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  • Claude Speranza, Auxonnais
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21 juillet 2022 4 21 /07 /juillet /2022 07:28

NAPOLÉON D’AUXONNE À LA POLOGNE (4) - du 21 juillet 2022 (J+4964 après le vote négatif fondateur)

Dans le précédent épisode nous avions examiné pourquoi l’Empereur, et son armée, avaient pris leurs quartiers de février à juin 1807 à l’intérieur d’un quadrilatère restreint entre Vistule et Passarge, avant de reprendre leur offensive contre l’armée russe.

NAPOLÉON D’AUXONNE À LA POLOGNE (3) - du 16 juillet 2022

Comme annoncé, nous donnerons à présent un aperçu des conditions de vie de l’Empereur et de son armée dans leurs quartiers d’hiver et de printemps entre Vistule et Passarge. Nos lecteurs curieux (happy few qui ne sont pas légion dans la chaleur de l’été !) pourront se référer à nouveau à la carte que nous avions déjà diffusée à leur intention.

En matière de sources, nous nous référerons encore une fois au premier tome de la monumentale Histoire de l’Empire d’Adolphe Thiers, dans sa version illustrée (Paris, Lheureux, 1865), ainsi qu’à la correspondance de l’Empereur.

Arrivé à Osterode depuis quelques jours, Napoléon écrit à l’Impératrice Joséphine, qu’il n’a pas vue depuis de longs mois et qui mène, loin de son impérial époux, la vie parisienne : « Je suis dans un mauvais village, où je passerai encore bien du temps : cela ne vaut pas la grande ville ».

Évoquant pour sa part l’activité débordante de l’Empereur à Osterode, Thiers souligne par ailleurs la rusticité de son séjour  : « C’est du petit bourg d’Osterode que Napoléon ordonnait toutes ces choses.[…] Napoléon avait voulu donner l’exemple de la résignation en restant au milieu d’eux. Les officiers de chaque corps envoyés à Osterode pouvaient dire qu’ils ne l’avaient pas trouvé mieux établi que le dernier d’entre eux » (p. 405 ). Et plus loin : « Telle est la multitude d’objets dont il s’occupait dans le bourg d’Osterode, vivant dans une espèce de grange, d’où il contenait l’Europe et gouvernait son Empire » (p. 407 ).

La résignation spartiate de l’Empereur en matière de confort lors de son séjour à Osterode ne pouvait toutefois convenir aux visites et aux ambassades qu’il devait recevoir. L’Empereur quitta donc Osterode à la fin mars.

Thiers évoque le fait en ces termes : « On avait fini par lui trouver à Finkenstein [à une trentaine de kilomètre à l’ouest d’Osterode, comme Dijon à l’ouest d’Auxonne !] une demeure plus convenable [...] dans laquelle il avait pu se loger avec son état-major et sa maison militaire. Là comme à Osterode, il était au centre de ses cantonnements, et en mesure de se rendre partout où sa présence était nécessaire » (p. 407)

Visiblement réjoui de ce nouveau logis, Napoléon écrivait à Joséphine le 2 avril : « Je viens de porter mon quartier dans un très beau château, dans le genre de celui de Bessières, où j’ai beaucoup de cheminées ; ce qui m’est fort agréable, me levant souvent la nuit ; j’aime à voir le feu. »

Un ouvrage allemand parut en 1906 sur le sujet : Dr Erich JOACHIM, Napoleon in Finckenstein, Berlin, Behrend, 1906.

La critique française sous la plume de J.-E. Driault, parue à l’époque dans la Revue d’Histoire Moderne & Contemporaine, et dont nous donnons ici un extrait, n’est pas franchement élogieuse :

« Ce petit livre luxueusement édité a été rédigé sur la demande du Comte de Dohna, propriétaire du château de Finckenstein ; il est précédé d’une préface du Comte de Dohna qui y rappelle les noms de quelques personnages de la famille : en somme c’est un pieux souvenir consacré à un monument [sic ndlr : l’auteur a sans doute voulu dire moment] historique qui rendit le château de Finckenstein plus illustre même qu’il ne l’avait été par un séjour antérieur du grand Frédéric. Il n’y a ici aucune révélation sensationnelle... »

Il y a sans doute une pointe d’anti-germanisme dans cette critique, mais force est d’avouer que la dernière phrase citée peut s’appliquer à nombre de publications napoléoniennes...

Et notre article n’échappe certainement pas à la règle !

Le château de Finckenstein a subi, depuis, les dévastations de la Seconde guerre mondiale. En bon documentaliste, nous proposons à nos lecteurs l’« avant », tel que le connut Napoléon, et l’« après » qui subsiste à présent.

Nous devrions terminer la présente série « NAPOLÉON D’AUXONNE À LA POLOGNE » dans notre prochaine publication qui devrait aborder un sujet inédit à caractère médical.

Les considérations relatives à l’histoire médicale ne sont pas rares dans les archives de notre blog...

ALBUM « Cahiers de vacances à Charmoy-City, vaccination et histoire »   

Claudi, en cette période de canicule et d’incendies, nous conduit sans pitié au coin du feu avec l’Empereur.

D'Auxonne à la Pologne, au coin du feu avec Napoléon.jpg

D'Auxonne à la Pologne, au coin du feu avec Napoléon.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 21 juillet 2022 (J+4964 après le vote négatif fondateur)

Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
16 juillet 2022 6 16 /07 /juillet /2022 08:20

NAPOLÉON D’AUXONNE À LA POLOGNE (3) - du 16 juillet 2022 (J+4959 après le vote négatif fondateur)

Dans le dernier épisode paru de notre série, nous annoncions : « nous examinerons plus en détail les circonstances qui conduisirent l’Empereur à opérer un « repli » vers le sud ouest après la bataille d’Eylau ainsi que les conséquences qui en résultèrent. ».

NAPOLÉON D’AUXONNE À LA POLOGNE (2) - du 06 juillet 2022

Tel est donc le programme que nous tenterons d’esquisser schématiquement aujourd’hui.

Dans le tome 2 de l’Histoire militaire de la France (sous la direction d’André Corvisart, PUF, 1992), à la suite de la description de la bataille d’Eylau (8 février 1807),  on peut lire ce texte en page 349 :

« Napoléon tente de poursuivre les Russes mais est contraint d’y renoncer à cause des fatigues de l’armée et de l’impossibilité d’acheminer son ravitaillement. C’est d’ailleurs à ce moment qu’il prend la décision de militariser les équipages. L’armée se replie et prend ses quartiers d’hiver. »

Tout est dit dans ces quatre lignes. C’est ce repli qui conduira l’Empereur à Osterode où, entre de multiples décisions de tous ordres, il concrétisera par un décret impérial sa « décision de militariser les équipages ».

Il convient toutefois, dans un souci d’objectivité, loin des rivalités d’uniforme et de l’« esprit de bouton », de ne pas grossir démesurément le précédent fait. Ce serait en effet regarder l’histoire par le petit bout de la lorgnette. Nous serons sans doute amené à revenir ultérieurement sur ce point.

Foin donc, de l’« esprit de bouton » et de son histoire ad hoc !

Faisons place à une histoire plus objective comme a su la conter avec talent Adolphe Thiers, d’une large et talentueuse plume, dans sa monumentale Histoire de l’Empire.

Et reportons nous, à cet effet, au premier tome de cette œuvre dans sa version illustrée (Paris, Lheureux, 1865).

À propos de la décision de Napoléon de suspendre un temps sa campagne contre les Russes,Thiers y souligne : « C’est assurément un spectacle imposant et instructif que celui de ce général impétueux [...] porté d’un seul bond du Rhin à la Vistule, s’arrêtant tout à coup devant les difficultés des lieux et des saisons, s’enfermant dans un espace étroit […] et  sachant ajourner [le] coup au moment où la nature des choses le rendrait sûr et possible » (p. 402 )

Cette sage décision d’ajournement n’apaise pas pour autant la fougue combative de l’Empereur qui confie à Joséphine, dans une lettre d’Osterode (où il séjourne depuis le 21 février) datée du 19 mars 1807 : « Dès que le printemps paraîtra j’espère bien laver la tête aux Russes... »

C’est presque l’été qu’il devra en fait attendre, car de la mi-février, jusqu’au début du mois de juin suivant qui verra leur entrée dans une nouvelle campagne, l’Empereur et son armée, resteront dans leurs quartiers à l’intérieur d’un quadrilatère restreint entre Vistule et Passarge décrit ainsi par Thiers dans l’ouvrage cité plus haut :

« Napoléon vint donc se placer entre la Passarge et la basse Vistule [suit la répartition de ses divers corps d’armée] le quartier général et la garde à Osterode, dans une position centrale, où Napoléon pouvait réunir toutes ses forces en quelques heures » (p. 402 )

La définition géographique de cet espace, défini par Thiers d’après la carte représente une superficie équivalente à la moitié de celle de l’actuelle Côte d’Or. Nos lecteurs pourront en prendre connaissance d’après le PDF ci-dessous réalisé par nos soins d’après l’œuvre de Thiers.

Dans un prochain épisode, nous illustrerons, d’après l’ouvrage de Thiers et la correspondance de l’Empereur, les conditions de séjour de l’Empereur et de son armée dans ces cantonnements.

En attendant, et pour conclure cet article, Claudi vous offre, comme toujours, son illustration du jour.

Si dans notre bonne cité impériale on nous répète haut et fort qu’Osterode fut un haut lieu de la logistique, n’oublions pas pour autant que le séjour de l’Empereur à Osterode fut aussi pour lui l’occasion d’une commande numismatique.

Pour célébrer son séjour à Osterode et l’immortaliser en profil impérial et romain, il commanda à Vivant Denon, patron du Louvre, une médaille établissant visiblement un parallèle entre la halte raisonnée et momentanée de la marche impériale vers l’Est et la tactique prudente du général Fabius Cunctator lors des guerres puniques contre Hannibal.

Féru d’histoire romaine, comme d’autres aujourd’hui se déclarent férus d’histoire napoléonienne, notre Empereur visiblement, comme ses fans d’aujourd’hui chez nous, ne se mouchait pas vraiment du pied.

 

Napoléon à Osterode, fantaisie numismatique.jpg

Napoléon à Osterode, fantaisie numismatique.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 16 juillet 2022 (J+4959 après le vote négatif fondateur)

Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
6 juillet 2022 3 06 /07 /juillet /2022 16:41

NAPOLÉON D’AUXONNE À LA POLOGNE (2) - du 06 juillet 2022 (J+4949 après le vote négatif fondateur)

Dans notre précédent article, nous évoquions la visite impériale de notre premier édile Outre-Vistule.

NAPOLÉON D’AUXONNE À LA POLOGNE (1) - du 02 juillet 2022

Bien que l’histoire napoléonienne soit un sujet immense, tentons aujourd’hui la gageure de mettre cet évènement local et municipal en perspective historique.

Et tentons d’esquisser tout d’abord quand et comment Napoléon, avant notre premier édile, arriva à Osterode en Prusse (actuellement Ostróda en Pologne).

L’explication se trouve en Prusse. 

En effet, la Prusse inquiétée par la mainmise de l’Empereur sur l’Allemagne occidentale et méridionale ainsi que par les exigences croissantes de Napoléon à son égard adhère, en septembre 1806, à la quatrième coalition réunissant Angleterre, Prusse et Russie.

Dès octobre, les armées de ces deux pays continentaux se mettent en marche vers le sud-ouest, en direction du Rhin.

Conséquence, l’Empereur et son armée franchissent début octobre 1806 le Main de Würzbourg.

Parti pour une longue campagne qui le conduira jusqu’aux confins orientaux de la Prusse, Napoléon ne rentrera en France que dix mois plus tard.

Au cours de cette longue absence il séjournera en particulier à Osterode du 21 février au 31 mars 1807.

Une carte établie par nos soins permettra à nos lecteurs de suivre le périple de Napoléon de Würzbourg début octobre 1806 à Tilsit en juillet 1807.

Dans nos prochains épisodes, nous examinerons plus en détail les circonstances qui conduisirent l’Empereur à opérer un « repli » vers le sud ouest après la bataille d’Eylau ainsi que les conséquences qui en résultèrent.

Claudi a choisi le thème de cette bataille pour illustrer son propos d’aujourd’hui.

 

Le Capitaine Hugo à Eylau.jpg

Le Capitaine Hugo à Eylau.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 06 juillet 2022 (J+4949 après le vote négatif fondateur)

Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
2 juillet 2022 6 02 /07 /juillet /2022 09:03

NAPOLÉON D’AUXONNE À LA POLOGNE (1) - du 02 juillet 2022 (J+4945 après le vote négatif fondateur)

Nos fidèles lecteurs connaissent sans doute notre série « IMAGES NAPOLÉONIENNES ET FRANCO-RUSSES » dans laquelle aurait pu s’intégrer notre propos d’aujourd’hui.

Nous avons cependant préféré réserver les prochains épisodes de cette série, précisons-le non terminée, à la suite des aventures du soldat Denis Bouvot que nous avions laissé, blessé devant Sébastopol, dans sa tente ambulance.

IMAGES NAPOLÉONIENNES ET FRANCO-RUSSES (10)- du 19 avril 2022

Un demi-siècle avant la Guerre de Crimée menée par son neveu Napoléon III, entrons donc aujourd’hui avec Napoléon Ier en Pologne.

Non pour y mettre la pâtée, comme l’Empereur, au tsar Alexandre Ier, mais beaucoup plus modestement en écho au dernier post facebook de notre premier édile actuellement en visite impériale Outre-Vistule.

Diverses photos, émanant du site officiel de la mairie d’Ostróda (Pologne), illustrent le propos. À noter, visiblement sous un pseudo, un unique commentaire, très « trainglot », de l’évènement.

Sur l’une des photos où figurent notre premier édile et diverses personnes, on peut remarquer un tableau dont l’original est au Musée de Versailles.

Ce tableau représente l’Empereur accordant des grâces aux habitants d’Osterode (Ostróda) alors sous administration prussienne, la Pologne ayant alors totalement disparu en tant qu’état souverain depuis 1795.

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/joconde/000PE005053

Diverses manifestations devraient se dérouler dans ces premiers jours de juillet dans le cadre du château-musée d’Ostróda, le vieil Ordenschloss teutonique, à l’époque inconfortable, où séjourna l’Empereur du 21 février au 1er avril 1807 à son retour de la boucherie d’Eylau.

À noter pour mémoire qu’Osterode, à la différence d’Auxonne, ne semble pas avoir laissé un souvenir impérissable dans la mémoire de l’Empereur.

On cherchera en vain le nom d’Osterode dans le Mémorial, mais on y trouvera en revanche celui d’Auxonne dont la municipalité actuelle a visiblement pris, dans une « belle dynamique », le Train en marche !

Claudi vous offre une vue de ce château en illustration du jour.

Au fait, qu’est devenue l’hirondelle du Carnaval ?

AUXONNE : LENDEMAIN DE CARNAVAL DANS LA RUE CARNOT - du 28 juin 2022

À l’examen, elle avait une patte blessée et hier matin, je l’ai retrouvée sans vie. Larrey n’était pas là pour la sauver...

 

Napoléon d'Auxonne à la Pologne.jpg

Napoléon d'Auxonne à la Pologne.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 02 juillet 2022 (J+4945 après le vote négatif fondateur)

Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
24 juin 2022 5 24 /06 /juin /2022 05:00

À CHARMOY-CITY, ET DANS TOUT LE PAYS, RÉTRÉCISSEMENTS EN MARCHE - du 24 juin 2022 (J+4937 après le vote négatif fondateur)

Rétrécissement du pouvoir d’achat, rétrécissement des vrais débats, rétrécissement de la démocratie, rétrécissement de majorité, j’en passe et des meilleures, à Charmoy-City, comme dans tout le pays, voilà le nouveau mal qui sévit ! Le rétrécissement est en marche !

Et à ce mal, point de vaccin ! Avouez qu’il y a parfois de quoi tomber du train !

MONTARGIS 1920, AUXONNE 2022 : TOMBÉS DU TRAIN « EN MARCHE » - du 20 juin 2022

Tout le pays est touché par ces rétrécissements qui s’abattent par les villes et par les champs, sur fond de changement climatique comme une nuée de sauterelles, venant défrayer la chronique et les manchettes des journaux.

Que nos lecteurs se rassurent, nous ne nous joindrons pas au chœur des pisseurs de copie, pour noircir le tableau et faire du sensationnel.

Modestement, nous parlerons d’un de ces rétrécissements insidieux, que l’on ne remarque pas toujours au premier abord, mais qui à l’usage et avec le temps, pourraient s’avérer gênants. De tels rétrécissements, la médecine donne de nombreux exemples.

Mais aujourd’hui, c’est promis, nous ne jouerons pas au docteur, pour parler tout simplement de voirie et de notre artère principale en pleine requalification.

Comme l’indique un grand article du Bien public d’hier 23 juin en page 11 sous le titre « Le carnaval d’Auxonne fête dimanche sa centième bougie », le défilé empruntera dimanche notre artère principale en pleine requalification. Cependant, par la voix du président du CCEA, un entrefilet précise : « on a juste dû adapter un peu les chars à la nouvelle rue qui est plus étroite ».

En fait, « la nouvelle rue » n’est pas en elle-même plus étroite, car les fronts des façades sont restés inchangés mais la chaussée carrossable, elle, a bel et bien été rétrécie.

C’est un choix, à présent inscrit « dans le marbre », tout autre qu’« éphémère » pour ainsi dire irréversible, et qui engage l’avenir de la circulation en ce lieu. Nous n’en dirons pas plus aujourd’hui.

Sinon que le 17 septembre 1879, en raison de motifs plus urgents et moins « paysagers » les édiles auxonnais du temps prenaient une décision contraire.

En conséquence, on entreprenait de grands travaux pour élargir la chaussée, allant jusqu’à « pousser les murs ». Et dans la nouvelle rue Thiers élargie, un commerce florissant allait prospérer pendant près d’un siècle…

Pour finir, petit aide-mémoire à l’usage de celles et ceux, et ils sont nombreux, qui ignorent les divers noms de la grande rue.

Les fans d’urbanisme d’hier et d’aujourd’hui, beaucoup moins nombreux, pourront se reporter à notre série d’articles sur le sujet à partir du lien ci-dessous

CHARMOY-CITY : PROJETS ET SOUVENIRS DANS LA GRANDE RUE (4) - du 09 février 2022

Sans oublier les fans d’histoires de Carnaval

AUXONNE, CARNAVALS ET CONSCRITS, D’HIER ET D’AUJOURD’HUI (1) - du 24 mai 2022

 

Au bon vieux temps écolo  des Chasseurs à cheval.jpg

Au bon vieux temps écolo des Chasseurs à cheval.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 juin 2022 (J+4937 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
20 juin 2022 1 20 /06 /juin /2022 11:16

MONTARGIS 1920, AUXONNE 2022 : TOMBÉS DU TRAIN « EN MARCHE » - du 20 juin 2022 (J+4933 après le vote négatif fondateur)

Nous laisserons à nos lecteurs le soin de méditer la douche froide politique d’hier et la dégelée survenue en pleine canicule.

Cordonnier, pas plus haut que la chaussure !

Nous nous contenterons donc de mettre en perspective deux évènements distants de plus d’un siècle, le premier de portée nationale et concernant le Président de la République Paul Deschanel, tombé de nuit d’un train en marche, non loin de Montargis ; l’autre de portée communale, concernant notre premier édile, tombé, lui aussi, à sa manière très particulière, du train « en marche ».

Les lecteurs curieux pourront  découvrir l’ondoyante évolution et la stratégie opportuniste de notre maire, des présidentielles aux législatives, à partir des liens disponibles dans notre dernier article.

AUXONNE : À TRAVERS LA CAMPAGNE, DES HALLES À LA GUINGUETTE - du 18 juin 2022

De cette chute d’un train en marche, Paul Deschanel sortit indemne avec quelques ecchymoses et le rire des satiristes, mais il rentra à Paris en voiture.

« Paul Deschanel monte en wagon !

Paul Deschanel monte en wagon !

Il a passé par la portière

Et embrassé le garde-barrière !

Ah ! ah ! ah ! oui, vraiment,

Paul Deschanel est bon enfant ! » (Le Charivari, 6 juin 1920)

 

Dans le cas de notre premier édile, pas trop de bleus à l’âme, et sa chute impromptue du train « en marche », pourrait bien être suivie d’une remontée dans le train à la première occasion. On pourra lire, à cet effet, son dernier post et le super commentaire (autorisé) inspiré qui l’accompagne.

https://www.facebook.com/jacquesfrancois.coiquil

Pour plus de confort de lecture nous diffusons l’illustration du jour en PDF

MONTARGIS 1920, AUXONNE 2022, descendus du train en marche.jpg

MONTARGIS 1920, AUXONNE 2022, descendus du train en marche.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 juin 2022 (J+4933après le vote négatif fondateur)

Visions d’histoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
10 juin 2022 5 10 /06 /juin /2022 12:13

AUXONNE, RÉUNIONS ÉLECTORALES D’HIER ET D’AUJOURD’HUI - du 10 juin 2022 (J+4923 après le vote négatif fondateur)

Dans nos précédents articles nous évoquions certaines tensions au sein de la droite républicaine locale.

AUXONNE : VERS UN DUEL BIBLIQUE ET RÉPUBLICAIN ? - du 7 juin 2022

Les attentes se tournent à présent vers la dernière réunion électorale pour le premier tour des législatives. Elle se tiendra ce soir vendredi 10 juin à 19 heures, sous les halles de notre bonne ville.

Pour l’heure, nous voudrions à nouveau évoquer une autre réunion tenue elle aussi un vendredi soir, mais dans le cadre des présidentielles. Plus précisément le vendredi 25 mars dernier. Elle avait été organisée par qui vous savez...

Nous emprunterons l’essentiel de cette évocation au texte de l’un de nos précédents articles…

IMAGES NAPOLÉONIENNES ET FRANCO-RUSSES (7)- du 27 mars 2022

Retour sur un passé encore proche :

« L’évènement de la semaine, aura été la réunion électorale tenue vendredi soir au Caveau du Château Louis XI. Votre serviteur y était présent comme le confirme une photo de presse mise en ligne hier [samedi 26 mars].

Une veillée d’armes pour « marcheurs » convaincus, sous les voûtes d’un ouvrage casematé à l’épreuve des bombes construit dans les années 1830.

Cette réunion avait été annoncée, tant sur la page facebook de notre premier édile que dans la presse locale.

Le Bien Public avait publié en ligne à ce propos un court article intitulé « Auxonne Présidentielle : une réunion publique de la majorité présidentielle organisée ce vendredi ».

Il affichait hier soir [samedi 26 mars] une assistance de 70 personnes.

Livrons, pour notre compte, à nos fidèles lecteurs, quelques impressions d’un sceptique définitivement allergique aux sermons des grands messes électorales.

Dans l’assistance, hormis les membres de la liste dynamique, la gent proprement auxonnaise pouvait se compter en gros sur les doigts d’une main.

À la tribune, notre vénérable sénateur-vétérinaire était venu, de son propre aveu, chauffer la salle en attendant l’arrivée d’une jeune et fringante secrétaire d’état, et brocarder à l’occasion son homologue sénateur-vétérinaire Gérard Larcher.

Ajoutons-y deux ou trois député(e)s côte-d’oriens « marcheurs », la nouvelle référente départementale des marcheurs, le second adjoint au maire de Dijon, très « climats » et fort gastronomique, entre Macron et macarons, avec du « ville impériale » plein la bouche, sans oublier notre maire qui, c’est bien clair, a bien repris le train « en marche ».

La jeune et fringante secrétaire d’état finit par arriver, accorte et souriante, retardée, je vous le donne en mille, par un bouchon à l’entrée du pont !

Et presque ravie de l’avoir été, car ces bouchons précèdent ceux du champagne qui coulera à flots pour fêter le réveil d’une « belle endormie » enfin revitalisée et remise en marche sous un mandat dynamique ! »

 

Il est bien clair que toute cette affaire appartient déjà au passé et que le regard des électeurs motivés se tourne à présent vers les législatives et la dernière réunion pour leur premier tour. Elle se tiendra, rappelons-le, ce soir, vendredi 10 juin à 19 heures, sous les halles de notre bonne ville.

Comme dirait l’autre, un clou chasse l’autre !

Claudi, en mal d’illustration, a repris sa girouette-canon sous laquelle, ce soir passeront, les assistants à la réunion...

Ainsi font, font, font...

 

AUXONNE, RÉUNIONS ÉLECTORALES D’HIER ET D’AUJOURD’HUI - du 10 juin 2022 (J+4923 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 juin 2022 (J+4923 après le vote négatif fondateur)

Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
4 mai 2022 3 04 /05 /mai /2022 10:12

AUXONNE, QUAND LES FOIRES FOIRENT- du 04 mai 2022 (J+4886 après le vote négatif fondateur)

La fièvre impériale à peine retombée, un nouveau podcast « Magna Vox » vient de voir le jour.

FIÈVRE IMPÉRIALE À AUXONNE ?- du 02 mai 2022

Dans ce nouveau podcast, une figure locale que nous saluons ici déplore l’étiolement, au cours du temps, des foires locales d’antan.

À ce propos nous renvoyons les curieux et les amateurs de nostalgie à un album publié par notre rédaction à l’occasion de la foire de l’an dernier.

ALBUM « D’Auxonne à Charmoy-City, grandes foires d’hier et d’aujourd’hui »

Claudi pour son illustration du jour, a repris la belle couverture de cet album.

Pour conclure, nous montrerons que la nostalgie est de tous les temps. À preuve, on pouvait lire dans l’Écho bourguignon du 30 novembre 1864, sous la plume de Claude Pichard (1895-1883) sans doute, ces propos nostalgiques :

« Et je reviens humblement à notre dernière foire.

Après avoir disparu sur la fin de la semaine pour faire place à une pluie battante, le soleil, un magnifique soleil d’automne, nous est revenu radieux pour la journée du dimanche, dite journée des amoureux.

Hélas ! Malgré cette visite bienfaisante, j’ai vainement cherché, le lundi comme le dimanche, le dimanche comme le lundi, ma foire, ma vraie foire, la foire d’autrefois : cette animation bruyante ; cette foule épaisse et agitée s’épendant dans toutes les rues comme une mer houleuse et jusqu’aux remparts ; ce brouhaha, ces cris, ce tumulte, qui disent : nous faisons des affaires ; ces bruits de musiques, de cymbales, de tambours et de grosse caisse si discordants, mais aussi si mélodieux pour ces gens à ce intéressés ; ce monde de marchands ambulants et de saltimbanques, ces groupes de baraques en planches qui faisaient la joie de mes jeunes années. »

Vous ne connaissez pas Claude Pichard, et vous êtes fana Napo, alors lisez l’article en lien ci-dessous !

CHARMOY-CITY : UN FUTUR MAIRE D’ANTAN AU SERVICE DE L’EMPEREUR- du 20 septembre 2019

Auxonne, grandes foires d'antan.jpg

Auxonne, grandes foires d'antan.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 04 mai 2022 (J+4886 après le vote négatif fondateur)

Visions d’histoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
2 mai 2022 1 02 /05 /mai /2022 10:49

FIÈVRE IMPÉRIALE À AUXONNE ? - du 02 mai 2022 (J+4884 après le vote négatif fondateur)

Un sous titre en dernière page du dernier numéro (74) du magazine municipal Inf’Auxonne proclamait récemment, à propos de Napoléon Ier : « Il n’y aurait pas eu d’empereur sans Auxonne »

De Brienne à Valence, en passant par Ajaccio voilà de quoi faire bien des jaloux !

Faisant cette fois allusion aux relations entre une reine d’Égypte et des empereurs romains, Blaise Pascal, l’inventeur de la brouette, des carrosses à cinq sols et de la machine à calculer, qui mourut fort jeune bien avant que naisse « notre » Empereur, déclarait dans ses Pensées :

« Si le nez de Cléopâtre eût été plus court, toute la face du monde aurait changé »

Cette seconde déclaration, a de quoi faire bien des jalouses, mais c’est une citation consacrée de la littérature française.

Quant à la première, qui fleure un tantinet l’esprit de clocher, elle reste encore à vérifier !

Dans son illustration du jour, Claudi a mis en scène le jeune Bonaparte quand il était à Brienne...et la belle Cléopâtre.

Bonaparte garda toujours Brienne dans son coeur. Il y avait passé cinq ans de son adolescence.

À preuve, dans son testament rédigé à Sainte-Hélène il lègue un million de francs-or à cette ville...et rien à la nôtre ! Incroyable, mais vrai !

Et « la paille au nez » alors ?

C’est le surnom que donnaient au jeune Napoléon ses camarades de Brienne. C’est du moins ce que rapporte l’historien Ernest Lavisse dont les manuels furent longtemps en vogue dans les écoles primaires et qui hantèrent le cartable de votre antique serviteur.

Auxonne, la paille au nez et le nez de Cléopâtre.jpg

Auxonne, la paille au nez et le nez de Cléopâtre.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 02 mai 2022 (J+4884 après le vote négatif fondateur)

Visions d’histoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire
19 avril 2022 2 19 /04 /avril /2022 05:00

IMAGES NAPOLÉONIENNES ET FRANCO-RUSSES (10)- du 19 avril 2022 (J+4871 après le vote négatif fondateur)

Notre précédent épisode avait été consacré à la découverte du Mamelon Vert, colline culminant à 120 m située au sud-est de Sébastopol, en avant de l’enceinte fortifiée, à 1 km environ de la colline de Malakoff dont l’assaut de la célèbre tour (8 septembre 1855) par les troupes franco-britanniques devait faire tomber la ville de Sébastopol assiégée.

IMAGES NAPOLÉONIENNES ET FRANCO-RUSSES (9)- du 08 avril 2022

Dans un épisode plus ancien nous avions évoqué le souvenir d’un enfant de Magny-Montarlot qui, de retour de la campagne de Crimée, avait ouvert à Magny une auberge à l’enseigne du Mamelon Vert. C’est ce détail d’histoire locale qui a motivé nos recherches autour de ce fameux Mamelon Vert.

IMAGES NAPOLÉONIENNES ET FRANCO-RUSSES (7)- du 27 mars 2022

Pour Denis Bouvot, l’enfant de Magny, la campagne de Crimée se termina le 7 juin 1855, lors de l’assaut du Mamelon Vert.

Une blessure par coup de feu reçue à l’avant-bras gauche nécessita une amputation.

Le Rapport au Conseil de santé des armées sur les résultats du service médico-chirurgical aux ambulances de Crimée et aux hôpitaux militaire français en Turquie, pendant la campagne d'Orient en 1854-1855 dû au médecin principal de première classe Jean-Charles Chenu (1808-1879) précise, en effet, au chapitre « amputation avant-bras »

« BOUVOT, Denis, né le 8 janvier 1830, à Magny-les-Auxonne (Côte-d'Or). Soldat au 82ième de ligne.

Coup de feu à l'avant-bras gauche, le 7 juin 1855. Mamelon-Vert. Amputé au quart inférieur en Crimée. Entré le 21 juin à l'hôpital de Dolma-Bagtché. Évacué le 10 août. »

C’est donc, en Turquie, sur les rives du Bosphore, que le soldat Denis Bouvot passa plusieurs semaines de convalescence avant d’être évacué vers la France.

Mais avant de rejoindre un hôpital militaire aménagé dans un palais turc des rives du Bosphore, le soldat Bouvot fut sans doute d’abord recueilli dans une tente d’ambulance sur le théâtre des combats.

À suivre…

 

7 juin 1855 Crimée, un soldat du canton d'Auxonne blessé.jpg

7 juin 1855 Crimée, un soldat du canton d'Auxonne blessé.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 19 avril 2022 (J+4871 après le vote négatif fondateur)

Visions d’histoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire