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10 mars 2026 2 10 /03 /mars /2026 00:10

AUXONNE : ENTR'ACTE AU CINÉMA « L'EMPIRE » - du 10 mars 2026 - (Jour 624 de la nouvelle ère de Chantecler)

Je vous sens un peu déçu cher(e)s lecteur(e)s, vous qui attendiez la suite de notre « archéologie des municipales »

AUXONNE : ARCHÉOLOGIE DES MUNICIPALES (1) - du 07 mars 2026

N'ayez crainte, cette suite viendra dès notre prochaine publication.

Ma qualité de spectateur assidu de cette merveilleuse boîte à images municipales qu'est le cinéma « L'Empire » n'est plus à démontrer et je ne pouvais résister, en entr'acte, à vous livrer quelques brèves impressions sur les dernières projections.

En cette période électorale, et dans l'esprit de quelque(e)-un(e)s de nos lecteur(e)s, un autre sens aura pu être prêté à notre titre du jour : celui d'une pause entre deux réunions électorales tenues en cette même salle « L'EMPIRE » par la liste sortante «  Une dynamique pour Auxonne ».

Nous assistions effectivement à la première, tenue le 27 février dernier, et nous en avions rendu compte dans l'article en lien ci-dessous.

AUXONNE : PAUSE CARNAVALESQUE DANS LA CAMPAGNE - du 01 mars 2026

Nous ne manquerons d'ailleurs pas, sauf imprévu bien entendu, d'assister à la seconde qui se tiendra le prochain vendredi 13. Ne soyons pas superstitieux !

Quittons maintenant la politique pour entrer au cinéma !

À propos de trois films projetés récemment sur l'écran de « L'EMPIRE » : « HURLEVENT», LOL 2.0, À PIED D'ŒUVRE.

Nous voici à présent « au pied du mur » et nous allons tenter de donner un aperçu personnel de ces trois films radicalement différents que nous avons vus dans l'ordre énoncé plus haut et que nous noterions personnellement dans l'ordre inverse : À PIED D'ŒUVRE, LOL 2.0, « HURLEVENT».

Rien ne rapproche vraiment ces films sinon le rôle clé tenu par les relations familiales intergénérationnelles, et, en un sens, un certain caractère généalogique.

Généalogie particulièrement complexe dans le cas de « Hurlevent » dont le titre fait référence à l'œuvre d'Emily Brontë (1818-1848) Wüthering Heights, titre traduit en français par « Les hauts de Hurlevent » et plus récemment par « Hurlevent des monts », drame gothique se déroulant dans la lande écossaise. L'irruption sur ces hauteurs ventées de Heatcliff, jeune bohémien abandonné, recueilli lors d'un voyage par un propriétaire terrien, viendra sceller le destin de deux familles : les Earnshaw, propriétaires terriens et les Linton, aristocrates.

L'introduction de Heatcliff, personnage sombre et passionné à l'énergie farouche, dans cet étroit microcosme provincial sera comme le catalyseur de l'effondrement des deux familles.

L'œuvre d'Emily Brontë est sombre et, dans sa construction, souvent difficile à suivre. Le film « HURLEVENT» trahit ce sombre drame gothique, bousculant en la simplifiant la généalogie des familles.

La constante introduction dans le film de matières organiques animales gluantes et d'un poisseux érotisme conjuguée au kitch de scènes tape-à-l'œil trahit l'esprit et l'atmosphère de l'œuvre d'Emily Brontë

Rien de tout cela dans LOL 2.0, aimable spectacle sans grande ambition dramatique et sans mystère qui déroule, non sans vulgarité bien tempérée et dans un univers confortable, tous les clichés de la « confusion des générations », ou quand la mère joue à être la fille.

À PIED D'ŒUVRE dont le rôle principal est tenu par Bastien Bouillon est d'une tout autre pointure. On y voit un photographe d'art reconnu, d'âge mûr et financièrement à l'aise, sacrifier son talent, animé qu'il est de la passion d'écrire.

En dépit de cette volonté farouche, il n'obtient pas le succès nécessaire pour vivre de sa plume. Son acharnement le conduira insensiblement à des « petits boulots » qui ne sont plus de son âge, et jusqu'au dénuement.

Cette indigence matérielle s'accompagnera de la rupture de ses relations sociales et familiales, en particulier avec ses parents et ses enfants émigrés au Canada.

On le voit en quelque sorte entrer progressivement dans un dénuement à la Saint-François d'Assises et ce, dans un monde d'argent dont il devient le larbin. Mais ce qui pour l'auteur des Fioretti constitue une ascèse religieuse librement choisie, constitue pour notre héros une descente aux enfers.

Descente aux enfers qui culmine dans sa noirceur avec cette scène nocturne du chevreuil heurté en forêt par sa voiture déglinguée. Dans un acte de cruelle pitié, notre héros étranglera de ses mains l'animal souffrant et blessé.

Le film ne se termine pas là, nous ne spoilerons pas, disant simplement que la grâce accordera à notre pèlerin de misère un discret sourire consolateur.

 

Sur un mode beaucoup moins tragique et pour détendre nos bienveillant(e)s lecteur(e)s, nous signalerons l'annonce récente dans la presse locale, en matière cette fois de « cinéma impérial », de ce titre (en résumé et en substance) : « Assonna, le retour ».

 

Mort d'un chevreuil à l'Empire

Mort d'un chevreuil à l'Empire

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 mars 2026 (Jour 624 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Côté cinéma

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma
27 février 2026 5 27 /02 /février /2026 02:08

AUXONNE : VERS UNE CAMPAGNE TRIANGULAIRE - du 27 février 2026 - (Jour 613 de la nouvelle ère de Chantecler)

« L'âge n'est pas un naufrage » affichait de façon optimiste notre précédent article.

AUXONNE : À L'EMPIRE, L'ÂGE N'EST PAS UN NAUFRAGE - du 24 février 2026

À en croire la presse locale, la fortune se sera montrée moins généreuse à l'égard d'une quatrième liste potentielle que nous avions précédemment évoquée dans les bonnes pages de ce blog

AUXONNE : « A STAR IS BORN » DANS LE CIEL DES MUNICIPALES (2) - du 14 octobre 2025

En effet, Le Bien Public titrait en ligne le 25 courant « Vincent Joly jette l'éponge ». Motif de cet abandon évoqué selon le candidat lui-même dans l'article : « il me manque cinq femmes ».

C'est donc un problème de casting qui serait à l'origine de cet abandon.

Le caractère obligatoire des listes dites « chabada » répondant à l'alternance obligatoire un homme, une femme aura donc barré cette potentielle quatrième liste.

Rappelons que cette appelation « chabada » tire son origine du célèbre film « Un homme et une femme » de claude Lelouch (1966) et de sa bande son

Claudi, amateur de cinéma, a fait ses choux gras de cette histoire des listes dites « chabada » pour son illustration du jour.

À noter que Lelouch, en 1984, sortit un remake sous le titre « Un homme et une femme, vingt ans déjà ». On peut y voir Trintignant bosser pour le Paris-Dakar, et « l'homme et la femme » se dessécher sans fin dans le désert . Comme quoi les remake c'est souvent décevant.

À propos de remake, Claudi sera en soirée à l'Empire...

Il vous offre en attendant son affiche du jour...

 

Auxonne, un homme et une femme au cinéma

Auxonne, un homme et une femme au cinéma

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 février 2026 (Jour 613 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Côté cinéma

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma
24 février 2026 2 24 /02 /février /2026 00:12

AUXONNE : À L'EMPIRE, L'ÂGE N'EST PAS UN NAUFRAGE - du 23 février 2026 - (Jour 610 de la nouvelle ère de Chantecler)

Plus que les slogans sur facebook ou sur papier glacé, l'écran de l'Empire reste pour nous, en ces temps moroses, une source inépuisable d'émotions et de réflexions.

À cette source, nous puisons à notre manière, hors des canons codifiés de la critique cinématographique, hors des grilles et des figures imposées ; en toute liberté, comme notre précédent article a pu le démontrer.

AUXONNE : IMPRESSIONS DE MARDI GRAS - du 19 février 2026

Notre titre du jour, vous l'aurez bien compris fidèles lecteur(e)s, fait écho à cette pensée de Goethe, évoquée dans ce précédent article : « Was man in der Jugend wünscht, hat man im Alter die Fülle ». En français : «  Ce que l'on souhaite dans sa jeunesse, on le trouve pleinement dans l'âge ! »

Il vient contredire aussi le mot célèbre du Général de Gaulle à propos du Maréchal Pétain dans le Tome I, L'Appel de ses Mémoires de Guerre :

« Les années, par-dessous l’enveloppe, avaient rongé son caractère. L’âge le livrait aux manœuvres de gens habiles à se couvrir de sa majestueuse lassitude. La vieillesse est un naufrage. Pour que rien ne nous fût épargné, la vieillesse du maréchal Pétain allait s’identifier avec le naufrage de la France."

J'entends déjà la rumeur : « Au fait ! Au fait Chantecler ! Arrête de nous jouer le dictionnaire des citations ! »

On y vient, on y vient les amis ! La vieillesse peut être un naufrage, mais l'écran de l'Empire reste pour nous, comme pour Edmond Dantès, une planche de salut providentielle !

Et nous allons tenter d'en faire la preuve

Sur l'écran de l'Empire, on projetait ces jours derniers deux films roboratifs. Des contrées montagneuses de l'Azerbaïdjan, à la splendeur des palais romains, et dans un écart fantastique de thèmes et de moyens, ces films nous démontraient tous deux que « l'âge n'est pas un naufrage ».

Dans « Le retour du projectionniste » Samid, réparateur de télés à l'ancienne, endeuillé par la mort d'un fils, part à la recherche de la « lampe merveilleuse », celle qui fera revivre son vieux projecteur 35 mm à l'abandon depuis des décennies, car comme l'indique le titre, Samid fut jadis projectionniste itinérant dans les montagnes d'Azerbaïdjan. Dans cette quête, le jeune Ayaz, amateur de cinéma, l'accompagne. Leur amitié offre au tandem les ressources conjuguées du bricolage à l'ancienne et des derniers moyens de communication. Elle débouchera sur la projection mouvementée d'un film indien sur un écran improvisé.

Dans « La grazia » de Sorrentino, le héros principal est un Président de la République âgé, Mariano De Santis, incarné par l'acteur Toni Servillo.

L'homme, juriste chevronné, auteur d'un traité de droit pénal de 2500 pages, homme en apparence inébranlable, dur et inflexible se voit affublé du délicieux surnom de « Cemento armato » (béton armé).

Dans les derniers mois de son mandat, « Cemento armato » échappera peu à peu à cette rigueur et à cette pesanteur solitaire. Il laissera tomber la cuirasse du commandeur et découvrira son cœur.

Il n'est pas question pour nous de narrer le film dans sa complexité souvent baroque, à l'italienne. Nous vous en livrerons simplement le volet le plus cordial, celui qui a le plus profondément touché en nous « l'italianité ».

« Cemento armato », originaire de l'Italie alpine, retourne vers la fin du film à ses sources. Il y retrouve les Alpes et les « alpinis », chasseurs alpins italiens, au chapeau à plume (que votre serviteur a popularisé à Auxonne !). On le voit entonner, avec une amicale d'anciens, le célèbre hymne des alpins. La scène n'est pas disponible sur la bande-annonce. Les amateurs et les curieux pourront découvrir le chant et de vrais « alpinis » en cliquant.

La trenta tré (la 33) hymne des "alpinis"

Autour de cette rencontre, « Cemento armato » entend la confidence d'un général d'  « alpinis », avouant avoir fumé un joint trouvé dans la poche d'un pantalon de son fiston et n'en avoir rien ressenti. Trivialité émouvante de cette scène dévoilant l'humanité derrière les convenances et la carapace. Il semblerait que « Cemento armato » soit comme libéré, en état d'apesanteur et de grâce...

La chute du film vient dissoudre ce rêve... On voit « Cemento armato », désormais « en retraite » dîner à la maison avec, Coco Valori, une vieille amie d'enfance. Tête-à-tête mutique autant que sinistre de vieux couple...

Le nez dans son assiette, Coco Valori ne concède pas un regard à son compagnon qui l'observe désespérément.

Coco lève enfin la tête. Découvrant le regard implorant de son compagnon elle décoche aussitôt à son adresse cette interjection triviale, rien moins que féminine :« Non rompermi il cazzo ! » Nous vous ferons grâce de la traduction.

Avec un peu d'imagination et de tout cœur, Claudi vous offre comme à l'ordinaire son image garantie sans IA.

Auxonne, la Grazia au ciné, notre vision alpine

Auxonne, la Grazia au ciné, notre vision alpine

 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 février 2026 (Jour 610 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Côté cinéma

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma
10 février 2026 2 10 /02 /février /2026 13:27

AUXONNE, CINÉMA : LES BIJOUX DE L'EMPIRE - du 10 février 2026 (Jour 596 de la nouvelle ère de Chantecler)

 

Quittons la terre (qui ne ment pas), le Maréchal, le Chanoine et sa soutane « pour aller au cresson » (on désignait ainsi en langage populaire un pantalon trop court), figures évoqué(e)s dans notre précédent article en lien ci-dessous

AUXONNE : RETOUR À LA TERRE AVEC LE CHANOINE - du 07 février 2026

Et revenons-en à la chronique de notre cinéma l'Empire dont la programmation s'est révélée aussi riche que variée la semaine dernière où nous aurons pu découvrir successivement : « Furcy, né libre » de Abd Al Malik, « Les échos du passé » de Mascha Schilinski et « Supplique à nos fantômes » de Xavier Pestuggia. La dernière de ces projections faisait l'objet, à l'issue de la projection, d'un échange entre le réalisateur et la salle. Échange dont le réalisateur lui-même devait souligner la qualité.

Du premier de ces films, grande fresque historique des tribulations d'un homme noir dans un monde de cruauté et d'injustice sociale et raciale, dépeinte dans la veine de Victor Hugo, nous ne soulignerons que quelques traits dominants : splendeur colorée et violence du monde tropical de l'Océan Indien soulignée par le contraste entre la chair abominablement martyrisée des esclaves et le cynisme pomponné et poudré des maîtres servis pour leurs basses œuvres par leurs hommes de main et leurs molosses.

Brochant sur ce tableau cruel aux contrastes saisissants, on notera pour finir l'omniprésence d'un discours très complexe sur le droit et la justice porté pour une bonne part et avec maestria par Romain Duris, du rôle de procureur à celui d'avocat.

C'est dans une spatialité beaucoup plus restreinte, une ferme traditionnelle quelque part en ex-RDA (Allemagne de l'Est), et la campagne environnante, que se déroule le second film. Cette spatialité étroite s'oppose à une temporalité beaucoup plus large et plus que séculaire qui conduit le spectateur du début du siècle dernier à notre temps.

Film complexe, obscur, énigmatique dont le titre français « Les Échos du passé » pourrait suggérer une succession de réminiscences ou la consultation nostalgique et chronologique d'un vieil album de photos de famille, ce qui n'est qu'une mince part du propos.

Le titre allemand du film « In die Sonne schauen » contraste par sa violence immédiate avec le titre français.

« Regarder le soleil », traduction française de « In die Sonne schauen », action aveuglante et dangereuse s'il en est, suggère un tout autre registre que celui des réminiscences du passé que suggère « Les Échos du passé ». Ce qui n'est pas le cas du titre anglais « Sound of falling » (le son de la chute en français)

Commenter verbalement ce film dans sa complexité tiendrait de la gageure aussi nous y renoncerons. Chaque spectateur(e) le recevra en référence à ses fantasmes, ses obsessions, ses expériences personnelles. Sur ce terreau psychique le spectacle engendrera émotions, désorientations, répulsions, voire désintérêt et ennui profond.

Plutôt que de tenter un impossible commentaire en paroles, j'ai laissé Claudi, mon « Doppelgänger imagier », puiser dans mes « archives alsaciennes ». Nommé dans mon premier poste d'enseignant à Cuebwiller autour de l'année 1970 j'y découvris un monde dont je m'épris des particularismes germaniques dialectaux architecturaux et autres.

Déjà fouineur et curieux de vieilleries, j'y collectai vieux papiers et vieilles photos d'albums de famille. Claudi a choisi les images de sa composition dans l'album souvenir d'un militaire alsacien ayant accompli son service militaire en 1906-1907 dans le 2ème régiment de chemin de fer de la garde impériale à Berlin ainsi que dans un journal intime de la même époque illustré de dessins et de coupures de magazines allemands du temps.

Ces photos, dont l'une pourra vous surprendre, et ces diverses images m'ont semblé faire écho aux « Échos du passé ».

Auxonne, ciné en écho aux échos du passé

Auxonne, ciné en écho aux échos du passé

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 février 2026 (Jour 596 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Côté cinéma

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma
4 février 2026 3 04 /02 /février /2026 01:00

AUXONNE : LE « BONAPARTE » DE 100NF CRÈVE L'ÉCRAN- du 04 février 2026- (Jour 590 de la nouvelle ère de Chantecler)

Notre précédent article, en lien ci-dessous, donnait une large place au son et aux chansons

AUXONNE : LE CAHIER DE CHANSONS DE CHANTECLER - du 01 février 2026

Dans le présent nous renouerons avec l'image en développant un court aperçu iconique relatif au film L'affaire Bojarski, au programme la semaine passée au Cinéma L'Empire.

Nos lecteurs cinéphiles qui n'ont pas encore vu ce film pourront découvrir sur la toile l'excellent accueil qu'il a reçu.

Quant à nous, nous vous réservons pour une prochaine fois, une critique originale et personnelle du film, fondée sur les échos et impressions qu'il a éveillés en nous. (Du boulot en perspective!)

Pour l'heure, sans grande originalité, de mon fauteuil préféré du cinéma L'Empire, le bien nommé au cœur d'une ville qu'arpenta le jeune Bonaparte maigre et fauché, je dirai un mot du Bonaparte de 100NF sauce Bojarski esthétiquement plus réussi, de l'avis des amateurs et collectionneurs de papier-monnaie, que le modèle réglementaire de la Banque de France.

Bojarski, tout comme Bonaparte, métèque moqué par les Gaulois « de souche » et animé d'une grande ambition a laissé une grande impression dans mon cœur de fils d'immigrant... Le rital salue le polak au passage ! De cela nous reparlerons...

En attendant parlons monnaie, un sujet plus que jamais inépuisable ! Pas vrai Donald, mon vieux conscrit  du millésime 1946 !

Le veau d'or est toujours debout

De l'avis des experts en numastique, le Bonaparte de 100NF sauce Bojarski reste une vedette des salles des ventes.

Claudi qui a illustré notre propos dans son image du jour a placé un(e) expert(e) dans l'assistance de notre Empire

Auxonne, le Bonaparte à100NF crève l'écran

Auxonne, le Bonaparte à100NF crève l'écran

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 04 février 2026 (Jour 590 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Côté cinéma

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma
30 décembre 2025 2 30 /12 /décembre /2025 00:09

AUXONNE : FILM DE MIEL ET DE SANG À L'EMPIRE - du 30 décembre 2025 (Jour 554 de la nouvelle ère de Chantecler)

Un film qui s'ouvre et se clôt sur l'image de fleurs où s'activent des butineuses, tel est le cas de Bugonia, long métrage récemment à l'écran dans notre Apicité (2 abeilles), cité radieuse outre qu'impériale !

AUXONNE : DU PONT D'ARCOLE AU MÉRITE APICOLE - du 24 novembre 2025

Ne vous y fiez pas trop cependant, le film, loin d'être une idylle bucolique autant que butinante, est interdit au moins de 12 ans et ruisselle à l'occasion de flots de sang. On passe bien vite des butineuses mellifères à de sanglantes boucheries d'Eylau (tous les Auxonnais(e)s groopies de l'Empereur comprendront!)

Délaissant les prés et bois fleuris et bourdonnants, l'action se déroule le plus souvent dans les lieux clos et étouffants d'un monde irrémédiablement fracturé et complotiste. Entre monde d'en haut et monde d'en bas, le clivage social s'opère par d'impénétrables parois de verre.

À travers les fantasmes et les délires d'un Américain amoché par la vie, retranché avec un cousin demeuré, dans une maison familiale isolée de la campagne du Sud, le réalisateur Yorgos Lanthimos, brosse un portrait sociologique et politique poussé au noir des États-Unis.

Brochant sur ces tableaux cruels, une « guerre des mondes » entre Terriens et Andromédiens, conclut le film.

Une fin émouvante, toutefois, sur laquelle le spectateur encore humain pourra porter un regard de compassion. Sentiment dont, par ailleurs, il est peu probable qu'il l'ait ressenti dans le parcours brutal du film.

Cette scène finale et émouvante est opportunément soulignée par une chanson de Marlène Dietrich (1901-1992) évoquant les fleurs sur les tombes des soldats morts au combat. Nous donnons un extrait en allemand de cette chanson pleine de nostalgie, sentiment par ailleurs totalement absent des autres scènes de ce film gothique, rageur et ravageur  .

 

Marlène Dietrich.

 

De sang et de miel

De sang et de miel

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 30 décembre 2025 (Jour 554 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Côté cinéma

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma
30 novembre 2025 7 30 /11 /novembre /2025 01:00

« BIANCA » : CINÉMA ET RÉALITÉ - du 30 novembre 2025 (Jour 524 de la nouvelle ère de Chantecler)

 

« Qu'est-ce que le chat ! ...Un objet fragile et

périssable comme tout ce qui naît ici-bas »

E.T.A. Hoffmann Le chat Murr

(Édition « L'Imaginaire » Gallimard, p. 318)

 

En ces temps gris de novembre où le soleil est en berne nos articles prennent des couleurs de saison. Dans notre précédent article nous évoquions le dernier film d'Ozon d'après Albert Camus. En noir et blanc et dans une tonalité sombre...

AUXONNE : À ALGER AVEC « L'ÉTRANGER » À L'EMPIRE- du 27 novembre 2025

Aujourd'hui, toujours dans la même tonalité de saison et dans la ligne personnelle et inimitable de notre blog, nous voudrions rendre un dernier hommage à notre chatte Bianca qui, vaincue par l 'âge, s'éteignait tranquillement sous nos yeux et la caresse de notre main par les bons soins du vétérinaire.

Nous avons pensé que cette nouvelle en forme d'avis de décès félin n'aurait que bien peu d'intérêt si nous ne tentions pas de l'élargir par les vertus du texte et de l'image. Ce que nous avons tenté de faire.

E.T.A. Hoffmann n'a-t-il pas écrit tout un livre sur le Chat Murr ? Et ne parlons pas de Prrou et de Poucette de Colette et de Rroû de Maurice Genevoix, « un de 14 » que nous évoquions il y a peu.

AUXONNE : CHANTECLER ÉVOQUE LE 11 NOVEMBRE (1) - du 11 novembre 2025

Ami et fils de l'Italie, j'avais nommé ma chatte blanche Bianca, plus tard je découvris le cinéma de Nani Moretti et dans sa filmographie le film BIANCA (1983).

Un film hitchcokien sous des dehors burlesques à l'italienne dans lequel Moretti jeune joue le rôle d'un professeur de mathématiques qui se révèle au-delà de nombreuses manies, et de tonnes de crème Chantilly englouties, un dangereux psychopathe...féminicide en particulier.

Sa collègue BIANCA, dont il s'est bizarrement entiché, en réchappera au bout du compte.

Le soir de la mort de ma Bianca, j'ai revu le film, qu'au bout du compte je n'avais pas compris, n'en retenant que les gags. Un film riche en couleurs mais au fond plein de noirceur.

Le rapprochement que nous opérons pourra sembler original aux yeux d'esprits étroits, on en voit d'autres au cinéma !

Claudi a tenté d'illustrer ce rapprochement dans notre image du jour en mettant en présence les deux Bianca : celle de Moretti et feu la mienne.

Nous retrouverons BIANCA dans un prochain article courant décembre !

Amis des chats faites découvrir notre blog à vos amis humains, si par bonheur vous en avez !

Les deux BIANCA

Les deux BIANCA

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 30 novembre 2025 (Jour 524 de la nouvelle ère de Chantecler)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma
27 novembre 2025 4 27 /11 /novembre /2025 01:00

AUXONNE : À ALGER AVEC « L'ÉTRANGER » À L'EMPIRE- du 27 novembre 2025 (Jour 521 de la nouvelle ère de Chantecler)

Quittons Auxonne, Bonaparte et les abeilles impériales évoqués dans notre précédent article en lien ci-dessous

AUXONNE : DU PONT D'ARCOLE AU MÉRITE APICOLE - du 24 novembre 2025

Et revenons au cinéma « L'Empire » que nous avions quitté sur un festival saignant

AUXONNE,CINÉ : ENCORE DU GORE À L'EMPIRE - du 06 novembre 2025

Pour donner un bref aperçu du dernier film du réalisateur François Ozon :  « L'étranger »

Bien qu'il y soit question de meurtre et d'exécution capitale, point de gore toutefois dans la version filmique de « L'étranger » d'après le roman éponyme d'Albert Camus, magnifiquement rendue en noir et blanc par Ozon.

Le cadre du roman que restitue le film avec un grand talent esthétique, c'est la ville d'Alger de l'avant-guerre. Bien que tourné effectivement à Tanger pour des raisons d'opportunité, le film nous restitue des images très proches, jusqu'à s'y méprendre, de la cité algéroise du temps.

Faut-il en conclure que le film d'Ozon soit pour autant une restitution fidèle du roman ?

Tentons de répondre brièvement à cette question.

Le roman, publié en 1942 chez Gallimard met en scène sous forme de monologue les réflexions d'un homme jeune, Meursault, « L'étranger ».

Il s'ouvre sur ces phrases : « Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J'ai reçu un télégramme de l'asile [N.D.L.R Chantecler : Hospice de vieillards] : « Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués. » »

Cette référence à la mère se retrouve dans les dernières lignes du roman dans la dernière réflexion de Meursault dans la nuit qui précéde son exécution capitale pour meurtre d'un « arabe »: « Si près de la mort, [N.D.L.R Chantecler : à l'asile] maman devait se sentir libérée et prête à tout revivre. Personne, personne n'avait le droit de pleurer sur elle. Et moi aussi, je me suis senti prêt à tout revivre. »

Ce monologue et sa chronologie, Ozon ne les restitue pas fidèlement, hormis dans la scène du crime où Meursault, aveuglé par le reflet du soleil sur la lame d'un couteau bascule dans le meurtre.

La scène est particulièrement bien rendue dans le morceau killing an arab de The Cure diffusé dans le générique de fin d'Ozon (diffusion qui, semble-t-il, au dire du réalisateur a dû être chèrement monnayée)

En 1967 Luchino Visconti donnait une version tournée en Algérie en co-production avec la société de production Casbah film Alger. Pour l'italianisant que je suis, il est dommage que les sous-titres français soient mauvais. Marcello Mastroiani, personnage généreux, dans le rôle de l'Étranger est un choix plutôt malheureux, choix par défaut, car Visconti aurait grandement préféré Delon non disponible alors.

Malgré tout, cela ne gâche rien à l 'image, Ozon aura sans doute visionné attentivement cette version de Visconti disponible en VOST sur youtube et que nos lecteurs curieux pourront visionner.

L'étranger de Visconti

Pour conclure nous dirons un mot de l'option majeure d'Ozon dans son adaptation à l'écran de l'œuvre de Camus : Donner un nom à « l'arabe » (Muusa Hamdani) et lui donner une sœur inexistante chez Camus mais particulièrement présente à l'écran.

Claudi, pour son image du jour, imprime le nom de « l'arabe » sur la mer déferlant sur la plage d'Alger.

Auxonne, l'étranger revu par Ozon

Auxonne, l'étranger revu par Ozon

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 novembre 2025 (Jour 521 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Côté cinéma

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma
6 novembre 2025 4 06 /11 /novembre /2025 01:00

AUXONNE, CINÉ : ENCORE DU GORE À L'EMPIRE - du 06 novembre 2025 (Jour 500 de la nouvelle ère de Chantecler)

Dans notre précédent article en lien ci-dessous nous évoquions la première de trois soirées ( les 29, 30 et 31 octobre) d'un cycle consacré au genre cinématographique « film d'horreur ».

AUXONNE,CINÉ : UNE « PERLE NOIRE » CHEZ LES MORTS VIVANTS - du 03 novembre 2025

La deuxième soirée consacrée à « Massacre à la tronçonneuse » et à laquelle j'assistais, n'aura pas manqué d'admirateurs convaincus autant qu'éclairés.

Je dois quant à moi avouer humblement que cet enchaînement sanglant de tripailles trépidant et pétaradant sur fond de bande-son à vous arracher les esgourdes et à vous mettre la tête en fromage, m'aura carrément scié.

Scié au point de tronçonner mon inspiration et de me me laisser pantelant et sec sur le sujet. Gloser à propos d'un tel film est difficile, à moins d'être spécialiste du genre.

 

Laissons donc la tripaille à l'échaudoir pour passer directement à la troisième soirée, celle du 31, qui présentait trois courts métrages.

On vous offre en passant une petite vue en PDF relative à cette soirée et tirée des publications en ligne de l'association doloise DOLLYWOOD centrée sur le court-métrage

Le second, particulièrement réussi montre une battue au sanglier dans un champ de maïs vue par un jeune adolescent. Un baptême du feu et du sang dans un paysage crépusculaire.

Cet angle de vue confère au film un caractère onirique particulier que tempère le réalisme terrien des protagonistes du cru, plus anciens. Rendre ces impressions en l'absence d'images m'a semblé une gageure et j'y renonce n'ayant pas trouvé la vidéo sur la toile.

Tel n'est pas le cas pour les deux autres courts métrages, intitulés pour le premier Charognes et pour le troisième business class et que les curieux pourront tenter de visionner avec une qualité réduite. Ils pourront constater que tout sépare, tant dans les moyens investis que dans le genre, ces deux courts-métrages tourné, pour le premier, dans la vallée de la Loue et pour le second dans un château du nord de la France.

Pas de « perle noire » à mettre aujourd'hui dans l'illustration de Claudi....

On ne peut pas rendre compte d'une soirée gore sans y mettre, comme dans un bon civet, un peu de sang !

 

 

Auxonne, du cadavre à la découpe et à l'Empire

Auxonne, du cadavre à la découpe et à l'Empire

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 06 novembre 2025 (Jour 500 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Côté cinéma

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma
3 novembre 2025 1 03 /11 /novembre /2025 00:05

AUXONNE, CINÉ : UNE « PERLE NOIRE » CHEZ LES MORTS VIVANTS - du 03 novembre 2025 (Jour 497 de la nouvelle ère de Chantecler)

En ces temps de Toussaint, « le temps des veillées » comme disait une vieille chanson du folklore breton que l'on chantait à l'école, les jours sont courts et gris et les soirées longues.

Et notre cinéma municipal l'Empire se révèle providentiellement un lieu de partage, sinon de chansons au coin du feu, du moins d'émotions au fond d'un fauteuil rouge.

Émotions fortes par ces temps de brouillards inquiétants ou trois soirées de la semaine dernière furent opportunément consacrées au film d'horreur.

Les deux premières étaient dédiées à deux grands classiques fondateurs du genre et la troisième à un choix de courts-métrages récents.

La nuit des morts-vivants  (Night of the Living Dead)  film d'horreur américain réalisé en 1968 par George A. Romero, en projection le 29 octobre dernier, ouvrait le bal...des vampires proposé par le Cinéma l'Empire

Beaucoup d'encre a coulé à propos de ce film et plutôt que de puiser dans cette abondante littérature, nous braquerons notre projecteur sur la « perle noire » que nous y avons découverte et qui orne notre titre du jour.

Sur un fond de corps disgraciés, mutilés, sanglants, semi-putréfiés, un corps bien vivant détone par sa grâce gestuelle qui signe une élégance de cœur et d'âme.

Nous faisons référence ici à l'acteur noir américain new-yorkais Duane Jones (1937-1988), né neuf ans avant l'inénarrable Donald Trump et neuf ans aussi avant votre blogueur préféré qui tente humblement ici, de lui rendre à travers le temps, un hommage mérité !

À Duane bien entendu, pas à Donald !

Il semble bien pourtant que Duane Jones, la « perle noire » dont il est question dans le titre de notre article, soit entré dans le casting du film par le fait du hasard.

Nous affirmons ceci à la lecture d'un article de THEWRAP, sous la plume de Joe Kane. Article daté du 31 août 2010 et titré « Comment le choix d'un acteur noir a changé « La nuit des morts-vivants » »

On y découvre que, le scénario étant déjà écrit et l'acteur blanc Rudy Ricci déjà prévu pour le rôle de Ben, divers hasards et opportunités auraient permis à Duane Jones de passer une audition en vue de ce même rôle. Selon l'article : « Tout le monde y compris Rudo Rucci a dit : « C'est lui qu'il nous faut pour le rôle de Ben ! ».

Duane Jones ayant été retenu, il apparaît, toujours selon l'article cité, qu'il ait lui-même en homme lettré et cultivé retravaillé et adapté les dialogues et le scénario écrits pour Rudy Ricci par Romero.

Notre modeste article n'étant pas une thèse nous nous contenterons de présenter à partir de quelques images du film l'étrange ballet dont nous avons pu être le spectateur entre les deux acteurs principaux du film : Judith O'DEA dans le rôle de Barbara et Duane JONES dans le rôle de Ben. Ballet qui selon nous, en 1968, a dû faire du bruit dans le Landerneau politique et social du pays de l'Oncle Sam.

On reparlera encore une fois de ce festival auxonnais du film noir !

Claudi ne s'est pas fatigué aujourd'hui, il a collé notre précédente composition sur l'affiche originale du film.

 

Auxonne, cinépouvante ou la nuit des morts-vivants

Auxonne, cinépouvante ou la nuit des morts-vivants

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 03 novembre 2025 (Jour 497 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Côté cinéma

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma