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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 00:00

SAMUEL JOHNSON ATTENDRA - du 05 JANVIER 2015 (J+2210 après le vote négatif fondateur)

    Cher(e)s ami(e)s, à peine venons-nous de découvrir Samuel Johnson que l’actualité du Charmoy se rappelle à nous. J’avais pourtant préparé pour vous, avec l’aide de cette grande figure de la langue anglaise, un passionnant article sur l’art de lire. L’art de lire est en effet  un talent qu’il est indispensable d’acquérir que l’on veuille lire Shakespeare ou plus modestement…. certains procès-verbaux….

   Tant pis, Samuel Johnson attendra. Et pour cause. Le dernier jour de l’ancienne année, il a été procédé, sur le panneau officiel de notre maison commune, à l’affichage de l’arrêté signé la veille de notre premier magistrat et accordant un permis de construire à la société BOUXDIS pour un projet d’hypermarché au Charmoy d’une surface de plancher réduite à 9944,98 m². Nous diffusons à l’attention de nos fidèles lecteurs une copie de cet arrêté.  Comme nous l’avons déjà signalé, la surface de plancher rendue inférieure à 10 000 m² dispense à présent de la procédure d’enquête publique sans que le projet soit modifié de façon vraiment significative.

   12-30-2014 PCM accordRappelons que deux demandes avaient été précédemment déposées les 17 décembre 2012 et 25 avril 2013 pour une surface de plancher de 11407 m², suivies, après enquête publique, d’un arrêté accordant un permis de construire le 23 décembre 2013. Ce permis a été suspendu il y a environ 3 mois. D’où la récente demande  de permis modificatif qui vient d’être satisfaite. Cette demande constitue sans doute l’une des composantes de la tactique de redémarrage du promoteur dont le remarquable silence médiatique actuel contraste avec le battage des débuts.

    Signalons, pour la petite histoire, que le dépôt de cette demande a fait l’objet de deux affichages successifs les 23 octobre et 25 novembre dernier, la première annonçant une surface de plancher de 46308 m² !?

    Tout comme certaines « distractions » ont motivé ces deux affichages, une stratégie beaucoup moins distraite – il en fut jadis de « discrètes », souvenez-vous, avec la « collaboration » zélée, reconnue et remerciée de notre premier magistrat début 2009 – pourrait provoquer le dépôt d’une nouvelle demande de permis de construire comme suite logique au récent feu vert de la CDAC « introuvable » du 16 décembre dernier. C’est alors un « nouveau  » processus standard vers la construction qui pourrait être entamé parallèlement ou en remplacement du processus de rattrapage en cours. Deux voies pour tenter de  sortir de la panne actuelle. Tout cela est au conditionnel.

      Le Bien Public de ce jour, sous le titre « Des projets réalisés et des dossiers d’avenir », rend compte de l’évènement à l’occasion duquel « le maire Raoul Langlois a présenté ses vœux aux forces vives de la commune ». Du projet Leclerc il est seulement dit : « Leclerc : un nouveau dossier a été déposé devant la commission départementale d’aménagement commercial, il a reçu un avis favorable ».

    Quelques échos plus détaillés nous sont parvenus de cette brillante assemblée. Le OUI bourguignon unanime de la CDAC a été commenté. Seuls deux Comtois frontaliers ont fait l’affront de dire « Nenni ! ». Ah ! La belle union des régions !  

    Lors de ces vœux, toujours, la perspective d’un nouveau dépôt de permis a été envisagée. Il a été question encore d’une audience du Tribunal Administratif – concernant une affaire entre un particulier auteur d’un recours contre le permis accordé en décembre 2013 et la Commune – qui devait se tenir à la mi-décembre et qui a été reportée. En revanche, la possibilité d’un recours en CNAC contre la décision de la CDAC ne semble pas avoir été évoquée. Un tel recours est cependant prévisible sinon certain.

    L’Union commerciale, bien qu’à présent terriblement silencieuse sur le chapitre du Charmoy, n’a pas été oubliée dans le laïus édilitaire qui a remarqué que pour elle « la période n’est pas spécialement facile ». Qu’elle se rassure, notre maire pense toujours à elle ; il faut qu’elle sache que l’hyper du Charmoy pourrait la sauver, en distribuant par exemple à ses clients des bons d’achats valables dans les petits commerces du centre. Une sorte de ballon d’oxygène ou de « Resto du Cœur (de bourg) ». Com’ti veux qu’ti choise !

   L’union commerciale auxonnaise adoptera-t-elle à terme le modèle champagnolais apaisé qui semble séduire notre premier magistrat ?

REVUE DE PRESSE CHAMPAGNOLAISE (1) - du 3 OCTOBRE 2014

REVUE DE PRESSE CHAMPAGNOLAISE (2) - du 11 OCTOBRE 2014

   Les passions se sont donc éteintes localement autour du projet privé du Charmoy qui ne fait plus la une. Les cohortes associatives mobilisées et bruyantes « cœur de l’animation de la ville » n’alignent plus les pétitions « spontanées » de plus de mille signatures, ni n’affichent plus « en masse » des placards imprimés à LURE pour un projet censé  remédier au marasme local mais aussi et surtout pour soutenir – peut-être inconsciemment – les intérêts d’un promoteur privé qui a toute la dévotion persévérante de leur maire. 

    Les passions se sont éteintes, la guerre d’usure juridique continue néanmoins : après les grandes charges enflammées, le temps des tranchées, si l’on peut dire ! Le projet bénéficiant d’emblée, par les vertus de la publicité, d’une aura philanthropique, et paré par ses partisans politiques des plus belles vertus, révèle enfin clairement sa dure vérité ! L’âpre conquête d’un nouveau fief pour un ordre du tiroir-caisse, voilà toute l’histoire !     

    Dans cent ans peut-être, on relira cette vieille chronique des temps révolus de notre cité : « Très bons et très vénérables sires échevins, en l’hyver de l’an de grâce 2008, réfutèrent par vote entrée d’une troupe de plus de mil assiégeants comtois en leur cité. Nonobstant, Vicomte Mayeur, ayant posé promptement son docte séant sur le vote et, de concert avec l’assiégeant, ouvrit à icelui  poterne dérobée jouxtant Vieux Chemin de Dole au début de l’an qui suyvit, grâce à quoi et en foy de quoi, grappin fut mis désormais es Charmoy ».

Ajoutons qu’il est bien accroché !

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 5 Janvier 2015  (J+2210 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Documents
4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 00:00

ARCHÉOLOGIE  DU CHARMOY (4) - du 04 JANVIER 2015 (J+2209 après le vote négatif fondateur)

    Comme nous l’avons annoncé, ce quatrième et dernier épisode de notre « Archéologie du Charmoy » consistera en une relecture commentée d’une page importante – pour son contenu plus que pour son style – concernant la zone du Charmoy. Cette page est la dernière du compte-rendu de la séance du Conseil municipal du 21 octobre 2008.

    Le compte-rendu est disponible sur le site de la Ville d’Auxonne.

http://www.auxonne.fr/rapports-du-conseil

    Il est signé du maire, le secrétaire de séance désigné pour ce jour-là était Monsieur Mohammed Zrizou. Le compte-rendu a été approuvé à l’unanimité lors de la séance suivante du 20 novembre 2008 et les passages que nous citons dans le présent article n’ont manifestement fait l’objet d’aucune observation particulière ultérieure (voir page 2 du compte-rendu du Conseil municipal du 20/11/08)

     Rappelons que c’est justement lors de la séance du Conseil municipal du 21 octobre 2008 que le maire avait déclaré à propos de l’implantation éventuelle de « nouveaux commerces et de grandes surfaces sur Auxonne » : « c’est le Conseil Municipal qui se prononcera pour ou contre, non le Maire, avec un vote à bulletins secrets. Cela ne se fera pas en catimini. Il faut qu’un maximum de personnes ait les informations nécessaires pour se prononcer, M. le Maire précise qu’il donnera son point de vue mais il se pliera à la décision du Conseil Municipal. » [page 6 du compte-rendu du Conseil municipal du 21/10/08]

  Nos fidèles lecteurs/trices savent ce qu’il en fut en réalité.

    Ils connaissent maintenant le « sens » profond du « vote négatif fondateur » du 17 décembre 2008 !

   Aujourd’hui, nous porterons notre attention sur la page 31 et dernière de ce compte-rendu. dont nous avons découvert et analysé la teneur récemment :

LE TEXTE

   Citons d’abord littéralement la majeure partie du texte en question [page 31 du compte-rendu du Conseil municipal du 21/10/08] :

   [N.D.L.R. : En réponse à une question écrite de Monsieur Sanz concernant la situation de l’emploi, Monsieur Langlois en arrive, de fil en aiguille, à parler longuement de la zone du Charmoy].

   « M. le Maire rappelle que 344 demandeurs d’emploi sont 344 personnes de trop [sic]. Son souci est que lorsqu’il y a des propositions de création d’entreprises, il ne peut pas répondre, il n’y a pas de terrain disponible. M. le Maire précise qu’il rencontre dans un délai proche M. VADOT, M. SEICHON, Mme ANCEAU pour avancer sur le projet de zone d’activités mais il ne faut pas se faire d’illusions. Certains sont un peu pressés. Au niveau de la Communauté de Communes, on s’oriente vers la zone du Charmois [sic] d’une part et vers Villers-les-Pots-Tillenay d’autre part mais dans un premier temps il faut que le PLU de Villers-les-Pots et la carte communale de Tillenay soient adaptés et que la zone soit délimitée en zone d’activités économiques. Ensuite il y a un contact à prendre avec le service des domaines pour évaluer financièrement les terrains. Il ne faut pas rêver, pour un terrain agricole, les propriétaires ou locataires ne doivent pas revendiquer des prix qui n’ont rien à voir avec la qualité du foncier. Certes ces discussions ne font pas la une des journaux ou des réunions de la Communauté de Communes mais ce travail est fait par le Vice-Président de la Commission Économie de la Communauté de Communes (M. LANGLOIS) mais il faudra 5, 6 ou 7 ans pour que ce projet puisse aboutir, s’il n’y a pas d’empêchements. […]. Concernant la zone du Charmois [sic], l’aménagement de  la zone à Villers-les-Pots-Tillenay, une réunion va être faite à la Communauté de Communes pour connaître les impacts positifs, négatifs d’installations éventuelles. Beaucoup de personnes citent des noms, beaucoup ont la chance de connaître ceux qui risquent de s’installer au 1er janvier 2009 ou un peu plus tard. Or, M. le Maire n’en sait rien mais il est vrai qu’il a été sollicité par plusieurs enseignes mais aucun engagement n’a été pris par la Municipalité d’Auxonne mais les élus auront à en débattre, à en délibérer. Concernant l’emplacement de cette zone, la décision est prise puisque le PLU le prévoit. La décision est prise, elle a été votée, il n’y a aucun problème. Mais les élus auront à se prononcer sur l’opportunité d’implanter une nouvelle grande surface ou de transférer une grande surface existante à Auxonne. Malgré tout, les choses prennent du temps. Une entreprise locale cherche un transfert mais on ne peut pas lui donner satisfaction demain, d’autant plus que cela relève de la compétence de la Communauté de Communes. M. le Maire regrette qu’à ce jour, il n’y ait pas de terrain disponible pour des demandes d’implantation d’entreprises. En tant qu’ancien président de la commission économie de la charte du Pays, il y avait eu un aboutissement pour l’implantation d’une zone d’activités économiques avec un lieu qui pouvait être éventuellement discuté mais cela ne nécessitait pas 8 ans pour aboutir. »

NOTRE RÉSUMÉ ORDONNÉ DU TEXTE :

        Avant de commenter ce texte, donnons-en d’abord un résumé ordonné. Dans le cours du résumé, nous placerons les citations littérales entre guillemets. Nous avons écarté de ce résumé la première phrase, pour le moins inappropriée : « M. le Maire rappelle que 344 demandeurs d’emploi sont 344 personnes de trop [sic] », ainsi d’ailleurs que la dernière, obscure et mal construite.

Cadre spatio-temporel général : Nous sommes en octobre 2008 à Auxonne (Côte-d’Or). La situation économique est mauvaise en raison d’une crise économique internationale.

Situation locale de l’emploi et créations d’entreprises : Le maire répond à une question sur la situation de l’emploi. Il déplore le nombre de demandeurs d’emploi localement élevé ainsi que le fait de ne pouvoir répondre aux propositions de créations d’entreprises faute de terrains disponibles.

Zones d’activités envisagées à plus ou moins long terme : Afin sans doute de remédier à cet état de fait, on a prévu deux zones d’activités sur le territoire de la Communauté de Communes d’Auxonne-Val de Saône : le Charmoy sur le territoire de la commune d’Auxonne d’une part, et une deuxième zone sur les communes de Villers-les-Pots-Tillenay d’autre part. La première a déjà son statut de Zone d’activités codifié dans le PLU d’Auxonne, mais pour la seconde un long chemin administratif reste à parcourir qui devrait demander de longs délais (5 à 7 ans).

Rumeurs d’installation et demande de transfert d’entreprises dans un avenir plus ou moins imminent : Dans ce discours prévisionnel à plus ou moins long terme on change  tout à coup brusquement de registre  pour passer à l’actualité immédiate : « Beaucoup de personnes citent des noms, beaucoup ont la chance de connaître ceux qui risquent de s’installer au 1er janvier 2009 ou un peu plus tard. Or, M. le Maire n’en sait rien mais il est vrai qu’il a été sollicité par plusieurs enseignes »

« Une entreprise locale cherche un transfert mais on ne peut pas lui donner satisfaction demain, d’autant plus que cela relève de la compétence de la Communauté de Communes. M. le Maire regrette qu’à ce jour, il n’y ait pas de terrain disponible pour des demandes d’implantation d’entreprises ».

Modalités de décision prévues : Compte tenu de ces annonces d’installations imminentes possibles, il importait de prévoir rapidement des instruments et des modalités de décision, ce qui a été fait : « Une réunion va être faite à la Communauté de Communes pour connaître les impacts positifs, négatifs d’installations éventuelles ». On ajoute qu’« aucun engagement n’a été pris par la Municipalité d’Auxonne mais [que] les élus auront à en débattre, à en délibérer ».

Annonce finale : C’est à présent bien clair, il y a une implantation (ou un transfert ?) de grande surface dans l’air  car finalement « les élus auront à se prononcer sur l’opportunité d’implanter une nouvelle grande surface ou de transférer une grande surface existante à Auxonne ».

NOTRE COMMENTAIRE :

  Il sera très rapide. Une fois le tri opéré entre les différents éléments d’un texte pour le moins hétéroclite, tout se décante très vite.

       Il est clair, qu’en 2008 déjà, il y a à Auxonne, comme ailleurs, un problème d’emploi. La résolution de ce problème est rendue difficile du fait d’une absence déclarée de terrains à proposer aux entrepreneurs. Toutes ces questions sont des questions conjoncturelles de moyen terme, voire de long terme.

      Et pourtant, bien «  qu’il n’y ait pas de terrain disponible pour des demandes d’implantation d’entreprises », le bruit court d’une installation imminente d’entreprise « au 1er janvier 2009 ou un peu plus tard ». Ce qui n’empêche pas, dans le même temps, que l’on ne puisse donner satisfaction rapidement à « une entreprise locale [qui] cherche un transfert » « d’autant plus que cela relève de la compétence de la Communauté de Communes ».

    Il est clair que cette installation imminente d’entreprise, portée par la rumeur, doit inquiéter une partie de la population. Pour calmer le jeu, on se montre donc rassurant en annonçant qu’« aucun engagement n’a été pris par la Municipalité d’Auxonne ». On précise bien aussi qu’« Une réunion va être faite à la Communauté de Communes pour connaître les impacts positifs, négatifs d’installations éventuelles » et que « les élus auront à se prononcer sur l’opportunité d’implanter une nouvelle grande surface ou de transférer une grande surface existante à Auxonne »

   C’est clair, un promoteur motivé qui attend à la porte depuis pas mal de temps commence à s’impatienter. Ça urge ! « Il n’y a pas de terrain disponible pour des demandes d’implantation d’entreprises » mais dans trois mois on aura tout de même assuré à ce promoteur  la « maîtrise foncière » de 19 hectares !

    Nous espérons que ce petit exercice de relecture ne vous aura pas semblé inutile. La persévérance est la clé de beaucoup de problèmes, comme nous l’apprend Samuel Johnson !

SAMUEL JOHNSON, ÇA DÉPOTE ! - du 31 DÉCEMBRE 2014

    Dans notre prochain article, nous reviendrons encore une fois, avec persévérance et avec Samuel Johnson, sur l’art de lire et de relire !  

Conseil en mairie

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 4 Janvier 2015  (J+2209 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Documents
2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 00:00

ARCHÉOLOGIE  DU CHARMOY (3) - du 02 JANVIER 2015 (J+2207 après le vote négatif fondateur)

    Nous poursuivons aujourd’hui notre série « Archéologie du Charmoy » entamée le 22 décembre dernier. Ce troisième épisode consistera en  un examen attentif des tous premiers mois de la mandature Langlois en 2008 sous l’angle du Charmoy.

     Rappelons  au préalable le dernier passage de notre précédent article :

« Quittons à présent Le Canard enchaîné  et l’idyllique Auvergne pour revenir dans notre prosaïque Val-de-Saône. Il peut être intéressant de noter que les appétits fonciers du promoteur, exprimés dans sa lettre du 10 février 2005  en ces termes précis : « Notre besoin foncier serait de 3 à 4 hectares » ont crû ensuite de façon quasi exponentielle pour atteindre 19 hectares peu après le changement de municipalité comme le prouve ce passage d’Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 (p. 2) :

« Sur quelle surface porte le projet ?

Sur la moitié environ de la zone du Charmoy, soit approximativement 19 hectares.

Où en sont les acquisitions de terrains ?

Les propriétaires ayant réservé un très bon accueil aux propositions de l’acquéreur, 99 % des compromis ont été signés rapidement. »

   Il est clair que, dès le début de 2009, c’est la « maîtrise foncière » de la moitié de la zone du Charmoy (et pas de la plus mauvaise !) que la nouvelle municipalité Langlois s’est empressé, en catimini, d’assurer en exclusivité à LECLERC, pour l’installation, en particulier, d’un hypermarché, et ce en dépit du « vote négatif fondateur » du 17 décembre 2008 !

     Les remerciements empressés du promoteur dans une lettre du 14 avril 2009 rendue publique dans Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 (p. 2) attestent bien de sa vive satisfaction ! »

    Le fait que la majorité actuelle, au début de son précédent mandat, ait démarré d’emblée en 2008 les contacts et les tractations avec un promoteur impatient de jeter son dévolu sur la zone du Charmoy est clairement attesté.

     Une simple lecture attentive d’Inf’Auxonne N° 25  permet de le confirmer. Nous avons déjà vu qu’un passage de ce magazine confirmait la mainmise du promoteur sur 19 hectares avec la collaboration active bien que « discrète » du maire nouvellement élu ; à travers d’autres extraits on apprend, de sa plume, comment ce nouveau maire prit lien très rapidement avec le promoteur :

« Quand fin mars 2008, j’ai pris mes fonctions, j’ai découvert l’existence de plusieurs dossiers dont le Conseil Municipal n’avait pas eu connaissance, notamment un dossier très complet, très avancé d’une implantation d’une grande surface concernant l’enseigne Leclerc. Vous lirez dans ce numéro un important article sur le sujet qui vous informe de la situation telle que nous la connaissons aujourd’hui ».(Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 p. 2)

 Ce texte montre l’intérêt immédiat porté par Raoul Langlois au dossier LECLERC. C’est en effet dès avril 2008, qu’il reçoit les « prétendants » :

« Dès avril 2008, le Groupe LECLERC et les autres candidats à l’implantation, y compris les artisans demandeurs locaux, se sont manifestés. Tous ont été reçus, à leur demande, à différentes reprises, comme d’ailleurs les représentants de l’Union Commerciale ». (Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 p. 2)

   En matière d’aménagement commercial local, l’avènement de l’ « hégémonie Leclerc » sur  la zone du Charmoy pourrait bien  coïncider  avec l’élection de Raoul Langlois.

     Nous ne disposons cependant d’aucune documentation ouverte permettant de rendre compte de la teneur des échanges mentionnés par le maire entre le promoteur et son équipe municipale au cours de l’année 2008, année de tractations qui devait se conclure par le fameux et impayable « vote négatif fondateur » du 17 décembre 2008.

     En revanche, quelques sources écrites publiques permettent de révéler  les contradictions flagrantes entre les annonces rassurantes faites par Raoul Langlois à la fin 2008 et son dévouement discret au service du promoteur sur le terrain dans le courant de début 2009. Nous renvoyons à ce propos nos lecteurs/trices à l’article

PETITE ARITHMÉTIQUE  DU CHARMOY  - du 08 DÉCEMBRE 2014

     Notre « Archéologie du Charmoy » pourrait se terminer là. Mais il se trouve que nous avons trouvé matière pour un quatrième épisode. Les récentes intempéries en sont la cause, qui nous ont replongé dans une relecture attentive des comptes-rendus du Conseil municipal pour l’année 2008 !        

    Ce quatrième épisode consistera donc en une relecture commentée d’une page importante concernant la zone du Charmoy. Elle est tirée du compte-rendu d’une séance antérieure à celle du « vote négatif fondateur ». Je n’avais encore jamais lu ce texte, assez filandreux et obscur, voire abscons,  mais, me direz-vous, qui peut bien lire ce genre de littérature ?

   Je dois cependant avouer qu’à la lumière rétrospective des évènements qui devaient suivre, le « sens » profond de ce texte s’éclaire aujourd’hui admirablement ! À bientôt !

 Démarcheurs en MAIRIE

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 2 Janvier 2015  (J+2207 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Documents
31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 00:00

SAMUEL JOHNSON, ÇA DÉPOTE ! - du 31 DÉCEMBRE 2014 (J+2205 après le vote négatif fondateur)

   Chantecler remercie ses fidèles lecteurs/trices de leur assiduité et leur présente ses meilleurs vœux pour la nouvelle année 2015.

     À propos d’assiduité et de vœux, je voudrais vous offrir  cette belle maxime de Samuel Johnson dont je vous avais promis de reparler dans le précédent article :

    « Peu de choses sont impossibles à qui est assidu et compétent ... Les grandes œuvres jaillissent non de la force mais de la persévérance. »   [Samuel Johnson]

   Je dois d’abord vous avouer que je l’ai piquée…. Non, pas dans les rayons d’un de ces hypermarchés de la citation prête-à-porter qui pullulent sur le net et dont elle venait sans doute.  

       Plus précisément, je l’ai découverte il y a peu sur un blog, mise en exergue et illustrant des vœux pour 2014 d’une personnalité politique locale récemment évoquée dans nos colonnes. À noter que les rues de ce blog paraissent presque aussi désertes que celle qu’un centre-bourg après l’installation d’un hypermarché dans sa périphérie. Samuel Johnson, dont l’humour était, comme nous allons le voir, assez ravageur, n’aurait sans doute pas dédaigné le parallèle.

   Votre serviteur a, comme chacun sait, l’esprit mal tourné, et cette référence éclectique à l’assiduité et à la persévérance m’a d’abord fait irrésistiblement penser à la récente CDAC, la sixième des Commissions d’aménagement commercial relative au projet d’hyper au Charmoy. Six commissions pour un projet, cela ne doit pas tout de même pas courir les rues des beaux quartiers friqués des magnats de la grande distribution !

    S’il faut bien reconnaître que le promoteur fait preuve d’une grande persévérance, on doit en revanche remarquer que notre personnalité politique locale, à l’évidence amateur éclairé de belles paroles et de maximes édifiantes, n’a pas fait preuve de la même persévérance dans ses votes successifs en CDAC qui se révèlent au bout du compte… tous différents !

   Vous savez que votre serviteur est de nature curieuse et…. persévérante, et vous comprendrez bien qu’il se demandait ce qu’aurait bien pu dire Samuel Johnson d’une telle versatilité, d’un tel girouettisme chronique ! J’étais dans cette interrogation, lorsque  Philippe Meyer – qu’il en soit remercié – m’a offert une aubaine inattendue dans son émission l’Esprit Public du 28 décembre dernier sur France-Culture (ca 55ème minute de l’émission) en citant justement… Samuel Johnson : « Les gens n’ont pas besoin qu’ont leur fasse la morale, ils ont besoin qu’on leur rafraîchisse la mémoire ». Pas mal ! Qu’en dites-vous ?

      Cela m’a franchement mis en appétit et m’a engagé à faire plus ample connaissance avec celui qu’on appelle souvent le « Dr Johnson » pour le distinguer de Ben Jonson son homonyme et prédécesseur célèbre.

   Samuel Johnson, dont le courage moral et la probité intellectuelle sont soulignés par ses biographes fut un poète, un moraliste et un lexicographe  auteur d’un Dictionnaire de la langue anglaise (1747-1755). Certaines définitions ironiques de ce célèbre dictionnaire témoignent, chez leur auteur, d’un génie facétieux et caustique : « Avoine : Céréale qui, en Angleterre est généralement donnée aux chevaux, mais qui, en Écosse, sert à nourrir les gens » ; « Pension : rente faite à quelqu’un sans justification. En Angleterre [le terme] est généralement utilisé pour désigner la rétribution donnée à un mercenaire d’État pour avoir trahi son pays ». (Cité d’après Maurice Denuzière dans Johnson et Boswell, Voyage dans les Hébrides, Paris, 1991). Samuel Johnson, ça dépote !

        Dommage que le bon Dr Johnson soit né trop tôt, on imagine l’exemple réjouissant qu’il aurait pu puiser dans l’affaire du Charmoy pour illustrer l’article  « Commission » de son dictionnaire.

      Par bonheur, Claudi n’est jamais à court d’imagination, et dans cette affaire, Dieu sait qu’il en faut ! Il s’est d’abord mis  dans la peau de Mac Clawdee,  l’un des cinq copistes écossais assistant le maître dans son écrasante tâche lexicographique, puis, pour répondre à la définition « Avoine » qui charrie visiblement les Écossais, il a attribué sans vergogne au bon Dr Johnson un exemple apocryphe  pour illustrer l’article « Commission »

« Commission » : Comme les œufs, il en faut une demi-douzaine pour réussir l’omelette au Charmoy.

   L’illustration du jour met en scène Samuel Johnson découvrant cet exemple, lors de son célèbre voyage dans les Highlands du Charmoy !

Samuel Johnson Voyage 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 31 Décembre 2014  (J+2205 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 00:00

EN VOILÀ ENCORE UNE BIEN BEAUNE ! - du 30 DÉCEMBRE 2014 (J+2204 après le vote négatif fondateur)

    Par les temps qui courent, les informations concernant la zone du Charmoy sont plus que parcimonieuses dans la presse locale. À notre connaissance, pas le moindre entrefilet concernant la CDAC qui s’est tenue il y a quinze jours à Dijon à ce sujet. C’était pourtant la sixième commission d’aménagement commercial à se tenir sur le projet (CDAC en 2009, CNAC en 2010, CDAC en 2011, CNAC en 2011 puis en 2012 après une décision à surseoir).

   Six commissions, vous réalisez ? Un plein caddie de commissions ! Voilà, Madame, un scoop qui n’est pas banal ! Mais après tout, pourquoi mentionner ce record de commissions quand les Pères Noël de tout poil ont vite fait de vous remplir cinq bonnes pages, photos à l’appui, barbes au vent et les doigts dans le nez, comme dans un fauteuil !

    En cherchant bien sur le net vous trouverez quand même l’annonce légale de la décision de la CDAC du 16 décembre dernier sur le site « Eurolégales /Le Bien public ».

   Cette annonce référencée « EBM-631981000 » est intitulée :

« CDAC/EXTRAIT DECIS.- CREATION ENS. COMERC. LECLERC AUXONNE »

     Une surprise attend toutefois le lecteur à la lecture de l’extrait figurant sous le titre. Il y est en effet question d’une extension à BEAUNE !

    Cliquez 2 fois sur l'image pour l'agrandir  Euro légales Beaune Auxonne

 

   Allons, Monsieur, il n’y a vraiment pas là de quoi faire un drame ! Allons Monsieur, il est grand temps de vous montrer adaptable et créatif  et de cesser d’être grincheux comme un vieux fonctionnaire ou un cardinal de la curie romaine ! Pour connaître l’extrait de décision concernant effectivement Auxonne, faites donc d’abord un peu preuve d’initiative et vivez avec votre temps. Reportez vous tout « beaunement » à l’annonce « EBM-631984100 » portant le titre

« CDAC/EXTRAIT DECIS.-EXTENSION LE MARCHE AFFAIRES  A BEAUNE »

     Vous trouverez là une décision de derrière les fagots concernant notre Charmoy bien à nous ! À déguster, mais avec modération !

      Avouons que voilà tout de même une confusion d’étiquette regrettable entre un Beaune AOC et un vin d’oignon de notre Val de Saône !

     Notre panneau d’affichage local n’avait-il pas d’ailleurs déjà révélé il y a quelque temps à ses lecteurs assidus – ils sont rares – sur la demande de permis modificatif relative au même projet, une confusion entre « surface de terrain » et « surface de plancher ». Du coup, un mois après, il avait fallu procéder à un nouvel affichage. Quel boulot !

   Mais comme dirait Samuel Johnson : « Il est parfois fort dangereux, surtout en Écosse, de confondre une théière et une cornemuse ! »

    Il ne manquait plus que cette citation du jour ! D’ailleurs ce Samuel Johnson, d’où sort-il ? Ça, vous le découvrirez très bientôt…

   En attendant, pour les amateurs qui ne confondent pas Beaune AOC et vin d’oignon du Val de Saône, nous proposons à nouveau une dégustation plus approfondie de la sixième cuvée du Charmoy.

HYPÈRE NOËL - du 25 DÉCEMBRE 2014

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 30 Décembre 2014  (J+2204 après le vote négatif fondateur)

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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 00:00

ARCHÉOLOGIE  DU CHARMOY (2) - du 27 DÉCEMBRE 2014 (J+2201 après le vote négatif fondateur)

     La diffusion de la décision de la CDAC du 16 décembre dernier et de nos analyses correspondantes nous ont amené à interrompre notre cycle « Archéologie du Charmoy ». Ce cycle est destiné, rappelons-le, à esquisser l’histoire de la zone du Charmoy avant le « vote négatif fondateur » du 17 décembre 2008, suivi, dans la foulée, de la conquête foncière « discrète » par Leclerc début 2009.

       Nous renouons aujourd’hui avec nos recherches archéologiques. Le présent épisode de l’« Archéologie du Charmoy », le deuxième de la série, marque l’entrée en scène de LECLERC  sur le plateau du Charmoy.      

     Le document le plus ancien marquant et attestant cette entrée en scène de LECLERC sur le plateau du Charmoy,  auquel nous ayons eu accès, est une lettre reproduite en page 76 du document

« Étude d’impact  N° dossier Socotec : EAF9371 Date édition rapport : avril 2013 N° rapport : K1392A/12/940 V3 Version : 3 », mis à la disposition du public par le promoteur en septembre 2013 lors de l’enquête publique.

    L’intérêt de cette étude d’impact est de présenter, dans ses pages 74 et 75, en quelques lignes et du point de vue du promoteur, un bref historique de la question entre 2005 et 2009.  

   Voici un extrait de la page 74 (Les quelques lignes de l’« historique » ont été mises en évidence en caractères gras soulignés). :

 « Le projet a débuté par la rencontre de Mr SANZ, alors Maire en 2005 de la commune d’AUXONNE

(Doc 1 ci-dessous)

[N.D.L.R. Ce document 1 est une lettre dont le dossier donne la copie et dont nous reproduisons le texte ci-dessous]

« [De SCAPALSACE COLMAR] le 10 février 2005

« Monsieur le Maire,

Suite à notre passage en votre Mairie en date du 7 février 2005, en présence de votre Adjoint chargé des affaires économiques, M. BRUNOLD, nous vous confirmons notre intention de vouloir réaliser sur votre commune un supermarché de 2500 m² de surface de vente à l’enseigne E.LECLERC, sur l’axe de la route de Dôle au niveau de votre zone industrielle.

Notre besoin foncier serait de 3 à 4 hectares.

Dans l’attente d’un contact de votre part, M. QUINONERO, Directeur de l’Expansion, se tient à votre entière disposition pour étudier avec vos services la faisabilité du projet.

Veuillez accepter etc…

[Signé] F. Tritant Directeur de l’Expansion »

L’« historique » se poursuit en ces termes : « La modification du Plu de la zone du Charmoy étant en cours entre 2006 et 2009, nous avons attendu le terme des modifications du PLU.

Pendant cela nous avons préparées  [sic] diverses hypothèses »

     Conclusion, hormis la relation d’un contact, dont rien ne dit qu’il ait eu une suite concrète, le promoteur se borne à dire qu’il a, « en attendant », « préparé diverses hypothèses ».

    Que le promoteur, comme il le déclare et comme en attestent les plans qu’il exhibe dans son dossier, ait continué à préparer diverses hypothèses concernant son projet d’implantation à Auxonne entre 2006 et 2009 (3 hypothèses sont figurées par 3 plans en page 75 du dossier cité en référence), n’implique cependant nullement, comme certains l’ont prétendu par la suite, que des engagements réciproques aient été pris alors par la municipalité Sanz à l’égard de Leclerc. Les nombreuses déclarations et prises de position publiques de Monsieur Sanz à l’encontre du projet entre 2009 et 2013 tendent largement à prouver le contraire. Bien entendu, cette position personnelle de Monsieur Sanz n’exclut nullement que certains membres de son équipe d’alors aient penché et penchent encore pour Leclerc.

   Revenons, pour finir, à l’argument avancé par le promoteur et selon lequel « La modification du Plu de la zone du Charmoy étant en cours entre 2006 et 2009, nous avons attendu le terme des modifications du PLU. » Cet argument nous semble plutôt léger en raison du fait que le  règlement du PLU, en ce qui concerne précisément la zone du Charmoy, était déjà fixé dans sa forme actuelle dès juillet 2006. Nous avons évoqué ce fait dans l’article précédent.

      Le promoteur a attendu, c’est certain, et de cela nous ne doutons pas. Il semble toutefois permis de supposer qu’il ait surtout attendu que le vent tourne dans un sens plus favorable lors des municipales de 2008. Ce qui ne manqua pas d’arriver…

    Chacun connaît en effet, et les promoteurs en premier, le rôle déterminant des maires dans l’implantation des grandes surfaces. Le Canard enchaîné nous en donne un exemple particulièrement intéressant, bien que visiblement atypique, à Puy-Guillaume, commune d’Auvergne, dont Monsieur Michel Charasse fut, jusqu’en 2010, maire.

http://www.franceculture.fr/emission-sur-la-route-sur-la-route-des-supermarches-en-auvergne-2013-11-29

https://resistanceinventerre.wordpress.com/2013/02/18/grande-distribution-hyper-pas-grand-chose/

Hyper pas grand chose

    Quittons à présent Le Canard enchaîné  et l’idyllique Auvergne pour revenir dans notre prosaïque Val-de-Saône. Il peut être intéressant de noter que les appétits fonciers du promoteur, exprimés dans sa lettre du 10 février 2005  en ces termes précis : « Notre besoin foncier serait de 3 à 4 hectares » ont crû ensuite de façon quasi exponentielle pour atteindre 19 hectares peu après le changement de municipalité comme le prouve ce passage d’Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 (p. 2) :

« Sur quelle surface porte le projet ?

Sur la moitié environ de la zone du Charmoy, soit approximativement 19 hectares.

Où en sont les acquisitions de terrains ?

Les propriétaires ayant réservé un très bon accueil aux propositions de l’acquéreur, 99 % des compromis ont été signés rapidement. »

   Il est clair que, dès le début de 2009, c’est la « maîtrise foncière » de la moitié de la zone du Charmoy (et pas de la plus mauvaise !) que la nouvelle municipalité Langlois s’est empressée, en catimini, d’assurer en exclusivité à LECLERC, pour l’installation, en particulier, d’un hypermarché, et ce en dépit du « vote négatif fondateur » du 17 décembre 2008 !

     Les remerciements empressés du promoteur dans une lettre du 14 avril 2009 rendue publique dans Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 (p. 2) attestent bien de sa vive satisfaction ! 

DE CATIMINI  EN CATERPILLAR-du 31 JUILLET 2014

À suivre…

Démarcheur en MAIRIE

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 Décembre 2014  (J+2201 après le vote négatif fondateur)

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25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 00:00

HYPÈRE NOËL - du 25 DÉCEMBRE 2014 (J+2199 après le vote négatif fondateur)

    Nous sommes certains que nos fidèles lecteurs/trices nous pardonnerons cette interruption de la trêve de Noël motivée par l’affichage récent de la décision de la CDAC sur le panneau officiel.

   Nos lecteurs/trices trouveront dans les PDF joints : le texte de la décision, le tableau comparatif des votes des 3 CDAC de 2009, 2011, 2014 et enfin notre analyse comparative des facteurs de décision retenus par les CDAC de 2011 et 2014.

DÉCISION CDAC 16-12-14

CDAC 2009-2011-2014 VOTES

CDAC 2011-2014 ANALYSE FACTEURS

      Six ans donc, presque jour pour jour après le « vote négatif fondateur » du 17 décembre 2008 qui  refusait « l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy », la CDAC du 16 décembre 2014 a approuvé par 8 voix contre 2 un projet d’hypermarché (grande surface à prédominance alimentaire de 3500 m²) sur cette même zone. Belle continuité !

Dans le même registre de continuité, nos lecteurs/trices pourront encore relire avec intérêt

CNAC, UNE NOUVELLE ENTRÉE AU « DICTIONNAIRE DES GIROUETTES » ? – du 22 février 2012 (édition du soir)

 Un proverbe d’origine obscure dit « Heureux comme Dieu en France ». À voir la situation de notre pays on pourrait parodier ce proverbe sans peine en disant « Heureux comme la grande distribution en France ». La laideur de nos paysages périurbains jointe à la complaisance empressée des élus de tous bords suffiraient déjà à justifier l’expression. Les lobbies du caddie ont de bonnes raisons de croire au Père Noël !

C’est ce que le score de la dernière CDAC du 16 décembre vient d’ailleurs de confirmer. Cette CDAC, la sixième des commissions d’aménagement commercial tenues à propos du Charmoy en six ans, ne pourrions nous pas la qualifier de surnuméraire quant à sa nécessité et d’« introuvable » (référence historique à la Chambre de 1815 « plus royaliste que le Roi ») quant à l’orientation de son vote ?

     Orientation immuable pour notre maire, mais ô combien changeante pour certains ! À ce propos, notre rédaction décerne un brevet d’ Hyper-girouette au Président de notre Communauté de Communes au vu de l’évolution caméléonesque de ses 3 votes. D’un point de vue symbolique, le « Nenni » des deux représentants comtois est néanmoins fort réjouissant. En clair, la Bourgogne toutes tendances politiques réunies (ce qui fait mentir notre maire fustigeant récemment encore le vote « politique » des Dijonnais) accueille un projet refusé, dès le départ sur Dole, par les Comtois. Voilà qui augure bien de la fusion régionale !

Charmoy le réservoir et sa girouette LC.S. Rédacteur de Chantecler,                                                                                               Auxonne, le 25 Décembre 2014  (J+2199 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Documents
24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 00:00

BLANCHE-PLAINE ET LES 7 SAPINS - du 24 DÉCEMBRE 2014 (J+2198 après le vote négatif fondateur)

    Sacrifiant à la tradition, notre rédaction a le plaisir de vous envoyer une petite carte illustrant ce qui pourrait bien être un beau conte de Noël, même si celui-ci reste encore à écrire.

    Au boulot ! Mettez vous en chantier mes ami(e)s ! J’imagine bien notre charmante cité muée en atelier d’écriture fébrile, chacun(e) illustrant la carte de Claudi de paroles que sa sensibilité propre ou son humeur du jour lui suggèreraient…Ého ! Ého ! On se met au boulot !

      Hélas !! J’ai sans doute trop d’imagination en ces temps de prédominance alimentaire. Mais, après tout, comme dirait l’autre, l’homme ne vit pas que de pain !

    À nos lecteurs/trices inspiré(e)s qui souhaiteraient prendre leur plume, ces quelques indications : Blanche-Plaine n’est pas une jeune fille et s’il y a 7 sapins, c’est pour baliser les 7 Noëls advenus depuis le « vote négatif fondateur » du 17 décembre 2008.

    Dernière précision : si les sapins viennent de LURE, c’est que les vieilles affiches de 2010 dans lesquelles Claudi les a taillés en venaient puisqu’elles en portaient la marque. Rendons à César, ce qui est à César ! C’est bien la moindre des choses !

   À bientôt pour la suite de notre « Archéologie du Charmoy » !

Blanche-Plaine et les 7 sapins LC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 Décembre 2014  (J+2198 après le vote négatif fondateur)

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 00:00

ARCHÉOLOGIE  DU CHARMOY (1) - du 22 DÉCEMBRE 2014 (J+2196 après le vote négatif fondateur)

« Les amères leçons du passé doivent être réapprises sans cesse » Albert Einstein

      Non, pas de panique ! Notre titre ne fait pas allusion à une trouvaille archéologique sur la zone ! Il manquerait plus que ça ! Ouf !

      Nous en sommes aujourd’hui au 2196ième jour après le jour J du « vote négatif fondateur » du 17 décembre 2008. Comme le temps passe ! De ces 2196 jours nous avons sans cesse rappelé l’histoire en vertu de la célèbre maxime d’Einstein : « Les amères leçons du passé doivent être réapprises sans cesse ». Nous avons ainsi soumis nos  fidèles lecteurs/trices à un redoutable bachotage.

     Tous et toutes sont à présent dignes d’accéder au grade de docteur(e)s ès Charmoy. Incollables comme Uncle Bens, tous et toutes connaissent sur le bout du doigt les grandes questions du Charmoy : le « sens du vote » du 17 décembre 2008, le « supermarché à dominante non alimentaire » de la « consultation » de juin 2010, les affiches imprimées à LURE itou, et même, grâce à la récente collaboration du Savant Cosinus, la différence entre une surface du terrain et une surface de plancher.

LE SAVANT COSINUS AU PAYS DES CONIQUES - du 20 NOVEMBRE 2014

    En matière de charmoylogie, il est indéniable que le niveau monte, dans notre lectorat du moins…

     Mais voici venu le temps des vacances et la trêve des confiseurs, l’actualité, déjà bien mince sur le sujet, va sans doute connaître une éclipse. Nous consacrerons cet intermède festif à un petit séminaire complémentaire à l’intention des seul(e)s mordu(e)s.

  Quittons donc cette actualité  qui gave saoule et assomme,  matraquant et rabâchant sans cesse « Consomme ! », pour remonter le temps au-delà des 2196 jours. Découvrons le Charmoy avant le jour J du « vote négatif fondateur » retraçons, en somme, l’aube et la naissance de la grande saga du Charmoy.

    Beau programme ! Notre article d’aujourd’hui sera ainsi le premier d’une petite série de trois ou quatre, tous consacrés à l’histoire de la zone du Charmoy, non pas jusqu’avant notre ère, mais avant la conquête par Leclerc début 2009. Remontant aux temps anciens de la création de la zone, nous décrirons sa préhistoire d’abord, puis son âge antique.

    En fait, nous n’aurons ni à remonter très loin, ni à fouiller très profond comme on l’a vu faire cet été au Charmoy, car c’est tout près de nous, dans la dernière décennie du siècle dernier, que va s’imposer la nécessité de la création de cette nouvelle zone du Charmoy en raison du taux d’occupation croissant de la Zone des Granges Hautes.

     C’est sous le mandat Sanz (2001-2008), que la définition de cette zone prendra finalement forme entre 2002 et 2006, le PLU remplaçant alors le POS. Dans Inf’Auxonne N° 11 de janvier 2005, on pouvait ainsi  lire, en page 15, à propos du projet de PLU :

 « Ce projet, présenté en réunion publique le 16 novembre [2004], est un acte politique majeur pour notre cité. Basé sur l’analyse du tissu urbain et périurbain, il vise à définir les objectifs de développement de la ville d’Auxonne pour les 10 prochaines années sur les plans de l’habitat, de l’implantation industrielle, artisanale et commerciale, de l’activité agricole […], des équipements publics et de l’environnement. »

    « Les plans de ce projet et le registre sur lequel peuvent être consignées les remarques sont disponibles en mairie. »

      Le document du PLU sera finalement approuvé le 25 juillet 2006 par délibération du Conseil municipal. 

        Il sera par la suite modifié en 2009, à la suite d’une enquête publique (4 mai au 5 juin 2009), sur un point concernant la zone AU1b « du Château », modification approuvée par délibération du Conseil municipal du 16 juillet 2009. Cette modification devait toutefois être sans incidence sur la zone du Charmoy ainsi que sur les règles spécifiques la concernant, fixées donc dans leur forme actuelle, dès 2006.

   Présenté en novembre 2004, soumis à l’examen du public début 2005, approuvé en 2006, ce projet fondateur de la zone du Charmoy va, comme nous le verrons bientôt, attirer très vite l’attention d’un promoteur et ce, avant même son approbation définitive en 2006 …

À suivre…

Pour l’instant, Gaston et Arlette, nos héros du 27 juin 2010, se penchent sur leur passé !

Le Charmoy préhistorique C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 décembre 2014  (J+2196 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Documents
19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 00:00

ON NE PEUT PAS ÊTRE AU FOUR ET AU MOULIN - du 19 DÉCEMBRE 2014 (J+2193 après le vote négatif fondateur)

« …la réalisation du projet […] aura un impact significatif sur l’activité des commerces et services traditionnels situés en centre-ville ; […] ainsi ce projet ne manquera pas de nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne ;

Le projet […] situé en limite de zone agglomérée sur des parcelles agricoles, à l’écart du centre ville […] contribuera à développer un nouveau pôle périphérique et […] ne participera pas, ainsi, à un aménagement harmonieux de l’agglomération d’AUXONNE »

Extrait de la décision 317D de la CNAC du 20 janvier 2010, concernant le projet commercial au Charmoy

    Le 17 septembre dernier, Le Bien Public publiait un grand article intitulé « Tout sur les nouveaux projets ».

  Cet article, dans lequel  le maire d’Auxonne était interviewé, annonçait que « la construction d’un centre commercial Leclerc [avait] démarré en juin dernier ». Il précisait aussi « le principal projet qui tient en haleine la municipalité d’Auxonne reste sa participation à l’appel de projets lancé par le gouvernement pour la revitalisation des centres-bourgs ». Le maire ajoutait : « Si Auxonne ne remporte pas l’appel à projets, la rénovation du centre-ville se fera, mais cela prendra plus de temps »

    Remarquons tout d’abord que l’analyse de la CNAC du 20 janvier 2010 placée en exergue du présent article démontre le caractère contradictoire des deux objectifs poursuivis par notre édile. Difficile en effet d’obtenir une « revitalisation du centre-bourg » en réalisant simultanément un projet qui « ne manquera pas de nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne » et qui « à l’écart du centre ville […] contribuera à développer un nouveau pôle périphérique et […] ne participera pas, ainsi, à un aménagement harmonieux de l’agglomération d’AUXONNE ».

     Depuis la parution de l’article que nous venons de citer, Monsieur le maire, lors de diverses annonces en Conseil, dans la presse ou sur FR3, nous a appris que la construction du centre commercial avait été interrompue par décision de justice. Ce qu’il a omis, par contre, de nous signaler jusqu’à présent, c’est qu’Auxonne n’avait pas été retenu dans « l’appel de projets lancé par le gouvernement pour la revitalisation des centres-bourgs ». Le fait est pourtant connu depuis fin novembre, bien que le site officiel de la Ville d’Auxonne n’en ait pas fait écho jusqu’à présent..

LA « LOCOMOTIVE » DU CHARMOY ALLONGE SON TRAIN DE COMMISSIONS - du 05 DÉCEMBRE 2014

  On peut donc prévoir que la rénovation du centre-ville « prendra plus de temps ». Quant à l’attente supposée des « consommateurs » elle risque bien, elle aussi, de se montrer plus longue. C’est qu’à vouloir être ainsi au four et au moulin, on peut louper son pain et aussi sa farine !

   Avec tous ces chantiers en route, et tout ce surcroît de travail, on comprend maintenant pourquoi Monsieur le maire tarde à se lancer dans la campagne des départementales !

   Si la trêve des confiseurs n’était aussi proche on pourrait même craindre un burn-out, surtout si le slogan volontariste d’Inf’Auxonne N°30 (p.2) reste toujours en vigueur : « Projet de zone commerciale du Charmoy : le nouveau dossier est en préparation avec une attention et une motivation décuplées ». Dernièrement, sur un premier dépôt de modification de permis, c’était la surface de plancher qui était plus que quadruplée, sans aucun doute par suite d’une « attention décuplée ».  

 LE SAVANT COSINUS AU PAYS DES CONIQUES - du 20 NOVEMBRE 2014 

P.S. : Un petit clin d’œil à ma mère, partie trop tôt, et dont c’est aujourd’hui l’anniversaire. S’il m’arrive de ne pas prendre les vessies pour des lanternes, c’est à elle que je le dois !

Le Charmoy et son moulinC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 19 Décembre 2014  (J+2193 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions