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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
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27 janvier 2020 1 27 /01 /janvier /2020 02:00

CHARMOY-CITY : PLUS DE RAPPEL POUR NOTRE TÊTE D’AFFICHE - du 27 Janvier  2020 (J+4058 après le vote négatif fondateur)

   Nos lecteurs avisés auront aisément compris qu’après bientôt dix ans passés à représenter l’hyperfarce « Raoul et son Charmoy » et ses nombreux rebondissements en plus de mille épisodes, Chantecler se devait de muer et de muter avant que sa tête d’affiche  ne prenne définitivement une retraite bien méritée.

CHARMOY-CITY : L’ART D’ÊTRE GRAND-PÈRE, TOUT UN PROGRAMME ! - du 20 NOVEMBRE  2019

    Ces mêmes lecteurs avisés auront pu constater, au cours des dernières semaines, que notre tête d’affiche quittait, sur la pointe des pieds, notre scène. Mais auparavant nous n’avions pas manqué de saluer la sortie  de l’heureux récipiendaire.

CHARMOY-CITY : CARACTÉROLOGIE DES PROVINCES  ET PHALÉRISTIQUE - du 11 Janvier   2020

    Non sans lui avoir offert précédemment quelques succulentes… dragées au poivre

ALBUM « BALLOTIN DE DOUCEURS POUR UNE TRÈVE DES CONFISEURS »

    Réalisant aussi que ma « tête d’affiche » est aussi mon cadet, d’à peu près la durée d’un mandat municipal, je me dis parfois qu’il serait plus sage de prendre aussi une retraite bien méritée dans quelque romantique moulin au creux d’un frais vallon.

PARU À LA BIBLIOTHÈQUE IMAGINAIRE DE CHARMOY-CITY - du 13 janvier 2017

   Pour l’heure, à propos de moulin, la campagne me donne un peu de grain à moudre.

CHARMOY-CITY : LES CITOYENS MÉDUSÉS PAR LE FABLAB ! - du 24 Janvier  2020

   N’attendez cependant pas que je sépare le bon grain de l’ivraie, car je ne fais campagne pour personne, me contentant de glaner, en bon pêcheur de perles, quelques petits joyaux sur les pages facebook des candidats.

CHARMOY-CITY : HOMMAGE AUX GLANEUSES DE L’INTERNET  - du 22 décembre  2019

    Chers lecteurs ne perdez cependant pas tout espoir et sachez bien, qu’écrire et illustrer pour vous, restera pour nous un plaisir.

    Ainsi parlent Claude et Claudi, les jumeaux inséparables qui, pour l’instant, n’envisagent pas de prendre leur retraite à poings avant leurs 77 ans ! Si Dieu leur prête vie !

     Côté météo (vous pensez déjà, il parle du temps, il n’a plus rien à dire. Détrompez-vous !). Oui côté météo, les horizons sont bouchés et les temps de brouillard peu propices à une photo de famille à 29 sur les bords de notre belle Saône.

    Aussi, pour vous faire patienter, Claudi a sorti un vénérable trombinoscope de son album de famille. Un trombinoscope de 1977, d’il y a donc 43 ans et à 24 candidats, dont un qui l’est encore à ce jour ! Voici une longévité politique à rendre un chêne séculaire jaloux !

CHARMOY-CITY : DEUX CHÊNES POUR NOTRE-DAME - du 24 mai 2019

    Je me rappelle très bien avoir été sollicité alors par deux autres des candidats, l’un aujourd’hui disparu, et un autre bien vivant, animateur estival du vieux port, dont on peut dire qu’il a encore la frite, et que je salue ici cordialement !!

    Au fait, il semblerait que la liste conduite par François Rebsamen (un qui ne prend pas sa retraite au moins !), et ses supporters éclectiques divers et variés, ait adopté le look « Jérôme Paturot » avec hausse-col ou plat à barbe, et foulard fuchsia autour du cou, c’est selon, lancé chez nous il y a quelques jours.

 

CHARMOY-CITY : LES ÉTATS D’ÂME DU CANDIDAT JÉRÔME PATUROT - du 21 Janvier  2020

    D’ici que Charmoy-City donne le la de la mode communicante dans les sphères dijonnaises. À moins que ce ne soit l’inverse car on lisait récemment dans la presse :

« Ce samedi 18 janvier 2020, c'est François Deseille (MoDem) qui a présenté à la presse la liste de rassemblement de François Rebsamen, pour la campagne des élections municipales de 2020 à Dijon : une liste "étendue", et se débarrassant "des étiquettes". »

Des fois qu’en sortant de chez son barbier ce bon François se voie débarrassé de ses « étiquettes »  (les « étiquettes », oui, c’est   les oreilles, ça rime bien avec Deseille !!).

 

FLASH DERNIÈRE

    Ce matin Auxonne Info - Actus & Débats sort enfin du brouillard, qui a suscité une kyrielle de commentaires passionnants, et revient sur la cérémonie des vœux à Auxonne et ailleurs. Ça sent un peu le réchauffé, mais nous sommes mal placé pour critiquer les flash-back !!

   En ce qui concerne Auxonne, le fait que la cérémonie soit sur invitation, et donc réservée à une partie des électeurs, est soulignée. Ce qui ne semble pas anormal à un ex-employé, aujourd’hui retraité, de notre mairie qui, en  bon avocat et loyal serviteur, livre son plaidoyer en commentaire.

     Chantecler, pour son compte, avait assisté à la cérémonie sans y être invité toutefois. Retour sur l’évènement qu’il a commenté en détail. Encore un lien ! Nom d’un chien ! Encore un flash-back !

CHARMOY-CITY : UN INVENTAIRE ET DES HORIZONS (2) - du 13 Janvier  2020

CHARMOY-CITY : PLUS DE RAPPEL POUR NOTRE TÊTE D’AFFICHE - du 27 Janvier  2020 (J+4058 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le  27 Janvier  2020 (J+4058 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
19 décembre 2019 4 19 /12 /décembre /2019 08:20

  

CHARMOY-CITY : L’ENTREPRISE « PASSION AIMANT » ET SA CHEMINÉE : BIENTÔT DU PASSÉ ! - du 19 DÉCEMBRE  2019 (J+4019 après le vote négatif fondateur)

    Je dédie cet article à la mémoire de ma mère disparue en 1973 et qui fêterait aujourd’hui ses 101 ans. À elle je dois cet esprit critique et frondeur qui ne se laisse ni abuser…. ni enfumer.  

    

Le Bien Public titrait hier soir en ligne

« Côte-d'Or - Urbanisme Les bâtiments du sites (sic !) des aciéries du val de Saône sont entièrement démolis

La première phase des travaux se termine, laissant le site vide. Comme prévu, seule la cheminée reste debout, en souvenir du passé industriel de la ville. »

   

    Nous avions évoqué la question dans deux de nos articles :

CHARMOY-CITY : ADIEU AUX ACIÉRIES D’AUXONNE  - du 30 OCTOBRE  2019

CHARMOY-CITY : LA CHEMINÉE DES ACIÉRIES NE SERA PAS DÉMOLIE - du 03 NOVEMBRE  2019

 

   Et comme il se doit, sur un mode humoristique, nous avions détourné le sujet pour décrire la conjoncture de la politique municipale du moment :

CHARMOY-CITY : REPARTIR OU PAS ? - du 11 NOVEMBRE  2019

CHARMOY-CITY : QUELLE NOUVELLE CHEMINÉE POUR « PASSION-AIMANT » ? - du 21 NOVEMBRE  2019

 

   Aujourd’hui la réponse à ces questions est bien claire : hormis sur les cartes postales jaunies du souvenir on ne reverra ni la fière cheminée de « Passion Aimant », ni l’entreprise elle-même dont certains éléments, il est vrai, semblent visiblement avoir été opportunément récupérés par une entreprise postulante, au moins, du nouveau PPIC (Paysage Politico Industriel Charmoysien)

   Ah ! Nostalgie ! Qu’elle était verte ma vallée !

https://www.youtube.com/watch?v=IvWPWUDFswg

 

FLASH-INFO

    Ce matin la rédaction de la page facebook Auxonne Info - Actus & Débats nous parle de « Cauchemar en cuisine ». Le thème inclut-il les tambouilles de la cuisine électorale ? Et les tripes en particulier ?

 

    Dans la foulée Auxonne Info - Actus & Débats revient sur la fameuse antenne de la fameuse parcelle BV 74.

    Celle-là même que notre maire, et sa majorité passionnée, voulaient vendre naguère à LECLERC !

 

Charmoy-City, Passion Aimant rejoint l'album aux souvenirs

Charmoy-City, Passion Aimant rejoint l'album aux souvenirs

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 19 décembre 2019 (J+4019 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
30 octobre 2019 3 30 /10 /octobre /2019 05:00

CHARMOY-CITY : ADIEU AUX ACIÉRIES D’AUXONNE  - du 30 OCTOBRE  2019 (J+3969 après le vote négatif fondateur)

     En déclin inéluctable depuis plusieurs décennies, les Aciéries d’Auxonne fermaient définitivement leurs portes, il y a bientôt quinze ans, le 30 novembre 2004.

     Dans les décennies de  l’après-guerre, l’établissement employait de nombreux ouvriers, cadres et employés. Un grand nombre d’entre eux habitaient dans le quartier de l’actuelle rue de Labergement et à la Brasserie (rue Colonel Denfert). Les vieux Auxonnais se souviennent de la sirène de l’usine qui rythmait les journées.

    Je me souviens avoir visité l’usine dans mon année de CM2 (1955-56) avec notre maîtresse Madame Marchand qui nous y avait bien préparés. Je me souviens du cubilot pour réchauffer et fondre les gueuses de fonte avant le passage du métal liquide au convertisseur Bessemer pour affinage en acier. Je me souviens de la lumière éblouissante du métal en fusion.

    À la fin de chaque cycle d’affinage, le Bessemer crachait sur le ciel de la ville ses étincelles et son nuage  rouillé. Inimaginable en notre époque écologique !

     Et ne parlons pas de la silicose provoquée avant-guerre par la « dessableuse » (le dessablage consiste à nettoyer les pièces moulées au sable, après démoulage, par un jet de sable). Je me souviens, enfant, avoir côtoyé un  retraité de la fonderie bien amoché, connaissance de mes parents, et qui peinait à respirer.

    Par la suite, l’affinage Bessemer fut abandonné, remplacé par l’affinage au four électrique donnant des aciers de qualité aux nuances plus subtiles et beaucoup mieux définies.

      C’était encore un plaisir pour moi de conduire, dans les décennies 1980-90, mes élèves aux Aciéries pour y voir l’affinage et la coulée au four électrique.

    La sidérurgie m’a toujours impressionné, c’est un métier de titan ! J’ai même enseigné la métallurgie en Alsace, dans mon premier poste au Lycée Technique Nationalisé Mixte de Guebwiller, ville chère à Sophie et à Georgi !

   Quelques années passées ensuite au Creusot, le pays des Schneider (on disait Schneidre)  et du marteau-pilon, au début des années 1970, furent pour moi un vrai régal de sidérurgie !

    C’est en quelque sorte, un « petit Schneidre » qui créa et dirigea les Aciéries et Fonderies d’Auxonne inaugurées en 1918. Toussaint Levoz, le premier directeur de ces aciéries est issu d’une grande famille bourgeoise liégoise. Au début du siècle dernier, cet ingénieur-métallurgiste, d’une grande réputation dans le milieu de la sidérurgie, était Chef des Services des Aciéries et Forges de Stenay (Meuse).

     La réputation de Toussaint Levoz était liée à son procédé de production de pièces d’acier moulé, procédé beaucoup plus économique que le forgeage.

       On lit ainsi à propos de la fonderie de Colombier-Fontaine (Doubs) : « Pour son plus grand profit, elle est équipée en 1915 par Toussaint Levoz, expert de réputation internationale, avec des convertisseurs Bessemer à soufflage latéral. Munie de cet appareil, la voici apte à produire des garnitures de mitrailleuses en acier ou en fonte coulée. Jusqu’alors, de telles pièces étaient forgées ou estampées. Les concur­rents qui s’étaient essayés à couler l’acier pour ces pièces, à l’image d’Arbel, n’y étaient pas arrivés. En quelques mois, plusieurs dizaines de milliers de garnitures vont sortir de Colombier-Fontaine. L’armée française se procure ainsi les mitrailleuses qui lui font défaut. Colom­bier-Fontaine fabrique également des affûts pour canons anti-avions. L’entreprise vit une période de prospérité. » ( Source : Olivier Boudot, D’AFE à Safe Naissance d’un champion mondial, Mémoires d’hommes, histoires d’entreprises)

   Quelques années auparavant, un autre membre de la famille Levoz, Eustache Levoz avait redressé la situation de la fonderie d’acier d’Outreau (Pas-de-Calais)

     « De 1902 à 1907, les résultats techniques de la fonderie d’acier d’Outreau ne sont pas bons. Il semble que cela tienne au fait de l’absence à Outreau d’un spécialiste du moulage de l’acier, […] La crise éclate. Les « responsables » remerciés, un nouveau chef de service de l’aciérie est engagé : Eustache Levoz qui pratique le métier depuis vingt ans […] Levoz redresse la situation. » (Source : Edmond Truffaut, Métallurgie en Boulonnais, Éditions A.M.A./Histopale)

 

    Depuis quelques jours la démolition des Aciéries d’Auxonne par l’entreprise Pennequin a  commencé.   Un panneau apposé sur la grille de l’établissement précise que le permis de démolir PD 021 038 19 S0001 du 11 juillet dernier accordé par le maire à Immobilière Européenne des Mousquetaires, sur un terrain de 29118 m2, est consultable dans les services de la mairie… (à suivre)

   Le presse-papier en acier moulé T. Levoz, figurant sur l’illustration de Claudi, mesure 14cm x 18cm et pèse environ 700 g.

 

Flash-info

   Le Bien Public d’hier publiait un article intitulé « AUXONNE Foire Commerçants et associations présents pour la 700e édition ». sur la photo légendée « Malgré la grisaille, les badauds se sont aventurés dans les différentes allées de la traditionnelle foire d’automne de la ville d’Auxonne ».

   En regardant la photo, j’ai reconnu un badaud que je découvre chaque matin, avec un bonheur mitigé, dans la glace ! Quant à notre bon député, macache ! La « météo peu engageante » l’aura sans doute dissuadé ….

  Et puis reconnaissons-le, (non, pas sur la photo, il n’était pas là !), depuis qu’on n’y casse plus d’assiettes, ladite foire ne casse pas vraiment des briquettes !

CHARMOY-CITY : À LA GRANDE FOIRE, ON NE CASSE PLUS D’ASSIETTES - du 28 OCTOBRE  2019

  Dans la soirée d’hier Le Bien Public  publiait enfin :

« Vers 17 heures ce mardi après-midi, une odeur de brûlé a été signalée au niveau d’un immeuble de trois étages de la rue du Moineau à Auxonne, située à proximité du château. »

    De la fumée aurait aussi été détectée dans les combles du bâtiment. Selon nos informations, aucun blessé n’a été à déplorer.

    Par mesure de sécurité, vingt personnes ont été évacuées. Sur place, des sapeurs-pompiers des casernes d’Auxonne, de Pontailler-sur-Saône et de Saint-Jean-de-Losne ont été dépêchés. Soit un total de quinze sapeurs-pompiers avec quatre engins : deux fourgons incendie, une grande échelle et un chef de groupe. »

 

 Une chose est sûre au moins, la cause du sinistre éventuel ne pourra pas être imputée aux étincelles du Bessemer !

Charmoy-City, avec les aciéries va disparaître un haut-lieu de l'acier moulé Levoz

Charmoy-City, avec les aciéries va disparaître un haut-lieu de l'acier moulé Levoz

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 30 octobre 2019 (J+3969 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
20 octobre 2019 7 20 /10 /octobre /2019 01:00

HISTOIRE DE LA POSTE, QUAND AUXONNE N’ÉTAIT PAS ENCORE CHARMOY-CITY - du 20 OCTOBRE  2019 (J+3959 après le vote négatif fondateur)

      La démolition de la Poste d’après-guerre inaugurée en 1956, a coïncidé avec l’avènement de la nouvelle ère charmoysienne, inaugurée, celle-ci, par Raoul Langlois et consorts.

    Mais ce n’est qu’une coïncidence, car si la cheville ouvrière des projets du Charmoy fut bien Monsieur Langlois, le fidèle serviteur des promoteurs du Charmoy, épaulé par son commis-afficheur Montial, la démolition de cette poste était prévue dès la précédente mandature Sanz.

    Monsieur Langlois ne fit donc qu’exécuter le projet de nouveau Rond-Point de La poste conçu par ses opposants d’alors, comme il exécuta les volontés des promoteurs de Vesoul.

    Mais toutes ces affaires tomberont bientôt dans les poubelles de l’Histoire.

       Et mon travail du jour ne réside pas dans le rabâchage de ces quelques vérités, certes dignes d’être rappelées…

    En mémoire de nos Postes d’autrefois, j’offre aujourd’hui à mes concitoyens un petit diaporama postal original !

A  La Poste Belle Epoque

A La Poste Belle Epoque

B La Poste sur le papier

B La Poste sur le papier

C Sept 1944  la Poste saute

C Sept 1944 la Poste saute

D 1953  La  première pierre

D 1953 La première pierre

E 1953 le futur et le provisoire 1

E 1953 le futur et le provisoire 1

F 1953 le futur et le provisoire 2

F 1953 le futur et le provisoire 2

G  1956  le temps de l' inauguration

G 1956 le temps de l' inauguration

H 2008 les derniers mois

H 2008 les derniers mois

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
13 octobre 2019 7 13 /10 /octobre /2019 01:00

CHARMOY-CITY : DES JARDINS OUVRIERS AU PORT ROYAL  - du 13 OCTOBRE  2019 (J+3952 après le vote négatif fondateur)

   

    Ce sont des jardins que nous découvrons aujourd’hui sur une photo aérienne de 1960 publiée par la  page facebook Auxonne Info - Actus & Débats.

     Situés au pied du Bastion Royal sur l’emplacement actuel du Port royal, de ses accès et de son extension prévue, ces jardins n’auront pas connu une histoire bien longue.

     Cette histoire commence au début des années 1940, pour des raisons que nous verrons plus loin.  L’emplacement est alors propriété de l’Armée.

     L’histoire finit au cours des années 1960, lorsque l’Armée reprend possession du terrain concédé pour y construire des équipements.

    Une piste FRAC (Formation Rationnelle Accélérée des Conducteurs) est aménagée sur l’emplacement actuel des accès (et parking) au Port Royal par la route de Flammerans.

      Tout le long de la face du bastion royal regardant la route de Flammerans, est construit un stand de tir « balplast » destiné à l’entraînement au tir à balle plastique avec l’ancien fusil MAS 36. Votre serviteur y a tiré en 1970 et fait tirer les gars de son peloton. Pour des raisons d’évolution technique, le stand est d’abord désaffecté, et enfin démoli à la fin du siècle dernier.

     La suite est une autre histoire, celle du Port Royal.

     Revenons à présent au début de notre histoire des jardins.

     Juin 1940. Le pays est envahi. Les courtes mais très meurtrières hostilités cessent après la capitulation et l’armistice. Dans le pays à genoux, les questions de ravitaillement deviennent cruciale, et celle de l’alimentation au premier chef.

   Deux mois après l’Appel du 18 juin à Londres, Vichy promulgue la loi du 18 Août « relative à la mise en exploitation des terrains urbains non utilisés »

  

Les effets de cette loi seront élargis par des lois ultérieures encadrant et soutenant, par le biais d’associations, les exploitants de nouveaux jardins potagers.

    Il pourrait sembler qu’alors, les besoins alimentaires concrets de la population convergent avec la doctrine, plus discutable, du « Retour à la terre » selon Pétain, si bien défendue par le célèbre Chanoine Kir dans son éditorial du «Bien du Peuple de Bourgogne », feuille hebdomadaire catholique et paysanne. 

   Petit échantillon présentable de cette prose : « La pénurie d’aliments de première nécessité va remettre à l’honneur la vie saine du paysan qui trouve à portée de sa main les articles indispensables ».

   

C’est clair, en ville, si l’on est peu fortuné, on  se serre la ceinture, les « doryphores » (les occupants) dévorent tout ce qui pousse dans les champs.

     Et dans les campagnes on plaisante à l’occasion de cette diète forcée des Parigots : « Parisien gros bec [moineau] campagnard tête de lard, les Parisiens i mangent d’la m…, les campagnards i mangent du lard ». Je tiens ce bon mot de mon père qui me l’a rapporté et l’avait entendu en 1944 dans une ferme de Haute-Saône où il se cachait au cul des vaches pour échapper à un retour au STO (Service du Travail Obligatoire).

     Après ce retour à la terre, revenons-en à nos jardins.

    Une structure associative préexistante, la Ligue du Coin de Terre et du Foyer, fondée par l’Abbé Lemire en 1896, et dont les délégués sont répandus sur tout le territoire va permettre, en lien avec les pouvoirs publics, de concrétiser les créations de nouveaux jardins. Leur nombre passera ainsi de 75000 en 1939 à 250 000 en 1943

https://journals.openedition.org/insitu/18752

      Il serait abusif et injuste de taxer, pour autant,  l’association d’allégeance aux valeurs de Vichy dans la poursuite élargie de son  objectif social.

   

Selon des témoignages oraux entendus il y a longtemps, le Chanoine Cornier, alors Curé d’Auxonne, aurait participé activement au développement local  de ces jardins. Je rends ici hommage à la mémoire d’un homme qui m’a toujours fait une grande impression.

    Mes parents, alors jeunes mariés, cultivaient une parcelle de 2 ares sous les murs du Bastion Royal. J’ai retrouvé leur carte de jardinage dans la vieille boîte en fer-blanc des souvenirs de famille.

Claudi nous livre une vision originale autant que pertinente des jardins des années 40…

 

Pour les curieux :   quelques détails supplémentaires sur les 3 autres points de la photo 

Charmoy-City, des jardins ouvriers au Port Royal

Charmoy-City, des jardins ouvriers au Port Royal

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 13 octobre 2019 (J+3952 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
29 septembre 2019 7 29 /09 /septembre /2019 00:30

UNE PLAGE OUBLIÉE  À CHARMOY-CITY - du 29 SEPTEMBRE  2019 (J+3938 après le vote négatif fondateur)

   Je dédie ce texte à la mémoire d’André Malandain et de René Roy,  pionniers des sports nautiques à Auxonne.   

    Retrouvons le temps où Auxonne n’était pas encore devenu, sous le règne de Raoul Langlois, Charmoy-City.

    Le promeneur empruntant le chemin de droite en allant vers l’Écluse d’Auxonne sur le talus du canal, pourra découvrir au quart du trajet, et sur sa droite en contrebas du talus, un ensemble de ruines enfouies dans les ronces et les fourrés. Ces ruines faisaient partie, vers le milieu du siècle dernier, d’un complexe nautique modeste, mais très apprécié.

     C’est André Malandain, un Normand, installé à Auxonne et fana de sport nautique, qui créa la plage de l’Ermitage en 1941. La plage comportait 3 bassins (grand, moyen, petit). Au bout du ponton du grand bassin, se trouvait le formidable plongeoir construit par l’entreprise Saunié.

  Baigneurs et baigneuses se changeaient dans des cabines en bois, de l’autre côté du chemin en face de la plage, contre la butte du canal (non visibles sur notre illustration). Un peu plus loin en aval, on consommait sur une terrasse en plein air et on pouvait aussi se restaurer dans la petite guinguette en dur visible sur notre illustration (son pignon est caché par le plongeoir).     

      Jusqu’en 1945, Madame Malandain tenait les fourneaux  et servait aux clients une cuisine simple, souvent d’inspiration normande. Monsieur et Madame Malandain étaient en effet tous deux normands. Il n’est pas donné à tout le monde d’être picard !

        À cette date, le grand bâtiment à gauche de cette guinguette sur notre illustration n’était pas encore construit.

      En 1945, pour des raisons familiales, André Malandain céda son établissement à René Roy qui travaillait avec son père, Jules Roy, dans l’entreprise familiale de scierie située route de Dole à l’emplacement actuel du Comptoir des matériaux.

     C’est René Roy qui fit construire vers 1947-48 le bâtiment situé au centre de notre illustration. Des prisonniers allemands de la deuxième guerre mondiale, encore présents à cette époque furent employés à la construction du bâtiment dont la partie charpente et menuiserie fut particulièrement soignée, on le comprend.

    On conserve dans la famille Roy le lustre en bois de la grande salle, réalisé par un ébéniste allemand.

 Une vingtaine d’années plus tard, gardant sans doute un bon souvenir de son séjour, notre ébéniste revint  visiter Auxonne, et la famille Roy.

    La grande salle d’environ 150 m2 était construite en surélévation hors-niveau des crues, on y accédait par un escalier central en façade.

   Elle s’ouvrait sur une terrasse découverte d’une trentaine de mètres carrés à l'avant du bâtiment.

   Bar,  restaurant, dancing tels étaient les usages de cette magnifique salle.

   On se baignait, on pagayait, on se restaurait, on dansait à la Plage de l’Ermitage

   À partir de 1955 la fatalité devait priver les Auxonnais, et les Dijonnais, de ces agréables distractions.

   Au cours de l’année 1955, René Roy trouvait la mort avec son épouse dans un terrible accident sur la RN5, laissant deux enfants.

   La famille voulant racheter l’établissement, il se révéla que, probablement en vertu d’un accord à l’amiable, le terrain sur lequel il avait été construit n’avait pas fait l’objet d’un acte de vente notarié.

    La propriétaire légale refusa alors de le vendre le terrain et, le fonds l’emportant sur le bâti, le bâtiment, qui avait en outre perdu son promoteur et avec lui son âme, fut vidé, par la famille, d’une partie de son mobilier, fermé, abandonné et progressivement pillé puis  ruiné.

  

  Quant à la petite guinguette Malandain, elle aussi aujourd’hui en ruine, elle était située sur une autre parcelle contiguë acquise par acte.

    Elle hébergea jusque vers le milieu des années 70, une petite dame seule, la Marie, qui élevait des poules, vendait ses œufs et surtout, n’avait pas froid aux yeux, de vivre seule en un tel lieu.

 

    Petites anecdotes personnelles : je me rappelle enfant avoir vu André Malandain, un homme souriant, ranger ses canoés et kayaks dans un garage qu’il avait dans l’actuelle rue d’Heidesheim (actuelle rue Prieur). Nous habitions alors au 13 rue de l’Hôpital (actuelle rue Gaston Roussel), dans la « maison Olive » et la cour de l’immeuble débouchait sur la rue Prieur. J’étais toujours étonné de voir deux des esquifs porter les noms  Speranza I et Speranza II. J’appris plus tard que cette appellation est prisée des navigateurs.

   À peu près à la même époque, je n’étais pas encore devenu, par les soins d’Henri Berger qui dispensait ses leçons de natation au bas des gradins du port, un nageur confirmé.

   Je me souviens alors m’être aventuré dans le grand bassin de la plage Malandain, et avoir perdu pied.

     Je revois encore les bulles dans l’eau verte monter en grappe au-dessus de moi. Seule la proximité du ponton auquel je me suis raccroché – mais aussi un petit travail d’enquête – me permet, plus de soixante ans après, de vous conter ces souvenirs.

 

N.B. : La reconstruction des ruines sur l’illustration de Claudi a été réalisée d’après nos mesures faites sur le terrain et à partir d’une photo publiée dans l’ouvrage collectif : AUXONNE VOYAGE DANS LE TEMPS…édité en 2015 par L’Association Écomusée du Maraîchage et des Traditions populaires du Val de Saône.

 

 

 

Charmoy-City, revitalisation rêvée d'une plage oubliée

Charmoy-City, revitalisation rêvée d'une plage oubliée

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 29 septembre 2019 (J+3938 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
20 septembre 2019 5 20 /09 /septembre /2019 01:00

CHARMOY-CITY : UN FUTUR MAIRE D’ANTAN AU SERVICE DE L’EMPEREUR- du 20 septembre 2019 (J+3929 après le vote négatif fondateur)

     Chantecler apporte aujourd’hui une contribution originale aux célébrations locales du 250 ème anniversaire de la naissance de Napoléon Bonaparte ( le 15 août 1769).

      Cette contribution, la deuxième, se veut résolument historique la première ayant été d’une tonalité un tantinet polémique.

CHARMOY-CITY : 250 ANS APRÈS SA NAISSANCE,  LE LIEUTENANT BONAPARTE, OTAGE DES « PASSIONNÉS » -  du 19 SEPTEMBRE  2019

    Notre contribution du jour présentera un caractère inhabituel puisqu’il s’agit d’un hommage à un maire d’Auxonne !

     Non ! Pas qui vous savez ! Mais un personnage attachant et passionnant à divers titres, et qui a laissé nombre d’écrits et d’opuscules pleins d’intérêt et de fantaisie et parfois de joyeuse malice, desquels nous nous sommes inspirés.

   Nous venons de citer Claude Pichard (1795-1883), qui accomplit deux mandats de maire durant la Monarchie de Juillet : (1832-1835) et (1843-1848). Son nom est actuellement attaché à une rue de notre bonne ville.

     Non ! Pas la rue du Charmoy ! Où un autre maire s’illustra !

UNE HISTOIRE POUR LA RUE DU CHARMOY (4) - du 16 septembre 2016

      Et s’illustrera encore, n’en doutons pas, dans une semaine, mais cette fois, sans son adjointe à l’urbanisme…

CHARMOY-CITY : DANS 10 JOURS, PLAIDOYER DÉCISIF EN CNAC  POUR UN MAIRE « INDÉCIS » - du 16 SEPTEMBRE  2019

     En ce qui concerne  Napoléon Bonaparte, on doit à Claude Pichard une brochure qu’il publia étant maire : Napoléon Bonaparte à Auxonne, Auxonne, Saunié, 1847. Elle connut une réédition en 1857 chez le même éditeur. Les deux éditions sont consultables en ligne

https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb311049124

https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb31104913g

    Cette même année 1857, année de l’érection de la statue, le principal du Collège d’Auxonne, J. Bernard,  édita une notice historique intitulée La statue de Napoléon Ier à Auxonne, chez le même éditeur, consultable elle aussi en ligne

https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb300907214

   Nous avons lu la plupart des écrits publiés par Claude Pichard. Le style en est attrayant, humain et parfois émouvant, un peu foutraque et non sans une pointe d’humour ! Nous ne manquerons pas de reparler de ce personnage attachant à propos de divers sujets.

    Pour l’heure, c’est son engagement de jeunesse aux côtés de l’Empereur qui nous intéressera, en écho aux célébrations locales du 250ème anniversaire de la naissance de Napoléon Ier.

    1813, Claude Pichard a 18 ans, orphelin de père très jeune, il vit aux côtés de sa mère au sein d’une famille de commerçants établie dans la rue du Chénois (actuelle rue Carnot).

    Après la saignée de 1812, le gouvernement impérial vient de lever un corps de cavalerie de volontaires devant s’équiper à leurs frais : la Garde d’honneur de l’Empereur. L’article 7 du décret du 3 avril 1813 garantit aux gardes d’honneur une promotion rapide, en leur conférant le grade de sous-lieutenant  après douze mois de service.

     Équipé aux frais de sa famille et peut-être aussi d’autres contributeurs, le jeune Claude s’enrôle dans le prestigieux nouveau corps.

     Dans ses écrits, il évoque sa présence à la grande bataille de Leipzig (fin octobre 1813) et la retraite des troupes impériales vaincues par les coalisés vers le Rhin de Mayence.

     Sa carrière se poursuit, il prend le grade de sous-lieutenant. Après la deuxième abdication de Napoléon Ier à la suite de Waterloo (18 juin 1815), on retrouve Claude Pichard dans l’armée de Davout repliée au sud de la Loire. Davout se soumet au pouvoir royal le 14 juillet 1815.

     Citons Claude Pichard relatant, de son point de vue, la suite de l’affaire soixante ans après les faits : « En 1815, à Poitiers, j’étais sous-lieutenant à l’armée de la Loire. Les jeunes officiers devaient se rendre au quartier-général afin de signer leur option soit pour rentrer dans leurs foyers, soit pour leur admission dans la garde royale. J’avais la vocation de l’art militaire et j’espérais parcourir honorablement la carrière des armes ; les examens que je venais de passer étaient satisfaisants. Le jour fixé, j’allais opter pour la carrière des armes quand, au lieu de suivre directement la rue qui conduisait au quartier-général, je pris machinalement une autre voie. Là je rencontrai le facteur de la poste, qui me remit une lettre de ma mère, me pressant de revenir l’aider dans son commerce. Je ne pouvais hésiter, mais cette simple rencontre changea mon avenir » (Claude Pichard, Mon petit doigt me l’a dit, 2ème série, Auxonne, Charreau, 1876, p. 223)

    Qui sait ? Le hasard aurait pu, dans l’autre sens, priver notre bonne ville d’un maire fort sympathique.

     Je vous promets que nous retrouverons Claude Pichard, voué cette fois à des activités moins guerrières mais qu’il a su narrer avec un talent bien à lui !

    Pour mars 2020 qui vient, crions en chœur : « Claude Pichard à la barre ! »

    Mais un Claude Pichard, par les temps qui courent, ce n’est peut-être pas facile de mettre …la main-dessus !

 

FLASH-INFO

 

   Le site officiel de la Ville d’Auxonne, dans le cadre du programme de revitalisation « Auxonne 2025 » vient de lancer le slogan  « Pour rénover, c’est mieux d’être aidé ». Le public est invité à une réunion sur ce thème, en Salle évènementielle, le 2 octobre à 19h00.

    Verrons-nous pour l’occasion un come back inopiné de l’adjointe à l’urbanisme démissionnaire. En effet, et cela tombe sous le sens, pour un maire revitalisateur « Pour rénover, c’est mieux d’être aidé » !

CHARMOY-CITY : LE DOCTEUR RAOUL PRÈS DE DÉPOSER SA PLAQUE ?  - du 13 juin  2019

Charmoy-City, un futur maire d'antan qui nous fait honneur

Charmoy-City, un futur maire d'antan qui nous fait honneur

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 septembre 2019 (J+3929 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
28 janvier 2019 1 28 /01 /janvier /2019 06:55

QUID DE CHARMOY-CITY APRÈS LA PRISE DE DOLE ? (1) - du 28 janvier 2019 (J+3694 après le vote négatif fondateur)

    

     On peut faire d’un évènement diverses lectures : historique, sociologique, économique, politique…

      Aujourd’hui,  c’est à une rapide  lecture historique, ouverte et cum grano salis, comme il se doit, que nous nous livrerons  à propos d’une information publiée il y a un peu plus d’une semaine dans Le Progrès (édition Dole et Jura) en ces termes :

 « Jura Le groupe Leclerc rachète l’hypermarché Géant de Dole

C’est un coup de tonnerre dans l’univers de la grande distribution à Dole. Les groupes de distribution Casino et Leclerc viennent de tomber d’accord pour que ce dernier rachète six hypermarchés à son concurrent de Saint-Etienne.

Et parmi eux, le magasin Géant de Dole. C’est l’épilogue d’un feuilleton qui dure depuis des années, celui de la tentative, jusque-là vaine, du groupe Leclerc de s’implanter dans la première ville du Jura. »

    Ce « feuilleton qui dure depuis des années », le lecteur curieux en trouvera plus de détails dans les débuts  de notre dossier historique concernant l’« Histoire du Charmoy ».

    Cette « Histoire du Charmoy », dans ses origines au moins,  conjugue deux causes circonstancielles :

     tout d’abord, les réticences dôloises relativement à l’implantation d’une grande enseigne, et contrastant avec ces dernières, la complaisance dévouée de Raoul Langlois, maire de Charmoy-City, ci-devant Auxonne, à l’égard de cette même grande enseigne dont il a toujours soutenu inconditionnellement l’implantation, puis l’extension sur sa commune :

DIX ANS D’HISTOIRE DU CHARMOY OU LE CHARMOY POUR LES MULES ÉDITION 2018- du 19 novembre 2018

    C’est ainsi que, dès le 21 janvier 2012,  Le Progrès titrait à la suite d’une CNAC : « Après deux échecs à Brevans et Crissey, Leclerc obtient un feu vert à Auxonne »

Auxonne s’avérait être ainsi le « maillon faible » de la résistance doloise.

CNACS D’HIER ET DE DEMAIN - du 21 décembre 2016

Et, en 2014, c’est le Charmoy qui était « investi »

INVESTISSEMENTS  D’HIER  ET  D’AUJOURD’HUI - du 16 AOÛT 2014   

   Aujourd’hui, un concours de circonstances lié au déficit d’une enseigne concurrente ouvre à Leclerc, par d’autres voies que le Charmoy, le bassin de chalandise dolois.

     Commercialement parlant, Dole est donc finalement prise par l’enseigne qui la convoitait. Chacun voyant midi à sa porte, divers points de vue envisageront autant de conséquences diverses. Il est même possible que des conséquences inattendues se fassent sentir au Charmoy…

   À l’attention des déçus  et mécontents, comtois ou autres, rappelons aujourd’hui sans prétention et à titre de consolation, un fait d’armes de la gloire doloise.

     

   Le 15 mars 2018 Le Progrès annonçait la réédition du Siège de la ville de Dole  par Jean Boyvin, aux Éditions de La Passerelle.

     L’auteur de la première édition de ce texte (Dole, 1637) fut Jean Boyvin, un maire de Dole qui résista bravement au siège de 1636. L’esprit de résistance des Comtois était alors immortalisé par le célèbre : « Comtois rends-toi, nenni ma foy ! »

     Au cours des dix dernières années et encore tout récemment, le libraire-éditeur de l’ouvrage, Philippe Thiéfaine, a démontré,  dans la presse locale, l’esprit de résistance de la librairie traditionnelle. Nous le saluons ici.

     Avec Claudi, nos petits lapins du CMJ en apprendront aujourd’hui encore un peu plus. Avouez quand même que c’est plus classe que la chasuble et le sac plastique sous la Houlette !

 

Flash dernière

Le Bien Public titrait ce matin sur son site numérique

« CÔTE-D'OR - INSOLITE Labergement-lès-Auxonne : « Jamais chanceuse » aux jeux, elle gagne une voiture »

En photo, la gagnante à côté de la Twingo gagnée lors de la tombola des 65 ans de  l’UCIAA

Nous souhaitons bien sincèrement à l’UCIAA autant de chance que sa gagnante pour l’année 2019 !

CHARMOY-CITY : LE COMMERCE DE LA RUE THIERS NE SERA-T-IL BIENTÔT PLUS QU’UN SOUVENIR ? - du 16 janvier 2019

Histoires doloises 1636 siège historique 2019 siège d'une nouvelle enseigne

Histoires doloises 1636 siège historique 2019 siège d'une nouvelle enseigne

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28  janvier 2019

(J+3694 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
2 novembre 2018 5 02 /11 /novembre /2018 06:18

CHARMOY-CITY : UN PETIT TOUR SUR  LA GRAND FOIRE (2) - du 02 novembre 2018 (J+3607  après le vote négatif fondateur)

   Les premiers pas de notre « petit tour sur la grand foire » ont enthousiasmé nos lecteurs.

CHARMOY-CITY : UN PETIT TOUR SUR  LA GRAND FOIRE (1)

     Après une interruption, liée au scoop d’un tout récent « projet de revitalisation de la rue du Charmoy » auquel nous avons dû consacrer notre dernier article d’avant-hier, notre « petit tour sur la grand foire » reprend aujourd’hui.

CHARMOY-CITY : LA « REVITALISATION DE LA RUE DU CHARMOY »  EN BONNE VOIE - du 31 octobre 2018

            Il reprend avec  un volet historique, volet déjà prévu et qui ne doit donc pas être vu comme un écho aux  aperçus historiques, plus que brefs, de notre premier édile sur l’évènement. Ces aperçus ont été publiés dans Le Bien Public du 30 octobre dernier.       

       Mais avant que de nous suivre dans notre petit périple historique, les amateurs de curiosités pourront toujours, s’ils le souhaitent, en savoir plus sur l’histoire de la rue du Charmoy, une histoire souvent méconnue, mais que Monsieur Langlois doit connaître sur le bout du doigt.

     Il est en effet l’un des acteurs majeurs de l’histoire de cette rue chère à son cœur,  pourtant actuellement sans issue et inconnue du vérificateur d’adresse de La Poste !!

     Une rue qui, parions-le, n’a pas fini de faire parler d’elle !! 

     Et qu’un jour peut-être on rebaptisera – qui sait ? – Avenue Raoul Langlois !

ALBUM RUE DU CHARMOY du 23 octobre 2016

     Mais si vous le voulez bien, passons aux choses sérieuses et à quelques notules historiques sur la foire.

     Dans l’Histoire d’Auxonne au Moyen-Âge (Dijon, 1961) de Pierre Camp, on découvre à la page 42, un paragraphe intitulé « Éveil commercial » dont nous citons une partie :

     « Éveil commercial. Une ville aussi bien située, au croisement d’une artère fluviale et d’une grande route politique et stratégique voit éclore un mouvement commercial. N’eût-elle pas d’industrie propre, elle attire les marchands par son accès commode et la sécurité qu’elle leur assure à l’abri de ses remparts. Auxonne, jusqu’au début du XIVe  siècle n’avait qu’un marché chaque lundi, fréquenté régulièrement par les paysans des environs (A.A. liasse 68). En 1319 le duc Eudes IV dota la ville de deux foires annuelles, l’une fixée au jeudi après l’octave de Pâques [N.D.L.R. Chantecler : les huit jours qui suivent le dimanche de Pâques] et l’autre au jeudi après l’octave de la Saint-Denis [N.D.L.R. Chantecler : fêtée le 9 octobre]; Chacune devait durer trois jours… »

     Une petite remarque en passant, nos lecteurs aurons noté que nous citons nos sources et qu’ainsi nous ne nous prévalons pas d’une quelconque  science infuse. Tel n’est pas toujours le cas de notre magazine municipal préféré, et de ses divers rédacteurs !

UNE HISTOIRE POUR LA RUE DU CHARMOY (1) - du 29 Août 2016

       Autre petite remarque toujours en passant : bizarrement, toutes proportions gardées, et dans un tout autre style, concernant il est vrai une tout autre époque, les premières lignes de ce paragraphe « Éveil commercial », évoquant la position privilégiée de notre cité sur les voies de communication, peuvent rappeler d’autres  lignes d’un tract, ne datant certes pas du Moyen-âge, mais néanmoins d’âge vénérable, relatif à la première tentative d’ascension cantonale de notre premier édile.

     Amateurs d’archives et de vieux papiers plongez dans le siècle passé !

    

     Il y eut certes, plus proche de nous, une deuxième tentative. Mais hélas cette tentative ne moussa que par le nombre de voix obtenues : 1664 !

    Nombre qui ne permit pourtant pas à l’arrogant postulant d’emporter le fauteuil si tentant, même si ce postulant y mit, avec l’appui de l’un de ses actuels colistiers, naguère commis à l’affichage luron et à la fondation d’association bidon,  sa zone du Charmoy en promo et en  tête de gondole !

     Petite collection de partitions édifiantes de notre chanteur de Charmoy !

   Mais, après ce coq-à-l’âne incongru revenons à notre propos.et quittons la foire aux Vieux papiers de la Porte de Champeret pour en revenir à notre bonne vieille foire d’Auxonne ! 

   L’Annuaire départemental de la Côte-d’Or (Dijon, E. Jobard, 1862) par Joseph Garnier donne, à partir de la page 319, le « TABLEAU DES FOIRES DU DÉPARTEMENT DE LA CÔTE-D’OR. Arrêté par M. le Préfet le 31 juillet 1850 et approuvé par le ministre de l’agriculture et du commerce le 3 septembre suivant et par des décrets postérieurs.»

   On lit en page 320 : « Auxonne. 16 mars, 20 juin, lundi après le 1er dimanche de septembre, 3e lundi d’octobre, 22 décembre. »

 

    L’Annuaire départemental de la Côte-d’Or (Dijon, E. Jobard, 1880) par Joseph Garnier donne, à partir de la page 426, le « TABLEAU DES FOIRES DU DÉPARTEMENT DE LA CÔTE-D’OR. Dressé en exécution de l’arrêté préfectoral du 16 juin 1876 »

   Sur cette même page 426 on lit : « Auxonne.  Le 1er vendredi de chaque mois, à part le mois d’octobre et le 3e lundi d’octobre. »

 

   L’Annuaire départemental de la Côte-d’Or (Dijon, E. Jobard, 1887) par Joseph Garnier donne, à partir de la page 454, le « TABLEAU DES FOIRES DU DÉPARTEMENT DE LA CÔTE-D’OR » 

 Sur cette même page 454 on lit : « Auxonne. Le 1er vendredi de chaque mois et le premier vendredi de novembre. »

  

L’Annuaire départemental de la Côte-d’Or (Dijon, E.Jobard, 1900) par Joseph Garnier donne, à partir de la page 471, le « TABLEAU DES FOIRES DU DÉPARTEMENT DE LA CÔTE-D’OR. »

   Sur cette même page on lit: « Auxonne. Le 1er vendredi de chaque mois et le dernier lundi d’octobre . »

   Les mêmes dates sont retrouvées en page 470 de l’Annuaire départemental de la Côte-d’Or (Dijon, Jobard, 1912) par Charles ROYER avec une précision supplémentaire.

  « Auxonne. Le 1er vendredi de chaque mois et le dernier lundi d’octobre (8 jours). »

    Conclusion : Cette revue des annuaires permet d’affirmer que c’est en 1900 ou aux approches de 1900 que la date de la grand foire d’Auxonne a été définitivement fixée au  dernier lundi d’octobre. 

     Quant aux petites foires mensuelles du 1er vendredi de chaque mois, sortes de marchés du vendredi « enrichis » qui amenaient plus de camelots, l’usage s’en est progressivement perdu autour de l’« entrée dans le  troisième millénaire », pour reprendre un terme pompeux, cher à certaine « tribune libre ».

    Nous aurions aimé émailler notre chronique « foireuse » de quelques documents iconographiques échelonnés dans le temps.  Malheureusement, la recherche en reste encore à faire.

    Cependant, comme toutes les foires traditionnelles connaissent des destins parallèles qui présentent pas mal de similitudes, nous nous rabattrons encore une fois sur la foire de la Saint-André de Chartres, à propos de laquelle nous avons dégotté une petite doc chronologique assez intéressante  que nous empruntons à L’Écho républicain.

     Claudi ajoute pour nous une nouvelle image à la saga du Chevalier Raoul de Vesoul  toujours prêt à « partir au feu » pour la « foire d’en haut »

.CHARMOY-CITY : « FOIRE D’EN BAS » ET « FOIRE D’EN HAUT » - du 30 octobre 2017

 

Charmoy-City : bientôt, là-haut, la halle du troisième millénaire

Charmoy-City : bientôt, là-haut, la halle du troisième millénaire

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 02 novembre 2018  (J+3607 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
10 juin 2018 7 10 /06 /juin /2018 08:41

CHARMOY-CITY : QUAND  OIGNON  RIMAIT AVEC  S.I.M.P.A- du 10 juin 2018 (J+3462 après le vote négatif fondateur)

   N.B. : En attendant la résolution de nos problèmes techniques, nos chers lecteurs nous excuserons de leur resservir une version remaniée mais bien chaude et bien gratinée, d'un article de 2017.

CHARMOY-CITY : LE COQ ET LA PENDULE - du 08 juin 2018.

   L'année passée, nous avions rendu compte d’une enquête intitulée : « Auxonne... enquête dans la capitale du Val de Saône ! »

      Cette enquête, parue dans « L’Écho des communes », publication en ligne à visée promotionnelle offrait au lecteur un tour d’horizon de notre cité commenté et illustré par   notre premier édile et son adjointe à l’urbanisme.

    Nous y avions relevé ces citations relatives à l’oignon, notre sujet de ce jour, et plus généralement à l’agriculture locale :

« Ne soupirez pas non plus contre l’odeur de l’oignon dans toute la cité : c’est fini » ceci au début de l’article, et  plus loin, dans le corps de l’article:

    « Les agriculteurs, les maraîchers : c’est fini. La déshydratation de l’oignon aussi, même si la 33ème  fête de l’Oignon s’est déroulée à Pluvet, près de Genlis. »

CHARMOY-CITY : SPLENDEURS ET MISÈRES DE L’OIGNON - du 05 novembre 2017

     Ces citations nous avaient alors semblé comme un glas de l’oignon résonnant, en place d’angélus, sur les champs désertés !

     La déshydratation se serait donc évaporée et l’odeur avec ! Un plaisir olfactif ineffable nous aurait donc été retiré.

     Le relent s’est enfui, mais il est temps encore de préserver la mémoire !

     Par bonheur, dans notre Val-de-Saône béni,  comme le montrent les festivités du jour, l'ineffable bulbe a su migrer du secteur agro-alimentaire, vers le secteur festif et patrimonial.

    En résumé : l’oignon est passé des champs où on le repiquait et des chaînes de transformation la SITPA (Société Industrielle de Transformation de Produits Agricoles) qui piquaient les yeux, au rayon des mille et une kermesses costumées ludiques de tout poil qui font la joie de notre France profonde !

      SITPA ? Les vieux Auxonnais ont bien connu la SITPA que le populaire prononçait d’ailleurs habituellement SIMPA, sans doute en mode d’assonance  plus douce. SIMPA c’était plus sympa et ça faisait oublier les larmes de l’oignon.

   Cet oignon épluché en tâche à domicile et qui permettait d’arrondir les fins de mois dans les foyers modestes. Adolescent, votre serviteur a pratiqué occasionnellement. Sans grand succès à vrai dire ! Mais j’ai connu des virtuoses aux yeux rougis qui sortaient vaillamment leur journée !

    À la même époque, au rayon articles de pêche, j’ai tenté le montage des hameçons en tâche à domicile pour le magasin Prévost à l'entrée du pont de France devenu à présent le P’tit Coup de Pouce. Mais pas plus que le coup de pouce je n’avais le coup de main et puis, ça me rappelait trop les lignes emmêlées à la pêche à l’ablette !

    Finalement, ça grainait plus d’aller ramasser les treuffes chez les maraîchers : longue Béa et ronde Sirtema

    Ah ! Chers vieilles senteurs de 1960, madeleine de Proust du Val-de-Saône, senteurs d’oignon et de manne !

LES BOUTIQUES ÉPHÉMÉRES, UNE MANNE POUR LE COMMERCE DE CENTRE-BOURG ? - du 30 juin 2017

    En été 1966, j’ai même bossé à la SIMPA, dans l’usine à droite, juste à la sortie du Pont de France en direction de Dijon. J’étais fier de ma carte de sécu toute neuve !

    À la chaîne à piquer les oignons sur le tapis, entouré de bonnes dames en bonnet blanc, j’adorais leur franc-parler. Le contremaître était un homme, évidemment, grincheux parfois !        L’égalité des sexes et la langue de bois n’avaient pas encore triomphé. L’oignon faisait encore pleurer ! Et l’on savait encore rire !

     Je m’enrhumais parfois dans les chambres froides, grands cimetières de poulets congelés et éviscérés, raides comme la justice et durs comme des pavés. C’était « mes universités » !  Aux p’tits oignons !

 

Charmoy-City : quand oignon rimait avec S.I.M.P.A.

Charmoy-City : quand oignon rimait avec S.I.M.P.A.

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 juin 2018 (J+3462 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d'histoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire