dans nos colonnes. C’est même avec un plaisir particulier qu’il illustra ce 17ème épisode de notre « Journal du Charmoy ». À la vôtre, donc ! À consommer sans modération !

ÉPISODE N° 17 : SANS FAUX-COL - du 27 mars 2013

Mais il est bien probable que Le Barbar a sans doute plus original à proposer à ses clients !

En attendant, Claudi a imaginé un petit micro-trottoir historique dans la rue Antoine Masson.

Un nouveau bar à mousse à Charmoy-city

Un nouveau bar à mousse à Charmoy-city

C.S. Rédacteur de Chantecler

Auxonne, le 10 octobre 2016 (J+2854 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 06:54

« À AUXONNE, LES PETITS COMMERÇANTS FONT DE LA RÉSISTANCE » (2) - du 07 octobre 2016 (J+2851 après le vote négatif fondateur)

Après une petite interruption, liée à la richesse de l’information locale, nous reprenons aujourd’hui notre série « À Auxonne, les petits commerçants font de la résistance » commencée le 28 septembre dernier.

« À AUXONNE, LES PETITS COMMERÇANTS FONT DE LA RÉSISTANCE » (1) - du 28 Septembre 2016

Dans le premier numéro de cette série, nous avions cité un article du Bien public du 7 juin dernier, intitulé « AUXONNE COMMERCE Rue Thiers, une portion du centre-ville délaissée ? ». Une information récente semblerait démentir ce délaissement. D’où je tiens cela ? Ce n’est pas compliqué. Je suis sûr que vous avez pris la peine de lire le grand article du Bien public du 29 septembre dernier, intitulé « AUXONNE CONSEIL MUNICIPAL Une cité en pleine effervescence ». Vous en avez eu pour votre argent, pas vrai ?

Après l’inventaire à la Prévert de tous les Travaux d’Hercule passés, présents et à venir, vous aurez peut-être découvert un petit encart, en bas à droite, annonçant l’affectation d’un « local […] 22 rue Thiers » à la « mission pour la revitalisation du centre-ville ». Conclusion, voilà au moins une boutique vide réaffectée !

Elle est pour l’heure déjà meublée sans chichis, et avec une sobriété qui ravirait l’Abbé Pierre ! Mais que sont devenues les fleurs qui faisaient naguère le charme de cette boutique ? Rassurez-vous, elles n’ont pas quitté le centre-ville pour le Charmoy ! Épanouies ou en bouton, elles parfument à présent la rue Antoine Masson ! Mais revenons à nos moutons !

Avec le deuxième numéro de cette série, se poursuit notre commentaire du reportage de France bleu diffusé le 26 août dernier et intitulé « À Auxonne, les petits commerçants font de la résistance »

Ce reportage a été le bienvenu car c’est une des rares informations diffusée ces derniers mois sur la question de la zone du Charmoy et en particulier sur les effets de l’ouverture de l’hyper Leclerc sur l’animation du centre-ville.

Cependant, le titre, comme nous l’avons déjà souligné, en est pourtant très mal choisi et ne traduit absolument pas la réalité. Il faut bien le reconnaître, les petits commerçants ont cessé de résister. À leur décharge, signalons que par la diligence empressée et la légendaire « discrétion » de notre maire Raoul Langlois, Leclerc règne à présent en pays conquis.

La concurrence exacerbée entre grandes surfaces, si elle semble faire le beurre du « consommateur » ne manque pas, en outre, d’avoir des effets collatéraux sur le petit commerce de centre-ville. Dans le même temps, la municipalité se drape dans son projet de « revitalisation » en trompe l’œil tout en continuant d’assister sans trop d’états d’âme, à la mort du petit commerce !

Si la résistance des commerçants avait pu avoir encore un objet, celui-ci aurait pu être l’extension d’environ 1000 m2 projetée au Charmoy et autorisée récemment à l’unanimité par la CDAC du 13 courant, et les autres extensions qui ne manqueront pas de suivre.…

Mais les nouveaux représentants de l’Union Commerciale n’ont pas semblé, en la matière, ni disposés, ni à même de poursuivre le combat mené par leurs prédécesseurs. On peut les comprendre. Désarmés, voire marginalisés avant d’être revitalisés, ils ne se risquent plus à encourir les foudres édilitaires que leurs prédécesseurs de l’UCIAA avaient essuyés dans Inf’Auxonne n° 31 de janvier 2011 en ces termes :

« … les représentants du commerce auxonnais, obnubilés par la lutte contre l’implantation d’une troisième grande surface se sont fourvoyés dans une alliance contre nature avec les grandes surfaces locales. Se mêlant ainsi d’un combat qui de toute évidence ne les concernaient [sic] pas, en scellant cette alliance de la carpe et du lapin, ils ont fait perdre de vue à leurs mandants les questions essentielles […] ».

C’est sans doute la raison pour laquelle, selon les termes du reportage : « Du côté de la mairie d’Auxonne, [N.D.L.R. : où Monsieur Langlois et son équipe préfèrent, quant à eux, sceller d’autres alliances !] Nathalie Roussel, adjointe aux affaires économiques trouve malgré tout que l’animosité du côté des commerçants du centre-ville est bien retombée : « Ça s’est bien calmé et puis, je pense que c’est plutôt les hypermarchés, oui, qui se font la guerre. C’est plus eux qui ont dû avoir une baisse de leur chiffre d’affaires, que les commerces de centre-ville. » »

C’est clair, « ça s’est bien calmé ». Disons que l’Union Commerciale usée dans les précédents combats, et frappée par des fermetures présentes et à venir, a fini par baisser la garde avant de baisser le rideau. C’est dans la cour des grands qu’on se bagarre à présent, car comme le dit notre conseillère : « c’est plutôt les hypermarchés qui se font la guerre ». Il aurait fallu plutôt dire que c’est la guerre entre les supermarchés déjà présents et le nouvel hypermarché, car jusqu’à preuve du contraire, il n’y a qu’un hypermarché à Auxonne, celui que Monsieur Langlois, Cheval de Troie discret, y a fait entrer !

Il est vrai, comme le montre tout le cours de notre blog, que la terminologie la plus fantaisiste a souvent présidé à la désignation de l’hypermarché du Charmoy ! La circulaire municipale d’incitation au vote pour la consultation de juin 2010 n’annonçait-elle pas pour le Charmoy cette chimère : un « supermarché à dominante non alimentaire » !

PATRIMOINE ET CITOYENNETÉ (2) - du 18 Septembre 2016

Conclusion du reporter « les grandes enseignes de la ville semblent se livrer une guerre sans merci pour se chiper des clients. Avec parfois des dommages collatéraux pour certains commerces du centre-ville ».

Le reporter avait d’ailleurs pointé en ouverture l’une des causes évidente de cette guerre, la pléthore actuelle évidente de grandes surfaces à Auxonne, en ces termes : « Mais avec déjà Intermarché, Casino, Lidl et Netto, ce Leclerc est la cinquième grande surface dans cette petite ville de presque 8.000 habitants ! ». Le reporter en conclut prudemment : « D'où peut-être les réticences de la Commission nationale d'aménagement commercial qui a longtemps retoqué ce projet vieux de dix ans. »

En fait, la CNAC n’a « retoqué » qu’une seule fois le projet en 2010, contrairement à la CDAC, pour finalement l’accepter en 2012, dans un revirement remarqué. On admirera le retournement des arguments !

LES CHARMOISES DE SCHRÖDINGER-du 28 août 2013

Conséquence, la densité commerciale alimentaire explose dans la région d’Auxonne. En contradiction totale avec le vote négatif du 17 décembre 2008 qui avait répondu non à la question : « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? ». Vote que Raoul Langlois devait retourner comme une crêpe à la Chandeleur 2009 avec le concours du groupe Leclerc !

À suivre…

Dernière minute : C’est avec le sourire que Le Bien public de ce jour nous présente la personne chargée de mission, qui devra coordonner durant 3 ans le projet de revitalisation du centre-ville d’Auxonne. Nous souhaitons qu’elle découvre rapidement notre blog !

Le local du 22 rue Thiers dont nous avons parlé plus haut est sans doute celui dont il est question dans une des réponses de la chargée de mission : « Rapidement, un local sera mis à disposition en centre-ville pour mettre en œuvre des ateliers avec des permanences pour accueillir la population. Ce sera ludique, même les enfants pourront y participer ». Du sang neuf, donc, pour la rue Thiers !

Afflux alimentaire à Charmoy-City

Afflux alimentaire à Charmoy-City

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 07 octobre 2016 (J+2851 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 07:08

PRINCESSE CZARDAS AU CHARMOY - du 5 octobre 2016 (J+2849 après le vote négatif fondateur)

Tout d’abord, quelques lignes extraites du Monde du 3 courant et tirées d’un article sous la plume de Blaise Gauquelin (envoyé spécial à Budapest), intitulé : « Orban affaibli par son référendum anti-migrants La faible participation des électeurs hongrois invalide le scrutin et fragilise le premier ministre face à Bruxelles » :

« […] le référendum organisé en Hongrie dimanche 2 octobre aura finalement affaibli son initiateur. […] Certes, 98,3 % des votants se sont opposés, comme le leur demandait le premier ministre, à la décision contraignante de relocalisation des demandeurs d’asile au sein de l’Union européenne. Mais le scrutin n’est pas valide car seuls 39,9 % des personnes inscrites sur les listes électorales ont jugé nécessaire de s’exprimer. […] Cela n’a pas empêché le chef du gouvernement, en poste depuis 2010, de présenter l’issue du scrutin comme une grande victoire personnelle […] Ce résultat étonnamment médiocre va surprendre dans les chancelleries européennes et viendra relativiser le poids généralement accordé au premier ministre souverainiste dans son pays, alors que la campagne pour le oui était inexistante ».

[Le Monde du 03/10/16 ]

L’essentiel à retenir de cette information – en matière d’arithmétique électorale et en dehors de toute appréciation sur le fond du problème évoqué qui sort des compétences déclarées de notre blog – c’est qu’une majorité, fût-elle écrasante dans les urnes, n’est pas vraiment significative si la participation des électeurs inscrits se révèle trop faible.

Comment ne pas se souvenir à ce propos, toujours dans le registre de l’arithmétique électorale, de la fameuse consultation de 2010 à propos de la zone du Charmoy dont les résultats furent pourtant accueillis triomphalement par le maire d’Auxonne. Ses propos étaient ainsi rapportés dans le procès verbal du 7 juillet 2010 :

« Monsieur le Maire rappelle les résultats de la consultation du 27 juin et remarque que la participation a été supérieure aux élections Européennes et régionales.

Le « OUI » l’a emporté avec un score qu’aucune liste n’a atteint lors des précédents scrutins »

[p. 2 dans 3) INFORMATIONS DE MONSIEUR LE MAIRE]

Rappelons maintenant les chiffres de ce scrutin :

Inscrits : 5061

Suffrages exprimés : 1928 (38,25 % des inscrits)

Nuls : 8

OUI : 1533 (79,5% des suffrages exprimés et 30,3% des inscrits)

NON : 395 (20,5% des suffrages exprimés et 7,8% des inscrits)

Toutes proportions gardées, et d’un point de vue strictement arithmétique, le prétendu succès de la consultation de Monsieur Langlois était donc encore moins caractérisé que celui du référendum du premier ministre Viktor Orban dont la presse européenne souligne pourtant aujourd’hui l’échec.

C’est vrai que dans le cas du premier ministre Viktor Orban, il s’agissait d’un référendum, et que dans ce cas, un quota de 50% de votants s’imposait pour que le référendum fût validé. Ce détail ayant été précisé, notre comparaison – d’un point de vue strictement arithmétique bien sûr – garde sa pertinence.

Rien n’interdit donc de faire remarquer entre les deux scrutins, hormis répétons-le bien, leurs objets très différents, certaines similitudes troublantes. Arithmétiques d’abord, comme nous l’avons déjà fait.

Similitudes encore au plan de l’organisation et du déroulement de la campagne. En effet, dans un cas comme dans l’autre, la campagne aura été totalement bancale. L’article du Monde cité souligne ainsi qu’en Hongrie, « la campagne pour le oui était inexistante ». Précisons qu’à Auxonne, tel était aussi le cas lors de la campagne de juin 2010, mais cette fois pour le non.

Précisons enfin que dans les deux cas, la formulation de la question était ambiguë, sujette à interprétation et qu’elle n’a donc pas toujours été bien comprise par les électeurs généralement mal informés bien que matraqués de slogans.

ALBUM - Impressions de la Consultation de juin 2010

Le Figaro souligne qu’en dépit du résultat mitigé du référendum hongrois : « Le premier ministre Viktor Orban a choisi de ne retenir que l’ampleur du non. « Bruxelles ne pourra pas imposer sa volonté à la Hongrie », a souligné le dirigeant conservateur dans une allocution, soulignant « vouloir faire comprendre à Bruxelles qu’ils ne peuvent pas ignorer la volonté de 99,2% des électeurs » »

Dans le cas de « notre » consultation de 2010, il semble bien que la victoire du oui ait été aussi l’objet, de la part de son bénéficiaire, de commentaires pour le moins exagérés ! Nous en avons vu un échantillon plus haut. Il suffira, pour s’en convaincre définitivement, de consulter les premières pages d’Inf’Auxonne n° 29 de juillet 2010

La première page de ce morceau de bravoure sera d’ailleurs reproduite dans le dossier de demande révisé de Leclerc daté de janvier 2011, où l’on pouvait lire par ailleurs dans les diverses motivations :

« Il ressort en effet de la consultation locale des électeurs, organisée à Auxonne le 27 juin 2010, que près de 80 % des citoyens y sont favorables, en ayant répondu OUI à la question suivante : « Etes-vous favorable OUI ou NON au projet d’implantation d’une zone commerciale sur le site du Charmoy ? ». » ( page 9, titrée « Annexe 1 : renseignements relatifs au demandeur et au projet, Motivation de la demande »)

Cette « Motivation de la demande » est étayée par des arguments généraux et séducteurs, dont certains mériteraient, dans leur apparente évidence, un commentaire approfondi. Nous nous sommes limité à souligner l’inexactitude de celui, selon lequel le projet aurait répondu à la volonté de « près de 80 % des citoyens », car ces 80%, n’étaient en fait que 30,3% des électeurs inscrits !

La réalité du projet décrit dans ce dossier de janvier 2011, lu jusqu’à son terme, devait enfin montrer que de juin 2010 à janvier 2011 l’inventaire alléchant de la zone commerciale grandiose proposée aux électeurs dans la circulaire d’information alambiquée de la mairie aux électeurs (voir notre « ALBUM - Impressions de la Consultation de juin 2010 ») et qui poussait la plaisanterie de mauvais goût jusqu’à annoncer « un supermarché à dominante non alimentaire » s’était considérablement rétréci. Il ne s’agissait plus en fait que de construire un hypermarché E.LECLERC, grande surface à prédominance alimentaire ! Bonjour la tromperie sur l’étiquette, adieu hôtel et adieu développement touristique !

De Budapest au Charmoy, et d’octobre 2016 à juin 2010, notre parallèle hardi en troublera sans doute plus d’un. Il aura peut-être l’avantage de montrer, sur un échantillon très éclectique, les limites de l’usage du plébiscite ou de la démocratie participative employés sans discernement et sans trop de scrupules !

En attendant, Claudi en a profité pour remettre en scène, sur un air de czardas, l’un des cartons de notre fameux feuilleton. À voir et à revoir !

ALBUM - Le Journal du Charmoy

Et pour finir un petit air de valse pour Arlette et Gaston qui valsèrent avec tant d’entrain en ce mois de juin 2010 !

https://www.youtube.com/watch?v=8LjF_OBh9Cw

Valse de Princesse Czardas au Charmoy

Valse de Princesse Czardas au Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 5 octobre 2016 (J+2849 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 06:55

COMCOM : QUAND LE CAVALIER SEUL DU CHARMOY VEILLE AU GRAIN - du 3 octobre 2016 (J+2847 après le vote négatif fondateur)

Un article du Bien Public du 1er de ce mois titrait récemment : « TRÉCLUN INTERCOMMUNALITÉ La compétence tourisme transférée ». Dans ce transfert de compétences, si l’on en croit du moins la présentation et le ton de l’article, il semblerait que le maire d’Auxonne Raoul Langlois se soit montré très vigilant. Sans entrer dans le détail, mentionnons seulement cet intertitre : « Le maire d’Auxonne Raoul Langlois veille au grain ». Cet intertitre souligne à lui seul l’attention scrupuleuse de notre pilote et confirme au lecteur la volonté de celui-ci de ne pas lâcher, à la légère, la barre de la compétence tourisme.

Il est vrai que « l’office de tourisme est en lien étroit avec les associations locales » et nous ajoutons que les associations locales constituent un secteur non négligeable de la politique municipale en général. Alors, on « veille au grain » !

À la veille de la fusion et de certains transferts de compétences, reconnaissons quand même qu’il est compréhensible et de bonne guerre que nos édiles restent attentifs.

Il arrive en effet parfois que dans le partage des compétences, certains élus tirent inopinément la couverture à eux.

Dans le cours de l’existence de la communauté de communes d’Auxonne et du Val de Saône (CCAVDS), dont les jours sont à présent comptés, un exemple de ce genre au moins restera célèbre entre tous. Le fameux épisode de la zone du Charmoy de début 2009 !

Pour ceux qui l’ignoreraient encore, contons en bref cette édifiante histoire.

Lors du Conseil municipal du 18 septembre 2008, le maire d’Auxonne avait reconnu publiquement, à propos d’un projet de grande surface, une compétence en matière d’aménagement à la Communauté de Communes. Le procès-verbal de ce conseil en témoigne clairement en page 14, comme on peut le vérifier dans l’extrait suivant :

« 22) QUESTIONS ORALES

1) EST-IL EXACT QU’UNE GRANDE SURFACE VA S’IMPLANTER À AUXONNE ?

Monsieur le Maire répond qu’à ce jour, aucun projet en ce sens n’est arrêté ;

- d’une part, comme tout le monde le sait, l’aménagement d’une zone supérieure à 2 ha relève de la compétence de la Communauté de communes »

Eh oui, c’est clair !! « Comme tout le monde le sait, l’aménagement d’une zone supérieure à 2 ha relève de la compétence de la Communauté de communes », cependant la pratique du maire devait démontrer dans la suite, qu’il était possible de s’affranchir sans trop de chichis de cette contrainte administrative communautaire pourtant évidente. En effet, six mois plus tard, 19 ha avaient été confiés, sans avis de la communauté de communes à un seul investisseur : Leclerc !

C’est qu’en ce temps-là, à défaut de « veiller au grain », notre premier édile avait sans doute du grain à moudre avec Leclerc au Charmoy. Ce qu’il fit en catimini et, semble-t-il, dans le dos de la Comcom ! C’est du moins ce que semblent indiquer clairement les termes même d’un grand article du Bien Public du 8 avril 2009 ! S’il vous semble qu’il n’y ait pas beaucoup de vrai dans ce que je vous raconte, alors il faut en conclure qu’on ne peut plus croire un mot de ce qu’ on écrit dans les journaux !

Les gens sérieux pourront s’en assurer en lisant ou en relisant le fameux article dans :

CHANTECLER n° 13 – du 1er février 2012

Certes, le temps finit toujours par arrondir les angles et par vider les mémoires. D’aucuns semblent même avoir complètement oublié ces vilaines petites cachotteries de début 2009. Cachotteries d’autant plus blâmables qu’elles étaient imputables à l’un des vice-présidents de la communauté de communes d’Auxonne et du Val de Saône (CCAVDS), qui, à ce titre, percevait comme tous les autres une indemnité pécuniaire pour les longues heures consacrées et les bons et loyaux services rendus à ladite CCAVDS. Le disque dur de l’unité centrale serait-il écrasé ?

QUAND LA COMCOM « MONTAIT AU CRÉNEAU » - du 22 septembre 2014

Rendez vous compte, une intercommunalité amnésique ça pourrait bien finir par se révéler contreproductif dans une conduite rigoureuse des affaires ! Alors c’est vrai, par les temps qui courent, à l’heure où le cap de la fusion est en vue, il s’agit quand même de bien tenir la barre et de « veiller au grain » ! Des fois qu’il y en aurait certains qui, dans un « intérêt général » bien compris, auraient envie, encore une fois, de faire « cavalier seul » !

L'Amiraoul du Charmoy veille au grain

L'Amiraoul du Charmoy veille au grain

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 3 octobre 2016 (J+2847 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse