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  • Claude Speranza, Auxonnais
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7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 03:00

2020-1940, MASQUES, ZONES ET AUSWEIS, D’UNE GUERRE À L’AUTRE (1) - du 7 MAI 2020 (J+4159 après le vote négatif fondateur)

    « Nous sommes en guerre »,  ces paroles ont été prononcées, et plusieurs fois répétées, dans le grand discours de l’Élysée du 16 mars dernier, ouvrant pour nos concitoyen(ne)s une nouvelle ère.

      Une nouvelle ère censée rompre avec le présent et rendre illusoire tout retour en arrière. En effet, s’il annonce un horizon de victoire,  le discours de l’Élysée conclut : «  le jour d’après, quand nous aurons gagné, ce ne sera pas un retour au jour d’avant »

     Telle fut en effet la leçon des deux grands conflits mondiaux du siècle dernier, mais ajoutons tout de même que comparaison, n’est pas raison….

      Inspirée par ce discours, la rédaction de Chantecler, observant par le petit bout de la lorgnette – comme il convient à l’obscur échotier d’un modeste bourg de la France profonde – a cru voir à l’écoute de ces nombreuses références élyséennes à la « guerre », la résurgence, dans notre vie courante de l’après 16 mars, de préoccupations administratives et concrètes, pouvant rappeler ce qu’on devait nommer la « drôle de guerre » de  1939-40, et ses suites.

     Toutes proportions gardées, bien entendu, car l’occasion superficiellement entrevue, et saisie au vol, d’une comparaison ne saurait être, bien entendu, une volonté systématique de transposition.

     Par bonheur, même si des mains sales souillent nos poignées de portes et que de méchants postillons sont dans l’air, la botte de l’occupant ne résonne pas sur le pavé de nos villes….et le sinistre étendard ne flotte pas sur la Standortkommandantur….

    Masques, zones (libre, occupée, interdite…), Ausweis, ces mots entendus dans mon enfance lors des réunions familiales des années 1950, voilà pourtant qu’ils me semblent revenus.

   Bien entendu sous d’autres formes  car, selon Héraclite, tel est le flot changeant du temps, qu’ « on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve ».

    Autres masques, autres zones, autres Ausweis : masques de tissus ou de papier, départements rouges, oranges ou verts, attestations de déplacement dérogatoires voilà pour le présent de 2020.

    En ce qui concerne le passé des années 1940, nous avons constitué, à destination de nos lecteurs trois  petits dossiers : un pour les masques, les deux autres pour les zones, et  les Ausweis.

     Bonne lecture en perspective pour un 8 mai confiné !

    Claudi nous ramène au présent en nous faisant découvrir les judicieuses mesures prises en ces temps pour la protection de notre patrimoine…

Charmoy-City, bientôt un masque pour la mairie.jpg

Charmoy-City, bientôt un masque pour la mairie.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 7 mai 2020 (J+4159 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
5 mai 2020 2 05 /05 /mai /2020 03:00

1905, ÉPIDÉMIES ET HYGIÈNE VUES EN IMAGES PAR LA CROIX ILLUSTRÉE (3) - du 5 MAI 2020 (J+4157 après le vote négatif fondateur)

     Comme dit le proverbe : « Jamais deux sans trois » !

    Au risque de nous déconfiner un peu  prématurément du sujet du moment, nous allons  nous ranger à sa tentante injonction.

    Parti pour deux articles sur le thème « 1905, ÉPIDÉMIES ET HYGIÈNE VUES EN IMAGES PAR LA CROIX ILLUSTRÉE », nous ne résistons pas à la tentation d’en produire un troisième !

1905, ÉPIDÉMIES ET HYGIÈNE VUES EN IMAGES PAR LA CROIX ILLUSTRÉE (2) - du 3 MAI 2020

    Un de trop !  Superflu diront certains et sans doute certaines qui, rappelons-le, ne sont aucunement obligé(e)s de nous lire…

     Qu’importe ! Notre moisson d’images dans les champs de La Croix Illustrée s’est révélée proprement surprenante !!

    C’est pourquoi nous ne résistons pas à à partager encore une fois avec nos lecteurs, et bien entendu nos lectrices les fruits de cette moisson !!

    Au risque certes, de dévier un peu de notre sujet épidémico-hygiénique !!

    Un peu seulement, car pour filer la métaphore, disons que 1905 fut une année riche en épidémies non microbiennes de tout poil : agitation sociale, poussée anarchiste, sans oublier une flambée de délinquance due aux méfaits des « apaches ».

        Le supplément hebdomadaire  du Petit Journal du 15 octobre 1905 illustre ainsi magnifiquement un épisode de « La lutte contre les apaches » où l’on voit la caisse d’un restaurateur bravement défendue, par ses deux fils adolescents, contre deux apaches.

 

      Dans l’effrayante description des ravages de l’« épidémie apache », La Croix illustrée surpasse largement Le Petit Journal en horreur et en originalité, nous dévoilant, dans son numéro du 3 décembre 1905 les effets létaux d’une forme féminine de cette épidémie. Cette fois, c’est un limonadier qui succombe sous les coups des « femmes apaches »

     Dans son commentaire à l’image, intitulé « Banditisme féminin », la rédaction de La Croix illustrée écrit : « Jusqu’ici dans nos pays chrétiens, les hommes sans avoir le monopole des défauts, semblaient avoir au moins celui des crimes. En français, les mots de bandits et d’assassins n’avaient pas de féminin. Il en faudra bientôt créer un […] »

       Une archive sulfureuse qui mérite réflexion en nos temps de guéguerre des genres qui porte jusque sur le genre de COVID 19. « Doit-on dire le ou la COVID 19 ? »

      Voilà en effet la question cruciale dernièrement agitée par certain(e)s commentateur(e)s de nos médias nationaux.

    Il n’était pas question, bien entendu,  pour Claudi, de s’inspirer de la scène lugubre représentée en une de La Croix illustrée du 3 décembre 1905 pour son illustration du jour.

     Traitant du même problème des « femmes apaches », le numéro 6 du 29 février 1908 de L’œil de la Police, lui a semblé mieux convenir aux âmes sensibles.      

      Claudi s’est donc inspiré de ce magazine, et du témoignage inédit qu’il nous livre sur un aspect marginal de la condition féminine à la Belle Époque, qu’il dédie en toute humilité à certaine Secrétaire d’État, pas « apache » pour un sou, certes, mais qui a néanmoins la pêche !!

1908, une forme féminine du fléau apache fait une nouvelle victime.jpg

1908, une forme féminine du fléau apache fait une nouvelle victime.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 5 mai 2020 (J+4157 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
3 mai 2020 7 03 /05 /mai /2020 03:00

1905, ÉPIDÉMIES ET HYGIÈNE VUES EN IMAGES PAR LA CROIX ILLUSTRÉE (2) - du 3 MAI 2020 (J+4155 après le vote négatif fondateur)

 

    Reprenons la publication de notre série « 1905, ÉPIDÉMIES ET HYGIÈNE VUES EN IMAGES PAR LA CROIX ILLUSTRÉE », qui avait été interrompue par un article de circonstance

 TOUS VIDOCQ AVEC LE COVID - du 1er mai 2020

        Et revenons au numéro de La Croix Illustrée du 10 décembre 1905, cité par Claudi dans l’illustration du précédent épisode.

   Rappelons que ce numéro illustre, à la une, la découverte du corps inanimé d’un officier de cosaques que – pour reprendre le concept inédit de « choléra politique »  lancé par le magazine dans un numéro précédent du 19 novembre 1905 – nous désignerons comme victime du « choléra politique » sévissant alors dans l’empire des tsars.

1905, ÉPIDÉMIES ET HYGIÈNE VUES EN IMAGES PAR LA CROIX ILLUSTRÉE (1) - du 29 avril 2020

    Plus que cette image sordide, c’est la « bande dessinée » illustrant la quatrième de couverture qui retiendra aujourd’hui notre attention.

    Pour vous permettre d’en juger, le PDF qui suit vous montre le numéro en question déplié, montrant sa « une » et sa quatrième de couverture comme si vous y étiez.

    Claudi a trouvé cette quatrième de couverture, tout à fait d’actualité et, en conséquence, il n’a pas manqué d’en faire son miel pour son illustration du jour que nous vous offrons sans commentaire…

        

      Quelques réflexions, en conclusion, sur ce curieux 1er mai où l’on ne serrait ni le poing levé, ni la main tendue…

    C’est vrai que des 1er mai, on en a connu de plus « chamailleurs », et de moins confinés !  

    Pour le coup, les brins de muguet blanc tressés en cœur par la « bienveillance » ont éclipsé définitivement l’églantine rouge sang des travailleurs, symbole floral original de cette tradition ouvrière.

     Une tradition, déjà récupérée par le vieux Maréchal dans sa « Fête du Travail ».

       Peu regardante, et véritablement imbattable, la propagande pétainiste poussait l’art jusqu’à récupérer « en même temps », et le muguet blanc, et l’églantine rouge, dans ses images…

   Bon à savoir pour finir....

Distanciation sociale 1905, une croix sur la poignée de main.jpg

Distanciation sociale 1905, une croix sur la poignée de main.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 3  mai 2020 (J+4155 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 03:00

1905, ÉPIDÉMIES ET HYGIÈNE VUES EN IMAGES PAR LA CROIX ILLUSTRÉE (1) - du 29 avril 2020 (J+4151 après le vote négatif fondateur)

    Au-delà du présent immédiat et du brouhaha médiatique qui le caractérise, tourneboulant et inquiétant toujours plus le citoyen moyen, il peut être sage de relire la presse d’autrefois.

    On connaît le slogan devenu à la mode : « Demain ne sera pas hier », mais à lire les vieilles pages jaunies on constate qu’« hier » peut à l’occasion ressembler à aujourd’hui.

    Dans ces heures de confinement, un fonds de vieux papiers et de vieux bouquins, est un trésor de méditation. Ainsi de cette liasse d’exemplaires jaunis de La Croix illustrée des années 1905-1906 que j’ai feuilletés ces derniers jours. À cause des images sans doute…

    Le supplément illustré hebdomadaire  du Petit Journal est  bien connu pour son illustration de première page, on connaît moins, en revanche, son équivalent de la presse catholique du moment, La Croix illustrée, dont le caractère sensationnel des illustrations supporte largement la comparaison avec celles du Petit Journal

    Présentons d’abord l’architecture du magazine : en première de couverture on est saisi par la grande image d’actualité, haute en couleurs, en quatrième de couverture on découvre, assez fréquemment, une série d’images humoristiques en couleur légendées, genre image d’Épinal, racontant une facétie ou illustrant un thème.

    Et entre les deux ? Six pages de texte imprimé noir et serré d’une lecture peu attrayante et d’un moindre intérêt.

   Me voici donc feuilletant à tout hasard ces exemplaires jaunis de La Croix illustrée des années 1905-1906 à la recherche d’images illustrant des thèmes parlants pour nos amis lecteurs d’aujourd’hui, à savoir, les questions d’hygiène et d’épidémies.

    Travail pas très original, largement pratiqué par nombre de professionnels de l’information en mal de copie, qui pourrait sembler fastidieux, et qui, à vrai dire, l’est un peu, surtout sans doute pour le lecteur de la production qui en résulte ! Mille excuses !

     Dans le numéro du 19 novembre 1905, illustré par un bouclage de frontière, nous dénichons enfin notre épidémie…de choléra !      

     Ce fameux cholera morbus, « ce fléau redoutable [qui] habite en Asie, où le climat et les habitudes d’hygiène lui entretiennent un royaume de prédilection » selon les propos du journal, qui poursuit « Cet automne le bruit s’est répandu que le terrible fantôme s’approchait de nous, qu’il était en Russie ».

     Nous interrompons là le propos pour souligner dans la suite, l’originale introduction du concept de… « choléra politique » !.

      Poursuivons : « et peut-être en parlerait-on davantage si l’empire des tsars n’était atteint d’un choléra politique encore plus violent. »

    Conséquence : « En France et en Allemagne, les Conseils d’hygiène se sont réunis pour rassurer l’opinion publique toujours nerveuse et facile à émouvoir. »

      Voilà une dernière remarque qui nous parle.

       Mais quel est donc ce « choléra politique » dont souffre la Sainte Russie ?

     C’est la révolution de 1905, terrible épidémie « nihiliste » dont La Croix Illustrée du 23 juillet nous brosse l’image d’une célèbre forme navale, – non, restons sérieux, pas sur un porte-avions ! – la fameuse mutinerie du cuirassé Potemkine !

https://www.youtube.com/watch?v=MuUtf5j7cDA

     Découvrez en PDF les illustrations de La Croix illustrée mentionnées plus haut

    Claudi, inspiré par ces « une » de La Croix Illustrée, a illustré pour nos lecteurs le concept original de « choléra politique » en Russie.

    Après le « choléra politique » selon La Croix Illustrée, nous consacrerons notre prochain épisode aux questions d’hygiène en vogue en 1905.

 

FLASH DERNIÈRE

    La  page facebook Auxonne Info - Actus & Débats dont nous ne parlons plus guère, car à vrai dire, il n’y a plus vraiment grand-chose à en dire, nous ramenait hier au vieux marché aux asperges…Original ! Manque plus que la mayonnaise !!

   Il est vrai que ces vieux marchés d’Auxonne avaient leur charme ! Nous n’avons pas manqué à l’occasion de les évoquer ! Mais c’était hier, qui ne sera plus jamais demain !

   Notre sélection (idéale pour les nostalgiques confinés)

CHARMOY-CITY : LES VIEUX MARCHÉS, C’EST DU PASSÉ, MAIS L’OIGNON FAIT ENCORE PLEURER - du 26 janvier 2017

CHARMOY-CITY : L’IMAGE DES VIEUX MARCHÉS, UNE PERMANENCE… - du 28 juin 2017

1905, La Croix Illustrée découvre le choléra politique en Russie.jpg

1905, La Croix Illustrée découvre le choléra politique en Russie.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 29 avril 2020 (J+4151 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 03:00

DÉBROUILLARDISE PAR TEMPS DE CRISE : UN « PIPILINE » POUR LA PÉNICILLINE (2) - du 27 avril 2020 (J+4149 après le vote négatif fondateur)

      Délaissant un instant le « pipiline », nous avons consacré notre précédent article à une méditation salutaire autant que solitaire sur les « slogans » éternels de nos vieilles pierres… 

CHARMOY-CITY : EN TRAVERSANT LA PLACE DÉSERTE - du 25 avril 2020

    Revenons aujourd’hui à notre «pipiline », à des questions moins éthérées, à l’imagination mise au service  de la science pragmatique et trouvant, face à la crise, des solutions efficaces par les voies les plus inattendues.

     Il est temps, cher lecteur, de vous faire découvrir un aperçu du petit livre que nous annoncions dans un premier épisode.

DÉBROUILLARDISE PAR TEMPS DE CRISE : UN « PIPILINE » POUR LA PÉNICILLINE (1) - du 23 avril 2020

     Et nommons d’abord ses auteurs, cette « jeune et fière équipe de chez nous qui a réussi grâce à l’aide compréhensive des Alliés à récupérer ce médicament vital pour nos blessés. », selon les mots du Général Leclerc :

    Les docteurs P. BROCH, J. KERHARO, J. NETIK et J. DESBORDES

   En parcourant l’extrait de l’ouvrage en PDF, et en particulier, la dernière page de cet extrait, les curieux découvriront, si l’on peut dire, le pot-aux-roses…

Un tableau, figurant en page 79 de l’ouvrage, récapitule les données  quantitatives de l’opération « pipiline » entre le 10 janvier et le 29 avril 1945.

      Sans entrer dans le détail, l’exploitation des données du tableau donne 10800 litres d’urine traitée et 78 000 000 d’unités injectables de pénicilline.

    Ce dernier chiffre ne doit pas faire illusion, sachant que le traitement d’un seul malade nécessite au moins quelques centaines de milliers d’unités…

    Un bilan d’essais cliniques sur 24 malades vénériens (gonocoque) traités par 100 000 unités de pénicilline récupérée donne 89% de guérisons (pp. 100 à 107). Le choix de la maladie était lié tant à la faible dose nécessitée par le traitement, qu’aux nombreux éléments de comparaison disponibles dans les publications anglo-saxonnes (pp. 91 et 92).

    Bien qu’héroïque et non généralisable, l’expérience devait démontrer la débrouillardise et la ténacité de quelques médecins militaires…et permettre d’attendre le démarrage d’une production moins aléatoire.

Débrouillardise en temps de crise, un pipiline pour la pénicilline (2).jpg

Débrouillardise en temps de crise, un pipiline pour la pénicilline (2).jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 avril 2020 (J+4149 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 03:00

DÉBROUILLARDISE PAR TEMPS DE CRISE : UN « PIPILINE » POUR LA PÉNICILLINE (1) - du 23 avril 2020 (J+4145 après le vote négatif fondateur)

     Masques, visières, respirateurs, gel hydroalcoolique, tests, tous ces moyens nécessités par la crise présente, et qui parfois font défaut, voient leur manque comblés par des talents techniques divers qui ne sont souvent que géniale débrouillardise qu’il convient de louer.

     Ce que ne manquent pas de faire quelques candidats aux municipales en mal de deuxième tour, et qui, pour continuer d’exister, ajoutent un paragraphe sanitaire inédit à leur programme….En attendant la suite…

    Au lendemain du premier tour des municipales, notre Président de la République qualifiait la situation sanitaire de véritable « guerre ».

    Pour le plaisir et l’information de nos lecteurs, notre rédaction qui n’a aucune voix à conquérir et s’abstient donc de récupérer l’actualité, a choisi encore une fois de vous  proposer l’évocation d’un morceau d’histoire instructif et peu connu où se rencontrent guerre (la vraie) et problèmes d’approvisionnement sanitaire.

    On pourra y noter deux points positifs capables de nous donner des raisons d’espérer : la débrouillardise gauloise et les vertus de la coopération internationale.

    Notre exposé comportera deux épisodes.

    Pour ce premier épisode, et en ouverture, nous nous contenterons de publier le texte d’une lettre du Général Leclerc, chef prestigieux de la 2ème DB.

  

 « Le problème était le suivant, se procurer

de la pénicilline d’urgence, avant même que

le centre de fabrication de l’Armée soit

en état de fonctionner.

     Ce livre est le récit des difficultés

surmontées par une jeune et fière équipe de

chez nous qui a réussi grâce à l’aide

compréhensive des Alliés à récupérer ce

médicament vital pour nos blessés.

   Grâce à l’ingéniosité, la volonté et la

ténacité de nos enfants, par tous les moyens

malgré tous les obstacles la France peut

et doit se relever dans tous les domaines

     En voici un exemple…

                         Allemagne occupée, 20 mai 1944

                                     Leclerc »

 

    Le « livre » dont il est question dans cette lettre, qui en constituait la préface, vous le découvrirez dans notre deuxième épisode, ainsi que «  l’ingéniosité, la volonté et la ténacité de nos enfants », « fière équipe de chez nous qui a réussi grâce à l’aide compréhensive des Alliés à récupérer ce médicament vital pour nos blessés. »

À suivre !!

Retrouvez bientôt, cette équipe de médecins militaires, ingénieux « makers » avant la lettre !!

Débrouillardise en temps de crise, un pipiline pour la pénicilline (1).jpg

Débrouillardise en temps de crise, un pipiline pour la pénicilline (1).jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 23 avril 2020 (J+4145 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
6 avril 2020 1 06 /04 /avril /2020 08:54

CHARMOY-CITY : HAGIOGRAPHIE PAR TEMPS D’ÉPIDÉMIE - du 06 avril 2020 (J+4128 après le vote négatif fondateur)

   De nos jours, « hagiographie » est un mot utilisé au sens péjoratif pour désigner une biographie outrageusement élogieuse. Au sens propre, celui que nous utilisons dans notre titre, c’est tout simplement la matière qui concerne la vie des saints.

   Avouons qu’en ces temps d’épidémie, où il arrive bien souvent, dans le vacarme médiatique, que l’on ne sache plus à quel saint se vouer, le sujet peut présenter quelque intérêt.

    Surtout si le saint en question est un saint réputé guérisseur par temps d’épidémie.

    Surtout si le saint en question est représenté en bonne place dans notre paysage patrimonial local.

    Il figure sur la façade de notre actuel hôpital construit entre 1843 et 1863.

   Nous devons en  remercier nos administrateurs locaux du temps, en particulier Phal-Blando qui fut d’abord l’architecte du bâtiment, avant d’être le maire de notre ville de 1860 à 1870.

    L’illustration du jour de Claudi vous permettra  d’admirer cette statue, tout en restant confiné.

   Regardant l’hôpital depuis la rue Colonel Denfert, on peut découvrir à l’extrême gauche la statue d’un pélerin, coquille cousue sur le chapeau. Il soulève de sa main gauche son manteau, dévoilant sa cuisse gauche sur laquelle son index désigne un point. Un petit chien portant quelque chose dans sa gueule est assis à sa droite.

    Le saint en question est SAINT ROCH, dont le nom reste attaché à l’épidémie de peste noire du 14ème siècle. Ce qu’il montre, par décence, sur sa cuisse c’est un bubon (ganglion infecté), stigmate de la peste, situé en fait à l’aine.

   Parti en pèlerinage à Rome au temps de l’épidémie, ce montpelliérain, accomplit des miracles de guérison sur sa route. Il contracta à son tour la peste à Piacenza (Plaisance à 50 km au sud-est de Milan) sur le chemin de son retour. Réfugié dans un bois, il fut sauvé par un petit chien qui lui apportait son pain quotidien et finalement, guérit.

     La gravure de l’illustration qui résume la situation est explicite…

     À l’heure où tous les moyens de protection deviennent le grand sujet de prédilection, à l’heure, où l’on prêche que l’union sacrée plus que jamais s’impose contre le mal viral, la présence de cette statue de SAINT ROCH, généralement ignorée, prend un relief inhabituel.

Charmoy-City, hagiographie par temps d'épidémie.jpg

Charmoy-City, hagiographie par temps d'épidémie.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 6 avril 2020 (J+4128 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 09:04

CHARMOY-CITY : DU CHÂTEAU  LOUIS XI AU CASTELLO SFORZA (2) - du 21 mars  2020 (J+4112 après le vote négatif fondateur)

    Hier c’était le printemps et le ciel ne mentait pas, et pourtant notre publication du jour n’était ni printanière, ni primesautière, bien que de circonstance…

CHARMOY-CITY : DU CHÂTEAU  LOUIS XI AU CASTELLO SFORZA (1) - du 20 mars  2020

    Nous reparlerons plus tard de l’Italie et de la « Colonne infâme », mais aujourd’hui, nous voudrions examiner de plus près ce cher Louis XI et son château du même nom.

       À propos de ce nom, il est parfaitement choisi, la forteresse n’avait que trop longtemps été nommée « Château Prost », du nom d’un général d’Empire né à Auxonne, qu’elle avait pris la fin du XIXème siècle, alors qu’elle faisait fonction de caserne. Elle a retrouvé heureusement depuis quelque temps le nom de son Roi fondateur : « Château Louis XI ».

     Après la mort du Téméraire (1477) et l’annexion des États bourguignons, c’est en effet à l’initiative Louis XI que l’on doit la construction de ce château au cours des années 1480. Dans son Guide illustré d’Auxonne, Pierre Camp note (p. 15) : « L’intention du méfiant monarque n’est point douteuse. Il était beaucoup moins préoccupé de défendre le duché contre les Impériaux […] que de tenir en respect une province [la Bourgogne] dont la fidélité restait incertaine ». Mort en 1483, le monarque ne vit jamais le château achevé.

      Ces quelques lignes de Pierre Camp esquissent bien la silhouette politique du roi, que le célèbre chroniqueur Philippe de Commines nommait volontiers l’« universelle araigne », voulant rendre ainsi hommage à son inlassable activité, mais l’ « araigne » n’est-elle pas aussi et surtout une grande piégeuse ?

   La réputation est  vivace, un écolier des années 1950 pouvait ainsi lire dans la 27ème leçon de l’Histoire de la France, consacrée à Louis XI : « Louis XI était un homme rusé. Il n’aimait pas beaucoup faire la guerre, mais il cherchait à tromper ses ennemis par de belles promesses qu’il ne tenait pas. » (Albert TROUX, Inspecteur général de l’Instruction publique Histoire de la France,  Premier livre, Paris, Hachette, 1952 p. 31). C’était au temps où l’Instruction publique n’était pas encore l’Éducation nationale, Najat n’était encore pas née…et la prose officielle des « pédagos » du Conseil supérieur des programmes ne produisait pas encore ces bijoux langagiers selon lesquels les « l’organisation et la progression des apprentissages au cours des différents cycles de la scolarité obligatoire sont pensées de manière spiralaire et curriculaire

    Dans les circonstances difficiles que traverse actuellement le pays, Radio France ne manque pas à son tour d’ajouter un vocable ronflant à l’inépuisable registre de perles du domaine pédagogique.

    Après le référentiel bondissant, tenez-vous bien, voici la « nation apprenante » !

      Pour en revenir à notre « universelle araigne »,  les fameuses cages de Louis XI – où l’on ferait bien d’enfermer certains rédacteurs du Conseil supérieur des programmes – ne sont pas une légende. André Salmon rapporte ainsi ce témoignage de Philippe de Commines (rappelons que Commines, habile transfuge, outre que célèbre chroniqueur, était passé du service du Téméraire à celui de Louis XI) : « Philippe de Commynes, qui en avait tastè huict moys [N.D.L.R. lors d’une disgrâce momentanée après la mort de Louis XI], nous fait connaître  qu'elles étaient tantôt en fer, tantôt en bois, couvertes de plaques de fer par le dehors et par le dedans. Elles variaient de grandeur, suivant la manière dont on voulait torturer le prisonnier : le plus souvent elles avaient sept ou huit pieds de hauteur et de largeur ; mais quelquefois, par un raffinement de cruauté, elles étaient trop petites pour le prisonnier. »  (Salmon André. Notice sur Simon de Quingey et sa captivité dans une cage de fer. In: Bibliothèque de l'école des chartes. 1853, tome 14. pp. 376-398.,  rapporté pp. 382-383)

       De là, à conclure que le bon roi Louis XI était un pionnier de l’hyper-confinement, il n’y a qu’un pas que certain(e)s ne nous manqueront pas de nous reprocher d’avoir franchi !

   

N.B. : Le printemps nous imposant des tâches qu’avait interrompu l’hiver, il est possible que nos publications s’espacent dans les jours qui viennent. En effet, la rédaction journalière d’un article original illustré est une tâche lourde sans commune mesure avec le repost des nouvelles ambiantes universellement pratiqué.

Charmoy-City, hyper-confinement d'antan au Château louis XI.jpg

Charmoy-City, hyper-confinement d'antan au Château louis XI.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 21 mars 2020 (J+4112 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 08:40

 

CHARMOY-CITY : DU CHÂTEAU  LOUIS XI AU CASTELLO SFORZA (1) - du 20 mars  2020 (J+4111 après le vote négatif fondateur)

     

    Comme nous le disions hier, nous ne souhaitons pas ajouter au vacarme médiatique du moment.

CHARMOY-CITY : HOMMAGE À L’AUTEUR DE CHANTECLER - du 19 mars  2020

    Nous n’avons pas non plus mission ni qualité pour relayer les informations et consignes officielles par ailleurs largement diffusées et laissons donc à chacun(e) le soin de s’en informer.

   En conséquence, notre propos sera essentiellement historique.

   Je parlais hier de l’Italie qui m’est chère. La province de Bergame, région de naissance de mon père, en Lombardie, est à ce jour la plus touchée en Europe.

    Je vous propose aujourd’hui un petit détour historique en Lombardie sans risque de contamination.

     Comme Auxonne a son Château Louis XI, Milano a son Castello Sforza vaste quadrilatère de brique situé en plein centre-ville. La forteresse imposante, reconstruite en 1450, est à peine plus âgée que notre Château Louis XI (1480).

     Le Castello Sforza renferme les Archives de Milan, une bibliothèque et plusieurs importants musées.

     Nos fidèles lecteurs/trices connaissent notre goût pour les inscriptions lapidaires que nous avons encore tout récemment démontré

VICISSITUDE  À CHARMOY-CITY : TOUT CHANGE, TOUT PASSE, ET RIEN NE DURE… - du 26 février  2020

    Parmi les inscriptions lapidaires auxonnaises, le passant, échappant un moment à son confinement pourra encore découvrir celle-ci au-dessus de la porte de l’office du Tourisme « Nous sommes tous mortels, & tous hommes sont subietz [soumis] à  Dieu ». Il y trouvera peut-être en ces jours une résonance particulière.

     Une stèle autrefois visible sur une placette de Milan jusque vers la fin du dix-huitième siècle, et portant une longue et terrible inscription, est de nos jours visible au Castello Sforza. Témoignage de l’incurable folie humaine, elle est visible sur notre illustration du jour.

    Voici la traduction du texte latin qu’elle porte :

 

« Ici, où s'étend cette place s'élevait autrefois la boutique du barbier Giangiacomo Mora, qui, ayant conspiré avec Guglielmo Piazza, commissaire de la Santé publique, et avec d'autres, pendant qu'une peste affreuse exerçait ses ravages, par des onguents mortels répandus de tous côtés, précipita beaucoup de citoyens vers une mort cruelle. C'est pourquoi le Sénat, les ayant tous deux déclarés ennemis de la patrie, ordonna que, placés sur un char élevé, ils seraient tenaillés avec un fer rouge, leur main droite tranchée, leurs os rompus ; qu'ils seraient étendus sur la roue, et, après six heures, mis à mort, brûlés ; ensuite, et pour qu'il ne restât aucune trace de ces hommes criminels, que leurs biens seraient vendus à l'encan, leurs cendres jetées dans le fleuve ; et, afin d'éterniser la mémoire de ce fait, le Sénat voulut que cette maison, où le crime avait été préparé, fût rasée, sans jamais pouvoir être réédifiée, et à sa place fût élevée une colonne qu'on appellerait infâme.  Arrière donc, arrière, bons citoyens, de peur que ce sol maudit ne vous souille de son infamie. août 1630 »

   

      En 1630 déjà, les fake news causaient le malheur d’innocentes victimes. Le Milanais Alessandro Manzoni (1785-1873), un Victor Hugo à l’italienne, conta avec un talent vengeur, l’histoire de cette Colonne infâme.  

L’introduction à l’œuvre s’ouvre sur cette charge pleine d’humour caustique :

       « Les juges qui, à Milan, en 1630, condamnèrent aux supplices les plus atroces quelques individus accusés d’avoir propagé la peste, à l’aide de certaines inventions non moins stupides qu’elles étaient horribles, crurent avoir fait une chose tellement digne de mémoire, que dans la sentence même, après avoir ordonné, par surcroît de châtiments, la démolition du logis d’un de ces malheureux, ils décrétèrent encore que, sur l’emplacement de cette maison, serait élevée une colonne qu’on appellerait la Colonne Infâme avec une inscription chargée de transmettre à la postérité, avec la connaissance du crime, le souvenir de la peine. En quoi ils ne se trompèrent pas. Ce fut là, sans nul doute, un jugement mémorable. »

    À suivre…

   En sympathie avec l’Italie

https://www.youtube.com/watch?v=DQgq9SczUyE

Charmoy-City, du Châreau Louis XI au Castello Sforza (1).jpg

Charmoy-City, du Châreau Louis XI au Castello Sforza (1).jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 mars 2020 (J+4111 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 00:33

CHARMOY-CITY : LES GRANDES HEURES DU CAVEAU DU CHÂTEAU - du 13 mars  2020 (J+4104 après le vote négatif fondateur)

     Nous retracions hier les grandes heures de la Salle du Vannois.

CHARMOY-CITY : LES GRANDES HEURES DE LA SALLE DU VANNOIS 2014-2020 - du 12 mars  2020

     Rien de plus logique et équitable donc,  de parler aujourd’hui des grandes heures du Caveau du Château, autre haut-lieu destiné, dans notre bonne ville, aux réunions publiques d’importance avec l’Empire (Salle événementielle) et le Salon d’honneur des Halles.

     D’aucuns auraient peut-être préféré que nous nous fassions l’écho du conseil municipal d’avant-hier soir, dernier du mandat, et que l’histoire retiendra sans doute sous le nom de « Conseil de la médiathèque ».

     Tâche complexe s’il en est, et hors de notre portée pour le moment. Nous attendrons pour cela les échos de la presse et peut-être aussi le compte-rendu sommaire de la séance.

       Retenons pour l’heure  qu’il semble que l’adjoint porteur du projet, dont c’était le dernier conseil, l’ait visiblement bien porté et que des opposants, pourtant réputés farouches, n’aient pas réussi à tenir, du moins lors de cette séance, la réputation « anti-médiathèque » qu’ils s’étaient taillée auparavant.

   Un fait à souligner maintenant : cette question de la médiathèque, pourtant sujet d’importance propre à susciter les débats comme nous l’avons montré plus haut, est évacuée des professions de foi de deux des listes en campagne, sur trois.  Une lecture attentive de ces professions de foi suffira au lecteur pour y constater l’absence même du mot « médiathèque ».

     Fermons pour aujourd’hui la parenthèse « médiathèque »

     Dès  20 heures  hier soir nous étions sous les voûtes du Caveau du Château pour écouter l’exposé et les arguments de la liste « Auxonne Cœur de région » bien décidé, après un temps de présence respectable, à emprunter la navette pour écouter un peu plus tard d’autres arguments sous les poutres vénérables du Salon des Halles.

CHARMOY-CITY : RÉUNIONS ÉLECTORALES CONCOMITANTES, QUELLE SOLUTION ? - du 3 mars  2020

     Et la navette  qui ne vient pas….C’est vrai que Monsieur Coiquil n’est pas encore élu ! Suis-je bête !

    Toujours est-il que cette attente de la navette a fini par distraire mon attention, si bien que je dois faire quelque effort pour remettre mes souvenirs en ordre.

    En résumé : je dirai belle réunion, assistance nombreuse, ambiance familiale garantie. Un jeune et sympathique duo  nous a joué en particulier une pastorale fort bucolique comprenant enherbage des allèes du séjour de nos chers disparus et distribution de graines de plantes mellifères. Nous étions pour ainsi dire, sous les voûtes séculaires du caveau, « à l’ombre des jeunes filles en fleur ».

     Finalement, la navette n’est jamais venue.

   Alors, cette réunion terminée je me suis rendu, par un mode de transport doux, pedibus cum jambis à l’autre réunion tenue au Salon des Halles par la liste « Auxonne ville d’avenir ».

   Par chance elle n’était pas encore terminée. Négligemment assis sur le bord d’une table au fond de la salle, dans une ambiance plutôt sérieuse, j’ai tenté de prendre en marche le fil du propos.

    Il tournait, à la suite de questions posées dans la salle, sur les motivations profondes des membres de la liste à s’engager. Quelques-un(e)s d’entre eux/elles s’avancèrent pour livrer leurs témoignages.

   Puis le discours tourna sur le rôle des associations et leurs relations avec la municipalité, sujet que j’avais  déjà entendu développer longuement au caveau par un orfèvre en la matière. 

   La réunion terminée, les plans sur la comète furent suspendus, et les chaises débarrassées, et vint alors le moment inévitable, pour qui a pas mal vécu, des rencontres renouées et des souvenirs évoqués. Car un avenir se construit aussi sur le terreau d’un passé.

    À propos du passé les curieux pourront redécouvrir deux réunions mémorables sous les voûtes du caveau de notre Château Louis XI.

LE CAVEAU DE MONTMARTRE - du 22 mars 2014

CIGOGNES ET BLANQUETTE DE VEAU AU CAVEAU DU CHÂTEAU - du 16 MAI 2016

   En conclusion que fallait-il choisir hier soir : caveau du Château Louis XI, ou Salon des Halles ? Claudi vous livre en image son aperçu sur la question.

 

 

FLASH DERNIÈRE (13/03 à 14H30)

   Une bonne nouvelle, l’humeur bucolique observée hier soir au Caveau du Château,  et soulignée dans l’article ci-dessus, se répand dans la campagne alentour. Du coup la  page facebook Auxonne Info - Actus & Débats s’esbaudit ce matin sur les petites fleurs et le printemps qui vient !

https://www.youtube.com/watch?v=-mR4h0-4H88

  Verrons-nous dimanche une montée de sève dans les urnes ?

Charmoy-City, que choisir pour une soirée réussie le 12 mars .jpg

Charmoy-City, que choisir pour une soirée réussie le 12 mars .jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 13 mars 2020 (J+4104 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire