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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
  • Auxonne, environnement, actualité, hypermarché, grande distribution, société

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 00:00
ANNIVERSAIRE D’UN VOTE POUR RIEN - du 17 DÉCEMBRE 2014 (J+2191 après le vote négatif fondateur)
 
« Question : « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? »
Résultat du vote :
- Nombre d’électeurs : 22 ;
- Nombre d’enveloppes : 22 ;
- Nombre de suffrages exprimés : 21 ;
- 21 bulletins « non » ;
-  1 vote blanc »(Procès-verbal du Conseil du 17/12//08 page 25)
« Si l’apport de la grande surface est en confrontation directe avec l’existant (à savoir l’alimentaire) M. le Maire s’opposera à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire ».  (Procès-verbal du Conseil du 17/12//08 page 22)
« M. le Maire précise qu’il donnera son point de vue mais il se pliera à la décision du Conseil Municipal ».  (Procès-verbal du Conseil du 21/10/08 page 6)
 Pas de grands discours en ce jour anniversaire, le sixième, du « vote négatif fondateur » du 17 décembre 2008.
  Pas de grands discours, ce n’est pas nécessaire, il y a déjà belle lurette que ce vote a été tourné, détourné et retourné par un expert en casuistique. Aujourd’hui, encore une fois, le pauvre vote « à la décision duquel « on » devait se plier »  doit se retourner dans sa tombe ! Ce fut un vote pour rien,  un vote « plié » d’avance pour satisfaire les appétits d’un promoteur ! À reconsidérer tout cela, un seul mot vous vient à l’esprit : « Je délire !! » De ces retournements, Claudi  grave aujourd’hui la mémoire dans le marbre !
Après le devoir de mémoire, passons aux dernières nouvelles :
Lors du Conseil d’hier le maire a donc annoncé la décision positive de la  troisième CDAC « à une forte majorité ». Comme le vote du 17/12/08, comme la CNAC,  la CDAC aura fini par dire OUI.
  Nous ferons une analyse détaillée de cette décision, dès son affichage, en regard des deux décisions précédentes.   Autre annonce de notre premier magistrat (en substance et sous toute réserve, en attendant la publication du PV officiel) : l’avocat de la Ville d’Auxonne a joint le maire à propos du « recours concernant le permis » ( N.D.L.R. en fait « affaire Gilles ROCHE c/Commune d’Auxonne » (Cf.  procès-verbal du conseil du 23/04/14 page 24)) pour lui annoncer que l’audience du Tribunal Administratif prévue à ce sujet pour ce jour 17 décembre 2014 n’aurait pas lieu et que le Conseil d’État « prenait la main ».
Stèle pour l'histoire du CharmoyC.S. Rédacteur de Chantecler,
Auxonne, le 17 Décembre 2014  (J+2191 après le vote négatif fondateur)
 
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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Annonces
16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 00:00

DU PÉROU…JUSQU’À  COMMERCY - du 16 DÉCEMBRE 2014 (J+2190 après le vote négatif fondateur)

   Au Pérou, les glaciers continuent à fondre et, dernièrement, lors de la conférence de l’ONU à Lima et sur le climat, c’est encore beaucoup de salive qui  a coulé, semble-t-il, et pour pas grand-chose ! Hier, Le Bien Public titrait sur le sujet : « Climat : un accord à minima ». Beaucoup de salive donc, mais beaucoup moins que de pétrole au Bangladesh dans le delta du Gange, zone riche en biodiversité classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, qu’empoisonne maintenant le naufrage d’un pétrolier. De cette catastrophe toute récente, on ne parle guère !

        Et pourtant, l’environnement devrait se porter comme un charme,  depuis qu’on clame partout et tout le temps la recette-miracle : «  Pour sauver la Planète, ramasse tes papiers gras et tes canettes ! » et que Tartampion, en triant ses poubelles, se voit auréolé de gloire comme un Sauveur de la Planète bleue !

   L’environnement, pour en parler, ça on en parle c’est sûr ! À preuve, dans le même numéro du Bien Public, ce dossier de 4 pages intitulé : « L’économie de la croissance verte, un business qui ne connaît pas la crise. »  Toujours dans le même numéro, Le Bien Public rend compte de la projection du film Global Gâchis offerte par la Communauté de Communes aux enfants des écoles pour lutter contre le gaspillage alimentaire. Les pauvres gosses, en matière de Global Gâchis, ils risqueraient bien d’avoir du pain sur la planche d’ici 2100 !

     J’ouvre enfin Le Bien Public ce matin, espérant trouver une info sur le delta du Gange, rien ! Je trouve par contre en page 4 cette info capitale concernant notre fringant Premier Ministre : « Manuel Valls […] est allergique au gluten et n’aime pas le poisson » et maman lui coupe encore sa viande peut-être ? Je tombe en page 17 sur une pleine page de pub et sur …l’incontournable trombine de Michel-Édouard.

    Dans ce numéro, comme dans les précédents, toujours rien sur la CDAC d’aujourd’hui, un sujet qui, quand même, concerne l’environnement ! Vous en doutez ? Dans ce cas, vous avez bien tort, et je vais vous le démontrer. D’abord, ce n’est pas parce que le nouveau projet du Charmoy est tombé, comme par hasard, juste en-dessous de 10 000 m² – ce qui le dispensera de facto d’une étude d’impact environnemental – qu’il est sorti comme par miracle de notre environnement.

     Vous auriez  tort, aussi, d’imaginer par ailleurs que les préoccupations environnementales soient étrangères au  promoteur et à ses supporters. Bien au contraire ! Des preuves ? En voilà, tirées du dossier 2011 du projet : « le projet aura un impact positif sur la qualité de l’air grâce à la maîtrise de l’évasion de la clientèle » (p. 53) « Afin de tenir compte de la protection de cette espèce [chauve-souris], l’enseigne lumineuse de la façade sera éteinte à 21 h. Rappelons que cette enseigne ne sera pas apposée sur la toiture, mais en façade, d’où une gêne réduite pour les oiseaux et les chauve-souris ». (page 61). Pas mal tout ça pour sauver la Planète ! Monsieur le Maire d’Auxonne, lui non plus, n’est pas en reste qui déclarait à son tour, le 19 janvier 2012, à l’issue de la CNAC, sur le site du Bien public : « L’aspect environnemental a fait la différence au niveau du vote final. La société s’est notamment engagée à préserver un ruisseau et à respecter quelques contraintes architecturales ». (Communiqué sur le site du Bien public du 19 janvier 2012). Signalons, à toutes fins utiles, que la préservation se révèle d’autant plus facile en raison du fait que le ruisseau en question (le Bief Pérou) ne coule pas dans la zone d’emprise du nouveau projet ! Tout ça, c’est des préoccupations environnementales béton !

    Conclusion : Environnement  partout ! Annonce de la CDAC nulle part !

   Mes chers concitoyens, serions-nous, vous et moi les grands exclus de l’info ? Je l’ignore, mais le fait est qu’on nous cache tout sur la CDAC ! D’ailleurs, à Auxonne et dans le canton, tout le monde s’en fout ! Alors pour vous consoler, Claudi a pensé à vous, et à vos longues soirées d’hiver désinformées !   

    Après le succès de « Charm’Oye »® en juillet 2013, Claudi lance aujourd’hui son nouveau concept d’un jeu de société démocratique. Ce nouveau jeu, c’est Commercy ®, véritable Monopoly ® de l’espace périurbain du XXIème siècle.  Commercy ® vous donnera les clefs du monde captivant de l’aménagement commercial. Avec Commercy ®, l’analyse des grands projets commerciaux n’aura plus de secrets pour vous. Avec Commercy ®, passez la soirée en famille ou entre amis à placer ou à recaler des hypers sur le tapis vert mité des espaces agricoles. Jouez au « commissionnaire » qui décide, ça vous changera, pour une fois, de la lecture des prospectus publicitaires ! Et s’il vous arrive de perdre au jeu Commercy ®, restez fun, n’allez surtout pas pleurer comme une madeleine…de Commercy !

    Elle est grosse celle-là ! Oui, c’est notre madeleine en promo : 60% de produit en plus ! À faire pâmer d’aise notre Marcel !

     Pour l’instant Claudi phosphore sur le design de la maquette du jeu. La règle en sera établie plus tard, en fonction des résultats d’aujourd’hui, bien entendu, car il est plus sage d’attendre la fin de la troisième partie. En attendant, vous pouvez toujours  bosser sur les archives des deux premières et nous faire part de vos idées :

CDAC 2009 ET 2011 ANALYSE DES FACTEURS DE DÉCISION    

Pas d’image, donc, aujourd’hui. Une bonne occasion de voir ou de revoir « Charm’Oye »® !

CHARM’OYE – du 7  juillet 2013

  Tout compte fait, ce jeu n’a pas pris une ride, la dernière case en particulier : nous sommes fin 2014 et l’on « attend » toujours « fébrilement » !

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 16 Décembre 2014  (J+2190 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Jeux
14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 00:00

MAIS OÙ EST DONC PASSÉE LA ZONE DU CHARMOY ? - du 14 DÉCEMBRE 2014 (J+2188 après le vote négatif fondateur)

    Notre titre d’aujourd’hui s’inspire d’un titre en première page du Bien Public d’hier 13 décembre : « Mais où sont donc passées ces cinq vaches ? ».

      Nous comprenons l’inquiétude de l’éleveur trouvant sa pâture désertée ; nous la partageons d’autant plus qu’une disparition d’un autre genre devient de plus en plus évidente pour nous : celle de la zone du Charmoy dans le champ médiatique, où l’on n’en voit plus trace depuis bientôt deux mois. La vache à lait promise pour la prospérité du canton serait-elle passée à la trappe (à lait) ?

   Et pourtant une Commission Départementale d’Aménagement Commercial (CDAC) est convoquée pour après-demain au sujet d’un « nouveau » projet commercial sur cette zone. Vous ne le saviez pas encore ? Rien d’étonnant à cela ! Depuis que la préfecture en a fait l’annonce en ligne, il y a une dizaine de jours environ, votre serviteur cherche désespérément une mention de la tenue de cette CDAC dans la presse locale. Inconnue au bataillon, la commission !

   Conséquence : nombre d’élus locaux (excepté les lecteurs assidus de notre blog) désinformés ignorent la tenue de cette CDAC. À preuve, nous l’avons constaté hier encore en faisant nos courses et en la personne d’un maire d’une commune du canton, et pas la moindre. Ne parlons pas de la population en général qui préfère, ces temps-ci, tenter de croire encore aux Pères Noël, au vrai qui se fait rare, et malheureusement à tous les faux qui abondent !

    Pour en revenir au Bien Public d’hier 13 décembre, dans un grand article sous le titre optimiste et édifiant « Le bon sens récompensé », Monsieur Jean-Paul Vadot déclarait à propos de redevance incitative : « On pratique les tarifs les plus justes pour l’usager ». De nos jours, hélas, le juste prix ne suffit plus, celui qui gagne, c’est le « moins cher » !  Et pas forcément le plus juste, c’est bien clair ! C’est la Loi d’airain du marché, la seule qui compte, mon bon Monsieur, même si ce sacro-saint marché, idole et veau d’or, fait pas mal de dupes !

  Trêve de plaisanterie ! La plaisanterie, la vraie, c’est de ne pas nous avoir annoncé cette CDAC au sein de laquelle pourtant Monsieur Jean-Paul Vadot  et d’autres, vont bientôt siéger.

  Ne soyons pas totalement injuste, on apprend quand même beaucoup de choses dans la presse ! Tenez, par exemple, dans le même article « Le bon sens récompensé » on apprend tout sur l’opération « Adopte deux poules ».

    « Adopte deux poules ».  Chantecler, est le premier à applaudir des deux ailes à un tel mot d’ordre, il ajoutera cependant : « Adopter deux poules ça me va à moi, mais où est donc passée la zone du Charmoy ? »

      Nous lui répondrons que le Charmoy n’a rien à faire dans un article intitulé « Le bon sens récompensé » car la déjà très longue et très surréaliste histoire de cette affaire n’a vraiment plus rien à voir avec le bon sens.

   La preuve, personne n’y comprend plus rien, et depuis déjà pas mal de temps. À présent, même les spécialistes se plantent, qui semblaient confondre, récemment encore, par un regrettable lapsus calami dans un affichage officiel, la « surface de terrain » et la « surface de plancher » du projet du Charmoy. Le mal a été heureusement réparé grâce à l’intervention judicieuse  du savant Cosinus de LURE !

   Un éminent exégète et casuiste n’avait-il pas déjà « réparé », en son temps, un lapsus sur le  sens du « vote fondateur » du 17 décembre 2008 transformant magistralement le NON presque unanime de l’assemblée en OUI irréfragable (vous pigez pas ce mot, patience vous pourrez bientôt acheter un dico sur la zone !). Et ce « supermarché à dominante non alimentaire » du prospectus municipal sous enveloppe affranchie de la « consultation » de 2010 ? Pas mal ! Vous risquez pas de le trouver dans le dico celui-là ! J’en passe et des meilleures…

     Depuis, la partie d’esbroufe et de bonneteau se prolonge. Et que personne n’y comprenne plus rien, n’est sans doute pas pour déplaire à tout le monde.

     Si ça continue comme ça nous aurons pil-poil assez de matière pour le scénario d’un remake du vieux nanar « Mais où est donc passée la 7ème compagnie ? ». Nous l’intitulerons bien sûr « Mais où est donc passée la zone du Charmoy ? »

   Au fait, modestie mise à part, notre blog a du nez, et nous sommes dans l’air du temps. À preuve, vendredi dernier, c’est à Rome que les manifestants ont affublé Matteo Renzi, Président du Conseil italien, d’un nez de Pinocchio à propos de sa réforme du code du travail ! Pinocchio, voilà au moins une valeur européenne qui monte ! Viva Renzocchio ! Evviva Raulocchio !

http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/les-reformes-de-matteo-renzi-font-descendre-les-italiens-dans-la-rue_770843.html

PETITE ARITHMÉTIQUE  DU CHARMOY  -  du 08 DÉCEMBRE 2014

   Claudi qui n’est pas un imbécile et qui a suivi quelques cours de théologie à la Faculté catholique de Strasbourg travaille actuellement sur une téléologie de la zone du Charmoy (vous pigez pas ce mot, patience vous pourrez bientôt acheter un dico sur la zone !). Au fait, c’est peut-être pas pour demain, alors je traduis. La téléologie, c’est pas l’étude de Télé 7 jours, la  téléologie, c’est la science des buts. À quoi ça sert la zone du Charmoy ?  Claudi répond : à faire des commissions bien entendu !   

Zone pour faire des commissionsC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 14 Décembre 2014  (J+2188 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 00:00

LE CHARMOY : CDAC N°3, CARREFOUR DE LA PERPLEXITÉ - du 12 DÉCEMBRE 2014 (J+2186 après le vote négatif fondateur)

  

    Nous avions déjà rédigé cet article, quand nous avons trouvé une information ouverte  concernant la prochaine CDAC, sur le site : 

http://www.cote-dor.gouv.fr/IMG/pdf/derogation_L122-2.pdf

      Il s’agit d’une demande de dérogation du promoteur à l’article L 122-2 du code de l’urbanisme, dérogation qui requiert l’avis de la Commission Départementale de la Consommation des Espaces Agricoles.

     Notre expertise en la matière ne nous permet pas de juger de l’importance d’un tel document. Une chose est sûre cependant, il démontre bien qu’il y a consommation d’espace agricole ! Et ce qui est certain, c’est que  ce genre d’étalement urbain sur des terres agricoles pas plus qu’il n’avait recueilli l’enthousiasme  de la CNAC du 20 janvier 2010,  ne semblait satisfaire les bons principes du Conseil général 21, à en lire du moins les conseils que cette institution dispensait naguère aux maires lecteurs de sa revue. Nous avions souligné ce fait dans un article déjà ancien, quand les questions environnementales ne pâtissaient pas encore aussi ouvertement qu’aujourd’hui de la vindicte des productivistes et des « investisseurs » de tout poil !

QUAND L’INCOHÉRENCE  S’ÉTALE – du 25 janvier 2012

 Passons maintenant à notre sujet du jour.

    Dans nos deux précédents articles, après un examen des décisions des précédentes CDAC en vue de conjecturer la décision de la prochaine, nous avions rappelé le climat local général autour de ces commissions.

À ce propos, nous avions souligné la position inconfortable de Monsieur Jean-Paul VADOT, Président de la communauté de communes d’Auxonne-Val de Saône.  

    Nous avions noté aussi, que si parmi les membres de la commission appartenant au monde des élus, un certain nombre ne devraient pas nous surprendre par leurs votes de mardi prochain, il apparaissait aussi que les positions successives (abstention puis refus) de Monsieur Jean-Paul VADOT, Président de la communauté de communes d’Auxonne-Val de Saône en ce qui concerne le projet LECLERC au Charmoy ne démontraient pas la même évidente stabilité.

      Nous refusant à prêter des intentions à Monsieur Jean-Paul VADOT, nous nous bornerons seulement à la relecture d’un certain nombre de documents écrits, datés et diffusés publiquement, dans lesquels Monsieur Jean-Paul VADOT s’est exprimé  successivement et publiquement sur le sujet. Bien entendu, nous ne prétendons pas être exhaustif et nous accueillerons avec gratitude toute information susceptible de remédier aux carences éventuelles de notre étude.

    Nous avons déjà évoqué dans le précédent article, l’ambiance des premiers mois de 2011, quand convergeaient la campagne des cantonales et la tenue de la CDAC du 8 mars. Il est bien clair que, dans cette période, Monsieur Jean-Paul VADOT,  à la fois membre de droit de la CDAC et candidat aux cantonales s’est trouvé en butte aux pressions détestables de la claque de la clique du Charmoy.

    Nous nous souvenons en particulier de certaine réunion électorale du 17 mars 2011 à laquelle nous assistions, ainsi que d’un conseil communautaire du 7 mars 2011 qui a fait couler beaucoup d’encre et dont on a parlé dans la presse. Lors de ces moments pénibles, Monsieur Jean-Paul VADOT avait toute notre sympathie. Nous ne reviendrons pas en détail sur ces pantalonnades indignes. Avis aux amateurs d’histoire ancienne : ces diverses péripéties sont relatées dans certains de nos articles de la première quinzaine de mars 2011. On pourra aussi relire avec profit

 LE JOUR OÙ  LA COMCOM  FUT ASSIÉGÉE - du 06 OCTOBRE 2014      

   Si nous condamnons les agissements dont a pâti Monsieur Jean-Paul VADOT, ce n’est donc certainement pas pour l’invectiver maintenant à notre tour. Notre réflexion, même si elle pourra apparaître sans concessions aux yeux de certains, est sans commune mesure avec les pressions qu’il a subies en mars 2011 du fait du lobby du Charmoy, et dont il se pourrait bien qu’il les subisse à nouveau, quoi que sur un mode plus feutré et plus insidieux. Elle vise seulement, au moment d’un passage délicat, à préserver Monsieur Jean-Paul VADOT de l’amnésie et du découragement.

     Commençons, pour changer, par la fin. C’est une déclaration de Monsieur Jean-Paul VADOT, rapportée par le commissaire enquêteur (pp. 84 et 85), dans son rapport du 28 octobre 2013 qui a  suscité notre étonnement. Chacun(e) pourra en prendre connaissance. Nous l’estimons, pour notre compte, un peu trop lénifiante, question de caractère après tout…À la lecture d’un certain passage, tout de même, nous avons eu franchement l’impression de rêver et d’entrer de plain-pied dans le monde des Bisounours :

« - à présent, M. VADOT juge que l’ambiance autour du projet [ N.D.L.R. Chantecler : du projet du Charmoy] est apaisée. Il estime par ailleurs que si le projet vient à son terme ce sera bénéfique pour les entreprises du secteur et qu’il y aura des retombées fiscales à partager. Dans ce domaine, la communauté de communes fonctionne sous le régime de la fiscalité additionnelle ce qui signifie que la commune du lieu d’implantation perçoit la part la plus importante des recettes fiscales ».

[p. 85 du rapport de l’enquête publique de fin 2013 sur le projet]

Pour tout dire : « Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme, volupté ». À en croire cette déclaration, on pourrait incliner à penser qu’une philosophie comptable à deux sous tiendrait lieu, à présent, de boussole privilégiée des orientations et des options de Monsieur Jean-Paul VADOT en matière de politique locale du commerce. En ce sens, Monsieur Jean-Paul VADOT est moderne, Monsieur Jean-Paul VADOT est vraiment dans le vent ! Il rejoint sur ce point Monsieur Raoul Langlois qui déclarait encore le 22 octobre dernier sur FR3 : « Notre pari est de dire : si nous avons une grande surface, cela va attirer du monde, si les gens viennent à la grande surface, ils peuvent en profiter pour faire d’autres courses, d’autres achats sur la ville. »

    Sans parler du « pari » de Monsieur Raoul Langlois, qui n’est pas sûr de gagner le tiercé, avouons que la précédente déclaration de Monsieur Jean-Paul VADOT est propre à susciter quelques inquiétudes quant à la position qu’il pourrait prendre lors de la prochaine CDAC ! Non, rassurez-vous, cela ne risque surtout pas d’inquiéter Monsieur Raoul Langlois ! À la décharge de Monsieur Vadot, reconnaissons toutefois qu’au moment où il a fait cette déclaration la partie semblait définitivement jouée (Ouf !) et que Monsieur Vadot n’imaginait certainement pas devoir un jour prendre à nouveau position en CDAC !!

   La volonté d’apaisement de Monsieur Jean-Paul VADOT est respectable, c’est sans doute son droit de préserver sa tranquillité, jadis mise à mal dans cette affaire impossible du Charmoy.  Rappelons tout de même, à Monsieur VADOT, qui semble affectionner les belles maximes, qu’il est loisible à chacun de suivre l’enseignement du proverbe « pour vivre heureux, vivons caché », mais aussi que l’abstention est toujours possible, Monsieur Jean-Paul VADOT ne s’en est d’ailleurs pas privé lors de la première CDAC du 7 octobre 2009.

    Ce que l’on ne peut tout de même pas décemment envisager, c’est que son prochain vote vienne étayer l’appréciation désormais positive, voire idyllique, qu’il exprime à propos de la « venue à terme du projet ». On n’ose même imaginer pareille « conversion » qui viendrait contredire, en toute incohérence, le  précédent vote négatif du 8 mars 2011 de Monsieur Jean-Paul VADOT pour un projet de surcroît identique, ainsi, d’ailleurs, que les diverses déclarations publiques qu’il a faites ces dernières années sur le sujet !

    Votre serviteur a trop d’imagination sans doute, et tout cela ne peut être qu’un mauvais rêve ! Il faut dire aussi que la longue nuit du Charmoy est fertile en cauchemars, à commencer par la scène primitive du « vote négatif fondateur » et de son « sens » profond éclairci dans le marc de café en promo par le mage patenté du Charmoy !

    Pour effacer les traces de ce mauvais rêve nous avons parcouru le press-book du Charmoy. Voici, pêle-mêle, quelques trouvailles que nous y avons faites :

Le Bien Public du 8 avril 2009 : « La communauté de communes se sent trahie » 

    « […] Ce que les élus regrettent, c’est d’avoir été mis devant le fait accompli [ N.D.L.R. Chantecler : la maîtrise foncière de la zone déjà acquise par le promoteur], alors que des compromis de vente [ N.D.L.R.Chantecler : il s’agit des compromis entre des propriétaires fonciers privés et le promoteur, grandement secondé dans cette tâche par le maire d’Auxonne comme en témoigne une lettre qu’il adressa au maire et que celui-ci publia dans Inf’Auxonne N° 25] étaient déjà signés. « Le maire d’Auxonne a joué la carte de sa ville comme s’il était tout seul », clame Jean-Paul Vadot » […] « On se bat pour maintenir les commerces de proximité dans les communes rurales, on redoute que ce projet de centre commercial les mette encore plus à mal. Une concurrence va jouer, mais le risque d’aboutir à un monopole est grand », lance Jean-Paul Vadot ajoutant que « pour assurer le développement économique de la zone, il faut d’abord développer l’activité artisanale et industrielle pour générer des emplois, on ne commence pas par une activité commerciale ! » » 

Le Bien Public du 10 mars 2011 : « Leclerc à Auxonne : c’est fini ? » :

« Joint par téléphone Jean-Paul Vadot a rappelé que ce projet « n’avait jamais été concerté, alors que la Communauté de Communes a une compétence économique obligatoire. Nous avons été tenus à l’écart. Ce projet est excentré et il n’obéit pas à une logique d’aménagement du territoire qui doit favoriser la proximité des services et des commerces. À Auxonne il y a déjà deux supermarchés, un discount et bientôt un lidl. » Sur la forme, il retient que la réunion de la Communauté [ N.D.L.R. Chantecler : celle du 7 mars], provoquée, s’est faite dans des conditions particulières [ N.D.L.R. Chantecler : Jean-Paul Vadot semble affectionner les euphémismes]: « On a subi la pression des associations de consommateurs. On est continuellement mis sous pression. »

 Le Bien Public du 13 mars 2011 : « Priorité aux Commerces locaux » :

[ N.D.L.R. Chantecler :  Question Le Bien Public] « Quelle est votre position sur l’implantation de l’hypermarché Leclerc ? »

[ N.D.L.R. Chantecler :  réponse de Jean-Paul Vadot] « Les commerces de proximité participent pleinement à la vie sociale et à l’animation de la ville. La création d’un port a vocation à développer le tourisme et créer une nouvelle activité commerciale à son opposé n’est pas cohérent (…) »

    À relire tout cela, on se prendrait presque à rêver que Monsieur Jean-Paul VADOT, recouvrant la mémoire, réitère, le 16 décembre prochain, son vote négatif du 7 mars 2011. Après tout, ce n’est peut-être pas un rêve et si c’en est un, ce n’est assurément pas un mauvais rêve, sauf peut-être pour Monsieur Raoul Langlois…En parlant de mauvais rêve, il ne faudrait surtout pas que les prochaines nuits de nos chers élus soit troublées par d’affreux hyper-cauchemars « à dominante alimentaire » !!!

Le Charmoy le rond-point de la perplexitéC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 Décembre 2014  (J+2186 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Documents
11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 00:00

EN ATTENDANT LA COMMISSION (2) - du 11 DÉCEMBRE 2014 (J+2185 après le vote négatif fondateur)

     Comme nous l’avons déjà annoncé, ce second volet de notre article sera consacré au climat particulier ayant entouré la tenue des deux premières CDAC du 7 octobre 2009 et du 8 mars 2011. Nous ne parlerons pas du climat qui entoure la tenue de la troisième, et pour cause, c’est un black-out médiatique généralisé ! Le changement climatique est en marche et si, sur les glaciers du Pérou c’est la glace qui fond, dans notre Val-de-Saône c’est l’info qui fond ! À chacun ses calamités !

    Le 21 août 2009, était enregistrée en Préfecture une demande de la Société BOUXDIS concernant un projet d’ensemble commercial au Charmoy. En conséquence, une CDAC devait se tenir dans les deux mois.

   Le dimanche 27 septembre se déroulait à Auxonne une manifestation contre le projet qui regroupait l’union commerciale (UCIAA) et le Collectif jurassien  « Leclairobscur » (article « Dimanche de manifestation » dans Le Bien Public du 28/09/09). Cet article mentionnait l’opposition au projet, d’Antoine Sanz, ancien maire et conseiller général, et précisait que « Jean-Pierre Morin, Vice-président de la Communauté de communes déplor[ait] particulièrement le manque de concertation pour ce projet validé par la municipalité. »

   Le 30 septembre, Le Bien Public annonçait la tenue d’une CDAC pour le 7 octobre. La veille, 29 septembre, l’annonce de la CDAC avait été faite en séance au Conseil municipal, une longue annonce, rapportée dans les pages 3, 4 et 5 du procès-verbal, dont il peut être instructif de rappeler qu’elle fut entrecoupée  à la demande du maire par une déclaration des « représentants des Consommateurs ». Le procès-verbal ne mentionne pas la teneur de cette déclaration. Donnons quelques extraits du compte-rendu dont quelques passages, peuvent, encore à présent, laisser perplexe :

« [Monsieur le maire déclare que] Cette installation répond à la demande des consommateurs [N.D.L.R. Chantecler : le mouvement consommateur auxonnais, inexistant jusqu’alors, flamba à ce moment comme un feu de paille attisé sans doute par le vent de Vesoul. Qu’en reste-t-il à présent ? Quelles activités suivies à son actif, hormis quelques épisodes de lobbying opportun pour LECLERC sur le terrain ou en CNAC, affiches imprimées à LURE à l’appui en juin 2010], qui verront ainsi s’implanter une enseigne dont les prix sont, d’après les enquêtes, favorablement placés [N.D.L.R. Chantecler : publicité gratuite, Monsieur le Maire, laissez MEL faire son job, il est (bien) payé pour ça !]

Les déplacements sur Dijon et Dole seront réduits si le consommateur trouve sur place ce dont il a besoin. […]

Le développement de cette zone ne doit pas se faire par un déplacement des commerces, il faut au contraire développer le centre ville et inciter les clients du futur LECLERC à y venir. [N.D.L.R. Chantecler autant résoudre la quadrature du cercle, Alphonse Allais n’a pas fait mieux avec « sa ville à la campagne » !]

Cette implantation ne serait qu’une première étape, qui préfigurerait l’installation d’un hôtel et d’un établissement de restauration rapide, qui correspondrait notamment à une attente de la jeunesse. [N.D.L.R. Chantecler un McDo comme à Champagnole ! Pour une belle jeunesse obèse !]

Le vote étant nominatif, Monsieur le Maire se prononcera favorablement le 7 octobre sur l’implantation de cette enseigne. [N.D.L.R. Chantecler Voilà pour une fois qui est clair Monsieur le maire !]

Monsieur Antoine SANZ intervient, en soulignant qu’il y a certes des aspects positifs dans ce dossier, mais qu’il est tout à fait contre ce projet, car les aspects négatifs n’ont pas été évoqués.

Il a dernièrement assisté à une réunion dans le cadre du « plan climat » qui concernait notamment les erreurs commises dans le développement des villes. Pour lui, on va à contre courant de ce qui se passe ailleurs. [N.D.L.R. Chantecler C’est bien ce que disait encore récemment le reportage de FR3 du 22 octobre dernier. Voir à ce propos notre article « Fins de séries au Charmoy » du 25 octobre dernier]

Il y aura des suppressions d’emplois, notamment dans le petit commerce. S’il advenait une situation de monopole, le consommateur n’en sortirait pas gagnant.

Monsieur le Maire répond qu’il a analysé l’effet sur l’emploi dans le petit commerce. [N.D.L.R. Chantecler : Il l’a analysé à sa manière, probablement comme il  analysa « le sens du vote  du 17 décembre 2008 » à « la mode Langlois », mais il se garde bien d’en livrer les conclusions !] »

      Le 12 septembre, après la douche froide du 7 octobre, grand article dans Le Bien Public sous le titre « Leclerc : le dossier sera porté plus haut » C’est dans cet article qu’un responsable Leclerc honore le bon petit soldat de la grande distribution : « Faire un hypermarché sur sa commune, c’est partir au feu » avait ainsi lancé un responsable Leclerc au maire d’Auxonne « audacieux » ». Voilà une citation à l’ordre de la division Leclerc….qui n’est pas de Hautecloque, une citation après la haute claque du 7 octobre ! L’atmosphère est martiale, le peuple se lève en masse et l’article annonce « 1252 consommateurs pour, pétition « spontanée » déposée mardi soir [N.D.L.R. Chantecler : 6 octobre, la veille de la CDAC] en mairie et qui court toujours ». Nous voilà vraiment en pleine croisade du Charmoy, la première, car, après le grand épisode de « démocratie participatatative » de la consultation pour « un supermarché à dominante non alimentaire » affichée aux frais de LURE, il y en aura une seconde….

    Ainsi, le 26 janvier 2011, était enregistrée en Préfecture une nouvelle demande de la Société BOUXDIS concernant un projet d’ensemble commercial révisé à la baisse (voir l’article « Oui à l’hyper, non au Brico ! » dans Le Bien Public du 13 janvier 2011) au Charmoy. En conséquence, une CDAC devait se tenir dans les deux mois.

  Cette fois,  la presse annonça l’évènement de façon très discrète le 26 février à la fin d’un compte-rendu de séance de conseil municipal (Le Bien Public du 26 février 2011)

      Cette séance du Conseil municipal avait eu lieu le 14 février, et l’annonce de la CDAC y avait été faite en ces termes :

« Sur la construction d’un Leclerc : Un nouveau dossier pour l’aménagement d’une surface commerciale « Enseigne Leclerc », a été déposé auprès de la CDAC (Commission Départementale d'Aménagement Commercial ). Il sera examiné le 8 mars 2011 à 10 heures. La Ville d’Auxonne souhaite néanmoins connaître la position du Conseil communautaire et a donc demandé une réunion ». [Procès-verbal du CM du 14/02/11 page 2]

    De cette déclaration, ce sont les deux dernières lignes qui importent. Elles marquent la volonté de « mouiller » le Président de la Communauté de Communes dans le but, sans doute, d’obtenir de sa part un vote positif à la CDAC du 8 mars.

   Visiblement la manœuvre fut contreproductive car au bout du compte le vote du Président de la Communauté de Communes se révéla être négatif.

   Vote négatif malgré le forcing des « associations de consommateurs » (Cf. Le Bien Public du 10 mars  2011) présentes en masse lors du conseil communautaire à Tillenay le 7 mars, veille de la CDAC, foule nombreuse dont on avait pris soin de battre le rappel par voie de tracts proposant d’assurer le transport des troupes par covoiturage pour la bonne cause.

   La campagne des cantonales qui devait suivre continua d’ailleurs à être empoisonnée par des tracts plus virulents utilisant l’argument « LECLERC » contre divers adversaires de Monsieur Raoul Langlois. L’une de nos illustrations de ce jour reproduit les tracts en question. L’issue du scrutin devait consacrer l’échec du procédé !

 La zone du Charmoy dans la campagne de 2011 L’autre illustration, comme celle d’hier, est empruntée à notre feuilleton, elle illustre la fièvre revendicative du lobby du Charmoy roulant pour le promoteur, fièvre qui semble pour l’heure, définitivement retombée ! Faudrait-il en conclure que cette troisième CDAC n’ait pas l’importance déterminante des deux premières  et qu’elle ne soit au bout du compte, comme nous l’avons déjà envisagé, qu’une simple opportunité tactique dans la résolution du blocage que connaît le chantier du Charmoy depuis maintenant plus de deux mois… Une CDAC pour la gloire en somme ?

16 - Le grand métingeC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 11 Décembre 2014  (J+2185 après le vote négatif fondateur)

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 00:00

EN ATTENDANT LA COMMISSION  (1) - du 10 DÉCEMBRE 2014 (J+2184 après le vote négatif fondateur)

    Bien que l’information soit jusqu’à ce jour restée confidentielle, une troisième CDAC concernant le projet LECLERC au Charmoy se réunira donc mardi prochain 16 décembre à 14h30. Les deux précédentes s’étaient tenues respectivement les 7 octobre 2009 et 8 mars 2011. Elles avaient abouti toutes deux à un REFUS du projet et avaient été suivies toutes deux d’un recours en CNAC, sans résultat pour le premier en janvier 2010 et positif pour le second en janvier 2012.

      Le présent article, qui sera suivi d’un second volet est d’ordre « historique » et documentaire. Son objectif est de mettre à la disposition de nos lecteurs/trices une synthèse comparative des deux précédentes commissions qui leur permettra  peut-être de conjecturer sur la troisième.

     Rappelons toutefois que cette troisième CDAC, somme toute inattendue et beaucoup plus discrète, n’a fait jusqu’à présent l’objet d’aucune annonce médiatique, ce qui était pourtant le cas des précédentes. Elle ne semble pas non plus devoir susciter, à son approche, les « mobilisations » diverses qui avaient précédées les deux premières.

    Pour l’heure, nous ignorons si, comme c’était le cas des deux premières, elle est une étape d’une nécessité absolue ou si ‘au contraire, elle ressort d’une simple opportunité tactique dans la résolution du blocage que connaît le chantier du Charmoy depuis maintenant plus de deux mois…

    Le tableau ci-dessous, relatif aux précédentes CDAC de 2009 et 2011 a été établi d’après les documents officiels disponibles sur le site de la Préfecture de la Côte-d’Or.  

     Rappelons que « la commission autorise les projets par un vote à la majorité absolue des membres présents, le Président de la commission ne prenant pas part au vote (art. L.752-14 du Code du Commerce) ».

    Ajoutons enfin que « Lorsque la zone de chalandise du projet examiné par la commission dépasse les limites du département [N.D.L.R. : ce qui est le cas présent, le JURA et la HAUTE-SAÔNE étant concernés], la commission comprend également au moins un élu et une personnalité qualifiée de chaque autre département concerné [et que] la commission ne peut délibérer que si au moins la majorité de ses membres sont présents ».

   En ce qui concerne la prochaine commission, la troisième colonne du tableau sera renseignée après publication de la décision. Hormis les élus ou leurs représentants siégeant ès-qualité, nous ignorons la liste nominative  des membres de la prochaine commission, en effet, selon les textes en vigueur, celle-ci « n’a pas à être publiée, elle est seulement notifiée aux membres de la commission et au demandeur ». Ce dernier détail mérite d’être souligné.

    Les votes favorables sont surlignés en VERT, les votes défavorables sont surlignés en ROUGE, les abstentions en JAUNE.

 

MEMBRES

CDAC du 07/10/09

CDAC du 08/03/11

CDAC du 16/12/14

Président : le Préfet ou son représentant

NE PREND PAS PART AU VOTE

NE PREND PAS PART AU VOTE

NE PREND PAS PART AU VOTE

Maire d’AUXONNE

M. Raoul LANGLOIS

M. Raoul LANGLOIS

 

Adjoint(e) au Maire d’AUXONNE

Mme Jocelyne RAYMOND

Mme Jocelyne RAYMOND

 

Président de la CC AUXONNE-Val de Saône

M. Jean-Paul VADOT

M. Jean-Paul VADOT

 

Président du CG  Côte d’Or, ou son représentant

M. Marc FROT

M. Marc FROT

 

Maire de DIJON

Mme Nathalie KOENDERS, adjointe au Maire de DIJON

Mme Nathalie KOENDERS, adjointe au Maire de DIJON

 

Personnalité qualifiée (consommation)

Mme Jeanine DILLENSEGER

M. Robert MONNERET

 

Personnalité qualifiée

(développement durable)

M. Francis ROBITAILLE

M. Francis ROBITAILLE

 

Personnalité qualifiée

(aménagement du territoire)

 

Mme Catherine BAUMONT

Mme Catherine BAUMONT

 

Élu  du JURA

M. Gérard COMMUNETTI, Maire de MONTMIREY-LE-CHÂTEAU

Mme Myriam VILLAR,  Adjointe au Maire de MONTMIREY-LE-CHÂTEAU

 

Personnalité qualifiée (consommation) du JURA

Absente

Mme Nathalie DEBOUCHE

 

Élu de HTE-SAÔNE

M. Jean-Claude GAY,

Maire de PESMES

M. Jean-Claude GAY,

Maire de PESMES

 

Personnalité qualifiée  de HTE-SAÔNE

Absente

Absente

 

RÉSULTATS

   4    /  2   /   4

   4    /  5   /   2

 

DÉCISION

REFUS

REFUS

 

DESCRIPTION DU PROJET

Surface de vente totale 9100 m² : (hypermarché de 3500 m², galerie marchande 600 m², un brico de 5000 m²)

Surface de vente totale 4000 m² : (hypermarché de 3500 m², galerie marchande 500 m²)

Surface de vente totale 4000 m² : (hypermarché de 3500 m², galerie marchande 500 m²)

 

 Nous ne nous livrerons pas à des conjectures hasardeuses quant au résultat de la prochaine commission. On remarquera simplement la stabilité des positions de certains élus (ou de leurs représentants).

      Ainsi le maintien des positions du Maire d’AUXONNE et de son adjoint(e) ne fait évidemment aucun doute. Le vote du représentant du CG devrait être logiquement dans la même ligne, quant à l’opposition du maire de DIJON (ou de son représentant), si rien ne nous permet de dire qu’elle est absolument certaine, elle mériterait de subsister, ne serait-ce que pour vérifier les déclarations récentes de Raoul Langlois : « Je me souviens de la première CDAC. Ce sont des arguments politiques qui ont prévalu plus que des arguments réellement techniques. Par exemple, la ville de Dijon a refusé une implantation de 3500 m² à Auxonne et quelque temps après a accepté 11000 m² à la Fontaine d’Ouche et La Toison d’Or » (Reportage FR3 du 22 octobre 2014)

http://youtu.be/4PMrRymYg5s

   Pour le reste, comme le montre notre tableau, nous entrons dans le domaine des incertitudes…. C’est le cas notamment de Monsieur Jean-Paul VADOT, Président de la Communauté de Communes d’AUXONNE-Val de Saône.  Lors des précédentes CDAC, le Président de la Communauté de Communes d’AUXONNE-Val de Saône se trouvait déjà dans une position délicate, cette troisième CDAC imprévue pourrait bien se révéler cornélienne…

     C’est du moins ce que nous tenterons de démontrer, après la publication du deuxième volet de cet article qui sera, lui, consacré au climat particulier ayant entouré la tenue des deux premières CDAC.

     Le sujet sérieux que nous avons traité aujourd’hui se prêtant mal aux illustrations, Claudi a tiré pour nous de ses cartons l’illustration d’un épisode de notre feuilleton. Rappelons que cette fiction, qui dépasse la réalité, est intitulée « Esquisses pour un journal du Charmoy ». Elle est disponible sur ce blog en album et pour le détail de ses  46 épisodes dans la rubrique « Feuilleton ».

   L’illustration d’aujourd’hui est une fantaisie à propos de l’ambiance qui régnait à Charmoy-City en octobre 2009

 07 - Générations spontanées

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 Décembre 2014  (J+2184 après le vote négatif fondateur)

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 00:00

PETITE ARITHMÉTIQUE  DU CHARMOY  - du 08 DÉCEMBRE 2014 (J+2182 après le vote négatif fondateur)

  L’arithmétique est petite, mais l’article est long. Amateurs de tweets et cerveaux lents,  passez votre chemin !

   Dans notre précédent article, nous avons annoncé la tenue d’une CDAC le 16 décembre prochain. D’ici à cette date, nous reviendrons en détail sur le sujet, mais, pour l’heure, nous voudrions évoquer le Charmoy en chiffres. À propos de chiffres, rappelons que cette commission sera la sixième à être réunie. Cette fois, vraiment, il y a du Guinness dans l’air !

   Nos fidèles lecteurs/trices qui souhaiteraient, à l’approche de la prochaine CDAC, revoir le bilan des précédentes commissions pourront accéder aux décisions correspondantes disponibles en PDF à partir de l’article :

LA « LOCOMOTIVE » DU CHARMOY ALLONGE SON TRAIN DE COMMISSIONS - du 05 DÉCEMBRE 2014

    Passons à présent à notre « Petite arithmétique du Charmoy »

   Un premier constat tout d’abord, qui sera un constat de carence… Les autorités de notre bonne ville sont un peu fâchées avec les chiffres et il aura fallu l’intervention récente du Savant Cosinus…de LURE pour que soit rectifié, après plusieurs semaines, un affichage officiel qui annonçait sans sourciller une surface de plancher de 46308 m² pour un projet réputé, par ailleurs, en compter désormais moins de 10000 !

LE CHARMOY COMME ATOUT ET COMME TRACAS - du 26 NOVEMBRE 2014

     Errare humanum est !On nous reprochera, à juste titre pour cette fois, notre intransigeance pointilleuse.

    Pointilleuse sans doute, mais ô combien fondée, car c’est bien dès le départ du projet que la réalité des chiffres fut malmenée et cette fois-là,  sûrement pas par inadvertance !

    Pour en faire la démonstration, déplaçons-nous sur l’axe des temps pour en revenir au jour J du vote négatif fondateur : ce fameux soir du 17 décembre 2008.

     Répétons encore une fois, qu’avant de connaître les rebondissements et péripéties que l’on connaît, le projet du Charmoy fut d’abord « fondé », de façon totalement incongrue, sur un vote négatif !  Ce vote, qui eut lieu lors de la soirée mouvementée du 17 décembre 2008, il faut en rappeler d’abord  les données factuelles :

« Question : « Etes vous favorable à l’implantationd’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? »

Résultat du vote :

- Nombre d’électeurs : 22 ;

- Nombre d’enveloppes : 22 ;

- Nombre de suffrages exprimés : 21 ;

- 21 bulletins « non » ;

- 1 vote blanc »

(Cf. PV du conseil du 17/12/08)

Conclusion : 21 « non » sur 22 votants, un non quasi unanime contre « l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire ». Tout est clair ! Les nombres parlent d’eux-mêmes !

Et Le Bien Public, lui-même ne s’y est pas trompé – si l’on peut dire – qui titrait le surlendemain : « Une nouvelle grande surface, le Conseil municipal dit « non » » (Le Bien Public du 19/12/08).

Point n’est besoin d’être agrégé de grammaire pour comprendre, à la lecture de la question, que le résultat de ce vote ne pouvait permettre en aucun cas de justifier l’installation d’un hypermarché, grande surface à prédominance alimentaire d’une surface de vente supérieure à 2500 m². Ce qui pourtant fut fait !

      D’aucuns pourraient qualifier l’auteur d’une telle action d’éclat, d’« audacieux », ce que fit d’ailleurs un représentant du promoteur dans notre quotidien local : « Faire un hypermarché sur sa commune, c’est partir au feu » avait ainsi lancé un responsable Leclerc au maire d’Auxonne « audacieux » » (Le Bien Public du 12/10/09).

      Ah ! la belle audace que voilà ! Supposons que Monsieur Raoul Langlois, inspiré généreusement par un sens aigu de l’intérêt général, ait pris tout de go la décision d’installer un hypermarché au Charmoy « sous son bonnet ». Admettons aussi qu’il ait jugé que la fonction de maire dont il était investi lui en donnait le droit, une telle attitude eût été sans doute jugée arbitraire mais, on aurait pu quand même admettre qu’elle était audacieuse.

      Tel ne fut pas cependant le cas, et de loin ! L’attitude de notre premier magistrat dans ces circonstances n’a pas révélé chez lui une quelconque audace. Nous allons le démontrer sur pièces.

      Tout d’abord, un audacieux se serait-il embarrassé de toutes ces assurances préalables données lors de précédentes séances du conseil municipal, assurances relatives à « la compétence de la Communauté de communes » en la matière, et à l’engagement du maire de « se plier à la décision du Conseil Municipal » ? Sûrement pas !

     De telles assurances figurent pourtant explicitement dans les procès-verbaux dont nous rapportons ici quelques citations littérales :

  «  Est-il exact qu’une grande surface va s’implanter à Auxonne ?

        Monsieur le Maire répond qu’à ce jour, aucun projet en ce sens n’est arrêté ;

                - d’une part, comme tout le monde le sait, l’aménagement d’une zone supérieure à 2 ha relève de la compétence de la Communauté de communes [N.D.L.R. C’est nous qui soulignons];

                - D’autre part, si un tel projet était envisagé, il va de soi que l’ensemble des acteurs du commerce sur Auxonne ainsi que les élus du Conseil Municipal seraient concertés sur cette question.

[Procès-verbal du Conseil du 18/09/08 page 6 § 22 Questions orales].

 « Sur ce sujet, c’est le Conseil Municipal qui se prononcera pour ou contre, non le Maire, avec un vote à bulletins secrets. Cela ne se fera pas en catimini [N.D.L.R. C’est nous qui soulignons]. Il faut qu’un maximum de personnes ait les informations nécessaires pour se prononcer, M. le Maire précise qu’il donnera son point de vue mais il se pliera à la décision du Conseil Municipal [N.D.L.R. C’est nous qui soulignons]».

[Procès-verbal du Conseil du 21/10/08 page 6].

       Après le vote, alors que des manœuvres foncières « discrètes » battaient déjà leur plein sur le terrain, au profit d’un seul promoteur, un audacieux se serait-il donné la peine d’échafauder cette casuistique entortillée, de produire ces exégèses laborieuses autour d’un prétendu « sens du vote » du 17 décembre dans le seul but de justifier après coup ces manœuvres. Sûrement pas ! De telles interprétations, aussi laborieuses qu’infondées,  furent pourtant avancées.

    Une première fois timidement,  lors du Conseil municipal du 26 février 2009, à propos d’une question posée par la liste « Ensemble Autrement ».

  Cette question était la suivante : « Implantations d’entreprises : quels sont les moyens aujourd’hui utilisés par la commune, pour faire connaître auprès des entreprises potentiellement candidates à une implantation les possibilités et disponibilités foncières ? »

  Voici des extraits de la réponse : «  […] Par ailleurs, il y a la zone du Charmoy. Une entreprise [N.D.L.R. c’est-à-dire LECLERC] a fait une proposition pour s’implanter à Auxonne avec moins de mille mètres carrés alimentaires. [N.D.L.R. C’est nous qui soulignons] […] La réponse négative du Conseil Municipal à la question posée en décembre 2008 « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? » ne signifie pas un refus de toute grande surface [N.D.L.R. mais pour le moins « d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire », donc d’un hypermarché], il faut pouvoir se développer. […]»

[Source : PV du Conseil municipal du 26 février 2009 INFORMATION DE M. LE MAIRE Questions diverses pages 2 et 3]

     Ce timide essai du 26 février fut transformé ultérieurement en affirmation péremptoire lors d’une déclaration de presse : « Auxonne doit se développer mais ce développement ne doit pas détruire ce qui existe. C'est pourquoi, la municipalité soutiendra toute implantation nouvelle sous réserve que la part « alimentation » n'excède pas 1 000 m2. C'est le sens du vote du conseil municipal du 17 décembre 2008 [N.D.L.R. C’est nous qui soulignons]». (Le Bien Public du 2 mars 2009)

    Ainsi était donné au « vote du conseil municipal du 17 décembre 2008 » le nouveau sens ad hoc permettant, tant bien que mal,  de justifier dans la foulée l’accueil  d’un hypermarché de 3500 m² ! Le coup est, reconnaissons-le, plus fumeux que fumant !

Pour une étude plus fouillée des exégèses du vote du 17/12/08 voir notre long dossier

RETOURNER AU CHARMOY - du 9 mai 2013

    En conclusion, ces assurances pleines d’humilité, mais non tenues, cette réinterprétation du vote a posteriori, amphigourique  et sans fondement,  nous placent, à l’évidence, dans un  tout autre  registre que celui de l’audace, un registre beaucoup plus trouble, celui du tripatouillage et de l’embrouillamini !

   Que le caractère pour le moins contestable de cette attitude et de ces propos n’ait rencontré,  sur le moment, et même dans la suite, qu’un timide désaveu faiblement argumenté et beaucoup plus symbolique que pugnace, ne prouve ni leur bien-fondé, ni leur bonne foi. C’est tout au plus la preuve du règne d’une indolence et d’une paresse  intellectuelle endémiques  au sein de nos assemblées, diablement vulnérables en matière d’enfumage (il est urgent d’installer un détecteur de fumée !).  Les conséquences de cet état de fait ne manquent pas, d’ailleurs, de peser sur notre ville, comme une chape de plomb !

   Décidément, le projet du Charmoy n’est pas né sous une bonne étoile,  c’est plutôt la triste nébuleuse des cachotteries et des embrouillaminis qui  a présidé à sa naissance ! Pas étonnant, dès lors, que toute l’affaire ait pris depuis un tour plutôt calamiteux et osons le dire  franchement grotesque !

   Des   affiches de la « consultation » de juin 2010 imprimées à LURE, en passant par la puissante dialectique du  tract de Monsieur Montial, président de la fantomatique AAC lors des dernières cantonales de 2011, pour continuer par le « tête-à-queue » de la CNAC de janvier 2012, jusqu’aux récentes péripéties de l’affichage du permis modificatif, le grand collier du Charmoy s’orne déjà de quelques perles rares et de la plus belle eau !

   Passons à présent à l’arithmétique des promesses d’emplois juteuses que l’on a fait miroiter à la population. De « 250 emplois « équivalents temps plein » pérennes […] créés sur la zone »  ( Inf’Auxonne N° 25 de Mai 2009) et « 300 emplois en comptant les CDD » (Le Bien Public du 30 mars 2009) on passe en février 2014 à 90 emplois annoncés par un panneau encore en place sur le site : « ICI prochainement OUVERTURE d’un centre E. LECLERC. Création de 90 emplois », puis à 50, si l’on en croit Pays Dolois N°164 d’octobre 2014 annonçant en page 4 « actu  « la création d’une cinquantaine d’équivalents temps plein sur Auxonne » et pour finir à « plusieurs dizaines » selon les dires du maire d’Auxonne annonçant « la création de plusieurs dizaines d’emploi » dans Le Bien Public du 22 octobre dernier…

    Reste une arithmétique, la seule qui vaille, au fond, en cette matière, celle des M€. Elle est en veilleuse à présent et l’on aurait du mal à en trouver trace. Elle s’affichait pourtant crânement début 2009 : « en investissant 20 millions d’euros dans cette implantation [l’enseigne] espère réaliser un chiffre d’affaires de 25 M€ [N.D.L.R. Ça nous fait vraiment une belle jambe !] » (Le Bien Public du 30 mars 2009) et jusqu’au début de 2011 : « On veut le conquérir [le marché] et aller titiller nos concurrents. Il y a tout de même une potentialité de 28 millions d’euros à prendre » (Le Bien Public du 13 janvier 2011).

    Des « millions d’euros à prendre » !  Toute l’arithmétique de cette affaire n’est-elle pas, au bout du compte, la seule arithmétique du tiroir-caisse ! Business is business !

Le Charmoy à la manière de CollodiC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 8 Décembre 2014  (J+2182 après le vote négatif fondateur)

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 00:00

LA « LOCOMOTIVE » DU CHARMOY ALLONGE SON TRAIN DE COMMISSIONS - du 05 DÉCEMBRE 2014 (J+2178 après le vote négatif fondateur)

     Remarque préliminaire : notre titre n’a rien à voir avec la grève actuelle des contrôleurs SNCF qui manifestent contre la perspective de trains bientôt désertés par les employés.

  Nous manifestons, pour notre part, contre la désertification d’un centre-ville déjà sinistré, dont il se pourrait bien, comme l’avait estimé la CNAC de 2010 que l’animation soit encore réduite par la création d’un pôle commercial périurbain sur des terres agricoles.

 DÉCISION CNAC 20/01/2010

   Mauvaise nouvelle justement à propos du centre-bourg, la presse des derniers jours nous apprend que la candidature d’Auxonne n’a pas été retenue. Comme dirait Jacques Chirac dans son langage fleuri : « Les merdes volent en escadrille »

http://www.bienpublic.com/edition-haute-cote-d-or/2014/11/29/fiers-d-avoir-ete-retenus

Regrettable nouvelle mais qui n’est pas pour nous surprendre, dans un moment  où l’énergie de nos édiles semble moins concentrée vers le centre-ville qu’excentrée vers la périphérie, et largement dévolue au service de LECLERC.

 Certes  « les échanges entre la direction du grand-est du groupe et la mairie qui a délivré le permis  sont réguliers et fructueux ». [Pays dolois N° 164 d’octobre 2014, page 4 actu]. Mais « fructueux » pour qui, au juste ?

   Dans notre précédent article, nous avions fait le bilan des informations relatives au Charmoy pour la période des deux derniers mois.

   À ce propos nous avions récapitulé les  annonces successives du maire d’Auxonne en conseil ou dans les médias :

 « Affaire BOUXDIS : « le permis de construire est suspendu car l’étude complémentaire acoustique aurait dû être transmise pendant l’enquête publique. Le projet est retardé » (8 octobre)

« L’interruption pourrait durer plusieurs mois » « Le porteur du projet n’a pas l’intention de reculer » (21 octobre)

« On va demander la suspension de la décision sur le fond, le temps de démarrer une nouvelle enquête publique qui prenne en compte l’étude acoustique. Cela pourrait prendre au moins six mois, même si on ne maîtrise absolument pas les délais » « Le projet continue. Il y aura donc certainement un permis modificatif qui sera déposé pour tenir compte de cette situation » ( 22 octobre)

« l’entreprise a fait le choix de réduire la surface à moins de 10 000 m² par la suppression d’un décrochement prévu pour des réserves » (18 novembre 2014)

     À cette kyrielle d’informations diverses, il en manquait cependant une de taille, celle de la tenue prochaine d’une CDAC concernant le projet BOUXDIS au Charmoy, le 16 décembre prochain.

    Cette information a dû être omise par inadvertance…À noter pourtant que le dossier a été déposé en préfecture  le 6 novembre dernier. Il est fort probable que notre premier magistrat était depuis lors dans la confidence. Discrétion oblige…

    Voilà un extrait du programme de la commission :

« 14 H 30 – Création d'un ensemble commercial LECLERC à AUXONNE :

– dossier n° 533 enregistré le 6 novembre 2014

– demandeur : SARL BOUXDIS

– surface de vente : 4000 m² (hypermarché : 3500 m² + galerie marchande : 500 m²) »

   À remarquer que la définition du projet en matière de surface de vente « 4000 m² (hypermarché : 3500 m² + galerie marchande : 500 m²) » reste la même que pour la précédente CDAC du 8 mars 2011 qui avait vu le rejet du projet.

     Nos lecteurs/trices pourront se reporter au site officiel

http://www.cote-dor.gouv.fr/IMG/pdf/CDAC_16-12_ordre_du_jour.pdf

    Nous en sommes donc aujourd’hui au sixième passage en commission (départementale ou nationale) pour un projet qui en a déjà connu 5 depuis 2009 : CDAC du 7 octobre 2009, CNAC du 20 janvier 2010, CDAC du 8 mars 2011, CNAC du 17 décembre 2011, CNAC du 17 janvier 2012.

     D’octobre 2009 à janvier 2012, de nombreux titres du Bien Public témoignent de ce long parcours du projet de commission en commission :

« La CDAC se prononcera le 7 octobre »  (Le Bien Public du 30 septembre 2009)

« AUXONNE PROJET  LECLERC REFUSÉ PAR LA CDAC »(Le Bien Public du 08 octobre 2009)

« AUXONNE. Le projet de l’hypermarché vient d’essuyer un premier revers en commission départementale. Mais le jeu n’est pas fini. LECLERC EN ÉCHEC » (Le Bien Public du 08 octobre 2009)

« AUXONNE. Le refus de la commission départementale suscite les                                                                                                                                                                                                                       commentaires LECLERC : LE DOSSIER SERA PORTÉ PLUS HAUT » (Le Bien Public du 12 octobre 2009)

« AUXONNE LE PROJET  LECLERC  « REFUSÉ » » [N.D.L.R. Chantecler : refusé en CNAC] (Le Bien Public du 27 février 2010)

 « COMMERCE LE PROJET  LECLERC  REJETÉ » [N.D.L.R. Chantecler : refusé en CNAC] (Le Bien Public du 27 février 2010)

 « Révision du plan local d’urbanisme » « Un nouveau dossier pour l’aménagement d’une surface commerciale (Leclerc) a été déposé auprès de la CDAC. Il sera examiné le 8 mars prochain à 10 heures » (Le Bien Public 26 février 2011)

« COMMERCE. A nouveau refusé [sic], l’implantation d’un magasin envenime le débat politique LECLERC À AUXONNE : C’EST FINI ? » (Le Bien Public du 10 mars 2011)  « AUXONNE FEU VERT POUR LE PROJET LECLERC » [N.D.L.R. Chantecler : feu vert en CNAC](Le Bien Public du 20 janvier 2012)

 « AUXONNE. La commission nationale d’aménagement commercial a donné son feu vert à la SARL Bouxdis pour l’implantation de l’hypermarché LECLERC REFAIT SURFACE (Le Bien Public du 23 janvier 2012)

 « COMMERCE. Après des années de tractations, la SARL Bouxdis peut développer sa zone commerciale LE FEUILLETON LECLERC CONTINUE » (Le Bien Public du 23 janvier 2012)

 Dans la perspective de la tenue prochaine d’une nouvelle CDAC, nous proposons à nos lecteurs/trices une compilation détaillée des décisions des précédentes commissions.

     À la lumière de ces documents, ils/elles pourront juger des nombreuses contradictions que révèlent leur examen attentif, ils pourront aussi rafraîchir leurs connaissances sur la composition et le fonctionnement d’une CDAC.

DÉCISION CDAC 07/10/2009

DÉCISION CDAC 08/03/2011

DÉCISION CNAC 17/01/2012

    Gageons que la soirée du prochain conseil municipal, annoncé pour le 16 décembre à 21 heures (PV du conseil du 18/11/14), juste à la veille du sixième anniversaire du « vote fondateur »* sera riche en annonces, pas forcément bonnes, mais déterminantes pour l’avenir de notre centre-bourg !

* Rappelons ici pour mémoire la question et la réponse de ce « vote fondateur » :

Question : « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? »

Résultat du vote :

- Nombre d’électeurs : 22 ;

- Nombre d’enveloppes : 22 ;

- Nombre de suffrages exprimés : 21 ;

- 21 bulletins « non » ;

- 1 vote blanc

(Cf. PV du conseil du 17/12/09)

 La locomotive du Charmoy et son train de commissions

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 5 Décembre 2014  (J+2178 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Flash-info
4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 00:00

CHEZ CHANTECLER, LES TRAVAUX NE CONNAISSENT PAS D’ÉCLIPSE - du 04 DÉCEMBRE 2014 (J+2177 après le vote négatif fondateur)

    Depuis presque deux mois, les engins se sont tus sur le chantier du Charmoy. D’aucuns pensaient, sans doute, que nous aurions pu escompter jouir tranquillement de cette pause inopinée autant qu’opportune pour prendre quelques loisirs. En fait, il n’en a rien été ! Si la pelle du Sapeur Camember commence effectivement à rouiller, nos fidèles lecteurs/trices savent bien qu’en revanche le Savant Cosinus n’a pas vraiment chômé et que, des décibels aux mètres carrés, ses compétences d’homme de chiffres se sont révélées souvent bien précieuses !

    Quant à votre serviteur, sa lunette reste braquée sur la nébuleuse du Charmoy apparue depuis plus de six ans maintenant dans notre ciel, et sur ses satellites bien sûr ! Ainsi que sur les cigognes !

    Pour vous permettre de faire une synthèse rapide des derniers évènements, nous avons le plaisir de vous livrer aujourd’hui, à titre de mémento, un extrait succinct de nos observations des deux derniers mois. En attendant la suite…

Question de méthode : chaque information, dont la source est précisée, est repérée chronologiquement. Pour les commentaires et les analyses que nous en avons donnés, nos fidèles lecteurs/trices voudront bien se reporter à nos articles indiqués à la suite dans la rubrique « En savoir plus ». 

08 OCTOBRE : Déclaration du Maire d’Auxonne au Conseil municipal : « Affaire BOUXDIS : le permis de construire est suspendu car l’étude complémentaire acoustique aurait dû être transmise pendant l’enquête publique. Le projet est retardé »

[PV du CM du 08 octobre § 3 Informations de Monsieur le Maire p. 2, affichage du 18 octobre]

En savoir plus :

AU COMPTE-GOUTTES - du 18 OCTOBRE 2014

21 OCTOBRE : Propos du Maire d’Auxonne rapportés dans l’article « Les travaux du Leclerc sont suspendus » :

« Ce recours repose sur le fait que le dossier d’une étude acoustique supplémentaire a été remis après l’enquête publique relative à la construction de l’hypermarché ».

« L’interruption pourrait durer plusieurs mois »

« Le porteur du projet n’a pas l’intention de reculer »

[Le Bien Public du 21 octobre]

En savoir plus :

« COUP DE TONNERRE DANS LE CIEL AUXONNAIS » - du 22 OCTOBRE 2014

22 OCTOBRE : Propos du Maire d’Auxonne rapportés dans l’article « LECLERC À AUXONNE : UN SUJET TOUJOURS AUSSI CLIVANT » :

 « On va demander la suspension de la décision sur le fond, le temps de démarrer une nouvelle enquête publique qui prenne en compte l’étude acoustique. Cela pourrait prendre au moins six mois, même si on ne maîtrise absolument pas les délais »

[Le Bien Public du 22 octobre]

Déclaration du Maire d’Auxonne à FR3 :

 « Le projet continue. Il y aura donc certainement un permis modificatif qui sera déposé pour tenir compte de cette situation »

[Reportage FR3 du 22 octobre « Auxonne : La construction d'un supermarché est arrêtée à la suite d'un recours déposé au Tribunal Administratif »]

En savoir plus :

 « COUP DE TONNERRE DANS LE CIEL AUXONNAIS » (BIS) - du 23 OCTOBRE 2014

UNE MINUTE 38 DE BONHEUR (1er épisode) - du 27 OCTOBRE 2014

23 OCTOBRE : Premier Affichage  du dépôt d’une demande de permis modificatif signé du Maire d’Auxonne  (format demi A4)

Numéro de dépôt : PCM 021038   14 E  021.038.13.E0005-1 

Date de dépôt : 22 octobre 2014

Demandeur : Société BOUXDIS

Objet : suppression de réserves

Surface de plancher : 46308 m²

En savoir plus :

LE SAVANT COSINUS AU PAYS DES CONIQUES - du 20 NOVEMBRE 2014

18 NOVEMBRE : 

Propos du Maire d’Auxonne lors du conseil du 18 novembre 2014, non portés au procès-verbal, et qui disaient en substance: « l’entreprise a fait le choix de réduire la surface à moins de 10 000 m² par la suppression d’un décrochement prévu pour des réserves ».

N.B : Il n’est pas fait mention, dans le procès-verbal, des échanges verbaux entre MM. Langlois et Vauchey, relatifs à la suspension des travaux sur la zone du Charmoy et de ses suites récentes (dépôt d’une demande de modification de permis de construire). Seule une mention globale des affaires en contentieux est faite, sans plus de détails, dansle procès-verbal en page 2. Nous en donnons la citation littérale :

 « Affaires en contentieux :

En réponse à la première question du groupe « Une dynamique pour Auxonne » [N.D.L.R. : cette question est rappelée, et sa formulation précisée, en page 19 du PV au paragraphe 17 « questions diverses »], Monsieur le Maire énumère la liste des affaires en contentieux dans lesquelles la Ville est engagée ». [Procès-verbal du Conseil municipal du 18 novembre  p. 2]

En savoir plus :

À PROPOS DE CÔNE DE VUE - du 22 NOVEMBRE 2014  

25 NOVEMBRE : Nouvel Affichage (format A4) du dépôt d’une demande de permis modificatif signé du Maire d’Auxonne

Numéro de dépôt :  PCM 021038   14 E  021.038.13.E0005M01 

Date de dépôt : 22 octobre 2014

Demandeur : Société BOUXDIS

Objet : suppression de réserves

Surface de plancher : 9944,98 m²

En savoir plus :

LE CHARMOY COMME ATOUT ET COMME TRACAS - du 26 NOVEMBRE 2014

VOILÀ, À CE JOUR, TOUTE LA PUBLICITÉ DONNÉE, À NOTRE CONNAISSANCE DU MOINS, PAR LE MAIRE D’AUXONNE, À PROPOS DE L’ARRÊT DES TRAVAUX AU CHARMOY.

Pic du Charmoy, l'observatoire

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 4 Décembre 2014  (J+2177 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Documents
2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 00:00

« VAINCU PAR SA CONQUÊTE » - du 02 DÉCEMBRE 2014 (J+2175 après le vote négatif fondateur)

    Fidèles lecteurs/trices, je dois vous faire un aveu, votre serviteur allait oublier qu’aujourd’hui, comme disent les militaires, c’était le 2S, c’est-à-dire l’anniversaire d’AUSTERLITZ !

     Toujours soucieux de suivre l’information locale, je relisais distraitement ce matin quelques coupures de presse récentes. C’est alors que dans un article du Bien Public de vendredi dernier 28 novembre, article intitulé « Défendre à nouveau les traditions de l’oignon », mon regard a été attiré par la conclusion : « défendre et promouvoir les traditions de l’oignon dans l’art culinaire. Mais aussi pour valoriser Auxonne, refuge de Bonaparte ».

   Assimiler le nid  de l’aigle-artilleur à un « refuge », voilà qui est bizarre, me suis-je dit… Auxonne n’est pourtant pas l’île d’Elbe ! Et j’ai réalisé soudain que nous étions justement le 2 décembre, jour de victoire et de couronnement de l’Aigle !

     De l’oncle au neveu, le 2 décembre est un jour faste pour la famille Bonaparte !

     Pour Charmoy-City, le jour faste serait plutôt le 17 décembre, jour du « Vote négatif fondateur » !

     Au fait, l’an prochain c’est le bicentenaire de Waterloo. Chaque légende de conquête connaît d’abord son Austerlitz, avant de découvrir son île d’Elbe et de sombrer enfin dans un Waterloo. À suivre…

  Nos lecteurs/trices fans de l’Empereur qui voudraient, comme Las Cases ou le mamelouk Ali, le suivre jusqu’à Sainte-Hélène, pourront revoir :

 LE PLANTEUR DU CHARMOY - du 29 mai 2014   

Soucis impériauxC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 2 Décembre 2014  (J+2175 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Brèves