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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 00:00

UNE STATUE POUR LE DÉFENSEUR - du 23 AOÛT 2014 (J+2075 après le vote négatif fondateur)

    Dans son numéro du 21 courant, le quotidien Le Progrès titrait « Retoqué à Dole, Leclerc construit son hypermarché à Auxonne ».

    Cet article est un récapitulatif des différentes péripéties qui ont conduit le projet Leclerc de Crissey  à Auxonne. En ce qui concerne le volet dolois de l’affaire, nous ne nous exprimerons pas aujourd’hui, attendant, au préalable, d’avoir vérifié et actualisé certains points. En revanche, lorsqu’un paragraphe de l’article précise que « le maire d’Auxonne Raoul Langlois, est un fervent défenseur du projet, malgré l’opposition des commerçants de la commune », nous ne pouvons que confirmer.

    Nous ajouterons même défenseur zélé et qui plus est, discret. Défenseur zélé et discret qui n’a pas répugné à l’occasion « faire cavalier seul », comme il l’avouait lui-même dans Le Bien public du 8 avril 2009. Défenseur obstiné mais peut être timide (qui sait ?) qui n’a jamais daigné répondre aux nombreuses questions posées dans ce blog.

     Plus qu’un « cavalier seul », nous le désignerons comme le Cheval de Troie qui s’empressa de faire entrer, en contrebande et en toute discrétion , un hypermarché (commerce de détail à prédominance alimentaire) de 3500 m² sur sa commune aussitôt après avoir recueilli un vote négatif en son conseil municipal sur la question : « Etes vous favorable à l’implantationd’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? ». Question qui fut « entortillée » a posteriori par des variantes de transcription et des exégèses alambiquées !

     Le poète avait déjà chanté la geste du « défenseur » dans un article déjà ancien.

 COMMENTAIRE  D’UN  ANNIVERSAIRE - du 17 décembre 2012   

   À présent que l’œuvre s’inscrit dans la terre violentée de quelques hectares de champs, il convient enfin que la ruse de guerre soit commémorée à sa juste grandeur même si notre cheval, boosté par une écurie puissante, n’eut pas de grands obstacles à franchir au niveau de l’opposition locale, passée et présente. Pour la joie des Auxonnais(e)s (ils/elles sont rares) qui répugnent encore à avaler des couleuvres, Claudi apporte aujourd’hui sa pierre à la statue du « défenseur ».

 l'hyper-cheval

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 23 Août 2014  (J+2075 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 00:00

CHARMOY BURGER - du 20 AOÛT 2014 (J+2072 après le vote négatif fondateur)

 Dans son article du 20 avril 2014 intitulé « Champagnole perle du tourisme  commercial »  Michel Moreau, notre homologue champagnolais, en lien sur notre blog, évoquait l’ouverture possible d’un MacDo à Champagnole, relatée par ailleurs dans la presse

http://fr.geosnews.com/post/fr/2014/04/17/19/552890-bient%C3%B4t-un--mcdo--et-un-centre-norauto-au-village-u.html

   Michel Moreau faisait d’abord mine de déplorer l’absence d’un tel établissement dans « la Perle du Jura », en ces termes :

 « Vous chercherez en vain ce réconfort aussi physique que moral que procure, arrosé de coca un vrai Big-burger, ce sandwich de viande hachée avec son accompagnement d'oignons dont la copie conforme est accessible à tous de Denver à Lons le Saunier, de Varsovie à Honolulu ».

   Mais il rassurait ensuite bien vite son lecteur : « Rassurez-vous : "C'est acté", comme aime à le dire notre maire lorsqu'il promet. La grande société US qui a gonflé tant de silhouettes outre-Atlantique est sur le point d'innover : ouvrir son premier McDo dans un village, rue du Village pour être précis.

Le jour de l'ouverture, dans la rue du Village, ils hurleront leur slogan : MacDo – Pernot  même combat [N.D.L.R. : Pernot est le patronyme du Maire de Champagnole] ».

     Chacun connaît la communauté de destins qui unit depuis quelques années « la Perle du Jura » et « la Capitale du Val de Saône ». Cette communauté de destins  trouve son origine dans la persévérance des deux maires à faire advenir, dans ces charmantes petites cités et sous couvert de modernisme,  les schémas de développement les plus éculés de la fin du siècle dernier : nous avons nommé des hypermarchés périurbains et leurs kyrielles de satellites adventices.

      Le « bourg-centre » jurassien a déjà son LECLERC,  le « bourg-centre » du Val de Saône l’aura bientôt. Mimétisme oblige, si Champagnole semble bien parti pour un MacDo, Auxonne devrait logiquement bientôt suivre.

     L’hypothèse n’est pas infondée et nous en ferons la simple démonstration en nous référant à un document officiel auquel chacun pourra se reporter. Dans le procès-verbal du Conseil municipal du 29 septembre 2009, en page, 4 au paragraphe 3 « Informations de monsieur le maire », sous-paragraphe a  « Sur les dossiers en cours », on trouve à propos de l’implantation de LECLERC cette précision :

 « Cette implantation ne serait qu’une première étape, qui préfigurerait l’installation d’un hôtel et d’un établissement de restauration rapide, qui correspondrait notamment à une attente de la jeunesse ».

Tiens, tiens !! « établissement de restauration rapide, qui correspondrait notamment à une attente de la jeunesse ». Cette désignation pourrait fort bien s’appliquer à un MacDo.

     En attendant que soit comblée cette « attente de la jeunesse », Claudi offre aux jeunes et aux moins jeunes son Charmoy Burger ®.

   La recette en est longue et complexe, un peu bizarre, me direz-vous, pour du fastfood, mais c’est ainsi !

     « Faites d’abord la fine bouche et dites non en chœur.  Découpez alors, en toute discrétion, deux larges tranches de terres agricoles. N’oubliez pas que cette opération est la clé de votre réussite ! Quand vous l’aurez réalisée, mais pas avant, vous pourrez en faire tout un fromage. Pour corser votre burger, mettez-y un bon kilo de pétition et  sans désemparer  montez une association en mayonnaise. Ne lésinez surtout pas et pensez à prévoir au moins deux CNACS que vous veillerez à bien retourner pour le succès de l’opération. Entre temps vous aurez fourré votre burger avec une bonne salade d’affiches, les meilleures s’impriment à LURE ! Votre burger prend forme, le quidam appâté, commence à saliver, le voilà prêt à tout avaler !

Charmoy Burger

 C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 Août 2014  (J+2072 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Tourisme
16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 00:00

INVESTISSEMENTS  D’HIER  ET  D’AUJOURD’HUI - du 16 AOÛT 2014 (J+2068 après le vote négatif fondateur)

   Comme chacun sait, Auxonne, place-forte jusqu’au décret de déclassement du 18 août 1895, fut investie à plusieurs reprises en 1478, 1586, 1814, 1815, 1871.

     En ce début de vingt-et-unième siècle, notre ville, qui a perdu son statut de place-forte et, en conséquence, une partie de ses remparts, n’est plus investie par des assiégeants en armes. Les investisseurs privés se contentent à présent de faire le siège de la mairie puis, avec l’aide discrète du premier magistrat, ils jettent leur dévolu sur quelques hectares de « glacis » bien placés. L’essentiel n’est-il pas en effet d’obtenir la « maîtrise foncière de la zone » ?

     C’est que la guerre des sièges a fait place à la guerre de la concurrence. Prussiens et coalisés en armes ont déserté la plaine, à présent ce sont les grandes enseignes qui, déployant leurs bannières, se disputent le territoire au nom d’idéaux relookés. Le mot d’ordre « Moins cher », slogan mobilisateur des masses consuméristes, a rencardé au musée drapeaux et vieilles devises guerrières.

  Un représentant du Groupe E. Leclerc déclarait ainsi : « Notre volonté, c’est de nous implanter à Auxonne pour y faire baisser les prix » (Le Bien Public du 13 janvier 2011 sous le titre « Oui à l’hyper, non au brico ! » Cahier local page 2).  « S’implanter à Auxonne pour y faire baisser les prix », comme ça, pour la beauté du geste et par philanthropie ? Ou pour y créer une nouvelle baronnie au profit d’un directeur à l’étroit dans son supermarché quelque part dans l’est ? Et le représentant d’ajouter : « On veut le conquérir [N.D.L.R.Chantecler : le marché local]  et aller titiller nos concurrents. Il y a tout de même une potentialité de 28 millions d’euros à prendre. »

    « On veut le conquérir » Tiens, tiens, l’investissement profitable des fonds privés rejoint ici l’investissement des places-fortes, car il a, lui aussi, un objectif de conquête : la conquête du marché : « 28 millions d’euros à prendre ». Passons, on entend cela tous les jours, on en a même les oreilles rebattues. Je préfère quant à moi La conquête du courage.  Mais laissons Stephen Crane et la Guerre de Sécession pour découvrir les héros intrépides et dévoués de cette nouvelle guerre des enseignes, les héros de notre temps, nos élus.

    Des héros, vous voulez rire ?! Que nenni, Monsieur ! Que nenni ! Dans  Le Bien Public du 12 octobre 2009 le même représentant du Groupe E. Leclerc ne déclarait-il pas à l’attention du maire d’Auxonne « audacieux de soutenir le projet » : « Faire un hypermarché sur sa commune, c’est partir au feu ». Ah ! « Grandeur et Servitude » de la fonction, « Grandeur et Servitude » mirlitaires (j’ai bien écrit mirlitaires comme mirliton) ! De l’audace, encore de l’audace mais surtout de la dis-cré-tion !  Pourquoi toute cette logomachie martiale quand le seul crépitement de la caisse enregistreuse a remplacé depuis belle lurette celui des mitrailleuses ?

     La première opération de l’ « investiture » d’une ville (on dit aujourd’hui investissement), consistait, selon Vauban, à « ouvrir la tranchée », opération qui devait permettre, par un long processus de terrassement, d’arriver, à couvert, jusqu’au pied des remparts. De nos jours,  le long cheminement du porteur du projet et de son promoteur-investisseur, armés de leurs dossiers, vers l’objectif du Charmoy, n’est pas sans rappeler la marche, nécessairement sinueuse de la tranchée d’approche.

       La comparaison est pertinente, à preuve, au Charmoy, sur le terrain, des travaux de terrassement ont commencé, on y voit même une tranchée de taille !

TRENCHY…CET ÉTÉ, DÉCOUVREZ LE CHARMOY COMME VOUS ÊTES-du 28 JUILLET 2014

      Youpiii !! Elles vont donc se concrétiser les promesses du représentant du Groupe E. Leclerc : « Désormais, il y aura la locomotive [N.D.L.R. : terme couramment utilisé dans le milieu pour désigner l’hyper « attrape-clients »] avec le gros supermarché et comme wagons, les boutiques de jouets de vêtements et de bazar » Le Bien Public du 13 janvier 2011, article « Oui à l’hyper, non au brico ! » cahier local page 2)  L’affaire est en marche !  On entend siffler le train !

   Mais trêve de plaisanterie ! Après tout, les métaphores conquérantes employées par le représentant du Groupe E. Leclerc, que nous avons cité à plusieurs reprises, ne sont peut être pas,  au bout du compte (compter en M€), si incongrues !

    Car tous ces travaux, tous ces investissements, sont sous-tendus par une véritable stratégie, financière, celle-là, il est vrai.

     La revue Au fait, dans son N° 6 de décembre 2013, intitulé « L’indécent système Leclerc », nous en offre un bon résumé dans son article « Des épiciers, non, des promoteurs immobiliers » :

     « Usines à cash aussi confortables que discrètes, les galeries commerciales représentent aussi un patrimoine considérable pour leurs propriétaires » « L’objectif est d’attirer, avec des prix au plus serré, un maximum de clients sur la zone. Cette fréquentation record justifie de réclamer des loyers élevés aux commerçants locataires ; là réside désormais la source de la prospérité du propriétaire. Au-delà des fournisseurs, sommés de pratiquer des prix-planchers, les commerçants du centre-ville sont les autres victimes collatérales de cette stratégie » (p. 36

 Investir hier aujourd'hui

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 16 Août 2014  (J+2068 après le vote négatif fondateur

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 00:00

GUINGUETTES - du 12 AOÛT 2014 (J+2064 après le vote négatif fondateur)

   Guinguettes…La vallée de la Marne fut réputée pour ce genre d’établissements où l’on « guinchait » et canotait. Aux dires des spécialistes (Association Culture-Guinguettes) : « ils étaient très nombreux et ont eu une activité florissante jusqu’à la seconde guerre mondiale pour la plupart ». Mais ces mêmes spécialistes d’ajouter : « Tel n’est plus le cas aujourd’hui. Après une renaissance certaine dans les années 1990, plusieurs de ces établissements ont fermé très récemment, et non des moindres : « Chez Mimi la Sardine » à Noisy-le-Grand. « Le Restaurant de l’Ile du Moulin-Bateau » à Bonneuil, une ancienne guinguette qui existait depuis plus de 100 ans. Et enfin « Le Petit Robinson » à Joinville-le-Pont »

     La guinguette connaîtrait-elle la concurrence des hyper-guinguettes ?

     Dans la vallée de la Saône, il semble que l’on soit plus optimiste, en effet, le 28 juillet dernier, « Une dynamique pour Auxonne » annonçait sur facebook : « info ou intox, il semblerait que des discussions seraient en cours afin de mettre en place une "guinguette" vers le port pour l'année prochaine ».

    Verrons-nous donc renaître, au pied du Bastion Royal, l’animation que connut, autour de 1950, la guinguette-dancing de la « Plage Malandin », dont la végétation envahit aujourd’hui les ruines, entre canal et Saône. Sic transit… Jeunes joggers et joggeuses n’imaginent pas les fêtes joyeuses que connurent les tristes vestiges, qu’ils découvrent distraitement en contrebas du chemin. La grande prairie connaissait alors des dimanches animés, je me rappelle encore un meeting aérien auquel participaient Pierre Jouchoux, futur conseiller général du canton, et son Jodel, il me souvient aussi d’une attraction avec un fakir. Hélas, j’étais alors beaucoup trop jeune pour boire « le petit vin blanc sous les tonnelles » et surtout pour « fauter dans les bois, dans les prés », comme disait alors une chanson en vogue, dont je ne saisissais pas bien tout le sens.

    Comme la sardine est à l’huile, la guinguette est au bord de l’eau. Pareils au nénuphar et au canard, la guinguette et son hôte affectionnent l’élément liquide. La guinguette a pour tout dire un tropisme aquatique. Et il est vrai que dans le port, il y a beaucoup d’eau. H2O !

    Mais avec l’hypermarché, avec l’hôtel Overlook, le pôle d’attractivité de l’Auxonne du 21ème siècle va se déplacer inéluctablement en direction de Dole. Négliger ce facteur urbanistique serait une erreur impardonnable. La zone du port pourrait bien être, par ailleurs, inondable.  C’est ce que semblerait indiquer cette précision apportée par « Une dynamique pour Auxonne » dans l’article précédemment cité : « Dans notre projet pour les municipales, nous avons envisagé ce projet [N.D.L.R. : projet de guinguette] à proximité du port, tant décrié par la majorité, annonçant l'impossibilité de le mettre en place en raison des risques d'inondations ».

    Chantecler et ses conseillers en matière d’urbanisme ont donc repris la question d’une guinguette à nouveaux frais. Que faut-il pour assurer le succès et la pérennité d’un tel établissement ? De l’eau tout d’abord, mais point jusqu’au genou à certaines périodes, de la fréquentation ensuite et chacun sait que  la fréquentation est le corollaire de l’attractivité.

    Au Charmoy nous aurons tout. Nous aurons l’eau tout d’abord. Rappelons que, justifiant l’acceptation du projet LECLERC en CNAC le 18 janvier 2012, Raoul Langlois déclarait: « L’aspect environnemental a fait la différence au niveau du vote final. La société s’est notamment engagée à préserver un ruisseau et à respecter quelques contraintes architecturales ». (Communiqué du Bien public sur son site le 19 janvier 2012, l’article papier du 20 janvier intitulé « Feu vert pour le projet Leclerc » confirme la « préservation d’un ruisseau »).

    Au Charmoy, murmure l’onde pure d’un « ruisseau  préservé ». Au Charmoy affluera bientôt le chaland attiré par les bonnes affaires, et de l’attractivité naîtra la fréquentation. Sur les rives du Bief Pérou, on trouvera bientôt, non seulement les prix les plus bas, mais encore l’air le plus pur, car « le projet aura un impact positif sur la qualité de l’air grâce à la maîtrise de l’évasion commerciale » (Dossier Leclerc de janvier 2011 p. 53). Et puis s’il cherche la bonne affaire, le chaland ne dédaigne pas, à l’occasion, les petits plaisirs. C’est donc là-haut, dans ce cadre privilégié, qu’il convient d’établir une guinguette. Là-haut, sous un air pur, murmure une onde pure ; et pas de risque de crue car  l’altitude y surpasse, et de loin, la plus haute de toutes les cotes des crues séculaires de la Saône.                     

      Julot l’Ablette a tout compris et son projet devrait bientôt voir le jour au fond du thalweg de verdure du Bief Pérou. À deux pas du petit pont sur l’ancienne nationale, consommateurs, osez quelques pas de danse ! Chez Julot l’Ablette à La Grenouillère, le petit vin blanc est frais et quand Léon est à l’accordéon, c’est l’émotion garantie au moins cher !

Guinguette

 C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 Août 2014  (J+2064 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Loisirs
8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 00:00

HÔTEL OVERLOOK - du 08 AOÛT 2014 (J+2060 après le vote négatif fondateur)

   Le 1er Août dernier, notre homologue champagnolais Michel Moreau, en lien sur notre blog, publiait un article original intitulé « Enfin voilà l’hypertourisme ».

http://michel-moreau.over-blog.com

   En cette période de vacances, le thème du tourisme est particulièrement indiqué, surtout quand il est abordé de façon inattendue et décoiffante comme dans l’article de Michel Moreau. Pour faire écho à notre homologue champagnolais, nous traiterons donc aujourd’hui nous aussi de tourisme.

    Mais permettez-nous, tout d’abord, de citer en apéritif quelques bonnes lignes de Michel Moreau :

« Michel Edouard Leclerc avait contribué à dépoussiérer centres villes et villages de ses petits magasins qui nourrissaient chichement quelques boutiquiers pour créer ces usines à vendre qui alimentent leurs actionnaires [N.D.L.R. : pardon Michel (Moreau), le Groupe LECLERC n’a pas d’actionnaires, mais des « adhérents » qui deviennent millionnaires en vendant « moins cher » selon le bon vieux principe de Boucicaut, fondateur du « Bon marché »], en exploitant ce concept tout bête : distribuer plus en employant moins. Pour cette première jurassienne Leclerc voulait une perle. L'écrin fut Champagnole, heureusement gérée par un maire bon enfant mais qui voit plus loin que le bout de son nez ».

[…] « Pierre et Vacances a compris la leçon. Les temps changent. L'heure a sonné de l'hypertourisme. Il suffisait d'appliquer la recette d'Edouard Leclerc : concentrer, distribuer plus de loisirs en employant moins de bras et d'espace. Gîtes et hôtels se sont vidés. Les restaurants ont bradé leurs derniers poulets aux morilles et saucisses de Morteau. Le parking des cascades du Hérisson est déserté. Finis les interminables trajets sinueux entre lacs, grottes, sources, fruitières... »

    Après cet intermède comtois, revenons à Auxonne et quittons la Perle du Jura pour la Capitale du Val de Saône.

     Notre maire à nous, hôte enthousiaste et dévoué de LECLERC, tout comme le maire de Champagnole, a fait encore mieux que ce dernier en appelant de surcroît les électeurs à « se déplacer en masse » pour une « consultation », soi-disant pour l’avenir de la zone du Charmoy, mais en fait pour plébisciter l’enseigne. Si bien des gogos se firent prendre à cette « consultation », la finalité réelle de celle-ci ne devait pourtant pas échapper aux analyses de la presse locale. On en jugera  par ce titre  du  Bien Public du 1er juillet 2010 aux lendemains du vote : «  Auxonne Les habitants disent « oui » au Leclerc. Les riverains sont à une large majorité en faveur de l’implantation de l’enseigne ». Les plus sceptiques seront convaincus par la remarque judicieuse de Franck Bassoleil dans Le Bien Public du 8 juillet 2010 (p. 2) : « On comprend aisément que ce scrutin accompagnera la relance du projet d’implantation de l’enseigne Leclerc ».

      S’il roule volontiers pour l’hyper, côté tourisme, le maire d’Auxonne n’est pas non plus à court de projets.  Il verrait sans doute d’un bon œil les touristes « se déplacer en masse » vers notre ville pour y apporter leurs devises. À preuve, il déplorait naguère dans la presse que « les autocaristes savent que nous ne pouvons pas les accueillir (Cf. Le Bien Public du 10 septembre 2013 dans l’article « Permis attend validation ») et trouvait, simultanément et dans le même article, un remède à cette carence : « on pourrait imaginer avoir un hôtel-restaurant à proximité [N.D.L.R. : à proximité du LECLERC bien entendu] »

      Hôtel-restaurant du Charmoy, deuxième service !! Oui, deuxième service ! En effet,  un « hôtel de 40 à 50 chambres » figurait déjà au menu (à tout casser et pas cher  car « sans aucun coût financier pour la commune » !)  d’Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 où l’on nous démontrait en page 3 et sur un mode irréfragable qu’un tel hôtel serait viable :

« Cet hôtel sera-t-il « viable » ? »

« OUI. Aucun investisseur n’engagerait des fonds privés dans un projet non viable. Cet équipement, de classe moyenne, comblera les manques locaux en matière de bus de passage sur l’axe Dole-Dijon, très fréquenté, et participera au développement économique de la Commune. »

     Cet hôtel, permettez-nous de l’appeler OVERLOOK, en raison, tout d’abord, de sa situation élevée avec vue imprenable sur le « centre bourg» ancien, mais surtout de son caractère pour le moins fantomatique. En effet, présent sur les plans de 2009 publiés dans Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 (p.3), il a tout bonnement disparu des plans actuels. Il y a du Stephen King là-dessous ! On doit donc en conclure que l’« investisseur [qui] n’engagerait [pas] des fonds privés dans un projet non viable » a retiré ses billes et que l’hôtel-fantôme, avant même d’avoir vu le jour, affiche déjà « complet » ! Pauvres « autocaristes », où irez-vous crécher !? 

   Dans le même Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 on annonçait aussi 250 emplois en négligeant toutefois un emploi, essentiel celui-là, l’emploi du conditionnel !

« Combien d’emplois seront-ils créés ?

Outre les répercussions économiques directement liées aux travaux qui dureront environ 18 mois (marchés à portée des entreprises locales, logement et consommation des ouvriers …), environ 250 emplois « équivalents temps plein » pérennes seront créés sur la zone. »

   Décidément cet Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 est un cru exceptionnel qui change de la piquette locale habituelle des autres numéros ! C’est une vraie mine d’or et un joyau de propagande digne des meilleurs faiseurs, des hyper-faiseurs qui savent y faire pour placer leurs hypers !  Nous ne manquerons pas dans l’avenir d’en extraire encore, pour vous, quelques pépites de belle taille !

Hôtel Overlook

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 08 Août 2014  (J+2060 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Tourisme
4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 00:00

DÉPLACEZ-VOUS EN MASSE !!! - du 04 AOÛT 2014 (J+2056 après le vote négatif fondateur)

   « Déplacez-vous en masse !!! », cette injonction qui sonne comme un ordre à se porter en force sur un objectif désigné n’est pourtant pas tirée des mémoires d’un général engagé dans la Grande Guerre !

      C’est tout bonnement l’avant-dernière ligne d’un courrier officiel envoyé par la Mairie à tous les électeurs à l’occasion de la  consultation du 27 juin 2010 sur la zone du Charmoy.

      En ce temps de commémorations du centenaire de la Grande Guerre, guerre de masse s’il en est, guerre totale où l’Europe se vit entraîner en masse vers la catastrophe, où les masses humaines fondaient en rangs serrés sous les tirs massifs, cette injonction conquérante prend massivement un relief bizarre, voire inquiétant. Lorsqu’en temps de paix, des citoyens « se déplacent en masse », il y a du souci à se faire. Bien sûr l’instinct grégaire n’est pas toujours l’instinct de guerre, mais quand même !

      Vous n’imaginez pas le rédacteur d’un courrier officiel ne pesant pas ses mots ! On est donc en droit de lire « Déplacez-vous en masse » comme un ordre implicite de mobilisation, si tant est qu’on y réfléchisse ! Et quand, sur tous les murs, s’affiche en jaune-fluo et partout le même « OUI » unanime, la feuille de route du « mobilisé » sur le front des urnes est à destination unique.

    Le 27 juin 2010, la mobilisation au profit de l’enseigne LECLERC avait donc été très bien organisée et, qui plus est, avec la complicité naïve de l’opposition, qui n’avait pas su voir dans cette consultation un moyen médiatique de sortir le projet de l’ornière et de booster par là même son porteur à l’approche  des cantonales !

    Tracts, centaines d’affiches imprimées à LURE, banderoles, courriers, cavalcades sur l’air de « Aux urnes citoyens », à tout ce festival « mobilisateur », il ne manquait que le tocsin ! Pas de tocsin d’accord, mais de l’intox ! Beaucoup de foin et beaucoup d’intox comme ce « supermarché à dominante non alimentaire » mentionné textuellement dans le courrier officiel déjà cité.

   Vous pourrez juger sur pièces en consultant :

IMPRESSIONS DE LA CONSULTATION 2010 - du 14 février 2013

    En souvenir de l’évènement, et en ce jour anniversaire de l’abolition des privilèges, Claudi vous offre une affiche-souvenir exclusive et inédite de la MobilisaZone !

 

Déplacez-vous en masse

Déplacez-vous en masse

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 04 Août 2014  (J+2056 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 00:00
DE CATIMINI  EN CATERPILLAR-du 31 JUILLET 2014 (J+2052 après le vote négatif fondateur)
« A ce jour la maîtrise foncière de la zone est concrétisée grâce à votre discrétion. Nous sommes conscients des difficultés que vous rencontrez, mais l’enjeu est de taille. La divulgation aurait fait échoué [sic] le projet ».
 
[extrait d’une lettre datée du 14/04/09, adressée de COLMAR au maire d’Auxonne,et signée du Président de l’Expansion de la SCAPALSACE (Groupe E. LECLERC), F. TRITANT, patron entre autres d’un Leclerc vosgien. Cette lettre a été publiée in extenso par les soins de son destinataire en page 4 d’Inf’auxonne N° 25 de mai 2009.] 
 
   On imagine sans peine la boue du Charmoy en cette fin de juillet diluvienne ; pour un fan du trenchy, c’est le pied ! Le pied dans les bottes, bien entendu ! Mais  bien avant l’ère du trenchy botté, casqué et conquérant, se déroula sur cette même zone une activité beaucoup plus feutrée et ô combien discrète, celle du « catimini ». « En catimini », cette expression mignonne, nous l’avons relevée par deux fois dans les archives oubliées du Charmoy. Les bons ouvrages vous expliqueront que son origine est  obscure, mais ils s’accorderont tous sur deux points : la référence à la rouerie féline de la chattemitte et… au dialecte picard !
 
    Une petite parenthèse  à propos d’archives : quatre ans de Chantecler nous ont permis de constituer un fonds de documents largement ouvert à nos lecteurs/trices soucieux/ses d’être informé(e)s. Notre travail se poursuit dans ce sens. Parallèlement à nos recherches locales, nous nous sommes aussi largement documenté sur le « mouvement Leclerc ». À ce propos, et contre toute attente, nous avons découvert en Édouard Leclerc, son fondateur, un personnage dont l’originalité et les traits romanesques n’ont pas été pour nous déplaire.
 
    En 1973, par exemple, Édouard Leclerc crée son propre journal Le Soleil de l’Ouest. Les thèmes de cette feuille reflètent l’éclectisme de son rédacteur, amateur éclairé de livres anciens ; on peut ainsi y découvrir, mêlés à ses publicités, des articles de combat « contre l’arasement des talus et l’arrachage des haies », des extraits de vieux bouquins ainsi que des articles historiques aux sujets pointus tels que « les foires en Basse-Bretagne aux XVIIe  et XVIIIe siècles », sans oublier, bien entendu, ses charges coutumières contre l’administration et les notables.
 
    Après tout, notre Chantecler, dont le soleil se lève à l’est, ne manque pas non plus d’éclectisme. Nous nous remémorons à ce propos un article déjà ancien dont l’archaïsme aurait sans doute fait sourire le vieux bibliophile Édouard lui-même :
 
   
    Revenons, pour l’heure, à des archives moins fantaisistes sur le sujet du jour, qui est rappelons-le,  la transition, dans la zone du Charmoy, du « catimini » au « caterpillar ». Tout un programme, de la chattemitte ou minette à la pelleteuse, la route est longue et « la pente est raide » comme dirait ce bon monsieur Raffarin !
 
    Ce sont trois documents d’archives, dûment référencés et encore inédits dans Chantecler, que nous présentons aujourd’hui, laissant à nos lecteurs/trices le soin de juger si OUI ou NON, la conception (au sens génésique) de la zone du Charmoy aurait bien pu se faire en catimini, ou plus vulgairement « dans le dos », nonobstant les déclarations d’intention de son initiateur et ses tentatives de démentir a posteriori le fait évident de s’être assis sur le vote négatif du 17 décembre 2008 à la décision duquel il avait pourtant promis de « se plier ». Lequel plia l’autre, cela reste à examiner ! (Voir Inf’auxonne N° 25 de mai 2009).
  
DOCUMENT N°1
 
[Source : Procès-verbal du Conseil municipal du 18/09/2008 dans « 22) QUESTIONS ORALES » Page 14]
 
« 1) EST-IL EXACT QU’UNE GRANDE SURFACE VA S’IMPLANTER À AUXONNE ?
 
        Monsieur le Maire répond qu’à ce jour, aucun projet en ce sens n’est arrêté ;
 
                - d’une part, comme tout le monde le sait, l’aménagement d’une zone supérieure à 2 ha relève de la compétence de la Communauté de communes ; [N.D.L.R. souligné par nous]
 
                - D’autre part, si un tel projet était envisagé, il va de soi que l’ensemble des acteurs du commerce sur Auxonne ainsi que les élus du Conseil Municipal seraient concertés sur cette question.
 
DOCUMENT N°2
 
[Source : Procès-verbal du Conseil municipal du 21/10/2008 dans « 3) INFORMATIONS DE MONSIEUR LE MAIRE c) sur les dossiers en cours » Page 6]
 
«  - Réunion CCI-Commerçants : une réunion sans élus a été organisée de manière que puissent être évoquées les questions relatives au commerce, de l’impact de l’arrivée de nouveaux commerces sur Auxonne [N.D.L.R. souligné par nous] et que les choses puissent être discutées entre commerçants. M. le Maire précise que les élus rencontreront les commerçants dans quelques temps pour parler de ce sujet et des problèmes d’enseigne [N.D.L.R. enseigne au sens de panneau, il ne s’agit pas ici de l’enseigne LECLERc, par exemple], notamment avec M. MAROUZE, architecte des bâtiments de France. La réunion est prévue à la mi-novembre [N.D.L.R. novembre 2008, avant le fameux vote du 17 décembre 2008]. 
 
     Toujours concernant la CCI, M. le Maire a renvoyé un courrier. En effet, si un certain nombre d’élus a été satisfait de la réunion qui a eu lieu avec l’ensemble des élus du Conseil Municipal, certains sont restés sur leurs fins [sic]. Sur ce sujet, c’est le Conseil Municipal qui se prononcera pour ou contre, non le Maire, avec un vote à bulletins secrets. Cela ne se fera pas en catimini. Il faut qu’un maximum de personnes ait les informations nécessaires pour se prononcer, M. le Maire précise qu’il donnera son point de vue mais il se pliera à la décision du Conseil Municipal. »  [N.D.L.R. souligné par nous]
 
DOCUMENT N°3
 
[Source : Inf’Auxonne Numéro 27 de janvier 2010,  dans  « Tribune libre » page 7]
 
 « UNE NOUVELLE GRANDE SURFACE  à AUXONNE ?
 
Les Auxonnais ont pris connaissance par la presse d’un projet d’implantation d’une grande surface à l’enseigne « LECLERC » sur le territoire de la commune d’Auxonne. Projet rejeté par la précédente municipalité. - Avons-nous besoin d’une nouvelle grande surface qui impacte tout un territoire soit environ 60000 personnes alors que nous sommes déjà suréquipés sur ce plan. - Pourquoi l’équipe municipale en charge de la gestion a-t-elle négligé toute analyse territoriale préalable ? Et avoir ignoré la communauté de communes Auxonne Val de Saône seule compétente en matière de développement économique ? - Pourquoi avoir pactisé arbitrairement avec le promoteur à coup d’effet d’annonce et de communications manquants [sic] manifestement d’objectivité. Pourquoi s’être investi en catimini aux démarches d’acquisitions foncières avec la participation active sur le terrain de deux adjoints et du promoteur, laissant libre cours aux suspicions les plus condamnables.- Pourquoi avoir passé sous silence les conséquences, les effets négatifs d’un projet hors d’échelle pour notre territoire ? - Pourquoi ne pas avoir tenu compte des grandes orientations Départementales voir [sic] ministérielles en matière d’implantation commerciale ? - Pourquoi ce manque de transparence aggravée[sic]par des contradictions majeures et incohérentes (vote négatif au conseil municipal et accord donné parallèlement au promoteur) ? Autant de questions restées sans réponse, traduisant la problématique complexe de notre territoire. L’équipe municipale en place a affiché ses limites à gérer sérieusement ce type de dossier qui interpelle un grand nombre de nos concitoyens. »
 
Les membres d’AUXONNE NOTRE VILLE
 
Antoine SANZ  Gérard LABELLE Reine MELOCCO »
À chacun(e), maintenant, de tirer sa conclusion, si par hasard il/elle ne l’avait pas encore fait !
 
Du catimini au caterpillar
C.S. Rédacteur de Chantecler,
 Auxonne, le 31 juillet 2014  (J+2052 après le vote négatif fondateur)
 
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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 00:00

TRENCHY…CET ÉTÉ, DÉCOUVREZ LE CHARMOY COMME VOUS ÊTES - du 28 JUILLET 2014 (J+2049 après le vote négatif fondateur)

   Le titre de cet article nous a été inspiré par celui du dernier Côte-d’Or magazine,  magazine d’information du Conseil général de la Côte-d’Or, N° 143 de juillet-Août 2014.

http://www.cotedor.fr/files/content/sites/cg21-2/files/communication-cg21/cotedormag-cg21/cotedormagazine-pdf/cotedor-juillet-aout2014.pdf

    Ce titre, inscrit en rouge sur fond de palette chromatique variée, est en effet le suivant :

    TITRE CO                                                                                                                 

    Nous avons attentivement parcouru le dossier de découverte de la Côte-d’Or décliné en 7 pages (pp. 10 à 16) suivant les 7 styles proposés : « trendy, bohème,… » Nous y avons découvert bien entendu Dijon, Beaune, Montbard, Semur, Chatillon, mais aussi Nuits, Meursault, Chenôve, Saint-Apo, et encore Pouilly, Saulieu, Pontailler et Seurre, et même Aiserey, Crugey, Ménétreux-le-Pitois….

     Mais d’Auxonne, point de trace tout au long de ces sept pages de découverte !

    Et pourtant, depuis quelques années notre territoire n’est-t-il pas le théâtre de travaux de terrassement cyclopéens ? Après le port et ses norias incessantes de tracteurs et de bennes en 2010, voilà que vient de s’ouvrir à présent le chantier du Charmoy.  Chantier de taille, hyperchantier ! À preuve, les fans d’engins de travaux publics s’en sont déjà fait l’écho en nous offrant les premières images, impressionnantes, des bouleversements de la zone.

http://photostp.free.fr/phpbb/viewtopic.php?f=4&t=16575

   Dans le panel du dernier Côte-d’Or magazine, un style a donc été injustement omis parmi tous ceux proposés, celui des amateurs de travaux d’Hercule qui en sont encore, tels des vieux staliniens cramponnés aux projets pharaoniques de leurs plans quinquennaux, à mesurer le développement à l’aune du nombre de milliers de mètres cubes de terre bouleversés, nous avons nommé le style « trenchy », trenchy comme tranchée bien entendu !

    Claudi a remédié à cette omission regrettable en réalisant, sur le modèle général proposé par Côte-d’Or magazine, l’ébauche d’une page consacrée au style « trenchy » à tort oublié et dont une illustration en vraie grandeur embellit et remodèle les confins comtois de notre cher centre bourg, dans l’intérêt général et pour un développement durable bien entendu ! Mais surtout pour attribuer son fief à un baron fraîchement adoubé de la nouvelle chevalerie sonnante et trébuchante de la caisse enregistreuse ! Que du bonheur pour les con-sommateurs !

Trenchy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 juillet 2014  (J+2049 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Tourisme
25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 00:00

CE QUI SE CONÇOIT BIEN…-du 25 JUILLET 2014 (J+2046 après le vote négatif fondateur)

     Dans un précédent article, intitulé « Chantecler a quatre ans » et daté du 18 juin 2014, nous faisions mention du conseil municipal, tenu la veille, en ces termes :

     « Lors du conseil municipal d’hier soir, notre maire interrogé par l’opposition à propos du recours concernant le projet du Charmoy et de la clôture nouvellement apparue a commis un lapsus en confondant Conseil d’état et Tribunal administratif. Décidément, depuis le vote négatif fondateur du 17 décembre 2008, en passant par la création du concept d’hypermarché non alimentaire et le virage à 180° de la CNAC, cette affaire finit par devenir le gag du siècle. »

    Ce lapsus, pour le moins surprenant de la part d’un élu totalement impliqué dans le projet et tout dévoué à ses promoteurs, avait été rectifié en séance à la suite de l’observation expresse faite par un conseiller municipal de l’opposition. Ce détail qui a son importance, et qui avait été omis dans le compte rendu initial de la séance du 17 juin 2014, est à présent attesté en page 2 du procès verbal de la séance du 10 juillet dernier en ces termes :

« 2. PROCES-VERBAL DE LA SÉANCE DU CONSEIL MUNICIPAL DU 17 JUIN 2014

« Après lecture faite, le Conseil Municipal, adopte, à l’unanimité, le procès-verbal de la séance du 17 juin 2014 et prend acte des observations formulées ci-dessous. »

[…]

« Monsieur Fabrice VAUCHEY : « En dernière page, pour terminer, je vous avais demandé une précision quand vous avez évoqué un recours devant le Conseil d’État, par rapport à la procédure judiciaire initiée à l’encontre du permis de construire [N.D.L.R. : permis de construire de l’hypermarché LECLERC au Charmoy], et je vois qu’à aucun moment mes propos n’ont été repris. »

Monsieur le Maire : « Répétez la fin… »

Monsieur Fabrice VAUCHEY : « Je dis…, j’avais évoqué la procédure judiciaire – je vous avais interrogé là-dessus – puisque vous parliez de la procédure en  recours devant le Conseil d’État et c’est [sic, N.D.L.R. : il faut sans doute lire « ces »] propos n’ont pas été repris. »

Monsieur le Maire : « Exact, je n’ai pas repris l’erreur, puisque j’avais fait un lapsus. Ce n’était pas le Conseil d’État mais le Tribunal Administratif. Effectivement je n’ai pas repris la phrase erronée. Ce qui compte, ce sont vos propos et les nôtres. Je précise que les comptes rendus ne sont pas nécessairement in extenso, la jurisprudence est claire sur ce point. On souhaite le compléter au maximum, et dans la mesure où c’est audible à l’enregistrement. On vérifiera l’enregistrement et on complétera vos propos en fonction de ce qui a été dit. »

  [p. 2 du PV du CM du 10/07/14  §2 « Procès-verbal de la séance du Conseil municipal du 17 juin 2014 »]

Cette volonté de précision qui semble devoir s’imposer à présent dans la transcription des délibérations de nos élus grâce à l’intervention de membres du conseil particulièrement attentifs est une bonne chose.           

    Rétrospectivement, on se prend à regretter qu’une telle volonté de précision n’ait apparemment pas présidé à la rédaction du Procès-verbal de la séance du Conseil municipal du 17 décembre 2008. Il suffit en effet de relire ce texte pour constater le caractère abscons ou approximatif de certaines formulations. Plus grave encore, la suite a démontré que c’est justement ce caractère abscons ou approximatif qui devait permettre, opportunément et par le biais d’arguties audacieuses, des réinterprétations pour le moins contestables.

Ceci, nous l’avions déjà démontré en détail dans deux précédents articles

ARCHIVES  N° 3 - du 19 janvier 2013

 RETOURNER AU CHARMOY - du 9 mai 2013

    Ces réinterprétations, suivies de diverses péripéties, au nombre desquelles on retiendra la fameuse « consultation » et le retournement radical de la CNAC, aboutiront finalement à l’implantation d’un hypermarché sur la zone du Charmoy. L’annonce officielle de cette implantation a d’ailleurs été faite lors du Conseil municipal du 10 juillet dernier en ces termes :

« Implantation d’un Leclerc

Les travaux ont démarré. Certaines voies d’accès sont perceptibles. L’inauguration pourrait se faire en juin 2015. » [p. 3 du PV du CM du 10/07/14  § 4 « Informations de Monsieur le Maire »]

        Si « certaines voies d’accès sont perceptibles », il reste néanmoins que les voies de parvenir à la concrétisation de ce projet resteront, pour le quidam, à jamais impénétrables !

      Par le biais d’une fiction en images, nous avions tenté d’en suivre librement les méandres dans notre grand feuilleton en 46 épisodes « Esquisses pour un Journal du Charmoy ». Nous offrons aujourd’hui à la rédaction d’Inf’auxonne de le publier pour meubler ses colonnes un tantinet désertes, cela constituerait un juste et nécessaire pendant à la dialectique « leclerolâtre » du fameux N° 25 de mai 2009 de cette feuille, qui pour une fois était copieusement remplie et même bourrée d’arguments « béton » bien inspirés et pour une bonne part « téléphonés » sans doute !!! (À relire !!). En attendant, et à titre d’échantillon gratuit, nous avons pensé que l’épisode 3 d’« Esquisses pour un Journal du Charmoy » pouvait convenir parfaitement pour illustrer notre propos d’aujourd’hui.

03- L'urne qui fait nonC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 25 juillet 2014  (J+2046 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 00:00

REVITALISER LE CENTRE BOURG, C’EST HYPER IMPORTANT !-du 22 JUILLET 2014 (J+2043 après le vote négatif fondateur)

    La revitalisation des centres languissants des petites villes et des bourgades de la France profonde occupe depuis déjà une bonne paire de décennies les travaux et les réflexions des administrations compétentes. Comme les abeilles, nos Chaminadours et autres Clochemerles ne vont pas fort ! Et comme pour les abeilles, le diagnostic des causes est complexe et les intérêts en jeu, souvent contradictoires !

      Notre magazine municipal local, Inf’Auxonne, dans son numéro 31 de janvier 2011,  et par la voix du Groupe Auxonne passionnément, constatait déjà pour notre ville la nécessité d’agir :

        « Reste un chantier important à mettre en œuvre […] : une politique concertée de revitalisation [du] centre ville, dans une collaboration étroite avec les habitants et les commerçants. » (page 2). 

     Par la lecture du compte rendu du dernier conseil municipal du 10 juillet dernier nous apprenons avec bonheur que cette « politique concertée de revitalisation [du] centre ville » pourrait bientôt prendre un tour plus concret dans le cadre d’un projet gouvernemental :

 « Appel à Manifestation d’intérêt (AMI), revitalisation des centres-bourgs :

Le Gouvernement a mis en place un projet de revitalisation des centres-bourgs […] En Côte-d’Or, la ville d’AUXONNE a été retenue pour une première sélection. Il y a 300 communes en France actuellement prévues pour cet appel à projet, il en subsistera 50 à l’arrivée. Si la commune n’est pas sélectionnée, le travail ne sera pas perdu car le centre a besoin d’être revitalisé. Cela ne peut qu’être intéressant pour la Ville.

[…] le dossier doit être rendu pour le 12 septembre. Le nécessaire sera donc fait pour rendre un dossier complet comprenant un diagnostic sur les difficultés du territoire et les stratégies et actions à mener pour son développement, en sachant que ce n’est pas la quantité qui compte mais la qualité. » [p. 3 du PV du CM du 10/07/14  §4 « Informations de Monsieur le Maire »]

  Effectivement, « ce n’est pas la quantité qui compte mais la qualité », nous apprenons cependant, sur la même page du PV du CM du 10/07/14, l’implantation confirmée d’un hypermarché en périphérie urbaine, quantité non négligeable s’il en est (3500 m²), et dont il n’est rien moins que garanti, si l’on se réfère à de nombreuses expériences, qu’il améliore en qualité l’animation du centre ville :

« Implantation d’un Leclerc

Les travaux ont démarré. […]. L’inauguration pourrait se faire en juin 2015. » [p. 3 du PV du CM du 10/07/14  § 4 « Informations de Monsieur le Maire »]

        À présent que la messe est dite au Charmoy et que les tenants de LECLERC ont gagné, le Groupe Auxonne passionnément ne pourra plus, du moins, invoquer une lutte, à présent dépassée, pour faire porter le chapeau aux représentants du commerce du centre ville. Ce qui fut fait notamment dans le numéro 31 de janvier 2011 d’Inf’Auxonne, précédemment cité, dans lequel il  était reproché sans ménagement, aux dits représentants,  de fourrer leur nez hors de leur centre bourg et de négliger ainsi les « questions essentielles » :

    « Malheureusement, jusqu’à présent nos appels n’ont pas reçu l’écho qu’ils méritaient. En effet, les représentants du commerce auxonnais, obnubilés par la lutte contre l’implantation d’une troisième grande surface se sont fourvoyés dans une alliance contre nature avec les grandes surfaces locales. Se mêlant ainsi d’un combat qui de toute évidence ne les concernaient [sic] pas, en scellant cette alliance de la carpe et du lapin, ils ont fait perdre de vue à leurs mandants les questions essentielles… »

      C’est pourquoi nous attendons la publication (dans Inf’Auxonne N° 46 ou 47 qui sait ?) d’une synthèse des préconisations  du  « dossier complet comprenant un diagnostic sur les difficultés du territoire et les stratégies et actions à mener pour son développement, en sachant que ce n’est pas la quantité qui compte mais la qualité » car même  « si la commune n’est pas sélectionnée, le travail ne sera pas perdu », nous ajoutons : surtout s’il contribue à informer objectivement les citoyens.

     Gageons que ces préconisations ne manqueront pas, dans un souci de réalisme et de crédibilité, de prendre en compte le rôle du « facteur Charmoy » dans le processus de revitalisation de notre « centre bourg », sachant, bien entendu, « que ce n’est pas la quantité qui compte mais la qualité » !

    Pour répondre à l’illustration de Claudi, une question reste ouverte : L’arc-en-ciel sur le Charmoy entraînera-t-il une embellie sur le centre bourg ?

Quelques vieux articles toujours d’actualité sur le thème des centres bourgs :

 

QUAND L’INCOHÉRENCE  S’ÉTALE – du 25 janvier 2012

COMME LES CHAMPIGNONS - du 3 octobre 2013

Charmoy juin 2015

 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 juillet 2014  (J+2043 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions