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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 00:00

AVIS DE GRAND FROID – du 7 février 2012

 

     Un vent glacial soufflant de Vesoul a transformé le Bief Pérou en patinoire. Il fait là-haut un froid d’au moins 7 à 8 Béries sur l’échelle de Poutine ! 

     Après Leclerc, voilà à présent le Général Hiver régnant en maître sur la zone du Charmoy et ce n’est pas demain que les géomètres planteront leurs piquets dans la glèbe congelée « Il neigeait, on était vaincu par sa conquête ! ». Voilà, par un caprice soudain de Borée, les prémices d’un projet pharaonique figées comme la vieille huile ! L’hôtel « Overlook » là-haut, c’est pas pour demain. Comme le disait Letizia, la bonne mère de Napoléon Bonaparte : « Pourvou qué ça doure ! »

      Je me rappelle février 1956, j’avais 9 ans et 20 au thermomètre. Dans les rues de la ville, de la glace partout ! La joie des patineurs de la communale !  Pas de tout-à-l’égout pardi ! La Saône gelait, je me rappelle une voiture roulant sur la glace près de l’abreuvoir.   A la fin, quand la débâcle est venue, il a fallu, du pont au barrage, pétarder les blocs à la cheddite. La Néva à la portée des Auxonnais ! Le brise-glace Lénine à vos portes ! Il y avait beaucoup de pingouins sur le port (l’ancien, celui aux escaliers) pour voir ça, les distractions étaient rares !

      Le matin, montant la rue Lafayette pour partir à la communale, je jetais un coup d’œil au grand thermomètre émaillé de la pharmacie ; la colonne d’alcool brunâtre indiquait invariablement: « Encre et vin gelés ». L’encre et le vin, ces deux bonheurs des hommes, gelés ! Paralysie générale !

    Pendant la durée du grand  gel, « Encre et vin gelés », Chantecler se met donc aux intempéries ! Chauffez-vous bien, chers lecteurs, et à très bientôt !  

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 7 février 2012

   

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Publié par C.S. Auxonnais - dans Brèves
6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 00:00

 RELIQUES ÉMOUVANTES – du 6 février 2012

 

        Dans Le Bien Public du 3 février dernier, François Sauvadet déclarait, ouvrant le compte à rebours à « J52 » : « L’année 2012 sera assurément une grande année gauloise… ».

          « Grande année gauloise » pour Alise-Sainte-Reine, fille d’Alesia, sans doute, mais pour Auxonne, année de la victoire à l’arraché de César-Leclerc, appuyé par sa kyrielle d’activistes et de sectateurs de tous calibres, des hameaux les plus écartés de notre commune jusqu’aux lambris des ministères.

         A l’heure où, de la Pucelle d’Orléans au défenseur d’Alésia, l’imagerie du « Petit Lavisse » a le vent en poupe, j’ai rouvert ce best-seller pédagogique d’un temps révolu où l’on apprenait encore l’Histoire de France dans les écoles. Sûr que le bouquin doit être sous l’oreiller de quelques-uns de nos politiques qui ont dû faire leur miel de la citation du vieil Ernest figurant en couverture : « L’enseignement de l’histoire aux tout petits doit être une suite d’histoires comme en racontent les grands-pères à leurs petits-enfants ».

         Pas vrai ? Papy Nicolas et Papy François (Sauvadet) ?

      J’ouvre mon vieux manuel de la communale et j’y retrouve la fameuse gravure légendée « Vercingétorix jette ses armes devant César » : le fier cavalier, se dresse sur un cheval blanc piaffant, s’apprêtant à jeter son épée aux pieds d’un  César vautré dans un fauteuil. La figure de Vercingétorix est belle, le texte de Lavisse en accentue le trait « César croyait que Vercingétorix allait le prier de ne pas le faire mourir. Mais Vercingétorix était trop fier pour prier César. Il le regarda bien en face et ne dit pas un mot ».

      Le fier Vercingétorix ne manquait pas de vaillance, mais l’astuce politique d’un père Queuille lui faisait visiblement défaut ; avec une échine plus souple et un peu d’entregent il aurait pu vendre sa Nouvelle Gaule à César et gagner une charge avantageuse de consul honoraire. Notre héros le vrai, pas le consul honoraire sauvagement étranglé dans le Tullianum sur ordre de César, rejoignit finalement le paradis des Gaulois en 46 av. J.C. Là, une vingtaine de  siècles plus tard, il dut encore s’étrangler de nouveau en buvant son hydromel de travers à la vue des récupérations de sa mémoire par des politiques de tout poil. On le statufia d’abord, au-dessus des Laumes, à l’initiative et, à l’image un peu aussi, de Napoléon-Badinguet, la suite, nous la connaissons.

          Je le sens bien, lecteurs auxonnais, je commence à vous ennuyer en sortant de mon sujet. Certes, Chantecler, c’est un peu le coq gaulois, mais le rapport est un peu mince avec notre sujet de prédilection. Revenons donc à nos moutons, sans quitter toutefois la Guerre des Gaules. Chantecler a la gaule, et de l’inspiration, comme toujours !

         Dans Le Bien Public du 3 février dernier, il est encore question de 23 « reliques de premier plan » qui viendront enrichir le muséoparc d’Alésia. Dans notre chanson « Les nocturnes » (voir sur ce site) nous évoquions « Auxonne, la nouvelle Pompéi ». A l’horizon 2020, il conviendrait que notre centre-ville, la nouvelle Pompéi côte-d’orienne, puisse offrir à la vue et à la curiosité du touriste-chaland, tout comme sa concurrente Alésia, 23 « reliques de premier plan », témoins « émouvants »,  « portant des stigmates de coups », de la conquête d’Auxonne par César-Leclerc. Les experts muséographiques consultés pensent que ce sera possible sans grands frais et  même sans besoin de solliciter des prêts de collections extérieures. 

         23 devantures désertées, 23 boutiques en mal de repreneurs, les experts pensent que c’est jouable.  Un petit coup de pouce d’un mécène alsaco-vésulo-luron permettra sans doute la mise en valeur et la signalisation des pièces, le Musée de la Vie Bourguignonne ne refusera pas son conseil technique. Bonne affaire donc, pour le tourisme à Auxonne : notre centre-ville devrait s’enrichir sous peu de ces vestiges « extrêmement émouvants », même s’ils « peuvent paraître ingrats ». Rendons grâce à César-Leclerc et à Monsieur François Sauvadet pour ces aubaines et ces mannes muséographiques qui viendront enrichir notre département !

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 6 février 2012

 

 

 

 

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Publié par C.S. Auxonnais - dans Revue de presse
3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 00:00

 Station CHARMOY (ANTICIPATION) - 3 février 2012

 

« En effet, compte tenu que le port sera vraisemblablement opérationnel  dans un délai relativement  proche, et compte tenu qu’une nouvelle grande surface ne sera pas ouverte avant deux ans au moins, que faire :

 

Pousse-pousse jaune-   pour rendre le centre ville plus attractif

-  pour rendre les petits commerces plus attrayants

-  pour que les touristes dépensent plus d’argent à Auxonne

- pour que les clients venant acheter dans la nouvelle grande surface, dont beaucoup ne venaient jamais à Auxonne auparavant, aient envie de venir arpenter les rues du centre ville, découvrir les services proposés par les commerçants auxonnais et profiter du futur hôtel. »

                                                                                                                                                         

 Questions proposées par  « Auxonne Passionnément » aux commerçants du centre-ville

 dans Inf’auxonne  N° 25 (mai 2009) page 8

          Le prix  Borloo 2020 vient d’être décerné dans notre bonne ville à une entreprise méritante autant que parcimonieuse en rejets de CO2.

          Non il ne s’agit pas de Napolux, manufacture florissante de bustes impériaux qui a centuplé sa production et les émissions de CO2 de ses fours en prime depuis le déferlement de touristes dans les rues de notre ville. Dans le centre, à présent, cireurs de souliers, porteurs de bagages et nanas accortes offrent leurs services aux équipages des yachts. A Auxonne-centre, l’indigène 2020 est diligent, il a enfin compris le message, le cœur de ville, tout palpitant, en est devenu bigrement attractif, le chaland mondialisé s’y presse avide de souvenirs et d’impressions bizarres.

          Des bustes de Napoléon partout, une baguette de pain nulle part, le sandwich, c’est plus marketing ! Et ça sent la frite et le kebab jusqu’au ciel ; c’est-y ben vrai mon p’tiot  qu’çè sentôt p’us l’ougnam’ à Auxonne ? Ç’ô ben vrai lai mére ! L’oignon s’est fait la malle en Hollande, il ne trouve plus où se planter ici, c’est vrai qu’au prix où se négocie l’hectare au tarif Charmoy ! Et je vous jure, même sans oignon, c’est vraiment à pleurer ! La « belle endormie », du coup, est devenue insomniaque : sous l’œil des caméras, en été, c’est la fête permanente !

          Et le prix Borloo 2020 alors ? Patience j’y viens, le temps d’en finir avec ce groupe de Japonais de Fuku-Shima plus lumineux que des vierges de Lourdes. Il faut vivre avec son temps ! Promener le gogo, le faire « arpenter les rues du centre-ville », c’est bien plus rentable que de gratter le globe !

          Et le prix Borloo 2020 alors ? Oui ! minute, papillon ! Y’a pas l’feu au port ! Eh bien ce prix Borloo 2020, il vient d’être décerné à un créateur de PME, un petit gars de Shangaï  fut’fut’.  L’oiseau est arrivé un beau matin, la cale pleine de pousse-pousse vintage garantis de l’ère Mao.  Il a mouillé sa jonque,  pépère, au Port-Royal, et débarqué rieur, un chat siamois campé sur l’épaule. Le gars a eu un franc succès, le chat a fait le reste et en trois jours une douzaine de coolies étaient embauchés, Auxonnais pur sucre, qui n’avaient pas trouvé de job au Charmoy. Un Auxonnais qui court sur les spacieux accotements de la D 905, ça crache toujours moins de CO2 qu’un bus, fût-il de la Transco !

        Le Chinois avait tout compris, déplacements « doux » ! Il a fait sa révolution culturelle le long de la D 905 et écrit son petit livre vert ! Depuis tout le monde l’appelle Mao- Charmoy et sa ligne de pousse-pousse fait fureur, c’est que tous les touristes veulent monter à « l’hôtel » en pousse-pousse ! Les indigènes, eux, vont à pied, sauf  les vendredi 13, jours du bus à la demande qui arrive toujours en retard à la station Charmoy, après les soldes au rayon marée évidemment ! Ah ! les crabes !

       Du coup, les consommateurs frustrés vont acheter les nems appétissants et pas chers que la copine de Mao-Charmoy, plus gracieuse que les caisses automatiques de l’hyper, cuisine dans sa jolie baraque, montée sans la CNAC, au bord du Bief Pérou. A Vesoul, ça grogne, les Lurons vont bientôt nous rejouer « Les 55 jours de Pékin », évasion commerciale, concurrence déloyale !  A Lure on rit jaune, on n’affiche plus en jaune-fluo. Et sur les bords du Bief Pérou les touristes affluent, goûtant un air de liberté, le bruit court déjà qu’un émir barbu et cousu d’or va racheter l’hyper à présent démodé  et peu attractif pour en faire un remake  de la Cité interdite.  Juste fin après tant de chinoiseries !

     Salut les chalands ! Et salut le chat siamois de Mao-Charmoy, toi, tu as bien mérité une chauve-souris !

       

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 3 février 2012

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Publié par C.S. Auxonnais - dans Figures libres
2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 00:00

 SAINT-FRANÇOIS  AU  CHARMOY – 2 février 2012

 

     Dans le Canard enchaîné du 25 janvier dernier, nous lisions récemment un petit article sous le titre « Salauds d’écolos ». Cet article montrait l’importance toute relative que notre Président-candidat ou Candidat-président, c’est selon, accordait au Grenelle de l’environnement. Nous vous en donnons ici un extrait :

 

           « Déjà au Salon de l’agriculture 2010, il avait lancé son fameux « Les questions d’environnement, ça commence à bien faire ! ». Il vient de remettre ça dans l’Ariège, en présentant ses vœux aux agriculteurs : « J’ai conscience que l’aspect tatillon de certains règlements administratifs vous insupporte. » Et d’expliquer que les lois de protection de l’eau mitonnées par sa ministre Kosciusko-Morizet sont bien trop gênantes : « La préservation de l’environnement, ça n’est pas d’empêcher quiconque de faire quoi que ce soit ! »

         A propos d’environnement notons encore que, récemment, parlant de l’admission du recours de LECLERC en CNAC, Raoul Langlois déclarait : « L’aspect environnemental a fait la différence au niveau du vote final. La société s’est notamment engagée à préserver un ruisseau et à respecter quelques contraintes architecturales ». (Communiqué du Bien public du 19 janvier dernier).                          

        Décidément, la déclaration de Monsieur Langlois, pourtant familier du monde rural, semble un peu convenue et timorée au vu de cette phrase, tellement plus directe,  de notre Président-candidat:

« Les questions d’environnement, ça commence à bien faire ! »

 

          Le coup du « ruisseau préservé » (voir Chantecler n° 12) confinerait presque à la sensiblerie de chaumière exquise d’une Marie-Antoinette bergère de petits agneaux ! La ferme de Trianon n’est pas loin ! Comme tout cela est bucolique ! On croirait boire du petit-lait !  Et ce pieux respect d’un humble ruisseau, il semble faire écho, comme un murmure, à la prière franciscaine : « Loué sois-tu mon Seigneur, par sœur Eau, laquelle est très utile et humble, et précieuse et chaste ».

Que voilà un murmure bien éloigné du fracas présidentiel :

« La préservation de l’environnement, ça n’est pas d’empêcher quiconque de faire quoi que ce soit ! »

 

       Que peut donc cacher cette attention foutrement « fleur bleue » pour un simple « ruisseau» ? Vous voulez la réponse, elle est bien simple : les investisseurs aux dents longues ont compris depuis longtemps qu’il leur suffisait d’adopter la langue verte grenellienne et ses amphigouris pour dorer la pilule de projets juteux qui n’ont de vert que le nom.

       A la CNAC, verdissez donc le propos pour faire mûrir la décision et parlez le grenellien. Car à la CNAC, pour reprendre les propos notre Président-candidat ou Candidat-président, c’est selon:

« Les questions d’environnement, ça commence à bien faire ! »

       Nous préciserons même : à la CNAC les questions d’environnement ça commence à bien faire l’affaire des promoteurs de bouclards !

           

       Les promoteurs de bouclards, ces Saint-François modernes, qui vont pieds-nus sur les ponts d’acajou de leurs yachts, qui ont bien capté le message à Borloo, et qui prêchent par la campagne,  luttant contre la vie chère,  préservant les petits budgets, les petits ruisseaux (qui font les grandes rivières de diamants !), les petits oiseaux,  et…les chauves-souris !

 

N.B. : La référence à Saint-François n’est pas une allusion à la campagne actuelle, elle est un simple hommage à Saint-François d’Assise, écologiste en acte avant l’heure, qui ne fut pas un écologiste de ministère !

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 2 février 2012

 

           

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Publié par C.S. Auxonnais - dans Revue de presse
1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 00:00

CHANTECLER n° 13 – du 1er février 2012

 

      On ignore encore si le projet LECLERC adviendra définitivement un jour, transformant Auxonne en Pays de Cocagne (tu parles !), une chose est acquise dès maintenant, c’est qu’il aura empoisonné et qu’il empoisonnera durablement la vie politique locale.

      Chantecler n° 13 vous propose un échantillonnage documenté de quelques symptômes de cet empoisonnement dont les conséquences pourraient bien  se révéler létales.

 

 Pour lire et imprimer Chantecler cliquer sur    Chantecler n° 13  

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 1er février 2012

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Publié par C.S. Auxonnais - dans CHANTECLER
31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 00:00

COUPS DE POUCE – du 31 janvier 2012

 

      Lequel d’entre nous dans l’adversité n’a pas espéré ce « coup de pouce » providentiel, ce coup d’épaule d’un Jean Valjean qui libère le malheureux du fardeau qui l’écrase.

      Les temps sont durs, tellement plus riches en coups durs qu’en coups de pouce. La concurrence et l’individualisme écrasent les faibles sous leur talon de fer. Levez le pouce, vous resterez longtemps sur le bord de la route !

     Il est pourtant une ville où les bonnes âmes n’ont pas encore mis les pouces, où les gens entreprenants ne se sont pas tourné les pouces (« le nouveau dossier [du projet LECLERC] est en préparation avec une attention et une motivation décuplées » Inf’Auxonne n° 30 (octobre 2010) en bas de la page 2), où les investisseurs ne lâchent pas un pouce de terrain, où ils y mettent même les quatre doigts et le pouce !

      Cette bonne ville, chers lecteurs, vous l’aurez reconnue, c’est la nôtre ! Sa géographie même en atteste.

     Entrez dans notre bonne ville par l’ouest, un coup de pouce vous accueille, ce coup de pouce est petit comme son nom l’indique, mais le mérite de son intention est grand, je le dis sans ironie.

      Cependant, ce mérite  vous paraîtra très vite bien mince quand, sortant de notre bonne ville  en direction du sud-est, vous découvrirez le long de la RD 905 ces hectares désertés par la charrue qu’un énorme coup de pouce tombé du ciel parisien permettra bientôt à un philanthrope du tiroir-caisse de transformer en affaire juteuse.

      Un petit coup de pouce pour les plus démunis à l’ouest, un gros coup de pouce pour LECLERC au sud-est, voilà qui fait décidément bonne mesure.  Tout petit coup de pouce pour les petits, énorme coup de pouce pour les puissants et les nantis !

        Et au milieu de tout cela, pas de coup de pouce pour  le petit commerce du centre-ville, mais des coups de trique du genre de ce couplet lu dans Inf’Auxonne n° 31 (janvier 2011) page 2 :

« … les représentants du commerce auxonnais, obnubilés par la lutte contre l’implantation d’une troisième grande surface se sont fourvoyés dans une alliance contre nature avec les grandes surfaces locales. Se mêlant ainsi d’un combat qui de toute évidence ne les concernaient [sic] pas, en scellant cette alliance de la carpe et du lapin, ils ont fait perdre de vue à leurs mandants les questions essentielles, à savoir :

-  que faire pour rendre le centre ville attractif ?

- quelles réformes entreprendre pour attirer le chaland et répondre aux besoins de la clientèle ?

- comment tirer parti d’un tourisme qui va se développer ?

En ce début 2011, notre équipe formule le vœu que la raison reprenne enfin ses droits, et qu’une interaction efficace se mette en place pour défendre réellement les intérêts du commerce auxonnais ».

      Ah ! Comme ils ont eu raison d’être « obnubilés ». Cette « obnubilation » supposée n’était que juste clairvoyance. Ils ont senti venir le coup. S’il y eut jamais une « alliance de la carpe et du lapin », ce fut bien celle  que la municipalité et des hommes d’affaires scellèrent en catimini, début 2009, sur les champs du Charmoy.  

        Quant à la « raison » appelée à « reprendre ses droits », plus que « ses droits », ce sont ses aises qu’elle vient de  prendre, car cette « raison », c’est la raison du plus fort ! Et voilà notre petit commerce, par la vertu de cette « raison »,  menacé d’être écrasé  sans merci comme une puce entre les deux pouces !

         Vers 1935, un érudit local, André Pidoux de la Maduère écrivait un petit guide intitulé « Auxonne entre deux trains ». Pour la visite future du centre-ville sinistré, un guide revisité s’imposera bientôt, nous proposons donc dès maintenant un titre aux écrivains locaux inspirés  « Auxonne entre deux coups de pouce ». 

       La librairie Siraud, « en face de l’Eglise » (actuelle Maison de la Presse) édita en son temps « Auxonne entre deux trains ». Pour l’édition d’« Auxonne entre deux coups de pouce », nous ferons appel au mécénat de LECLERC, futur roi de la grenouillère auxonnaise, il nous filera un coup de pouce et  nous l’imprimera gratos à LURE.

Comme d’hab’ ! Il faut bien vivre avec son temps !

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 31 janvier 2012

 

 

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Publié par C.S.Auxonnais - dans Bons mots
30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 00:00

 EXERCICE DE CNAC – FICTION – du 30 janvier 2012

 

      A l’heure où chacun attend de voir sur quels nouveaux arguments la CNAC a finalement acquiescé au projet LECLERC, Chantecler vous propose une interprétation d’une métamorphose possible et de ses ressorts subtils.

      Gageons que cette métamorphose, véritable manipulation génétique, ou miracle du Charmoy, c’est selon, retiendra l’attention de tous les amateurs de chimères et de prodiges !

 

Pour lire et imprimer cliquez sur Exercice de CNAC - FICTION  

 

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 30 janvier 2012

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Publié par C.S. Auxonnais - dans Analyses et réflexions
27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 00:00

CHANTECLER n° 12 – du 27 janvier 2012

 

      Sans risque de chavirer laissez-vous descendre le long du cours du Bief Pérou, charmant ruisseau enfin  préservé par les œuvres de Leclerc et révisez votre géographie !

 

  Cliquez pour lire le fichier pdf   Chantecler n°12       

 

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

à Auxonne, le 27 janvier 2012

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Publié par C.S. Auxonnais - dans CHANTECLER
26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 00:00

ENCORE UNE PERLE DU PÉROU – du 26  janvier 2012

 

     Le dossier Leclerc 2011 accepté dernièrement à la CNAC est devenu pour ainsi dire notre bréviaire et notre livre de chevet. Nous voudrions faire part à nos fidèles lecteurs de la nouvelle perle que nous y avons découverte et qui n’est en fait que le pendant obligé de la fameuse affaire du vote du 17 décembre 2008 en séance du Conseil municipal d’Auxonne (pour en savoir plus à ce sujet,  voir Chantecler n° 9 et les 2 articles dans « Analyses et réflexions » : « Retour sur un vote (nouvelle édition) »  et « Hypermarché clandestin ») 

       

     En page 10 du dossier, au paragraphe  « 2.1.2  Surface de vente, secteur et nature d’activité » nous pouvons lire :

 

« Le futur centre commercial sera composé des unités suivantes :

-  Magasins > 300 m2

 

  Activité

  Enseigne

  Surface de vente

  Secteur

  Hypermarché

  E. Leclerc

  3500 m²

  Alimentaire

 

            [C’est clair, c’est de l’alimentaire !  Mais là, surgit la perle casuistique !]

 

        « Bien qu’étant rattaché au secteur alimentaire, le futur hypermarché privilégiera les gammes non alimentaires, qui totaliseront 2500 m² correspondant aux attentes des consommateurs à Auxonne : bazar - arts de la table, concept espace culturel E. Leclerc (400 m2), produits saisonniers (rentrée des classes, jouets de Noël…), etc. »

 

         « Bien qu’étant rattaché au secteur alimentaire, le futur hypermarché privilégiera les gammes non alimentaires »

 

           Elle est vraiment bien bonne celle-là ! Je vois déjà le virtuose faire ses « gammes » Cela fait penser aux arguties de ces moines gourmands selon lesquels tel gibier d’eau se nourrissant de poisson pouvait être consommé en période de Carême. Gras ou maigre ? C’est-y du lard ou du cochon ? Et mon c… c’est du poulet ?

            On aura beau tortiller et nous entortiller, un HYPER selon les normes en vigueur, c’est et ça reste du secteur  A-LI-MEN-TAIRE ! Point barre !

            Après le coup fourré du vote NON en décembre 2008 qui fait OUI au printemps 2009, complété par celui du « non-alimentaire à la carte », on aura vu celui de la « réduction » du projet assorti de la « consultation ». A présent qu’ils ont eu la CNAC en force et à l’usure, attendez-vous, avant longtemps, au coup de l’extension !

 

Au fait, ne manquez surtout pas la sortie imminente de notre Chantecler n° 12 qui vous entraînera dans une croisière passionnante au fil du Bief Pérou !

 

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,                                                                                                                      

 Auxonne, le 26 janvier 2012

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Publié par C.S., Auxonnais - dans Documents
25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 00:00

 QUAND L’INCOHÉRENCE  S’ÉTALE – du 25 janvier 2012

 

       Je consultais récemment le dernier Côte d’Or magazine n° 118 de janvier-février 2012. Outre quelques bonnes photos de Monsieur le Ministre Sauvadet, j’y ai découvert en page 17 un petit article traitant d’urbanisme.

         Plutôt que de vous en servir des morceaux choisis j’ai préféré vous donner la copie de ce texte fort pertinent. Dans un souci de développement durable, on ne peut que se féliciter de l’action d’information entreprise par le Conseil général auprès des 706 maires de Côte d’Or et visant à détailler les risques de l’étalement urbain.

Cote-d'Or CG n°118 - 2012

      

      Cet effort louable ne recevra toutefois aucun écho concret à Auxonne où la municipalité s’est acharnée à faire aboutir un projet dont la CNAC du 20 janvier 2010 avait pourtant jugé, dans l’un de ses attendus, qu’il était un cas typique d’étalement à proscrire.

  

CNAC Refus 2010 317D

        Ajoutons que depuis décembre dernier, une rumeur insistante court à Auxonne, selon laquelle, Monsieur le Ministre Sauvadet aurait préparé par son appui l’acceptation du « nouveau » dossier en CNAC. Ce « nouveau » dossier concerne un projet d’hypermarché qui, tout comme le premier « est situé en limite de zone agglomérée sur des parcelles agricoles » et toujours à 2 km du centre-ville malgré un « rapprochement du site de quelques hectomètres » (Le Bien public  du 20 janvier 2012).

       On nous rétorquera que sa taille a été réduite, certes, mais le cœur, l’hyper subsiste et une banale procédure d’extension, toujours possible, est monnaie courante !

       On s’interroge donc sur la cohérence de cette affaire : la  CNAC du 17 janvier d’abord, dont les attendus à venir déjugeront sans doute ceux de la CNAC du 20 janvier 2010, alors que les données géographiques du projet sont demeurées à peu près inchangées, un Ministre ensuite, qui prêche l’occupation rationnelle du territoire dans son département et défend les « cœurs de village » en campagne et auquel la rumeur attribue une influence certaine à Paris dans une décision faisant fi de toutes ces bonnes paroles.

        L’urbanisation s’étalera donc visiblement à Auxonne dont l’entrée Est deviendra bientôt le témoin tangible et durable des incohérences de nos institutions !

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,                                                                                                                                

Auxonnne le 25 janvier 2012                           

 

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Publié par C.S., Auxonnais - dans Documents