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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
  • Auxonne, environnement, actualité, hypermarché, grande distribution, société

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 00:00

COÏNCIDENCE ?  – du 22  août 2012 (J+218 après la CNAC)

     Aurions-nous réveillé les mânes du poète Stéphen Liégeard en publiant notre article de vendredi dernier « Un sous-préfet aux champs » ?

      Ce n’est pas certain, mais une coïncidence pour le moins troublante s’est produite ce jour-là. Nos lecteurs fidèles en jugeront eux-mêmes en confrontant attentivement l’article paru hier 21 dans Le Bien Public sous le titre « Brochon Julien Marion en visite au château » et notre texte déjà cité « Un sous-préfet aux champs ».

http://www.bienpublic.com/region-dijonnaise/2012/08/21/brochon-julien-marion-en-visite-au-chateau

     Nous ne voulons pas en dire plus, laissant à chacun la joie de d’éclaircir le mystère et de juger par lui-même.

      Disons seulement que ce clin d’œil discret du poète fortuné nous encourage à poursuivre dans notre longue chronique du Charmoy, bien loin, il est vrai des charmes de La Côte d’Azur vantés par le poète !

     Enfin, les curieux pourront s’ils le désirent partager le plaisir de feuilleter l’ouvrage  éponyme consulté vendredi dernier par Monsieur le Sous-préfet au Château de Brochon en cliquant ci-dessous.        

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5698362j/f12.image

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 août 2012

(J+218 après la CNAC)

 

 

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Brèves
17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 00:00

UN  SOUS-PRÉFET AUX CHAMPS  – du 17 août 2012 (J+213 après la CNAC)

 

       Le Bien Public du 14 courant relatait dans ses colonnes, sous le titre « La commune de fond en comble », une visite du secrétaire général de la préfecture de Dijon dans notre ville, le 9 août dernier. Il ne s’agissait pas d’une perquisition comme pourrait, en effet, le suggérer le titre, pas plus que d’une banale excursion touristique dans le seul but d’« admirer Auxonne » comme il est dit, et ce, malgré l’intérêt objectif de la plupart des lieux visités, mais bien plutôt de l’opportunité de conduire un décideur sur le site de projets pour lesquels des financements seront toujours les bienvenus.

 

       Nous souhaitons vivement l’obtention de ces financements et, sur un mode moins comptable, nous voudrions ajouter un libre appendice au texte que nous venons de citer.

 

        Reportons nous donc à la fin de l’article qui se termine par « une montée à la tour carrée » débouchant sur la contemplation du panorama auxonnais. De ce plaisir que peu d’Auxonnais(es) ont goûté, rien  ne nous est dit hélas ! Et comme on le regrette ! On imagine pourtant les visiteurs émergeant de l’obscurité de l’escalier en colimaçon et s’accoudant, plus ou moins essoufflés et éblouis, mais ô combien satisfaits, au parapet ajouré multiséculaire : là-haut la brise souffle et le panorama s’offre tout alentour ! Perchés sur les épaules des géants dont la vertu et le talent surent monter ces pierres, entrons à présent dans le libre monde de la fiction !

 

       A main droite de la sortie de l’escalier, voilà le parapet Est ; de là, on découvre la flèche et en contrebas, dans leur blancheur, les travaux de restauration tous récents sur les contreforts et les chapelles latérales ; comme sortis d’une maquette, se découvrent sur la Place d’Armes la  statue de Bonaparte et la façade de brique bien sage de l’Hôtel de Ville. Du parapet Nord la vue prend en enfilade la rue Carnot mais les bâtiments du Quartier Marey-Monge masquent les darses du Port-Royal. Bravant le soleil, on poursuit à présent vers le parapet Sud car Monsieur le sous-préfet a sans doute exprimé le désir d’avoir un point de vue sur le Château Louis XI. On découvre celui-ci avec le complexe de l’Hôpital, à droite de la grande barre des HLM des Ursulines, perchée sur une courtine casematée depuis les années 50 du siècle dernier. Cette grande construction banale domine et barre les vues en direction de Labergement masquant aussi, sans grand préjudice esthétique, un conglomérat de grandes surfaces édifié entre  la courtine, le Bastion du Moineau et la friche industrielle des Aciéries.

 

      Un assistant a d’ailleurs dû mentionner la présence masquée de ces commerces au fonctionnaire en visite car un autre déjà prend déjà la balle au bond évoquant avec enthousiasme la construction éminemment « prochaine » d’un hyper. Sa main désigne maintenant, largement à gauche de la barre des Ursulines, un horizon de forêts précédé de champs verdoyants. Comme un artilleur voulant préciser la position de  l’objectif, un index avisé désigne enfin un réservoir-champignon situé à 2 km à vol d’oiseau. C’est là, au pied de l’élégant cryptogame de béton, que devrait surgir le miracle ! La main en visière, on peut à présent contempler et imaginer.

 

      Et c’est là qu’intervient enfin le bon Alphonse Daudet plein de fraîcheur que vous attendiez tous. Comme on aimerait pouvoir dire avec lui : « Tout à coup, M. le sous-préfet tressaille. Là-bas, au pied d’un coteau, il vient d’apercevoir un petit bois […] qui semble lui faire signe » ( A. Daudet  « Le sous-préfet aux champs » dans Lettres de mon moulin)

 

      Qui sait ? La magie verdoyante du panorama découvert du haut de la « tour carrée » aura peut être agi. Pas vrai ? Pourquoi gâter inutilement ce petit chef-d’œuvre paysager. Et d’ailleurs, comme dirait Mme la ministre NKM qui parle en expert : « c’est pas la peine de prendre des champs pour aller construire de grands hypers et un jour se retrouver avec là-dessus les mêmes problèmes qu’on a déjà sur nos terrains pollués ! » 

 

     Dans sa brochure Notre-Dame d’Auxonne publiée en 1957, Charles Oursel commençait ainsi : « Dans la pittoresque petite ville d’Auxonne que le progrès défigure peu à peu, l’église Notre-Dame attire les regards des touristes ». Plus d’un demi-siècle après, ces propos ont gardé toute leur validité. Après notre visite imaginaire à la « tour carrée » de cette église, et en hommage au travail de Charles Oursel nous voudrions enrichir aujourd’hui l’iconographie de Notre-Dame d’Auxonne d’une gravure inédite tirée du recueil des Contes du Charmoy.

Les Contes du Charmoy

  

     A propos de l’oeuvrette d’Alphonse Daudet qui nous a inspiré notre titre, précisons pour conclure que le modèle du « sous-préfet aux champs » ne fut autre que le Dijonnais Stephen Liégeard, sous-préfet authentique et  poète à ses heures, resté célèbre pour avoir lancé l’expression « Côte d’Azur », titre de son ouvrage le plus connu publié en 1887.

 

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 17 août 2012

(J+213 après la CNAC)

 

 

 

 

 

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Publié par Cl. Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 00:00

 

UN HÉRITAGE AUX P’TITS OIGNONS  – du 6 août 2012 (J+202 après la CNAC)

       Chantecler  en vacances croise actuellement au large des côtes du Groënland à bord de son yacht « L’œuf en gelée » (non sponsorisé par Doux), il vous salue bien et tient d’abord  à vous rassurer.

       Non, il n’est pas vrai que 97% de la couverture de glace du Groënland aient fondu ! En fait, il y a quelques semaines, 97% de la  couche superficielle de l’épais glacier ont atteint 0°C, température de l’équilibre eau-glace et, pour le géant de glace, il en est résulté tout au plus une petite suée estivale.

      Moralité : toute information, avant d’être validée, mérite un examen attentif !

     Cette sage maxime, que nous avons adoptée pour boussole et qui nous évite de perdre le nord médiatique, ayant été rappelée, nous voudrions maintenant revenir aux rives de la Saône pour vous entretenir de problèmes environnementaux.

     Une information émanant de la Préfecture de la Côte-d’Or annonçait récemment (Le Bien Public du 21 juillet dernier) qu’on allait « charger l’ADEME de l’exécution d’office de travaux sur le site de la société des ACIÉRIES DU VAL DE SAÔNE » pour «  la mise en sécurité du site, la protection des sols et des eaux souterraines ».

      Par arrêté préfectoral du 03 juillet 2012, le glas d’une verrue sidérurgique située à deux pas du centre ville d’Auxonne a donc enfin sonné !

     Rendons à César ce qui est à César, l’aboutissement rapide de ce dossier défendu par la Ville d’Auxonne n’est sans doute pas tout à fait étranger à l’intervention de Madame la Ministre Nathalie Kosciusko-Morizet en visite à Auxonne le 31 janvier 2011 et qui reçut, en cette circonstance, l’hommage symbolique d’un sac d’oignons. (voir Inf’Auxonne N° 32 d’avril 2011 pp. 1 et 2 et notre illustration).

       Notre ville sera donc bientôt débarrassée d’une friche industrielle aussi laide que dangereuse. Chacun peut s’en féliciter. Réglé le problème de cet héritage encombrant, il convient, à présent, de veiller à ne pas obérer l’avenir par des legs du même genre.

      Là encore, Madame la Ministre Nathalie Kosciusko-Morizet pourrait bien nous aider à nous prémunir par anticipation d’une telle bourde. Il nous suffira pour cela de nous référer à son discours radicalement réaliste et novateur, discours qu’elle a tenu le 29 septembre 2011 au 7ème Forum ENSEMBLE 91 organisé par le STP 91 à Avrainville.

