Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Présentation

  • : chantecler-auxonne.com
  • : "Je chante clair afin qu'il fasse clair" Edmond Rostand
  • Contact

Profil

  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
  • Auxonne, environnement, actualité, hypermarché, grande distribution, société

Recherche

19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 00:00

DES  PROS - du 19 mars 2014 (J+1918 après le vote négatif fondateur)

    Le 19 février dernier, le maire sortant Monsieur Raoul Langlois avait tenu sa première réunion de campagne au salon d’honneur des Halles. Cette réunion avait eu les honneurs de la presse gratuite jurassienne

http://dole-auxonne.hebdo39.fr/article-auxonne-la-campagne-est-lancee,1950.htm

Nous en avions donné par ailleurs une relation sur notre blog

MÉTAMORPHOSES  - du 26 février 2014

    Hier soir 18 mars, se tenait la deuxième et dernière réunion publique du maire-candidat avant le premier tour. Autre lieu, autre style. Dans le premier cas, l’espace resserré des combles des Halles, dans le cas présent les dimensions imposantes de la Salle des fêtes. Ces dimensions soulignaient peut-être par contraste une assistance relativement discrète tant par le nombre que par la participation active. Une assistance strictement locale cependant, mais diverse, où se côtoyaient tous les âges, divers quartiers et diverses tendances,  et à laquelle la parole fut donnée en fin d’intervention. Une réunion ouverte en somme, beaucoup plus ouverte sans doute que la première.

    Le maire-candidat devait seulement ouvrir la réunion et la conclure, déléguant dans l’intervalle la présentation de son programme par secteurs à une dizaine de ses colistiers, pour l’essentiel adjoints sortants. Tous les thèmes furent abordés, du Château aux mares de la forêt en passant par nos Knocks vieillissants, pour le détail nous renvoyons nos lecteurs au programme du maire-candidat.

    Au cours de cette présentation, l’opposition fut volontiers égratignée, l’analyse objective et approfondie de chacune ces critiques exigerait un temps et une documentation qui dépassent mes forces et mes compétences. Je laisse le soin de la réponse aux équipes visées. Leurs membres présents n’ont d’ailleurs pas réagi lors de la réunion.

     Le point essentiel que j’aurai remarqué, c’est la revendication par un certain nombre d’intervenants de la tribune, qui parlaient pour ainsi dire ex-cathedra, d’une compétence et d’une expérience acquises et vérifiées dans le cours du mandat. Le « néophyte » se devait donc d’être intimidé par ces propos de spécialistes confirmés. Magister dixit ! D’ailleurs, la tâche de maire, de plus en plus difficile et ardue, ne s’improvise pas !

    En clair, ce qu’il faut à la mairie Auxonne, ce sont des pros ! Et les pros, vous l’aurez compris, ils sont déjà là ! Combien d’ « apprentis » pourtant, même sur la liste du maire-sortant. Cependant, comme l’a lancé lui-même, me semble-t-il, le maire-sortant « nul n’est irremplaçable ». Sage propos en regard du discours d’autosatisfaction de quelques adjoints bien enkysté(e)s. Après tout, eux (elles)-mêmes apprirent aussi un jour avant d’affirmer péremptoirement leur compétence et leurs talents à l’encontre des novices.

   Pour en revenir à notre « cœur de métier », Leclerc était absent de la présentation. Heureusement, par le secours des questions de Jean-Claude Poirson et de votre serviteur, il montra quand même une oreille à la fin.

    À titre anecdotique nous noterons qu’une remarque de Jean-Claude Poirson rebondissant sur un propos de Madame l’adjointe au social relativement à certaines personnes défavorisées jugées trop sévèrement par d’autres comme seulement capables de fumer et de boire, devait nous  entraîner quelques instants sur une digression impromptue autant que gouleyante à propos de la dive bouteille et des raisons que tout un chacun aurait de boire. Je vous propose quant à moi celle de Gaston Bachelard que je trouve plus originale : « Je bois pour me souvenir ! ». C’est d’ailleurs ce que je fais en rédigeant cet article !

      Revenons à des choses plus sérieuses : des réponses du maire à mes questions sur l’investisseur privé du terrain des Aciéries, je pense pouvoir déduire à travers les subtilités prudentes du discours administratif qui m’a été tenu qu’il pourrait bien s’agir d’Intermarché. À vérifier cependant. À mon allusion du Leclerc pas encore fait, il ne fut infligé aucun démenti affirmant un démarrage imminent des travaux. À suivre…Qui vivra verra ! Pour terminer, une habituée du sujet n’a pas manqué de poser la question de la maison médicale. Même en dehors des listes, Auxonne ne manque pas de spécialistes de diverses questions.

     Au fait, la spécialité de torpilleur commence à se faire rare et le Port-Royal est devenu tout triste depuis qu’il a perdu sa « Petite Torpille ».

 Dandy local

 C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 19 mars 2014  (J+1918 après le vote négatif fondateur)

Partager cet article
Repost0
Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Recension
18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 00:00

TAURIDE ! - du 18 mars 2014 (J+1917 après le vote négatif fondateur)

 

    Celui qui ignore l’histoire est condamné à l   a revivre, nous dédions cette célèbre maxime aux candidats en lice et en liste ! Une officine concurrente représentait récemment l’un deux en Léonidas. Peu réaliste ! Pas de Thermopyles à l’horizon et Léonidas pourrait bien être chocolat ! Plus près de l’actualité, nous tournerons notre regard vers la Crimée et son histoire ! De là notre titre qui n’est autre que le nom antique de la Crimée rendu par la Grande Catherine de Russie à la presqu’île lors de sa conquête dans les années 1780.

