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  • Claude Speranza, Auxonnais
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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 00:00

PÔLE LAPINS - du 4 juin 2014 (J+1995 après le vote négatif fondateur)

 

   Cet article est dédié en particulier aux fans de Nanni Moretti. En écrivant cet article, nous avons réalisé que notre titre d’aujourd’hui rejoignait, dans sa fantaisie chiffonnière, le célèbre titre « Ecce bombo » du cinéaste !

       Nanni perdonami !

      Ecce booombooo !! Ecce booombooo !!

 

    Depuis quelque temps déjà,  les petits lapins du Charmoy ont la part belle dans notre blog. Auront-ils bientôt leur pôle sur la sphère du développement de notre cité ? Verra-t-on bientôt surgir, au milieu des champs, un Pôle Lapins ?        

         Pôle Lapins, ça sonne bien, pas vrai ? Pôle Lapins, ça ne te dit pas quelque chose ?

         Pas vraiment

       Mais si, cherche bien ! Pôle Lapins !  Pôôôle Lapins !....

        – Ah oui ! Peaux de lapins ! Peaux de lapins ! J’y suis !         

          – Peaux de lapins ! T’as pigé ! Une cantilène, une certaine odeur, disparues de nos rues avec tout le reste ! Quand le chiffonnier avait finit sa tournée (Peaux de lapins ! Peaux de lapins !), ses deux porte-bagages, à l’avant et à l’arrière, bien chargés de peaux retournées comme des gants, toutes raides et bourrées de paille, il garait son vélo plein de senteurs enivrantes le long du trottoir pour aller boire un bon canon car, d’avoir chanté sa ritournelle, il avait le gosier plus sec que ses peaux !

          – 30 anciens francs qu’il nous les payait dans les années 50, les peaux de lapins ! Deux peaux de lapins, t’avais ta place à l’Aiglon ! Trois,  t’avais les cacahouètes en plus à savourer après l’entracte ! « Quinze minutes d’entracte, la buvette est ouverte au sous-sol ! » Hélas, Tarzan a déserté l’Aiglon !

          – Monsieur Muscle a dû lui faire peur ! Arrête un peu de marcher au rétroviseur, confonds pas, Chantecler c’est pas Radio Nostalgie, tu vas pas nous ramener les retraites aux flambeaux, la procession du 8 septembre, le Père Cahuet et tutti quanti 

          – Tu peux parler, toi, ton Chantecler, ça serait plutôt Radio Charmoy et côté radotage, t’es pas mal non plus 

   Interrompons là cette petite conversation que j’aurais pu tenir avec un conscrit né à Auxonne (oui, ça existe, il y a beaucoup de gens nés à Auxonne, même s’ils commencent à vieillir et même des gens célèbres…où en voie de le devenir) et revenons en, plus sérieusement, à notre Pôle Lapins.

       Ce pôle, nous ne l’avons pas inventé, ce n’est pas un délire de Chantecler. Il est clairement annoncé par la CNAC dans sa décision négative 317D du 20 janvier 2010 à propos du projet du Charmoy, au troisième « considérant » précisément :

 « Que le projet, qui n’est pas desservi par les transports collectifs, est situé en limite de zone agglomérée sur des parcelles agricoles, à l’écart du centre ville ; qu’il contribuera à développer un nouveau pôle périphérique et qu’il ne participera pas, ainsi, à un aménagement harmonieux du territoire de l’agglomération d’Auxonne ; »

     Le « projet » ayant été depuis accepté, par la même CNAC d’ailleurs, il faut à présent s’attendre au développement d’un « nouveau pôle périphérique »  qui « ne participera pas […] à un aménagement harmonieux du territoire de l’agglomération d’Auxonne »

CNAC, UNE NOUVELLE ENTRÉE

AU «  DICTIONNAIRE DES GIROUETTES » ? – du 22 février 2012 (édition du soir)

     Le premier élément de ce pôle pourrait être une cité de relogement à prévoir pour la communauté des petits lapins du Charmoy. La crise du logement des années 50 du siècle passé avait entraîné l’émergence d’un premier pôle périphérique, La Colombière. Verrons-nous  bientôt surgir le Pôle Lapins ? Comme dirait l’autre, on n’arrête pas le progrès !

Le Charmoy urbanistique

 C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 04 juin 2014  (J+1995 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Urbanisme - cinéphilie et cuniculiculture
1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 00:00

ÉMOTION CHEZ LES PETITS LAPINS DU CHARMOY - du 1er juin 2014 (J+1992 après le vote négatif fondateur)

      Comme nous le révélions dans nos précédents articles, notre ville vient de se découvrir une vocation inattendue : la vocation chapelière.

     Une entreprise de chapellerie vient d’ailleurs de manifester l’intention de s’installer rapidement sur la zone d’activités du Charmoy afin d’y produire le « canotier-puits » Montrésor ®, ainsi que le panama  Le Planteur du Charmoy ®. Si, presque 2000 jours après le « vote négatif fondateur », le coteau du Charmoy attend encore son hyper, côté chapeaux, cependant, il semble que tout doive aller très vite ! Et sur le crâne de nos visiteurs estivaux, le « canotier-puits » Montrésor ® devrait bientôt rivaliser d’élégance avec le panama  Le Planteur du Charmoy ®.

     Mais nul n’ignore qu’au rayon vêtements, la météo est un des ingrédients du succès commercial, c’est pourquoi un producteur avisé se doit de diversifier sa fabrication. En matière de chapellerie, une offre limitée aux seuls  canotiers et panamas pourrait mettre le producteur à la merci des aléas climatiques. Dans le cas, toujours possible, d’un été pourri, la firme chapelière postulante Dupuits, Lempereur et Cie n’a donc pas omis de proposer conjointement aux deux nouveautés dernier cri, inspirées par notre architecture et notre histoire locales, son option feutre classique, bien connue déjà par le slogan : « Plus de crânes à poil avec nos feutres au poil ! »  !

     Et c’est sur ce point que le bât blesse et que se révèle une menace imprévue sur la charmante communauté des petits lapins du Charmoy. En effet, comme l’annonce le slogan, la matière première la plus courante du feutre, c’est le poil, celui de lapin en particulier !

       L’affiche publicitaire annonçant le nouvel établissement du Charmoy confirme d’ailleurs le fait de façon charmante.

     Il est certain que cette affiche est prometteuse de gros débouchés  pour nos petits lapins (vous avez bien dit des bouchers ?). Regardez comme ils sont mignons, sautant gracieusement de la panière de la ménagère (de moins de 50 ans) pour se précipiter dare-dare dans la grosse machine qui sera bientôt mise à leur disposition !

    Toujours est-il que la publication de cette affiche vient de semer la consternation parmi les garennes du Charmoy bien décidés à faire part de leur peu d’engouement pour cette installation annoncée ! Jeannot déclare ainsi : « Les bonimenteurs de tout poil pourront toujours amuser les gogos en tirant des lapins de leur chapeau, les discounters du chapeau n’auront pas  notre peau ! » et Jeannette d’ajouter : « Chapeau Jeannot ! Tous ces  travailleurs du chapeau, on va leur faire manger leur chapeau ! »

 Chapellerie du Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 1er juin 2014  (J+1992 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Côté Mode
29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 00:00

LE PLANTEUR DU CHARMOY - du 29 mai 2014 (J+1989 après le vote négatif fondateur)

     Comme nous l’avons relaté dans notre précédent article, le « canotier-puits » Montrésor ® devrait être la coqueluche de l’été qui vient. Après cette annonce, on ne va pas manquer de nous accuser injustement de travailler du chapeau, mais que nos détracteurs se rassurent, nous nous passons fort bien de leurs coups de chapeau !

      Chacun sait  que l’image de notre ville, si elle est encore assez fréquemment associée à un bulbe comestible, l’est aussi à un chapeau, celui de Napoléon précisément. C’est donc la légende napoléonienne, dans certains  de ses aspects parfois méconnus, qui nous inspirera aujourd’hui.

    Quand il embarqua à bord du Bellérophon, à destination de la prison insulaire que l’Anglais lui avait destinée, l’Empereur était entouré de fidèles. Parmi eux, se trouvait le mamelouk Ali ; ce « mamelouk » était en fait un Français nommé Louis-Étienne Saint-Denis qui tenait les fonctions de second valet de chambre de l’Empereur. Dans ses Souvenirs, Saint-Denis parle d’un « chapeau de paille à large bord, garni d’un petit ruban noir » que portait l’Empereur « quand il travaillait dans ses jardins » (Cf. André Castelot, Grande histoire illustrée de Napoléon p. 1096). Une anecdote rapportée par Las Cases est illustrée par une lithographie. L’image représente l’Empereur coiffé d’un chapeau de paille, écoutant la plainte d’un esclave indien-malais. Le malheureux se plaint d’avoir été  enlevé par un équipage anglais et vendu à Sainte-Hélène (Ibid. p. 1088). Las Cases écrit à ce propos : « nous fûmes indignés au récit d’un tel forfait ; et à peu de jours de là l’Empereur pensa l’acheter pour le faire reconduire dans son pays » (Ibid. p. 1088). Cette version « planteur » du  couvre-chef impérial est beaucoup moins connue que le sobre et légendaire bicorne, elle est néanmoins mentionnée par Berthold Brecht qui parle d’un « curieux portrait de Napoléon à Sainte-Hélène où Napoléon, le teint jaune, a l’air d’un planteur hollandais  avec chapeau de paille »  et Maurice Barrès, qui fait du captif de Longwood « un terrible roi Lear, obèse, avec un grand chapeau de planteur » (Cf . Christine Bénardeau, Napoléon dans la littérature).

       Les souvenirs de  Louis Marchand, premier valet de chambre de l’Empereur, nous apprennent aussi la présence, à Sainte-Hélène, d’« un chêne de l’Empereur » : « l’Empereur, s’il ne déjeunait pas dans son intérieur, demandait qu’on le servît sous son chêne qui, par l’arrangement naturel de ses branches, faisait un ombrage au-dessus de lui » (Ibid. p. 1323). À noter que sous le climat équatorial, les chênes ressemblent plus à des pommiers qu’aux géants de nos forêts et que  le « chêne de l’Empereur »  de Sainte-Hélène devait être moins majestueux que notre « Chêne Napoléon » de La Cour. 

    Cette petite flânerie sans prétention au long des mémoires et souvenirs,  la rencontre d’un chapeau, puis d’un chêne, nous amènent, mine de rien, à faire le lien entre Auxonne et Sainte-Hélène. Sainte-Hélène fut la tombe de Napoléon-Empereur et Auxonne le berceau des ambitions d’un jeune Bonaparte « en pleine période d’incubation et de transformation » (Cf . Th. Iung, Bonaparte et son temps). Avec un peu d’imagination, on pourrait presque tenter d’établir une correspondance géographique des lieux, la Saône serait l’Atlantique, le Port Royal, Jamestown,  port et chef-lieu de Sainte-Hélène et le Charmoy, sur les hauteurs…. Longwood, la résidence surveillée de l’Empereur !

     Le Charmoy, voilà un Longwood plus accessible que le vrai, propre à attirer le touriste britannique ! Reste à reconstituer là-haut la « maison du planteur » et surtout à dégotter un authentique « chapeau du planteur » à mettre en vitrine, quant aux chênes nous n’en manquons pas, on les traitera en bonsaï. Et Hudson Lowe, le geôlier, qui sera Hudson Lowe ? On le trouvera bien sur place !

       Voilà enfin un usage alternatif  et original du Charmoy qui « se démarquerait » de l’avenir qu’on lui promet jusqu’à présent : celui de rejoindre la banalité et  la laideur consternantes des « non-lieux » que sont les paysages périurbains de la France défigurée. Tout à l’opposé, serait la reconstitution, à la sortie de notre ville, du jardin de l’Empereur à Sainte-Hélène, celui- là même où il finit ces jours ; et tout cela à une demi-lieue de l’École royale d’Artillerie où il fit ses premières armes ! Un circuit Napoléon inédit et en raccourci contre un banal circuit de caddies ! Voilà une offre qui « se démarque » !

      Cette réalisation révèlerait en outre une facette attachante, et plutôt méconnue de l’Empereur, susceptible d’attirer une clientèle  nouvelle et « alternative » assez peu friande de conquêtes, d’ordres du jour de la Grande Armée, et de roulements de tambour. L’anecdote de l’esclave, sans dédouaner Napoléon de ses décisions antiabolitionnistes, apporte une note d’humanité capable de susciter quelques réconciliations d’humanistes pointilleux avec « l’Ogre ». L’engouement  de l’Empereur pour le jardinage dans sa retraite forcée séduira encore de paisibles retraités amateurs de jardins, et réconciliera du même coup la vocation maraîchère de notre ville et son passé napoléonien. Dans un article du 23 courant, intitulé « Jardiner et soigner, redonner sa place au jardin », Le Bien Public ne vantait-il pas récemment les vertus thérapeutiques du jardin mises en œuvre dans notre ville ? L’Empereur, lui-même, dont le grand chapeau couvrait un grand cerveau, avait bien compris, à son usage, la valeur de ce remède naturel !

     Son chapeau de planteur, alternative claire et agreste au sombre bicorne guerrier, est donc bien digne d’enrichir la nouvelle vocation chapelière de notre cité.  Après le lancement du « canotier-puits » Montrésor ®, le marché du couvre-chef pourrait découvrir d’un nouvel article promis à un succès certain : Le Planteur du Charmoy ®. Un coup de chapeau d’avance à cette « offre innovante » ! Claudi a déjà réalisé un projet d’affiche pour le lancement et l’on pourrait peut-être inciter nos édiles à en lancer la mode !

     Une petite remarque pour terminer : dans la rubrique historique de la dernière page « Zoom » d’Inf’Auxonne, il nous semble qu’un haut-lieu (au sens propre d’altitude) de notre ville a été jusqu’à présent injustement oublié : il s’agit, bien entendu, du Charmoy. Nous autorisons par avance le rédacteur d’Inf’Auxonne à puiser largement dans notre blog, véritable « puits du Charmoy », s’il souhaite réparer cet oubli !

  Le planteur du Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 29 mai 2014  (J+1989 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Côté Mode
26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 00:00

LE PUITS ET LE CHAPEAU - du 26 mai 2014 (J+1986 après le vote négatif fondateur)

     Que nos fidèles lecteurs/trices se rassurent, malgré son titre, notre propos d’aujourd’hui sera beaucoup moins oppressant que celui d’Edgar Poe dans son célèbre conte, Le puits et le pendule !

     C’est pourquoi, il ne sera pas question non plus du puits de perplexité dans lequel les résultats du vote d’hier viennent de plonger nos analystes politiques, non plus que du chapeau à pompon rouge de notre Marine nationale (la fille à son père, pas la Royale), chapeau qui vogue crânement au sommet de la vague  marine et au cœur du naufrage généralisé !

      Loin de cette tempête dans les urnes, il sera question plus modestement d’une suite à notre dernière recension d’Inf’Auxonne N° 44. Dans notre article « 44, une pointure ! » du 19 courant, nous avions en effet mentionné une « nouveauté » architecturale à ne pas manquer : « Le puits du Trésor Public d’Auxonne ». L’infrastructure ancienne dormait sous la terre, il lui manquait une superstructure, c’est chose faite à présent. Voilà une réalisation qui n’échappera pas à l’œil du contribuable !

      La nouvelle est d’ailleurs parvenue très vite jusqu’à Bercy. Les services du ministère auscultent en permanence le pays, et c’est ainsi que les pêcheurs d’info patentés de Monsieur le Ministre Sapin ont ramené dans leurs filets « Le puits du Trésor Public d’Auxonne ». Un moment intrigués par le double sens possible de l’intitulé, ils ont été vite rassurés par le propos beaucoup plus architectural que fiscal. En effet, au fond du « puits du Trésor Public d’Auxonne »,   ne se cachait aucune d’allusion perfide au « ras-le-bol fiscal », mais le seul souci louable, en ces temps douloureux, de « charmer » l’œil du contribuable venant acquitter sa juste contribution.

       L’obole d’une pièce, à la sortie du guichet, dans la pimpante margelle est d’ailleurs une tradition que je me suis décidé à inaugurer et qui ne va pas manquer de se généraliser. « Le puits du Trésor Public d’Auxonne » pourrait ainsi bientôt dépasser en réserves métalliques le fond verdi de plusieurs fontaines romaines réunies.

      Il paraît que notre ministre des Finances et des Comptes publics en est ravi. Oubliant pour un temps le gouffre électoral annoncé des européennes et ses vertiges, il a incognito et en toute simplicité, honoré récemment de sa visite le puits providentiel. Léon Zitrone, s’il vivait encore, vous préciserait qu’il avait revêtu pour l’occasion un ravissant costume d’été dû au talent baroque du tailleur florentin Aldo Pozzo del Tesoro qui a puisé son inspiration dans les lignes audacieuses  du nouveau monument auxonnais.

     Le canotier original, conçu par le génial Aldo, devrait faire florès cet été au-delà des pontons et des berges de notre port sur toutes les plages branchées de l’Europe. Encore une fois, c’est l’Europe qui portera le chapeau ! Le modèle a d’ores et déjà été déposé !

      Le « canotier-puits » Montrésor ® voilà une « offre innovante » propre à attirer les touristes dans nos murs ! Monsieur Arnaud Montebourg a déjà promis de l’arborer, vêtu  d’une marinière, lors de son lancement, sous réserve, bien entendu qu’il soit garanti Made in France, ce qui est chose faite, puisque l’on vient d’apprendre qu’il sera produit dans nos murs. Montrésor ®, c’est aussi la garantie d’un tourisme d’élégance dans notre charmante cité ; coiffé de son   Montrésor ®, le plus insignifiant Bidochon en short et en tongs oubliant son vote pour la Marine pourra « se démarquer » avantageusement et rivaliser de classe avec Humphrey Bogart dans Mort à Venise !

   Ne voilà-t-il pas une nouvelle propre à nous consoler du pompon que vient de décrocher la Marine ?

Fantaisies fiscalesC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 26 mai 2014  (J+1986 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Côté Mode
22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 00:00

COUPS DE RABOT - du 22 mai 2014 (J+1982 après le vote négatif fondateur)

    Les dimensions élargies des nouveaux TER commandés par la SNCF vont nécessiter pas mal de coups de rabot sur les quais les plus anciens. L’affaire a fait un véritable buzz dans les médias, il est possible qu’une certaine part d’imprévision ait pu présider au choix des nouveaux matériels. Nous savions que l’élite de nos décideurs ne prenait jamais le métro, il est possible aussi qu’elle emprunte rarement un TER. Tout comme certains responsables ne prennent jamais le temps de s’arrêter pour discuter avec le petit commerçant du coin.

      Le buzz déclenché par l’affaire tient sans doute plus à la reconnaissance forcée, tardive et a posteriori des conséquences de la décision, qu’à l’objet de la décision elle-même, qui, mûrement étudiée, documentée et débattue, n’aurait pas entraîné tout ce tintouin !

     Mais n’allons pas confondre Chantecler et La vie du rail et rentrons dans notre ornière habituelle qui est la voie  d’un scepticisme déclaré à l’égard des bienfaits supposés de l’hyper-distribution périurbaine.

    Tous nos lecteurs/trices connaissent à présent ce scepticisme qui s’applique localement aux diverses décisions de diverses autorités prises ces dernières années à propos de la zone du Charmoy. Nous avons d’ailleurs eu des précurseurs activistes en ce domaine puisqu’un certain nombre d’autorités, d’associations  et de groupes locaux, proches de la majorité municipale s’étaient opposés véhémentement dès 2009 et jusqu’en 2011 aux premières décisions de la CDAC et de la CNAC.

      Le Bien Public du 17 mai dernier, revenant sur le sujet du commerce local, publiait un article intitulé « Le centre-ville se meurt-il ? ». Dans cet article, le premier magistrat d’Auxonne, appelé au chevet du commerce traditionnel, proposait à l’usage de celui-ci la règle d’or suivante : « L’important, c’est de proposer une offre qui soit innovante, il faut savoir se démarquer » et quelques lignes plus loin, il ajoutait à propos de la zone du Charmoy : « Les premiers coups de pioche devraient se faire dans les semaines à venir ».

         Ces premiers coups de pioche, tout comme la livraison des nouveaux TER élargis, pourraient bien entraîner à terme des conséquences jusque-là prudemment tues, car le sujet est de ceux qui peuvent fâcher ! Un sérieux coup de rabot sur le petit commerce traditionnel n’est pourtant pas à écarter, même si jusque-là il n’a pas été sérieusement envisagé par les initiateurs et partisans du projet du Charmoy. Rappelons encore une fois à ce propos, que dans une première décision 317 D  du 20 janvier 2010, les membres de la CNAC avaient opposé un véto au projet initial en déclarant explicitement que celui-ci aurait un « impact significatif sur l’activité des commerces et services traditionnels situés en centre-ville » et qu’il  « ne manquer[ait] pas de nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne ». Cela n’annonçait-il pas déjà clairement un « coup de rabot » sur l’animation et l’activité commerciale du centre-ville ?

     À présent que les « premiers coups de pioche » ont été annoncés, leurs initiateurs doivent se préparer à devoir assumer rapidement  la responsabilité des « coups de rabot » prévisibles et imprévisibles sur le commerce du centre-ville dans un avenir plus ou moins proche !

   Coup de rabot C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 mai 2014  (J+1982 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S;, Auxonnais - dans Revue de presse
19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 00:00

44, UNE POINTURE ! - du 19 mai 2014 (J+1979 après le vote négatif fondateur)

        Comme promis, nous vous proposons une petite recension d’Inf’Auxonne N° 44…Oui, vraiment, ce 44, c’est une pointure, à en juger du moins par la couverture ! Sympa et très rocky cette couverture ! Compliments au photographe ! Le chanteur a beaucoup d’allure dans sa juvénile minceur !  Voilà une couverture qui « se démarque » des précédentes ! Le petit couplet encadré, sur lequel le rocker semble négligemment s’asseoir, reste, quant à lui, dans une ligne nettement plus classique. Oui ! Du classique de  chez nos caciques !

        Un feuilletage rapide révèle, qu’en ce qui concerne le contenu, c’est « le petit couplet encadré », beaucoup plus que le rocker endiablé, qui donne le la et bat la mesure. Au bout du compte, rien de neuf dans la présentation qui reprend en fait le plan habituel. Ouf ! Le senior que je suis ne risque pas d’être désorienté ! Mais j’avoue que la lecture de cet Inf’Auxonne N° 44 n’a pas donné vraiment beaucoup de « peps » à mes neurones !

       À noter que la zone du Charmoy, notre thème de prédilection depuis juin 2010, n’est pas évoquée dans ce numéro. Il est vrai que le sujet a beaucoup vieilli et qu’il ne passionne plus guère, 5 ans déjà ayant passé depuis l’enthousiaste et indépassable N° 25 de mai 2009 ! En comparaison, ce N° 44 manque vraiment de « peps » !

      En quête, sans doute, d’un nouveau souffle et d’un peu d’air frais, le rédacteur du 44 termine par cette question : « Pourquoi pas un conseil municipal des jeunes ? ». Diable ! Les « vrai(e)s » seraient-ils/elles vieux/vieilles ?!

     C’est vrai que Champagnole, notre jumelle modèle jurassienne, a du « peps », elle, car elle a  déjà son Leclerc, et aussi son Conseil municipal des jeunes.

      Quittons la « Perle du Jura » pour revenir à la « Capitale du Val de Saône » et les colonnes de Champa’infos N° 81 pour revenir à celles d’Inf’Auxonne N° 44.

     Outre le fait qu’elle ne soit pas franchement rocky, la partition en duo et en contrepoint de la tribune libre semble toute triste, perdue qu’elle est dans sa grande page blanche, un peu comme le seraient les quelques assistants d’une réunion pour les européennes dans une salle à coup sûr dépeuplée. Page blanche et salle vide, tels sont les deux maux des faiseurs de discours ! La politique connaît, elle aussi, ses pénibilités.

     Une « nouveauté » architecturale à ne pas manquer cependant : « Le puits du Trésor Public d’Auxonne ». On espère seulement qu’il n’est pas sans fond ! Il paraît qu’on en parle déjà à Bercy…Sans rire !?  Oui, sans blague ! À suivre donc…

      Aujourd’hui, Claudi s’est fendu d’une petite contribution bénévole à verser au service de documentation  du futur conseil municipal des jeunes. Bravo Claudi ! « À une époque où l’opinion de chacun a le droit d’être exprimée », n’appartient-il pas à chacun d’apporter librement sa brique à la construction d’une démocratie authentiquement participatatatative !

    Dans le même registre, rappelons un précédent article de Chantecler à destination de notre belle jeunesse et dont la lecture reste toujours instructive et propre à développer une pensée alternative en réaction au formatage insidieux véhiculé par les « mallettes pédagogiques » de quelques grands groupes dans les écoles de notre douce France !

LES PETITS LAPINS AU CHARMOY - du  4 juillet 2013            

fiche pédagogiqueC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 19 mai 2014  (J+1979 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl. S. Auxonnais - dans Revue de presse
18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 00:00

  LES CHAMOIS DU CHARMOY - du 18 mai 2014 (J+1978 après le vote négatif fondateur)

 

   Le Bien Public de vendredi dernier 16 mai relatait la capture d’un chamois dans l’agglomération dijonnaise. Le quotidien mentionnait en outre que le fait n’avait rien d’exceptionnel. Le centre ville tranquille (trop tranquille) de notre bonne ville d’Auxonne n’est donc pas à l’abri d’une irruption de la faune sauvage.

    Cela ne semble pourtant pas être actuellement le souci majeur des commerçants de notre cité historique qui « livraient leurs impressions sur la situation dans la commune » dans un long article du Bien Public d’hier 17 mai, intitulé « Le centre-ville se meurt-il ? » sous la plume d’Inès de la Grange. Sous ce titre alarmant, figuraient deux sous-titres indiquant pour l’un : « autant de fermetures que d’ouvertures [de commerces] en 2013 » et pour l’autre, l’installation d’un Leclerc. Si le premier de ces sous-titres pourrait sembler traduire un équilibre de l’activité commerciale du centre-ville, le second concerne, quant à lui, un projet extérieur à ce centre-ville. À propos des retombées de ce projet, nous attendons encore qu’on nous démontre more geometrico qu’il aura une influence vivifiante sur l’animation d’un centre-ville dont la santé semble déjà bien précaire.

      Rappelons pour mémoire que, dans une première décision 317 D  du 20 janvier 2010, les membres de la CNAC, eux-mêmes, s’étaient montrés critiques à ce sujet. Ils avaient en conséquence jugé défavorablement le projet initial en déclarant explicitement que celui-ci aurait un « impact significatif sur l’activité des commerces et services traditionnels situés en centre-ville » et qu’il  « ne manquer[ait] pas de nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne ». Mais, par la suite, le projet ayant évolué dans ses détails, tout en conservant son pion essentiel, l’hyper, la CNAC devait changer d’avis… très opportunément et très radicalement.

CNAC, UNE NOUVELLE ENTRÉE  AU « DICTIONNAIRE DES GIROUETTES » ? – du 22 février 2012 (édition du soir)

     Après ce détour, visant à rappeler un revirement –  parmi tant d’autres – dans cette inénarrable saga du Charmoy, revenons à l’article intitulé « Le centre-ville se meurt-il ? » publié dans Le Bien Public d’hier 17 mai. Le diagnostic est inquiétant, et le pronostic tout autant. Aux grands maux, les grands remèdes ! Pas vrai ? Alors appelé au chevet du commerce traditionnel, le premier magistrat d’Auxonne propose un traitement : « L’important, c’est de proposer une offre qui soit innovante, il faut savoir se démarquer » et quelques lignes plus loin, il ajoute à propos de la zone du Charmoy : « Les premiers coups de pioche devraient se faire dans les semaines à venir ». À la bonne heure ! Voilà sans doute le remède héroïque propre à obtenir la guérison radicale d’un centre-ville déjà languissant !

       Créer, sur le modèle consumériste dépassé des années 70-80 de l’autre siècle, une zone commerciale périurbaine standard centrée sur un hypermarché n’est-ce pas là une solution proprement « innovante » ? Certes « l’église, récemment restaurée, brill[ait] par sa beauté », mais l’hyper brillait scandaleusement par son absence. Rendez vous compte, une petite ville sans son hyper, au siècle où nous vivons, c’est comme un village sans son clocher ! Il fallait s’empresser de réparer l’oubli ! Inf’auxonne N°25 de mai 2009 passera à la postérité comme le témoignage vibrant de cet empressement, diligent et discret, salué par la reconnaissance du promoteur !

      De tout cela, il vaut mieux rire que pleurer, comme nous en avons d’ailleurs pris sainement l’habitude, car il importe bien de « savoir se démarquer » du prêt-à-penser moisi et de la langue de bois des tenants d’une société fondée sur les seules valeurs comptables de la sacro-sainte gestion au service de la sacro-sainte économie néo-libérale !

      Nos amies les bêtes, dont l’instinct n’a pas encore été remplacé par un tiroir-caisse, en l’occurrence, les chamois du Charmoy, ont bien compris cela ! Voilà ce que constateront sans peine tous/tes les ami(e)s de Chantecler en découvrant l’illustration de Claudi !

   Au fait Inf’auxonne N°44 de mai 2014 vient de paraître. Plus discret que son illustre ancêtre N° 25 de mai 2009 à propos de la zone du Charmoy, il ne dit mot sur le sujet. Que dit-il alors ? Nous en dirons un mot prochainement.

Chamois au Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 mai 2014  (J+1978 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 00:00

LE CHARMOY, ENJEU DU « RETOURNEMENT ÉCONOMIQUE » ?- du 10 mai 2014 (J+1970 après le vote négatif fondateur)

 

Dans une précédente chronique, nous évoquions l’article « Champagnole perle du tourisme commercial » de notre sympathique homologue champagnolais Michel Moreau, dont le blog est en lien avec le nôtre.

BOUTIQUES EN TOC - du 27 avril 2014

http://michel-moreau.over-blog.com/

   L’article de Michel Moreau est bien dans l’air du temps comme le confirme une récente déclaration de Monsieur Laurent Fabius qui règne sur le Quai d’Orsay et le tourisme et qui a déclaré souhaiter une plus large ouverture dominicale des commerces, en particulier dans les zones touristiques.

    Cependant, pour qu’un commerce, quel qu’il soit, puisse ouvrir le dimanche, il faut que son ouverture, au sens de création, soit d’abord advenue. Tel n’est pas le cas de notre zone du Charmoy, dont l’ouverture tout court, réputée prochaine et annoncée déjà à plusieurs reprises depuis maintes années, se fait, pour l’heure, encore attendre ainsi que  les créations d’emplois annoncées à la clef.

       L’emploi reste pourtant la question cruciale du moment comme le montre cette déclaration du Président de la République faite le 18 avril dernier à Clermont-Ferrand, en marge d’une visite aux Établissements Michelin : « Si le chômage ne baisse pas d’ici à 2017 je n’ai, ou aucune raison d’être candidat, ou aucune chance d’être réélu ». Si la route de notre Président devait passer par le Charmoy, il ne manquerait donc pas de remarquer le panneau installé là-haut depuis quelques mois et – qui sait ? – à la lecture de l’annonce, trouverait-il sans doute un certain réconfort ?

      En écho à ces préoccupations au sommet, nous voudrions vous rapporter une toute petite anecdote que nous a confiée Jeannette, une petite lapine du Charmoy. Cette anecdote lui a été contée récemment par sa cousine parisienne Rosalie qui squatte les pelouses et les massifs de l’Élysée. Toutes proportions gardées, l’historiette confirme l’ampleur du problème, tout en montrant une facette inédite et originale de la question.             

     Le matin du dimanche de Pâques, donc, Rosalie a été réveillée en fanfare par une chasse aux œufs organisée protocolairement dans les jardins de l’Élysée. Autour d’un massif de troènes,  de charmants bambins protestaient, s’offusquant de la taille réduite des œufs de cette année ; à leur tête, un fils de diplomate témoignait, qu’à Saint-Petersbourg, on aurait été moins radin et qu’à l’occasion de la Pâque russe, Vladimir aurait fait distribuer de vrais œufs de Fabergé et pas ces œufs minables de poulettes en batterie ! Au jeune impudent, il fut répondu que si l’ovale des œufs se restreignait, c’est parce-que la courbe du chômage tardait à s’inverser ! Adieu, œufs de Fabergé, voici venu le temps des œufs durs et des vaches maigres ! Depuis que l’on a tué la poule aux œufs d’or,  le souci permanent de l’inversion de la tendance a fait son nid dans le cœur de nos dirigeants et il semble, hélas, que la tendance soit plus difficile à retourner qu’une omelette !

 En attendant, Jeannette et ses congénères ne connaissent pas la crise, car le petit peuple des lapins a trouvé un séjour idéal dans une zone du Charmoy plus verte que jamais. Ils ne sont pas vraiment pressés de voir arriver l’ « ouverture », celle de la chasse bien sûr, et aussi celle qu’un certain panneau annonce depuis trois mois déjà !

      Après avoir annoncé l’« inversion de la courbe », notre Président annonçait dernièrement le « retournement économique ». Ce « retournement » laisse les petits lapins du Charmoy tout songeurs car ils  croient entendre déjà le bruit des caterpillars bouleversant leur paradis. Mais ils ne désespèrent pas pour autant, car ils savent par expérience que le Charmoy est, de tradition, un lieu fécond en retournements variés autant qu’inattendus !

    De ces retournements, nos lecteurs néophytes, ou amnésiques, pourront se convaincre en relisant la synthèse que nous avons publiée sur le sujet il y a déjà un an. 

RETOURNER AU CHARMOY - du 9 mai 2013

Le Charmoy de l'ouverture

  C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 mai 2014  (J+1970 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 00:00

HYPER ET NON ALIMENTAIRE - du 1er mai 2014 (J+1961 après le vote négatif fondateur)

Aux spécialistes de la saga du Charmoy, notre titre dira sans doute quelque chose. Pour les autres, le terme « non alimentaire » risque peut-être de décevoir, car le 1er mai est un jour traditionnellement réservé, pour le travailleur, à la défense de son bifteck !  

    Ça y est je les entends déjà ricaner : « Travailleuses, travailleurs ! » Chantecler commence à faire son Arlette, il est complètement à côté de la plaque ! Il devrait savoir qu’au 21ème  siècle, il n’y a plus besoin de grands meetings pour défendre son bifteck, plus besoin d’agiter des calicots rouges dans de grands meetings-corrida ! Si Jaurès avait connu la grande distribution qui défend le portefeuille du consommateur, sans oublier les dons alimentaires à destination des plus nécessiteux d’entre eux, il aurait raccroché vite fait le drapeau rouge et serait allé cueillir tranquillement du muguet avec les mineurs de Carmaux. Pas vrai Jeannot ! Ah ! Jeannot, si tu voyais nos premiers mai rassemblés à Paris autour de Jeanne la Pucelle !

    Le 1er mai est un « lieu de mémoire » et, la mémoire étant sélective, et surtout très courte, chacun trouve en ce « lieu de mémoire », l’objet qui lui convient et parmi tous ces objets, un seul fait vraiment l’unanimité – non, je n’ai pas dit l’Humanité, quelle horreur ! – sans faire de vagues et cet objet est une petite fleur candide au parfum capiteux, j’ai nommé, le muguet !  

 Certes, les allergiques au muguet, ça doit bien exister. Je les prie d’avance de bien vouloir m’excuser, on ne peut pas faire plaisir à tout le monde !

    Monsieur Tournachon, ce photographe émérite qui ne travaille pas, lui, pour la « Petite torpille » ou pour le « Flamby local », m’a fait passer un cliché proprement stupéfiant qu’il a pris ce jour-même. De quoi faire tousser les allergiques au muguet, mais de quoi ravir tout le monde. Une association de consommateurs de clochettes les Amis des Aimables Clochettes (AAC), dit déjà OUI à la magnifique floraison, comme le montre clairement et en jaune fluo la pancarte affirmative saisie par l’objectif de Monsieur Tournachon.

     Cette floraison de muguet hors de proportion est un évènement de taille qui suscite déjà beaucoup d’intérêt et d’interrogations. Des polémiques ont même commencé à se faire jour à propos de la désignation de cette nouvelle variété géante de Convallaria majalis L. Convient-il de l’appeler super-muguet ou hyper-muguet ? La population devrait être bientôt consultée à ce propos.

    Nul doute que l’évènement botanique contribuera aussi à l’attrait touristique de notre cité. Cet hyper-muguet – c’est en effet le terme que nous trouvons le plus adapté – devrait satisfaire en outre aux exigences formulées par nos responsables. Le muguet, comme chacun le sait, n’est comestible dans aucune de ses parties, c’est l’exemple même d’un végétal non alimentaire. C’est donc à une hyperfloraison,  et de surcroît non alimentaire, que nous venons d’assister au Charmoy. Hyper et non alimentaire, le miracle floral de ce 1er mai 2014  rentre donc bien dans les critères !

Oui à la zone horticoleC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 1er  mai 2014  (J+1961 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 00:00

BOUTIQUES EN TOC - du 27 avril 2014 (J+1957 après le vote négatif fondateur)

    Dernièrement, notre sympathique homologue champagnolais Michel Moreau, dont le blog est en lien avec le nôtre,  publiait son article « Champagnole perle du tourisme commercial ».   Nous vous en conseillons la lecture.

http://michel-moreau.over-blog.com/

    Michel Moreau évoque  d’abord l’avalanche d’ouvertures de grandes surfaces dans la « Perle du Jura » : « un bienfait arrive rarement seul. Mais, s'ils se succèdent plus vite ici qu'ailleurs, les cadeaux qui fondent sur notre ville ne sont pas des dons du ciel mais les fruits du dynamisme économique de nos élus locaux guidés par un pilote [Monsieur Clément Pernot, maire de Champagnole] bienheureux et éclairé » ; il brosse ensuite avec talent un tableau haut en couleurs du succès du « tourisme commercial » suscité par ces grandes surfaces. Parmi le flot de touristes, la composante auxonnaise tient d’ailleurs sa place et le lecteur  curieux  pourra juger lui-même de tout l’intérêt que les Auxonnais(e)s trouveront à faire du shopping à Champagnole !

      Le centre ville de Champagnole et son âme ne sont pas oubliés dans l’affaire« l'Avenue de la République est large, les trottoirs n'y sont pas encombrés. La mairie s'impose. Peut-être aurez-vous la chance insigne d'être entraperçus par notre premier magistrat. Son bureau domine la place et sa fontaine. En passant jetez un œil. Si votre visite de Champagnole vous a plu c'est à lui que vous le devez. On lui prête un projet plus époustouflant encore de nouveauté qui fera de Champagnole la ville pionnière en matière de tourisme commercial. Mais saviez-vous que si une ville est classée touristique les indemnités de ses élus peuvent être majorées de 25 %? ».  Michel Moreau nous livre alors à l’appui un échantillon du « projet époustouflant » qui sera mis en œuvre pour pallier esthétiquement et en douceur la fermeture des commerces le long des « trottoirs qui ne sont pas encombrés » : « Chaque fois qu'un commerce fermera, un concours sera organisé pour décorer la devanture aveugle... en trompe-l'œil. Facile à imaginer pour un magasin d'optique : des visages avenants agrémentés de montures hi-tech. Là où hier vous balanciez entre blanquette et pot-au-feu, un boucher au tablier immaculé tranchera dans la croupe d'une vache réformée ».

       À qui oserait prétendre que Michel Moreau de Champagnole est un aimable farceur nous rétorquerons que c’est, tout au contraire, un visionnaire inspiré. Et nous en donnerons pour preuve un très récent article du Bien public, paru le 25 courant. Sous le titre « Une ville de collections », Inès de la Grange décrit comment « Les commerçants [de Saint-Jean-de-Losne] s’unissent pour redynamiser la commune ». Le procédé envisagé est le suivant « Les boutiques de la commune mettront à l’honneur, chaque mois, une collection différente. Des vieux postes de radio aux poupées, il y en aura pour tous les goûts ». En résumé, du commerce de proximité au vide-greniers, il n’y a qu’un pas à franchir !

         Les devantures désertées ne sont pas oubliées dans l’article : « l’objectif sous-jacent était également d’habiller les anciens commerces. L’association a contacté les propriétaires des anciens magasins afin d’installer des objets dans les vitrines vides ». La solution est peut-être moins séduisante que celle des murales champagnolais mais elle partage le même objectif : celui d’une habile thanatopraxie d’un commerce de proximité dont le taux de mortalité inquiète et dont les dépouilles aveugles dépriment le badaud arpentant des centres tristounets et désertés !

         Au train où vont les choses il est permis d’imaginer que le trompe-l’œil a un bel avenir dans nos cœurs de villes (et villages) disneylandisés. Avant la fin du siècle on verra sans doute nos mairies transformées en musées et là, dans des salles du conseil à la mode du Musée Grévin, les badauds du tourisme international pourront admirer à loisir  des collections de maires en cire ! La petite administration de proximité, remplacée par le discount de l’hyperadministration numérique, partagera donc pour finir le même sort muséal que le petit commerce, de la mort duquel elle fut, à vrai dire, le trop fréquent complice !

ÉPISODE N° 31 : IN MEMORIAM- du 10 septembre 2013

Vitrine animée

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 avril 2014  (J+1957 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse