Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Présentation

  • : chantecler-auxonne.com
  • : "Je chante clair afin qu'il fasse clair" Edmond Rostand
  • Contact

Profil

  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
  • Auxonne, environnement, actualité, hypermarché, grande distribution, société

Recherche

29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 00:00

UNE MINUTE 38 DE BONHEUR ( 2ième  épisode) - du 29 OCTOBRE 2014 (J+2141 après le vote négatif fondateur)

   Une minute 38, c’est la durée du reportage  que France 3 Bourgogne a diffusé le 22 octobre dernier. Au cours de ce reportage de Michel Gillot et Cécile Claveaux, le maire d’Auxonne s’était exprimé sur la question du Charmoy.

http://youtu.be/4PMrRymYg5s

     Nous poursuivons  notre commentaire du reportage découpé en 8 parties, que nous  vous rappelons :

Introduction du reporter : « Le chantier de l’hypermarché est désert » (7 s)

Première intervention du maire d’Auxonne : « Le projet continue… » (9 s)

Le reporter présente les débuts du projet : « C’est en 2009… » (12 s)

Deuxième intervention du maire d’Auxonne : « Je me souviens… » (16 s)

Le reporter présente les modifications du projet : « Le projet sera revu … » (8 s)

Troisième intervention du maire d’Auxonne : « Notre pari est de dire… » (17 s)

Le reporter présente la position des commerçants : « Si l’Union Commerciale… » (10 s)

Conclusion du reporter : « Paradoxalement cet hypermarché… » (17s)

        Aujourd’hui,  nous commenterons, après les avoir citées les parties 4 et 5

Traitons d’abord la partie 4 dans laquelle le maire d’Auxonne évoque, assez confusément il est vrai, quelques souvenirs.

Deuxième intervention du maire d’Auxonne : « Je me souviens de la première CDAC. Ce sont des arguments politiques qui ont prévalu plus que des arguments réellement techniques. Par exemple, la ville de Dijon a refusé une implantation de 3500 m² à Auxonne et quelque temps après a accepté 11000 m² à la Fontaine d’Ouche et La Toison d’Or »

 Notre commentaire : « Notre maire se souvient des motivations, selon lui « politiques », de la décision de la première CDAC (du 7 octobre 2009). Par contre, dans l’exemple qu’il cite, c’est  à la deuxième CDAC (du 8 mars 2011) qu’il fait référence, sans le préciser. En effet le projet présenté lors de la première CDAC comportait « un ensemble commercial d’une surface totale de vente de 9100 m² » (Cf. Décision publiée le 19 octobre 2009 par la Préfecture).

      Quant au refus de DIJON, il convient de signaler qu’il était accompagné de celui de PESMES (39). En fait d’« arguments politiques », Monsieur le Maire avait pour son compte bénéficié lui-même du soutien de ses amis politiques du Conseil général 21 et de MONTMIREY-LE-CHÂTEAU (39). Loin de DIJON et de ses influences « politiques », signalons tout de même qu’à PARIS, la CNAC du 20 janvier 2010 retoqua à son tour, et sans ambiguïté cette fois, le projet.

       S’ensuivit alors la fameuse « consultation » de juin 2010. Pour plus de détails sur ce joyau de démocratie « participatatative », les curieux/ses pourront consulter avec profit :

DÉPLACEZ-VOUS EN MASSE !!!-du 04 AOÛT 2014

Poursuivons à présent notre commentaire par celui de  la partie 5 :

Le reporter présente les modifications du projet : « Le projet sera revu à la baisse sans magasin de bricolage et l’autorisation d’implantation sera finalement accordée en 2012. Pour le maire, c’est une bonne chose. »

Notre commentaire : C’est le 13 janvier 2011, dans un article intitulé « OUI À l’HYPER, NON AU BRICO ! » que Le Bien Public annoncera la révision du projet. À signaler que l’immense emprise de 19 ha assurée en toute « discrétion » à un seul promoteur par le maire d’Auxonne dès le début de 2009, se réduira dans le même temps à 4,6 ha, qui ont toutefois la particularité de « tenir » la tête et l’entrée de la zone par le rond-point de l’Europe. En dépit de cette révision, le projet sera encore refusé lors d’une seconde CDAC le 8 mars 2011. À propos  de « l’autorisation d’implantation […] finalement accordée en 2012 », il convient de remarquer le revirement des arguments de la CNAC concernant l’effet du projet sur l’animation du centre-ville. De la part d’une CNAC composée des mêmes membres et examinant un projet situé dans la même zone, ce revirement est proprement stupéfiant. C’est peut-être une « bonne chose », mais c’est quand même une drôle de chose. Nos lecteurs/trices redécouvriront tout cela dans :

LES CHARMOISES DE SCHRÖDINGER-du 28 août 2013

        Pour illustrer la « bonne chose », nous avons sélectionné un épisode de notre feuilleton « Esquisses pour un journal du Charmoy »,  déjà diffusé le 14 avril 2013.

À suivre…

19 - HypersauvéC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 29 Octobre 2014  (J+2141 après le vote négatif fondateur)

Partager cet article
Repost0
Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Revue de presse
27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 00:00

UNE MINUTE 38 DE BONHEUR ( 1er épisode) - du 27 OCTOBRE 2014 (J+2139 après le vote négatif fondateur)

 

   Une minute 38, c’est la durée du reportage  que France 3 Bourgogne a diffusé le 22 octobre dernier. Au cours de ce reportage de Michel Gillot et Cécile Claveaux, le maire d’Auxonne s’était exprimé sur la question du Charmoy.

http://youtu.be/4PMrRymYg5s

     Nous vous avions promis un commentaire détaillé de ce reportage, nous tenons la promesse. Au préalable, nous prions les fidèles lecteurs/trices qui auraient pu être déconcerté(e)s par le fait que nous ayons commencé par la conclusion du reporter, de nous en excuser. Ce n’est pourtant pas notre habitude de mettre la charrue avant les bœufs, mais la conclusion pour le moins « paradoxale » de l’interview avait vraiment le mérite de mettre les pendules à l’heure (j’espère que vous n’avez pas oublié de le faire !). Conclusion brève mais claire ! Rappelons-la :

 

« Paradoxalement cet hypermarché va sortir de terre à un moment où ce type de magasins géants inventé en 1963 par Carrefour semble avoir son avenir derrière lui. Les Français jugent désormais les hypers trop grands et trop éloignés et 55% ne pensent pas qu’ils fassent gagner du pouvoir d’achat ».

 

    C’est bien clair, en matière de critères d’aménagement commercial, nos édiles auxonnais sont en retard d’une guerre, leur options obsolètes le démontrent assez. Du coup,  notre maire qui « partit au feu » pour BOUXDIS dès 2008 n’est pas encore arrivé. C’est pourquoi, pressentant l’impatience qui commençait à monter – ce qui n’est pas le cas de la construction–Claudi avait invité Madame la Ministre NKM dès avant-hier sur la zone du Charmoy comme pour les fastes d’une inauguration dont l’horizon s’avère encore incertain !

 

      À ce propos, le promoteur contacté « n’a pas été [selon le journaliste Nicolas Rouillard] en mesure de répondre dans les temps » (Le Bien Public du 22 octobre). Qu’importe, le maire d’Auxonne, sa fidèle succursale et cheville ouvrière locale, avait déjà affirmé que celui-ci « n’[avait] pas l’intention de reculer » (Le Bien Public du 21 octobre).

 

       Passons à présent à notre commentaire du reportage. Pour plus de carté, présentons d’abord le découpage en 8 parties que nous avons adopté :

 

Introduction du reporter : « Le chantier de l’hypermarché est désert » (7 s)

 

Première intervention du maire d’Auxonne : « Le projet continue… » (9 s)

 

Le reporter présente les débuts du projet : « C’est en 2009… » (12 s)

 

Deuxième intervention du maire d’Auxonne : « Je me souviens… » (16 s)

 

Le reporter présente les modifications du projet : « Le projet sera revu … » (8 s)

 

Troisième intervention du maire d’Auxonne : « Notre pari est de dire… » (17 s)

 

Le reporter présente la position des commerçants : « Si l’Union Commerciale… » (10 s)

 

Conclusion du reporter : « Paradoxalement cet hypermarché… » (17s)

 

        Aujourd’hui,  nous commenterons, après les avoir citées, les trois premières de ces parties.

 

Introduction : « Le chantier de l’hypermarché est désert, mais pour le maire d’Auxonne, cette ènième péripétie ne remet pas en cause le projet »

 

Notre commentaire : « Nous ne doutons pas de l’optimisme de notre maire qui déclarait déjà à la suite d’un deuxième refus en CDAC : « On ne baisse pas les bras, mais même sans Leclerc on aménagera cette zone » (Le Bien Public du 10/03/11 article intitulé « Leclerc à Auxonne c’est fini »)

 

Première intervention du maire d’Auxonne : « Le projet continue. Il y aura donc certainement un permis modificatif qui sera déposé pour tenir compte de cette situation »

 

Notre commentaire : Tout cela est très vague et ne concorde pas vraiment avec la déclaration du maire dansLe Bien Public du 22 octobre dernier qui précisait : « On va demander la suspension de la décision sur le fond, le temps de démarrer une nouvelle enquête publique qui prenne en compte l’étude acoustique. Cela pourrait prendre au moins six mois ». Une seule chose est donc sûre, ça risque de durer longtemps.

 

Le reporter présente les débuts du projet : « C’est en 2009 que ce projet d’implantation a vu le jour. Outre l’hypermarché, il prévoyait une grande surface de bricolage, mais la Commission Départementale d’Aménagement Commercial le rejette, le maire siégeait alors dans cette commission »

 

Notre commentaire : En ce qui concerne la description du projet et son rejet en CDAC, rien à dire pour l’instant, nous en reparlerons dans le commentaire de la quatrième partie : « Deuxième intervention du maire d’Auxonne : « Je me souviens… » » En ce qui concerne la date de naissance du projet, elle est en fait beaucoup plus ancienne, puisqu’elle remonte à 2005. Dans un article déjà ancien nous avions démontré que la précédente municipalité (à quelques exceptions près) n’avait pas alors accueilli favorablement le « bébé ».

RENDONS À CÉSAR- du 11 octobre 2013

 Par contre, en ce qui concerne la municipalité actuelle dans son précédent mandat, les contacts avec le promoteur et les « débats » autour du projet ont démarré dare-dare dès 2008. Des procès-verbaux de séances du Conseil municipal de 2008 en témoignent (18/09/08 ; 21/10/08  et surtout 17/12/08). En matière d’aménagement commercial local, l’élection de Raoul Langlois marque donc le début du « règne Leclerc » sur  la zone du Charmoy.

 

         Le 17 décembre 2008 eut lieu le fameux « vote négatif fondateur » du projet concernant la décision d’implantation d’une grande surface sur la zone du Charmoy. Avertis par l’ordre du jour de la séance, commerçants et d’employés du secteur commercial s’étaient réunis autour de la statue de Bonaparte, devant la mairie, avant d’y pénétrer en nombre. Nos illustrations du jour montrent ce rassemblement. Un deuxième rassemblement devait à nouveau avoir lieu au même endroit lors de la séance du Conseil municipal du 26 mars 2009, et cette fois, FR3 était là. De cette séance du 26 mars, nous reparlerons plus tard quand nous commenterons les images de la manifestation des commerçants dans la vidéo de la 7ième partie du reportage : « Le reporter présente la position des commerçants : « Si l’Union Commerciale… » » Pour l’heure, nos illustrations du jour démontrent assez clairement que, du NON du 17 décembre 2008, notre maire finit par faire, sans grands complexes, un OUI. [dans un  souci d’exactitude « historique » nous avons dû modifier ce paragraphe le 28 octobre 2014. Nous prions nos lecteurs/trices de nous en excuser]

 

Scrutins encombrants triez recyclezLe 26 mars 2009, enfin,  le revirement, d’abord « discret », devait éclater au grand jour comme un « coup de tonnerre dans le ciel auxonnais » : « LECLERC ARRIVE AVEC 250 EMPLOIS D’ICI 24 MOIS » !!!

De la suite dans les idées

À suivre…

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 Octobre 2014  (J+2139 après le vote négatif fondateur)

Partager cet article
Repost0
Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 00:00

FINS DE SÉRIES AU CHARMOY - du 25 OCTOBRE 2014 (J+2137 après le vote négatif fondateur)

   France 3 Bourgogne a diffusé le 22 octobre dernier, un  reportage de Michel Gillot et Cécile Claveaux à Auxonne au cours duquel le maire d’Auxonne s’est exprimé sur la question du Charmoy.

http://youtu.be/4PMrRymYg5s

   Nous publierons prochainement un commentaire détaillé de ce reportage dont la brièveté ne permet pas, selon nous et malgré les flashes-back, de se faire une idée claire des « péripéties » de l’affaire depuis fin 2008.

    Pour l’heure, nous nous en tiendrons à citer la conclusion du reporter qui, en une quinzaine de secondes, montre fort opportunément le caractère « paradoxal », voire franchement obsolète selon nous, outre que préjudiciable au centre-ville, du projet soutenu en 2009 par le maire d’Auxonne en « cavalier seul » :

 « Paradoxalement cet hypermarché va sortir de terre à un moment où ce type de magasins géants inventé en 1963 par Carrefour semble avoir son avenir derrière lui. Les Français jugent désormais les hypers trop grands et trop éloignés et 55% ne pensent pas qu’ils fassent gagner du pouvoir d’achat ».

      Nos décideurs auxonnais semblent donc, en la matière, retarder d’une paye  !!! Comme le soulignait déjà notre ex-ministre Nathalie Kosciusko-Morizet dans un discours tenu le 29 septembre 2011 au 7ème Forum ENSEMBLE 91 organisé par le STP 91 à Avrainville : « les hypers, ça marche plus bien ».

       Nous  reproduisons ici sa déclaration déjà reproduite dans l’un de nos précédents articles

UN HÉRITAGE AUX P’TITS OIGNONS  – du 6 août 2012

       « Je suis très, très soucieuse de ce que vont devenir nos grands centres commerciaux. C’est-à-dire que…regardez un peu les débats qu’il y a actuellement dans les grandes sociétés type…allez… Carrefour, etc…, je les cite. Les valeurs boursières qui chutent c’est pas par hasard, c’est que les hypers, ces valeurs là en tout cas, je parle pas de la crise économique, mais les hypers, ça marche plus bien…Il faut faire un tour en ce moment dans les galeries commerciales et voir les rideaux fermés, ça marche plus bien, ça correspond plus vraiment à ce dont on a envie.

        « Alors vous comprenez, ces sociétés, elles sont en train de développer de nouveaux concepts : des marchés de cœur de ville, des…alors ça, c’est très, très bien. Mais qu’est ce qu’on fait de tous ces grands centres commerciaux qui sont en extérieur ? Qu’est ce qu’ils vont devenir ? C’est un vrai sujet.

          «  Et en même temps je vois qu’il y a encore des demandes de capacité pour des ouvertures, alors qu’il me semble qu’on est déjà très, très capacitaire. Moi, ça me soucie énormément ! Parce qu’il faudrait pas un jour qu’on se retrouve, après avoir des friches industrielles à gérer, avec des friches commerciales avec tout ce que ça représente en termes de zones de non-droit, de risque de violence etc…. et puis, tout simplement, de dégradation de l’environnement.

         « Je veux dire, c’est pas la peine d’avoir pris des champs pour aller construire de grands hypers et un jour se retrouver avec là-dessus les mêmes problèmes qu’on a déjà sur nos terrains pollués ! »

  http://www.dailymotion.com/video/xlf80e_le-coup-de-gueule-de-nkm-contre-les-hypers_news?search_algo=2

   Tel n’est sans doute pas le discours que l’on tint à nos bons Messieurs à VESOUL quand on les promenait de gondole en gondole et qu’ils restaient babas devant tant de merveilles ! On veut le même pour Noël ! Et quand le doute s’est installé dans la bonne ville et que le cadeau de Noël tardait à venir on leur a imprimé de belles affiches à LURE !

     Claudi a imaginé le retour de NKM à Auxonne, où elle était déjà venue en visite le 31 janvier 2011 pour repartir chargée d’un sac d’oignons (voir Inf’Auxonne N° 32 d’avril 2011 pp. 1 et 2). Au cours de cette nouvelle visite, nos édiles lui offrent à nouveau un sac de bulbes, mais encore bien des motifs d’inquiétude !!!

Nous pouvons le répéter avec NKM :

« c’est pas la peine d’avoir pris des champs pour aller construire de grands hypers et un jour se retrouver avec là-dessus les mêmes problèmes qu’on a déjà sur nos terrains pollués ! »

Révisions déchirantesC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 25 Octobre 2014  (J+2137 après le vote négatif fondateur)

Partager cet article
Repost0
Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 00:00

« COUP DE TONNERRE DANS LE CIEL AUXONNAIS » (BIS) - du 23 OCTOBRE 2014 (J+2135 après le vote négatif fondateur)

     Le « coup de tonnerre » ayant été encore hier à la une, nous reprenons aujourd’hui le même titre.

   Après la guerre de mouvement de début 2009, quand les éclaireurs zélés de la majorité municipale, toujours en place, pilotaient « discrètement » les représentants de BOUXDIS dans les arcanes du cadastre de la zone du Charmoy jusqu’à permettre à la société de « truster » en quelques semaines, pour elle toute seule et à bas bruit, la « maîtrise foncière » de 19 hectares (cf. Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 p.2), nous voilà entrés dans une phase de guerre de tranchées qui trouve son origine dans une affaire de bruit ! Juste retour des choses !

    Nous avons lu avec attention et apprécié l’article nuancé et bien documenté paru hier 22 octobre dans Le Bien Public, sous la plume de Nicolas Rouillard. Le titre de l’article parle de lui-même : « Leclerc à Auxonne : un sujet toujours aussi clivant ».

   Clivant ! Il ne peut en être autrement d’un projet qui a démarré en catimini par la volonté  d’un défenseur zélé et discret, détenteur de l’autorité certes, mais  qui n’a pas hésité à  « faire cavalier seul », comme il l’avouait lui-même dans Le Bien public du 8 avril 2009.

 QUAND LA COMCOM « MONTAIT AU CRÉNEAU » - du 22 septembre 2014  

    En l’absence  d’ouverture et de concertation tout le monde finit par être lésé. L’appréciation d’un autre homme, pourtant bien connu pour le caractère modéré de ses propos, en témoigne. Attaqué ouvertement, par voie de presse et de tracts, sur le Charmoy lors de la campagne des dernières cantonales, Dominique Girard, qui devait devenir notre Conseiller général, s’exprimait alors en ces termes :

« le projet qui a été mené et refusé dernièrement (8 mars 2011) par la CDAC est peut-être tout simplement la manifestation d’une maladresse de méthode dans le portage par le maire d’Auxonne, qui a cru, certainement de bonne foi, pouvoir être le seul à soutenir un projet dont l’impact débordait pourtant largement les limites de la ville, et même du canton.

La politique actuelle envers le commerce, quel que soit le département observé, est plutôt de restriction par rapport aux hypermarchés. Tout projet devrait s’inscrire dans une politique d’aménagement du territoire issue d’un diagnostic partagé posant la place de la ville centre par rapport à son environnement et la place accordée au centre-ville. On ne peut imaginer une ville centre avec un centre désertifié. Par ailleurs, un projet commercial d’importance ne peut se concevoir sans la prise en compte des communes voisines.

Espérer un accueil favorable de la part de la CDAC suppose qu’il y ait une communauté de vue des partenaires devant cette commission. Il est donc indispensable qu’un projet, quel qu’il soit, soit élaboré dans la concertation de tous les acteurs, municipalités, communauté de communes, consommateurs, commerçants…

À mon sens, un projet réussi pour tout le territoire ne peut être issu que d’un consensus. Rien ne peut se bâtir dans une démarche isolée aboutissant malheureusement à l’affrontement et à la division. En voulant gagner seul on fait quinze mille perdants. »

[Dominique Girard « Ma position par rapport à la zone du Charmoy »  (22 mars 2011) extrait]

    Remarquons d’abord que ces propos anticipaient parfaitement les débats actuels sur la « revitalisation du centre-bourg » en rappelant la nécessité d’une « politique d’aménagement du territoire issue d’un diagnostic partagé posant la place de la ville centre par rapport à son environnement et la place accordée au centre-ville [car] On ne peut imaginer une ville centre avec un centre désertifié. ». En mentionnant « les débats actuels sur la « revitalisation du centre-bourg » » nous ne faisons évidemment pas référence à la récente polémique de chiffres Raoul Langlois/Une dynamique pour Auxonne sur les réseaux sociaux.

 « En voulant gagner seul on fait quinze mille perdants ». Cette constatation reçoit encore une fois une confirmation évidente dans les récents avatars de l’affaire.  On voit aujourd’hui s’ajouter aux « quinze mille perdants », le promoteur lui-même et les entreprises engagées dans la construction.

     Revenons à présent au texte de Nicolas Rouillard. Ayant entendu le Maire d’Auxonne, « certains Auxonnais » désignés par leurs prénoms, ainsi que divers « commerçants du centre-ville », le journaliste nous signale objectivement en note que, pour diverses raisons, il n’a recueilli ni le point de vue du « particulier auxonnais » auteur du recours, ni celui de la société BOUXDIS. Il serait souhaitable que des articles ultérieurs nous informent des positions de cette dernière qui n’a pas manqué de s’exprimer dans le passé par la voix de ses représentants (Cf. Le Bien Public, numéros des 30 mars 2009, 21 avril 2009, 12 octobre 2009,  11 octobre 2010, 13 janvier 2011)

   Un sous-titre nous informe que « D’après plusieurs avis recueillis dans les rues de la commune, l’offre commerciale actuelle est jugée suffisante » ». À notre sens, il est fort probable que ces « avis recueillis dans les rues de la commune » portent plus précisément sur l’offre commerciale en matière de « grandes surfaces à prédominance alimentaire ». Le lecteur qui en douterait pourra se reporter à l’un de nos articles qui démontre la pléthore attendue en ce domaine avec l’arrivée d’un hypermarché (Cf.  le cas de Champagnole)

DENSITÉ COMMERCIALE  ALIMENTAIRE - du 28 SEPTEMBRE 2014

  Rappelons qu’en dépit des talents de contorsionniste discursif dont notre premier magistrat à fait preuve lors des prémices de cette vieille affaire, l’hypermarché projeté est bien une grande surface à prédominance alimentaire et non, comme il a pu être écrit par ses services  en juin 2010 un « supermarché à dominante  non  alimentaire ».

     Le chapeau de l’article nous apprend que « la municipalité défend le projet, à l’inverse des commerçants de la ville ». Évident mon Cher Watson ! Dans le corps de l’article, Raoul Langlois, le maire, confirme : « Ce projet a très vite rencontré des réticences et des oppositions, en particulier de la part d’autres enseignes de la grande distribution, ou encore de commerçants du centre-ville ». Il ajoute : « L’installation du Leclerc entraînera des baisses de prix. Sans oublier la création de plusieurs dizaines d’emplois. » Tout ça pour ça, oserait-on dire en pensant au film des 6 années passées !

     En ce qui concerne la question du recours ayant entraîné la suspension des travaux, le malaise de l’élu transparaît entre les mots de façon évidente : « On va demander la suspension de la décision sur le fond, le temps de démarrer une nouvelle enquête publique qui prenne en compte l’étude acoustique. Cela pourrait prendre au moins six mois, même si on ne maîtrise absolument pas les délais » Et les impôts du contribuable règleront, bien entendu, les frais de justice et tutti quanti !

   Profil bas, donc. Le temps n’est plus où le « maire audacieux de soutenir le projet »  s’entendait dire par Rodolphe Quinonero : « Faire un hypermarché sur sa commune, c’est partir au feu ». (Le Bien Public du 12 octobre 2009). À force de partir au feu, il arrive parfois que l’on parte en fumée…Fermez le ban !

    L’illustration de Claudi démontre, si cela était nécessaire, que nos productions sont éminemment recyclables et adaptables. Espérons qu’il en sera de même pour la zone du Charmoy qui en 2009 promettait 250 emplois et au jour d’aujourd’hui « quelques dizaines » seulement!

N.B. : Par temps d’orage, on ne compte plus les caractères !

Griller un feu vertC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 23 Octobre 2014  (J+2135 après le vote négatif fondateur)

Partager cet article
Repost0
Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 00:00

« COUP DE TONNERRE DANS LE CIEL AUXONNAIS » - du 22 OCTOBRE 2014 (J+2134 après le vote négatif fondateur)

     Notre titre emprunté à un article du Bien Public d’hier 21 octobre – article dont nous reparlerons plus loin – ne fait pas référence, et pour cause,  à la parution du numéro 46 d’Inf’Auxonne. En effet, depuis l’inoubliable numéro 25 de mai 2009, ce magazine a définitivement perdu sa capacité à nous étonner. Même la « tribune » prend un goût  de réchauffé à présent que les comptes se règlent en temps réel sur les réseaux sociaux entre notre premier magistrat et l’opposition. Il faut encore ajouter que bientôt, outre que réchauffé, le menu de cette tribune sera allégé ! Vous imaginez : un coupe-faim rassis à vous couper l’appétit ! Une seule question nous préoccupe donc à propos de la passionnante gazette : 47, 48, 49, 50, 51…quel sera le numéro à venir d’Inf’Auxonne qui nous annoncera la fin de l’entracte et, comme un «coup de tonnerre dans le ciel auxonnais », puisque l’expression a la cote, la reprise du concert des « engins de chantier [qui]se sont tus ».

     Le Bien Public d’hier 21 octobre nous annonçait donc : « Les travaux du Leclerc sont suspendus ». Le « gros Guy », feu mon professeur d’allemand aurait ajouté, suspendus comme « l’épée de Madame Oclès », et il n’aurait pas manqué d’ajouter « C’est assez, j’me cache à l’eau dit la baleine ». Ce qui, après tout, est plutôt de circonstance !

   Il faudra en effet attendre « plusieurs mois » avant que le géant du Charmoy ne refasse surface.

    Ce délai de « plusieurs mois », notre premier magistrat le précise dans l’article, chose qu’il n’avait pas faite lors du Conseil municipal du 08 octobre dernier, se contentant alors d’annoncer :

« Affaire BOUXDIS : le permis de construire est suspendu car l’étude complémentaire acoustique aurait dû être transmise pendant l’enquête publique. Le projet est retardé »

[PV du CM du 08 octobre § 3 Informations de Monsieur le Maire p. 2]

    Dans l’article du Bien Public du 21 octobre le terme « Affaire BOUXDIS », au demeurant peu approprié n’est pas repris. Le fait semble normal puisque l’affaire concerne en fait un particulier et l’autorité décisionnaire qui a signé le permis de construire. À preuve, dans le PV du CM du 23 avril 2014 la dite « affaire » avait été explicitement libellée : « Affaire [X] c/ Commune d’Auxonne ».

 Toujours dans le même article, le maire d’Auxonne reformule ainsi l’argument du recours : « Ce recours repose sur le fait que le dossier d’une étude acoustique supplémentaire a été remis après l’enquête publique relative à la construction de l’hypermarché ».

    Compte tenu du rôle majeur que semble jouer le problème acoustique, nous retranscrivons un extrait des conclusions du rapport du commissaire-enquêteur, rédigé à l’issue de l’enquête publique :

« Rapport du commissaire-enquêteur », partie  « conclusions et avis motivé du commissaire enquêteur »  [extrait] :

 « - Les nuisances sonores

Le dossier d’enquête n’apporte aucun élément permettant d’affirmer que le projet sera, dans ce domaine, conforme à la réglementation en vigueur. Dans ces conditions, il semble indispensable que l’autorité décisionnaire dispose, au préalable, des éléments d’appréciation nécessaires du point de vue acoustique pour éclairer sa décision.

Par ailleurs, lors de la phase d’exploitation du centre commercial, il y aura lieu de réaliser des mesures acoustiques pour s’assurer de la conformité du site par rapport aux impératifs fixés par la réglementation en vigueur. » [Rapport p. 92 partie conclusion]

« Observant toutefois que :

[…]- le dossier ne comporte pas une analyse détaillée de l’impact sonore du futur centre commercial garantissant que le projet respectera la réglementation en vigueur, […]

émet un AVIS FAVORABLE à la demande présentée le 25 avril 2013 par la SARL BOUXDIS sise rue du Ladhof 68025 Colmar Cedex en vue d’obtenir l’autorisation de construire une surface de plancher nouvelle à usage de commerce supérieure à 10 000 m2 sur le territoire de la commune d’Auxonne (Côte d’Or).

Avec la réserve suivante :

- Réaliser, préalablement à la délivrance de l’autorisation de construire, une étude acoustique afin de vérifier la compatibilité du projet avec la réglementation en vigueur et proposer, si nécessaire, des mesures destinées à réduire l’impact sonore sur l’environnement, »

[Rapport p. 96 partie conclusion]

On remarquera que dans l’article du Bien Public du 21 octobre, pas plus que dans le procès-verbal du Conseil municipal du 8 octobre dernier, il n’est fait mention de la réserve émise par le commissaire-enquêteur

    Ce fait nous amène à poser la question suivante : une telle étude a-t-elle été réalisée et ses conclusions prises en compte avant la signature du permis le 23 décembre 2013 par l’adjointe déléguée aux travaux ?

    Ce matin même Le Bien Public de ce jour, 22 octobre, fait entendre un nouveau « coup de tonnerre ». Une lecture en diagonale de ce nouvel article, que nous approfondirons ultérieurement, nous apprend aux dires du maire d’Auxonne que l’installation du Leclerc entraînera « la création de plusieurs dizaines d’emploi ». Et la suppression de combien ? La belle affaire ! Nous sommes loin de ce « coup de tonnerre » du 26 mars 2009 quand Le Bien Public  titrait « IMPLANTATION COMMERCIALE À AUXONNE LECLERC ARRIVE AVEC 250 EMPLOIS D’ICI 24 MOIS » !!!

      L’illustration de Claudi résumera le parcours chaotique de toute cette « affaire » dans laquelle la « discrétion » d’abord, l’absence de concertation et de transparence ensuite, un usage « original » de la consultation après-coup enfin, tous faits préjudiciables à l’intérêt général, risqueraient bien en fin de compte pouvoir se révéler avoir été doublés d’un amateurisme impatient  qui aura fini par empêtrer le promoteur lui-même !

N.B. : Par temps d’orage, on ne compte plus les caractères !

Conjectures sur le cosmodrome 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 Octobre 2014  (J+2134 après le vote négatif fondateur)

Partager cet article
Repost0
Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 00:00

AU COMPTE-GOUTTES (Suite) - du 20 OCTOBRE 2014 (J+2132 après le vote négatif fondateur)

    Dans notre dernier article intitulé « Au compte-gouttes », nous déplorions le caractère parcimonieux de l’information diffusée sur l’arrêt du chantier du Charmoy. Cet état de fait contraint le citoyen responsable, qui ne se contente pas des rumeurs du moment, à pallier lui-même ces carences. Depuis 2132 jours maintenant, de telles périodes de prétendue « discrétion » n’ont d’ailleurs pas cessé d’alterner avec d’autres périodes de matraquage médiatique ou publicitaire intensif (« IMPLANTATION COMMERCIALE À AUXONNE LECLERC ARRIVE AVEC 250 EMPLOIS D’ICI 24 MOIS » dans Le Bien Public  du 26 mars 2009, Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009, affiches imprimées à LURE de juin 2010…). Aujourd’hui, nous sommes apparemment revenus dans une période de « discrétion » !

  Il est bien loin ce temps de large information objective de juin 2010 où notre mairie – au diable l’avarice ! – informait personnellement sous pli cacheté affranchi chaque électeur, d’un projet de « supermarché à dominante  non  alimentaire » au Charmoy. Certes cette information annonçant un type de commerce absent des listes de la norme INSEE était pour le moins fantaisiste, elle fut néanmoins distribuée « en masse » afin que l’électeur se déplace « en masse ».       

IMPRESSIONS DE LA CONSULTATION 2010 - du 14 février 2013 

      En attendant le pli cacheté qui nous annoncera, avec de plus amples informations, une consultation pour le redémarrage du chantier du « supermarché à dominante  non  alimentaire » du Charmoy actuellement en panne, nous appelons au secours notre propre mémoire. Le 25 avril dernier nous avions déjà publié un article au sujet du fameux « recours » qui défraie actuellement notre chronique, à défaut de défrayer celles des autres  qui semblent souffrir d’un mutisme chronique !    

LE CHARMOY SUR UN STRAPONTIN ? - du 25 avril 2014

    Sa relecture nous a permis d’approfondir notre réflexion. Nous vous  proposons de lire (ou de relire) un passage de ce texte publié, rappelons-le, le 25 avril dernier :

« Passons donc au point 24 de l’ordre du jour qui avait motivé notre visite. Si j’ai bien compris les explications données par notre premier magistrat, opportunément sollicité d’ailleurs par Monsieur Fabrice Vauchey à ce propos, nous sommes dans le cas de figure suivant :

      Un particulier, nommé dans l’intitulé, et riverain du chantier projeté, a exercé un recours contre le permis de construire délivré par la Mairie d’Auxonne le 23 décembre dernier à la Société BOUXDIS pour  la « construction d’un Hypermarché LECLERC et sa galerie marchande avec une partie drive et clôture ». À notre connaissance, cette information donnée par le Maire d’Auxonne, quatre mois jour pour jour après la signature du permis, constitue la première annonce publique de l’existence de ce recours.

    À travers les propos de notre premier magistrat dont nous rapportons le contenu en substance, ce recours porte sur des questions de forme (PLU…) sans exclure toutefois certaines questions de fond (nuisances induites par le chantier et/ou le projet). Il n’est pas suspensif, c’est-à-dire qu’il ne peut empêcher le promoteur de commencer les travaux. Cependant, toujours aux dires du maire, il semblerait que la Société BOUXDIS ait choisi d’attendre le règlement de ce problème juridique avant de donner le premier coup de pioche. Il est donc probable que le dossier du recours soit solide et qu’il « tienne debout ».  Il est permis encore de supposer que, pour diverses raisons conjoncturelles, la Société BOUXDIS ne soit pas particulièrement pressée d’ouvrir le chantier. En clair, le démarrage de ce chantier est suspendu pour un temps non précisé ».

   Visiblement, le problème des études acoustiques n’avait pas été explicitement mentionné lors de la séance du Conseil municipal du 23 avril. Monsieur le Maire avait parlé simplement de « bruit » et de « poussière » à propos des nuisances. Ce qu’il est intéressant de noter en revanche c’est la déclaration du maire selon laquelle « il semblerait que la Société BOUXDIS ait choisi d’attendre le règlement de ce problème juridique avant de donner le premier coup de pioche ». Selon toute vraisemblance, tel n’a pas été le cas, puisque le chantier commencé début juillet vient d’être interrompu par une décision de justice concernant le recours.    

    On peut donc supposer, pour expliquer le démarrage du chantier, que les données juridiques concernant le projet aient évolué favorablement entre le 23 avril et juin. La suspension actuelle du permis de construire implique au contraire qu’elles aient évolué par la suite, de début juillet à début octobre, dans l’autre sens.

     Notre précédente conclusion du 18 octobre envisageait l’hypothèse selon laquelle  la cause de la suspension du permis pouvait résider dans : « le non-respect de la condition posée par la réserve du commissaire-enquêteur : celle de la réalisation d’une étude comme préalable à la signature du permis ». Nous ajoutions : «  Selon cette hypothèse, il est permis d’imaginer que « l’autorité décisionnaire [ait signé sans disposer]  au préalable, des éléments d’appréciation nécessaires du point de vue acoustique pour éclairer sa décision ».

  La relecture de notre article du 23 avril qui précise que « ce recours porte sur des questions de forme (PLU…) sans exclure toutefois certaines questions de fond (nuisances induites par le chantier et/ou le projet). », nous amène maintenant à supposer que d’autres facteurs importants, autres qu’acoustiques, aient pu être pris en compte depuis, et que cette prise en compte ait entraîné une suspension jugée jusqu’alors peu probable.

      Ce caractère peu probable d’un effet du recours sur le déroulement prévu des travaux avait d’ailleurs été souligné à plusieurs reprises dans la presse :

Le 17 mai dans Le Bien Public :

« Les premiers coups de pioche devraient se faire dans les semaines à venir », précise le maire en attendant la fin du recours. »

 [« Le centre-ville se meurt-il ? » dans Le Bien Public du 17 mai 2014, Cahier local p. 2 encadré]

Le 17 septembre dans Le Bien Public :

« l’été 2014 a définitivement mis fin à des années de déboires judiciaires entre la municipalité et les commerçants au sujet de la construction d’un centre Leclerc »

[« Tout sur les nouveaux projets » dans Le Bien Public du 17 septembre 2014, Cahier local p. 2]

La précédente assertion de la journaliste du Bien Public à propos de « déboires judiciaires » ayant pris fin durant « l’été 2014 » nous laisse perplexe. Elle pourrait s’appliquer au recours dont il a été question  cette année depuis avril. Il faut toutefois noter que ce recours n’est pas du fait des « commerçants » mais d’un particulier riverain du projet. Un recours en conseil d’état, qui n’a rien à voir avec le présent recours, avait bien été exercé par les « commerçants » à la suite de la décision 917D pour le moins surprenante  de la CNAC du 17 janvier 2012. À noter que cette action n’était  pas à l’encontre de la « municipalité » mais du promoteur BOUXDIS. Elle devait prendre fin, il y a maintenant plus d’un an, avec la décision du Conseil d’État N° 357826 favorable à BOUXDIS, lue le 1er août 2013.

Le lundi 6 octobre 2014 dans Pays Dolois N°164 :

« D’ores et déjà, les travaux de terrassement ont débuté et se poursuivent à un rythme soutenu, le maître d’ouvrage faisant apparaître ainsi le peu de chance d’aboutir qu’il accorde au recours administratif introduit par les opposants »

[« Hypermarché Leclerc : les travaux ont débuté »  dans Pays Dolois N°164 d’octobre 2014 p. 4 « actu »]

 En conclusion : « peu de chance d’aboutir [du] recours administratif », « fin [définitive] des déboires judiciaires ». Autant de conjectures hâtives dont nous attendons avec impatience de lire les démentis !

N.B. : Cet article, comporte 7900 caractères espaces compris.

La question acoustique

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 Octobre 2014  (J+2132 après le vote négatif fondateur)

Partager cet article
Repost0
Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 00:00

AU COMPTE-GOUTTES - du 18 OCTOBRE 2014 (J+2130 après le vote négatif fondateur)

      Voilà à présent deux semaines que le chantier est arrêté sur la zone du Charmoy. Diverses rumeurs circulent qui donnent des explications plus ou moins vraisemblables des raisons de cette suspension. La cause d’un tel état de fait est à rechercher dans la pénurie d’information relative à la question : silence-radio des feuilles locales, laconisme de l’information officielle qui se résume pour l’heure à deux lignes du procès-verbal du Conseil municipal du 8 octobre dernier, accessible à ce jour sur le seul panneau d’affichage de la mairie d’Auxonne et non encore mis en ligne.

      Ces deux lignes précisent :

« Affaire BOUXDIS : le permis de construire est suspendu car l’étude complémentaire acoustique aurait dû être transmise pendant l’enquête publique. Le projet est retardé »

[PV du CM du 08 octobre § 3 Informations de Monsieur le Maire p. 2]

   Le terme « affaire » indique explicitement le caractère judiciaire de la question. En l’occurrence une décision du Tribunal administratif du 1er octobre dernier dont nous ignorons la teneur mais dont les parties concernées ont été informées par courrier recommandé le vendredi 3. Ces précisions expliquent l’arrêt du chantier dès le début de la semaine suivante

   Dans un précédent article nous avions déjà rapporté les propos tenus par le maire lors du Conseil du 8. On remarquera que la mention qui avait été faite oralement en séance du 8 octobre du recours d’un particulier n’a pas été reprise dans le PV correspondant  mais figure bien en page 24 du procès-verbal de la séance du 23 avril dernier. Toujours dans cet article nous avions aussi développé, sur la base des travaux du commissaire-enquêteur, la question des carences des études acoustiques. Notre lecteur/trice pourra s’y reporter  

DU BRUIT DANS LANDERNEAU - du 09 OCTOBRE 2014

     Aujourd’hui, élargissant notre recherche, nous suivrons d’abord la « question acoustique » à travers les documents officiels, puis nous en ferons la synthèse d’où nous tirerons notre conclusion :

DOCUMENT N°1  Avis de l’Autorité environnementale (DREAL) du 28 juin 2013 [extrait] :   

« Cadre de vie: émissions sonores, émissions lumineuses, trafic routier et déplacements

      Le dossier présente les résultats de la campagne de mesures de niveaux sonores menée le 19 décembre 2012, sans analyse détaillée des résultats et sans aucune modélisation des niveaux sonores ambiants futurs. Ainsi, aucune évaluation de l'impact sonore du projet n'est proposée, notamment en lien avec le fonctionnement des groupes froids et des groupes électrogènes. Le dossier indique, en page 92, que « le centre commercial s'engage à faire réaliser une campagne acoustique de son exploitation dans l'année qui suivra la déclaration du site ». Cette modalité de suivi des effets du projet doit être reprise dans la décision d'autorisation, et être pérennisée dans le temps afin de garantir le respect de la réglementation ». [Avis de l’Autorité environnementale (DREAL) du 28 juin 2013  p. 6] :

DOCUMENT N°2   Mémoire en réponse aux questions et observations adressées au maître d’ouvrage par le commissaire enquêteur le 29 juillet 2013 (pièce insérée au dossier d’enquête publique le 20 août 2013) [extrait]    

« [question du commissaire-enquêteur] : « Page 35 : Une étude de bruit, réalisée le 19 décembre 2012 et figurant en annexe 10 [de l’étude d’impact], indique en conclusion « les niveaux relevés reflètent la circulation de la RD 905 ». Pour une meilleure information du public, il est souhaitable que soit ajoutée au dossier d’enquête une analyse détaillée des résultats avec une modélisation des niveaux sonores ambiants futurs de manière à évaluer l’impact sonore du projet (fonctionnement groupes froids, groupes électrogènes, circulation sur le parking, livraisons…). »

[Réponse du promoteur] Une étude de modélisation des bruits futurs du projet est missionné [sic] auprès d’un bureau d’étude, elle vous sera transmise dès finalisation. »

[« Mémoire en réponse aux questions et observations adressées au maître d’ouvrage par le commissaire enquêteur le 29 juillet 2013» p. 7  (pièce insérée au dossier d’enquête publique le 20 août 2013)] 

DOCUMENT N°3  « Rapport du commissaire-enquêteur », partie  « conclusions et avis motivé du commissaire enquêteur »  [extrait] :

 « - Les nuisances sonores

Le dossier d’enquête n’apporte aucun élément permettant d’affirmer que le projet sera, dans ce domaine, conforme à la réglementation en vigueur. Dans ces conditions, il semble indispensable que l’autorité décisionnaire dispose, au préalable, des éléments d’appréciation nécessaires du point de vue acoustique pour éclairer sa décision.

Par ailleurs, lors de la phase d’exploitation du centre commercial, il y aura lieu de réaliser des mesures acoustiques pour s’assurer de la conformité du site par rapport aux impératifs fixés par la réglementation en vigueur. » [Rapport p. 92 partie conclusion]

« Observant toutefois que :

    [...] le dossier ne comporte pas une analyse détaillée de l’impact sonore du futur centre commercial garantissant que le projet respectera la réglementation en vigueur, […]

émet un AVIS FAVORABLE à la demande présentée le 25 avril 2013 par la SARL BOUXDIS sise rue du Ladhof 68025 Colmar Cedex en vue d’obtenir l’autorisation de construire une surface de plancher nouvelle à usage de commerce supérieure à 10 000 m2 sur le territoire de la commune d’Auxonne (Côte d’Or).

 Avec la réserve suivante :

     Réaliser, préalablement à la délivrance de l’autorisation de construire, une étude acoustique afin de vérifier la compatibilité du projet avec la réglementation en vigueur et proposer, si nécessaire, des mesures destinées à réduire l’impact sonore sur l’environnement, »

[Rapport p. 96 partie conclusion]

 SYNTHÈSE : Dans son avis du 28 juin 2013 la DREAL souligne, en matière acoustique l’absence d’une « analyse détaillée des résultats » relatifs à « la campagne de mesures de niveaux sonores menée le 19 décembre 2012 » ainsi que l’absence totale de « modélisation des niveaux sonores ambiants futurs ».

      Dans sa demande du 29 juillet au promoteur  le commissaire-enquêteur reprend à son compte les critiques ci-dessus  en ces termes : « Pour une meilleure information du public, il est souhaitable que soit ajoutée au dossier d’enquête une analyse détaillée des résultats avec une modélisation des niveaux sonores ambiants futurs de manière à évaluer l’impact sonore du projet ». La référence  à « une meilleure information du public » permet d’inférer que ces compléments d’étude étaient attendus pour une mise à disposition du public pendant le temps de l’enquête.

        Après clôture de l’enquête, la teneur des observations  figurant au rapport inclinerait cependant à penser que tel n’a pas été le cas. En effet, dans ce rapport on lit en page 92 : « - Les nuisances sonores  Le dossier d’enquête n’apporte aucun élément permettant d’affirmer que le projet sera, dans ce domaine, conforme à la réglementation en vigueur. Dans ces conditions, il semble indispensable que l’autorité décisionnaire dispose, au préalable, des éléments d’appréciation nécessaires du point de vue acoustique pour éclairer sa décision. » De cette observation on peut conclure que l’information, dont le public a sans doute été privé, devait, selon le commissaire-enquêteur, avoir été impérativement mise à la disposition de  « l’autorité décisionnaire » avant signature du permis de construire L’unique mais importante réserve exprimée en page 96 partie conclusion confirme le fait :

 « Avec la réserve suivante : - Réaliser, préalablement à la délivrance de l’autorisation de construire, une étude acoustique afin de vérifier la compatibilité du projet avec la réglementation en vigueur et proposer, si nécessaire, des mesures destinées à réduire l’impact sonore sur l’environnement, »

 

CONCLUSION : L’argument avancé dans le PV du CM du 8 octobre dernier selon lequel « le permis de construire est suspendu car l’étude complémentaire acoustique aurait dû être transmise pendant l’enquête publique », bien que crédible, nous semble toutefois faible pour entraîner une décision aussi lourde de conséquences que celle qui vient d’être prise sur le chantier du Charmoy. Une hypothèse plus probable nous semblerait le non-respect de la condition posée par la réserve du commissaire-enquêteur : celle de la réalisation d’une étude comme préalable à la signature du permis. Selon cette hypothèse, il est permis d’imaginer que « l’autorité décisionnaire [ait signé sans disposer]  au préalable, des éléments d’appréciation nécessaires du point de vue acoustique pour éclairer sa décision ». N’est-ce-pas, d’ailleurs, la décision de cette autorité qui a fait l’objet   « d’un recours en annulation,  exercé auprès du Tribunal administratif de DIJON, à l’encontre de l’arrêté municipal du 23 décembre 2013 accordant à la SARL BOUXDIS un permis de construire N° PC 02103813E0005, l’autorisant à construire un hypermarché à l’enseigne « E. LECLERC » et une galerie marchande avec partie drive et clôture, pour une surface de plancher créée de 11407 m² » [PV du CM du 23 avril 2013 p. 24]. Le terme  d’  « Affaire BOUXDIS » employé dans Le PV du CM du 8 octobre dernier n’est donc peut-être pas le plus adapté.

N.B. : Cet article, qui n’est pas « Au compte-gouttes » comporte 9400 caractères espaces compris.

Charmoy acoustique

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 Octobre 2014  (J+2130 après le vote négatif fondateur)

Partager cet article
Repost0
Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 00:00

DIS, PAPA ? C’EST ENCORE LOIN L’AMÉRIQUE ? - du 17 OCTOBRE 2014 (J+2129 après le vote négatif fondateur)

   Qui ne connaît cette vieille vanne : « Dis, Papa ? C’est encore loin l’Amérique ? » « Tais-toi et nage ! ». Notre sujet d’aujourd’hui n’y est pas totalement étranger. Quand on pense à l’Amérique, on peut penser à Obama, à Kennedy ou Marylin Monroe, on peut penser encore aux Indiens et à Buffalo Bill, mais on pense souvent à Christophe Colomb.

   Tout cela est banal et connu de tous/toutes. Mais il est peu probable que 80% des citoyens auxonnais pensent à LURE quand ils voient écrit le nom de Christophe Colomb. Pas plus qu’ils n’y pensaient d’ailleurs en lisant les grands OUI noirs sur fond jaune-fluo qui décoraient leurs murs en juin 2010. Nous avons démontré depuis un rapport évident entre les grands OUI noirs sur fond jaune-fluo et LURE, puisque, comme pour le Port-Salut, c’était écrit dessus !  Reste maintenant à montrer le rapport entre Christophe Colomb et LURE.

      Le 25 mai 1856, naît à LURE Georges Colomb, qui deviendra Christophe,  créateur du Sapeur Camember et du Savant Cosinus. Les arguments qu’il donne du choix de son surnom de dessinateur Chistophe suffiraient à témoigner de ses dons d’humoriste: « Si j’ai bonne mémoire le trisaïeul de l’arrière-grand-père de mon grand-père est le fameux Christophe qui, selon la croyance commune, découvrit le nouveau monde en l’an de Grâce 1492 » (P.-R. Machin, Georges Colomb Christophe,  Paris, Lettres du Monde, 1979,  p. 77). Tant d’humour bon enfant se doublait, chez Georges Colomb, d’un talent pédagogique hors-pair

     Toujours selon P.-R. Machin : « Georges Colomb [alors jeune professeur de sciences naturelles à Paris et voisin du mathématicien Henri Poincaré], l’amateur de canulars, n’a guère de sympathie pour son savant de voisin, plutôt pisse-froid à son sentiment. Lorsque des étudiants viennent visiter leur  prof de sciences naturelles, il leur recommande en partant de ne pas oublier de gratter à la porte du mathématicien, et de filer ensuite. Quant à lui, il s’amuse follement d’entendre l’académicien fulminer (sans doute ce dernier a-t-il servi de modèle à Georges Colomb pour le Savant Cosinus). » (Op. Cit. pp. 74-75).

     Nos lecteurs/trices comprendront que c’est pour nous un honneur et un plaisir de contribuer aujourd’hui à la connaissance de Christophe. Nous irions presque jusqu’à dire : Claudi et Christophe, même combat !

     C’est dans cet esprit que Claudi a illustré notre article d’aujourd’hui. Son illustration nous semble très parlante et nous dispense, pour une fois de plus longs discours !

N.B. : Cet article comporte 2800 caractères espaces compris.

HOMMAGE COLOMBC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 17 Octobre 2014  (J+2129 après le vote négatif fondateur)

Partager cet article
Repost0
Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 00:00

FELLINI AU CHARMOY - du 14 OCTOBRE 2014 (J+2126 après le vote négatif fondateur)

      Que vient faire l’auteur de La dolce vita au Charmoy ? Voilà une question que plus d’un(e) d’entre vous, fidèles lecteurs/trices  ne va pas manquer de se poser. Fellini au Charmoy, c’est vrai qu’il faut oser, et nous osons, pourquoi faudrait-il priver notre blog d’un « espace culturel », la prédominance alimentaire de son sujet n’interdit en rien l’irruption d’un brin de fantaisie et de rêve !

    L’irruption d’un brin de fantaisie et de rêve, une petite chose toute simple mais tellement rare dans nos doctes assemblées locales et leurs indigestes productions. Il nous manque un maire-poète et un sous-préfet aux champs ! Tiens ! Je me demande parfois si je n’irais pas jusqu’à offrir ma plume pour agrémenter Inf’auxonne, notre journal à tous/toutes, cher(e)s concitoyen(ne)s, de petites fables espiègles et d’anecdotes libres et  piquantes. Ne serait-il pas opportun, en effet, que les caractères rendus par les tribunes, n’allant pas allonger de fastidieux bilans, mettent la fantaisie à la une !

    Et Fellini dans tout cela ? Le voilà ! L’autre lundi, 7 octobre, dans le courant de l’après-midi, je pédalais tranquillement sur le vieux chemin de Dole allant à la découverte du chantier de la zone du Charmoy. Je remarquai le calme qui y régnait, ne sachant pas encore que ce calme n’était pas dû seulement au hasard, mais à une décision de justice.

   Cette justice n’avait certes rien à voir avec la justice divine, mais pourtant, sur le petit chemin qui descendait, une étrange coïncidence, presque un petit miracle, se produisit. J’allais entamer la descente qui s’amorce après la dernière maison lorsque j’avisai au bord du fossé qui court au pied du grand remblai récemment créé, un couple d’un certain âge en arrêt. « Encore deux de ces badauds-gogos qui viennent examiner l’avancement des travaux ! » me dis-je. Mais j’étais dans l’erreur. En effet, arrivé à leur hauteur, je freinai pour ralentir, car étant d’une nature curieuse et avenante, je venais de voir que, m’ayant repéré, l’homme du couple commençait à prendre l’attitude du voyageur égaré qui va demander sa route.

    M’étant arrêté, je saluai l’homme qui me demanda naïvement, avec un fort accent transalpin, si l’on construisait ici… des immeubles. Pour sûr, il n’était pas Auxonnais, et il n’était pas non plus un badaud-gogo contemplateur de chantier, ses contemplations touchaient à d’autres horizons… En effet, la femme, dont je devais apprendre qu’elle était d’ailleurs la sienne, moins avenante que lui, avait poursuivi sa route et la voyant sonner au portail de la dernière maison, je compris dans l’instant que je venais de rencontrer deux témoins de Jéhovah. Une telle rencontre n’est pas toujours bienvenue quand elle survient sur le pas de votre porte, mais ici, sous le libre espace du ciel, elle n’avait rien de désagréable. Et Fellini dans tout cela ? Le voilà justement ! Il résonnait encore dans ma tête, car il faut dire que l’avant-veille j’avais regardé I Vitelloni  et la veille, La dolce vita.      

     L’accent italien de mon interlocuteur me fit, dans l’instant, retourner dans le film, et quand l’homme au front bronzé, que couronnaient des cheveux blancs, me dit qu’au seuil de l’âge adulte, il avait quitté la campagne romaine pour venir en France, nous y fûmes tout à fait et nous passâmes en version originale italienne avec de-ci de-là quelques sous-titres français. Je lui expliquai ma présence en ce lieu et lui parlai de mon blog, alors il sortit sa Bible qui s’ouvrit presque automatiquement sur une page cornée et froissée, manifestement maintes fois parcourue. En suivant du doigt, il commença sa lecture, m’énumérant tous les signes inquiétants qui marquaient notre temps et la fin qu’ils présageaient. En réponse, je lui montrai le décor bouleversé qui s’offrait à nous, ce décor comparable à celui des borgate romaines (banlieues) des années de la croissance, ce décor qui me révulsait, quand enfant puis adolescent je traversais, dans la voiture de mon père, la campagne milanaise rongée par le béton du « miracle italien ».

    Et nous fûmes alors en plein Fellini, dans un chaos moderne où les débris du vieux monde se mêlaient à un progrès sans espoir sur fond d’ennui incurable et d’horizon bouché. Il ne manquait, survolant le décor,  que cet hélicoptère transportant une statue du Christ qui ouvre La dolce vita !

     Cependant, malgré la perspective annoncée d’une apocalypse prochaine, et en dépit du paysage bouleversé, mon interlocuteur, avec ce sens pratique propre aux Italiens, ne perdait pas le nord. Il m’avait déjà glissé une revue en main, et très convaincant, faisait preuve d’excellentes qualités marketing. Comme il commençait déjà à s’enquérir de mon adresse pour renouveler et prolonger la conversation, je me remis en selle et, me retournant , lui lançai rieur : « Rimango nel centro cittá, ma il mio indirizzo, non ce l’avra ! » Et nous nous quittâmes avec le sourire, comme il convient entre gens de bonne compagnie.

     Redescendant vers la ville, je doublai, un peu plus loin, sa femme qui avait avancé dans sa prospection improbable.  Dans notre monde mû  par l’argent et la propagande matérialiste, je me suis dit alors qu’il subsisterait toujours des chemins de rencontre et qu’il valait mieux, au bout du compte, être le clown, pas forcément triste, des causes perdues qu’une marionnette docile du profit néolibéral !

N.B. : Cet article comporte 5600 caractères espaces compris.

 Fellini au Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 14 Octobre 2014  (J+2126 après le vote négatif fondateur)

Partager cet article
Repost0
Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Côté Cinéma
11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 00:00

REVUE DE PRESSE CHAMPAGNOLAISE (2) - du 11 OCTOBRE 2014 (J+2123 après le vote négatif fondateur)

Nous dédions cet article à la sympathique Présidente de l’UCIAA et à tous les petits chats !

       Dans le premier volet de notre « revue de presse champagnolaise », publiée le 3 octobre dernier, nous avions dégagé deux idées directrices :

Primo : « Champagnole c’est dès maintenant Leclerc au « cœur du Jura », Auxonne ce sera bientôt Leclerc aux portes du Jura et au cœur de la nouvelle région ! »

 Secundo : « Regarder Champagnole d’aujourd’hui, c’est voir Auxonne de demain ».

    De ces deux idées, la première est à présent une évidence, pour Champagnole du moins car pour Auxonne l’affaire semble plus que jamais compliquée. Le nom de Champagnole figure sans doute déjà au livre d’or des conquêtes de Scapalsace. Quant à celui d’Auxonne, on devra attendre. Combien de temps ??

     La seconde idée, bien que ne revêtant pas ce caractère de certitude factuelle inscrite dans le cadastre, peut néanmoins se révéler un outil de prédiction utile, de là notre intérêt déjà ancien pour Champagnole. Nous la mettrons donc en exergue de notre propos d’aujourd’hui.

« Regarder Champagnole d’aujourd’hui, c’est voir Auxonne de demain »

       Sous le titre « Commerce : quoi de neuf dans la Perle du Jura ?», un récent article du Progrès du 22 septembre dernier prend la température commerciale champagnolaise. La santé est bonne et le ton général de l’article résolument optimiste.

      Un optimisme d’enfer digne de satisfaire la majorité municipale champagnolaise qui s’était pourtant  récemment indignée – comme nous en avions fait mention dans notre premier volet du 3 courant – de l’attitude de la presse locale dans son « mot de la majorité » de Champa’Mag N° 54 d’août dernier en ces termes :

« Depuis plusieurs semaines, vous êtes nombreux à nous faire part de votre étonnement, de votre indignation, de votre colère, au sujet du traitement dans la presse locale de l’action municipale et associative.

Comme vous, il nous semble que depuis quelques mois ce qui faisait l’intérêt d’une information locale construite sur la bonne foi, la sincérité des propos, la prudence et l’objectivité plutôt que le parti pris agressif ou tendancieux, l’investigation sérieuse préférée aux témoignages douteux ou non représentatifs, paraît se perdre […] ».

      Il semble bien que depuis le message ait été entendu car il apparaît que cette fois  « la sincérité des propos, la prudence et l’objectivité » l’emportent sur « le parti pris agressif ou tendancieux » et que « l’investigation sérieuse » a été préférée « aux témoignages douteux ou non représentatifs ».

     L’article du Progrès du 22 septembre dernier s’ouvre d’abord sur cette évidence largement partagée et surtout démontrée par l’état florissant du  petit commerce traditionnel indépendant que l’on peut observer dans notre beau pays : « Le grand chambardement se situe en périphérie, avec les nouvelles enseignes. Un élan qui ne peut que favoriser le centre-ville ».

     Ce « chapeau » objectif planté crânement donne le ton de l’article. Place à présent aux « témoignages représentatifs ». Le nouveau président frais émoulu de l’« Union commerciale Champa-Sympa » – à tout seigneur tout honneur – commence : « Le commerce champagnolais avait un certain déficit en matières d’enseignes. Celui-ci est désormais comblé ».

     Voilà un discours « sympa » que le maire de la Perle du Jura doit apprécier et que celui de la « Capitale de l’oignon » voudrait bien entendre ! Patience ! Patience ! « Regarder Champagnole d’aujourd’hui, c’est voir Auxonne de demain »

      « Tous ensemble », c’est ce que semble prôner le président sympa qui ne nie pas toutefois certaines réticences : « Certaines grandes surfaces ont adhéré et on peut en espérer de nouvelles. Il y a encore quelques commerces petits ou grands réticents, mais plus on sera nombreux et meilleure sera la concertation ». En somme, plus on est de fous, plus on rit. Et le président d’ajouter : « Il faut profiter de cette proximité entre centre-ville et grandes surfaces pour que tous travaillent bien ». Voilà une définition originale et sympa du « commerce de proximité » !  Ce commerce de proximité n’est d’ailleurs pas oublié dans le mot d’ordre du site de l’UC rénovée « Union commerciale Champa-Sympa » : « A l’image de leur ville, chacun bouge, bouge même ensemble, pour sauvegarder leur commerce de proximité et développer l’attractivité de la ville dans un souci commun : Satisfaire le client ! ». Moralité : à Champagnole on célèbre l’union féconde de l’hyper et de l’épicerie de quartier !

    Suit le trombinoscope obligé et ses témoignages savamment dosés avec, tout de même, une dominante largement optimiste. Citons pêle-mêle : « Le centre-ville a changé et est devenu très attractif » « Je pense que les hypers ont apporté du monde de l’extérieur » « Il y a de la place pour tout le monde et je pense que ces boutiques [les hypers] apportent du monde, même au centre-ville ».

« Regarder Champagnole d’aujourd’hui, c’est voir Auxonne de demain » Un demain qui n’est peut-être pas tout à fait demain matin…À Auxonne, ils ne sont pas encore advenus les lendemains qui chantent…

     Les curieux qui voudraient en savoir plus se reporteront au PDF reproduisant l’article

COMMERCE EN PROGRÈS À CHAMPAGNOLE

     Ils y découvriront, qu’outre le centre-ville et son commerce de proximité, ce sont encore deux petits chats qui ont été sauvés à Champagnole. Tout baigne donc dans la Perle du Jura.                         

      Toutes ces bonnes nouvelles de sauvetage ont inspiré Claudi qui a transposé les bonnes nouvelles de la Perle du Jura dans la « Capitale de l’oignon ». Aux dernières nouvelles, à Auxonne, il semblerait cependant que les petits chats du centre-ville doivent patienter quelque temps avant l’arrivée de l’hyper-secours….

N.B. : Cet article compte environ 5900  caractères espaces compris

Hyper-secours 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 11 octobre 2014  (J+2123 après le vote négatif fondateur)

Partager cet article
Repost0
Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse