Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Présentation

  • : chantecler-auxonne.com
  • : "Je chante clair afin qu'il fasse clair" Edmond Rostand
  • Contact

Profil

  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
  • Auxonne, environnement, actualité, hypermarché, grande distribution, société

Recherche

8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 00:00

ALISE AU PAYS DES MERVEILLES - du 08 MARS 2015 (J+2272  après le vote négatif fondateur)

      Dans notre précédent article, nous avions rendu compte de la réunion du 4 mars à Villers-les-Pots organisée, pour les départementales, par « L’alternative pour le Val de Saône ».

     Avant-hier, 6 mars, nous assistions à Auxonne, au sous-sol de l’Aiglon, à la réunion du binôme Marie-José Villiame-Jacques-François Coiquil (PS) du groupe « Auxonne-Pontailler Agissons ensemble ». Assistance significative (50 personnes environ), organisation bien réglée, large éventail des thèmes abordés, nous ferons un seul grief, le fait qu’à aucun moment la parole n’ait été donnée à l’assistance. C’est bien pourquoi nous l’avons prise.

      Six intervenants sont intervenus successivement et séparément à la tribune, J.-C. Robert, maire de Gevrey et vice-président du groupe des Forces de Progrès au Conseil général et vétéran de cette institution qu’il a décidé de quitter après 35 ans de mandat, a traité en détail de la réforme territoriale, les 4 membres du groupe « Auxonne-Pontailler Agissons ensemble » sont intervenus à la suite, Jacques-François Coiquil sur les questions financières, Corinne Roussel sur la solidarité et l’aide à la personne, Daniel Dion sur les questions d’environnement, Marie-José Villiame enfin, sur l’éducation et la culture. La conclusion devait revenir à Michel Neugnot (PS) 1er vice-président du Conseil régional qui a insisté sur  les dangers de l’abstention ainsi que sur l’émergence à prévoir d’une compétition tripartisane UMP-PS-FN dont les résultats sont encore imprévisibles. Le premier et le dernier intervenants n’ont pas manqué de stigmatiser au passage les dépenses excessives de communication du président actuel, François Sauvadet, ainsi que le gouffre financier ouvert à Alesia par un projet pharaonique. Les publications luxueuses du Conseil général peuvent être cependant bien utiles à Claudi, au second degré bien entendu !

TRENCHY…CET ÉTÉ, DÉCOUVREZ LE CHARMOY COMME VOUS ÊTES-du 28 JUILLET 2014

     Claudi s’est plutôt attaché aujourd’hui à rendre à Vercingétorix ce qui était à César !

     Pour en revenir à notre réunion : en résumé, exposé riche mais sans surprise et très didactique, caractère que, pourtant, Monsieur J.-C. Robert a déclaré ne pas apprécier de la part de certains membres du conseil général signalant qu’il n’aimait pas « être pris pour un élève de sixième ».

      À la différence de la réunion (plus cool) du 4 mars évoquée plus haut, il y avait cette fois assez de monde pour faire un match de rugby, et surtout, à ma connaissance du moins, deux pointures étaient dans l’assistance et, qui plus est, d’équipes concurrentes ! Mais le match, fût-il oratoire, n’était pas, ce soir-là, au programme. Plus qu’au stade, nous étions en amphi, élèves bien sages et plutôt loin de l’adolescence et de sa fougue !

     L’entrée était pourtant libre, ce qui n’excluait pas l’irruption d’un pack.  Non, soiffards, pas d’un pack de 1664, un pack d’opposants ; mais les hooligans avaient, ce soir-là, apparemment d’autres chats à fouetter.

    Le pack  d’opposants est pourtant un danger toujours possible. Avant d’en faire la preuve, notons au préalable que Monsieur Raoul Langlois sut très bien s’en prémunir pour sa réunion du 24 mars 2011 à l’Aiglon : il prit tout simplement la peine de la faire sur lettre-invitation (voir notre « Nouvelle japonaise » du 24 mars 2011 qui donne une version romancée de l’évènement). Ce danger, Monsieur Jean-Paul Vadot ne s’en était pas prémuni et il dut l’affronter de plein fouet (voir notre article « Bruit de fond » du 18 mars 2011).

     Comme il avait été largement question d’histoire, et particulièrement d’histoire gauloise, dans les exposés de MM. Robert et Neugnot le 6 mars dernier, j’ai souhaité, après les cours et les discours,  mettre un petit appendice historique au mot de clôture de Monsieur Coiquil, en rappelant les heures houleuses de la réunion du 17 mars 2011.

    Lors de celle-ci, Monsieur Jean-Paul Vadot avait été pris méchamment à partie par les « commandos du Charmoy », mandatés par l’organisateur discret et cauteleux de transactions foncières et de réunions sur lettre-invitation. Ce soir-là, Monsieur Jean-Paul Vadot ne dut son salut (verbal) qu’à la présence de Monsieur Patriat. Jean-Pierre Morin, le plus brave des hommes, qui était présent  le 17 mars 2011, l’était encore à la réunion du 6 mars dernier ; à l’issue de celle-ci, il m’a dit bien se souvenir de l’ambiance délétère. Monsieur Jean-Paul Vadot, quant à lui, était absent. Il est vrai que chat échaudé craint l’eau froide.   

     Il est possible que ce traumatisme soit une des raisons des fluctuations ultérieures dont fit montre par la suite, et sur ce sujet, le candidat molesté.  Nous en  avons fait le diagnostic depuis et les avons encore rappelées l’autre soir au nouveau candidat du binôme, l’engageant à plus de constance que son prédécesseur devant l’adversité et lui demandant, au passage, de préciser sa position sur le sujet.

    On me dira, tout ça c’est du passé, mais toute l’histoire parle du passé, et aucun délai de prescription ne règle l’examen des erreurs du passé.  Examen des erreurs du passé, dont trop d’élus uniquement soucieux de se faire élire ou réélire, se dispensent allègrement, se contentant des promesses d’avenir dont ils payent leurs électeurs !

    Nos ancêtres étaient les Gaulois, à présent ils ne le sont plus, généralement du moins….

   Tout autant que les enseignements de nos vieux instituteurs en matière d’histoire gauloise, la vérité de Monsieur Raoul Langlois en matière de zone du Charmoy, doit à son tour être réexaminée. Nous ne nous en sommes pas privé jusque-là. Au nom de quel droit, d’ailleurs,  nous en priverions-nous, dans une ville où l’on érigeait, il y a peu, un « crayon de la libre expression » ?

     Visiblement inspiré par l’histoire, ses musées et ses moustaches, Claudi a bien travaillé aujourd’hui.

Pha-ra-o-niquee !!!!
Pha-ra-o-niquee !!!!
Pha-ra-o-niquee !!!!
Pha-ra-o-niquee !!!!

Pha-ra-o-niquee !!!!

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 08 Mars 2015 (J+2272 après le vote négatif fondateur)

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Propos de campagne
6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 00:00

ALTERNATIVE - du 06 MARS 2015 (J+2270  après le vote négatif fondateur)

     Je me trouvais avant-hier soir, 4 mars, sous des plafonds à la française, dans la grande salle de l’ancien presbytère de Villers-les-Pots rénové. Mais si j’étais venu là, ce n’était pas pour y entendre  une conférence de Carême, car l’ambiance y était plutôt bon enfant. S’il fut question de Carême, c’est tout juste à propos de mi-Carême, puisque le tout récent Carnaval, qui avait laissé des traces, fit incidemment quelques irruptions dans la soirée. Jeûne et abstinence n’étant pas au programme, sinon en matière de budgets publics à venir, la soirée se clôtura donc par un pot.

    Mais il faut quand même que je vous parle de l’objet de cette soirée. C’était une réunion pour les départementales organisée par « L’alternative pour le Val de Saône », portée par le binôme Ludmila Monteiro - Wilfried Le Goff (MoDem), et ses suppléants Maryvonne Vergniaud - Karim Zouine. Dénonçant les politiques politiciennes des grands partis, explicitement nommés, leurs mille-feuilles et leurs « usines à gaz », toutes choses qui n’intéressent plus les « vraies gens », le groupe a témoigné – de façon souvent touchante pour les plus jeunes – de sa volonté de s’en remettre d’urgence au bon sens, plutôt qu’aux tactiques d’appareil.

  Sans souci d’exhaustivité, ont été ensuite développés, sur divers axes, quelques types d’actions possibles. Ces actions, nous en avons résumées pour vous quelques-unes en formules de notre cru (en gras) : emploi des jeunes dans le canton : travailler au pays ; cohésion sociale, vie associative et prévention de la délinquance : un terrain de foot  synthétique pour gagner le match ; importance de la culture : la culture contre la clôture du repli sur soi ; mutualisation des moyens : covoiturer pour arriver.

    L’assistance sans être nombreuse, l’aurait été pourtant assez pour jouer un match de foot, mais sûrement pas un match de rugby, et ce, malgré la présence d’une pointure. Des questions posées par l’assistance, nous ne retiendrons que les plus marquantes : celle, cruciale, du désistement au second tour, celle, bien avisée, de l’élection du président du futur conseil départemental et du positionnement du groupe dans ce conseil, celle, enfin, plus troublante, d’une rumeur selon laquelle le groupe pourrait être le challenger occulte du maire d’Auxonne – non engagé officiellement dans la campagne – contre ses adversaires des deuxièmes tours aux précédentes élections locales de 2011 et 2014, présents dans deux autres binômes en lice.

     Après « le coup du pétard mouillé » (Bien public du 11 février dernier), une « petite torpille » ? La présence dans le groupe de « L’alternative pour le Val de Saône », de deux membres de l’opposition municipale auxonnaise a facilité, dans une certaine mesure, la répartie et le démenti de cette rumeur pour le moins décoiffante.

        Et le Charmoy dans tout cela ? Absent comme d’habitude, sinon que, dans un registre voisin, le maire de Villers-les-Pots, notre hôte, est intervenu sur les difficultés actuelles du projet de zone Villers-Tillenay à propos de l’obligation légale, récemment apparue, de financements publics et non seulement privés.

   Je remercie notre hôte pour son bon accueil et surtout pour  son intervention qui m’aura permis de faire quelques rappels à propos de la zone concurrente du Charmoy, projet, pour l’heure, à financement totalement privé porté par  un promoteur exclusif. L’intervention d’un assistant soulignant l’absence, puis le ralliement de dernière heure du maire d’Auxonne dans la participation aux travaux en commission de la zone de Villers-Tillenay, est venu opportunément confirmer l’implication constante, assidue et trop exclusive du maire d’Auxonne au profit d’une seule enseigne de la grande distribution au Charmoy. Signalons, qu’hormis cette intervention,  nos propos n’ont été ni relayés ni contredits par les candidats, pas plus que par l’assistance plutôt surprise ou amusée. Surprise et amusement : deux états psychologiques devenus rares dans nos doctes assemblées et dont l’intérêt ne nous a pas semblé être étranger au groupe de « L’alternative pour le Val de Saône » dont le style n’est pas dépourvu d’un certain côté… ludique.

      Pour ne pas démentir les gens qui trouvent notre blog ennuyeux, nous nous départirons nous-même un instant de notre côté ludique pour examiner la notion apparemment évidente de « bon sens » revendiquée plus haut par le groupe. Les lecteurs de dictionnaires de citations, il en est parmi nos élus communautaires, répètent toujours cette ligne de Descartes, la première du Discours de la méthode : « Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée ». Ils oublient cependant de citer la suite : « car chacun pense en être si bien pourvu, que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose, n’ont pas coutume de désirer plus qu’ils en ont ». Le bon sens n’est donc pas chose évidente.

    Pas du tout impressionné par cette démonstration, Claudi, toujours plein de bon sens et d’à-propos, a retenu la bonne idée du terrain de foot  synthétique pour gagner le match. Installons-le au Charmoy ! Pourquoi pas ? Une belle alternative pour le Charmoy… et pour le centre-ville ! Question de bon sens !

 

Charmoy vers un terrrain de foot synté

Charmoy vers un terrrain de foot synté

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 06 Mars 2015 (J+2270 après le vote négatif fondateur)

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Propos de campagne
4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 00:00

SANS COMPLEXE - du 04 MARS 2015 (J+2268 après le vote négatif fondateur)

      Le 26 février dernier nous rendions compte d’une annonce de notre premier magistrat, faite la veille à l’Assemblée générale de l’Office de tourisme, et selon laquelle les  travaux au Charmoy devraient reprendre cette semaine.

       Le Bien Public d’hier 3 mars confirmait la nouvelle dans une courte « info » concluant un long article intitulé « Plus de visiteurs à Auxonne ». Nous citons cette « info »  in extenso : « Le maire Raoul Langlois a précisé que la reprise des travaux sur la zone du Charmoy est imminente. Un hôtel et un restaurant devraient s’y installer par la suite, ce qui permettra d’augmenter la capacité d’accueil ».

         En matière de complexe hôtelier, notre premier magistrat est sans complexes. Il nous ressert le projet pharaonique décrit dans l’inoubliable Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009

LE NUMÉRO DU SIÈCLE- du 24 FÉVRIER 2015

 Sur un plan daté d’avril 2009, ce projet comportait effectivement un hôtel  mentionné par ailleurs dans le texte comme étant « un hôtel de 40 à 50 chambres ». Une justification imparable en forme de question et réponse suivait l’annonce :

« Cet hôtel sera-t-il « viable » ?

OUI. Aucun investisseur n’engagerait des fonds privés dans un projet non viable. Cet équipement, de classe moyenne, comblera les manques locaux en matière d’accueil de bus de passage sur l’axe Dole-Dijon, très fréquenté, et participera au développement touristique de la Commune ».

PLAN AVRIL 2009 INF’AUXONNE   

Le seul problème est que ce plan ancien ne définit plus le projet actuel tel qu’il a été présenté sur un nouveau plan lors de l’enquête publique en 2013. Ce projet a d’ailleurs été depuis encore revu à la baisse à la suite d’un recours en 2014.

PLAN 2013 ENQUÊTE PUBLIQUE

 

Vous avez pu le constater : le projet actuel, du moins tel qu’il a été présenté en dernier lieu au public pour qu’il puisse faire part de ses observations lors de l’enquête publique, ne comporte clairement pas de complexe hôtelier et même pas de station-service….

Monsieur le Maire nous ressert donc un vieux plat réchauffé, ce qui n’est pas le must en matière de restauration ! Conclusion : si le projet actuel ne comporte pas de complexe hôtelier, notre premier magistrat lui-même n’a pas de complexes. Il l’a d’ailleurs largement démontré tout au long de cette affaire du Charmoy.

Claudi resservira donc sans complexes son illustration de l’épisode 39 de notre feuilleton de 2013-2014 : « Esquisses pour un Journal du Charmoy ». À lire ou à relire !

Si toutefois cet hôtel devait se faire un jour, il me vient une idée. De voyages faits au siècle dernier, je me souviens de Bibles mises à la disposition des clients dans un tiroir du mobilier. Cette coutume semble s’être perdue. Ressuscitons-là !

Inf’Auxonne N° 25 tenant lieu de « Bible du Charmoy », on pourrait en faire un retirage luxe sur papier bouffant imprimé à LURE. Cette édition de luxe pourrait opportunément être ornée d’un portrait-frontispice du collaborateur local discret et zélé de l’enseigne. Après avoir contemplé le portrait, puis joui, par la fenêtre, de la vue imprenable sur l’hyper, le/la client(e) autocariste feuilletterait le pieux ouvrage et méditerait ce verset puissant :

« Cet hôtel sera-t-il « viable » ?

OUI. Aucun investisseur n’engagerait des fonds privés dans un projet non viable. Cet équipement, de classe moyenne, comblera les manques locaux en matière d’accueil de bus de passage sur l’axe Dole-Dijon, très fréquenté, et participera au développement touristique de la Commune ».

P.S. Bien que n’étant plus en lice pour les départementales, il est clair que notre premier magistrat court toujours pour l’écurie Leclerc ! Quant à son concurrent de 2011, Monsieur Jean-Paul Vadot, qui eut à souffrir en 2011 des « arguments Leclerc » de Monsieur Langlois (voir notre article « Les grands absents de la campagne » du 28 février dernier), il a depuis voté sans complexes pour le projet en CDAC le 16 décembre 2014, après être revenu sans complexes sur sa position de 2011 lors de l’enquête publique de 2013. Ceci explique sans doute son absence remarquée dans la liste des soutiens aux candidats des « Forces de progrès » : peut-être n’a-t-il pas jugé opportun de joindre son nom à celui de Monsieur Sanz, ancien maire et conseiller général, qui lui, à notre connaissance, n’a pas changé de position sur le projet du Charmoy.

Au Sergent de Waterloo

Au Sergent de Waterloo

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 04 Mars 2015 (J+2268 après le vote négatif fondateur)

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 00:00

UN WESTERN AUXONNAIS : LA CONQUÊTE DU CHARMOY - du 02 MARS 2015 (J+2266  après le vote négatif fondateur)

    Loin des grands espaces du Nouveau Monde, sur le sol bien cadastré de notre vieux pays où les indiens sont devenus rares, l’esprit de la « Frontière » n’a pas disparu pour autant, comme certains pourraient le croire. S’établir toujours plus avant sur des zones encore incontrôlées, recélant des ressources de clientèle potentielles, ponctuer la grande carte du territoire, affichée au siège central, d’établissements toujours plus nombreux, tel est l’objectif que poursuivent de grands groupes au nom des idéaux philanthropiques  qu’ils proclament et que des médias dociles répercutent en chœur : apporter emploi et pouvoir d’achat !

    Le caractère clairement conquérant et assez peu désintéressé de la démarche peut, à l’occasion, transparaître sans fard dans le discours : « On veut le conquérir [le marché] et aller titiller nos concurrents. Il y a tout de même une potentialité de 28 millions d’euros à prendre » (Le Bien Public du 13 janvier 2011 dans l’article intitulé  « AUXONNE. Pour mettre toutes les chances de son côté, la direction de Leclerc a modifié son offre. OUI À l’HYPER, NON AU BRICO ! »).

    Depuis plus de six ans (2266 jours exactement aujourd’hui), la Conquête du Charmoy, et ses innombrables épisodes, est devenue la série préférée des Auxonnais(e)s. « 28 millions d’euros à prendre », ça fait combien de dollars shérif ? Et puis, le maire « audacieux »  de Charmoy City est bien remonté depuis qu’un homme d’affaires venu de l’Est lui a dit : « Faire un hypermarché sur sa commune, c’est partir au feu ». N’oublie pas tes guns Rawl !

     Au lendemain d’un Carnaval un peu humide, Claudi, qui n’a pas l’intention d’enterrer la hache de guerre, a voulu faire d’une pierre deux coups : illustrer le passionnant western auxonnais en jaune-fluo et technicolor et rendre hommage à une figure mythique du Carnaval d’Auxonne injustement oubliée dans un récent article du Bien Public du 24 février dernier relatant la 43e  édition du Carnaval en 1965.

    Je ne pourrais le parier, mais il est à peu près sûr, que cette année-là le « Phonphonse » ouvrait la cavalcade fièrement campé sur son cheval, comme il le fit dans les années d’après-guerre et jusqu’au cœur des Trente glorieuses, où l’âge venu, il finit par dételer.

    La photo du « Phonphonse » qui a inspiré Claudi, je l’ai achetée, il y a une trentaine d’années dans une vente animée avec humour par Me Droin, comme il savait si bien le faire ! Au temps de mon adolescence et de ma jeunesse, le « Phonphonse » était connu à Auxonne comme le loup blanc. Il n’avait rien d’un conformiste, ce jeune dandy des années 30 roulant en Torpédo rouge dont me parlaient, avec des sous-entendus appuyés, mes aînés. Devenu, dans les années 50 et 60, le gardien botté de la décharge fumante de la Route de Chevigny, il en tirait parfois des trésors. Superbe chineur au verbe haut, il était, avant l’heure, un pionnier du tri sélectif ! Le Carnaval était son heure de gloire annuelle et aussi un peu son gagne-pain, car dans sa ferme bric-à-brac, voisine de la décharge et tenue par une vieille bonne assez peu engageante, il avait une grange pleine de costumes qu’il louait et qu’il confectionnait aussi. Je garde un souvenir sympathique de cet homme original qui me fit faire quelques bonnes trouvailles en matière de… brocante et j’ai grand plaisir à faire revivre son souvenir aujourd’hui, à l’heure où le travestissement du carnaval a quelque peu perdu de sa charge transgressive.

    Claudi remercie John Ford et le « Phonphonse » pour leur prestigieuse, bien qu’involontaire, contribution à l’illustration de la conquête du Charmoy.

Conquête du Charmoy

Conquête du Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 02 Mars 2015 (J+2266 après le vote négatif fondateur)

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 00:00

LES GRANDS ABSENTS DE LA CAMPAGNE - du 28 FÉVRIER 2015 (J+2264 après le vote négatif fondateur)

Le Bien Public du 21 février, dans son « Coup de zoom sur le canton d’Auxonne » faisait, en première page du cahier local, ce constat peu enthousiaste : « Des concitoyens loin des futurs enjeux électoraux », allant même jusqu’à titrer en page 2 : « Un désintérêt profond »

Il y a, comme l’explique le quotidien et comme aussi nous l’avons vu, des causes diverses à cela : information insuffisante du public concernant la réforme territoriale, conjoncture économique et sociale, crise du système de la représentation. Toutes choses dont l’ampleur dépasse les compétences et les objectifs restreints de notre blog.

Nous cantonnant à la sphère d’influence et d’intérêt de celui-ci, nous mentionnerons seulement que le thème du Charmoy, crucial dans la campagne de 2011, pourrait bien être absent de la campagne à venir, ne serait-ce qu’en raison de l’absence inattendue et remarquée dans la compétition, de son champion et défenseur, en personne, et même par délégation. La presse en rendait compte dernièrement (Le Bien Public du 11 courant) sous un titre à connotation pyrotechnique : « Le coup du pétard mouillé ». Le pétard a fait psssschitt ! C’était sans doute un pétard chinois… Ah !! La mondialisation !

La zone du Charmoy, abandonnée dans la campagne et désertée, pour le moment des engins, cela depuis bientôt cinq mois, risque donc d’être aussi la grande abandonnée de la campagne. À cela s’ajoute encore une raison supplémentaire. Il se trouve que Monsieur Jean-Paul Vadot, candidat aux cantonales de 2011, et qui a très récemment voté favorablement pour relancer le projet, lors de la CDAC du 16 décembre dernier, en accord sur ce point avec Monsieur Raoul Langlois, ne se présentera pas, lui non plus, aux prochaines départementales.

À la tribune des prochaines départementales, la zone va perdre en la personne de nos deux ténors politiques locaux, deux précieux défenseurs : celui de la première heure et celui de la dernière !!

En 2011, au bon vieux temps des cantonales, la zone n’avait pas encore laissé son empreinte empierrée au beau milieu de la campagne verdoyante, mais elle fut néanmoins très présente dans la campagne électorale ! À relire les tracts de l’époque, on comprend vite qu’elle pouvait être à l’occasion un solide, sinon élégant, argument-massue !

Verrons-nous refleurir l’argument Charmoy sur les professions de foi de la campagne à venir ? Cela semble peu probable. À suivre quand même…

Pour l’heure, l’un des binômes engagés démontre des capacités d’affichage sauvage qui ne sont pas sans rappeler le grand placardage en jaune-fluo de juin 2010 à l’occasion de la consultation, grand exercice s’il en fut, de démocratie participatatatative ! Mais la pertinence de la comparaison s’arrête à la vaillance du pot de colle et à l’ardeur à soutenir des intérêts dépassant largement ceux du territoire : intérêts politiques dans le cas présent, intérêts privés, immobiliers et financiers dans le cas de la consultation de juin 2010.

En attendant, Claudi a ressorti du musée électoral l’arsenal charmoysien de 2011 !! Promos garanties et costards bien taillés pour les adversaires du « défenseur de la première heure » et au nombre de ceux-ci, vous pourrez constater que le « défenseur de la dernière heure » ne fut pas vraiment le plus mal rhabillé pour l’hiver !!

Une remarque à présent : tout change. Après la CDAC du 16 décembre dernier qui a vu les votes positifs du « défenseur de la dernière heure » et de la représentante du Maire de Dijon, il est intéressant de rappeler les arguments du maire d’Auxonne exprimés sur FR3 le 22 octobre dernier : « Je me souviens de la première CDAC. Ce sont des arguments politiques qui ont prévalu plus que des arguments réellement techniques. Par exemple, la ville de Dijon a refusé une implantation de 3500 m² à Auxonne et quelque temps après a accepté 11000 m² à la Fontaine d’Ouche et La Toison d’Or ».

Dans son tract bleu et noir de 2011 que nous reproduisons aujourd’hui, le « défenseur de la première heure » exposait déjà les mêmes arguments visant « le président de la communauté de communes, allié au maire de Dijon pour faire échouer le projet d’implantation commerciale dans la zone du Charmoy [et qui] préfère défendre les intérêts du Grand Dijon [refusant] de voir se créer de nouvelles zones commerciales concurrentes à celle de Quétigny ». Tout cela a bien vieilli ! Voilà, pour l’heure, une légende du Charmoy et un argumentaire définitivement « ringardisés » par le vote du 16 décembre dernier, « trivialisés» diraient les connaisseurs !

Ironie de l’histoire : Six ans moins un jour après le vote négatif fondateur auxonnais du 17 décembre 2008 qui disait presque unanimement NON à une « grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire » au Charmoy, ce sont les prétendus adversaires dijonnais du projet et leurs alliés politiques qui sont venus à la rescousse donner un ultime coup de pouce à la dernière mouture du projet !

Il y a vraiment de quoi en être retourné ! Mais toute cette affaire n’est-elle pas placée sous le signe des retournements de tous ordres ! Et le 17 décembre 2008, le maire d’Auxonne ne déclarait-il pas lui-même sans sourciller : « Si l’apport de la grande surface est en confrontation avec l’existant (à savoir l’alimentaire) M. le Maire s’opposera à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire » (voir procès-verbal du CM du 17/12/08 p. 22)

RETOURNER AU CHARMOY - du 9 mai 2013

À l’heure où le maire d’Auxonne vient d’annoncer publiquement le dernier retournement de l’affaire qui serait une reprise imminente du chantier (voir notre dernier article), il est permis d’imaginer que, demeuré sur la touche des départementales, le chantre ineffable du Charmoy éprouve quelque dépit à ne pouvoir entonner à nouveau les slogans imparables de ses tracts de la campagne de 2011 que nous republions aujourd’hui :

« Cette zone commerciale est dans l’intérêt du canton, tant par l’activité et l’emploi qu’elle est en mesure d’amener à notre territoire que par la protection du pouvoir d’achat des consommateurs qu’elle est en mesure de préserver »

Dans un souci de transparence, n’omettons tout de même pas de traduire « zone commerciale » par hypermarché LECLERC. C’est bien clair et sur ce chapitre, Monsieur Montial (AAC) était plus explicite que son mentor.

À présent que le champion de LECLERC n’est plus engagé pour les urnes, la « zone » risque bien de faire figure d’orpheline dans la campagne imminente. D’autant plus que les puissants morceaux de bravoure qu’elle inspira en 2011 ne suscitèrent pas vraiment une pléthore de suffrages à leur auteur !

1664 voix, certes, ça moussait bien, mais c’était quand même un peu court comme le montre notre illustration du jour correspondant à l’épisode 17 de notre feuilleton de 2013-2014 : « Esquisses pour un Journal du Charmoy ». À lire ou à relire !

Sans faux-col

Sans faux-col

La zone du Charmoy dans la campagne 2011

La zone du Charmoy dans la campagne 2011

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 Février 2015 (J+2264 après le vote négatif fondateur)

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Légendes du Charmoy
26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 00:00

CARNAVAL AU CHARMOY - du 26 FÉVRIER 2015 (J+2262 après le vote négatif fondateur)

     Nous avons déjà eu l’occasion à plusieurs reprises de rencontrer nos amis Gaston Mazone et Arlette Ducharmoy, le binôme pressenti de la zone. Fervents supporters du OUI lors de la consultation de juin 2010, ils n’avaient pas mégoté à cette occasion sur le pot de colle, placardant vaillamment les affiches luronnes de la vague zone-fluo qui devait remporter un franc succès. Les « vagues », de quelque couleur qu’elles soient, ne chôment d’ailleurs  jamais à l’affichage !

    Aujourd’hui l’enthousiasme est un peu retombé, et la zone, silencieuse, avec ses gros cailloux posés en travers de la route d’accès. Au bout du compte, le binôme pressenti de la zone ne partira pas en campagne. Mesure de salut public à c’qui paraît et surtout le cœur n’y est plus vraiment ! Et pourtant, depuis quelque temps, une rumeur insistante parcourt ville et campagne qui n’est pas pour déplaire à nos deux amis : « Ça va repartir là-haut, notre promoteur a le bras long, je vous le dis, ça va repartir ! De toute façon, ils gagnent toujours ! C’est pas un trou du cul qui va les gêner ! Le pot de fer doit gagner, c’est normal ! ».

   Notre magazine municipal Inf’Auxonne N° 45 de  juillet 2014 l’avait bien dit par la voix d’ « Auxonne passionnément » (en page 6) : « Les travaux de l’hyper marché [sic] LECLERC sont commencés, nonobstant[ne trouvez-vous pas ce nonobstant délicieux, ce nonobstant, c’est vraiment du nannan] un énième recours au Tribunal administratif déposé par un riverain ayant partie liée avec une autre grande surface auxonnaise. Il ne fait aucun doute que ce recours sera vain, comme l’ont été les précédents. » Nous pourrions répondre aussi qu’ « il ne fait aucun doute » que le directeur de cette publication « a partie liée avec une autre grande surface [qui n’est pas] auxonnaise ». Il l’a amplement démontré dans Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 !

LE NUMÉRO DU SIÈCLE- du 24 FÉVRIER 2015

 

     Mais trêve de chicanes ! En ces temps de crise, restons unis, dans l’« intérêt général » mais d’abord dans l’intérêt du consommateur ! Pas vrai ?

      Hier, donc, un grand soleil éclairait dans un ciel bleu la campagne frisquette. Libéré de ses obligations de campagne, notre ex-binôme a pris le chemin de la zone… C’est vrai que ça fait un but, ça change du tour du port et puis ça fait baisser le cholestérol. Le toubib l’a dit : « Une demi-heure de marche rapide, c’est radical ! ». Alors on y va Gaston ? Pedibus, c’est pas si loin que ça, et d’abord y’a pas de bus et mon vélo est crevé… Allez, on y va, pour voir… On sait jamais…

     Marche ascensionnelle du binôme vers la cote 198 sur les spacieux accotements vélocipédo-horticolo-pédestres. « Finalement Gaston, tu vois, ça fouette le sang et là-haut, le cône de vue sur le clocher, vaut le coup à c’qui paraît ! P’t’êt’ même qu’on pourra voir de là le crayon de la libre expression ». « Arlette, tu charries, tu retardes avec Charlie, le crayon de la libre expression, il est plus en rayon ! »

      Arrivée en vue de la clôture fermant l’accès de la zone depuis le rond-point de l’Europe, Arlette avise un affichage jaune-fluo. Réminiscence chromatique de 2010… elle pousse du coude Gaston : « Gaston, c’est sûr, j’te jure, ça vient de LURE, ça augure, pour sûr, une annonce d’ouverture ! » « Voilà  maintenant qu’tu fais des vers Arlette ! » « Oui, je suis hyper-lyrique Gaston, hyper-lyrique à prédominance alimentaire bien entendu ! »

       Déception au bout du chemin et au bout du compte : c’est une affiche du Carnaval ! Gaston qui est une bonne pâte, trouve ça plutôt sympa, mais Arlette est amère, elle repassera, encore une fois cette année, pour le Carnaval de Venise en tête de gondole, la cavalcade des caddies et les confettis en promo ! Mais dans sa petite tête, elle espère bien que des grosses têtes finiront par arranger ça !! Dans l’ « intérêt général », bien entendu, mais d’abord dans l’intérêt du consommateur ! Pas vrai ?

P.S. : Non, ce n’est pas un PS qui sent franchement la Rose, mais notre Arlette va être contente quand même.

    Dernière minute ! Notre premier magistrat, très proche de LURE-VESOUL – qui ne sont pourtant pas en Picardie – annonçait hier soir publiquement, à l’Assemblée générale de l’Office de tourisme, la reprise des travaux au Charmoy pour la semaine prochaine. Les grosses têtes ont bien travaillé ! C’est les autocaristes qui vont être contents !

HÔTEL OVERLOOK - du 08 AOÛT 2014

Les travaux devraient donc redémarrer incessamment « nonobstant un énième recours » possible ! Recours toujours !

   En attendant, surveillez le journal qui nous annonçait déjà le 26 mars 2009 : « LECLERC ARRIVE AVEC 250 EMPLOIS D’ICI 24 MOIS »

Une nostalgique de juin 2010

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 26 Février 2015  (J+2262 après le vote négatif fondateur)

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 00:00

LE NUMÉRO DU SIÈCLE- du 24 FÉVRIER 2015 (J+2260  après le vote négatif fondateur)

       Au nombre des légendes du Charmoy : vote fondateur du 17 décembre 2008, blog de « libre expression » du 26 mars 2009, consultation du 27 juin 2010, il convient de ne pas omettre un document fondamental dont la lecture se révèle encore aujourd’hui très instructive : l’irremplaçable, et jamais égalé dans la suite, Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009. En regard de la richesse de ce numéro, tous les suivants feront désormais figure de coquilles vides et de prospectus besogneux.

       Modèle de rhétorique et de pédagogie, prêche enthousiaste pour un réveil de « la Belle Endormie », le contenu de ce magazine impressionne par sa volonté de convaincre et sa foi naïve dans le salut par la manne bienfaitrice et régénératrice des investissements privés apportant richesse et emploi. Il est vrai que depuis, cette foi est devenue dogme officiel gouvernemental et bientôt religion d’état !

        Le lecteur attentif pourra néanmoins, au-delà de ces naïvetés touchantes, déceler quelques accommodements avec la vérité des faits ainsi que quelques conclusions pour le moins hâtives et ne résistant pas à l’examen.

      Peu désireux de promouvoir ce genre de littérature, fût-ce à rebours, nous laisserons le soin à nos lecteurs/trices toujours curieux/ses le soin de se replonger dans la lecture Inf’Auxonne N° 25, nous contentant seulement de souligner quelques passages à méditer.

EXTRAIT N° 1 d’Inf’Auxonne [page 2 colonne 1]

« Lors du Conseil Municipal du 17 décembre 2008, un débat a eu lieu en toute transparence (plus de 5 pages retranscrites dans le Procès Verbal) »

COMMENTAIRE

   De quoi s’agit-il ? Pour répondre à cette question, reportons nous au procès-verbal en question pour en apprécier toute la « transparence ». À tout seigneur, tout honneur, restreignons notre quête de transparence et nos tests de turbidité à quelques morceaux choisis des propos exprimés par notre maire :

   Le premier magistrat fait part de sa position en page 21 : « M. le Maire ne souhaite pas que l’arrivée d’une grande surface provoque la déstabilisation d’autres structures. Si les créations d’emplois induites par une telle implantation doivent aboutir à des licenciements ailleurs, il n’y a pas d’intérêt à approfondir le sujet »

  Il précise cette position en page 22 : « Si l’apport de la grande surface est en confrontation directe avec l’existant (à savoir l’alimentaire), M. le Maire s’opposera à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire. »  

     À cheval sur les pages 22 et 23, on peut  lire à propos du vote à l’ordre du jour : « Si la réponse est non, le dossier est terminé. Si la réponse est oui, il y aura discussion à la communauté de communes où la Ville d’Auxonne ne représente pas la majorité. Dans cette perspective, des discussions seront entamées avec l’éventualité de mettre en place des contraintes qui viseraient à limiter la vente de certains produits ».

   Toujours à propos du même vote, il est dit, en bas de la page 24 : « M. le Maire rappelle que le vote est consultatif et sera fait à bulletins secrets pour que certains puissent s’exprimer. Si le vote est négatif, il sera transmis à la Communauté de communes et s’il est favorable, il y aura une implantation en concertation avec les commerçants et les représentants des consommateurs ».

   En page 25, on en arrive enfin au vote annoncé comme suit : « A 23h05 M. le Maire constate que le quorum est atteint et que la séance peut reprendre. Il soumet la question suivante au vote des élus : « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? ». La réponse doit être soit oui, soit non ».[N.D.L.R. Le vote sera négatif hormis un bulletin blanc]

   Toujours en page 25, nous en arrivons à la conclusion : « […] Monsieur le Maire commente le résultat en précisant que le choix est clair, il n’est pas question de déstabiliser le commerce et il n’est pas question non plus de fermer la porte à une extension des grandes surfaces actuelles, raison pour laquelle la question posée ne concernait que la zone du Charmoy. L’objectif est également de ne pas faire obstacle à l’aménagement de commerces  qui correspondent à une offre qui n’existe pas actuellement […] »

   Livrons-nous à présent à l’exercice consistant à rassembler et à juxtaposer les positions exprimées par le maire dans la même soirée lors du « débat en toute transparence » à propos du vote et de ses conséquences :

  « Si les créations d’emplois induites par une telle implantation doivent aboutir à des licenciements ailleurs, il n’y a pas d’intérêt à approfondir le sujet [p. 21].  Si l’apport de la grande surface est en confrontation directe avec l’existant (à savoir l’alimentaire), M. le Maire s’opposera à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire. [p. 22] Si la réponse [au vote] est non, le dossier est terminé. Si la réponse [au vote] est oui, il y aura discussion à la communauté de communes où la Ville d’Auxonne ne représente pas la majorité. Dans cette perspective, des discussions seront entamées avec l’éventualité de mettre en place des contraintes  qui viseraient à limiter la vente de certains produits [de telles contraintes sont-elles du ressort des maires ?] [pp. 22 et 23] Si le vote est négatif, il sera transmis à la Communauté de communes et s’il est favorable, il y aura une implantation en concertation avec les commerçants et les représentants des consommateurs [p. 24] [après le vote]  Monsieur le Maire commente le résultat [la réponse négative au vote]  en précisant que le choix est clair, il n’est pas question de déstabiliser le commerce et il n’est pas question non plus de fermer la porte à une extension des grandes surfaces actuelles, raison pour laquelle la question posée ne concernait que la zone du Charmoy. L’objectif est également de ne pas faire obstacle à l’aménagement de commerces qui correspondent à une offre qui n’existe pas actuellement […] [p. 25]

Conclusion : Plus transparent, tu meurs !

EXTRAIT N° 2 d’Inf’Auxonne [page 2 colonnes 1 et 2]

      « Un vote s’est ensuite déroulé selon les modalités prévues à l’ordre du jour (à bulletins secrets). M. le Maire a soumis la question suivante à l’appréciation des élus : « êtes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m² sur la zone du Charmoy ? ». 21 élus de la majorité ont alors répondu NON, ceux de l’opposition refusant de prendre part au vote »

 « Très réactif, le Groupe LECLERC a alors modifié son projet qui, depuis 2005 et  jusqu’au vote comportait une grande surface à prédominance alimentaire. Après examen, l’avant-projet s’est avéré intégralement conforme aux prescriptions de différentes natures en vigueur, notamment aux restrictions votées, aux orientations d’aménagement intégrées au PLU etc. »

COMMENTAIRE

    Remarquons tout d’abord que la question mise aux voix : « êtes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m² sur la zone du Charmoy ? » ne correspond pas, dans son libellé, à celle du procès-verbal : « Êtes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? » (voir procès-verbal du CM du 17/12/08 p. 25). Quant à la soi-disant « modification » du projet LECLERC qui ne comporterait plus  de  « grande surface à prédominance alimentaire », elle contredit visiblement le plan figuré en page 3 et daté précisément  du 2 avril 2009 donc d’une date à laquelle « très réactif, le Groupe LECLERC a[vait] alors modifié son projet » sur lequel on peut voir un « HYPERMARCHÉ VENTE 4000 M2 », qui est par essence et selon la norme « une grande surface à prédominance alimentaire » !

     En cette période de Salon de l’Agriculture, on pourrait dire que ce coup de la modification, c’est un peu le même que l’agriculture productiviste des cadors mécanisés de la FNSEA, terreurs des préfectures, rhabillée en agro-écologie ou agroforesterie ! Le Fol au salon le publie, bien fol est pourtant qui s’y fie !

EXTRAIT N° 3 d’Inf’Auxonne [page 2 colonne 3]

 « Le Maire a-t-il, comme les opposants au projet le prétendent, changé d’avis ?

NON. Sa position a évolué avec le dossier lui-même. En effet, initialement « à prédominance alimentaire », le projet a ensuite subi des adaptations majeures pour le mettre en adéquation avec le vote du 17/12/2008. »

 COMMENTAIRE

    D’un « changement d’avis » à une « évolution de position » il n’y a qu’un pas. Surtout, comme nous venons de le voir plus haut, quand le projet « initialement « à prédominance alimentaire » » demeure un « HYPERMARCHÉ VENTE 4000 M2 », par essence et selon la norme « grande surface à prédominance alimentaire » !

  « M. le Maire s’opposera à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire. » disait le procès-verbal du Conseil du 17 décembre 2008 [p. 22]. En mai 2009, il applaudit pourtant des deux mains à un « HYPERMARCHÉ VENTE 4000 M2 », par essence et selon la norme « grande surface à prédominance alimentaire » !

    Monsieur le maire disait aussi dans ce même procès-verbal « Si la réponse [au vote] est non, le dossier est terminé. » [p. 22]. En mai 2009,  en dépit de ce vote négatif, et fier de sa collaboration avec LECLERC qui l’en a remercié (voir lettre en page 4 d’Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009) il vante les mérites du dossier et publie la lettre. Il n’a  donc pas changé d’avis ! Et honni soit qui prétendrait le contraire ! D’ailleurs il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, ce n’est pourtant pas une raison de prendre ses concitoyens pour tels !!

    Lisez et relisez Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 ! Il est en ligne ! C’est un bijou de rhétorique ce machin, « réactif » en diable, il a réponse à tout ! Plus bath que le petit livre rouge de Mao ! Je blague pas, chaque question trouve sa réponse ! On sort d’une telle lecture le cerveau carrément lessivé. Bravo les spin-doctors de la com de Monsieur le Maire and C°, vous avez bien mérité du Groupe !

Les Unes de l'histoireC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 Février 2015  (J+2260 après le vote négatif fondateur)

Partager cet article
Repost0
Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Légendes du Charmoy
22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 00:00

LA BONNE BLAGUE DU BLOG - du 22 FÉVRIER 2015 (J+2258  après le vote négatif fondateur)

         Nous terminions ainsi notre dernier article :

   «…nos édiles démontraient qu’ils venaient de faire le job au service du promoteur, assurant à ce dernier la maîtrise foncière de la zone convoitée, avec discrétion, dévouement et diligence.

     Ayant bien mérité du promoteur, ils pouvaient, la chose faite, lâcher magnanimement un os à ronger à leurs électeurs sous la forme d’un blog de libre expression. Ce qui ne mange pas de pain et qui fut fait dès le 26 mars 2009, jour de l’annonce « LECLERC ARRIVE AVEC 250 EMPLOIS D’ICI 24 MOIS » dans Le Bien Public.

     Ce document a disparu de la toile au début 2013, comme nous le faisions remarquer en ces termes dans notre article

OÙ EST PASSÉE LA ZONE DU CHARMOY ? – du 27 janvier 2013

        Dans cet article, nous écrivions alors :

     « Coïncidence fortuite, ou autre souci de « discrétion », le blog municipal http://auxonne.b-blog.fr/billet-12634.html  que nous recommandions à nos lecteurs dans nos « ARCHIVES » numéro 3 et 4 et qui était encore très récemment  accessible, est devenu brusquement inatteignable. Que nos lecteurs se rassurent, ils pourront  accéder à son contenu sur notre blog grâce à une copie en PDF, et apprécier le « débat riche et fructueux ». »

    Réouvrons donc, six ans après, l’archive de ce blog, trésor de démocratie participatatatative offert à l’expression du bon peuple après la bataille.

     Au tout premier chef, le « chapeau » introductif en est édifiant :

« Lors du Conseil Municipal en date du 17 décembre 2008, M. le Maire avait soumis la question suivante au vote des élus : « êtes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m² sur la zone du Charmoy ? »

Un projet répondant aux exigences du vote du  Conseil Municipal avec, notamment une surface alimentaire inférieure à 1000 m², […]  a été proposé »

    Il peut être instructif de le commenter en détail. Passons rapidement sur le fait que la question posée « lors du Conseil Municipal en date du 17 décembre 2008 » n’était pas exactement celle qui est mentionnée ci-dessus, mais en réalité la suivante : « êtes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? » (voir procès-verbal du CM du 17/12/08 p. 25). Une petite interversion, après tout ce que l’on vient de voir, il n’y a vraiment pas là de quoi fouetter un chat !

     Plus inquiétant et beaucoup plus symptomatique est le fait que la réponse au vote n’ait même pas été mentionnée dans ce « chapeau ». Cela souligne toute l’importance accordée au résultat du vote par le rédacteur de ce chapeau !

      Ce vote, il était pourtant clairement négatif et, en bonne logique, devait s’opposer à « l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy » comme avaient d’ailleurs cru le comprendre le journaliste rédacteur de l’article du  Bien Public du 19 décembre 2008 et tous les gens qui n’ont pas l’esprit tordu ou à double-fond. 

     Dès le lancement du projet, l’attention du citoyen a donc été abusée par une rhétorique à géométrie variable, approximative ou biaisée ! Comment ne pas supposer dès lors, que tout n’ait pas été  décidé à l’avance, en confidence avec le promoteur, en suite de quoi, les jeux étant faits sur le terrain par l’obtention de « la maîtrise foncière de la zone », on ait fait mine de donner la parole à l’électeur sur un blog ouvert après la bataille précisément le 26 mars 2009 !

     Les curieux pourront prendre connaissance du résultat de cet exercice de libre expression, modéré au demeurant par une censure quelque peu tatillonne : une cinquantaine de contributions produites par une trentaine d’intervenants, s’exprimant en général sous le couvert de l’anonymat, de mars 2009 à février 2010 inclus. Les 4/5 ont été produits en mars avril 2009 et aucune synthèse sérieuse ne fut jamais produite de cet exercice de libre expression, preuve de son caractère purement gratuit et dérivatif : « Cause toujours, tu m’intéresses ! »

CLIQUER ICI POUR LIRE LE BLOG DU 26 MARS 2009   

      De telles pratiques sont sans doute de celles qui, décrédibilisant les institutions, amènent l’électeur à douter de celles-ci et à se tourner, en désespoir de cause, vers des alternatives parfois discutables. Les grands discours, la main sur le cœur, n’y changeront rien ! Il faut cesser tout bonnement d’enfumer les gens et de se moquer du monde !

     La lecture de la presse locale n’a d’ailleurs rien pour rassurer. Le Bien Public d’hier, 21 février, dans son « Coup de zoom sur le canton d’Auxonne » faisait, en première page du cahier local, ce constat peu enthousiaste : « Des concitoyens loin des futurs enjeux électoraux ». Et comme pour souligner le pessimisme du premier, un autre titre beaucoup plus swing et motivant  figurait juste au-dessus : « Les Grenouilles prêtent [sic] à bondir ». Ce dernier ne concernait ni des binômes ni même des « quadrinômes » de batraciens, mais le Carnaval, adrénaline des léthargies auxonnaises. Défiler ce jour-là, voilà une vraie motivation, défiler ce jour-là et être de surcroit candidat aux départementales, voilà le must, sous réserve toutefois d’éviter de mélanger les genres !  « Les Grenouilles prêtent [sic] à bondir », comme dirait Le Canard enchaîné », voilà enfin un  titre qui prête à bondir et qui mérite de figurer au carnaval de l’orthographe !

      Mais revenons-en au Bien Public. Tournons la page pour découvrir, en page 2, le « temps fort » relatif au Canton d’Auxonne (nouvelle édition revue, et augmentée du canton de Pontailler) : celle-ci s’ouvre sur un titre dont la tonalité désolante semble sans appel : « Un désintérêt profond ». Le ton général de l’article semble enfin se quintessencier dans cette déclaration d’ « un client d’un bar auxonnais » : « Les gens sont globalement dégoûtés de la politique. Il n’y a plus de conscience démocratique ».

       Pas étonnant, et ce qui n’arrange rien, c’est que le thème du Charmoy, totalement ringardisé, « trivialisé » comme dirait un expert en la matière qui se reconnaîtra, ne risque pas de pimenter la campagne comme ce fut le cas en 2011.

  Fuyant ce marasme 2015, Claudi nous ramène donc au printemps 2009, le vrai printemps du Charmoy, plein d’espoirs printaniers, de sèves montantes et d’excitations fébriles, quand les titres  du Bien Public étaient encore pleins de promesses ! Quand Zorro allait arriver fissa de Vesoul et que notre trio de décideurs, tout excité, exultait !

Trinité charmoysienne

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 Février 2015  (J+2258 après le vote négatif fondateur)

Partager cet article
Repost0
Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Légendes du Charmoy
20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 00:00

BAS LES MASQUES ! - du 20 FÉVRIER 2015 (J+2256  après le vote négatif fondateur)

Comme nous l’avons vu dans un précédent article

UNE QUESTION QUI  INTERROGE - du 17 FÉVRIER 2015

    À la question : « Êtes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? » Le Conseil municipal du 17/12/08 avait répondu NON de façon presque unanime (voir procès-verbal du CM du 17/12/08 p. 25)

   Nous avons déjà vu que la formulation de la question posée devait subir par la suite les modifications et les interprétations les plus hardies. Tout cela n’augurait rien de bon, et au bout du compte, le vote du 17 décembre 2008 devait révéler lui-même son vrai visage, celui d’un cache-misère et d’un rideau de fumée confortable destiné à dissimuler les grandes manœuvres foncières sur la zone du Charmoy. Tout le monde ne dispose pas, comme Monsieur Valls du 49-3, mais il y a bien d’autres moyens de s’arranger avec les votes !

      Ces manœuvres ayant été effectuées, Le Bien Public, contredisait son titre du 19 décembre : « UNE NOUVELLE GRANDE SURFACE LE CONSEIL MUNICIPAL DIT « NON » »  en révélant, le 26 mars 2009, la réalité des faits en ces termes : « Implantation commerciale à Auxonne LECLERC ARRIVE AVEC 250 EMPLOIS D’ICI 24 MOIS »

    À la lecture de l’article on comprend aussitôt le but poursuivi par l’ « exégète » patenté de la question du 17 décembre :

     « Ce projet situé sur la zone du Charmoy est conforme au POS révisé et approuvé en 2006. Il prend en compte les recommandations formulées lors du conseil municipal du 17 décembre dernier qui imposaient une surface marchande consacrée à l’alimentaire, inférieure à 1000 m², pour ne pas pénaliser le commerce existant (une soixantaine de professionnels) »

   Ce projet s’étend sur 19 hectares dont 900 m² de commerce alimentaire, 700 m² de bazar, 400 m² de droguerie-hygiène-parfumerie, 800 m² de vêtements, 100 m² pour accessoires auto,  400 m² pour culture et loisirs et une galerie marchande de 400 m²… »

      Plus de traces du vote du 17 décembre, à la trappe le NON, il ne reste que des « recommandations » ad hoc.

     Cette recommandation imposant « une surface marchande consacrée à l’alimentaire, inférieure à 1000 m² » nous l’avons cherchée dans le procès-verbal de la séance. En vain ! Nous n’y avons trouvé d’approchant que cette déclaration :

     « Si l’apport de la grande surface est en confrontation avec l’existant (à savoir l’alimentaire) M. le Maire s’opposera à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire » (voir procès-verbal du CM du 17/12/08 p. 22). Cette déclaration reprend mot pour mot les termes de la question mise aux voix « grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire ».

    La « recommandation » invoquée n’existe donc simplement pas ! Notre « exégète » patenté avait déjà saisi un « sens » du vote dans sa boule de cristal, il souffle à présent au Bien Public des « recommandations » qui n’ont jamais existé !

      C’est clair, avec cette annonce dans la presse, qui témoignait de leur excitation fébrile en ces termes plutôt comiques : « avec ses deux adjoints, il examine les implantations sur une carte. Ils sont aussi excités qu’impressionnés par l’ampleur du projet », nos édiles démontraient qu’ils venaient de faire le job au service du promoteur, assurant à ce dernier la maîtrise foncière de la zone convoitée, avec discrétion, dévouement et diligence, dans l’intérêt général sans aucun doute !

     Ayant bien mérité du promoteur, ils pouvaient, la chose faite, lâcher magnanimement un os à ronger à leurs électeurs sous la forme d’un blog de libre expression. Ce qui ne mange pas de pain et qui fut fait dès le 26 mars 2009, jour de l’annonce « LECLERC ARRIVE AVEC 250 EMPLOIS D’ICI 24 MOIS » dans Le Bien Public. Ce document a disparu de la toile au début 2013,  mais, par bonheur,  nous en avions gardé l’archive en PDF. Nous en reparlerons bientôt…

     Pour illustrer notre propos, Claudi a réalisé, non un Paris-Brest, mais un Brest-Auxonne. Dans son numéro 13 du « SOLEIL de l’Ouest » de mars 1977, Édouard Leclerc menait la vie dure à Maître Georges Lombard, Maire de Brest, accusé de mener les Brestois en bateau. Claudi est bien persuadé que même loin de la mer, il est toujours possible pour un maire, de mener ses concitoyens en bateau !!

 Des maires dialoguent

C.S. Rédacteur de Chantecler,

uxonne, le 20 Février 2015  (J+2256 après le vote négatif fondateur)

Partager cet article
Repost0
Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Légendes du Charmoy
18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 10:52

CHARMOY : ENCORE UN DÉPÔT (COMPLÉMENT) - du 18 FÉVRIER 2015 (J+2254 après le vote négatif fondateur)

    Le 15 courant, nous faisions mention de l’affichage d’un document déposé le 09 février 2015  sous le n°  AT 021 038 15 E 0001 avis de dépôt affiché le 13/02/15 (n° affichage 024/2015) relativement à une surface de plancher 9945 m² au Charmoy. Nous avions déjà mentionné que ce document n’était pas une demande de permis de construire comme l’indiquent les initiales AT.

   Aujourd’hui, nous pouvons préciser qu’il s’agit d’une demande d’autorisation de travaux (art. L111-8 du Code de la Construction et de l’Habitation), procédure qui en règle générale concerne tous travaux (ex : réagencement intérieur d’un commerce sans création ou modification des ouvertures en façade extérieure)  non soumis à permis de construire et modifiant l’aménagement intérieur d’un ERP (établissement recevant du public).

Le délai d’instruction maximum en est de  5 mois

La structure du numéro d’enregistrement d'une AT est définie par l'arrêté du 21 novembre 2011.

Exemple de numéro d'enregistrement d'une AT seule : (Auxonne)

Numéro de code géographique INSEE (trois chiffres) : 021

Numéro de code géographique INSEE de la commune (trois chiffres) : 038

Deux derniers chiffres du millésime de l’année de dépôt de la demande (deux chiffres) : 15

Numéro de dossier composé de cinq caractères : le premier de ces cinq caractères est la lettre représentant l'UT : E ; les quatre autres caractères sont utilisés pour une numérotation en continu : 0001

Ce qui nous donne : AT n° : 021 038 15 E 0001

   Aujourd’hui, pour son illustration, Claudi a emprunté au «SOLEIL de l’Ouest »  publication d’Édouard Leclerc qui « taquinait » volontiers Maître Georges Lombard, le Maire de Brest, grand aménageur de zones ! Pauvre Georges !

CELUI QUI AURAIT PU NOUS AIDER… - du 30 AOÛT 2014

    Édouard n’allait-il pas jusqu’à oser écrire dans son « SOLEIL de l’Ouest » n° 2 de Mai 1973 :  « […] le Maire de Brest, par exemple, peut mentir à ses administrés et leur affirmer que leur ville est la plus verdoyante de toutes (mais sans doute parle-t-il du Bois d’Amour et de la jolie campagne de la Cavale Blanche qu’il s’apprête à détruire ?), il ne peut tricher avec le soleil, ni donc avec la vie et ses allées macadamisées et ses tristes zones de jeux gravillonnés sont bien incapables de photosynthèse…À ceux qui comme nous, connaissent Rotterdam ou Kiel, il ose pourtant parler de « politique audacieuse des jardins et des espaces verts  [ N.D.L.R. : Combien de fleurs ?]. Nous aurons donc à nous méfier de ceux qui, méprisant l’homme en général, croient encore possible de lui mentir, de l’étourdir de bonnes paroles. »

Paysans bretons en révolteC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 Février 2015  (J+2254 après le vote négatif fondateur)

 

Partager cet article
Repost0
Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Documents