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30 octobre 2021 6 30 /10 /octobre /2021 11:20

RETROUVEZ  LE GÉNÉRAL CRÉMER À HEUILLEY AUJOURD’HUI 30 OCTOBRE - du 30 octobre 2021 (J+4700 après le vote négatif fondateur)

       Aujourd’hui, en la Salle Espace rencontres Loisirs d’HEUILLEY S/SAÖNE,

de 15h00 à 17h00, se tiendra la conférence "Le Général Crémer, victorieux durant la campagne d'hiver 1870-1871 en Côte d'Or" prononcée par Patrick SERRE.

     Votre serviteur a eu le plaisir et le privilège d’assister à cette même conférence dans notre bonne ville le dimanche 26 septembre dernier, au Salon d’honneur des Halles à 17h00. À vrai dire dans des circonstances un peu particulières qu’il a relaté dans deux précédents articles que ne manqueront pas de lire ou de relire les curieux et les férus d’histoire…

UNE SOIRÉE MÉMORABLE AVEC LE GÉNÉRAL CRÉMER - du 27 septembre 2021

UNE SOIRÉE MÉMORABLE AVEC LE GÉNÉRAL CRÉMER (2) - du 02 octobre 2021

     Fan du Général Crémer et du talent de son conférencier, votre serviteur se rendra à Heuilley cet après-midi. Non, pas à bicyclette, ne riez pas moqueurs, mais dans les fourgons de l’Armée de l’Est !

     Il se réjouit d’avance de pouvoir y saluer de nombreux concitoyen(ne)s !

     Aujourd’hui 30 octobre, c’est par ailleurs le 151ème anniversaire de la Défense de Dijon contre l’invasion allemande, évènement que commémore la Place du 30 octobre, nommée familièrement place du 30 par les vieux Dijonnais. 

    Claudi a emprunté une illustration d’Édouard Paupion datant de la fin du dix-neuvième   siècle et représentant un épisode de cette défense de Dijon :  la barricade de la rue Jeannin à Dijon, dressée au débouché de l’actuelle place du 30 octobre, le 30 octobre 1870.

   À tout à l’heure cher(e)s concitoyen(ne)s !

Dijon, 30 octobre 1870, la barricade de la rue Jeannin.jpg

Dijon, 30 octobre 1870, la barricade de la rue Jeannin.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 30 octobre 2021 (J+4700 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
27 octobre 2021 3 27 /10 /octobre /2021 09:42

CHARMOY-CITY : LE MANNEQUIN DE 1988 PREND SES QUARTIERS  À BONAPARTE (2) - du 27 octobre 2021 (J+4697 après le vote négatif fondateur)

     Chers lecteurs,  bien conscient d’avoir  abusé de votre patience !

      Après un détour trop long, de la galerie des faux-profils aux réalités virtuelles du Val de Saône, sans oublier de passer par l’incontournable « conseil citoyen » et la traditionnelle foire d’automne nous revenons enfin à Napoléon Bonaparte et à la suite de notre précédent article sur le sujet.

CHARMOY-CITY : LE MANNEQUIN DE 1988 PREND SES QUARTIERS  À BONAPARTE (1) - du 09 octobre 2021

    Retrouvons donc Napoléon Bonaparte !

    Napoléon Bonaparte  le vrai, bien entendu, car les faux Napoléon, faux profils de l’époque, ne manquèrent pas d’abuser de la crédulité des bonnes gens de la France profonde après le départ en exil de l’Empereur pour Sainte-Hélène !

      En 1988 — année du bicentenaire de l’arrivée de Bonaparte à Auxonne qui sera notre sujet d’aujourd’hui — ce sont, en revanche, d’honnêtes et fidèles reconstitutions, qui rejoignirent les collections du Musée Bonaparte, après plusieurs mois d’une grande exposition ouverte au public au premier étage des Halles.

       La première de ces reconstitutions, mentionnée dans l’article du Bien Public du mercredi 6 octobre dernier intitulé « AUXONNE Des dons et une convention font évoluer la chambre Bonaparte », est l’uniforme porté par celui que nous avons baptisé le « mannequin de 1988 », et qui, prêté par notre municipalité, vient récemment de prendre ses quartiers à Bonaparte comme l’indique notre titre !

     La seconde reconstitution de 1988 est le drapeau du Régiment de la Fère, corps dans lequel servit le jeune Bonaparte lors de son séjour auxonnais. Ce drapeau demeure, pour l’heure, « dans les coulisses du musée Bonaparte ». On nous le montrera peut-être après « le fer de pique ». apparu le 13 courant sur la page facebook de notre bonne ville et tiré des mêmes « coulisses ».

   En attendant, dans le PDF ci-dessous tiré, avec l’autorisation de l’auteure, du journal Bonaparte à Auxonne réalisé par Martine Speranza à l’occasion  du bicentenaire de l’arrivée de Bonaparte à Auxonne, les amateurs  pourront découvrir en détail l’histoire et les modalités de la reconstitution de ces deux objets en 1988.

     Les plus curieux d’entre eux pourront même retrouver en lien l’intégralité de la version numérique 2017 du journal Bonaparte à Auxonne

http://www.auxonne-patrimoine.net/2018/09/quand-rex-portait-une-medaille.html

    Claudi suivit de près les reconstitutions de 1988. À ce propos, il a même quelques anecdotes inédites à narrer à propos de l’uniforme et du drapeau.

     Pour aujourd’hui, il s’en tiendra au drapeau qu’il tenait fièrement et sans complexe quelques jours avant l’ouverture officielle de l’exposition devant une des portes de l’Arsenal.

    Voici à présent l’anecdote, que l’on pourrait pompeusement intituler « L’affaire du drapeau de La Fère ».

     Quelques jours avant la prise de cette photo confidentielle, une autre, plus officielle, avait été prise devant la même porte, montrant le « mannequin de 1988 » tenant le drapeau tout frais cousu. On s’aperçut alors qu’une erreur d’assemblage avait été faite dans l’ordre de montage des quatre quartiers de taffetas de soie colorés du drapeau !

    Il fallut donc de toute urgence découdre, démonter et remonter ces quartiers mal montés.

    Dans son illustration du jour Claudi montre à gauche la photo officielle et le drapeau mal monté. Par le miracle « photofiltre », il a réparé, à droite, l’erreur de montage en beaucoup moins de temps qu’il n’en fallut alors à l’atelier du maître-tailleur pour remettre les quartiers en bon ordre.

 

Auxonne, bicentenaire 1788-1988, l''affaire du drapeau de La Fère.jpg

Auxonne, bicentenaire 1788-1988, l''affaire du drapeau de La Fère.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 octobre 2021 (J+4697 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
11 octobre 2021 1 11 /10 /octobre /2021 09:25

CHARMOY-CITY : LE MANNEQUIN DE 1988 PREND SES QUARTIERS  À BONAPARTE (1) - du 11 octobre 2021 (J+4681 après le vote négatif fondateur)

      Le Bien Public du mercredi 6 octobre dernier titrait en page 13 : « AUXONNE Des dons et une convention font évoluer la chambre Bonaparte ».

      Dans le paragraphe intitulé « Des dons d’objets historiques », on apprenait qu’à la suite de la signature d’une convention, « un mannequin à hauteur parfaite de Bonaparte, habillé d’une tenue d’officier artilleur d’époque » prêté par la municipalité d’Auxonne avait rejoint la célèbre chambre de Bonaparte située dans les locaux du Quartier Bonaparte, occupés actuellement par le 511ème Régiment du Train.

    Le rédacteur de l’article indiquait par ailleurs que « ce mannequin vient du musée de la ville, actuellement en travaux, et sera restitué une fois les travaux terminés »

   Effectivement, la mannequin en question provient bien de la Collection du Musée Bonaparte. Le lecteur curieux trouvera sa photo et son numéro d’inventaire en page 12 d’In,f’Auxonne N° 70 d’avril-mai-juin 2021

    En ce qui concerne d’éventuels travaux au musée, il semble là que nous soyons dans le domaine des conjectures plutôt que de la réalité.

   À la fin de l’année 2018, le 29 décembre précisément, Le Bien Public publiait en effet un article-bilan, intitulé « Côte-d'Or – Politique À Auxonne, les projets 2018 ont-ils été réalisés ? »

   Dans cet article, le précédent maire déclarait :

«  Quant à l’aménagement du musée Bonaparte, il sera fait, selon le maire, « bien après la médiathèque. […] Nous y travaillons toujours, poursuit-il, mais financièrement, nous ne pouvions pas faire la médiathèque et le musée en même temps. Nous avons fait ce choix. Mais les deux projets ne s’opposent pas. Ils seront tous deux réalisés, l’un après l’autre. »

    Chacun connaît les échos médiatiques récents relatifs à l’aménagement de la médiathèque

EXPLOSION MÉDIATIQUE À CHARMOY-CITY - du 29 septembre 2021

    Dans une telle conjoncture, et nonobstant le changement de municipalité, vous nous permettrez de douter que le musée soit « actuellement en travaux », sinon sur le papier…

    Rendons néanmoins à César ce qui est à César et citons, pour mémoire, à travers le PDF qui suit, les grands projets culturels pour le château présentés par le groupe Une dynamique pour Auxonne dans sa profession de foi : plusieurs musées au château, au nombre desquels un « Musée Napoléon »

   Ce « Musée Napoléon » terminé, le mannequin pourrait donc un jour quitter la Chambre de Bonaparte pour rejoindre le musée.

     Gageons toutefois que son séjour dans les murs de l’ex-École d’Artillerie d’Auxonne pourrait s’avérer plus long que celui du jeune Bonaparte de 1788 à 1791 dans ces mêmes murs (vacances en Corse comprises).

   Notons que ce n’est pas là le premier emprunt du mannequin au musée, puisque la précédente municipalité — celle-là  même qui prit la décision de  fermer le musée en 2012 —  n’avait pas dédaigné, à partir de 2017, d’user de la photographie dudit mannequin pour agrémenter la photo de profil de la page facebook de son  groupe majoritaire « Auxonne Passionnément 21 ».

CHARMOY-CITY : AVATAR(S) POUR UN MUSÉE (1)  - du 09 octobre 2017

    Dans le prochain article de cette série nous reviendrons beaucoup plus en détail sur la reconstitution, en 1988, année du bicentenaire de l’arrivée de Bonaparte à Auxonne, de l’uniforme porté par le « mannequin de 1988 » et de son drapeau figurant tous deux, avec la chèvre, sur la photo de profil des ex-passionnés.

    La chèvre ?? Mais oui, une chèvre sur facebouc, quoi de plus naturel !! Comme les faux-profils !!!

CHARMOY-CITY : APRÈS LA VRAIE PANNE, RETOUR DES FAUX-PROFILS ! (2) - du 08 octobre 2021

    Claudi, sans trop se fatiguer a ressorti pour l’occasion la photo de profil de nos « passionnés », remplacés aujourd’hui à la tête de notre bonne ville — un clou chasse l’autre — par les « dynamiques !!

 

   

FLASH DERNIÈRE

   Dernières nouvelles du front des faux-profils : Pierre Vd, contempteur attitré de Fabrice Vauchey a changé sa photo de profil ! Disons qu’il l'a « ripolinée » !!!

    Mais pas le Marquis qui dialogue avec lui sur sa page. Si Lucette lit ce dialogue de deux authentiques pointures, elle risque de se retrouver avec  un moral dans les chaussettes !

    Quelle passe d’armes contre L’Écho de la place d’Armes !

    Quant au « trublion local », qui signe de son nom, chacun connaît sa position relativement  à ces courageuses querelles d’égos plus ou moins identifiés !!

    À l’occasion de ce profond dialogue avec Pierre Vd relooké, le Marquis a pondu un nouveau néologisme : « responsivité » pour responsabilité sans doute.

    La responsivité est en fait une grandeur physique !

2017 Auxonne passionnément 21 enrôle le Lieutenant Bonaparte .jpg

2017 Auxonne passionnément 21 enrôle le Lieutenant Bonaparte .jpg

 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 11 octobre 2021 (J+4681 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
2 octobre 2021 6 02 /10 /octobre /2021 10:25

UNE SOIRÉE MÉMORABLE AVEC LE GÉNÉRAL CRÉMER (2) - du 02 octobre 2021 (J+4672 après le vote négatif fondateur)

    Dans un article paru le lendemain de la conférence intitulée « Le Général Camille Crémer, victorieux en Côte d'Or durant l'hiver 1870-71 », nous donnions un compte-rendu de l’évènement.

UNE SOIRÉE MÉMORABLE AVEC LE GÉNÉRAL CRÉMER - du 27 septembre 2021

   Cette initiative ne semble pas avoir été inutile car il apparaît aujourd’hui  que ce compte-rendu — en dépit de ses imperfections — semble bien être le seul dont les amateurs d’histoire et tous les curieux aient pu jusqu’à ce jour prendre connaissance.

   Notre papier, reconnaissons-le, présentait cependant une grave lacune en matière de comptabilité. Erreur impardonnable, nous n’avions pas indiqué le nombre des auditeurs privilégiés de cette passionnante conférence…

    J’entends nos comptables :

« Les calibres des obus tirés à Nuits-Saint-Georges le 18 décembre 1870, on s’en bat, Chantecler ! Nous, on veut les effectifs présents à la conférence !

Une donnée capitale qui brille par son absence ! »

— Une donnée que sans peine je pourrais vous livrer maintenant,  puisqu’à  la conférence j’étais présent !

— Foin de vers et de stances, on veut des chiffres Chantecler ! Un bilan !

— À vous le livrer, j’ai quelques réticences maintenant…beaucoup plus que Bazaine livrant Metz aux Allemands !

— Avoue-le enfin ! Tu roupillais, croquant !

— Impossible ! Le moment était passionnant ! On évoquait Bazeilles ! Et à Bazeilles, sous les balles, on ne dort pas… comme souvent au conseil…municipal !

— Le conseil municipal, lui au moins, donne des chiffres et des bilans ! On veut les tiens Chantecler ! On veut les tiens !

— Je vous ai dit mes réticences. Si, au conseil, la médiathèque explose en chiffres, dimanche dernier, on était moins nombreux au son des fifres. Et mes chiffres, si je les tais, c’est par décence ! À les entendre, vous pourriez bien ne plus jamais crier « Vive la France ! »

— Arrête de nous jouer du pipeau avec tes fifres ! Des chiffres, voilà ce qu’il nous faut, et pas des fifres !

— Vous l’aurez voulu car ce chiffre, je comptais bien le garder secret !

— Dissimulation de statistiques, ça va chercher loin !

— Mon aveu ira beaucoup moins loin : On comptait l’assistance sur les doigts d’une main, il faut dire  que rares étaient les pékins…Pire ! Il n’y en avait qu’un, et j’étais celui-là !

 

P.S. : À propos de  «  la médiathèque explose en chiffres », on pourra se reporter à l’article en lien ci-dessous

EXPLOSION MÉDIATIQUE À CHARMOY-CITY - du 29 septembre 2021

    Pour l’illustration du jour, Claudi a souhaité évoquer la mémoire d’un autre  officier républicain de la guerre de 1870 dont l’une de nos rues (auparavant rue des Hospices) porte le nom depuis la fin du 19ème siècle : le Colonel Denfert.

    Les plaques de rues, tout comme les statues sont aujourd’hui l’objet d’un grand débat. Gageons que la plaque de notre rue Colonel Denfert qui honore le « lion de Belfort » de façon très discrète ne suscitera pas les passions.

CHARMOY-CITY : BONAPARTE    MENACÉ PAR LES DÈBOULONNEURS ? (1) - du 15 juin 2020

   Cette plaque (voir illustration) est pour le coup une « grande muette » qui contribue fort peu à la culture  historique du passant.

    Donnons-lui, en passant, un petit supplément d’âme !

     Polytechnicien et officier du génie, Aristide Denfert-Rochereau (1823-1878), dit « le Lion de Belfort » soutiendra victorieusement, avec la garnison et les habitants de Belfort, un siège resté célèbre contre l’armée prussienne de Werder.

   Partisan de Gambetta contre Thiers, il sollicitera en vain la grâce du jeune colonel communard Rossel, polytechnicien et sapeur comme lui.

Charmoy-City, mémoire discrète pour le Lion de Belfort.jpg

Charmoy-City, mémoire discrète pour le Lion de Belfort.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 2 octobre 2021 (J+4672 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
27 septembre 2021 1 27 /09 /septembre /2021 08:25

UNE SOIRÉE MÉMORABLE AVEC LE GÉNÉRAL CRÉMER - du 27 septembre 2021 (J+4667 après le vote négatif fondateur)

 

    Comme nous l’annoncions dans nos deux précédents articles, Monsieur Patrick Serre a tenu hier dimanche 26 septembre, au Salon d’honneur des Halles à 17h00, une conférence sur le thème « Le Général Camille Crémer, victorieux en Côte d'Or durant l'hiver 1870-71 »

13 NOVEMBRE 1870 : QUAND LES FUSILIERS POMÉRANIENS MARCHAIENT SUR AUXONNE (2) - du 25 septembre 2021

    Votre serviteur, ne voulant pas manquer ce moment, entrait à 17 heures pétantes dans le Salon d’honneur des Halles. Il n’y venait pas comme on dit à l’armée, avec sa b…et son couteau, mais dûment muni de son masque et de son pass.

     Les rayons d’un soleil déjà déclinant éclairaient le théâtre d’une évocation qui devait se  révéler passionnante.

    Vos effectifs ?! Comme on dit à l’armée.

     Renvoyons à plus tard cette comptabilité, pour en laisser le soin aux comptables de service. Il est vrai que nous vivons dans un monde de chiffres !

    La page facebook de notre ville affichait ainsi, ventilé sur divers postes, un score total de 749 visiteurs au compteur pour les Journées du Patrimoine.

    Vos effectifs ?! Captivé par le discours du conférencier, nous répondrons que nous avions d’autres chats à fouetter.

    Par la voix d’un passionnant conférencier, nous découvrions la complexité et les méandres effarants d’un conflit aussi mal connu que désastreux, plus comparable, selon Patrick Serre, au conflit de 1939-45 qu’à celui de 1914-18 : un pays et son une armée divisés en camps fratricides, face à l’adversaire allemand.

    Et sur ce fond de tableau les tribulations de Camille Cremer (1840-1876), un jeune lorrain mosellan d’extraction modeste, devenu brillant cyrard, breveté d’état-major, général et vainqueur de la Bataille de Nuits (18 décembre 1870).

     Mais, la paix revenue, victime des mesures répressives et des vexations du parti réactionnaire, comme il en fut de nombreux officiers de l’armée de Gambetta.

   Tout cela dit en bref, et sans commune mesure avec les nombreux éclairages inédits apportés par notre conférencier.

    À propos d’éclairage, signalons que captivés à un tel point, aucun des assistants ne pensa à allumer les lumières de la salle et que la sombre fin de Camille Cremer, privé de sa retraite de capitaine, malade et dans la misère, fut évoquée dans un clair-obscur funèbre…

      Vos effectifs ?! On verra ça au prochain numéro.

      De chiffres, votre serviteur avoue avoir surtout retenu les chiffres fabuleux des réserves des magasins et des arsenaux de Metz livrées sans vergogne aux Prussiens par le Maréchal Bazaine de triste mémoire.

     Claudi vous offre en illustration un échantillon commenté des obus tirés par les batteries de Crémer à Nuits-Saint-Georges.

   Pas de panique ces reliques sont totalement inoffensives et vides de toute substance explosive !

     Il n’en est pas de même du projet de médiathèque de centre-ville, objet d’articles de presse explosifs (nous en reparlerons sous peu).

       Projet comprenant la magnifique  bibliothèque de Xavier-Girault ouverte en 1805 et vidée actuellement de son fonds ancien, désormais « en caisses » et dérobé à la vue du visiteur, tout comme les souvenirs du  musée Bonaparte !

     Au nombre desquels un superbe casque à pointe

13 NOVEMBRE 1870 : QUAND LES FUSILIERS POMÉRANIENS MARCHAIENT SUR AUXONNE - du 23 septembre 2021

   Pour en revenir à notre sujet du jour, notons que l’armée de Gambetta avait recours à des compléments d’armement anglais ou américains (canons Armstrong, fusils Remington).

   Nous n’avons pas noté dans l’assistance à la conférence la présence de ressortissants de ces pays.

    Nous pouvons même affirmer que l’assistance était strictement auxonnaise, strictement masculine en dépit du like unique et tardif de « Pierette Jocelyne » remarqué  sur le dernier rappel, à assister à la conférence, battu sur la page facebook de notre bonne ville !

    Ajoutons que cette assistance n’était aucunement municipale et que, visiblement, aucun édile ne s’y était risqué, échaudé sans doute par les escarmouches essuyées dans la même salle lors du dernier conseil municipal du 22 septembre dernier, et qui font le feuilleton de la PQL !

  Vos effectifs ?! C’est promis, nous vous les présenterons en détail dans un prochain épisode.

  Et nous pourrons alors dire, comme on dit à l’armée : « Les baisés, comptez-vous ! »

Des projectiles tirés par l'artillerie de Cremer.jpg

Des projectiles tirés par l'artillerie de Cremer.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 septembre 2021 (J+4667 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
25 septembre 2021 6 25 /09 /septembre /2021 05:00

13 NOVEMBRE 1870 : QUAND LES FUSILIERS POMÉRANIENS MARCHAIENT SUR AUXONNE (2) - du 25 septembre 2021 (J+4665 après le vote négatif fondateur)

      En écho à la conférence que Monsieur Patrick Serre fera demain, dimanche 26 septembre, au Salon d’honneur des Halles à 17h00 sur le thème « Le Général Camille Crémer, victorieux en Côte d'Or durant l'hiver 1870-71 » nous reprenons notre chronique auxonnaise de la guerre franco-allemande de 1870-71.

    Dans notre précédent article, nous relations brièvement la marche du 34ème Régiment de Fusiliers poméraniens en direction d’Auxonne.

13 NOVEMBRE 1870 : QUAND LES FUSILIERS POMÉRANIENS MARCHAIENT SUR AUXONNE - du 23 septembre 2021

   Avant d’aborder en détail le déroulement de l’opération, un petit mot sur une particularité de ce régiment dont les collections du Musée Bonaparte fermé depuis 2012 et, depuis lors, « en caisses » renferment justement un casque à pointe modèle 1860 en service lors de la guerre franco-allemande de 1870-71.

    L’illustration de notre précédent article représentait une plaque du casque à pointe modèle 1860 de ce régiment. Nos lecteurs pourront la consulter à loisir tout en lisant les quelques précisions qui suivent à propos des particularités de ce régiment.

   Comme tous les régiments d’infanterie prussienne, la plaque du casque est l’aigle héraldique prussienne portant une banderole avec la devise : « Mit Gott, für König, und Vaterland » (« Avec Dieu, pour le Roi, et la Patrie ») et les lettres « FR » « Fredericus Rex » (Frédéric Roi). La particularité de cette plaque est l’ajout d’une seconde banderole inférieure plus large et qui lui est propre.

   Le texte de cette banderole « Für Auszeichnung d. vormalig Königl. Schwedischen Leib. Regt. Königin » (pour la distinction de l’ancien régiment royal suédois des gardes du corps de la reine)  marque la distinction du régiment ainsi que son origine suédoise. Le traité de Vienne de 1815 devait en effet annexer la Poméranie suédoise à la Prusse.

   Quand pourrons-nous, hélas, admirer à nouveau cette belle pièce dans un musée enfin rouvert ?!?

   Et quand verrons-nous, hélas, la réouverture de notre précieuse bibliothèque du centre-ville ?!?

    Qui vivra verra !

    Foin des regrets et place à l’histoire !

    Le texte en PDF ci-dessous, que je vous invite à lire, décrit de source sûre la marche des troupes allemandes de Werder sur Auxonne le 13 novembre 1870. En tête de celles-ci, une brigade prussienne engerbant le 34ème Régiment de Fusiliers poméraniens. Le bilan des pertes de ce dernier, s’élèvera ce jour-là à 4 blessés comme le précise en annexe l’ouvrage cité dans le PDF ci-dessous

     Les Prussiens n’entreront donc pas à Auxonne qui restera un point d’appui contre l’envahisseur.

     Dans son ouvrage L’armée de l’Est (Paris, Garnier, 1895), Genest cite à de nombreuses reprises le rôle d’Auxonne comme refuge, lieu de mise sur pied, d’équipement et d’acheminement ferroviaire de troupes.

     On peut lire ainsi page 238 : « Alors commence pour le 1er bataillon de l’Yonne une odyssée commune à presque toutes les troupes de Pontailler. Il se replie sur Auxonne, par les terres labourées et sous la pluie, comptant s’embarquer en chemin de fer pour gagner Dijon que menacent les Allemands. Les wagons manquent. Auxonne est bondé de troupes, on va coucher le 28 [novembre] à Soirans. »

   Bien gardé, le pont d’Auxonne ne contribuera donc pas à la progression des Allemands vers Dijon !

   Ceux-ci tiennent hélas Gray et ses deux ponts, et gagneront Dijon par la route de Mirebeau, tout simplement !

   Malgré cela, Grenest note avec humour que « le commandant en chef de l’armée de la Côte-d’Or [le Colonel Lavalle] est hanté par l’idée que les Prussiens, maîtres de Gray, vont essayer de passer la Saône entre Gray et Auxonne »

     Toujours selon Grenest, cette hantise entraînera la destruction préventive inutile du « magnifique pont » de Pontailler.

     Soucieux d’observer les mouvements de troupes sur la rive gauche de la Saône, le Colonel Lavalle utilisera comme poste d’observation la ligne de chemin de fer dominant la vallée entre Talmay et Essertenne et la mettra à profit pour des « reconnaissances ferroviaires ».

      Claudi emprunte aujourd’hui son illustration à Bombled. Cette reconnaissance ferroviaire de Talmay à Essertenne,  avouez qu’elle a vraiment un petit air de Guerre de Sécession !

https://www.benzinemag.net/2020/03/23/cine-classiques-le-mecano-de-la-general-le-genie-comique-de-buster-keaton/    

Novembre 1870, reconnaissances ferroviaires en Vallée de Saône.jpg

Novembre 1870, reconnaissances ferroviaires en Vallée de Saône.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 25 septembre 2021 (J+4665 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
23 septembre 2021 4 23 /09 /septembre /2021 13:32

13 NOVEMBRE 1870 : QUAND LES FUSILIERS POMÉRANIENS MARCHAIENT SUR AUXONNE - du 23 septembre 2021 (J+4663 après le vote négatif fondateur)

   Dans un précédent article, nous avions déjà évoqué la guerre franco-allemande de 1870-71, ainsi que l’une de ses premières conséquences : la chute du Second Empire

CHARMOY-CITY : CONSÉQUENCES LOCALES ET ANECDOTIQUES DU 4 SEPTEMBRE  1870 - du 23 septembre 2021

   Aujourd’hui, notre rédaction apporte une modeste contribution à l’histoire complexe et mal connue de cette guerre, éclipsée par celle de la Grande Guerre de 1914-18.

   Une contribution dans l’urgence, et une simple contribution par l’image concernant l’histoire de notre bonne ville. Une contribution de circonstance.

   Une conférence se tiendra en effet dimanche prochain 26 septembre au Salon d’honneur des Halles à 17h00. Le conférencier Patrick Serre nous y entretiendra du « Général Camille Crémer, victorieux en Côte d'Or durant l'hiver 1870-71 »

   Nous en dirons plus loin d’ici là à propos de notre bonne ville en 1870,  sachant que le Général Cremer, à notre connaissance du moins, ne s’est pas illustré à Auxonne mais dans la côte de Nuits.

   Nous apporterons aussi de plus amples informations à propos de la plaque prussienne représentée sur l’illustration de Claudi, celle du 34ème Régiment de Fusiliers poméraniens. La même que celle que porte un casque prussien de 1870 conservé dans les réserves du Musée Bonaparte « en caisses ».

  

13 novembre 1870, les fusiliers poméraniens marchent sur Auxonne.jpg

13 novembre 1870, les fusiliers poméraniens marchent sur Auxonne.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 23 septembre 2021 (J+4663 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 23 septembre 2021 (J+4663 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
19 septembre 2021 7 19 /09 /septembre /2021 05:00

UCHRONIE ET STATUAIRE NAPOLÉONIENNE- du 19 septembre 2021 (J+4659 après le vote négatif fondateur)

     Votre serviteur était présent hier après-midi au concert-lecture « Napoléon Empereur » sous les halles. Ce sympathique spectacle mené dans la bonne humeur et l’enjouement a replongé son public dans l’univers musical de l’époque. Il était entrecoupé par quelques proclamations impériales, alternant avec de bons moments de poésie.

    Ce spectacle vivant et chaleureux m’a changé agréablement de la froideur minérale de la statuaire, objet de mes précédents articles.

CHARMOY-CITY : LE PREMIER CONSUL, SON BUSTE ET LE COMMISSAIRE (2) - du 17 septembre 2021     

  Il est vrai qu’en matière de statuaire, celle représentant Napoléon Bonaparte constitue à elle seule un véritable univers !

  Dans un ouvrage paru en 1837, et disponible sur Gallica, on peut lire ainsi :

     « En même temps s’élevaient sur tous les points du globe des monuments napoléoniens, qui portaient au ciel les gigantesques témoignages de l’admiration des peuples.

      Paris surtout, devenue ville de marbre et de bronze, était rempli de colonnes, d’obélisques, d’arcs de triomphe sans nombre, et comme cette reine des capitales voulait dépasser toutes les manifestations des autres villes de la terre, elle éleva, sur la place de la Concorde, la colonne Napoléonienne. »

   Fabuleux !

        Sauf que l’ouvrage sans nom d’auteur en question, intitulé Napoléon et la conquête du monde, 1812 à 1832. Histoire de la monarchie universelle, et attribué à L. Geoffroy-Château, est un livre d’histoire-fiction, une uchronie  accordant  une « prolongation » à Napoléon en reportant sa mort en 1832.

    Tout le monde sait pourtant que Napoléon est mort à Sainte-Hélène le 5 mai 1821 et même que certains ajoutent : « son fils Léon lui a crevé le bidon » !

    Qu’importe pour clore en beauté cette série napoléonienne, Claudi vous fait découvrir aujourd’hui la colonne Napoléonienne de la place de la Concorde, « qui fut érigée le 18 août 1831 » !

colonne impériale de la concorde.jpg

colonne impériale de la concorde.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 19  septembre 2021 (J+4659 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 05:00

CHARMOY-CITY : LE PREMIER CONSUL, SON BUSTE ET LE COMMISSAIRE (2) - du 17 septembre 2021 (J+4657 après le vote négatif fondateur)

    Dans notre précédent épisode nous avions évoqué le passage du Premier Consul dans notre région à l’occasion de la deuxième campagne d’Italie qui devait se conclure victorieusement par la bataille de Marengo et ouvrir un épisode de paix.

    Nous avions vu aussi que le buste, autour duquel tourne notre propos du moment, fut réalisé à l’occasion des brefs séjours du Premier Consul à Dijon, par le sculpteur dijonnais Larmier.

   Nous avions vu enfin que la Ville d’Auxonne fit, auprès du sculpteur, l’acquisition d’une copie destinée à honorer l’ex-lieutenant d’artillerie de 1790 devenu général et parvenu au sommet de l’État.

CHARMOY-CITY : LE PREMIER CONSUL, SON BUSTE ET LE COMMISSAIRE (1) - du 14 septembre 2021

    Il nous reste aujourd’hui à évoquer l’heure de gloire de ce buste lors de son inauguration à Auxonne, le 18 brumaire an X (9 novembre 1801) et sa triste fin survenue en 1815 après le désastre de Waterloo.

  Il existe par bonheur un document providentiel sur les fastes de l’inauguration, écrit par les acteurs de l’évènement en charge de notre ville en 1801, en tête desquels Claude-Xavier Girault, maire d’Auxonne, et nous ne sommes sans doute  pas le premier à l’avoir rencontré !

     Il s’agit de « Sans nom d’auteur, Procès-verbaux des fêtes des 17 et 18 Brumaire An 10, et de l’inauguration du buste de Bonaparte…, Dijon, Frantin, An 10 »

      Ce document, d’une grande fiabilité compte-tenu de sa date et de son origine, est disponible en ligne. Il permettra à tout un chacun de suivre « l’inauguration du buste de Bonaparte, en la grande salle de la Mairie ».

    Il  nous évitera surtout de paraphraser l’original, toujours meilleur que la copie !     

    Volées de cloches, salves de canon, défilé, musiques militaires, banquet, toasts et couplets à la gloire du Premier Consul, revivez, chers lecteurs, la fête comme si vous y étiez !

    Le document « Sans nom d’auteur, Procès-verbaux des fêtes des 17 et 18 Brumaire An 10, et de l’inauguration du buste de Bonaparte…, Dijon, Frantin, An 10 » est à votre disposition en ligne sur Gallica !

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6269653b

    À présent, quelques remarques à propos de la relation de l’inauguration donnée dans ce document. Elle permet, sans l’ombre d’un doute d’affirmer qu’en 1801 la mairie, se situait effectivement dans le bâtiment historique de la mairie actuelle, même si elle en différait encore, intérieurement et extérieurement, sur bien des points

    Pour s’en convaincre, il suffit de se reporter à l’itinéraire du cortège « sorti de la Mairie » puis « rentré à la Mairie ». Cet itinéraire était le suivant : « rues de la Paix, Jean-Jacques Rousseau [actuellement Antoine Masson], de Saône [actuellement Lafayette], Jean-Jacques Rousseau [actuellement Antoine Masson], de la Constitution [actuellement Marin], place  de la Liberté [actuellement Place d’Armes].

   Dans notre précédent article, nous n’avions pas encore cette certitude, nous étant référé a deux classiques : Le Vieil Auxonne de Pidoux de la Maduère, qui situe, sans autre précision, au « début du XIXième siècle », l’affectation du bâtiment à cet usage, et le Guide illustré d’Auxonne de Pierre Camp qui déclare que le bâtiment fut « acquis par la ville en 1811 pour y transférer la mairie ».

     Les recueils manuscrits Giroux/Pichard (BM Auxonne) indiquent par ailleurs que « le logis du Roi [ou logis du Gouverneur, actuelle partie historique de la Mairie] a été cédé par l’État à la ville, en exécution du décret du 9 avril 1811]. On peut donc admettre que le transfert dont fait mention  Pierre Camp est en fait un transfert de propriété.

      Cette information ainsi qu’une  lecture plus attentive des  Procès-verbaux des fêtes des 17 et 18 Brumaire An 10, et de l’inauguration du buste de Bonaparte… nous a amené à conclure qu’en 1801, la mairie se trouvait bien au même emplacement qu’aujourd’hui et à rectifier quelques dates dans notre premier article.

    Reste la question de l’emplacement exact occupé par le buste, à l’intérieur de l’Hôtel de Ville.

     Nous y avions apporté la réponse suivante dans notre précédent article : dans la « niche décorative  encadrée de pilastres sur le mur nord de la salle de réunion » au premier étage où se trouvait encore en 2013 un buste de Marianne.

    Diverses investigations nous permettent d’affirmer qu’il s’agit là d’une simple hypothèse et non d’une certitude.

     Seule la disparition du buste est certaine. Il ne survécut pas à  Waterloo,  et à la chute de l’Aigle. Louis XVIII remonta sur le trône et le buste finit fracassé par un commissaire de police de la nouvelle administration royale. (C’était sans doute, comme l’original dijonnais, un modelage en plâtre)

     Nous avons réservé à l’intention des plus fans de nos lecteurs (ils ne sont pas légion !), quelques réflexions supplémentaires sur l’hypothèse de la « niche » ainsi qu’une bibliographie sommaire en PDF

Claudi, pour finir, a tenté de résumer l’histoire en image.

Post scriptum

  Signalons pour terminer que le Musée Bonaparte ( inaccessible au public et « en caisses » depuis 2012) renferme dans ses réserves « un buste en marbre de Bonaparte Premier Consul exécuté en 1842 par Jouffroy », l’auteur de la statue de bronze monumentale de la Place d’Armes.

La courte vie auxonnaise d'un buste du premier consul.jpg

La courte vie auxonnaise d'un buste du premier consul.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 17  septembre 2021 (J+4657 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
14 septembre 2021 2 14 /09 /septembre /2021 05:00

CHARMOY-CITY : LE PREMIER CONSUL, SON BUSTE ET LE COMMISSAIRE (1) - du 14 septembre 2021 (J+4654 après le vote négatif fondateur)

   Avec ce nouvel article, dont nous publions aujourd’hui la première partie, notre rédaction continue, sans désemparer, à creuser son sillon napoléonien.

   Mais une petite précision s’impose d’abord à l’adresse de nouveaux lecteurs éventuels : Charmoy-City est la  désignation que nous avons choisie, dans ce blog, pour notre bonne ville d’Auxonne depuis le « vote négatif fondateur » du 17 décembre 2008. Pour de plus amples détails, on consultera l’article en lien ci-dessous.

CHARMOY-CITY : UN DIPLÔME D’HONNEUR POUR LES ANCIENS DU 17 DÉCEMBRE  2008 - du 17 DÉCEMBRE  2019

    J’entends déjà quelques grincheux marmonner :

— Mais quel rapport entre le buste du Premier Consul et ce fameux vote du Conseil municipal ? Ce Chantecler, quel esprit tordu ! 

     Je leur réponds :

  — Moins tordu sans doute que ce vote à tirer dans les coins ! Et puis d’abord, il y a un rapport, et ce rapport le voici : le vote se déroula dans l’ancienne salle du conseil au premier étage de notre Hôtel de Ville ! 

—  Et alors ?

— Alors ? Alors, cet espace solennel – à présent divisé en divers bureaux et salle de réunion –   où les conseils municipaux successifs se tinrent de 1811 à 2013, s’il ne conserve plus le buste, en conserve du moins la trace.

—  À part la Marianne, jamais vu de buste !

— Évidemment ! L’oiseau s’est envolé du nid depuis 1815 ! Mais le nid est toujours là, cette niche décorative  encadrée de pilastres sur le mur nord de la salle de réunion !

  C’est justement dans cette niche, destinée à le recevoir, que le buste en question trôna de 1811 à 1815, bien avant que ne l’y remplace un buste de Marianne.

   Il nous reste maintenant à tenter de conter l’histoire de ce buste, prédécesseur modeste et malheureux de la monumentale statue de bronze de Bonaparte érigée en 1857, sortie presque sans encombres du processus de « dénapoléonisation » entamé après le 4 septembre 1870 et toujours présente  sur notre Place d’Armes.

CHARMOY-CITY : CONSÉQUENCES LOCALES ET ANECDOTIQUES DU 4 SEPTEMBRE  1870 - du 11 septembre 2021

    Le malheureux buste du consul fut en revanche moins chanceux car, comme nous le verrons, il ne survécut pas au premier processus de « dénapoléonisation »  de 1815.

   L’histoire de ce buste commence en 1800 à Dijon.

    En partance pour la deuxième campagne d’Italie le premier consul Bonaparte prend alors la tête de l’armée de réserve rassemblée à Dijon où il s’arrête   le 7 mai (17 floréal an VIII).                  

      Il en repart dans la matinée du 8 (18 floréal an VIII), faisant une halte de deux heures à Auxonne,  puis reprend la route en direction de Genève qu’il rejoindra dès le lendemain.  

     Lors de son retour triomphal de campagne, le vainqueur de Marengo (14 juin 1814), est à nouveau reçu à Dijon le 30 juin.

  Le sculpteur dijonnais Larmier met à profit ces brefs séjours dijonnais du Premier Consul pour le  rencontrer et modeler un  buste à son effigie (actuellement déposé au musée des Beaux-Arts de Dijon).

    On imagine l’urgence dans laquelle a pu travailler le sculpteur pour représenter un modèle qui vivait « à cent à l’heure ». Ces conditions auxquelles étaient soumises les artistes du temps, peintres et sculpteurs permettent de justifier, dans une certaine mesure, le peu de ressemblance que peuvent présenter entre elles certaines des représentations d’un même personnage à la même époque.

 

    De ce buste, la Ville d’Auxonne fera, auprès du sculpteur l’acquisition d’une copie, destinée à honorer l’ex-lieutenant d’artillerie de 1790 devenu général et parvenu au sommet de l’État.

  La suite au prochain numéro…

  En attendant, dans notre prochain épisode, de dévoiler le buste, et à l’approche du  220ième  anniversaire de son inauguration à Auxonne, le 18 brumaire an X (9 novembre 1801), Claudi a mis en image les traces écrites attestant le passage du Premier Consul dans notre région les 7 et 8 mai 1800.

POSTSCRIPTUM

   Très mobilisé dans notre « marche avec l’Empereur », nous n’en oublions pas pour autant la Croix des Sarrasins évoquée dans un précédent article.

CHARMOY-CITY : UNE CROIX ET DES SARRASINS (1) - du 05 septembre 2021

   Cet article connaîtra, dès que possible, une suite documentée.

   Pour l’heure, c’est une autre croix côte-d’orienne qui fait la une de la presse locale et nationale !

https://www.bienpublic.com/faits-divers-justice/2021/09/11/en-faisant-du-sport-il-detruit-la-croix-de-charlemagne-et-perd-un-testicule

https://www.lefigaro.fr/culture/en-pleine-seance-d-exercice-un-homme-detruit-la-croix-de-charlemagne-d-aloxe-corton-et-perd-un-testicule-20210914

      Espérons seulement que dans notre dynamique vivier sportif auxonnais présent le 5 septembre dernier « aux Sarrasins » nous n’ayons pas un tel acharné de la grimpette !!

Dijon et Auxonne, étapes du Premier Consul vers Marengo.jpg

Dijon et Auxonne, étapes du Premier Consul vers Marengo.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 14  septembre 2021 (J+4654 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire