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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 00:00

EN FINIR AVEC LA LME 2008 ? – du 14 juin 2012 (J+149 après la CNAC)

      

      A l’aube de la nouvelle législature, en ce temps opportun de débats sans dérobade, Chantecler propose à tous les débatteurs battants ou futurs battus ce thème de réflexion « En finir avec la LME 2008 ? ».

     

Première piste de réflexion : « La LME 2008, une modernisation d’un autre âge ? »

    

   Cette question nous a été inspirée par un article de l’hebdomadaire  « Le Point » qui ne peut être qualifié d’ultra-gauchiste. Nous livrons à l’analyse des débatteurs cette citation qui met en parallèle deux démarches, à travers un demi-siècle de distance :

 

        « Quand de Gaulle, dans les années 60, soutenait Edouard Leclerc, c’était pour la bonne cause : en finir avec les archaïsmes des petits commerçants, apprendre aux PME à travailler différemment, et limiter l’appétit des Nestlé, Coca et autres Procter & Gamble. Aujourd’hui, les petits commerces alimentaires ont disparu, les PME sont fragilisées et les multinationales prospèrent toujours. Aussi, quand Michel-Edouard, le fils, s’allie à Nicolas Sarkozy pour faire la LME [loi sur la modernisation économique de 2008], on se demande à qui profite la loi ».

(« La face cachée des grandes surfaces » dans « Le Point »  N°1857 du 18 mars 2010 p. 83)

 

     Les « héritiers » sont-ils en droit de revendiquer la démarche novatrice  des « pères » pour pérenniser confortablement une rente de situation ?

 

Deuxième piste de réflexion : « La LME 2008 est-elle environnement-compatible ? »

           Pour alimenter cette deuxième réflexion, nous recourrons à un texte local, tiré du blog de Monsieur Michel Moreau qui s’exprime sur la situation particulière de la ville de Champagnole,  détenant, selon l’auteur le record en mètres carrés de grandes surfaces alimentaires par habitants :

 « […] la réglementation concernant l'installation des grandes surfaces a été modifiée dans un sens ultralibéral lors du quinquennat de Nicolas S, avec l'aide intellectuelle de Jacques Attali.

         Cette dérèglementation, désirée sinon imposée par les grands distributeurs, a des conséquences environnementales, sociales et économiques en contradiction totale avec la communication très à la mode sur le développement durable qui fleurit dans le sillage du Grenelle de l'Environnement […] Il serait intéressant de rappeler [aux commerçants] qui ont contribué à la victoire de Nicolas S en 2007, que ce dernier a agi en faveur des grands trusts de la distribution qui n'ont rien d'éco-philanthropes, et qui ne verseront pas de larmes sur la mort du centre ville de Champagnole et leur disparition ».

(Michel Moreau HYPERS A CHAMPAGNOLE du 6 avril 2012)

 

        Une conclusion possible du débat, pourrait s’articuler en réponse à la question suivante, formulée par Monsieur Michel Moreau :  

« Mais une nouvelle majorité, tentée par le changement et plus soucieuse d'ordre et d'équité dans l'organisation du commerce, ne pourrait-elle pas être tentée de revenir sur cette dérèglementation ultra-libérale ? »

 

(Michel Moreau CHAMPAGNOLE. PAYSANS : 1 - BÉTONNEURS : 0 du 26 mai 2012)

voir le blog de Michel Moreau 

      En matière d’équité et de développement durable, la crédibilité des vainqueurs potentiels ne peut, à notre sens, s’affranchir d’une réponse claire à cette question de taille.

      Certes dans « infos-Dijon » de ce jour, « Pierre Pribetich [PS] souhaite aussi répondre « aux cris de désespoir » qu’il [a] entendu durant ses rencontres. Mais aussi à des problèmes tels que « la tour Louis XII qui s’effondre à Auxonne. En 5 ans, il [Rémi Delatte] aurait pu faire quelque chose » ».

     A la décharge de Rémi Delatte, nous dirons qu’il y a belle lurette que « la tour Louis XII [à vrai dire Louis XI] s’effondre à Auxonne » et que les ans seuls en sont la cause. Plus actuel et plus urgent à creuser nous semble le problème des circonstances et des conséquences prévisibles de l’implantation d’un Hyper LECLERC à Auxonne.

      Voilà des siècles que la forteresse érigée par Louis XI pour mater les velléités des habitants d’Auxonne n’est plus qu’un paisible vestige, assez bien conservé d’ailleurs. A présent, déployant au vent les oriflammes de leurs enseignes,  d’autres forteresses tutélaires se pressent aux portes de nos villes, qui les vident de leur substance et ne les embellissent pas !

 C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 14 juin 2012 (J+ 149 après la CNAC)

 

 

 

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 00:00

 La Saône prend sa source au Mont-Rivel - du 12 juin 2012

 (J + 147 depuis la CNAC)   

 

        Les investigations diverses que nous conduisons depuis de nombreux mois en vue d’alimenter et d’argumenter la rédaction de Chantecler nous ont conduit récemment à découvrir le cas de Champagnole, petite ville d’environ 8500 habitants située à 70 km à vol d’oiseau au sud-ouest d’Auxonne dans le département du Jura. Notre intention n’est pas, sur un mode touristique de vanter et de comparer les mérites respectifs de la « Perle du Jura » et de la « Capitale du Val de Saône » mais de suivre en parallèle l’évolution de deux projets d’Hyper LECLERC actuellement en cours dans les deux villes.

         Nos lecteurs assidus connaissent déjà, nous le supposons le cas de figure auxonnais, mais, comme il est probable que des Champagnolais nous liront, nous en rappellerons d’abord les grandes lignes.

 

VERSION AUXONNAISE   

    Il était une fois, assoupie aux rives de la Saône, une ville du beau nom d’Auxonne. Depuis l’avènement du siècle neuf, diverses fées de la grande distribution couvaient des yeux la « belle endormie ». Ainsi commence l’histoire. Passons aux faits, maintenant :    

     Le 17 décembre 2008, le conseil municipal d’Auxonne, consulté,  répond NON à la question : « Etes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m2 à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? » (procès-verbal page 25).

       Dans les premiers mois de l’année suivante 2009, la municipalité, avec un sens de la cohérence qui lui est propre, orchestre en toute discrétion une prospection foncière très active du Groupe LECLERC dans la zone du Charmoy, tenant prudemment à l’écart la Communauté de Communes, dont le président n’est pas le maire d’Auxonne.

       Le printemps arrive enfin et la bonne nouvelle avec, clamée à cors et à cris, celle de l’installation prochaine d’un Hyper et d’un Brico LECLERC (total 9000 m²) sur la zone du Charmoy. Remous divers.

        La CDAC dit non le 7 octobre 2009, à la suite de quoi le recours en CNAC est refusé le 20 janvier 2010. Comme par hasard, le 18 janvier 2010, déclaration à la préfecture de la Côte-d’Or de l’association AUXONNE  AVENIR  CONSOMMATEURS (AAC). Objet : expression, représentation et défense des intérêts des consommateurs d’Auxonne et des communes environnantes.

        Le 27 juin 2010, à la suite d’une décision à l’unanimité du conseil municipal du 15 avril 2010 se tient une consultation sur la question : « Etes-vous favorable OUI ou NON au projet d’implantation d’une zone commerciale sur le site du Charmoy ? ».

         Lors de la campagne préalable à cette consultation, la majorité municipale appuyée sur des associations, dont la toute jeune AAC, défend le OUI. Hormis quelques distributions de tracts sporadiques, aucun groupe ou association adverse ne défend officiellement le NON. En contrepartie, un matériel d’affichage sauvage imprimé à LURE, consistant en plusieurs centaines d’affiches jaune-fluo clamant le OUI de façon criarde, envahit les murs de la ville et des environs. En réaction à cette situation, paraît  Chantecler n°1 le 18 juin.

        Comme on pouvait s’y attendre, le OUI triomphe à près de 80 %. Triomphe relatif, puisqu’en raison d’une abstention de près des 2/3, moins d’un inscrit sur 3 aura dit OUI. 

       Forts de ce résultat, les partisans de LECLERC relancent un projet revu à la baisse (4000 m²), sans Brico LECLERC  cette fois. Le nouveau projet est refusé en CDAC le 8 mars 2011 en pleine campagne des cantonales, d’ailleurs largement alimentée par l’affaire.

      Plus de neuf mois s’écoulent avant qu’un recours ne soit présenté en CNAC le 21 décembre 2011 aboutissant d’abord à un « sursis à statuer » pour le projet Leclerc. Le 17 janvier 2012 enfin, après 2 CDAC et 2 CNAC, le recours est accepté. On attend à ce jour le dépôt du permis de construire. La suite au prochain épisode…

        Nos lecteurs auxonnais nous pardonneront cette révision forcée, un peu de bachotage, ça ne peut pas faire de mal !

        

     Loin du Mont-Rivel, il me sera un peu plus difficile d’évoquer le cas de Champagnole où LECLERC apparaît dans un contexte général beaucoup plus complexe et différent à bien des titres de celui d’Auxonne.

 

VERSION CHAMPAGNOLAISE

        Le 3 mars 2010, en Conseil de Communauté, Monsieur Clément PERNOT,  Maire de Champagnole et Président de la communauté de Communes Ain-Anguillon-Malvaux ( devenue ensuite « Champagnole Porte du Haut-Jura ») « précise que la Société Leclerc a engagé des discussions avec la Commune de Champagnole ». (PV Comcom du 03-03-10 page 12).

       Notons une première différence majeure avec Auxonne, où le maire, selon ses propres dires « a préféré faire cavalier seul » sans la communauté de communes dont il n’est pas le président (Le Bien Public du 8 avril 2009).

       Le Conseil Municipal de Champagnole,  réuni le 20 mai 2010, émet un avis favorable au projet d’implantation de l'enseigne E. LECLERC et, simultanément, à deux autres projets : transfert et extension de l'enseigne SUPER U, extension de l'enseigne INTERMARCHE  (PV comcom du 27-05-10 pages 2 et 3)

     Lors de sa séance du 1er juillet 2010, le Conseil de Communauté suit le même avis.

     Notons à présent deux autres différences avec Auxonne, d’une part l’absence d’ambiguïté du vote du conseil municipal, d’autre part la multiplicité des projets concernant trois enseignes dont deux déjà présentes à Champagnole : SUPER U  et INTERMARCHE

       La lecture des décisions, toutes favorables, de la CDAC du 06 août 2010, nous apprend même l’existence de 4 projets ; aux trois projets mentionnés précédemment, il convient, en effet, d’ajouter celui de la SARL «  Porte du Haut-Jura » consistant en un « ensemble commercial composé de six cellules, d’une surface de vente totale de 4000 m² ». Ce projet qui ne semble pas porté par les élus est d’émanation locale puisqu’il est le seul à ne pas faire l’objet d’un recours contraire de la part l’A.C.S.C. (Association du Commerce et des Services de Champagnole).

        Le 6 août 2010 les 4 projets sont acceptés par la CDAC du Jura.

       A partir de là  les différents projets vont faire l’objet de recours auprès de la CNAC, recours qui seront tous rejetés par la CNAC du 13 janvier 2011 qui émettra un avis favorable pour l’ensemble des 4 projets.

       Les opposants ayant déposé des recours sont au nombre de six : une association de consommateurs « Collectif Consomm’acteurs », une association de protection de la nature « J.N.E. (Jura Nature Environnement) », une association artisanale et commerciale « A.C.S.C. (Association du Commerce et des Services de Champagnole), 3 enseignes : Intermarché, Super U, Casino.

        Notons que le projet LECLERC a été le seul à affronter les recours de l’ensemble des six opposants.

         Encore une différence avec Auxonne où les CDAC d’emblée négatives n’ont pas déterminé de recours d’opposants, mais toujours celui du demandeur.

        A partir du 13 janvier 2011 on entre dans une phase d’attente analogue à celle qui  commencera un an plus tard à Auxonne le 17 janvier 2012.

       Diverses actions « paysannes » ont été menées depuis lors sur le terrain jurassien dévolu au projet LECLERC : un paisible pique-nique le 2 juillet 2011 d’abord, puis, entre les  16 et 17 octobre 2011, la dépose d’une clôture posée par les soins de la municipalité de Champagnole autour du terrain, action qui a motivé les plaintes ultérieures du maire et de LECLERC (Source : Campagnes solidaires n°268 – Dominique Bouillet (paysan dans le Jura). Dernièrement, au cours du mois mai, la Confédération paysanne du Jura a conduit sur le même terrain une campagne de plantations et de semailles.

        Entre temps M. PERNOT déclarait au Conseil communautaire du 25 octobre 2011  que « l’avancement [des trois projets] est lié à plusieurs recours déposés contre la CDAC (Commission Départementale d’Aménagement Commercial) et la CNAC (Commission Nationale d’Aménagement Commercial).

   Le Tribunal Administratif n’a pas statué sur la CNAC. Il appartient au Conseil d’Etat de se prononcer. Ces recours n’étant pas suspensifs, les trois « impétrants » poursuivent leur démarche.

     Le PC [permis de construire] de Leclerc est aujourd’hui [25 octobre 2011] conditionné au diagnostic archéologique. » (PV Comcom du 25-10-11 page 4).

      

       A Auxonne, tout est calme et paisible, l’affichage officiel indique que le permis de construire n’est toujours pas déposé à ce jour et, toujours en attente, une bonne partie du terrain dévolu au projet LECLERC a été mise « légalement » en culture, sans effraction ni « réappropriation » (voir notre article « Points de vue du Charmoy »).

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 juin 2012

 

Adresses utiles

 

http://franche-comte.france3.fr/info/stop-aux-supermarches--73950895.html

http://michel-moreau.over-blog.com/

 

 

        

 

 

 

 

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Documents
9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 00:00

 

Points de vue sur la zone du Charmoy – du 9 juin 2012

(J + 144 depuis la CNAC)

 

       On nous a parfois reproché d’écrire des textes qui « prenaient la tête ». Je m’en attriste sans toutefois m’en étonner ; bercés par les slogans et  le ronron de la langue de bois passe-partout, beaucoup de nos concitoyens ont peut-être perdu le goût des lectures consistantes, trop accoutumés qu’ils sont au fast-food d’une presse facile formatée. D’autres encore digèrent mal le piment d’une rhétorique tant soit peu épicée, estomacs repus et prospères devenus avec l’âge délicats et irritables.

      Afin de parer aux migraines et aux irritations, nous avons résolu, pour une fois, en bon magazine Chantecler-Dimanche, de vous présenter quelques belles images. Une excursion touristique au Charmoy, ça vous dit ?

      Au sein d’une ruralité pour l’instant encore préservée laissez flâner votre regard vers les points de vue imprenables des horizons verdoyants.

  Point de vue n° 1 : Un champ de treuffes qui en a gros sur la patate

     A 100 m du Rond-Point de l’Europe un champ de treuffes (pommes de terres) s’étend aujourd’hui (juin 2012) juste devant l’accès au parking de l’hyper LECLERC projeté. Si le projet voit le jour, la voie d’accès à ce parking depuis le Rond Point de l’Europe coupera la partie droite de cet actuel champ de pommes de terres, rejoignant l’entrée du parking, prévue en limite du champ et de la zone herbeuse actuels à peu près devant le sapin

Point de vue n°1 

 

Point de vue n° 2 : Du turqui en sursis

      Vue du Vieux Chemin de Dole, une parcelle de turqui (maïs) située aujourd’hui (juin 2012) sur l’emprise du projet d’hyper LECLERC prévu entre le Vieux Chemin de Dole et la RD 5. A l’arrière-plan, cachée par le talus herbeux, la RD 5 ; au-delà de la RD 5, bâtiments de la zone des Granges Hautes. Si le projet voit le jour, le parking de l’hyper occupera tout le premier plan de la photo, la façade d’entrée du magasin se situant  dans le hors-champ immédiatement à droite.

 

Point de vue n°2    

 

 Point de vue n° 3 : Jouissons du spectacle avant que le rideau ne tombe !

  Vue de la RD5 (route de Dole). La zone d’emprise du projet LECLERC occupe toute le premier plan de la   photo jusqu’au Vieux chemin de Dole caché dans la ligne herbeuse horizontale au-delà des labours. Au deuxième plan, la longue ligne bocagère de la parcelle BV 74 (voir notre article BV 74 du 6 juin dernier) s’étire à partir du bosquet  situé en haut à droite de l’édifice isolé.

 

Point de vue n°3 

Point de vue n° 4 : Une zone bocagère riche en biodiversité le long du Bief Pérou

 

      La parcelle BV 74 (voir notre article BV 74 du 6 juin dernier) vue depuis la rue de Rosières. Elle correspond à la ligne bocagère d’un seul tenant en arrière du champ de maïs avec les crâs, sur les deux-tiers droits de la photo. La zone d’emprise du projet LECLERC actuel est située dans le hors-champ à gauche de la photo à l’arrière plan et n’investit donc plus l’espace de cette zone humide variée que condamnait de fait le projet initial. D’aucuns (bien public.com du 19/01/12 et Le Bien Public du 20/01/12) ont lié ce déplacement du projet de départ à une volonté et un engagement de « préserver le ruisseau». Couplet « grenellien » et « green-washing » de rigueur qui ne trompe plus personne et que l’on peut rapprocher du souci du bien-être des chauves-souris (voir à ce propos sur notre site     Chantecler N° 7 et la chanson « Les nocturnes »)

Point de vue n°4

       En espérant que vous  aurez apprécié cet intermède champêtre, nous vous donnons rendez-vous pour la suite. Vous pourrez découvrir en particulier que la conquête de la « maîtrise foncière » de la zone du Charmoy n’est qu’une forme locale d’un phénomène plus large  qui concerne aussi nos voisins comtois de Champagnole dont nous avons déjà parlé dans l’article « Préserver la ruralité » du 25 mai dernier et que nous nous promettons de vous présenter très bientôt plus amplement en raison de la qualité des productions alternatives locales diffusées sur la toile.

C. S., Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 9  juin 2012 (J + 144 depuis la CNAC)

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Documents
6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 00:00

 BV 74 – du 6 juin 2012

 

     Désolé de décevoir les mélomanes, il ne s’agira pas, dans cet article, de musicologie comme pouvait le laisser supposer le titre. Il est vrai, Chantecler, ce vieux radoteur, est souvent éclectique (d’aucuns qualifient même ses propos de « saugrenus»), mais nous n’évoquerons, ni ne chanterons même ici la cantate BWV 74 composée par J.S. Bach pour la Pentecôte 1725. Remarquons toutefois, que par un curieux hasard, le récitatif  de cette œuvre : « Die Wohnung ist bereit » traduisons : « La demeure est prête » n’est quand même pas tout à fait étranger à notre thème d’aujourd’hui.

      Au risque de faire frémir les mânes du grand musicien, il nous suffira pour entrer dans le vif du sujet de traduire pragmatiquement « La demeure est prête » car « la maîtrise foncière de la zone est concrétisée ». La translation paraîtra brutale, mais à chaque siècle ses temples ! à chaque siècle ses dieux !

     Le 18 mai 2009, le Conseil municipal de la Ville d’Auxonne décidait à la majorité de céder la parcelle communale BV 74 au Groupe LECLERC (voir extrait à la fin).

    Rappelons que cette délibération officielle venait clore quelques mois d’un travail de prospection que, ne suivant pas en cela les propos des mauvaises langues, nous  qualifierons simplement de « discret ». Ce travail de prospection, mené assidûment sans tambour ni trompette, dut convenir à son bénéficiaire, puisque celui-ci, à la fin des comptes, alla jusqu’à décerner un satisfecit écrit :

       « A ce jour la maîtrise foncière de la zone est concrétisée grâce à votre discrétion. Nous sommes conscients des difficultés que vous rencontrez, mais l’enjeu est de taille. La divulgation aurait fait échoué (sic) le projet »

     (Lettre du Groupe E. Leclerc  datée du 14/04/09 et adressée au Maire d’Auxonne sous la signature de son Président de l’Expansion F. TRITANT. Cette lettre est publiée in-extenso dans Inf’Auxonne N° 25 de Mai 2009 p. 4).

         Le 18 mai 2009, décision était donc prise en assemblée, publiquement et sans crainte de « divulgation » de céder ladite parcelle à la SARL BOUXDIS. Précisons que le « dirigeant principal » (information manageo.fr) de BOUXDIS est Daniel PRUNIER, « propriétaire de trois magasins [LECLERC] en Haute-Saône : un à LURE (5300 m²) et deux à VESOUL (un hyper de 6000 m² et un Leclerc express de 1200 m² couplé à un drive) (information lineaires.com).

        La parcelle BV 74 est une bande de terrain large de 30 m environ, longeant sur près de 300 m le cours du Bief Pérou sur sa rive droite et qui donne sur le chemin rural prolongeant la rue de Rosières. Elle avait été initialement acquise par la ville pour être mise à la disposition d’Agrobio. Les personnes souhaitant de plus amples détails se reporteront avec profit au Procès-verbal du Conseil municipal du 18 mai 2009 disponible sur le site de la Ville d’Auxonne,  les débats soulevés autour de cette cession nous ont semblé très instructifs.

         Nous ignorons le statut immobilier actuel de la parcelle BV 74. Une seule chose est certaine, compte tenu de la modification du projet LECLERC entre 2009 et 2010 (voir le plan sur Chantecler n° 12 du 27 janvier 2012 disponible sur notre site) cette parcelle BV 74 n’est plus, et de loin, dans le périmètre du projet. Qui en est à présent le propriétaire ? Il est probable que ce soit encore la Commune d’Auxonne. Quel est son usage actuel ? Nous l’ignorons.

         Compte tenu des préoccupations environnementales exprimées au cours des derniers mois dans les documents  relatifs aux projets sur la zone du Charmoy, ce site initialement destiné à l’agriculture biologique et longeant sur près de 300 m un « ruisseau préservé » (bien public.com du 19/01/12 et Le Bien Public du 20/01/12), devrait mériter le plus vif intérêt.

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 6  juin 2012

      

EXTRAIT DU PROCÈS VERBAL DU CONSEIL MUNICIPAL DU 18 MAI 2009

 

         7)   CESSION DE PARCELLE DANS LA ZONE DU CHARMOY

 

Dans le cadre de l’aménagement de la zone commerciale du Charmoy, la ville est propriétaire de la parcelle BV 74. Cette parcelle a une contenance de 81 a 26 ca. Comme cela a été proposé aux autres propriétaires fonciers de la zone, il est envisagé de céder cette parcelle au prix de 10 € le mètre carré auquel s’ajoute une indemnité au titre de l’espace d’arbres fruitiers pour une valeur de 18 740 €.

 

Vu l’article L 2121-29 du code général des collectivités territoriales ;

Vu l’avis de la Commission Urbanisme et Développement Economique du 12 mai 2009 ;

Vu l’avis de France Domaine du 19 février 2009 estimant le prix à 3,80€ le mètre carré

 

Le Conseil Municipal décide à la majorité :

 

ARTICLE 1er : de céder  la parcelle BV 74 sis dans la zone du Charmoy, d’une contenance de 81 a 26 ca à la SARL BOUXDIS basée rue du Ladhof (68000 COLMAR) au prix de 10 € le mètre carré auquel s’ajoute une indemnité au titre de l’espace d’arbres fruitiers pour une valeur de 18 740 €.

 

ARTICLE 2 : de confier la préparation de l’acte à Maître HENNART (basé à LURE, 70200)

 

ARTICLE 3 : d’autoriser Monsieur le Maire à signer tout document consécutif à cette session  

        

 

 

 

 

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Figures libres
5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 00:00

 DUCHARMOY candidat ! – du 5 juin 2012

 

      Juin 2010, c’est déjà loin….Rappelez-vous pourtant l’atmosphère de kermesse permanente qui régnait alors dans la ville : la grande distribution…de tracts sur les marchés, à la sortie des écoles et dans les boîtes à lettres qui débordaient, les chevauchées fantastiques, et puis des affiches, des affiches partout, de ces belles affiches jaune-fluo comme on n’en fait plus, de ces affiches imprimées à LURE qui disaient OUI et refleurissaient comme par miracle  dès qu’arrachées !

     Et enfin, la récompense bien méritée pour tant de papier gaspillé : un triomphe sorti des urnes le 27 juin au soir, une majorité de OUI introuvable, à faire rêver les amateurs de plébiscites, à faire péter la super-manchette en bleu d’Inf’Auxonne N° 29 !

      Juin 2012 est plus morose, ciel gris et pluie, et puis  l’ère est austère. L’autre jour je pensais, si je m’appelais DUCHARMOY pas DU CHARMOY, trop aristo, mais DUCHARMOY d’un seul morceau ou d’un seul tenant (comme ils en rêvent), si je m’appelais DUCHARMOY, je me présenterais à la députation, on ne me prendrait plus pour un con, on dirait même DUCHARMOY quel joli nom ! Qu’importe qu’il soit du centre, de droite, et même de gauche encore avec, c’est DUCHARMOY que nous voulons !

       Et les belles affiches que je ferais alors avec ce seul slogan DUDUCHE   DUCHARME  DUCHARMOY brochant sur le fond d’un grand pré vert fleuri de boutons d’or ! Floréal et Prairial réunis ! Un vrai printemps arable, la révolution des boutons d’or !

      Mais voilà, je ne m’appelle pas DUCHARMOY. Et puis les noms en Z n’ont plus la vogue par les temps qui courent. Et puis juin 2012 est si  morose, même si fleurissent tant de roses et puis, ma mère,  l’ère est austère !

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 5  juin 2012

      

 

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Figures libres
1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 00:00

CHANTECLER AU CAVIAR – du 1er juin 2012

 

     Le titre alléchant pourrait suggérer quelque façon d’accommoder  un vieux coq importun auquel on aurait tordu le cou et qui aurait fini au vin comme dans la chanson de Nougaro. Toujours au vin, jamais en vain ! D’accord, mais le caviar ça ne colle pas vraiment avec le Chambertin, à moins d’être Américain ! Et puis non ! S’il y a suggestion dans cette affaire, ce n’est vraiment pas celle du chef !

      Au fait ! Nos lecteurs assidus ont pu observer hier 31 mai, sur notre blog, la republication caviardée d’un article ancien. Admettons que Chantecler rabâche volontiers, mais à ce point, tout de même ! Ce n’est plus du rabâchage, c’est de la dégénérescence !

       Afin d’éviter toute perplexité, supputations et interrogations inutiles, il nous a semblé nécessaire de préciser l’origine et les causes de ce remake light.

      Pour tout dire, il nous a été « inspiré » par la réception d’une lettre recommandée avec accusé de réception émanant d’un cabinet d’avocats dijonnais.

      Le rédacteur de cette lettre me priait courtoisement « d’effacer le paragraphe » de l’article qu’il jugeait litigieux. J’ai accédé à sa demande qui, pour me sembler curieuse, n’en était pas pour autant exorbitante.  Le paragraphe en question a donc été auto-caviardé par mes soins.

      Afin de répondre à la courtoisie de mon interlocuteur je m’abstiendrai de commenter ici le détail des motifs invoqués qui, à mon sens, font toutefois assez mal le départ entre  injure  et  rhétorique malicieuse.

     Une autre confusion, non plus dans l’appréciation, mais cette fois dans le statut du destinataire, nous a semblé beaucoup plus préoccupante. En effet l’en-tête de la lettre fait référence à une « affaire » opposant une société X  à  « Association Commerçants AUXONNE ». N’étant en rien partie prenante au sein de cette association, je me suis interrogé sur l’adéquation de cette référence en ce qui me concerne et j’ai jugé bon de faire part de mes questions aux  premiers intéressés.

       Non ! Chantecler  n’est pas le blog des commerçants auxonnais. J’en revendique la seule responsabilité et je m’étonne que des personnes s’étant livrées à une exégèse pointilleuse de mes textes n’aient pas d’abord situé clairement la position de leur auteur, l’assimilant sans doute un peu rapidement à la sphère de l’Union commerciale d’Auxonne.

      Une précision s’impose donc : d’où parle Chantecler ?

      J’agis dans ce blog en simple citoyen auxonnais  qui, au cours du mois de juin 2010, jugeant inadmissible, inopportun et grotesque l’investissement de l’espace public par une propagande au service d’intérêts privés, a résolu, sans crainte, de faire entendre une autre voix. Le lecteur soucieux d’explications détaillées à ce propos pourra se reporter aux premiers articles de mon blog.

P.S. : le pas-de-porte de Chantecler n’est pas à céder

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 1er juin 2012

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Billets d'humeur
31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 00:00

L’OR DU BIEF PÉROU- version expurgée ad usum Delphini du 31 mai 2012 remplaçant la version originale du 12 octobre 2010

 

      Dans notre dernier billet d’humeur (Nothing du 09 octobre dernier) nous notions que la zone du Charmoy n’était plus à la une de l’actualité. Mal nous en a pris ! En effet, dès hier, lundi 11, Le Bien public a consacré un long article à revisiter  la question. Nul n’est prophète en son pays et nous avons parlé un peu vite, nous devons le confesser et nous en excuser.

      Sous la plume de Sylvain Clément, ce sont donc à présent deux longs articles du lundi[1]  pleins de bruits et de rumeurs qui sont livrés à la réflexion des Auxonnais, confrontant comme en miroir, le Centre-ville ancien, ses misères et son clocher d’une part et l’Eldorado de demain, la Cocagne promise, entendez la Zone du Charmoy rebaptisée Bief  Pérou, d’autre part. Une affaire en or sans doute, mais pas pour tout le monde.

        La fracture semble donc bien consommée entre deux mondes, le petit monde réel perplexe et inquiet de la rue Antoine Masson et le monde imaginaire des projets pharamineux, cet Eldorado promis, dont l’Auxonnais moyen subira les nuisances mais ne verra jamais les pépites. Nous n’adhérons certes pas à la vision onirico-irénique exprimée récemment dans un magazine gratuit local et que nous transcrivons fidèlement : « D’une architecture revisitée, ce lieu [NDLR : le Rond-Point de la Poste] induit une aura indéfinissable. Une multitude d’émotions évoquent les identités remarquables des évènements sociaux et d’urbanisation face à l’avenir […] En projetant le regard derrière soit [sic], la rue Emile Gruet persiste à présenter l’allégresse du passé. Puis enfin, la rue du Colonel Redoutey, en direction de Dole sculpte le futur commercial ».

        L’allégresse du passé n’est pas vraiment au rendez-vous et, en guise de sculpture, c’est un Moloch ou un Veau d’or que l’on nous prépare au Bief Pérou. Ayant appris en outre, sous la plume de Sylvain Clément, que le projet risquait de mettre à mal la perspective sur « le clocher de l’église de la ville qui serait masqué sous certains angles par cette implantation », je m’autorise un ton biblique pour exhorter tous les défenseurs de notre patrimoine à conjurer l’érection du masque.

      A propos de clocher enfin, et pour faire écho à toutes les rumeurs évoquées par Sylvain Clément, je voudrais en ajouter une qui ne lui pas été rapportée : les échafaudages couvriraient une opération de démontage systématique de l’église en vue d’une reconstruction…au Bief  Pérou !

       Oui, le centre-ville fout le camp et çà va continuer. Un commerçant anonyme de la « rue Masson » interrogé par Sylvain Clément le déplore : « Tout tombe en ruine ici. Les gens ne viennent plus, les portefeuilles crient famine, conséquence l’activité se ralentit considérablement ». Tout cela est bien triste et déprimant, trop peut-être !

 

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C. S. Rédacteur de Chantecler,

à Auxonne, le 31 mai 2012 (version expurgée du texte original paru le 12 octobre 2010)



[1] « Malaise au centre-ville » « Paranoïa quand tu nous tiens » dans Le Bien public du 4 octobre 2010 et « Encore dans l’impasse » « Leclerc dans la ligne de mire » dans Le Bien public du 11octobre 2010

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Revue de presse
25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 00:00

 Préserver la ruralité ! - du 25 mai 2012

      « Préserver la ruralité !» Ce mot d’ordre nous ne l’avons pas inventé, nous l’empruntons à la profession de foi, toute fraiche imprimée, du député Rémi Delatte qui sera en visite électorale aujourd’hui à Auxonne. Chantecler, dont le chant agrémente la basse-cour auxonnaise, ne peut qu’adhérer à ce mot d’ordre !

      Pourtant, ce n’est pas en livrant des hectares de terres agricoles aux appétits de la grande distribution que l’on va « préserver la ruralité ». Voilà bien ce qui n’a pas été compris dans le fief de Rémi Delatte, où l’un des représentants en vue de la profession agricole, au service de son maire lui-même tout pétri de ruralité aux dires de la biographie « picarde » publiée par son comité de soutien lors des dernières cantonales a naguère largement œuvré à la « maîtrise foncière » d’une zone agricole au profit du groupe E. LECLERC.

       « Préserver la ruralité !». Chez nos voisins Comtois, la Confédération paysanne du Jura en a donné très récemment un exemple beaucoup plus cohérent, un exemple au-delà du slogan, un exemple en acte, relaté par France 3 !

        L’évènement s’est déroulé le jeudi 17 mai à Champagnole. Précisons d’abord qu’il existe un point commun entre Auxonne et Champagnole qui n’est ni l’oignon ni le ciment mais l’heureux privilège pour les deux communes…et leur petit commerce de centre ville, de bénéficier, par les arrêts de la CNAC, de l’autorisation d’établissement d’un Hyper LECLERC. Ces arrêts pris à un an d’intervalle, le 13 janvier 2011 pour Champagnole et le 17 janvier 2012 pour Auxonne, ont comblé leurs premiers magistrats.

        Pour le moment, en l’un et l’autre lieu, des Monts du Jura au Val de Saône, la terre est restée libre des constructions projetées. Grâce à Dieu, on peut encore y planter, on peut encore y semer, les tracteurs n’ont pas encore fait place aux caisses automatiques. A Auxonne, la zone du Charmoy fraîchement labourée fait plaisir à voir pour un authentique ami de la terre !

      Le 17 mai, les agriculteurs ont donc manifesté « devant le supermarché Super U de Champagnole qui […] a des projets d’extension ». Le slogan affiché sur la calandre du tracteur de tête « Des oignons Pas du béton » avait un parfum auxonnais indéniable, voilà-ti pas un slogan digne de séduire la Confrérie de l’oignon ? Cette manifestation ne constituait pourtant qu’un hors-d’œuvre (aux p’tits oignons ! ).

       En effet selon France 3 « le cœur de la colère se situe bien autour du projet d’implantation d’un hypermarché Leclerc ». « Les agriculteurs se rendront [donc] sur le terrain prévu pour le futur hyper et se « réapproprieront » la terre ». Toujours selon France 3 « Ils prévoient de broyer l’herbe, puis de labourer, et de planter ensuite du maïs blanc de Bresse, des courges et des haricots. Une centaine de kilos de pommes de terre devraient être mis en terre. »

        A Auxonne, la terre dévolue au LECLERC est déjà labourée, ce sera encore plus simple ! Si j’étais dircom de notre élu, je lui suggèrerais de faire la pige aux Comtois par un petit passage au Charmoy avant la réunion de ce soir.  Il suffirait aux « préservateurs de la ruralité » de mettre les bottes et une bonne pioche dans le coffre de la limousine (mettre des tracts au fond pour ne pas salir)  et de dégotter quelques clayettes de plants de pommes de terre en attente de plantation mais pas trop germés, avec le temps de cette année, la denrée ne doit pas être bien rare !

       J’imagine la photo avec Madame la suppléante en bottes. Souriez, le petit oiseau va sortir ! Un tableau digne de l’Angélus de Millet, un chromo à faire un tabac dans les chaumières de Saône et Vingeanne et un vrai scoop de campagne pour Le Bien Public !

 

LIEN AVEC FR3 CLIQUEZ    ICI 

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 25 mai 2012

 

 

 

 

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Revue de presse
9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 00:00

Urnes savantes - du 9 mai 2012

 

     Alors que nombres et pourcentages ont retenu, toutes ces dernières semaines, l’attention puis l’haleine de nos concitoyens, nous voudrions apporter une modeste contribution à ce festival numérique. Dans notre dernier article du 3 mai, nous avions d’ailleurs déjà « numérisé » notre discours en évoquant le nouveau concept de « 3-4-0 », tiercé qui, au bout du compte, ne devait pas se révéler gagnant.

     Mais comment parler de nombres aujourd’hui sans prendre des airs de Cassandre et entonner le chœur tragique de la dedette qui monte, qui monte… ?

      Tant et tant de discours à la 6-4-2 nous promettent depuis tant de temps la ceinture, la facture et l’austérité, (et pourquoi pas la haire et le cilice encore ?) et tout cela n’est pas réjouissant ! A les entendre nous serons bientôt tous des olives grecques à pressurer !

      Des lecteurs grincheux diront que mon discours sent l’huile et qu’en ces temps austères, je ferais mieux de me taire !

     Pas avant d’avoir rempli notre contrat chiffré et justifié notre titre « Urnes savantes ». Au fait donc !

      Le 27 juin 2010 les électeurs auxonnais étaient mobilisés au vibrant appel de « Aux urnes citoyens ! » pour une grande cause d’intérêt public, à la rescousse d’une chaîne d’hypers !

     Et la vague jaune-fluo déferlait alors avec un score mirobolant ! Les urnes ont dû en être un peu bahutées, chatouillées. Sous le choc, de servantes, elles sont alors devenues savantes ! Depuis, à Auxonne et dans le canton, comme Chantecler, à leur manière et à chaque scrutin, elles font de l’humour à 2 balles.

     Sans entrer dans les détails, et à l’appui de notre assertion, nous avons noté dans la presse et à deux reprises des nombres curieux qui interrogent : un 1664, d’abord, pas très moussant et un 1944 tout récent qui sentait son débarquement. Coïncidences fortuites ou dysfonctionnements des urnes consécutifs au traumatisme causé par l’explosion démocratique  du vote  « en masse » du 27 juin 2010 ? Jamais 2 sans 3, alors à suivre quand même !

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 9 mai 2012

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Humour
3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 00:00

Après les métinges du 1er mai on attend toujours la vague - du 3 mai 2012

   Un rapide coup d’œil, tout d’abord, sur le 1er mai au Charmoy. La CBFCC (Confédération Bourgogne-Franche-Comté des syndicats de Chiroptères) a obtenu « l’extinction de l’enseigne lumineuse » à 20 heures au lieu de 21. Ce fait démontre, s’il en était encore besoin, que les syndicats, ça peut servir à quelque chose !

        Quant à la tornade, prévue et redoutée relativement à l’attente de l’« impact positif sur la qualité de l’air grâce à la maîtrise de l’évasion de la clientèle », elle ne s’est pas produite, la force des vents ayant été mobilisée à destination des  champs d’éoliennes en vue de « tenir l’objectif de 23% de notre consommation finale en énergies renouvelables en 2020 » (Cf. « La France forte »).

       Tout s’est donc passé au mieux avant-hier pour ce 1er mai au Charmoy tout aussi nouveau que le 1er mai au  3-4-0, comme disait l’autre.

      3-4-0 ? Kézako ?

      Duplouc ! Tu connais pas ? Non ! C’est pas un club privé, ni le tiercé gagnant, Le 3-4-0, tout le monde connaît ! La place du 3-4-0, c’est une place à Paris, dans le 16ème, un arrondissement ouvrier. Tu piges ?

      Tiens au fait, hier matin, en écho du discours du 3-4-0, j’avais « La France forte » dans ma boîte.

      Par temps de pluie, je dévore tout ce qui s’imprime, alors j’ai dévoré « La France forte », un peu humide. Dans le cadre de ma petite feuille je ne peux prétendre ennuyer mes lecteurs qui se sont couchés tard avec une recension complète du programme il y a des débats pour ça je m’en tiendrai donc uniquement au premier titre :

« 1. Rendre la parole aux Français »

         «  • Sur les sujets essentiels, solliciter l’avis des Français par référendum en cas de blocage : parce que quand il y va de l’intérêt général, ce n’est pas à des corps intermédiaires ou à des groupes de pression de décider à votre place »

        Ça tombe à pic ! Voilà un sujet à méditer à la lumière de l’affaire du Charmoy. En relisant les annales de Chantecler le lecteur pourra illustrer le propos et suivre à travers un authentique cas d’école le jeu subtil des divers recours aux « corps intermédiaires » (CNAC et CDAC), du recours plus inédit à la consultation, et des pressions, à ces diverses occasions, des lobbies politiques, associatifs ou privés. Rappelons que la consultation de 2010 sur la zone du Charmoy n’était pas un référendum, si tel avait été le cas, le vote serait d’ailleurs resté sans effet puisqu’un référendum requiert au moins 50% de votants.

      Dans le deuxième point de ce premier titre de « La France forte », nous noterons encore en particulier cette intention :

          « •…interdire le cumul entre les fonctions de ministre et de chef d’un exécutif local. »

        Voilà qui est fort de café ! Alors comme ça, mettons, Vercingétorix, chef des Arvernes à Alésia, n’aurait même plus le droit de défendre les intérêts des fonctionnaires de toutes les tribus gauloises à Lutèce !? Il ferait beau voir…On imagine la bronca ! Vraiment ! Y’en a qui veulent gâcher le métier !

         Le lecteur nous pardonnera ces recours à l’histoire et ces incursions dans d’autres domaines que le nôtre. Nous ne prétendons pas, en effet, être exempt des travers et des tics de notre temps. Afin de faire bonne mesure, alors que l’on invoque à tout bout de champ Jaurès, Hugo ou Blum, et soucieux d’être tendance et éclectique, rapportons une expression de Chateaubriand glanée dans un ouvrage de Maurras qui la cite  et en souligne le caractère voluptueux : « la molle intumescence des vagues ». En ces temps d’attente fébrile et trépignante d’une vague montante, il n’est pas certain que le caractère de paresse lascive de l’expression, pourtant délicieuse, soit bientôt unanimement apprécié.

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 3 mai 2012

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Figures libres