     Nous rapportons ici fidèlement ses propos à partir de l’audition attentive d’une vidéo largement diffusée sur la toile :

       « Je suis très, très soucieuse de ce que vont devenir nos grands centres commerciaux. C’est-à-dire que…regardez un peu les débats qu’il y a actuellement dans les grandes sociétés type…allez… Carrefour, etc…, je les cite. Les valeurs boursières qui chutent c’est pas par hasard, c’est que les hypers, ces valeurs là en tout cas, je parle pas de la crise économique, mais les hypers, ça marche plus bien…Il faut faire un tour en ce moment dans les galeries commerciales et voir les rideaux fermés, ça marche plus bien, ça correspond plus vraiment à ce dont on a envie.

        « Alors vous comprenez, ces sociétés, elles sont en train de développer de nouveaux concepts : des marchés de cœur de ville, des…alors ça, c’est très, très bien. Mais qu’est ce qu’on fait de tous ces grands centres commerciaux qui sont en extérieur ? Qu’est ce qu’ils vont devenir ? C’est un vrai sujet.

          «  Et en même temps je vois qu’il y a encore des demandes de capacité pour des ouvertures, alors qu’il me semble qu’on est déjà très, très capacitaire. Moi, ça me soucie énormément ! Parce qu’il faudrait pas un jour qu’on se retrouve, après avoir des friches industrielles à gérer, avec des friches commerciales avec tout ce que ça représente en termes de zones de non-droit, de risque de violence etc…. et puis, tout simplement, de dégradation de l’environnement.

         « Je veux dire, c’est pas la peine d’avoir pris des champs pour aller construire de grands hypers et un jour se retrouver avec là-dessus les mêmes problèmes qu’on a déjà sur nos terrains pollués ! »

  http://www.dailymotion.com/video/xlf80e_le-coup-de-gueule-de-nkm-contre-les-hypers_news?search_algo=2

 

          Aux bulbes Le Charmoy !

   Vos propos sont à la fois sages et novateurs, Madame la Ministre, c’est pas la peine de prendre des champs pour aller construire de grands hypers et un jour se retrouver avec là-dessus les mêmes problèmes qu’on a déjà sur nos terrains pollués !    

 

Il ne faudrait pas, en effet, qu’un clou chasse l’autre à Auxonne et qu’ayant réglé  avec l’aide de NKM le problème d’une friche industrielle héritée du passé, on dote à présent l’avenir d’une potentielle friche commerciale !

       Ce serait en effet une grosse bourde environnementale à faire pleurer notre Ministre, et ce, avec ou sans oignons !

      

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 6 août 2012 (J + 202 après la CNAC)

 

 

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Revue de presse
26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 00:00

 COQ  À  L’ÂME – du 26 juillet 2012 (J+191 après la CNAC)

 

       Le bel été est enfin arrivé et la torpeur vacancière s’installe. Les affaires sont suspendues et aucun permis de construire au Charmoy n’a encore été déposé pour l’instant, situation problématique semblant contredire l’assurance municipale, donnée dès janvier dernier, d’un dépôt "prochain".

http://www.bienpublic.com/social/2012/01/19/feu-vert-pour-le-projet-Leclerc

        Chantecler, qui n’est pas plus con que les autres, a donc décidé d’interrompre momentanément ses travaux jusqu’à nouvel ordre. Sa destination de vacances est tenue secrète pour l’instant, même si des proches indiscrets ont fait récemment mention d’une « cité impériale équipée d’un port royal ». Diable ! Le bougre ne se mouche pas du pied !

        Malgré ses goûts de luxe, Chantecler reste néanmoins un coq industrieux, il ne voudrait pas laisser ses lecteurs en plan sans leur procurer une dernière lecture à se mettre sous la dent.

       Comme les Capucins faisaient du bruit dans Landerneau, Chantecler, qui ne veut pas être en reste, a convoqué  Jean-Jacques Lebel dans la Capitale de l’Oignon !

   Tout comme son homonyme, le légendaire fusil Lebel (Mle 1886), inséparable de sa piquante Rosalie, Jean-Jacques Lebel fait souvent mouche dans le monde de l’art. Il expose, pour l’instant, au Centre Pompidou de Metz comme les médias en ont rendu compte :   

      « L'exposition 1917 au Centre Pompidou-Metz est l'un des événements incontournables de l'été, à voir absolument jusqu'au 24 septembre [2012] »         

         « Le temps fort de cette méga exposition, c'est un mur entier de douilles d'obus gravées, une installation de l'artiste contemporain Jean-Jacques Lebel d'objets de mort transformés en objets d'art, ce que l'on a appelé l'art ou l'artisanat des tranchées. (France-INFO 31 mai 2012)                                           

      « Moment de doute de la peinture, 1917 marque le triomphe de l’objet. Si les Allemands ont interdiction de recueillir toute pièce de métal qui pourrait être refondue par l’armée, des poilus anonymes français, anticipant sur les accumulations à venir d’Arman dans les années 60, réalisent des sculptures comme autant de « s’en fout la mort », à partir de résidus d’obus et d’armes. Jean-Jacques Lebel a ainsi pu réunir plus d’un millier de douilles sculptées de la Première Guerre mondiale, souvent incisées à la pointe de la baïonnette, et décorées d’inscriptions, de motifs floraux ou érotiques. »  (« 1917 : De guerre lasse »   par Emmanuel Daydé)

L'Expostion. 1917 

    Le clairon de l’armistice a sonné depuis bien longtemps à Metz comme à Auxonne,  pourtant, la métaphore guerrière fait toujours recette. Un promoteur n’a-t-il pas déclaré naguère au Maire d’Auxonne : « Faire un hypermarché sur sa commune, c’est partir au feu »   (Le Bien Public du 12/10/09). Ils sont partis au feu mais, pour l’heure, le conquérant reste invisible sur la cote 198 au Charmoy. La bannière de l’hyper ne flotte pas encore sur la crête  Chantecler au front            

 Faisant fi des rodomontades et  emboitant le pas à Jean-Jacques Lebel,  Chantecler entreprend donc aujourd’hui de s’exposer pour le plaisir visuel de ses fidèles lecteurs en présentant quelques œuvres anonymes,  « s’en fout la mort » gravés ou martelés, sur le thème du coq victorieux. La  revue Léz’ARTS  nous fera sous peu l’honneur de publier cette chronique dans ses colonnes. Ainsi se trouve reconnue la vocation artistique nouvelle du Charmoy.

    Remerciements à Jean-Jacques Lebel qui ne nous en voudra pas d’avoir ajouté cette petite queue (de lézard de tranchée) à son grand mur et bon appétit aux vrais  amateurs de coq au vin  qui devraient se régaler encore une fois.

     En attendant, bonnes vacances à toutes et à tous, « à pied, à cheval et en spoutnik » !

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 26 juillet 2012 (J+191 après la CNAC)

 

 

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Figures libres
18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 00:00

HONORÉ PAR BALZAC – du 18 juillet 2012 (J+183 après la CNAC)

  L'Art au Charmoy                           

Le kaléidoscope de nos points de vue sur la zone du Charmoy nous a finalement conduit à aborder le monde de l’art dans nos deux derniers articles. D’aucuns jugeront que nous nous sommes fourvoyé dans cette voie. Ils se trompent en cela lourdement. 

     En effet, Chantecler a  souhaité délibérément cette ouverture, reprenant à son compte et pour un temps la déclaration de MEL : « Je suis aujourd’hui convaincu que l’art peut nous sortir du marasme. C’est une fenêtre ouverte sur le ciel. Il redonne envie d’être curieux ! »        

     Sans une curiosité renouvelée par la pratique de l’ascèse de la « fenêtre ouverte sur le ciel » aurions-nous jamais  rencontré et découvert  « L’ère atomique » ?http://www.evene.fr/arts/actualite/michel-edouard-leclerc-dans-le-landerneau-de-l-art-

      Notre bénévole inspirateur déclarait cependant au JDD le 16 juin dernier : "C’est quand même un paradoxe. D’anciens épiciers soutiennent l’art sur le service public".  

      Nous l’assurons qu’il y a trop de retenue et de modestie à voir un paradoxe dans un penchant naturel nié seulement par un préjugé imbécile que le grand Balzac, déjà, condamnait en ces termes :

       « A mes yeux, l’épicier, dont l’omnipotence ne date que d’un siècle, est une des plus belles expressions de la société moderne. […] On crie : « Vous êtes des épiciers ! » pour dire une infinité d’injures. […] Il est temps d’en finir avec ces Dioclétiens de l’épicerie. Que blâme-t-on chez l’épicier ? […] Serait-ce qu’un épicier est censé ne pas penser le moins du monde, ignorer les arts, la littérature et la politique ? Et qui donc a engouffré les éditions de Voltaire et de Rousseau ? […] qui court voir et admirer le musée de Versailles ? […] L’épicier, l’épicier, toujours l’épicier ! » (Honoré de Balzac « L’épicier » dans Les Français peints par eux-mêmes)

 

L'Epicier de l'Ere atomique        Sur cette défense et illustration de l’épicier empruntée à Balzac, nous proposons à nos lecteurs de clore cette petite trilogie artistique, impromptu inspiré par l’ouverture récente d’une « fenêtre sur le ciel » aux Capucins de Landerneau.

       N.B. : L’œuvre illustrant cet article est inspirée par une réclame du Dictionnaire encyclopédique de l’épicerie d’Albert Seigneurie (8ème édition, Paris, 1952)

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 juillet 2012 (J+183  après la CNAC)

 

 

 

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Figures libres
16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 00:00

                      

L’ÈRE ATOMIQUE - du 16 juillet 2012

 (J+181 après la CNAC)

 

   

 

  Dans notre précédent article, nous évoquions l’aube d’une ère culturelle à Landerneau et déplorions la destruction passée du couvent des Capucins d’Auxonne. La décision de le démolir à la fin de la Restauration apparaît comme une bévue en ce début de 21ème  siècle qui voit, en terre de Bretagne, le modeste séjour des moines mendiants accéder, par les bienfaits du mécénat, au statut nouveau de temple de l’art contemporain.

     Mais voilà la carence auxonnaise palliée comme par enchantement. Par l’intervention probable de Morgane et de Merlin, magiques bienfaiteurs bretons, une œuvre d’art vivante a surgi sur la zone du Charmoy, performance conjuguée de la luxuriance des maïs, de la permanence surplombante et minérale du Château d’eau des Granges Hautes et de la lumière ineffable de nos ciels auxonnais.

    Un regard d’artiste, dessillé par l’eau lustrale d’une perspective renouvelée sur le monde objectif, opère le miracle, faisant d’un humble espace cultural un espace culturel !

    A tous ses concitoyens Chantecler conseille vivement une montée cathartico-initiatique vers le Charmoy, pour la contemplation d’un tableau agrico-cosmique.

    Loin des expositions en vogue où le Tout Paris se bouscule, enfilez donc le Vieux Chemin de Dole jusqu’aux dernières habitations, arrivé là, tournez votre regard en direction de la RD 905 : l’œuvre se dévoilera pour vous, accrochée aux cimaises du ciel !

    Contemplez à présent « L’ère atomique »

L'Ere atomique

    En cet été boudeur et arrosé voilà bien, chers concitoyens, un but capable de concilier la promenade hygiénique et le plaisir esthétique, le tout sans bourse délier.

     La barde vahiné, Adélaïde Moruroa-Gauguin, arrière-petite-fille naturelle du grand peintre a bien voulu confier ses impressions à  Chantecler : « La force oppressante de l’œuvre d’une facture vigoureuse réside dans le contraste entre la silhouette totémique et muette du champignon et la luxuriance végétale bruissante du premier plan qui semble pressentir la menace du souffle destructeur qui l’anéantira à jamais. Ces maïs frémissants ne semblent-ils pas en effet murmurer à notre oreille nevermore ? »

 

      Hommage aux auteurs du N° 4 de 1954 de la collection « La Voix des Poètes » auquel nous avons emprunté sa couverture, remplaçant le dessin de Cocteau par la perspective sur le Charmoy et remerciements à la barbe vanillée !

 C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 16 juillet 2012 (J+181 après la CNAC)

 

 

 

 

 

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Figures libres
13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 00:00

    

  DANSONS LA CAPUCINE !– du 13 juillet 2012               

 (J+178 après la CNAC)

      Œuvre exposée aux Capucins virtuels d’Auxonne

                  « Dansons la capucine

                   Y’a pas de pain chez nous

                   Y’en a chez la voisine

                   Mais ce n’est pas pour nous »

 

       Cette petite comptine, quelque peu désabusée, mais néanmoins petit bijou d’art authentiquement populaire, de cet art léger qui fait contre mauvaise fortune bon cœur à défaut de faire de la thune dans les galeries, véritable liesse à défaut de liasses, cette petite comptine, disais-je, est remontée de ma mémoire alors que je lisais récemment une chronique culturelle du Finistère.

       L’ancien couvent des Capucins du XVIIe siècle de Landerneau « tour à tour école, fabrique de lin, brasserie, [puis] racheté par Édouard Leclerc au début des années 1960 pour y installer son premier hyper » est aujourd’hui devenu un haut lieu d’exposition consacré à l’art contemporain.

 http://www.lejdd.fr/Culture/Expo/Actualite/Michel-Edouard-Leclerc-ouvre-un-centre-culturel-a-Landerneau-519930

     Selon Le Télégramme du 26 novembre 2010 , c’est en août 2010, déjà, que la famille faisait un beau cadeau au maire de Landerneau, Patrick Leclerc, en annonçant la transformation du couvent des Capucins, premier centre Leclerc de l'histoire, en fondation culturelle, par la munificence du couple Édouard et Hélène Leclerc.

         Rappelons d’abord que les Capucins constituent un ordre mendiant, après cette précision, le lecteur comprendra mieux l’émouvant témoignage de Monsieur Michel-Édouard Leclerc rapporté dans le JDD du 16 juin dernier sous la plume alerte d’Eric Mandel, envoyé spécial à Landerneau dans le Finistère :

       "J’ai travaillé dans ce magasin quand j’étais môme", rappelle Michel-Édouard. Sa vocation "d’entrepreneur social" serait même née de ses premiers stages comme préposé aux fruits, légumes et à la gestion des… poubelles : "C’était un formidable observatoire de la société. On emmenait des produits invendables à la décharge où beaucoup de monde nous attendait. C’est là que j’ai vu qu’il existait des pauvres à Landerneau. En bon chrétien coupable, mon père a toujours rêvé de transformer son hyper en espace culturel. Avec les Capucins, nous ouvrons le troisième volet de la saga Leclerc dans le combat pour l’accès à la culture."  Éric Mandel, envoyé spécial à Landerneau dans le Finistère - Le Journal du Dimanche samedi 16 juin 2012.

        Notre bonne ville d’Auxonne, présente au moins deux points communs avec Landerneau : dans le passé, l’existence attestée, bien qu’hélas révolue aujourd’hui, d’un couvent de Capucins, dans le futur, l’existence escomptée, toutefois non encore advenue, d’un hyper Leclerc.

         Entre passé et futur, le présent semblerait toutefois moins florissant à Auxonne qu’à Landerneau si l’on en croit le témoignage du Télégramme du 26 novembre 2010 :

       «  Le neveu [Patrick Leclerc] n'a pas attendu la providence des liens du sang pour donner corps à sa volonté de «réveiller la belle endormie». Même certains électeurs de gauche le reconnaissent aujourd'hui, plus ou moins discrètement: «Depuis deux ans et demi, ça bouge à Landerneau». L'éclosion du festival Fête du Bruit, la renaissance du carnaval de la lune étoilée et les festivités autour des 500 ans du pont habité, même s'ils ont inspiré à un opposant le commentaire péjoratif de politique du grand spectacle, ont intensifié le rayonnement de Landerneau. »

       On espère, toutefois, que dans cette liesse généralisée, le pont n’est pas habité par-dessous ! Dans le cas contraire, faudrait-il en conclure – mais Dieu est-ce possible ! – qu’il y a encore des pauvres à Landerneau ? Quant à «réveiller la belle endormie», ce mot d’ordre qui décoiffe…bigouden n’est pas typiquement breton nous l’avons déjà lu quelque part, dans le numéro 9 d’une feuille conceptuelle auxonnaise, le P’tit Auxonnais de juin 2010 pour être précis. Il est vrai que le battage promotionnel de juin 2010 « Aux urnes citoyens » avait alors de quoi réveiller un mort et pouvait faire concurrence à la Fête du Bruit de Landerneau. Depuis, grands dieux, la fièvre est retombée.

          Dans un présent sans charme, dans un entre-deux cotonneux, notre ville oscille entre le regret et l’espoir : regret d’un péché de jeunesse, celui d’avoir démoli trop tôt son Couvent des Capucins, espoir, déjà rassis, de voir advenir l’hyper « locomotive ».

          Que faire ? Sinon entendre le message de  l’authentique mécène : « Je suis aujourd’hui convaincu que l’art peut nous sortir du marasme. C’est une fenêtre ouverte sur le ciel. Il redonne envie d’être curieux ! » www.evene.fr/arts/actualite/michel-edouard-leclerc-dans-le-landerneau-de-l-art-contemporain-1023167.php 

Pour sûr ! Le ciel est curieusement breton et très inspirant dans ce juillet en solde !

 

En attendant…..

        Dansons la capucine

        Y’a pas de pain chez nous

        Y’en a chez la voisine

        Mais ce n’est pas pour nous      

        Chou les petits caillouuuuuuuux !

    

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 13 juillet 2012 (J+178 après la CNAC)

 

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Revue de presse
7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 00:00

 Fusée vignetteLE MONDE DU SILENCE – du 7 juillet 2012

 (J+172 après la CNAC)

 

Que nos  lecteurs se rassurent, Chantecler  n’a pas l’intention d’interrompre son chant. Observer un tel silence serait déchoir à l’esprit d’Edmond Rostand auquel nous avons emprunté l’exergue de notre petit journal !

     Ce titre feutré, « le monde du silence », évoquera pour certains d’étranges poissons évoluant dans une lumière bleutée, pour d’autres, plus prosaïques, il se limitera à l’image sur prospectus d’un lot de  carpes en promotion atterries tout droit d’un élevage de Pologne sur les canapés de glace d’un hyper, et qui attendent, l’œil morne et bouche bée, l’heureux chaland itou qui les cuisinera au vin rouge.

     Mais quittons ce rayon marée pas marrant, car le silence auquel nous faisant référence n’est pas celui des poissons, il s’agirait bien plutôt du silence médiatique d’un « canard ».

      Inf’Auxonne N° 37 de Juillet 2012, récemment diffusé sur la toile, ne consacre en effet pas une ligne à la zone du Charmoy. Voilà donc plus d’un an qu’un sujet qui fit pourtant florès en son temps a déserté la presse municipale. Le lecteur curieux devra  remonter au N° 32 d’avril 2011 pour trouver une mention au « projet Leclerc » en page 7, et ce, même pas dans la chronique officielle, mais dans la tribune libre de l’opposition.

      Sur le mur nord de notre Hôtel-de-ville, le panneau d’affichage officiel est encore vierge à ce jour de tout avis de dépôt de permis de construire. Et puisque les questions médicales sont à la une, nous pourrions dire que si incubation il ya, celle-ci est longue et se fait à bas bruit : après la fièvre de la phase aiguë, nous voilà parvenus au stade chronique.       

        Le contraste est de taille avec la bruyante feria qu’avait connue Auxonne dans le courant de juin 2010 sur fond de battage médiatique en règle. L’oubli a fait son œuvre et l’enthousiasme « spontané » est largement retombé depuis. Auxonnais ! vous avez la mémoire courte !

      Le bruit court cependant qu’à l’approche du 14 juillet on s’activerait  pyrotechniquement autour de la fusée en vue d’un hypothétique décollage (voir pour plus amples informations notre article « COMPTE À REBOURS » du 21 février dernier).

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 7 juillet 2012

 (J+172 après la CNAC)

 

 

 

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Revue de presse
3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 00:00

 LABOURS COMTOIS – du 3 juillet 2012 (J+168 après la CNAC)

 

          Le blog du NPA du Pays dolois relatait récemment sur son site http://npa-paysdolois.blogspot.fr/2012/06/9-juin-champagnole-faites-labour-pas.html la poursuite des travaux des champs entamés à Champagnole au mois de mai dernier et dont nous avions déjà signalé l’ouverture dans notre précédent article du 25 mai 2012 intitulé « Préserver la ruralité ! » 

        Le lecteur auxonnais pourra lire avec profit  le texte de nos amis dolois, intitulé : « 9 juin à Champagnole : « Faites labour, pas Leclerc » ». Le jeu de mots est connoté, certes, mais l’article ne manque pas de santé et de générosité : 

     « Une partie du terrain a été labourée et plantée : pommes de terres, maïs, tournesol, potirons et ça pousse. Samedi [9 juin], un appel a été lancé pour butter les patates et les sarcler, une quinzaine de résistants ont répondu. Il y aura une grande fête pour la récolte qui sera donnée aux restos du coeur, dès que le temps le permettra, le reste de la prairie sera fauchée et le foin offert aussi à ceux qui en ont besoin »

        Aux portes de la Franche-Comté, notre zone du Charmoy, à défaut d’être animée par des actions aussi conviviales et généreuses, reste pour l’instant bien verte et c’est l’essentiel ! Souhaitons qu’elle le demeure encore longtemps.

       Et pour faire écho à l’humour inspiré de nos amis comtois, assurons-les que plus d’un Auxonnais préfèrera toujours « Le Charmoy discret de labours choisis » aux projets pharaoniques qu’on nous à promis là-haut avec l’arrivée de la « véritable locomotive qui précédera l’installation d’un important aménagement touristique, avec des hôtels et des restaurants. »  (citation de Raoul Langlois dans Le Bien public du 20 janvier 2012). Ho là ! Arrête ton char L… !

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 3 juillet 2012 (J+168 après la CNAC)

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Revue de presse
27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 00:00

 LA PROXIMITÉ, RÉALITÉ OU ILLUSION ? (3) – du 27 juin 2012 (J+162 après la CNAC)

 

       Nous livrons aujourd’hui au lecteur le troisième volet de notre réflexion sur la question : « La proximité, réalité ou illusion ? ».

      Ce troisième volet sera consacré au degré de réalité de la proximité temporelle supposée d’un évènement, et plus particulièrement au caractère contingent de toute prédiction relative à la survenue d’un fait dans un avenir déterminé. Ainsi, la sagesse populaire se joue-t-elle avec humour de la fragilité des promesses en vue du lendemain, et personne n’est dupe d’expressions telles que : « Demain on fera crédit » ou encore « Demain on rasera gratis ». L’avenir est toujours incertain et, selon l’adage politique, les promesses n’engagent que ceux qui veulent bien y croire.

        Certes, nous pouvons être sûrs que la consultation sur l’avenir de la zone du Charmoy a bien eu lieu il y a juste deux ans, le 27 juin 2010, mais dans ce cas nous envisageons le passé et dans le cas précis, un passé vraiment révolu (voir photo n° 1) !

       Au présent, nous constatons avec la même certitude que c’est bien aujourd’hui qu’ouvre le magasin LIDL, mais en  juin 2010  la banderole posée sur les bâtiments préexistants et proclamant : « Non aux monopoles commerciaux Oui au supermarché LIDL », ce calicot, d’ailleurs sans mention d’origine ni d’appartenance, apporté peut-être du paradis de la consommation par les anges de la concurrence, n’exprimait par son slogan qu’un souhait dont personne ne pouvait alors prévoir la réalisation certaine pour aujourd’hui (voir photo n° 2).

        Une chose est sûre, cet aujourd’hui des réalisations concrètes n’est pas encore advenu pour  le projet LECLERC au Charmoy,  et l’incertitude subsiste. Les fatalistes peuvent bien répéter depuis des mois : « Ça va s’faire », le doute subsiste et l’assertion impatiente ou désabusée du quidam n’a pas la force fatale de la devise de certains cadrans solaires rappelant au passant : « Mors certa, hora incerta » (« la mort est certaine, l’heure est incertaine »). Dans le cas du Charmoy, l’heure est incertaine et jusqu’à preuve du contraire, la réalisation l’est aussi. Nous sommes donc en pleine incertitude.

         Pour nous convaincre du caractère objectif de l’incertitude entourant l’avenir du Charmoy, il n’est que de reprendre les annonces et prophéties réitérées sur le sujet ;

        Il y a plus de trois ans maintenant, le 26 mars 2009,  Le Bien public annonçait : « LECLERC arrive avec 250 emplois d’ici 24 mois » et là-dessus  Inf’Auxonne N° 25 de Mai 2009 confirmait en page 4, sous une forme didactique :

« A quelle date est prévue l’ouverture ?

Dans environ 24 mois »

       Bilan : l’arrivée du  printemps 2011 sur les champs labourés du Charmoy  devait démentir ces prophéties.

    Le 17 janvier dernier, par une décision mémorable, la CNAC donnait enfin son aval au projet et, du coup, on repeignait de neuf les prophéties :

      Sur le site http://www.bienpublic.com/social/2012/01/19/feu-vert-pour-le-projet-Leclerc d’abord :

          « Et maintenant ? « Le permis de construire sera prochainement déposé », répond Raoul Langlois, « Après, ce sera à nous, la municipalité, de vérifier que toutes les contingences respectent les exigences du plan local d’urbanisme. Normalement, à l’horizon 2013, l’outil sera disponible. »

        Dans l’article du Bien public du 20 janvier 2012 ensuite :

           « Une fois le permis de construire déposé, nous aurons deux mois pour vérifier que toutes les contingences respectent les exigences du plan local d’urbanisme. Je pense donc que tout va aller très vite et qu’en 2013 le projet verra le jour. »

       Le Bien Public du 23 janvier 2012 (cahier local p. 2) confirmait enfin « dur comme fer » :

    « Désormais la création d’un hypermarché Leclerc et d’une galerie marchande pour une surface totale de 4000 mètres carrés n’est plus hypothétique mais bel et bien prévue à l’horizon 2013 » Sylvain Clément.

     Un grand silence médiatique a fait suite depuis à ces annonces et, à la date d’hier 26 juin, aucune annonce de dépôt de permis de construire concernant notre affaire n’était encore affichée sur le panneau officiel de la mairie. On n’entend pas vraiment siffler  la « véritable locomotive qui précédera l’installation d’un important aménagement touristique, avec des hôtels et des restaurants. »  (citation de Raoul Langlois dans Le Bien public 20 janvier 2012). Et si locomotive il y a, alors ce n’est sans doute pas un TGV !

       On peut s’étonner que devant tant de lenteurs, qui ne peuvent être imputées cette fois aux Commissions d’aménagement, aucune réaction notable ne se soit manifestée « spontanément » au sein de la population, comme elle s’était manifestée à l’approche de la CDAC du 7 octobre 2009 par « 1252 consommateurs pour, [ayant signé une] pétition « spontanée » déposée mardi soir [6 octobre 2009] en mairie » (Le Bien public du 12 octobre 2012).

      Il semble que la grande ferveur de la consultation dont nous commémorons aujourd’hui le deuxième anniversaire soit franchement retombée. On peut parier sans risque qu’elle n’ira plus s’afficher crânement sur les panneaux de la RD 905 (photo n° 3), voie royale conduisant au Charmoy, ni d’ailleurs plus incongrûment jusque sur les poubelles du cimetière (photo n° 1), puisqu’il semble bien qu’elle ait rejoint définitivement les poubelles de l’histoire.

          Il faut bien l’admettre,  la seule consultation envisageable aujourd’hui à propos du Charmoy est sans doute le recours aux oracles. Mais comment trouver réponse à nos interrogations dans les entrailles absentes de poulets éviscérés en promo ? 

     Aussi lançons-nous cet appel : recherchons désespérément Pythie bénévole pour éclairer notre lanterne !    

C’est sur cet appel pressant que nous conclurons notre questionnement en trois épisodes.

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 juin 2012 (J+162 après la CNAC)

 

  

 photo n° 1

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photo n° 2

 Photo n° 2  Cliquez sur l'image pour l'agrandir

 

Photo n° 3Photo n° 3  Cliquez sur l'image pour l'agrandir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions