AUXONNE : JEAN ANTONIOLI, PEINTRE DE NOS RUES - du 06 juillet 2026 (Jour 742 de la nouvelle ère de Chantecler)
Dans notre précédent article nous offrions à nos fidèles lecteur(e)s un point de vue détaillé de nos « fortifs » à l'usage de guide
AUXONNE : UN BEAU (ET BON) REGARD SUR NOS « FORTIFS » - du 1er juillet 2026
Notre objectif d'aujourd'hui sera plus modeste. L'évocation de Jean Antonioli (1934-2002) sera nourrie pour moi, à la fois de lointains souvenirs d'enfance et d'une découverte fortuite dans les archives de ma défunte épouse Martine (1949-2023).
Quand on en a encore la chance et la possibilité, il est plus facile de consulter les archives de sa propre mémoire, que de dépouiller les mètres de dossiers bruts accumulés par un proche disparu à son usage sans classement systématique particulier.
Je commencerai donc par évoquer mes souvenirs d'enfance à propos de Jean Antonioli qui était jeune homme quand j'étais encore enfant et qui me reviennent très nettement en mémoire aujourd'hui.
Les frères Antonioli, je me souviens de Jean et d'Horace son aîné, étaient des artisans peintres. Dans les années 1950, membre, comme eux, de la communauté d'immigrants italiens, mon père leur rendait souvent visite dans la maisonnette qu'ils occupaient alors.
Cette maisonnette, aujourd'hui disparue, était située à gauche à l'extrémité de la rue Davot en allant vers Labergement. Elle fut rasée, dans la décennie 1960-1970 lors de l'élargissement de l'actuelle voie de contournement d'Auxonne.
Une de ses façades regardait la route de Labergement, côté rue Davot, la maisonnette en retrait de la rue s'ornait d'une treille, d'un jardinet et d'un petit poulailler. Un petit coin rustique à deux sous dans la ville, comme il y en avait tant alors et dont la recette s'est perdue...
Enfant, j'ai quelques fois accompagné mon père dans cette chaumière champêtre et bohème où ne régnait pas la fée Ménage. J'y découvris, avec un intérêt et une curiosité que je n'ai pas oubliés, les dessins, les esquisses, les peintures et les caricatures de Jean. Qui sait ?Cette découverte est peut-être une des origines de mon goût pour la caricature
La ville d'Auxonne, quand les petits commerces ne l'avaient pas encore déserté, a vu ses vitrines très souvent ornées en de nombreuses occasions des compositions originales autant que savoureuses de Jean Antonioli et ce, jusqu'à la fin du siècle dernier. Cet art éphémère de rue n'est plus qu'un souvenir dans notre monde de l'I.A. Américanisé.
Comme nous l'avons dit plus haut, une découverte fortuite dans les archives de Martine
nous permet aujourd'hui de publier un échantillon de ces compositions.
Le document remonte à 1984. Précisons qu'à cette date et depuis 1974 année de notre installation à Auxonne, Martine offrait sans compter ses services bénévoles tant à la bibliothèque qu'auprès du Musée Bonaparte, ainsi qu'au Syndicat d'initiative/Office du Tourisme, tout en fréquentant assidûment les archives municipales. Elle ne fut rétribuée par la ville d'Auxonne en tant que Bibliothécaire (cadre A) qu'à partir de 1989, après avoir obtenu le diplôme correspondant.
Ce document, sous l'intitulé « Foire exposition artisanale et commerciale 12-13 mai 1987 » présente 4 photos en couleurs, visiblement prises dans le sous-sol de l'ex-cinéma l'Aiglon. Il porte en outre la mention « Panneaux peints Jean Antonioli ».
À partir de ces photos, nous avons extrait les deux panneaux en question à l'intention de nos fidèles lecteur(e)s.
C.S. Rédacteur de Chantecler,
Auxonne, le 6 juillet 2026 (Jour 742 de la nouvelle ère de Chantecler)
Publié dans Archives
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