   Nous renverrons nos lecteurs/trices qui auraient traduit Tauride par torride, sans doute plus affriolant, aux relations célèbres de la Grande Catherine avec son favori Potemkine (qui n’est pas un bateau garé dans le Port-Royal). En 1787, le galant organisa pour son Impératrice un voyage en Tauride devenu légendaire et auquel fut même convié l’empereur d’Autriche Joseph II : « la nudité des plaines de la Crimée fut déguisée par des villages bâtis tout exprès ; des chaînes de montagnes furent illuminées ; de belles routes furent ouvertes par l’armée ; des bois sauvages furent transformés en jardin anglais.» (A.-H. Dufour, Histoire de la Crimée)  

   C’est de ce temps que date l’expression  « villages Potemkine ». Remplacez Crimée par Charmoy, remplacez Histoire de la Crimée par Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 et vous aurez compris : « hôtel de 40 à 50 chambres, cafétéria »,…tout ça illuminé avec art bien entendu ! Notre Potemkine a de l’imagination et sa Grande Catherine de Vesoul a de l’à LURE. Mais après tout, ce Potemkine qui nous mène en bateau, il finira peut-être au fond d’un bassin de notre Sébastopol local victime d’une grosse torpille.

       Le parallèle historique sera sans doute plus crédible avec le référendum qui vient de se dérouler en Crimée à propos du rattachement de la presqu’île à la République fédérative de Russie. 83% de votants et près de 97% de OUI.

   De quoi faire pâlir nos émules locaux qui affichaient seulement, bien que triomphalement, 38,25% de participation et 79,52% de OUI à la fameuse consultation de juin 2010. Si Obama et consorts tiquent sur la Crimée, nous continuons à tiquer sur le Charmoy et ses exercices de démocratie participatatative avec affichage luron en prime et campagne de l’union sacrée à dominante alimentaire du parti unique quadricéphale du OUI ! Deux fois mieux que l’aigle impériale russe qui n’est que bicéphale ! Un épisode en jaune-fluo pour le moins « tauride » !                  

   En ce jour J+1917 nous espérons que le nombre 1917, année historique à la fin de laquelle les aigles bicéphales tombèrent, mettra un peu de plomb dans l’aile de notre aigle quadricéphale tutélaire !!

Pour une meilleure compréhension, on pourra relire :

 LA QUADRUPLE RACINE – du 15 mars 2011

Dernière minute : Où est passée « la Petite Torpille » ? Dans le port de Sébastopol ?

Crimée 

Quadricéphale

 

Avis décès

 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 mars 2014  (J+1917 après le vote négatif fondateur)

Partager cet article
Repost0
Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 00:00

PROPOS DE CAMPAGNE - du 17 mars 2014 (J+1916 après le vote négatif fondateur)

   Le paysage médiatique local actuel signe plus que jamais la nécessité de notre blog. La presse locale traditionnelle semble pour le moins à la traîne et nous ferait presque louer les productions du gratuit comtois « Hebdo 39 » qui semble, tel une greffe, avoir pris le relais d’un organe quelque peu défaillant. Voilà donc où nous en sommes ! En témoigne l’article paru dans Le Bien Public du 15 courant en page 3 sous le titre « Raoul Langlois en campagne » qui écrit : « le maire sortant a évoqué, au cours d’une réunion publique, le bilan de sa mandature et présenté la liste « Auxonne-Passionnément » ». Voilà donc un scoop et une nouvelle bien fraîche : la relation d’un fait qui s’est déroulé il y a presque un mois, le 19 février dernier !    

  On aura meilleur temps de relire, à propos du même évènement, l’article correspondant du numéro 101  d’Hebdo 39 du 24 février dernier largement exploité par ailleurs sur le blog d’ « Auxonne-Passionnément » où il  générait, encore récemment, une débauche de commentaires.

http://dole-auxonne.hebdo39.fr/article-auxonne-la-campagne-est-lancee,1950.htm

On pourra aussi se reporter, toujours sur le même sujet, à notre article

MÉTAMORPHOSES  - du 26 février 2014

     Nous dirons à présent un mot de la réunion de Monsieur Coiquil qui s’est tenue il y a 3  jours, le 14 mars à l’Aiglon. Le candidat entouré de ses colistiers, y présentait son équipe et son programme. Présentation brève et sans grandiloquence dans une ambiance plutôt bon enfant. Nous laissons le soin aux journalistes stipendiés d’en rendre compte par le menu, nous attachant seulement à en souligner le style radicalement différent de la réunion évoquée plus haut. Un conseiller municipal sortant, de la liste « Auxonne-Passionnément », a eu ainsi tout le loisir  d’y porter largement et longuement la contradiction sur divers sujets, semblant même parfois voler la parole à deux adjoints de la même équipe, l’un pilier des finances et l’autre chêne tutélaire de la forêt, dont le silence fut remarqué. Et pourtant, Dieu sait si son compagnon contradicteur en cassait, du bois ! Votre serviteur est aussi intervenu pour faire un peu de publicité à votre blog préféré et pour évoquer un sujet patrimonial. Le patrimoine est à la mode !

ARCHÉOLOGUE À AUXONNE,  PASSIONNÉMENT ! - du 24 février 2014

      Des questions portèrent sur la maison médicale, et très techniquement, on questionna aussi sur les « tuyaux d’eau chaude » voués au transport de nos calories forestières. Un débat varié et ouvert en somme ! Débat clos par une intervention qui souligna opportunément la parité effective et la variété de la liste du candidat Coiquil. On vit ainsi une de ses colistières se lever, revendiquer son appartenance UMP et répondre dignement et sobrement aux foudres du maire sortant, en l’espèce, aux quelques invectives aussi maladroites qu’inélégantes proférées le 19 février et relayées depuis ad nauseam par des réseaux sociaux satellites de la liste sortante que nous avons déjà évoqués !

AC...CROCHEZ LES WAGONS ! - du 12 mars 2014

   À propos de réseaux sociaux et pour conclure, je voudrais demander à la dénommée     Anna Grapsa de quel droit, en vertu de quel mandat et en utilisant quels fichiers, elle s’est permis, dans un commentaire contradictoire exprimé sur le blog du candidat Coiquil – et retiré par ailleurs depuis –  de porter une appréciation sur la composition de mon foyer ainsi que sur sa situation financière en ces termes précis : « Sans que l’intéressée ait des enfants à charge ou des difficultés financières ? Voilà les vraies raisons du non prolongement du contrat de la conservatrice ». Qu’elle contredise le candidat Coiquil, qui saisit lui-même un peu trop opportunément et sur un problème complexe une occasion de critiquer l’équipe en place, c’est son job, cela, elle peut le faire tout à loisir, mais je lui dénie le droit de porter des appréciations sur la situation de mon foyer parfaitement identifiable dans son commentaire. Qu’elle s’occupe donc d’abord, comme l’on dit de par chez nous, de ses oignons plutôt que de mettre son nez dans notre situation familiale et financière ! Dans une LRA récente, son mentor s’était d’ailleurs montré beaucoup moins précis ! Voilà, pour finir, une capture d’écran, un patrimoine sauvegardé et restitué qui va faire plaisir à tous les amis de la page facebook « Flamby local » !! 

 Copie de Grapsa

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 17 mars 2014  (J+1916 après le vote négatif fondateur)

Partager cet article
Repost0
Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 00:00

LE CHARME PERDU DU CHARMOY  - du 16 mars 2014 (J+1915 après le vote négatif fondateur)

         Aujourd’hui, notre texte sera court. Chacun aura pu le constater, le Charmoy a perdu son charme ! Le Charmoy a perdu son charme puisqu’il n’occupe plus qu’une ligne dans le projet de notre maire sortant, s’y limitant à ces quelques mots :

« Nous appuierons les candidatures locales pour les recrutements au Leclerc ».

   Où êtes-vous donc passés hôtels, restaurants et autres attracteurs touristiques ? Le Charmoy ne serait donc plus à présent un pôle touristique, il serait  réduit à un timide Pôle-Emploi ?!

    En attendant d’être un aspirateur à touristes, le Charmoy reste néanmoins un thème inspirateur, puisqu’un jeune réalisateur vient de remporter le Lion d’Or du Square pour son hyper-court-métrage  à dominante non alimentaire, drame social en 6 images : « Le Charme perdu du Charmoy ». Bientôt en exclusivité à l’« Hyper-Empire ». Le jeune réalisateur Carl Hoffnung, neveu de notre Claudi a dédié son oeuvrette à Volker Schlöndorff dont il parodie d’ailleurs un titre célèbre.

A - Qui vivra verra L 

B - Hypercool

C - Le score

 D - Ça bouge

 E - L'âge est là

F - Où est le problème

 

Dans la même veine cinématographique et dans la série VOIR et REVOIR, nos spectateurs pourront retrouver notre article

 

 LE CHARMOY A CANNES L'AN PROCHAIN ? du 15 mai 2013

 

     

C.S. Rédacteur de Chantecler,

 Auxonne, le 16 mars 2014 (J+1915 après le vote fondateur)

Partager cet article
Repost0
Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 00:00

PLACARDS  - du 14 mars 2014 (J+1913 après le vote négatif fondateur)

    Depuis la mémorable « consultation » de juin 2010, dont le caractère tapageur, autant que grotesque, de placardage généralisé en jaune-fluo de LURE nous avait décidé à ouvrir ce blog, jamais refermé depuis, nous avons pris la bonne habitude d’examiner attentivement les affiches appelant les citoyens aux urnes. Tout le monde ou presque a remarqué que l’appel aux urnes vient de rouvrir son marché saisonnier. Celui-ci fleurit épisodiquement comme au cœur de l’été fleurissent les rubans attrape-mouches.

     En mouche prudente et circonspecte (« Petite Torpille » je vous dispense par anticipation d’affliger cette mouche d’un qualificatif désobligeant) j’observe  donc à bonne distance les placards flambant neufs qui commencent à se déployer à la vue du quidam. La langue française est riche : un placard, c’est comme chacun sait une affiche, mais ce peut être aussi un lieu de relégation. C’est le printemps des poètes, alors, vons-z-y, un peu de poésie ! Easy !                                      

PLACARDS

Un cauchemar dans ma mémoire

Ressurgit du fond de l’histoire

La fameuse consultation

OUI, OUI partout et pas un NON

Repeinte en jaune aux frais de LURE

Auxonne avait triste figure !

Mais aujourd’hui c’est différent

On a le choix, c’est plus marrant

Quatre mousquetaires

Tout ça pour un maire

Quatre portraits sur les placards

Un seul sortira du placard !

À la fin du jour où j’écris (13 mars),

Trois placards, ont déjà fleuri.

Le premier est très portuaire

On s’y embarque pour Cythère

Le second prenant sa cuiller

Vous dit faites Ah ! Ah ! Ah ! Ah !

« Mon cher, vous voilà poitrinaire

Au caveau vous aurez pris froid »

On est bien mieux au bord de l’eau

On s’y fait mener en bateau

Au Port Royal où l’on s’embarque

À moins qu’à regret l’on débarque !

Le troisième n’est pas aux cimaises

De la galerie auxonnaise

Sur son placard la belle église

Voit qu’il a mouillé sa chemise

Ils  l’avaient si bien restaurée

Et la voilà toute inondée !

Mon propos sans doute est osé

Mais il est  déjà pardonné !

Le quatrième se fait attendre

En parler je ne puis prétendre

Mais les absents ont toujours tort

Il faut qu’il se dépêche alors

Et qu’il rejoigne le quatuor !

Pour qu’enfin le concert commence

Il faut qu’il entre dans la danse !


Claudi le farceur a sorti les andouillettes du placard. Il a confondu printemps des poètes et printemps des poêles !

 

Ah! Ah! Ah!

 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 14 mars 2014  (J+1913 après le vote négatif fondateur)

Partager cet article
Repost0
Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 00:00

LE STYLE, C’EST L’HOMME - du 13 mars 2014 (J+1912 après le vote négatif fondateur)

      Ainsi parlait Buffon, authentique Bourguignon, né à Montbard et fils d’un conseiller au Parlement de Dijon. Ainsi parlait Buffon, ou presque, qui déclara en 1753 dans son discours de réception à l’Académie française (où il fut admis sans sollicitation) : « Le style est l’homme même » et il poursuivait : « L’accord entre le sujet, la fin et les moyens, fait toute la beauté du style ». J’apprécie ces belles paroles d’un grand Bourguignon et m’efforce d’en tirer les enseignements pour moi-même et aussi  pour les autres.

     Votre serviteur est lui-même Bourguignon, né à Auxonne de surcroît, mais ne se prend pas pour autant pour Buffon. Être né à Auxonne, la belle affaire ! Il est pourtant de bon ton, par les temps qui courent, de revendiquer cet avantage, si l’on en croit, du moins, certains doctes écrits. Je suis donc né à Auxonne d’une mère vosgienne et d’un père transalpin, tous deux purotins, et qui n’étaient même pas médecins !      

    Merci Zoé Lantin, d’appliquer le qualificatif de « Haute littérature » à ma prose, j’écris en français tout bonnement ce qui devient, à vrai dire, assez rare, même chez les natifs d’Auxonne. 

    Assez de bavardage, venons en au fait ! Sur des blogs, sur facebook, sur le papier, à la tribune enfin, depuis quatre mois, quatre auteurs improvisés adressent à leurs concitoyens divers messages.

   L’un catche allègrement, et chacun sait, qu’au catch tous les coups sont permis, l’autre offre des roses aux dames et des épines à qui les mérite, un troisième se fait un peu attendre, le quatrième, enfin, n’en finit pas de mettre des rallonges à sa carte de visite et resterait à coup sûr rêveur devant celle de son confrère et compatriote auxonnais François-Joseph Moreau (1789-1862), accoucheur célèbre de la Maison d’Orléans, « Officier de la Légion d’Honneur, Chevalier de l’ordre de Léopold, Professeur d’accouchements, des maladies des femmes et des enfants à la Faculté de Médecine de Paris, Médecin de la Maison d’accouchements de Paris, Consultant du Roi, Membre de l’Académie Royale de Médecine et de plusieurs Sociétés savantes ».

     Des réunions publiques sont annoncées, l’une  s’était déjà tenue le 19 février et nous avons déjà évoqué son style

MÉTAMORPHOSES  - du 26 février 2014

      En attendant les prochaines lors desquelles, nous l’espérons, nous découvrirons pleinement les divers styles, nous voudrions faire part de quelques retours d’expériences relatifs aux réunions publiques des dernières cantonales de 2011.

  Le 16 mars 2011 une réunion s’était tenue à la Salle des Fêtes, j’en avais ainsi décrit l’ambiance :

« Hier soir, dans une atmosphère oppressante et boulonnée se  déroulait la réunion promotionnelle de François Sauvadet au profit de Raoul Langlois et surtout de François Sauvadet lui-même.

   Auto congratulations, autosatisfaction, auto acclamation, rien ne nous fut épargné. Une claque extra cantonale musclée était venue de Dijon en renfort, applaudissant à tout rompre. Parmi celle-ci, des éléments jeunes flashant la tribune avec leurs portables contrastaient avec les têtes chenues paisibles de l’assistance indigène.  Une rombière dijonnaise haineuse lorgnait d’un air de reproche mon peu d’empressement à applaudir J’ai dû m’esquiver à la fin sous l’invective et l’injure parce que je refusais clairement d’entonner une Marseillaise confisquée à des fins partisanes et aussi de trinquer.

Je doute de l’utilité démocratique de telles réunions où une salle sans parole applaudit à une succession de bonimenteurs égrenant des discours de langue de bois et utilisant les ficelles les plus grossières ».

Quid du 18 mars prochain à la Salle des Fêtes ? Claque dijonnaise ou pas, Marseillaise ou pas, pot ou pas ? À suivre…

Le 17 mars 2011 une réunion de l’autre bord se tenait au sous-sol de l’Aiglon et nous en rendions compte ainsi :

« Je relatais hier la réunion plénière pour Raoul Langlois. Ne faisons pas de jaloux, je dois dire à présent un mot de la réunion de Jean-Paul Vadot qui se déroulait hier soir à l’Aiglon en présence de François Patriat.

La salle était bien remplie. L’assistance était moins nombreuse qu’au grand rassemblement de la veille, mais elle était cette fois essentiellement cantonale. Le Tout Dijon ne s’était pas déplacé en renfort pour la circonstance.

Pour être d’origine géographique plus restreinte, l’assistance était cependant loin de refléter cette quasi unanimité d’opinion qui présidait à la grand’messe de François Sauvadet et qui « ne voulant voir qu’une seule tête » excluait d’avance toute question et tout débat.

Disons-le, l’assistance était tout à fait variée, mais sans être vraiment mêlée. La séparation ne se faisait pas en côté gauche et côté droit, mais plutôt d’avant en arrière. Avant des « Forces de progrès » et arrière (lourd) des combats d’arrière-garde.

Face à cette configuration peu favorable, disons simplement que le « métier » de François Patriat a permis d’éviter un face-à-face pesant et que les propos sans concession de la tribune n’ont jamais cédé ni à l’invective ni au dénigrement.

N’étant pas le chroniqueur désigné des « Forces de progrès », je développerai plus particulièrement la question qui m’intéresse et que mes lecteurs connaissent bien.

    Hier soir, donc, les bataillons de propagande Leclerc, si actifs au pot de colle en juin dernier, à pied, à cheval et en voiture, formaient un dernier carré dans le fond de la salle pour un « baroud d’honneur », si tant est que l’on puisse qualifier ainsi leurs escarmouches assez indigentes tirées d’un argumentaire éculé. Non vraiment, si la rage y était encore, le cœur n’y était plus vraiment.

Nous étions en plein cinéma et le commando de la « quadruple racine » [N.D.L.R. 1- Les Compagnons du Val de Saône (« les Compagnons ») 2- Auxonne passionnément (« les passionné(e)s ») 3- Association des habitants et riverains des hameaux et lotissements d’Auxonne 4- Association Auxonne Consommateurs] qui la veille avait assisté religieusement aux  projections conjointes du « Grand Bleu » et de « Il faut Sauvadet le soldat Raoul », tentait de nous jouer à présent « le Vadot de la Méduse ».

Moralité, les 14 et 21 mars à l’Aiglon, attention aux trublions et surtout aux trublionnes du fond.

Autres réunions de 2011 pour le deuxième tour Girard/Langlois cette fois

Le 24 mars, une réunion sur invitation  à l’initiative de Monsieur Langlois se tint au sous-sol de l’Aiglon. De ce huis clos, rien à signaler.

Le lendemain, 25 mars, dans le même lieu, se tint une réunion de Dominique Girard dont je commentai alors le déroulement, avec sans doute un peu de complaisance, justifiée toutefois par les agissements de la clique du Charmoy contre un concurrent devenu dangereux pour Monsieur Langlois. On remarquera que Monsieur Montial, élément actif de cette clique, figure officiellement aujourd’hui sur la liste « Auxonne-passionnément » :

    «  Chantecler étant une feuille de protestation, j’hésitais, je l’avoue, à écrire cet article, car j’ai assisté hier soir à une réunion ouverte et publique dont il serait difficile et injuste d’épingler l’attitude tant des organisateurs,  que de l’assistance ou des contradicteurs d’ailleurs parfaitement absents.

De cet exercice nécessaire et salutaire, je ne m’étais pourtant pas privé à propos d’autres réunions publiques ou privées précédentes et de tous bords.

J’étais donc hier soir à la réunion publique de Dominique Girard. Aux dires même de Remi Delatte qui était bien présent, la salle était bondée. Il l’a dit : du jamais vu à la lumière de ses souvenirs et de son expérience auxonnaise des réunions à l’Aiglon !

L’un  au moins des assistants à la réunion privée d’hier dans les mêmes lieux était présent. Je n’ai pas eu la cruauté de lui demander ses impressions.

Le problème du Charmoy fut évoqué clairement. Il me paraît éminemment nécessaire que la lumière soit faite sur cette affaire, je m’y emploie sans relâche depuis des mois. [N.D.L.R. Et à présent depuis bientôt quatre ans !]

L’absence criante, hier soir, de toute contradiction mandatée au service de Messieurs Langlois, Montial et consorts, suffit à faire la preuve de l’absence de courage, et surtout de  crédibilité des tracts mensongers qu’ils ont récemment diffusés à propos de la zone du Charmoy sur la seule foi d’un article du Bien public prêtant à Dominique Girard une position qu’il n’a jamais déclarée. (article de Catherine Vachon, sous le titre « AUXONNE Duel à droite » paru dans Le Bien public du 21 mars dernier).

Ces tracts, pour être simplistes et mensongers, ne sont pas pour autant sans effet. Je l’ai vérifié hier soir même, à la terrasse d’un café où j’avais été cordialement invité par une de mes lectrices assidues à la sortie de la réunion. Car dans les réunions de Monsieur Girard, on ne boit pas, Messieurs, on ouvre le débat mais on ne débouche pas de bouteilles ».

   Moralité, le courage et l’ardeur des trublions et surtout aux trublionnes du fond, à l’Aiglon, ont parfois des limites !

  Je dédie cette petite leçon d’histoire à tous les candidats ! Et que le meilleur style gagne !

  En prime, une petite composition de Claudi qui a recyclé à la va-vite quelques bons dessins d’Herluf Bidstrup, un peu datés sans doute (1960), mais assez évocateurs.

L'orateurC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 06 mars 2014  (J+1912 après le vote négatif fondateur)

Partager cet article
Repost0
Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Documents
12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 00:00

AC…CROCHEZ LES WAGONS ! - du 12 mars 2014 (J+1911 après le vote négatif fondateur)    

    Évoquons en ouverture de notre article les temps héroïques où à Auxonne, passionnément, à défaut d’éreinter ses concurrents, l’essentiel des productions médiatiques de notre maire-candidat actuel tournaient autour de LECLERC. Le 13 janvier 2011 paraissait ainsi, dans Le Bien Public, le grand article intitulé « Oui à l’hyper, non au Brico ! ». Ce morceau de bravoure, désormais historique, était remarquablement illustré, non par l’habituel cliché éculé  d’un banal bouclard planté bêtement dans une cambrousse improbable, mais par la photo Collector du leader massimo flanqué de sa précieuse collaboratrice d’alors, absente très remarquée de la compétition actuelle et que nous avons saluée il y a peu.

 

    SOUVENIR - du 27 février 2014   

       Dans le cœur de ce passionnant article du 13 janvier 2011 paru dans Le Bien Public, un cadre LECLERC déclarait : « Désormais, il y aura la locomotive avec le gros supermarché [N.D.L.R. Chantecler : en fait, un hypermarché 3500 m² comme dirait Naf-Naf] et comme wagons, les boutiques de jouets, de vêtements et de bazar ».

     Cette métaphore ferroviaire, appliquée à la grande distribution, pourrait tout aussi bien s’appliquer aujourd’hui aux outils médiatiques de la campagne de notre leader massimo qui forment à leur manière et à la queue-leu-leu, un train !

  Ainsi, juste derrière la locomotive d’un blog officiel « Auxonne-passionnément » bien verrouillé s’accroche le tender bien approvisionné des commentaires sur Hebdo 39. On  accède à cette réserve de combustible au moyen du crochet d’attelage suivant

http://dole-auxonne.hebdo39.fr/article-auxonne-la-campagne-est-lancee,1950.htm

  À la suite de ce tender plein à craquer sont attelés quelques wagons facebook non déclarés en douane. Et pourtant, notre maire-candidat (ou notre candidat-maire c’est selon) a bien souligné, dans Le Bien Public du 10 mars, avoir « fait le choix d’être absent des réseaux sociaux ». Deux de ces wagons  roulent néanmoins pour le leader massimo sous les étiquettes respectives « Flamby local » et « La petite Torpille ». Une équipe à riper la Lune y véhicule un bric-à-brac de plaisanteries indigentes,  véritable magasin de farces et attrapes qui  constitue le digne pendant des « boutiques de jouets et de bazar » du projet LECLERC

       Sur le site d’Hebdo 39, des bonimenteurs anonymes vantent à loisir l’humour facile et parfois douteux  de ces boutiques : 

« Flamby Local 02/03/2014, 21:43

Flamby Local vous passe bien bien le bonjour…! Ainsi qu'a Tristan le flan…(peut être vous…? ) Ma page "la petite torpille" pratique l'humour noir sur les élections, avec une petite préférence pour Auxonne Passionnément je l'avoue, mais par principe tous le monde y passe… même Mr Langlois (en gladiateur). Et excusez moi de soutenir le candidat de mon choix à ma manière… et si cela vous gène tant, ne l'a regardez pas… Sur ce, je m'en vais  déguster un petit flamby à votre santé ».

« ptitefouine21130 02/03/2014, 19:45

…Quant à la page de "Flamby local" je la trouve assez créative et rigolote. Mais bon l'humour n'est visiblement pas votre fort … »

   Les voyageurs pour Charmoy-City en voiture au quai N° 29 ! Bon voyage ! Passionnément !

   Petite touche nostalgique pour conclure. Pour en revenir à la photo Collector du leader massimo flanqué de sa précieuse collaboratrice, on peut dire aujourd’hui que la « locomotive » porteuse du projet LECLERC a perdu depuis son précieux « wagon » Ah ! Nostalgie poignante et ineffable des gares et des voies de garage où finissent tôt ou tard wagons et locomotives !

Roule, roule 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 mars 2014  (J+1911 après le vote négatif fondateur)

Partager cet article
Repost0
Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Humour noir
11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 00:00

CHAUFFAGE D’APPOINT  - du 11 mars 2014 (J+1910 après le vote négatif fondateur)

     Dans un article du Bien Public d’aujourd’hui 10 mars, sous la plume de Camille Soligo et intitulé « L’ «  incontournable » soutien des réseaux sociaux » on pouvait lire :

 « Raoul Langlois, le candidat UMP, maire d’Auxonne (8000 habitants, [dispose] d’un blog depuis le début de la campagne ([…] « Auxonne-passionnément »). En revanche, [il a] fait le choix d’être absent des réseaux sociaux qu’[il] ne [juge] pas indispensables. [Il craint] l’anonymat qui, selon [lui], falsifierait le débat car « certains s’y défoulent ». Raoul Langlois ne conteste cependant pas l’utilité de ces réseaux « à partir du moment où c’est modéré ». […] Raoul Langlois [préfère] « un dialogue physique réel et personnel ». »

    Précisons que le passage cité ci-dessus était placé sous le sous-titre : « Ils préfèrent une poignée de main ».

    Si, selon ce sous-titre du Bien Public Monsieur Langlois « préfère une poignée de main », un bref détour sur les réseaux sociaux montre qu’il n’y dédaigne pas non plus particulièrement les petits coups de main.  Tout comme étaient bienvenues lors de la « consultation » de juin 2010, fleuron inoubliable de la démocratie participatatative, les belles affiches jaune-fluo    imprimées à LURE ainsi que leurs dévoués afficheurs dont l’un au moins vient « d’entrer en liste » en la personne du Sieur Montial président de l’AAC, association de fantaisie, créée par et pour l’hyper du Charmoy !!

         C’est vrai qu’en cette saison de transition, il fait parfois un peu frisquet et les chauffages d’appoint de tout poil sont alors les bienvenus ! On se réchauffe le coeur et on chauffe le populo des électeurs potentiels avec les moyens du bord, et sur ces moyens, on ne se montre pas très regardant ! Affiches de LURE naguère,  sites facebook « La petite torpille » ou « Flamby local » aujourd’hui, les appoints d’arrière-boutique ne sont pas à négliger !

      Très respectueux du droit à l’image des personnes concernées, nous ne diffuserons cependant pas nos images de captures d’écran attestant clairement de ces appoints d’arrière-boutique et de leurs nombreux « amis » candidats très en vue, au nombre desquels un vénérable aïeul chargé de petits-enfants. Nous les tenons toutefois à la disposition des personnes qui ne pourraient entrer sur facebook. Nos lecteurs devront donc se contenter seulement de notre « capture murale » de juin 2010. Mémorable capture, d’une affiche imprimée à LURE figurant au « Musée civique de la consultation » !!! Hier le papier, la colle et les colleurs clandestins, aujourd’hui facebook, les écrans et les courageux anonymes ! On n’arrête pas le progrès 

     Dernière minute. La Petite Torpille parle « gentillement » de nous. La pauvrette, si gentillette, elle a bien maigri et les lunettes n’y feront rien ! Bonne campagne les courageux ! « Gentillement » et surtout, passionnément !

OUI à la zone

 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 11 mars 2014  (J+1910 après le vote négatif fondateur)

Partager cet article
Repost0
Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 00:00

D’ACCORD COMMODORE - du 10 mars 2014 (J+1909 après le vote négatif fondateur)

    Comme la tripe est à la mode de Caen, l’ « humour » est à la mode d’Auxonne, passionnément. Chantecler bien  décidé à suivre à la mode, et même à la poursuivre, continue la publication passionnante du courrier de Jacquou le pioupiou.

Courrier au dos d’une carte postale :

             Ma Chère cousine Rosalie,

      Merci pour le fromage de tête, il a fait de l’effet. Le pitaine, depuis qu’on s’est donné la collade, il est tout matamore posé. Il a mis sa tunique et ses bananes au caramel au rencart et depuis il fait le gandin dans sa tenue nouveau modèle. Tu le verrais parader, le marquis, dans la rade avec ses copains de la Royale, sous-marins, torpilles et compagnie, ils l’ont à la bonne, l’apôtre ! L’autre jour, il fallait l’entendre au rapport, qu’on est les meilleurs et pis des fleurs pour le juteux de casernement qu’a fait repeindre les guérites sans oublier la compagnie d’instruction et pis surtout pour lui, même que je crois qu’il se voit déjà dans les bras du poireau. T’imagine le tableau : Ouvrez le ban ! Et vlan que je t’accroche la rouge, la rouge, ça c’est pas du flan, et revlan que je te file la collade et le poireau il sent bon l’eau de Cologne et ça lui tire une larme au pitaine ! Fermez le ban !

      Le pitaine, il est aux anges, comme dit Chantecler, tu sais, cet enfoiré de sursitaire, le pistonné de l’adjudant Leclerc : « Le pitaine c’est jupiterre tonneau sur son nuage ». Tu me croiras si tu veux, mais je vais te raconter la dernière. Y’a 3 jours, je traversais la cour pour aller chercher du perlot au foyer, v’là ti pas que je rencontre l’pitaine sur son 31, j’avais pas eu le temps de le saluer à six pas qui me tombe dessus et me serre la louche avec ardeur. J’en suis resté comme deux ronds de flan ! Il farfouille dans sa poche, le marquis, et v’là ti pas qui me sort des galons de cabot tout neufs, et il me fait comme ça : « Cousez les vite mon brave, je vous tire mon kébour, sans rancune ! » Sur le cul que j’étais pour le coup ! Bravo l’artiste ! Il a dû prendre des cours au Théâtre aux Armées !

      Comme je dis au sapeur, tu devrais faire pareil pour faire monter ta cote d’amour qu’est pas ben gironde comme voilà. Alors, le sapeur, il m’écoute tout pensif. Faut te bouger que je lui répète. Le sapeur, tu sais Rosalie, des fois, il m’inquiète. Le brancardier, lui, il se bile pas trop, il fait trempette dans la rade : idrotérapie comme il dit, c’est bon pour le stress, ça délasse. Le pitaine, sûr qu’il l’a consulté vu qu’il est tout coule et tout feune depuis queque temps, comme dit Chantecler, cet enfoiré de sursitaire. Matamore posé que je te dis, le marquis. Le pitaine, je te répète, ma bonne Rosalie, le brancardier il l’a consulté, et pis tu sais, le pitaine les consultations ça le connaît rappelle-toi le foin qu’ils ont mené les bougres en juin 10 Ah ! Les mandrins ! Et pis, je suis ben  sûr aussi qu’il prend des bains de minuit dans la rade avec ses copains de la Royale, sous-marins, torpilles et compagnie, ils l’ont à la bonne, l’apôtre !

       Je dois te laisser Chère cousine Rosalie, j’entends le pitaine qui remonte encore les bretelles au sapeur et à ses potes dans le couloir, le v’là qu’entame son refrain, sûr qui va encore nous en chier une pendule : « Bande de branleurs ! Ça commence à bien faire avec les comptes du foyer ! Faites-moi 15 pompes ! Ça vous fera les pieds mes gaillards ! ». Tu sais, des fois j’ai bien envie de lui foutre au nez mes galons de cabot, au marquis ! Comme ça, il pourra toujours les refiler au brancardier qui pourra rajouter ça sur sa carte de visite ! Je t’embrasse ! Oublie pas l’intendance : œufs durs et fromage de tête, sans croquant, pour le marquis !

                                                 Jacquou ton Pioupiou d’Auxonne qui t’aime passionnément !

En rade du Charmoy

N.D.L.R. : En matière d’argot militaire, un glossaire s’est révélé nécessaire pour certains lecteurs qui en on fait la demande. Nous répondons à cette demande. En effet si certains confondent allègrement hypermarché et supermarché, alimentaire et non-alimentaire et même parfois oui et non, nos lecteurs, gens de rigueur et de probité, sont en droit, eux, d’exiger de ne pas confondre cabot et perlot.

ban (Ouvrez  ou fermez le ) : Commandement d’une sonnerie indiquant le début et la fin d’un moment solennel dans une cérémonie militaire.

Bananes : décorations

Branleur : fainéant

Cabot : caporal

Colon : colonel

Cote d’amour : notation d’un militaire

Guérite : abri pour les sentinelles postées à l’extérieur

juteux de casernement : adjudant responsable de l’entretien des bâtiments

kébour : képi

Ouvrez le ban ! : Commandement d’une sonnerie

Perlot : tabac de troupe

Pioupiou : soldat du contingent

Pitaine : capitaine

poireau : général (métaphore maraîchère : cheveux blancs et queue verte)

pompe : gymnastique punitive destinée à calmer les esprits et à muscler les bras

prendre 15 pains : Être puni de 15 jours d’arrêt

rouge (la) : la Légion d’honneur (on dit encore l’ « eau chaude »)

Royale (la) : la marine nationale

Scrongneugneu : interjection prêtée aux vieux militaires acariâtres

 C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 mars 2014  (J+1909 après le vote négatif fondateur)

Partager cet article
Repost0
Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Humour
8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 00:00

FLAMBIDASSE  - du 08 mars 2014(J+1907 après le vote négatif fondateur)

    La mode est à l’ « humour ». Il est donc temps de se mettre à la mode. Comme la tripe est à la mode de Caen, Chantecler se met à la mode de facebook  sans facebook .Et Facebook  sans facebook, c’est un peu comme un candidat sans liste !

Courrier au dos d’une carte postale :

             Ma Chère cousine Rosalie,

      Comme je l’ai pas fait depuis un bon bout de temps, ça… et puis aussi le reste…hein Rosalie ! je prends ma plume pour t’écrire. J’ai bien reçu ton colis avec les œufs durs de la Tante Berthe. Je me les tape au casse-croûte en pensant à toi. J’en suis tout ému. Même que j’ai failli m’étouffer ! Les œufs durs, tu sais, ça égoue, c’est pas bon pour faire les discours, oups ! et la tante Berthe elle a dû casser son réveil, ses œufs durs, c’était de l’étouffe-chrétien ! La prochaine fois mets-moi un bol de cancoillotte ! Les torpilles volent bas dans les tranchées, mais tout va très bien à l’arrière chez nous à la Caserne Ducharmoy. Ma bonne Rosalie, j’te jure, si t’aurais pu voir la binette au pitaine l’autre jour quand il a pris ma galtouse dans ses bras. Sa tunique était toute gaborée, malheur, il en a pris plein son devanteil, maintenant, il a ses bananes dans le caramel ! Sûr que je l’ai bien décoré le marquis, et que je lui ai même fait la collade, comme le poireau au colon l’autre jour ! Il en a mené une de ces pantomines l’apôtre !

     Écoute, c’est la faute au brancardier, celui-là, il a pas que la croix rouge, il a aussi le feu rouge, vu qu’il est toujours à la queue. La soupe avait sonné,  le sapeur était parti bille en tête, moi je portais le dessert, j’me retourne pour voir où ce qu’était le brancardier et flan ! Le temps de me retourner, trop tard, le pitaine avait tout pris, et moi, j’ai pris 15 pains ! C’est qu’il est pas commode le marquis ! « Scrongneugneu » comme ça, qui commence à me faire. Alors moi je lui ai dit comme on dit par chez nous « Quand y’en a pour trois, y’en a pour quatre ! » Eh ! Ben ! Tu m’croiras si tu veux, il a pas aimé la plaisanterie, le marquis !

          Je t’embrasse, ma Rosalie, surtout, t’oublie pas la cancoillotte et le fromage de tête. Comme dirait Chantecler, cet enfoiré de sursitaire, le pistonné de l’adjudant Leclerc, oui Chantecler, le bouquineur de la chambrée, celui qui se croit à la Sorbonne, qui cause compliqué et qu’on comprend jamais ce qui vœux dire : « le fromage de tête, ça rafraîchit les idées et ça rend gracieux ». Je sais pas si c’est vrai, je demanderai ça au brancardier, il m’expliquera lui qui sait tout, vu qu’il a étudié aux écoles et qu’il a tout vu. En attendant, je vais en filer une tranche au pitaine. Ça peut pas lui faire de mal. C’est toujours mieux qu’un surgelé Picard. Pas vrai ! Fais gaffe en me le coupant, y faudrait pas que le pitaine il tombe sur un bout de croquant, malheur ! Des fois qui se casse une dent le marquis ! On serait dans de beaux draps !

                                                                        Jacquou ton Croquant !

Caserne Ducharmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 08 mars 2014  (J+1907 après le vote négatif fondateur)

Partager cet article
Repost0
Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Humour