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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 00:00

 DUCHARMOY candidat ! – du 5 juin 2012

 

      Juin 2010, c’est déjà loin….Rappelez-vous pourtant l’atmosphère de kermesse permanente qui régnait alors dans la ville : la grande distribution…de tracts sur les marchés, à la sortie des écoles et dans les boîtes à lettres qui débordaient, les chevauchées fantastiques, et puis des affiches, des affiches partout, de ces belles affiches jaune-fluo comme on n’en fait plus, de ces affiches imprimées à LURE qui disaient OUI et refleurissaient comme par miracle  dès qu’arrachées !

     Et enfin, la récompense bien méritée pour tant de papier gaspillé : un triomphe sorti des urnes le 27 juin au soir, une majorité de OUI introuvable, à faire rêver les amateurs de plébiscites, à faire péter la super-manchette en bleu d’Inf’Auxonne N° 29 !

      Juin 2012 est plus morose, ciel gris et pluie, et puis  l’ère est austère. L’autre jour je pensais, si je m’appelais DUCHARMOY pas DU CHARMOY, trop aristo, mais DUCHARMOY d’un seul morceau ou d’un seul tenant (comme ils en rêvent), si je m’appelais DUCHARMOY, je me présenterais à la députation, on ne me prendrait plus pour un con, on dirait même DUCHARMOY quel joli nom ! Qu’importe qu’il soit du centre, de droite, et même de gauche encore avec, c’est DUCHARMOY que nous voulons !

       Et les belles affiches que je ferais alors avec ce seul slogan DUDUCHE   DUCHARME  DUCHARMOY brochant sur le fond d’un grand pré vert fleuri de boutons d’or ! Floréal et Prairial réunis ! Un vrai printemps arable, la révolution des boutons d’or !

      Mais voilà, je ne m’appelle pas DUCHARMOY. Et puis les noms en Z n’ont plus la vogue par les temps qui courent. Et puis juin 2012 est si  morose, même si fleurissent tant de roses et puis, ma mère,  l’ère est austère !

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 5  juin 2012

      

 

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Figures libres
1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 00:00

CHANTECLER AU CAVIAR – du 1er juin 2012

 

     Le titre alléchant pourrait suggérer quelque façon d’accommoder  un vieux coq importun auquel on aurait tordu le cou et qui aurait fini au vin comme dans la chanson de Nougaro. Toujours au vin, jamais en vain ! D’accord, mais le caviar ça ne colle pas vraiment avec le Chambertin, à moins d’être Américain ! Et puis non ! S’il y a suggestion dans cette affaire, ce n’est vraiment pas celle du chef !

      Au fait ! Nos lecteurs assidus ont pu observer hier 31 mai, sur notre blog, la republication caviardée d’un article ancien. Admettons que Chantecler rabâche volontiers, mais à ce point, tout de même ! Ce n’est plus du rabâchage, c’est de la dégénérescence !

       Afin d’éviter toute perplexité, supputations et interrogations inutiles, il nous a semblé nécessaire de préciser l’origine et les causes de ce remake light.

      Pour tout dire, il nous a été « inspiré » par la réception d’une lettre recommandée avec accusé de réception émanant d’un cabinet d’avocats dijonnais.

      Le rédacteur de cette lettre me priait courtoisement « d’effacer le paragraphe » de l’article qu’il jugeait litigieux. J’ai accédé à sa demande qui, pour me sembler curieuse, n’en était pas pour autant exorbitante.  Le paragraphe en question a donc été auto-caviardé par mes soins.

      Afin de répondre à la courtoisie de mon interlocuteur je m’abstiendrai de commenter ici le détail des motifs invoqués qui, à mon sens, font toutefois assez mal le départ entre  injure  et  rhétorique malicieuse.

     Une autre confusion, non plus dans l’appréciation, mais cette fois dans le statut du destinataire, nous a semblé beaucoup plus préoccupante. En effet l’en-tête de la lettre fait référence à une « affaire » opposant une société X  à  « Association Commerçants AUXONNE ». N’étant en rien partie prenante au sein de cette association, je me suis interrogé sur l’adéquation de cette référence en ce qui me concerne et j’ai jugé bon de faire part de mes questions aux  premiers intéressés.

       Non ! Chantecler  n’est pas le blog des commerçants auxonnais. J’en revendique la seule responsabilité et je m’étonne que des personnes s’étant livrées à une exégèse pointilleuse de mes textes n’aient pas d’abord situé clairement la position de leur auteur, l’assimilant sans doute un peu rapidement à la sphère de l’Union commerciale d’Auxonne.

      Une précision s’impose donc : d’où parle Chantecler ?

      J’agis dans ce blog en simple citoyen auxonnais  qui, au cours du mois de juin 2010, jugeant inadmissible, inopportun et grotesque l’investissement de l’espace public par une propagande au service d’intérêts privés, a résolu, sans crainte, de faire entendre une autre voix. Le lecteur soucieux d’explications détaillées à ce propos pourra se reporter aux premiers articles de mon blog.

P.S. : le pas-de-porte de Chantecler n’est pas à céder

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 1er juin 2012

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Billets d'humeur
31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 00:00

L’OR DU BIEF PÉROU- version expurgée ad usum Delphini du 31 mai 2012 remplaçant la version originale du 12 octobre 2010

 

      Dans notre dernier billet d’humeur (Nothing du 09 octobre dernier) nous notions que la zone du Charmoy n’était plus à la une de l’actualité. Mal nous en a pris ! En effet, dès hier, lundi 11, Le Bien public a consacré un long article à revisiter  la question. Nul n’est prophète en son pays et nous avons parlé un peu vite, nous devons le confesser et nous en excuser.

      Sous la plume de Sylvain Clément, ce sont donc à présent deux longs articles du lundi[1]  pleins de bruits et de rumeurs qui sont livrés à la réflexion des Auxonnais, confrontant comme en miroir, le Centre-ville ancien, ses misères et son clocher d’une part et l’Eldorado de demain, la Cocagne promise, entendez la Zone du Charmoy rebaptisée Bief  Pérou, d’autre part. Une affaire en or sans doute, mais pas pour tout le monde.

        La fracture semble donc bien consommée entre deux mondes, le petit monde réel perplexe et inquiet de la rue Antoine Masson et le monde imaginaire des projets pharamineux, cet Eldorado promis, dont l’Auxonnais moyen subira les nuisances mais ne verra jamais les pépites. Nous n’adhérons certes pas à la vision onirico-irénique exprimée récemment dans un magazine gratuit local et que nous transcrivons fidèlement : « D’une architecture revisitée, ce lieu [NDLR : le Rond-Point de la Poste] induit une aura indéfinissable. Une multitude d’émotions évoquent les identités remarquables des évènements sociaux et d’urbanisation face à l’avenir […] En projetant le regard derrière soit [sic], la rue Emile Gruet persiste à présenter l’allégresse du passé. Puis enfin, la rue du Colonel Redoutey, en direction de Dole sculpte le futur commercial ».

        L’allégresse du passé n’est pas vraiment au rendez-vous et, en guise de sculpture, c’est un Moloch ou un Veau d’or que l’on nous prépare au Bief Pérou. Ayant appris en outre, sous la plume de Sylvain Clément, que le projet risquait de mettre à mal la perspective sur « le clocher de l’église de la ville qui serait masqué sous certains angles par cette implantation », je m’autorise un ton biblique pour exhorter tous les défenseurs de notre patrimoine à conjurer l’érection du masque.

      A propos de clocher enfin, et pour faire écho à toutes les rumeurs évoquées par Sylvain Clément, je voudrais en ajouter une qui ne lui pas été rapportée : les échafaudages couvriraient une opération de démontage systématique de l’église en vue d’une reconstruction…au Bief  Pérou !

       Oui, le centre-ville fout le camp et çà va continuer. Un commerçant anonyme de la « rue Masson » interrogé par Sylvain Clément le déplore : « Tout tombe en ruine ici. Les gens ne viennent plus, les portefeuilles crient famine, conséquence l’activité se ralentit considérablement ». Tout cela est bien triste et déprimant, trop peut-être !

 

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C. S. Rédacteur de Chantecler,

à Auxonne, le 31 mai 2012 (version expurgée du texte original paru le 12 octobre 2010)



[1] « Malaise au centre-ville » « Paranoïa quand tu nous tiens » dans Le Bien public du 4 octobre 2010 et « Encore dans l’impasse » « Leclerc dans la ligne de mire » dans Le Bien public du 11octobre 2010

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Revue de presse
25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 00:00

 Préserver la ruralité ! - du 25 mai 2012

      « Préserver la ruralité !» Ce mot d’ordre nous ne l’avons pas inventé, nous l’empruntons à la profession de foi, toute fraiche imprimée, du député Rémi Delatte qui sera en visite électorale aujourd’hui à Auxonne. Chantecler, dont le chant agrémente la basse-cour auxonnaise, ne peut qu’adhérer à ce mot d’ordre !

      Pourtant, ce n’est pas en livrant des hectares de terres agricoles aux appétits de la grande distribution que l’on va « préserver la ruralité ». Voilà bien ce qui n’a pas été compris dans le fief de Rémi Delatte, où l’un des représentants en vue de la profession agricole, au service de son maire lui-même tout pétri de ruralité aux dires de la biographie « picarde » publiée par son comité de soutien lors des dernières cantonales a naguère largement œuvré à la « maîtrise foncière » d’une zone agricole au profit du groupe E. LECLERC.

       « Préserver la ruralité !». Chez nos voisins Comtois, la Confédération paysanne du Jura en a donné très récemment un exemple beaucoup plus cohérent, un exemple au-delà du slogan, un exemple en acte, relaté par France 3 !

        L’évènement s’est déroulé le jeudi 17 mai à Champagnole. Précisons d’abord qu’il existe un point commun entre Auxonne et Champagnole qui n’est ni l’oignon ni le ciment mais l’heureux privilège pour les deux communes…et leur petit commerce de centre ville, de bénéficier, par les arrêts de la CNAC, de l’autorisation d’établissement d’un Hyper LECLERC. Ces arrêts pris à un an d’intervalle, le 13 janvier 2011 pour Champagnole et le 17 janvier 2012 pour Auxonne, ont comblé leurs premiers magistrats.

        Pour le moment, en l’un et l’autre lieu, des Monts du Jura au Val de Saône, la terre est restée libre des constructions projetées. Grâce à Dieu, on peut encore y planter, on peut encore y semer, les tracteurs n’ont pas encore fait place aux caisses automatiques. A Auxonne, la zone du Charmoy fraîchement labourée fait plaisir à voir pour un authentique ami de la terre !

      Le 17 mai, les agriculteurs ont donc manifesté « devant le supermarché Super U de Champagnole qui […] a des projets d’extension ». Le slogan affiché sur la calandre du tracteur de tête « Des oignons Pas du béton » avait un parfum auxonnais indéniable, voilà-ti pas un slogan digne de séduire la Confrérie de l’oignon ? Cette manifestation ne constituait pourtant qu’un hors-d’œuvre (aux p’tits oignons ! ).

       En effet selon France 3 « le cœur de la colère se situe bien autour du projet d’implantation d’un hypermarché Leclerc ». « Les agriculteurs se rendront [donc] sur le terrain prévu pour le futur hyper et se « réapproprieront » la terre ». Toujours selon France 3 « Ils prévoient de broyer l’herbe, puis de labourer, et de planter ensuite du maïs blanc de Bresse, des courges et des haricots. Une centaine de kilos de pommes de terre devraient être mis en terre. »

        A Auxonne, la terre dévolue au LECLERC est déjà labourée, ce sera encore plus simple ! Si j’étais dircom de notre élu, je lui suggèrerais de faire la pige aux Comtois par un petit passage au Charmoy avant la réunion de ce soir.  Il suffirait aux « préservateurs de la ruralité » de mettre les bottes et une bonne pioche dans le coffre de la limousine (mettre des tracts au fond pour ne pas salir)  et de dégotter quelques clayettes de plants de pommes de terre en attente de plantation mais pas trop germés, avec le temps de cette année, la denrée ne doit pas être bien rare !

       J’imagine la photo avec Madame la suppléante en bottes. Souriez, le petit oiseau va sortir ! Un tableau digne de l’Angélus de Millet, un chromo à faire un tabac dans les chaumières de Saône et Vingeanne et un vrai scoop de campagne pour Le Bien Public !

 

LIEN AVEC FR3 CLIQUEZ    ICI 

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 25 mai 2012

 

 

 

 

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Revue de presse
9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 00:00

Urnes savantes - du 9 mai 2012

 

     Alors que nombres et pourcentages ont retenu, toutes ces dernières semaines, l’attention puis l’haleine de nos concitoyens, nous voudrions apporter une modeste contribution à ce festival numérique. Dans notre dernier article du 3 mai, nous avions d’ailleurs déjà « numérisé » notre discours en évoquant le nouveau concept de « 3-4-0 », tiercé qui, au bout du compte, ne devait pas se révéler gagnant.

     Mais comment parler de nombres aujourd’hui sans prendre des airs de Cassandre et entonner le chœur tragique de la dedette qui monte, qui monte… ?

      Tant et tant de discours à la 6-4-2 nous promettent depuis tant de temps la ceinture, la facture et l’austérité, (et pourquoi pas la haire et le cilice encore ?) et tout cela n’est pas réjouissant ! A les entendre nous serons bientôt tous des olives grecques à pressurer !

      Des lecteurs grincheux diront que mon discours sent l’huile et qu’en ces temps austères, je ferais mieux de me taire !

     Pas avant d’avoir rempli notre contrat chiffré et justifié notre titre « Urnes savantes ». Au fait donc !

      Le 27 juin 2010 les électeurs auxonnais étaient mobilisés au vibrant appel de « Aux urnes citoyens ! » pour une grande cause d’intérêt public, à la rescousse d’une chaîne d’hypers !

     Et la vague jaune-fluo déferlait alors avec un score mirobolant ! Les urnes ont dû en être un peu bahutées, chatouillées. Sous le choc, de servantes, elles sont alors devenues savantes ! Depuis, à Auxonne et dans le canton, comme Chantecler, à leur manière et à chaque scrutin, elles font de l’humour à 2 balles.

     Sans entrer dans les détails, et à l’appui de notre assertion, nous avons noté dans la presse et à deux reprises des nombres curieux qui interrogent : un 1664, d’abord, pas très moussant et un 1944 tout récent qui sentait son débarquement. Coïncidences fortuites ou dysfonctionnements des urnes consécutifs au traumatisme causé par l’explosion démocratique  du vote  « en masse » du 27 juin 2010 ? Jamais 2 sans 3, alors à suivre quand même !

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 9 mai 2012

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Humour
3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 00:00

Après les métinges du 1er mai on attend toujours la vague - du 3 mai 2012

   Un rapide coup d’œil, tout d’abord, sur le 1er mai au Charmoy. La CBFCC (Confédération Bourgogne-Franche-Comté des syndicats de Chiroptères) a obtenu « l’extinction de l’enseigne lumineuse » à 20 heures au lieu de 21. Ce fait démontre, s’il en était encore besoin, que les syndicats, ça peut servir à quelque chose !

        Quant à la tornade, prévue et redoutée relativement à l’attente de l’« impact positif sur la qualité de l’air grâce à la maîtrise de l’évasion de la clientèle », elle ne s’est pas produite, la force des vents ayant été mobilisée à destination des  champs d’éoliennes en vue de « tenir l’objectif de 23% de notre consommation finale en énergies renouvelables en 2020 » (Cf. « La France forte »).

       Tout s’est donc passé au mieux avant-hier pour ce 1er mai au Charmoy tout aussi nouveau que le 1er mai au  3-4-0, comme disait l’autre.

      3-4-0 ? Kézako ?

      Duplouc ! Tu connais pas ? Non ! C’est pas un club privé, ni le tiercé gagnant, Le 3-4-0, tout le monde connaît ! La place du 3-4-0, c’est une place à Paris, dans le 16ème, un arrondissement ouvrier. Tu piges ?

      Tiens au fait, hier matin, en écho du discours du 3-4-0, j’avais « La France forte » dans ma boîte.

      Par temps de pluie, je dévore tout ce qui s’imprime, alors j’ai dévoré « La France forte », un peu humide. Dans le cadre de ma petite feuille je ne peux prétendre ennuyer mes lecteurs qui se sont couchés tard avec une recension complète du programme il y a des débats pour ça je m’en tiendrai donc uniquement au premier titre :

« 1. Rendre la parole aux Français »

         «  • Sur les sujets essentiels, solliciter l’avis des Français par référendum en cas de blocage : parce que quand il y va de l’intérêt général, ce n’est pas à des corps intermédiaires ou à des groupes de pression de décider à votre place »

        Ça tombe à pic ! Voilà un sujet à méditer à la lumière de l’affaire du Charmoy. En relisant les annales de Chantecler le lecteur pourra illustrer le propos et suivre à travers un authentique cas d’école le jeu subtil des divers recours aux « corps intermédiaires » (CNAC et CDAC), du recours plus inédit à la consultation, et des pressions, à ces diverses occasions, des lobbies politiques, associatifs ou privés. Rappelons que la consultation de 2010 sur la zone du Charmoy n’était pas un référendum, si tel avait été le cas, le vote serait d’ailleurs resté sans effet puisqu’un référendum requiert au moins 50% de votants.

      Dans le deuxième point de ce premier titre de « La France forte », nous noterons encore en particulier cette intention :

          « •…interdire le cumul entre les fonctions de ministre et de chef d’un exécutif local. »

        Voilà qui est fort de café ! Alors comme ça, mettons, Vercingétorix, chef des Arvernes à Alésia, n’aurait même plus le droit de défendre les intérêts des fonctionnaires de toutes les tribus gauloises à Lutèce !? Il ferait beau voir…On imagine la bronca ! Vraiment ! Y’en a qui veulent gâcher le métier !

         Le lecteur nous pardonnera ces recours à l’histoire et ces incursions dans d’autres domaines que le nôtre. Nous ne prétendons pas, en effet, être exempt des travers et des tics de notre temps. Afin de faire bonne mesure, alors que l’on invoque à tout bout de champ Jaurès, Hugo ou Blum, et soucieux d’être tendance et éclectique, rapportons une expression de Chateaubriand glanée dans un ouvrage de Maurras qui la cite  et en souligne le caractère voluptueux : « la molle intumescence des vagues ». En ces temps d’attente fébrile et trépignante d’une vague montante, il n’est pas certain que le caractère de paresse lascive de l’expression, pourtant délicieuse, soit bientôt unanimement apprécié.

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 3 mai 2012

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Figures libres
30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 00:00

Malgré  un  printemps silencieux,  1er mai  attendu au Charmoy - du 30 avril 2012

 

        Nous ne sommes plus en mai 2009. Le temps a passé ! La zone du Charmoy faisait alors la une d’Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 en ces termes : « En quelques jours, radio, télévision, journaux y compris nationaux, se sont intéressés à notre ville. Un véritable déferlement médiatique… Et pourquoi ce soudain intérêt ? L’aménagement d’une zone d’activités économiques ». Aujourd’hui, cette effervescence médiatique n’est plus qu’un souvenir, l’information sur le sujet a même radicalement disparu d’Inf’Auxonne ainsi que des divers organes d’information écrite à la disposition du lecteur auxonnais.

       Le projet LECLERC de la zone du Charmoy  n’intéresserait-il donc plus que Chantecler qui ne peut pourtant pas être soupçonné d’en être un fervent défenseur ? Il est vrai que nous sommes en période de campagne présidentielle et que d’autres enjeux qui vont être soumis au verdict des urnes préoccupent nos concitoyens.

        Pourtant,  n’avons-nous pas connu, l’an dernier, une campagne à l’occasion de laquelle, la question, dont on espérait sans doute qu’elle ferait recette, avait ressurgi ? Rappelez-vous : le candidat X est pour LECLERC, le candidat Y est contre… Aujourd’hui, l’argument prête à rire, il est vrai que la ficelle, un peu grosse, avait fait pschitt ! Dès le 7 mai prochain, d’autres arguments, clamés et assénés de façon plus ou moins véhémente, nous sembleront à leur tour dérisoires. Pour LECLERC au moins, foin d’arguments, l’affaire semble dans le sac depuis la CNAC du 17 janvier 2012. En voilà un qui de juin 2010 à janvier 2012 aura bien mené sa campagne. Ses alliés politiques lui envient sa baraka !

      En attendant, des manifestations sont prévues pour ce 1er mai sur la zone du Charmoy. Le 1er mai est à la  mode ! Cette mode lancée par le Congrès ouvrier socialiste international réuni en 1889 à Paris et qui démarra le 1er mai 1890 en France, n’était pas alors réservée à la cueillette du muguet, mais à l’obtention de conditions de travail décentes, la journée de 8 heures en particulier. La manifestation tourna à la tragédie à Fourmies, dans le Nord avec mines et sans Marine le 1er Mai 1891, où la troupe tira sur les manifestants.  « La décharge générale, dit Le Figaro (de l’époque !), a duré en tout 4 minutes » : 9 morts et des dizaines de blessés. Aujourd’hui, la mode pacifiée et depuis longtemps récupérée fait un tabac : tout Neuilly va s’encanailler à la manif !

       Revenons à la zone du Charmoy. Des manifs là-bas le 1er mai ? Pas possible ! Détrompez-vous ! Et du new, pas de la récup ringarde en armure ou en Hermès. Formidable ! Electrique ! Une tornade devrait se manifester vers onze heures impatiente de devoir encore attendre l’« impact positif sur la qualité de l’air grâce à la maîtrise de l’évasion de la clientèle ». Espérons qu’elle ne décimera pas les escadrilles de chiroptères venues nuitamment en force des grottes du Jura et bien décidées à obtenir pour leurs congénères auxonnais ce confort moderne promis que sera « l’extinction de l’enseigne lumineuse à 21 heures ». Loin des radotages parisiens de tout poil, enfin du nouveau : une manif cosmique et environnementale à Auxonne ! De quoi susciter, dans ce printemps silencieux, « un véritable déferlement médiatique » !

        

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 30 avril 2012

      

      

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Figures libres
28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 00:00

 Hirondelles – du 28 avril 2012

        Hirondelles         Depuis quelques jours les gazouillis des émigrées en frac sont venus égayer la grisaille ambiante. On en avait bien besoin ! Tant pis pour les grincheux qui ne supportent pas leurs « saletés » et rêvent d’un monde blanc et lisse comme la dalle d’un cimetière !

        En dépit de l’hostilité active ou passive de notre monde moderne, des façades de béton et de verre fumé derrière lesquelles nichent les rapaces des multinationales, en dépit de nos champs silencieux et désertés où se poursuit la guerre chimique, elles reviennent et reprennent sans fin la truelle, leçon d’espoir et de persévérance !

        Parmi tous les twitters qui circulent,  préférons celui des hirondelles ! Les vraies travailleuses de l’espoir et de l’avenir ! Les vraies reines du 1er mai ! Le sage La Fontaine, dans sa fable L’hirondelle et les petits oiseaux attribue à l’hirondelle un rôle prophétique : « Celle-ci prévoyait jusqu’aux moindres orages/Et devant qu’ils fussent éclos/Les annonçait aux matelots ».

        Oiseau sympathique et émouvant, non pas oiseau de mauvais augure comme il en est tant en ce printemps qui tarde à venir, mais oiseau de courage, de prudence et de clairvoyance !

        J’arrête là mes louanges sur le charmant oiseau, car quelque directeur de campagne ou quelque promoteur transpirant à court d’inspiration sur un dossier juteux pourrait récupérer la dame en frac pour meubler son couplet développement durable. Tout fait ventre en ce domaine : rappelons-nous les « chauves-souris », le « ruisseau préservé », l’« impact positif sur la qualité de l’air grâce à la maîtrise de l’évasion de la clientèle » et autres fariboles !

        N’empêche, pour un coq condamné à chanter dans une bien  triste basse-cour et que plus d’un rêverait de voir finir en barquette ou « au vin », le retour des hirondelles, avant le temps des cerises, quel bonheur, mais quel bonheur pour Chantecler !

      

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 avril 2012

      

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Figures libres
24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 00:00

 A propos de vagues – du 24 avril 2012

 

     La vague ! Le mot était à la mode ces derniers temps. D’aucuns l’espéraient encore et la « sentaient monter ». Au vu des résultats du premier tour des présidentielles 2012, il semble bien que la vague attendue se soit en fait transformée en raz-de-Marine, et, au rang des victimes de ce tsunami, Auxonne figure en bonne place (23,88%) et se taille un score digne de la Côte d’Azur dans une Côte d’Or globalement moins submergée (18,84%).

      A la Salle événementielle d’Auxonne, à l’issue du dépouillement,  l’énumération officielle des résultats de la présidentielle 2012 n’a donc pas suscité l’enthousiasme ouvertement martial et conquérant du 27 juin 2010, enthousiasme soulevé – rappelons-le – par l’annonce du bilan de la consultation sur la zone du Charmoy.

       Né à l’occasion de ce mémorable autant qu’inédit scrutin de juin 2010, Chantecler a pris le parti, en cette circonstance et jusqu’à ce jour, d’en souligner le caractère discutable. Ne s’agissait-il pas en fait de quêter les voix des électeurs auxonnais à la rescousse des ambitions d’un investisseur privé de la grande distribution mis en difficulté par les décisions successives de la CDAC du 7 octobre 2009 et de la CNAC du 20 janvier 2010 ? Le retentissement ultérieur de cette affaire de la zone du Charmoy sur le déroulement des élections cantonales de mars 2011 devait encore en souligner la tentative d’instrumentalisation politique, tentative  qui s’est révélée, au bout du compte… infructueuse, dirons-nous !

        Laissons parler les faits : Juin 2010, une vague jaune-fluo venue de Vesoul-Lure s’affiche, encollant nos murs, et emporte les  sectateurs de la zone du Charmoy vers des sommets électoraux. Mars 2011, la vague escomptée, qui devait encore venir du Charmoy,  laisse le surfeur en rade  en dépit des gesticulations et des vociférations de ses bruyants supporters !

          Charmoy ? Kézaco ? Qui, à part Chantecler, parle  encore de la zone du Charmoy à Auxonne aujourd’hui ? En tout cas, pas les intéressés et partisans au premier chef qui, depuis des mois, n’en soufflent plus mot ! Silence radio !

        Il est vrai que Chantecler a vraiment du temps à perdre ! N’empêche, à force d’observer le petit monde auxonnais,  Chantecler pourrait bien avoir découvert, sinon un nouveau virus, du moins une règle de prudence politique : jaune-fluo ou marine, les vagues sont perfides, il convient de s’en méfier !

        A tous les surfeurs du pouvoir tentés de se faire porter à bon compte en récupérant l’élan des vagues soulevées par des courants « populaires », Chantecler crie : « Casse-cou ! ». Vérification au second tour des présidentielles…

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 avril 2012

      

      

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 00:00

 Buffonneries en tous genres – du 18 avril 2012

     Dans notre précédent article, nous déplorions l’utilisation, devenue à présent cosmétique et opportuniste, d’un discours prétendument écologiste en ces termes : « tout projet habilement ficelé comporte un couplet développement durable énoncé en formules stéréotypées répondant aux clichés convenus ».

     Une lecture attentive du dernier Inf’Auxonne n° 36 que nous avons découvert aujourd’hui ne nous permet pas de démentir notre propos, bien au contraire !

    Avant de passer, suivant en cela l’exemple du grand Buffon, à quelques considérations d’histoire naturelle, remarquons en préalable qu’aucune mention n’est faite explicitement, dans les colonnes de la  présente feuille auxonnaise, du projet LECLERC et de son acceptation par la CNAC le 17 janvier dernier.      

       Un œil exercé remarquera toutefois cette information en page 1 : « la réfection de la RD 905, du rond-point de la poste au rond-point de l’Europe [est] une opportunité ». Opportunité qui fut propre, sans doute, à obtenir le « feu vert » de la CNAC en faveur du projet LECLERC !

     Relisons en effet le quatrième attendu de la CNAC en page 2 de sa décision N° 917D du 17/01/12 :

« CONSIDÉRANT que les aménagements sur la RD 905 permettront aux piétons et aux cyclistes d’accéder au site en toute sécurité ; qu’en outre, dans le cadre de la poursuite du réaménagement de cet axe routier, la piste cyclable créée en 2010 sera prolongée jusqu’à la ZA du Charmoy ; »

     A la bonne heure ! On comprend alors que, toujours selon la CNAC : « les flux de circulation supplémentaires générés par le projet seront absorbés sans difficultés », d’autant plus que selon les rédacteurs du dossier « …, le projet aura un impact positif sur la qualité de l’air grâce à la maîtrise de l’évasion de la clientèle » (p. 53 du dossier).          

      Dans le cadre des « impacts positifs » ( !?) sur l’environnement, ce n’est pourtant pas un hypermarché que l’on nous annonce dans Inf’Auxonne n° 36 mais une « frayère à brochets ». Encore un arbre qui cache la forêt. Tout est donc pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Les chiroptères du Charmoy et les ésocidés du Port-Royal ne connaîtront pas la crise ! Protégeons les espèces menacées sans oublier les espèces sonnantes. Non ! Pas les crotales !

         Annonçant, en janvier dernier, l’admission du recours de LECLERC en CNAC, Raoul Langlois soulignait déjà fort opportunément le rôle déterminant du facteur écologique : « L’aspect environnemental a fait la différence au niveau du vote final. La société s’est notamment engagée à préserver un ruisseau et à respecter quelques contraintes architecturales ». (Cité dans un communiqué du Bien public du 19 janvier dernier sur la toile).

        Le Bief Pérou s’est révélé, pour le coup, un vrai Pactole ! A charge de revanche, il conviendrait bien de rendre à ce ruisselet les méandres paresseux dont témoignent les anciennes cartes du temps où le  génie rural ne sévissait pas encore. Auxonne va avoir sa frayère ; alors, pas de jaloux,  il faut une grenouillère au Charmoy, après le phare de la grande distribution, des nénuphars sur le Bief Pérou : CNAC ! CNAC ! COUAC !

       D’autant plus que les grenouilles de la « vieille Saône » et autres amphibiens en plein frai risquent d’avoir bien du mal à se remettre des coups de pelle du printemps 2012 ! Il est vrai que l’on nous rétorquera que l’on ne peut faire d’omelette sans casser d’œufs ! N’empêche, l’ondine de la petite Saône, pas si « vieille » qu’on le dit, en a déjà mal à son nénuphar !                       

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 avril 2012

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Revue de presse