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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 08:22

BONNES NOUVELLES AU CHARMOY- du 24 AVRIL 2016 (J+2685 après le vote négatif fondateur)

Jeudi dernier 21 avril, paraissait dans Le Bien Public, en page 15, sous la plume de Nathalie Bertheux, un grand article intitulé « Leclerc à Auxonne, a-t-il conquis les Jurassiens ? ». Conjointement, et sur la page précédente, une publicité de l’enseigne proposait pour « vendredi 22 avril matin uniquement » et « à partir de 10 € d’achat » un exemplaire gratuit du quotidien. Illustrant l’article principal, une photographie montrait en outre une vue partielle du parking.

Sur ce cliché, les voitures se comptaient, au sens propre, sur les doigts d’une main. Le parking apparaissait en tout cas nettement moins encombré que sur la photo d’un diaporoma diffusé en ligne par le même journal le 13 janvier dernier et accompagné alors de ce court communiqué :

« Auxonne : l’hypermarché Leclerc fait déjà le plein de clients » « Attendu depuis longtemps par les habitants, redouté par les commerçants auxonnais, l’hypermarché a ouvert ses portes ce mercredi matin et les chalands étaient très nombreux à venir découvrir cette nouvelle enseigne. » (communiqué repris en substance, un peu étoffé, dans la version papier du 14 janvier dernier avec en particulier cette annonce : « Quatre-vingt-cinq personnes […] recrutées localement par l’entreprise »).

Il semblerait cependant que la rumeur publique vienne actuellement mettre en doute l’ampleur de ce nombre ainsi que la perennité des embauches. Nous sommes persuadé que les élus locaux partisans déclarés de cette installation, en raison notamment des bénéfices attendus en termes d’emploi, ne tarderons pas à démentir ces rumeurs en nous apportant des éclaircissements chiffrés et précis sur ce point !

Pour en revenir à l’article récent du 21 avril, celui-ci ne traite pas de la question délicate de l’emploi, mais tente seulement d’établir un bilan nuancé de l’attractivité du nouvel hyper pour la clientèle jurassienne. En résumé, pas de rush des Jurassiens vers Auxonne, mais, dans une certaine mesure, la nouvelle alternative auxonnaise semble prise en compte dans les choix de la clientèle jurassienne potentielle de proximité.

L’article rapporte ces propos d’un propriétaire de deux grandes surfaces doloises : « Je n’ai pas l’impression que les dolois aillent beaucoup sur Auxonne. Il doit y avoir un partage pour certaines communes en termes de proximité, mais les Dolois ont tout le panel d’enseignes à Dole ». Le fait est, qu’en termes de lieux de résidence des personnes interrogées, l’article ne mentionne que des communes rurales : Peintre, Pointre, Montmirey, Sampans . À noter pour finir que l’article indique que le directeur de l’hyper auxonnais n’a pu être joint, et ce, « malgré [des] appels répétés ».

Au niveau local auxonnais, une étude de l’impact de l’ouverture de l’hyper sur les commerces locaux (petits et grands) en terme de chiffre d’affaires et d’emploi ne devrait pas manquer d’intérêt. On ne désespère pas de la voir paraître un jour. Une telle étude est nécessairement complexe dans la prise en compte de tous les paramètres. Il est vrai qu’on peut toujours interroger sur le sujet Arlette, Gaston, Maéva ou Brandon au coin du tabac-presse ou dans un bar de la grand’rue, voire joindre leur portrait à leur avis, mais cela ne nous en apprendra pas beaucoup plus.

Pour l’heure, en termes de nouvelles du Charmoy au sommet, la municipalité auxonnaise en place, à l’initiative depuis 2008 de l’installation de l’hyper, se montre plus que jamais discrète sur la question.

À défaut de nouvelles fraîches nous nous reportons aux dernières infos données en début d’année par le reportage de France bleu Bourgogne

« Côte-d'Or : Leclerc ouvre ses portes à Auxonne » par Stéphanie Perenon et Philippe Renaud, diffusé le 12 janvier dernier

https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/cote-d-or-leclerc-ouvre-ses-portes-auxonne-1452617753

Le reportage indique : « L'enseigne Leclerc s'installe à Auxonne dans le Val de Saône, et ouvre un magasin de 3500m2 avec une galerie marchande et 95 emplois à la clé […].

Le maire Raoul Langlois, élu en 2008 a toujours défendu ce projet. Pour l'élu l'arrivée d'une grande enseigne supplémentaire n'est pas incompatible avec le petit commerce.

Le maire Raoul Langlois espère même que cette nouvelle enseigne favorisera l'arrivée prochaine d'un hôtel et d'un restaurant dans cette zone commerciale […] »

Nous avons retranscrit fidèlement les termes de la déclaration enregistrée du maire d’Auxonne à cette occasion : « …bien, l’aboutissement d’un projet que nous soutenons depuis 2008, un projet qui a été long, semé d’embûches et de difficultés, mais nous n’avons jamais baissé les bras, et aujourd’hui, je suis satisfait parce que nous allons avoir une offre plus importante sur place. Il y avait une fuite – enfin entre guillemets – une fuite commerciale que nous allons pouvoir satisfaire sur place, et nous espérons aussi attirer des personnes qui, aujourd’hui vont plus sur DIJON, vont plus sur DOLE et pouvoir les attirer sur notre commune ».

Certes, l’espoir fait vivre, mais pour l’instant, hormis pour Arlette et Gaston, les espoirs ne semblent pas vraiment comblés pour tout le monde !

Bonnes nouvelles au Charmoy

Bonnes nouvelles au Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 avril 2016 (J+2685 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 06:59

O TEMPORA, O MORES ! (2) - du 22 AVRIL 2016 (J+2683 après le vote négatif fondateur)

La parenthèse tragique se referme pour notre blog, notre hommage s’interrompt mais nous n’oublierons pas. L’actualité du quotidien nous reprend déjà avec ses réalités moins glorieuses, tels ces « totems pour lutter contre le fléau des déjections canines », (Le Bien Public d’aujourd’hui). Quand l’incommodité devient un fléau ! Citoyens, reprenons tous en chœur : « C’est la lutte finale, Canigou et demain… ! »

Dans le registre farcesque qui est le menu habituel que nous inspire l’actualité locale, nous en étions resté à notre article du 12 courant traitant d’une « envie folle », « envie folle » annoncée dans Inf’Auxonne N° 52 en page 6.

O TEMPORA O MORES ! - du 12 AVRIL 2016

Aujourd’hui, comme la rivière en crue rentre dans son lit, nous reprenons le cours habituel de nos productions en publiant le deuxième article prévu sur le thème de cette « envie folle ». Inf’Auxonne N° 52 étant à présent disponible sur la toile, nos lecteurs/trices y découvriront eux/elles-mêmes l’argument de cette farce dans la présentation qui en est faite en page 6.

Outre divers détails relatifs au genre et aux orientations de la pièce, ils y liront que c’est « une histoire qui va à toute allure, au rythme de rebondissements hilarants et incontrôlables ! ». Bigre ! Cela va bouleverser les habitudes locales ! À Charmoy-City, on sait à l’occasion faire preuve, au Charmoy d’abord, et sur bien d’autres points encore, d’une grande discrétion, mais quant à faire preuve de rapidité, ça, c’est une autre histoire !

Tout cela me donne bien du souci, car je connais mes fidèles lecteurs/trices et je sais bien qu’ils/elles rongent leur frein et qu’ils/elles voudraient en savoir plus. Devant cette insistance pressante que déjà je pressens, je ne peux leur donner qu’un bon conseil. Et ce conseil, je l’emprunte bien sagement à Inf’Auxonne N° 52 en page 6 :

« Rendez-vous le jeudi 19 mai à 20h30 ».

Au conseil municipal, je parie, me souffle Claudi, l’éternel gaffeur de service.

Mais non Claudi, tu n’as rien compris, tu as tout faux, lis donc jusqu’au bout, et dans le texte, Inf’Auxonne N° 52 en page 6 : « Rendez-vous le jeudi 19 mai à 20h30 à la salle événementielle d’AUXONNE pour connaître la suite de cette histoire ! »

C’est clair non ?

Claudi qui ne s’en laisse pas conter et qui cherche toujours le petite bête insiste : « Tiens, à propos de genre, tu sais, depuis quelque temps, plus je regarde les photos du journal, plus je suis sûr que Michèle s’appelle Robert ».

O tempora, o mores !

P.S. : Inf’Auxonne N° 25, ainsi que d’autres numéros anciens du magazine, n’étant plus disponible actuellement sur le site de la ville d’Auxonne, nous le mettons à disposition de nos fidèles lecteurs/trices. Le texte fondateur de la saga Leclerc au Charmoy est en effet, et plus que jamais, instructif et intéressant à relire en parallèle avec les réalités présentes du Charmoy.

Après l’« envie folle » de 2009, la liesse semble bien retombée aujourd’hui chez nos édiles promoteurs. À en croire du moins la discrétion qui règne au sommet sur un sujet qui fit jadis tant de bruit !

Cependant, Le Bien Public d’hier 21 publiait un long article intitulé « Leclerc à Auxonne a-t-il conquis les Jurassiens ? ». Nous y ferons écho dans un prochain article.

Ajoutons aussi, qu’après son « coup de gueule » de fin février, le conseiller d’opposition Jacques-François Coiquil et son groupe « Une dynamique pour Auxonne » sont revenus récemment, sur leur site facebook, sur la question des emplois au Charmoy. Un sujet propre à animer le prochain conseil ! Après les promesses, il est bien clair qu’un bilan s’impose ! Aux résultats !

LE BASSIN D’EMPLOI ENFIN AMÉLIORÉ ? - du 01 MARS 2016

« AU CHARMOY, COMBIEN D’EMPLOIS, MONSIEUR LANGLOIS ?» - du 24 SEPTEMBRE 2015

Mère porteuse et maire porteur à Charmoy-City

Mère porteuse et maire porteur à Charmoy-City

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 avril 2016 (J+2683 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 08:35

DU QUARTIER BONAPARTE AUX INVALIDES - du 20 AVRIL 2016 (J+2681 après le vote négatif fondateur)

Dans un parcours tragique, le destin des trois soldats du 511 tués au Mali semblerait presque avoir cheminé dans les pas du petit Corse. Instruits comme lui à Auxonne, ils sont revenus, comme lui, d’Afrique pour un hommage funèbre national aux Invalides.

Leur parcours fut beaucoup plus discret et plus bref que celui de l’Empereur, arrivé à Auxonne en 1788, et dont le retour des cendres attendit 1840. Pour nos trois soldats, l’hommage aura lieu aujourd’hui. Pour eux, pas de cénotaphe de porphyre, leur gloire sera brève, mais dans sa modestie même elle nous est tellement plus proche !

À ces jeunes braves et en dernière pensée, plus légère qu’une plaque de marbre, nous dédions la complainte imaginaire de Bonaparte.

Complainte de Bonaparte pour trois gars de son quartier

Complainte de Bonaparte pour trois gars de son quartier

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 avril 2016 (J+2681 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Hommage

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Hommage
19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 08:12

UN DRONE DE PAROISSIEN - du 19 AVRIL 2016 (J+2680 après le vote négatif fondateur)

Les gens d’âge respectable connaissent sans doute le film comique de Mocky intitulé Un drôle de paroissien.

Avec un Un drone de paroissien nous entrons aujourd’hui, malgré nous, dans le tragi-comique.

Un drone est un petit avion sans pilote. On peut le munir d’une caméra dans le but de recueillir des images. S’il opère dans une église, c’est alors un drone de paroissien.

C’était couru, nous l’avions pressenti dans notre article d’hier dans lequel nous avions noté ce détail à la fois cocasse et navrant : « Tel un Suisse muni de sa hallebarde, un paparazzi mitrailleur sillonnait allées et contre-allées, électron libre mû sans doute par l’agitation médiatique ». C’était couru, le Suisse était en fait un drone, et qui plus est, un drone de paroissien !

Il ne suffisait donc pas à notre Chasseur d’images impénitent de s’approprier, pour sa plus grande gloire médiatique et dans son blog-boutique perso d’artiste, toute une collection de cérémonies officielles, il manquait encore quelque chose à sa prestigieuse galerie d’icônes : l’onction de l’image religieuse.

L’oubli est à présent réparé. Après la visite du Leclerc avec Notin, après la remise des képis en plus de 5000 exemplaires, voilà qu’il accroche aujourd’hui la grand’messe à ses cimaises.

J’avoue être un peu sévère, mais n’allez surtout pas me prendre pour un iconoclaste, car je confesse aimer aussi les belles images. Mais tout comme les décorations, les images solennelles ou sacrées ne gagnent pas à être épinglées ou accrochées (PIN IT) à la légère sur un support inapproprié. Il leur faut en effet de dignes supports dédiés. En la matière, notre drone se révèle vraiment incorrigible.

À découvrir quand même sur le versant littéraire, car pour les gens qui savent lire, il y a aussi un texte d’auteur et dans ce texte original quelques vrais bonheurs d’écriture à savourer (avec modération bien entendu).

Ainsi de cette belle parenthèse acoustique qui vous fera vibrer :

« Le silence est interrompu par la fin de la minute de silence. Les vibrations vocales s’enchaînent à nouveau, dans une valse de bandes d’octaves, à niveau bas.

L’énergie acoustique équivalente s’échappe de façon multidirectionnelle à la recherche d’obstacles de réverbération, ou encore d’une cavité architecturale ou végétal afin de dissiper sa chaleur pondérée. »

Notons aussi que la chute du texte révèle pour le lecteur attentif une incomplétude syntaxique, incomplétude sans doute savamment pesée et pensée pour nous faire désirer une suite.

Rapportons fidèlement cette chute : « Après un dépôt de gerbes suivi d’une minute de recueillement et aussitôt enchaîné par une Marseillaise chantée qui est venue trancher l’atmosphère environnante du monument aux morts du square du souvenir ». Avouez qu’en fait de trancher, ça coupe un peu court et qu’on attend la suite !

On retient donc son souffle en attendant la suite, après cette terrible Marseillaise qui « enchaîne » et qui « vient trancher ».

Bonaparte et le drone de paroissien

Bonaparte et le drone de paroissien

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 19 avril 2016 (J+2680 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Zarzélettres

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Zarzelettres
18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 08:52

RASSEMBLER SANS CONFONDRE - du 18 AVRIL 2016 (J+2679 après le vote négatif fondateur)

Devant la perte qui vient de frapper notre régiment, il serait difficile de rester indifférent, aussi ai-je tenté d’infléchir le cours habituel de mon blog pour m’essayer à un hommage. Je suis bien conscient de la difficulté de l’exercice. Un tel exercice, lorsqu’il s’écarte des schémas protocolaires ou convenus, est périlleux, particulièrement dans un blog dont la destination originelle est tout autre que de rendre des hommages ! Notre outil, avouons-le, est rien moins qu’adapté à cette tâche, et nous ne sommes pas du genre à nous peindre en tricolore, persévérons quand même !

Les manifestations d’hier, dimanche 17 ont rassemblé beaucoup de monde à l’église, sur la Place d’Armes ou au square du Souvenir français. Le nombre et la tenue des assistants divers suffiraient à eux seuls à témoigner de l’ampleur de l’hommage. À cela je pense qu’il est inutile de rien ajouter. Il n’y a pas eu de longs discours et ce n’était pas plus mal. Hormis quelques photographies, la presse locale papier ne vous donnera guère plus de détails sur ces émouvantes cérémonies. En particulier rien de la messe à laquelle assistait une foule nombreuse. Dans cette foule, des uniformes, dans le chœur des drapeaux et devant l’autel, les portraits des trois soldats morts en opérations.

J’ai admiré le talent du Curé d’Auxonne dans la belle construction de son homélie qui tout en rappelant sans concession les objectifs premiers de sa pastorale du jour, accueillait cordialement et avec chaleur une assistance variée qu’appelaient, en un lieu de culte et en un moment d’exception, des motivations et des convictions nécessairement diverses. La qualité et la rigueur de cette homélie, et de toute la cérémonie, resteront comme un sobre et bel hommage aux militaires disparus.

Un détail cocasse, cependant, et navrant aussi dans ce digne et beau tableau, un détail que ne peut vous épargner notre blog « poil à gratter ». Tel un Suisse muni de sa hallebarde, un paparazzi mitrailleur sillonnait allées et contre-allées, électron libre mû sans doute par l’agitation médiatique…Claudi, qui a beaucoup d’imagination, me rapporte qu’il l’aurait entendu murmurer, près du second pilier à droite du côté de la sacristie : « rien n’arrête l’ancien enfant de chœur des années 50 que je suis »…Pour immortaliser l’anecdote en image, Claudi s’est creusé la cervelle, et il a fini par avoir un flash !

Au fait, comme par hasard, le compteur a passé hier les 5000. Pauvres pioupious !

VOUS ME FEREZ 5000 TOURS DE COMPTEUR ! - du 14 MARS 2016

La cathédrale aux mille clichés

La cathédrale aux mille clichés

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 avril 2016 (J+2679 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Hommage

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Hommage
16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 06:51

BONAPARTE, D’EYLAU À OSTERODE - du 16 AVRIL 2016 (J+2677après le vote négatif fondateur)

Une lectrice nous a interrogé sur ce dernier vers de « La complainte de Bonaparte » rapportée par Claudi : « Je ne peux même pas pleurer » le trouvant assez peu crédible.

Peut-on imaginer Napoléon Bonaparte, ce chef de guerre, cet « ogre » dévoreur de conscrits, ému par la souffrance et le sacrifice des soldats tués ou blessés au combat ? Telle est la question.

Certes, après deux siècles, les sensibilités ont changé. On peut même prétendre que la perte qui nous émeut aujourd’hui n’aurait peut-être pas ému Napoléon Bonaparte. L’associer au deuil actuel est sans doute totalement farfelu. Mais quand même, c’était les gars de son quartier, ils ont parcouru les mêmes couloirs et grimpé les mêmes escaliers qu’empruntait jadis le petit Corse quand il avait leur âge.

En modeste hommage aux militaires du 511ème régiment du Train d’Auxonne tués ou blessés au Mali le 12 avril dernier, nous voudrions tenter de montrer que l’Empereur n’était pas insensible à la perte et aux souffrances de ses soldats et qu’à travers le temps on peut imaginer qu’il aurait pu compatir au drame des tringlots d’aujourd’hui.

Le problème est que chez Napoléon tout est grand, de cela il résulte que la preuve que nous emprunterons à l’histoire et aux historiens sera nécessairement démesurée. Il faut nous en excuser. Mais la preuve existe. Cette preuve, les historiens l’ont trouvée en particulier dans les documents et les témoignages relatifs à bataille d’Eylau (Preussich Eylau) des 7 et 8 février 1807 et à ses suites.

Avant d’exhiber ces preuves, situons d’abord le théâtre de l’action. C’est la Prusse orientale, région actuellement partagée entre la Pologne et la Russie, dans l’arrière-pays du Golfe de Gdansk. Au centre de cet arrière-pays, à une centaine de kilomètres de la Baltique, Ostroda, ville polonaise. C’est alors la ville prussienne d’OSTERODE dont tous les tringlots connaissent le nom, car c’est là, le 26 mars 1807, que Napoléon signe le décret de création du train des équipages, dont l’actuelle Arme du Train est l’héritière.

A une centaine de kilomètres au nord-est d’Osterode, juste derrière la frontière russo-polonaise actuelle, en direction de Königsberg (actuelle Kaliningrad) se trouve Eylau (actuellement Bagrationovsk du nom du Prince Bagration mort au combat en 1812 et salué par Napoléon en ces termes : « Il n’y a pas de bons généraux russes, à l’exception de Bagration ! »).

Un mois et demi avant le décret d’Osterode, une sanglante bataille s’est déroulée à Eylau entre la Grande Armée et l’armée russe venue en renfort de la Prusse vaincue pour entraver la marche des Français vers Königsberg. Les Français, bien qu’ayant remporté le combat, renonceront à marcher sur Königsberg refluant vers Osterode pour y prendre leurs quartiers d’hiver.

Des témoins oculaires, des historiens et des écrivains ont noté que la bataille d’Eylau avait terriblement éprouvé la Grande Armée et son chef. Visitant, au lendemain des combats, le champ de bataille couvert de neige rougie, l’Empereur en a été très impressionné. Il est vrai aussi, que sur le front des troupes, il ne pouvait laisser libre cours à son émotion. Le 9 février, lendemain de la bataille, remarquant « qu’un bataillon du 43ème régiment d’infanterie de ligne a attaché à son aigle des crêpes noirs en mémoire du colonel Lemarrois tué à la bataille de la veille, il s’écrie : « Je ne veux pas voir mes drapeaux en deuil, nous avons perdu bon nombre de nos amis et de nos braves compagnons mais ils sont morts au champ d’honneur, leur sort est à envier. Occupons-nous de les venger et non de les pleurer car les larmes ne conviennent qu’aux femmes » ».

Le même jour, l’Empereur écrit cependant à son épouse Joséphine : « Mon amie, il y a eu hier une grande bataille, la victoire m’est restée mais j’ai perdu bien du monde ; la perte de l’ennemi qui est plus considérable encore ne me console pas ». Il déclare le 12 février 1807 : « un père qui perd ses enfants ne goûte aucun charme à la victoire. Quand le cœur parle, la gloire même n’a plus d’illusion ».

Bonaparte pouvait donc se révéler un être sensible, bien que bridé par son rang et sa gloire. Pour parler comme Léon Bloy, qui sut si bien l’évoquer avec tant de force originale, il n’est donc pas impossible que « l’âme de Napoléon » se tourne aujourd’hui compatissante vers ses lieux de jeunesse.

Après Eylau, le printemps revenu, Bonaparte quitta Osterode le 1er avril pour repartir en campagne vers Friedland et Tilsit où il signa la paix avec le bel Alexandre vaincu. Pour peu de temps…

Sources bibliographiques :

Danielle et Bernard Quentin, La tragédie d’Eylau, 7 et 8 février 1807, Paris, 2006

Léon Bloy, L’âme de Napoléon, Paris, Gallimard, 1983

Jean Massin dir., Napoléon Bonaparte, l’œuvre et l’histoire, Paris, 1970

Au fait, le monde étant fait de contrastes, il arrive que dans notre blog, comme dans Shakespeare – modeste avec ça ! mais à Auxonne les modestes sont rares qui ne se bousculent pas en ce moment pour se faire tirer le portrait ! – la tragédie côtoie la farce.

BONAPARTE AU CABINET DES MÉDAILLES - du 12 MARS 2016

D'Eylau à Osterode

D'Eylau à Osterode

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 16 avril 2016 (J+2677 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Hommage

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Hommage
14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 07:56

LA COMPLAINTE DE BONAPARTE - du 14 AVRIL 2016 (J+2675après le vote négatif fondateur)

Cette nuit, passant sur la place, Claudi a entendu, venant de la statue, une plainte, la complainte de Bonaparte. Le petit caporal disait un poème. Claudi l’a noté et mis en images, en simple hommage.

Chez nous, pas de compteur, à tous les étages !

 

La complainte de Bonaparte

 

La guerre c’était mon métier

Artilleurs et grenadiers

Par milliers j’ai vu tomber

 

Aujourd’hui j’entends parler

De trois gars de mon quartier

Par une mine emportés

 

Dans le bronze on m’a coulé

Figé pour l’éternité

Je ne peux même pas pleurer.

Complainte de Bonaparte pour trois gars de son quartier

Complainte de Bonaparte pour trois gars de son quartier

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 14 avril 2016 (J+2675 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Hommage
12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 09:42

O TEMPORA, O MORES ! - du 12 AVRIL 2016 (J+2673 après le vote négatif fondateur)

Voilà que les pages roses font irruption dans Chantecler, car notre titre n’est pas celui d’un nouveau film de Manoel de Oliveira – et pour cause, ce maître du cinéma n’est plus – mais une citation, tirée de Cicéron, dont nous justifierons plus loin la présence. Ce maître du cinéma n’est plus, mais consolons-nous, il nous reste chez nous le maître de la vidéo, son défilé en boucle, sa médaille en chocolat d’ « ancien militaire » et son compteur qui gaze !

Trêve de plaisanterie, il nous faut parler enfin de choses sérieuses : le numéro 52 d’Inf’Auxonne d’avril 2016 est paru. Sans vouloir déflorer le plaisir de découverte de nos fidèles lecteurs/trices dans leur cheminement à travers les différentes rubriques du magazine, du « Sommaire » au « CCAS d’Auxonne », nous avons souhaité leur faire part en avant-première de quelques observations.

Une observation d’ordre numérologique tout d’abord. Numérologique, mazette ! Oui, mes braves, comme disait l’autre il faut savoir à l’occasion manier l’« outil intellectuel » et tourner la « poignée de la porte de la connaissance ». Prenez 25 et inversez les chiffres, vous obtiendrez 52. C’est-ti pas une belle découverte ça !

52 en clair, c’est 25 à l’envers ! Vous suivez ? Tentons maintenant une inférence hardie Inf’Auxonne N° 52 ne serait-il pas Inf’Auxonne N° 25 à l’envers ?

La réponse est oui, c’est très clair ! Inf’Auxonne N° 52, c’est bien Inf’Auxonne N° 25 à l’envers !

La preuve ? La voilà : dans Inf’Auxonne N° 25 on ne vous parlait que de Leclerc et dans Inf’Auxonne N° 52 on ne vous dit pas un mot de Leclerc, et ce, en dépit du fait qu’au début de la présente année l’hyper tant désiré se soit finalement ouvert.

On n’en a même d’ailleurs pas dit un mot au conseil d’hier soir. L’objet du désir de notre premier magistrat qui envahissait les pages du 25 et qui anima joyeusement quelques séances du Conseil municipal (17 décembre 2008 et 26 mars 2009), ne rencontrerait-il plus qu’indifférence aux lendemains de sa naissance ! Ça, c’est fort de café (en promo), même pas une ligne dans le 52, même pas un mot au conseil !

Voilà pour la première observation. La seconde observation, sera de l’ordre….arrêtez, vous allez me faire rougir…. Enfin, bon… de l’ordre du désir.

Du désir !!! Mais vous délirez Chantecler ! Votre libido vous jouerait-elle des tours ? Dans ce cas, les libations que vous impute libéralement notre Giotto local ne doivent pas y être étrangères ! Que viendrait faire le désir dans les colonnes d’un magazine d’information municipal de bonne tenue !

Vous vous trompez Père/Mère la Morale, et je n’ai pas la berlue : avec « Une envie folle », le désir s’affiche clairement dans Inf’Auxonne N° 52 en page 6. Nous ne manquerons d’ailleurs pas d’assister à « Une envie folle », cette comédie de mœurs new-look et déjantée dont le sujet nous paraît pourtant bien capable de faire tiquer les émules locales de Frigide Barjot clamant en chœur : O tempora, o mores ! (Ô temps, ô mœurs !)

Mais le désir est universel, c’est le désir qui meut le monde. N’était-il pas déjà présent et même pressant dans Inf’Auxonne N° 25 ? Un hyper désir, un désir d’hyper, partagé par notre maire. Soyons juste, notre maire n’était pas tout seul. Car un hyper, comme un enfant on ne peut le faire tout seul. La comparaison est osée me direz-vous ! Pas tant que ça ! « Une envie folle » à l’affiche dans Inf’Auxonne N° 52 en page 6, c’est en effet un désir compliqué d’enfant pour lequel on cherche une mère. « Oui à la zone commerciale du Charmoy », cette autre comédie burlesque, c’est un désir d’abord discret mais devenu très fort d’hyper après la reconnaissance et la maîtrise foncière de la terre porteuse !

UN SUPERMARCHÉ NOMMÉ DÉSIR - du 08 février 2014

Et pas même un mot dans Inf’Auxonne N° 52 pour célébrer l’avènement, après sept ans, comme chez les éléphants, de l’hyper désiré ! Le désir serait-il retombé ? Corneille avait raison de faire dire à Polyeucte : « Et le désir s’accroît quand l’effet se recule » (Polyeucte Acte I Scène 1 vers 42). Dans le cas présent, l’effet ne se reculant plus (gare au lapsus !) et étant advenu, le désir est dans les chaussettes !

Rendons justice maintenant à Cicéron. Ses Catilinaires, d’où nous tirons la citation du jour, c’était bien autre chose que Chantecler !

Ajoutons que la citation célèbre mais tronquée, et quelque peu galvaudée, que nous en donnons aujourd’hui, sur le mode habituel de la plaisanterie, s’ouvrait sur des problèmes politiques autrement plus graves. À découvrir dans le texte pour les vrais amateurs/trices

http://remacle.org/bloodwolf/orateurs/catilinaire1.htm

Envie folle à Charmoy-City

Envie folle à Charmoy-City

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 avril 2016 (J+2673 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 08:31

LE PELOTON SERA BIENTÔT SUR LES GENOUX ! - du 10 AVRIL 2016 (J+2671 après le vote négatif fondateur)

Depuis un mois, un peloton de l’armée de tous les Français est condamné à défiler sur le site privé d’une boutique de commerce, de publicité et d’autopromotion.

RAS LE KÉPI ! - du 08 AVRIL 2016

Sur cet inénarrable site, un compteur de fantaisie fait tourner les braves au gré du caprice et de l’humeur de son propriétaire! Quelle misère, et surtout quel ennui !

C’est ainsi que ce matin (07h00 B) avec 4059 tours (théoriques) au compteur sur le Pont des Arts, nos braves avaient largement battu, et plus que triplé, leur score officiel simultané de 1343 sur Le Bien Public.

Une suggestion : notre artiste pourrait mettre à profit la prochaine séance du conseil municipal de demain pour remplacer la vidéo du défilé par une vidéo de nos conseillers délibérant, libérant ainsi du même coup nos pioupious ! Toujours du bon côté de la municipalité en place, il devrait pouvoir nous arranger ça sans problème !

Nul n’ignore en effet l’engagement précoce de NOTIN en faveur de LECLERC, aux côtés du maire d’Auxonne Raoul Langlois son supporter. NOTIN, c’était aussi le porte-parole docile de la voix de son maître

Nul n’ignore non plus la récente et tapageuse campagne publicitaire autour de l’ouverture de l’hyper et « le bassin d’emploi enfin amélioré » !

DIGNE HÉRITIÈRE DU BLOC NOTE, VOICI L’HYPER PUB À BLOC ET EN BLOC - du 14 JANVIER 2016

Notre armée a les moyens d’assurer elle-même sa communication dans des conditions plus spécifiques et sur des sites dédiés moins improbables. S’empresser d’y suppléer sur son site privé tout en se faisant mousser au passage par un petit couplet de gloriole n’est sans doute ni du meilleur goût, ni même d’une grande utilité pour la collectivité !

Point n’est besoin d’avoir fait Saint-Cyr, ni d’avoir un plein carton de « bananes » pour comprendre cela. Claudi, lui, qui ne manque pas d’imagination, n’a pas besoin de prendre l’armée de tous les Français en otage, ni d’ailleurs de compteur pour captiver ses nombreux/ses lecteurs/trices !

Au fait, la prochaine fois, promis, on parle d’autre chose. La saison touristique s’ouvre et nous reparlerons d’équipement hôtelier…

En attendant…

Dispositions préparatoires pour le défilé de printemps ! Artistes-vidéastes à vos caméras ! Attention pour le compteur ! En avant, marche !

Caméra en kit pour défilé en kilt

Caméra en kit pour défilé en kilt

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 avril 2016 (J+2671 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Figures libres

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 08:09

RAS LE KÉPI ! - du 08 AVRIL 2016 (J+2669 après le vote négatif fondateur)

L’armée de tous les Français au service d’un blog privé et commercial d’autopromotion, voilà sans doute une des formes nouvellistes, et pas la plus banale, du nouveau mouvement « EN MARCHE ».

EN MARCHE vers la privatisation et la marchandisation publicitaire de toutes les valeurs !

EN MARCHE, pour la gloire de « l’ancien militaire des années 60, que je suis [et que] la pluie, le vent, le froid n’arrêtent pas » et du « chef d’entreprise industrielle (à la retraite) » qui sont deux « facettes » d’une seule et même personne qui scintille comme un diamant dans le paysage médiatique auxonnais !

Et, reconnaissons le modestement, ces personnes ne sont pas légion !

Claudi dédie sa carte à notre héros du jour à l’honneur !

UN HÉROS DERRIÈRE L’OBJECTIF- du 08 MARS 2016

En marche pour le nouvellisme militaire

En marche pour le nouvellisme militaire

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 08 avril 2016 (J+2669 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres