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  • Claude Speranza, Auxonnais
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5 octobre 2026 1 05 /10 /octobre /2026 01:00

AUXONNE : « L'INCONNUE » À L'EMPIRE – du 05 octobre 2026 (Jour 833 de la nouvelle ère de Chantecler)

 

Comme notre précédent article en lien ci-dessous

AUXONNE : DU PATRIMOINE AU PASSÉ SIMPLE – du 01 octobre 2026

le présent conduira encore une fois nos distingué(e)s lecteur(e)s au cinéma municipal « L'EMPIRE » pour un tout autre thème que le patrimoine et sa restauration.. sinon par la mémoire photographique de celui-ci comme nous le verrons plus loin.

Il est fort probable aussi que parmi notre lectorat peu de personnes ait vu à « L'EMPIRE » le film thème de notre article du jour : « L'inconnue » de Arthur Harari.

À l'appui de cette supposition, je signale que j'étais seul dans la salle lors de la séance du 27 septembre à laquelle j'ai assisté et qu'au guichet, en prenant mon billet, j'ai appris qu'il en était de même à la précédente.

Dans cette solitude, il me fut donc impossible de sentir la « respiration » de la salle et de recueillir les impressions de sortie.

La particularité de ce film est d'avoir été inspiré par une bande dessinée écrite par Arthur Harari en collaboration avec son frère Lucas Harari.

Cette bande dessinée constitue en quelque sorte la matrice graphique du film tourné majoritairement en décors intérieurs, décors sombres voire oppressants constituant le cadre des métamorphoses tant psychiques que physiologiques des deux membres d'un couple homme/femme très particulier.

Le personnage principal masculin David Zimmermann est incarné par Niels Schneider qui s'est imposé pour la circonstance une émaciation spectaculaire le transformant en ecce homo...

Émaciation qui contraste avec les rondeurs de sa partenaire Eva Helsinger incarnée dans le rôle principal féminin par Léa Seydoux.

Nous n'insisterons pas sur l'aspect complexe du film évoqué ci-dessus, renvoyant nos lecteurs aux critiques disponibles pour consacrer notre essai de critique aux thèmes et au scènes qui ont particulièrement retenu notre attention.

Le thème de la photo d'abord et en particulier de la photo comme témoin d'évolutions des paysages urbains.

Ce thème est largement développé par l'apparition à l'écran de nombreuses vues empruntées aux albums du père disparu de David Zimmermann, véritable mine documentaire constituée de cartes postales et de clichés couvrant le siècle dernier et relatifs à la banlieue parisienne (Chaville, Courbevoie...) et que David conserve et consulte pieusement.

Cette collecte photographique nous a remis en mémoire un film de Zabou Breitman projeté à l'Empire au printemps de l'an dernier.

Nous avions donné à l'époque un compte-rendu de cette projection dont nous vous livrons un extrait

« Précisons sans entrer dans les détails que le film « Le garçon » que nous avons vu avec émotion et admiration est une comédie dramatique-documentaire réalisée par Zabou Breitman et Florent Vassault à partir d'un lot de photos d'une famille inconnue déniché en brocante.

Florent Vassault a joué le rôle d'enquêteur documentaliste dans l'identification d'un « garçon » attachant représenté sur ces photos dans une longue recherche des gens et des lieux. En quelques jours, Zabou Breitman, avec le concours d'acteurs a tourné la partie proprement cinématographique.

Le travail de Florent Vassault nous a passionné, et pour cause, nous nous sommes attaché, dans les années 2010 a faire parler un lot de photos et de documents écrits déniché sur le banc d'un brocanteur dijonnais. »

Les cinéphiles curieux pourront lire l'intégralité de cet article grâce au lien ci-dessous

AUXONNE, « LE GARÇON » DU CANTON SUR LE BANC D'UN BROCANTEUR (1) - du 09 avril 2025

Pour en revenir à  « L'inconnue », le dénouement du film, tourné en décors extérieurs contraste grandement avec le côté obscur et nocturne qui l'a précédé : un mariage en terrasse sur les quais de la Loire à Ingrandes-sur-Loire (Maine et Loire), un grand pont suspendu enjambant les flots tumultueux de la Loire c'est là que se dénouera tragiquement le drame ouvrant sur l'avenir des raisons d'espérer.

En pleine lumière, entre retrouvailles et obsèques, le spectateur trouvera finalement une lueur d'espoir au bout du sombre tunnel existentiel où l'aura conduit le film.

En illustration du jour : la Loire et le pont d'Ingrandes-sur-Loire (Maine et Loire).

 

 

Auxonne, l'inconnue à L'Empire

Auxonne, l'inconnue à L'Empire

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 5 octobre 2026 (Jour 833 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Côté cinéma

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma
1 octobre 2026 4 01 /10 /octobre /2026 01:00

AUXONNE : DU PATRIMOINE AU PASSÉ SIMPLE – du 01 octobre 2026 (Jour 829 de la nouvelle ère de Chantecler)

 

Distingué(e)s lecteur(e)s, il se peut que mon titre du jour vous interloque !

D'aucuns iront même jusqu'à dire : « Décidément, notre Chantecler, il débloque ! »

Ou, comme je leur faisais déjà dire dans mon article en lien ci-dessous « Décidément ce Chantecler, avec Cavaillon, il a chopé le melon ! »

AUXONNE, DE NAPOLÉON À CAVAILLON - du 23 septembre 2026

Rappelons, pour les lecteur(e)s pressé(e)s qui n'auront pas pris le temps d'ouvrir le lien ci-dessus, ce passage de l'article concerné, en italique :

« Dans les films à l'affiche, notre cinéma municipal L'Empire annonçait la projection, le dimanche 20 septembre à 17h30, d'un documentaire de Thierry Jourdan intitulé « AU CŒUR D'UNE RESTAURATION » devant être suivi d'une « ciné-rencontre avec Gérard Drexler, délégué régional et vice-président national de la Fédération Patrimoine Environnement ».

Excellent documentaire, notons-le, très bien présenté par les intervenants, devant une assistance plus que discrète tant par le nombre que par la participation au débat...

Moindre des politesses à l'égard de nos invités, votre serviteur s'est dévoué pour sauver la mise dans un dialogue passionnant et enrichissant avec les présentateurs. »

Oui, c'est clair, Chantecler n'est pas bloqué, et c'est justement pour ça qu'il dérange ! Car ce qu'il a à dire, il le dit franchement au présent, dédaignant en l'occurrence le passé simple qu'il laisse à Pierre CORNEILLE !

« Nous partîmes cinq cents mais par un prompt renfort

Nous nous vîmes cinq mille en arrivant au port »

Parfait, ce passé simple, dans la grande tradition classique française.

Incongru toutefois, et terriblement vieillot quand on le retrouve, devenu « passé simplet », dans une chronique obséquieuse autant qu 'ennuyeuse dont le sens critique est le plus grand absent et qui rend compte localement, et au passé simple justement, des « Journées du Patrimoine 2026 ».

Un passé simple sur un mode très autocentré dans lequel le rédacteur nous inflige par le menu le who's who de ses relations personnelles locales. Quelque chose entre miroir et encensoir !

Mais dans quelle galère est tu allé te fourvoyer pour dénicher pareille chronique Chantecler ?

Je l'ai découverte sur la toile après avoir aperçu son auteur (le locuteur au passé simplet) au sein de l'assistance discrète à la projection du film « AU CŒUR D'UNE RESTAURATION », auteur qui me lira sans doute, et sans doute aussi se reconnaîtra...

Avouons maintenant humblement que notre article d'aujourd'hui n'est pas du meilleur tonneau !

Pardonne-moi donc distingué(e) lecteur(e) ! Peut-être aurais-je dû l'écrire au passé simple et manier plus vigoureusement l'encensoir tous azimuths !

Sois quand même rassuré(e), distingué(e) lecteur(e), j'ai du meilleur grain à moudre et de la bonne copie sous le coude.

Modeste avec ça notre Chantecler ! Oui, pourquoi le nier ! De la bonne copie sur un passé qui pour moi n'a vraiment rien de simplet !

Et pour la prochaine fois un aperçu personnel sur un film difficile très récemment vu à l'Empire et qui n'a pas déplacé les foules !

 

Auxonne, quand restaurer le passé n'est pas simple

Auxonne, quand restaurer le passé n'est pas simple

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 1er octobre 2026 (Jour 829 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Côté cinéma

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma
5 mai 2026 2 05 /05 /mai /2026 00:03

RÉSISTANCE ANNÉES 1940, GAMINS CONTRE « DORYPHORES » - du 05 mai 2026 (Jour 680 de la nouvelle ère de Chantecler)

Comme nous l'avions annoncé dans l'article en lien ci-dessus, nous n'avons pas vu le film « Les enfants de la résistance » projeté lors du dernier « Festival du cinéma régional d'Auxonne ».

AUXONNE : « L'EMPIRE FAIT DE LA RÉSISTANCE » (2) - du 28 avril 2026

Nous faisons donc amende honorable en proposant à nos lecteurs cet ersatz en remplacement de nos impressions au sujet de ce film.

Ersatz ? C'est un mot allemand désignant un produit en remplacement d'un produit manquant. Il est apparu en Allemagne au cours de la première guerre mondiale et a été largement utilisé lors de la seconde.

L'ersatz dont il sera question aujourd'hui est un livre d'un auteur comtois, Raymond Vuillemin, publié en 1980 et intitulé « La chasse aux doryphores ». L'ouvrage ne traite pas, en dépit de son titre, du ramassage des doryphores, de leurs œufs et de leurs larves en jardinage biologique familial. En l'occurrence, le mot « doryphore » désigne dans le titre du livre l'envahisseur allemand dans les années 1940.

Pourquoi ? Le doryphore, insecte ravageur de la pomme de terre, venu d'Amérique du nord, envahit la France par l'ouest au cours de années 1930.

Quand les Allemands, envahirent la France en 1940 et mirent la main sur ses ressources alimentaires, pommes de terre comprises, le parallèle fut tentant  et le surnom de « doryphore » leur fut vite collé, parallèlement à celui de « boche » qu'ils avaient reçu en 1914-18 !

Ce ersatz nous a paru pertinent à la lecture de la quatrième de couverture de l'ouvrage que nous vous donnons ici en PDF

Claudi quant à lui a emprunté son image du jour à la première de couverture de l'ouvrage. Un « Hauptmann » certes pas noyé, mais bien gaujé par un résistant en herbe !

La chasse aux doryphores en image

La chasse aux doryphores en image

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 05 mai 2026 (Jour 680 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Côté cinéma

 

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma
28 avril 2026 2 28 /04 /avril /2026 01:00

AUXONNE : « L'EMPIRE FAIT DE LA RÉSISTANCE » (2) - du 28 avril 2026 (Jour 673 de la nouvelle ère de Chantecler)

Un dilemme difficile entre ombre et lumière, entre noir et blanc, vient de croiser notre route en cette explosion lumineuse du printemps :

Ce dilemme, c'était celui-ci : «ou bien  passer nos après-midis du week-end dernier en salle obscure pour y découvrir les pépites cinématographiques du « Festival régional du cinéma d'Auxonne »  ou bien profiter du soleil à vélo sur la voie bleue.

À l'impossible nul n'est tenu et ce dilemme nous l'avons résolu en coupant la poire en deux : immersion totale en salle le samedi et vélo au soleil le dimanche.

Conséquence : incapable de résister à l'appel du soleil nous avons renoncé à assister à la projection du film « Les enfants de la résistance » dimanche dernier 26 avril contrairement à ce que nous avions annoncé dans notre précédent article en lien ci-dessous.

AUXONNE : « L'EMPIRE FAIT DE LA RÉSISTANCE » (1) - du 20 avril 2026

C'est de résistance dont nous traiterons néanmoins aujourd'hui !

Une résistance au présent ! Celle des territoires ruraux français, de leurs villages dépeuplés, des rideaux de commerces baissés, d'une population vieillie abandonnée par la technocratie d'en-haut comme le relatait déjà un reportage sur le tournage d'un film dont le titre ne fait pas sérieux, mais dont le sujet l'est vraiment.

La nièvre du samedi soir reportage

Ce que vient confirmer à présent la bande-annonce du film

La nièvre du samedi soir bande-annonce

Et pourtant que la mairie est belle, de ce village, érigée au temps où il avait trois fois plus d'habitants ! Claudi n'y a pas résisté et vous la présente en image du jour.

Auxonne, à l'Empire, la nièvre du samedi soir

Auxonne, à l'Empire, la nièvre du samedi soir

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 avril 2026 (Jour 673 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Côté cinéma

 

 

 

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma
24 avril 2026 5 24 /04 /avril /2026 01:00

AUXONNE : « L'EMPIRE FAIT DE LA RÉSISTANCE » (1) - du 24 avril 2026 (Jour 669 de la nouvelle ère de Chantecler)

 

Spectateur assidu du Cinéma L'Empire, nous avons noté, en prenant connaissance du programme d'avril, la projection du film « Les enfants de la résistance » le dimanche 26 avril dans le cadre du « Festival régional du cinéma d'Auxonne ».

Nous ne manquerons pas d'y assister et de livrer éventuellement nos impressions dans nos colonnes, comme nous l'avons déjà fait par ailleurs pour de très nombreux films et pour le plaisir de nos lecteur(e)s.

Pour faire écho à cette annonce, et la mettre en situation, nous nous permettrons de nous livrer à une courte rétrospective des manifestations (hors commémorations officielles) s'étant déroulées au cours de la décennie passée sur le thème de la Seconde Guerre mondiale et de celui de la Résistance qui lui est intimement lié.

Le 18 avril 2018, Le Bien Public titrait à la une : « AUXONNE La commune va revivre la Seconde Guerre mondiale » et renvoyait le lecteur en page 13.

En page 13, ce nouveau titre : « AUXONNE COMMÉMORATION Une grande reconstitution pour le 8-Mai ».

Sous ce titre une photo prise devant l’entrée de l’ex-Musée Bonaparte, déjà fermé alors... et hélas encore et toujours fermé au jour d'aujourd'hui !

QUAND RENAÎTRA-T-IL NOTRE MUSÉE BONAPARTE ?

Sur cette photo, un sympathique groupe de membres locaux du Souvenir français, instigateur de la manifestation, et de ses partenaires, présente l’affiche de l’événement.

Fait notoire : nous avions remarqué, qu’avant même de figurer dans la presse, l’affiche annonçant la reconstitution, était apparue dans une vitrine d'un commerce de la rue du Bourg où s'imprima longtemps un fameux journal « Le réveil de la Côte-d'Or ».

Pour les curieux de presse locale nous précisons que ce journal fut fondé par Paul GRUET qu'ils pourront découvrir grâce au lien ci-dessous

DU « RÉVEIL DE NAPOLÉON » AU « RÉVEIL DE LA CÔTE-D'OR » (2) - du 6 mai 2023 

Le quotidien laïc et républicain ne devait pas survivre à l'invasion de 1940. Nous vous proposons de découvrir en PDF sa dernière une.

Quelques mots maintenant à propos de la manifestation de mai 2018.

Elle s'était déroulée au Château Louis XI tant dans la cour, avec de nombreux stands de reconstitueurs, que dans divers bâtiments et jusque dans les caveaux des tours.

Grand repas chaleureux dans le Caveau du Bastion de Beauregard et présentations de la Fondation Général de Lattre et de l'Association Auxonne-Patrimoine dans le caveau beaucoup plus froid de la Tour des Moulins.

Mon épouse Martine, déjà affectée par le mal qui devait l'emporter y présentait courageusement, loin de la cour ensoleillée, une exposition concernant la première guerre mondiale

J'avais travaillé précédemment à ses côtés pour la partie technique concernant « l'artisanat de tranchée ».

EXPOSITION MONUMENTS AUX MORTS

Diverses manifestations commémoratives relatives à la guerre 1939-1945 ont eu lieu depuis, en particulier la célébration du quatre-vingtième anniversaire de commémoration de la libération d'Auxonne.

Nous n'avions pas manqué d'illustrer l'événement dans nos colonnes en y apportant, comme il se doit, la note originale qui caractérise nos publications

DE LA GUERRE DE 1939-1945 AU COVID (2)- du 10 septembre 2024

Claudi, dans son image du jour, nous fait découvrir un réveil patriotique au « Réveil de la Côte-d'Or ».

Auxonne, mai 2018, commémoration du 8 mai 1945

Auxonne, mai 2018, commémoration du 8 mai 1945

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 avril 2026 (Jour 669 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Côté cinéma

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma
20 avril 2026 1 20 /04 /avril /2026 12:29

AUXONNE: « LA DANSE DES RENARDS » À L'ÉCRAN - du 20 avril 2026 (Jour 665 de la nouvelle ère de Chantecler)

Dans le précédent article, en lien ci-dessous, nous évoquions nos souvenirs de petit chanteur des années 1950

LUNDI DE PÂQUES À AUXONNE : MA TASSE DE THÉ EN GERMINAL (2) - du 12 avril 2026

Partager des souvenirs à partir d'images photographiques est un exercice difficile que menace constamment l' « épinalisation » de ces images.

L'art cinématographique qui met l'image en mouvement et lui donne la parole échappe dans une certaine mesure à cet écueil.

C'est pourquoi nous reviendrons aujourd'hui, « cinémane » impénitent, au cinéma « L'Empire »  et à son écran!

Nous y avons vu très récemment les titres suivants :

« La guerre des prix », une vision glaçante mais très réussie du monde des grandes enseignes et de sa vision marchande du rayon produits laitiers bio et des petits producteurs de ceux-ci. « Les rayons et les ombres » tableau du monde de la collaboration pendant la seconde guerre mondiale.

Cette fresque somptueuse et complexe, dont le cadre temporel déborde très largement sur l'avant et l'après-guerre analyse magistralement la genèse et les conséquences d'un crime dont quelques grands coupables, incarnés dans le film, connurent des destins divers.

Et pour finir « Projet dernière chance » une amitié inter-galactique entre un professeur de physique terrien et une créature arachnoïde d'un autre monde stellaire. Amitié qui sauvera l'humanité d'un risque d'extinction avéré. Cette fable loufoque, un tantinet bisounours et franchement longuette ne nous a pas, avouons-le, franchement convaincu !

Ce genre de cinéma a sans doute ses amateurs, mais tout cela manque de cœur et de chair !

Après ce bref inventaire, nous offrirons une place toute particulière à notre coup de cœur du moment. Il revient à « La danse des renards », drame finement mis en scène qui, toute homophonie mise à part, n'a vraiment rien à voir avec « La danse des canards ».

L'action se déroule dans un lycée sport-études « boxe » de garçons situé dans une région forestière du Bénélux. Le titre animalier est lié au fait qu'une des passions des deux héros du film est d'observer et de jouer avec les renards qui peuplent la forêt alentour. L'une des scènes du film montre en particulier les deux amis accrocher des morceaux de viande à des ficelles nouées aux branches d'un arbre. Discrètement à l'écart, nos deux héros assisteront ravis aux sauts gracieux de leurs amis goupils happant au vol la chair fraîche.

Lors de l'un de ces périples, Camille (Samuel Kircher), dans la poursuite imprudente d'un renard sur une corniche escarpée glissera et tombera dans le vide. Il échappera à la mort mais verra l'un de ses avant-bras très profondément entaillé. Son ami Mattéo (Fayçal Anaflous) le ramènera sur son dos au lycée dans une marche à travers la forêt. Il y parviendra épuisé et couvert du sang de son ami.

La scène renferme en elle-même de puissant symboles. Elle fonde en elle-même l'un des thèmes du film : le syndrome de douleur-fantôme lié à la blessure vécu par Camille, boxeur surdoué, comme un calvaire...

Le ton général du film est sombre. Camille vit sa blessure physique et psychique sur fond d'ambiance d'internat masculin où les vannes sont cruelles et impitoyables.

Par bonheur, Valéry Carnoy, le réalisateur du film, connaît ce milieu ayant été lui-même interne en sport-études de foot.

Sa construction humaniste du film va conjurer le virilisme destructeur omniprésent dans le film par l'introduction d'un baume apaisant composé de musique et de présence féminine.

Yas (Anne Heckel) incarne cette présence féminine entrée dans la bande de garçons en cours d'action. Yas est comme par hasard une excellente joueuse de trompette. Ce qui nous vaudra un duo magnifique Yas-Camille sur le toit en terrasse du lycée, avec paysage forestier en toile de fond et solo de trompette de Yas.

Présence féminine encore par l'irruption, à deux reprises lors de deux dialogues cruciaux de Camille et Mattéo, de la magnifique chanson de Fabrizio d'André que chantait le père de Mattéo, et dans laquelle il est question d'une prostituée d'un quartier populaire de Gênes dans la Via del Campo

Via del Campo

À destination des curieux /ses amateur(e)s de parallèles et de transversalité entre films nous proposons deux articles précédents de notre blog où les vrai(e)s amateur(e)s retrouveront eux/elles-mêmes du grain à moudre s'ils le souhaitent.

Dans le premier pour l'environnement général du film

AUXONNE, CINÉ : « MÉTÉORS », OU « REMBRANDT » AU PAYS DU LAC DU DER - du 30 octobre 2025

Dans le second pour l'ambiance des couloirs d'un internat de garçons de Valéry Carnoy à Pagnol

AUXONNE : SÉANCES POISSONNEUSES AU CINÉMA L'EMPIRE - du 27 août 2025

L'image du jour « maison » de Claudi, garantie sans IA illustre en bref notre propos du jour

image danse des renards

image danse des renards

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 avril 2026 (Jour 665 de la nouvelle ère de Chantecler)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma
31 mars 2026 2 31 /03 /mars /2026 01:00

AUXONNE, LE TEMPS DU CHANGEMENT - du 31 mars 2026 (Jour 645 de la nouvelle ère de Chantecler)

Giboulées, rues désertes et mercure dans les chaussettes, tel aura été le ton général de notre « cité impériale » en cette fin mars tristounette.

Il ne faut pas désespérer pour autant, car nous sommes en des temps de changement et le monde entier retient son haleine à entendre les rodomontades guerrières des nouveaux « va-t-en guerre ».

Depuis des décennies, le Moyen-Orient, berceau de civilisations antiques et bibliques est devenu le théâtre de guerres meurtrières.

Dans un précédent article, nous évoquions un film irakien évoquant les prémices des guerres en Irak

AUXONNE : À L'EMPIRE, CHANTECLER EN IRAK- du 28 mars 2026

« Cordonnier, pas plutôt que la chaussure » dit un proverbe plein de modestie, bien oublié aujourd'hui sur les rézosocios, conseillant à chacun de s'en tenir à ses compétences. N'étant pas spécialiste en géopolitique nous nous garderons bien de faire un quelconque pronostic en ce domaine...

Et bien que le mot « changement » soit présent dans notre titre du jour, nous ne parlerons même pas du fameux slogan « Le changement, c'est maintenant », slogan « hollandais » déjà vieux de quinze ans et dont les affiches ont depuis longtemps déserté les murs de nos villes. Ce slogan n'est plus qu'une « vieille lune » à présent.

Pour en rester au strict niveau des propos de comptoir auxonnais, comptoirs qui se font de plus en plus rares, on notera parmi les changements qui y ont été dernièrement évoqués : « le changement de municipalité » et le « changement d'heure ». À remarquer que le premier changement aura, en peu de temps, fait place au second...

Passant à un registre lyrico-historique magnifiquement illustré par le cinéaste Luchino Visconti, permettez-nous à présent d'évoquer , fidèles lecteur(e)s, « le temps du changement » en images moins maussades que nos dernières nouvelles auxonnaises.

Les documents que nous vous proposons à cet effet relatent des événements survenus en Sicile à la charnière des années 1860-1861. Ils sont tirés du film Le Guépard (Il Gattopardo) de Luchino Visconti, sorti en 1963, adaptation brillante du roman éponyme de l'écrivain Giuseppe Tomasi di Lampedusa.

Les deux premiers se situent au printemps 1860 dans un palais situé sur la côte nord de la Sicile. Tancrède avoue à son oncle qu'il va rejoindre les troupes révolutionnaires de Garibaldi et prononce à cette occasion la célèbre réplique à propos du changement tirée du roman de Lampedusa : « Se vogliamo che tutto rimanga com'è, bisogna che tutto cambi » (littéralement en français : « Si nous voulons que tout reste comme c'est, il faut que tout change » ) que l'on a traduit : « Il faut que tout change afin que rien ne change ».

Le premier document est sous-titré, le second, non sous-titré mais plus long donne un meilleur aperçu de la fougue juvénile de Tancrède, joué par Alain Delon. 

le guépard conversation avec oncle 1

 

conversation avec oncle 2

Le troisième document, se situe quelques mois plus tard, le 22 octobre, à Donafugata résidence d'été du Prince Salina.

Au programme : Plébiscite sur le nouveau royaume unifié d'Italie sous le digne des trois couleurs (vert, blanc, rouge). Le maire de Donafugata, étoile politique montante et futur beau-père de Tancrède préside le bureau de vote et fait une annonce des résultats mouvementée et haute en couleurs du haut de son balcon . À mourir de rire et à ne pas rater en ce temps un peu gris de post-élections municipales

vote a Donnafugata

Claudi, bien avisé, a tiré son illustration du jour de ce dernier document

Les amateur(e)s de cinéma italien et d'italianité pourront se régaler en consultant le lien ci-dessous

AUXONNE : À L'EMPIRE, L'ÂGE N'EST PAS UN NAUFRAGE - du 24 février 2026

D'Auxonne à Donnafugata

D'Auxonne à Donnafugata

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 31 mars 2026 (Jour 645 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Côté cinéma

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma
10 mars 2026 2 10 /03 /mars /2026 00:10

AUXONNE : ENTR'ACTE AU CINÉMA « L'EMPIRE » - du 10 mars 2026 - (Jour 624 de la nouvelle ère de Chantecler)

Je vous sens un peu déçu cher(e)s lecteur(e)s, vous qui attendiez la suite de notre « archéologie des municipales »

AUXONNE : ARCHÉOLOGIE DES MUNICIPALES (1) - du 07 mars 2026

N'ayez crainte, cette suite viendra dès notre prochaine publication.

Ma qualité de spectateur assidu de cette merveilleuse boîte à images municipales qu'est le cinéma « L'Empire » n'est plus à démontrer et je ne pouvais résister, en entr'acte, à vous livrer quelques brèves impressions sur les dernières projections.

En cette période électorale, et dans l'esprit de quelque(e)-un(e)s de nos lecteur(e)s, un autre sens aura pu être prêté à notre titre du jour : celui d'une pause entre deux réunions électorales tenues en cette même salle « L'EMPIRE » par la liste sortante «  Une dynamique pour Auxonne ».

Nous assistions effectivement à la première, tenue le 27 février dernier, et nous en avions rendu compte dans l'article en lien ci-dessous.

AUXONNE : PAUSE CARNAVALESQUE DANS LA CAMPAGNE - du 01 mars 2026

Nous ne manquerons d'ailleurs pas, sauf imprévu bien entendu, d'assister à la seconde qui se tiendra le prochain vendredi 13. Ne soyons pas superstitieux !

Quittons maintenant la politique pour entrer au cinéma !

À propos de trois films projetés récemment sur l'écran de « L'EMPIRE » : « HURLEVENT», LOL 2.0, À PIED D'ŒUVRE.

Nous voici à présent « au pied du mur » et nous allons tenter de donner un aperçu personnel de ces trois films radicalement différents que nous avons vus dans l'ordre énoncé plus haut et que nous noterions personnellement dans l'ordre inverse : À PIED D'ŒUVRE, LOL 2.0, « HURLEVENT».

Rien ne rapproche vraiment ces films sinon le rôle clé tenu par les relations familiales intergénérationnelles, et, en un sens, un certain caractère généalogique.

Généalogie particulièrement complexe dans le cas de « Hurlevent » dont le titre fait référence à l'œuvre d'Emily Brontë (1818-1848) Wüthering Heights, titre traduit en français par « Les hauts de Hurlevent » et plus récemment par « Hurlevent des monts », drame gothique se déroulant dans la lande écossaise. L'irruption sur ces hauteurs ventées de Heatcliff, jeune bohémien abandonné, recueilli lors d'un voyage par un propriétaire terrien, viendra sceller le destin de deux familles : les Earnshaw, propriétaires terriens et les Linton, aristocrates.

L'introduction de Heatcliff, personnage sombre et passionné à l'énergie farouche, dans cet étroit microcosme provincial sera comme le catalyseur de l'effondrement des deux familles.

L'œuvre d'Emily Brontë est sombre et, dans sa construction, souvent difficile à suivre. Le film « HURLEVENT» trahit ce sombre drame gothique, bousculant en la simplifiant la généalogie des familles.

La constante introduction dans le film de matières organiques animales gluantes et d'un poisseux érotisme conjuguée au kitch de scènes tape-à-l'œil trahit l'esprit et l'atmosphère de l'œuvre d'Emily Brontë

Rien de tout cela dans LOL 2.0, aimable spectacle sans grande ambition dramatique et sans mystère qui déroule, non sans vulgarité bien tempérée et dans un univers confortable, tous les clichés de la « confusion des générations », ou quand la mère joue à être la fille.

À PIED D'ŒUVRE dont le rôle principal est tenu par Bastien Bouillon est d'une tout autre pointure. On y voit un photographe d'art reconnu, d'âge mûr et financièrement à l'aise, sacrifier son talent, animé qu'il est de la passion d'écrire.

En dépit de cette volonté farouche, il n'obtient pas le succès nécessaire pour vivre de sa plume. Son acharnement le conduira insensiblement à des « petits boulots » qui ne sont plus de son âge, et jusqu'au dénuement.

Cette indigence matérielle s'accompagnera de la rupture de ses relations sociales et familiales, en particulier avec ses parents et ses enfants émigrés au Canada.

On le voit en quelque sorte entrer progressivement dans un dénuement à la Saint-François d'Assises et ce, dans un monde d'argent dont il devient le larbin. Mais ce qui pour l'auteur des Fioretti constitue une ascèse religieuse librement choisie, constitue pour notre héros une descente aux enfers.

Descente aux enfers qui culmine dans sa noirceur avec cette scène nocturne du chevreuil heurté en forêt par sa voiture déglinguée. Dans un acte de cruelle pitié, notre héros étranglera de ses mains l'animal souffrant et blessé.

Le film ne se termine pas là, nous ne spoilerons pas, disant simplement que la grâce accordera à notre pèlerin de misère un discret sourire consolateur.

 

Sur un mode beaucoup moins tragique et pour détendre nos bienveillant(e)s lecteur(e)s, nous signalerons l'annonce récente dans la presse locale, en matière cette fois de « cinéma impérial », de ce titre (en résumé et en substance) : « Assonna, le retour ».

 

Mort d'un chevreuil à l'Empire

Mort d'un chevreuil à l'Empire

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 mars 2026 (Jour 624 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Côté cinéma

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma
27 février 2026 5 27 /02 /février /2026 02:08

AUXONNE : VERS UNE CAMPAGNE TRIANGULAIRE - du 27 février 2026 - (Jour 613 de la nouvelle ère de Chantecler)

« L'âge n'est pas un naufrage » affichait de façon optimiste notre précédent article.

AUXONNE : À L'EMPIRE, L'ÂGE N'EST PAS UN NAUFRAGE - du 24 février 2026

À en croire la presse locale, la fortune se sera montrée moins généreuse à l'égard d'une quatrième liste potentielle que nous avions précédemment évoquée dans les bonnes pages de ce blog

AUXONNE : « A STAR IS BORN » DANS LE CIEL DES MUNICIPALES (2) - du 14 octobre 2025

En effet, Le Bien Public titrait en ligne le 25 courant « Vincent Joly jette l'éponge ». Motif de cet abandon évoqué selon le candidat lui-même dans l'article : « il me manque cinq femmes ».

C'est donc un problème de casting qui serait à l'origine de cet abandon.

Le caractère obligatoire des listes dites « chabada » répondant à l'alternance obligatoire un homme, une femme aura donc barré cette potentielle quatrième liste.

Rappelons que cette appelation « chabada » tire son origine du célèbre film « Un homme et une femme » de claude Lelouch (1966) et de sa bande son

Claudi, amateur de cinéma, a fait ses choux gras de cette histoire des listes dites « chabada » pour son illustration du jour.

À noter que Lelouch, en 1984, sortit un remake sous le titre « Un homme et une femme, vingt ans déjà ». On peut y voir Trintignant bosser pour le Paris-Dakar, et « l'homme et la femme » se dessécher sans fin dans le désert . Comme quoi les remake c'est souvent décevant.

À propos de remake, Claudi sera en soirée à l'Empire...

Il vous offre en attendant son affiche du jour...

 

Auxonne, un homme et une femme au cinéma

Auxonne, un homme et une femme au cinéma

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 février 2026 (Jour 613 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Côté cinéma

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma
24 février 2026 2 24 /02 /février /2026 00:12

AUXONNE : À L'EMPIRE, L'ÂGE N'EST PAS UN NAUFRAGE - du 23 février 2026 - (Jour 610 de la nouvelle ère de Chantecler)

Plus que les slogans sur facebook ou sur papier glacé, l'écran de l'Empire reste pour nous, en ces temps moroses, une source inépuisable d'émotions et de réflexions.

À cette source, nous puisons à notre manière, hors des canons codifiés de la critique cinématographique, hors des grilles et des figures imposées ; en toute liberté, comme notre précédent article a pu le démontrer.

AUXONNE : IMPRESSIONS DE MARDI GRAS - du 19 février 2026

Notre titre du jour, vous l'aurez bien compris fidèles lecteur(e)s, fait écho à cette pensée de Goethe, évoquée dans ce précédent article : « Was man in der Jugend wünscht, hat man im Alter die Fülle ». En français : «  Ce que l'on souhaite dans sa jeunesse, on le trouve pleinement dans l'âge ! »

Il vient contredire aussi le mot célèbre du Général de Gaulle à propos du Maréchal Pétain dans le Tome I, L'Appel de ses Mémoires de Guerre :

« Les années, par-dessous l’enveloppe, avaient rongé son caractère. L’âge le livrait aux manœuvres de gens habiles à se couvrir de sa majestueuse lassitude. La vieillesse est un naufrage. Pour que rien ne nous fût épargné, la vieillesse du maréchal Pétain allait s’identifier avec le naufrage de la France."

J'entends déjà la rumeur : « Au fait ! Au fait Chantecler ! Arrête de nous jouer le dictionnaire des citations ! »

On y vient, on y vient les amis ! La vieillesse peut être un naufrage, mais l'écran de l'Empire reste pour nous, comme pour Edmond Dantès, une planche de salut providentielle !

Et nous allons tenter d'en faire la preuve

Sur l'écran de l'Empire, on projetait ces jours derniers deux films roboratifs. Des contrées montagneuses de l'Azerbaïdjan, à la splendeur des palais romains, et dans un écart fantastique de thèmes et de moyens, ces films nous démontraient tous deux que « l'âge n'est pas un naufrage ».

Dans « Le retour du projectionniste » Samid, réparateur de télés à l'ancienne, endeuillé par la mort d'un fils, part à la recherche de la « lampe merveilleuse », celle qui fera revivre son vieux projecteur 35 mm à l'abandon depuis des décennies, car comme l'indique le titre, Samid fut jadis projectionniste itinérant dans les montagnes d'Azerbaïdjan. Dans cette quête, le jeune Ayaz, amateur de cinéma, l'accompagne. Leur amitié offre au tandem les ressources conjuguées du bricolage à l'ancienne et des derniers moyens de communication. Elle débouchera sur la projection mouvementée d'un film indien sur un écran improvisé.

Dans « La grazia » de Sorrentino, le héros principal est un Président de la République âgé, Mariano De Santis, incarné par l'acteur Toni Servillo.

L'homme, juriste chevronné, auteur d'un traité de droit pénal de 2500 pages, homme en apparence inébranlable, dur et inflexible se voit affublé du délicieux surnom de « Cemento armato » (béton armé).

Dans les derniers mois de son mandat, « Cemento armato » échappera peu à peu à cette rigueur et à cette pesanteur solitaire. Il laissera tomber la cuirasse du commandeur et découvrira son cœur.

Il n'est pas question pour nous de narrer le film dans sa complexité souvent baroque, à l'italienne. Nous vous en livrerons simplement le volet le plus cordial, celui qui a le plus profondément touché en nous « l'italianité ».

« Cemento armato », originaire de l'Italie alpine, retourne vers la fin du film à ses sources. Il y retrouve les Alpes et les « alpinis », chasseurs alpins italiens, au chapeau à plume (que votre serviteur a popularisé à Auxonne !). On le voit entonner, avec une amicale d'anciens, le célèbre hymne des alpins. La scène n'est pas disponible sur la bande-annonce. Les amateurs et les curieux pourront découvrir le chant et de vrais « alpinis » en cliquant.

La trenta tré (la 33) hymne des "alpinis"

Autour de cette rencontre, « Cemento armato » entend la confidence d'un général d'  « alpinis », avouant avoir fumé un joint trouvé dans la poche d'un pantalon de son fiston et n'en avoir rien ressenti. Trivialité émouvante de cette scène dévoilant l'humanité derrière les convenances et la carapace. Il semblerait que « Cemento armato » soit comme libéré, en état d'apesanteur et de grâce...

La chute du film vient dissoudre ce rêve... On voit « Cemento armato », désormais « en retraite » dîner à la maison avec, Coco Valori, une vieille amie d'enfance. Tête-à-tête mutique autant que sinistre de vieux couple...

Le nez dans son assiette, Coco Valori ne concède pas un regard à son compagnon qui l'observe désespérément.

Coco lève enfin la tête. Découvrant le regard implorant de son compagnon elle décoche aussitôt à son adresse cette interjection triviale, rien moins que féminine :« Non rompermi il cazzo ! » Nous vous ferons grâce de la traduction.

Avec un peu d'imagination et de tout cœur, Claudi vous offre comme à l'ordinaire son image garantie sans IA.

Auxonne, la Grazia au ciné, notre vision alpine

Auxonne, la Grazia au ciné, notre vision alpine

 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 février 2026 (Jour 610 de la nouvelle ère de Chantecler)

Publié dans Côté cinéma

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Côté Cinéma