Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Présentation

  • : chantecler-auxonne.com
  • : "Je chante clair afin qu'il fasse clair" Edmond Rostand
  • Contact

Profil

  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
  • Auxonne, environnement, actualité, hypermarché, grande distribution, société

Recherche

22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 08:16

Brèves

 

QUAND LA RÉALITÉ DÉPASSE LA FICTION - du 22 novembre 2012 (J+310 après la CNAC)     

    Dans un précédent article diffusé sur notre blog à l’occasion des Journées du Patrimoine et intitulé « Le charme discret du patrimoine », nous écrivions :

 

«  …les amateurs d’archives, soucieux de prendre connaissance des actes fondateurs de la zone du Charmoy pourront tenter d’accéder à la relation des débats du 17 décembre 2008 au Conseil municipal. Bonne chance d’avance sur 

http://www.auxonne.fr/conseil-municipal »

 

          Le « bonne chance » n’était ni gratuit ni fortuit de notre part, et quelques fidèles de Chantecler l’ont vite compris, qui nous ont bien fait remarquer  qu’une erreur d’archivage sur le site municipal faisait accéder le lecteur cliquant sur le 17 décembre 2008, non pas aux fameux débats, mais au procès-verbal de l’élection du maire actuel en mars 2008. Nous avions d’ailleurs souligné ce fait dans notre article « Lacan au Charmoy » du 03 septembre dernier.

      A l’attention de ces fidèles et de tous les citoyens soucieux de s’informer, la rédaction de Chantecler fait part aujourd’hui d’une bonne nouvelle : l’erreur a été récemment corrigée et les curieux pourront relire avec profit les  5 pages  de débats.

      En raison du caractère ardu de cette lecture, la rédaction renvoie les migraineux potentiels à ses précédents commentaires sur notre blog  dans les articles « Retour sur un vote » des  06 août 2010 et 27 juillet 2011 ainsi que dans « Lacan au Charmoy » du 03 septembre dernier.

.

      Aux amateurs d’images nous proposons une affiche extraite de notre article « Décodeur d’affiches (2) » du 27 août 2012. Le lecteur soucieux de déchiffrer l’affiche pourra  se reporter au texte explicatif et amphigourique placé à droite et rédigé par des spécialistes de la com.

OUINON

  Ils sont culottés, ces publicitaires, un « hyper non alimentaire », c’est comme une omelette sans œufs ! Rappelons que selon la norme NAF 2008  INSEE en vigueur, un hypermarché est un « commerce de détail en magasin non spécialisé à prédominance alimentaire d’une surface de vente égale ou supérieure à 2500 m² »

    Il s’agissait là, bien entendu, d’un exercice de pure fiction, mais il faut reconnaître que, parfois, la réalité dépasse la fiction et que les circonstances officielles et bien réelles d’émergence d’un hyper au Charmoy se sont révélées, au bout du compte, tout aussi croquignolesques dans leurs contradictions et leurs faux-semblants que notre grossier canular.         

A NE PAS MANQUER ! 

        Aux vrais amateurs éclairés, férus d’analyses sémantiques, nous promettons enfin, pour le 17 décembre qui vient, un numéro spécial anniversaire de l’évènement fondateur du 17 décembre 2008 où l’on vit presque tout un conseil voter à bulletins secrets et sans broncher pour une omelette sans œufs !

   IL FAUT AVOIR LU ÇA AVANT LA FIN DU MONDE, PEUT ÊTRE, ET EN TOUT CAS AVANT « L’HORIZON 2013 » !

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 novembre 2012 (J+310 après la CNAC)

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Brèves
19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 00:00

 LETTRE AU PREMIER MINISTRE  - du 19 novembre 2012 (J+307 après la CNAC)

      

        Hier, 18 novembre, se déroulaient les primaires de l’UMP mettant en concurrence pour la présidence du parti MM. Copé et Fillon. Au lendemain du vote, on ignore encore le nom du vainqueur, mais il semblerait qu’aucun des deux candidats n’ait été en mesure d’obtenir une victoire franche et décisive.

      L’un de nos concitoyens, convaincu de la large audience de notre blog, a bien voulu nous confier la copie d’une lettre adressée aujourd’hui même à l’un des concurrents. Chacun se souvient de la visite de Monsieur Fillon…Aux p’tits oignons ! Cela se passait le 31 janvier 2011.

 

       Monsieur le Premier Ministre,

       

         Oui, pour moi, vous l’êtes encore et vous serez toujours notre Premier Ministre. Permettez-moi tout d’abord de joindre quelques oignons à mon envoi. En ces temps de brouillard et de grisaille, une bonne gratinée vous réchauffera le cœur, comme votre somptueuse visite du 31 janvier 2011 dans notre belle cité avait réchauffé le mien. Par ces quelques bulbes, je ne fais que m’acquitter modestement d’une dette envers vous.

     Pour tout vous dire, je m’attendais à un franc succès de votre part et les résultats du vote d’hier me chagrinent. J’ai des bleus à l’âme et ça fait mal, même si j’aime le bleu ! Tout ce flou, toute cette indécision de la part des urnes, tout cela n’est pas juste, vous méritiez tellement mieux !

     En attendant, permettez-moi de dire que votre concurrent a les chevilles qui enflent, au fait, j’espère que la vôtre va mieux. Dame ! Nous vivons un temps de fractures : fracture sociale, fracture nord-sud, fracturation hydraulique, j’en passe et des meilleures. En face, rassurez-vous, ça ne va pas mieux, Jean-Marc de Nantes a les boules, il a Notre-Dame des Glandes ! Vous me direz que ça vole bas ! Pardonnez-moi, la conjoncture est rose et morose !

     A présent, permettez-moi d’atterrir, si je vous écris, ce n’est pas pour pleurnicher, on ne va pas passer notre vie à éplucher les oignons, à recompter des bulletins et à recoller les morceaux ! Il vous faut une victoire décisive. Pour la prochaine, car il y aura une prochaine, je me propose d’être votre directeur de campagne.

      Aux urnes citoyens ! Déplacez-vous en masse ! Voilà le mot d’ordre. Et voici le mode d’emploi : une bonne équipe à riper la lune, un bon imprimeur à LURE, on colle, on racole, ça colle, et le projet décolle « à l’horizon 2013 » !

              Avec nous, c’est béton, c’est du 80 % ou rien. Je vous promets ! Tenez, j’en prends le pari, je vois déjà le résultat d’ici !

Fillon Copé

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 19 novembre 2012 (J+307 après la CNAC)

 

Partager cet article
Repost0
Publié par CL. S., Auxonnais - dans Courrier des lecteurs
16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 00:00

LA FRANCE RICHE DE SES PROSPECTEURS - du 16 novembre 2012 (J+304 après la CNAC) 

    Nous ignorons encore si l’eau claire la moins chère jaillira prochainement au Charmoy, mais force est de constater que les richesses minérales du sous-sol  français constituent pour l’instant une mine d’actualité inépuisable…

     Nous avions jadis Pechelbronn et le célèbre Pétrole Hahn

 « Depuis la nuit des temps, les sangliers des Vosges du Nord et de la vallée rhénane savaient se vautrer dans les affleurements huileux du nord de l’Alsace pour se débarrasser de la vermine. Bientôt les hommes voyant ces corps gras flotter à la surface de la source dit « Baechel-Brunn » écopent ces huiles et s’en servent pour lubrifier les moyeux des roues des chariots et pour guérir un peu tout, des maux de dents à l’eczéma et aux plaies purulentes. »

http://www.societechimiquedefrance.fr/produit-du-jour/le-petrole-de-pechelbronn.html

 

 La France sera-t-elle bientôt le Qatar de l’Europe  ?

 

« Le gouvernement a-t-il eu raison de ne pas suivre M. Gallois sur le gaz de schiste ? »

 Le Monde posait récemment cette question au (très) ancien ministre Michel Rocard, qui y répondait en ces termes :

« Sur ce sujet, étant très écolo, je me suis longtemps abstenu. Mais je n'ai rien lu qui soit complètement convaincant. On a un réflexe fantasmé un peu du même type que face aux OGM. Quand on sait que le gaz de Lacq était extrait par fracturation hydraulique sans dégâts sur place, on s'interroge. Or la France est bénie des dieux. Pour l’Europe, elle serait au gaz de schiste ce que le Qatar est au pétrole. Peut-on s'en priver ? Je ne le crois pas. »

http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/11/10/michel-rocard-avec-le-gaz-de-schiste-la-france-est-benie-des-dieux_1788711_823448.html

   

    On comprendra mieux l’engouement de l’ex-ministre pour la prospection minière en apprenant que son père, Yves Rocard, physicien thermodynamicien de talent avait le violon d’Ingres prospecteur et qu’il écrivit un ouvrage très original La Science et les sourciers : baguettes, pendules et biomagnétisme. Voilà une prospection digne d’un véritable « écolo » et l’intérêt du père pour ce sujet réputé marginal est tout à l’honneur d’un authentique scientifique à l’esprit ouvert. Si le père incline vers Manon des sources,  le fiston, quant à lui, brûle de percer les couches (géologiques) et rêve de nous  jouer Perceval le Gallois !

      En attendant, notre prospecteur local, oui, vous savez bien, l’homme à la marinière ministérielle homologuée, aperçu à plusieurs reprises aux abords du Bief Pérou, ce grand diable aqueux court toujours, baguette en main et bouquin de l’Abbé Paramelle sous le bras. Plutôt que cet Art de découvrir les sources, qui date un peu, nous lui conseillons vivement l’ouvrage de Rocard père La Science et les sourciers : baguettes, pendules et biomagnétisme plus compétitif.

      Enfin, pour tous ceux qu’intéresse la question des gaz de schistes, nous proposons la consultation des deux sites suivants qui lèvent largement le voile sur la question.

http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Permis-de-recherche-carte-des-.html

http://stopgazdeschiste.org/

    En matière de prospection, jusqu’au fond du moindre canton, la France pourrait donc bientôt ne pas chômer !

    Hélas ! Il est parfois des prospections injustement ignorées des projecteurs de l’actualité, s’accomplissant humblement sans tambour ni trompette et assurant des « maîtrises foncières », « en toute discrétion » et sans « divulgation ».

       Ainsi, est-il encore permis de se montrer ingrat à l’égard des pionniers-prospecteurs de la Campagne Charmoy 2008-2009 ?  Ils ont bien mérité, et leur tâche obscure fera bientôt que « notre commune (« la belle endormie ») sera bénie des dieux, qu’elle sera, en matière d’investissements privés, ce qu’est le Qatar en matière de rente pétrolière. De cela, pouvait-on s'en priver ? »    

     Chers lecteurs, pompe rocardienne mise à part, ne vous semble-t-il pas avoir déjà lu quelque chose de ce genre quelque part ?

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

 Auxonne, le 16 novembre 2012 (J+304 après la CNAC)

 

Partager cet article
Repost0
Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Revue de presse
12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 00:00

 

 

L’ART DE DÉCOUVRIR LES SOURCES - du 12 novembre 2012 (J+300 après la CNAC)

 

   Oui, 300 jours déjà que le « feu vert » (toutes les citations entre guillemets sont empruntées à des feuilles d’information locales) a été donné. Sur la terre du Charmoy, oubliée depuis longtemps des organes d’information locaux et régionaux, le temps des récoltes s’achève et, succédant aux brumes médiatiques, les brouillards d’automne s’installent à présent.

   Il apparaît cependant que, derrière l’horizon cotonneux, on commence à creuser l’affaire, ou du moins à creuser la terre vers « l’horizon 2013 ». En effet, selon les témoignages concordants de riverains, divers sondages et carottages auraient été mis en œuvre là-haut, au cours des dernières semaines.

       En l’absence d’informations supplémentaires, chacun y va, bien entendu, de sa conjecture : mise à jour de la carte géologique de la France ? Gaz de schiste ? Recherches archéologiques ?

        A défaut de Notre-Dame du Charmoy, verrons-nous surgir un jour là-haut Notre-Dame-des-Landes ? Et après le port royal, un projet d’aéroport impérial ? Toutes les hypothèses sont permises et les langues vont bon train. D’aucuns prévoient même la réalisation imminente d’un vaste complexe touristique, « avec des hôtels et des restaurants », financé par les magnats du pétrole. Des investisseurs aux as seraient sur les rangs et « la Belle endormie » serait bientôt sommée d’arrêter les somnifères pour aller animer les Nuits chaudes du Charmoy. Verrons-nous donc bientôt la fin des Chiroptères pépères  et du « ruisseau préservé » ?

         Les Verts s’en désolent, mais selon certaines sources, une autre hypothèse plus crédible pourrait bien être avancée. Vous n’êtes pas sans ignorer que l’eau, véritable richesse mondiale, sera bientôt universellement convoitée. Mandaté par le Ministère du Redressement Buvable dans le cadre du plan aqueux, un émule de l’Abbé Paramelle, prospecterait actuellement la région. Inspiré par L’art de découvrir les sources, ouvrage bien connu du célèbre ecclésiastique hydroscope, c’est un partisan convaincu du salut par l’eau claire la moins chère. Selon nos sources ferrugineuses, il aurait déjà proposé ses services à des propriétaires et à des élus leur promettant développement et emplois à la clef.

         La preuve ? Cet homme vêtu d’une marinière ministérielle homologuée aperçu à plusieurs reprises aux abords du Bief Pérou, tenant gaillardement sa baguette de sourcier des deux mains et surtout, preuve irréfutable, ces affiches (voir notre photo) collées nuitamment sur le réservoir des Granges Hautes dont les sœurs jumelles pourraient bientôt inonder le canton comme le fleuve jaune-fluo en juin 2010. Révolution culturelle : après le fleuve jaune, le fleuve bleu ! Les partisans de l’eau claire la moins chère commencent à se frotter les mains !

   L'eau claire au Charmoy 

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 novembre 2012 (J+300 après la CNAC)

 

Partager cet article
Repost0
Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Brèves
5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 00:00

L’ARLÉSIENNE - du 05 novembre 2012 (J+293 après la CNAC)

 

     Certains de nos lecteurs ne soupçonnent pas les prodiges d’imagination que nous devons accomplir pour écrire à propos d’un projet dont on peut dire qu’il est bien devenu « l’Arlésienne » ou le serpent de mer de ces dix derniers mois.

    L’Arlésienne, que va-t-il encore chercher là ? Passe encore pour du saucisson d’Arles en promo, mais que ferions-nous d’une Arlésienne au Charmoy ?

      Soyons plus explicite, et appelons encore une fois le bon Alphonse Daudet à la rescousse. Alphonse, beaucoup plus tendre que son fils Léon, n’a-t-il pas ce talent rare de charmer et d’émouvoir avec des riens ?

     L’Arlésienne est une de ses créations et l’une des figures, en filigrane, des Lettres de mon Moulin. On en parle beaucoup dans un petit conte du même nom, on la veut très fort, puis on n’en parle plus même si on la veut toujours très fort, mais au bout du compte, on ne la verra jamais.

     Pigé ? Vous connaissez l’histoire. On en parle beaucoup en 2009,  on le veut très fort en juin 2010 et on le fait savoir ; arrive 2012 et on n’en parle plus mais en secret on le veut toujours très fort, bien qu’on ne voie toujours rien venir. A moins qu’  « à l’horizon 2013 »… ??? Inutile de vous faire un dessin !

    L’issue de L’Arlésienne de Daudet est tragique, c’est une affaire de cœur. En ce qui concerne le Charmoy, nous sommes dans un tout autre registre, beaucoup plus cadastral celui-là, et un tel registre mérite une tout autre conclusion.  « Peine d’argent n’est pas mortelle ! »

     Imaginons donc une conclusion optimiste en remettant à l’ouvrage  notre bon Maître Cornille. Ce vieux meunier frustré et dépossédé par la concurrence des grands moulins, on va lui redonner du grain à moudre. On ne l’installera certes pas au « Moulin d’Auxonne », moulin désaffecté au fil d’une Petite Saône morte (voir notre article « Sources taries ») ! Alors où l’installera-t-on, je vous le donne en mille : au Charmoy, pardi, au fil du Bief Pérou !

     La-haut, la ressource énergétique ne manque pas, énergies vertes de l’eau vive du Bief Pérou et du bois des forêts proches, de beaux maïs y poussent, Bananaïs ne fut qu’un accident ponctuel et peut être un sale coup de l’ « homme aux rats » honni des grands semenciers.

      Là-haut, il ya du bon grain à moudre pour les tenants du redressement productif. Après la marinière, nous coifferons le bonnet de meunier, après le robot Moulinex, voilà le moulin de Maître Cornille. Le Charmoy pourrait ainsi devenir le lieu privilégié d’une production artisanale de gaudes. L’étiquette est d’ailleurs déjà prête à coller sur les sachets en papier recyclé. Pour l’horizon 2020, il nous restera encore un objectif : faire aimer les gaudes aux Chinois ! Le Professeur Panouille de l’Université de Louhans nous en livre la clef dans sa thèse remarquée : « Ventres jaunes et mondialisation ».

  L'Arlésienne 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 05 novembre 2012 (J+293 après la CNAC)

 

Partager cet article
Repost0
Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Figures libres
2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 00:00

 UNE  VÉRITABLE  LOCOMOTIVE - du 02 novembre 2012 (J+290 après la CNAC)

            Qui eût pensé, il y a quelques années, que le Charmoy, coin de terre ignoré de notre commune deviendrait par la magie de notre chronique, une sorte de Cinecittà, studio de tournage de scénarios improvisés, un Musée Grévin où trônent les figures de Gustave et Rosalie, une réserve zoologique où s’épanouissent des « chiroptères pépères », la destination privilégiée de touristes en pousse-pousse, un canal vénitien où voguent des gondoles, une station d’altitude, véritable Davos où les poumons reverdissent, j’en passe et des meilleures…A chacun sa façon d’investir dans une terre, nous avons fait le libre choix de l’imagination en animant cette terre injustement méconnue de toute une petite mythologie.

      Dans ce Luna-Park enchanté où la fusée attend toujours son décollage et où la « divine enseigne » de Monseigneur est encore dans les cartons, il manquait toutefois un classique du genre : le petit train. D’autres que nous y avaient pourtant déjà pensé, témoins ces citations relatives au projet du Charmoy tirées du Bien Public du 13 janvier 2011 d’abord : «  Désormais il y aura la locomotive avec le gros supermarché et comme wagons, les boutiques… ». Du 20 janvier dernier ensuite : « …une véritable locomotive qui précédera l’installation d’un important aménagement touristique, avec des hôtels et des restaurants. »

Va pour la locomotive !  Réparons vite notre oubli en ajoutant cette attraction à notre Luna-Park et pour rester en conformité avec les directives environnementales, empruntons une fable pleine de sagesse tirée de l’ouvrage injustement méconnu de l’Abbé Degré : « La morale par la nature », Paris, 1893

 Fable

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 02 novembre 2012 (J+290 après la CNAC)

 

Partager cet article
Repost0
Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Figures libres
29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 00:00

 « DIVINE ENSEIGNE » - du 29 octobre 2012 (J+286 après la CNAC)

 

 

         Nous terminions notre dernier article en proposant  à nos fidèles et nombreux lecteurs, de se risquer à un libre exercice de création. Après « Le sous-préfet aux champs », nous lancions l’idée d’un « Monseigneur au Charmoy ».

    Mettre en scène la visite d’un prélat dans un coin encore verdoyant du canton, la zone du Charmoy,  cela semblait de l’ordre du possible, on pouvait peut être y parvenir encore une fois avec l’aide d’Alphonse Daudet, inspirateur irremplaçable lorsqu’il s’agit de brosser des petits tableaux de mœurs agrestes. Le problème est que le monde dépeint si finement par Daudet n’est plus.    

    Et cependant, me direz-vous, Daudet nous parle encore ; ainsi Maître Cornille et le Révérend Père Gaucher pourraient résumer à eux seuls les deux faces du destin commercial d’aujourd’hui : déclassement tragique des commerces de centre-ville d’une part et succès « diabolique » du commerce périurbain d’autre part. Le petit commerce traditionnel en déclin connaît bien souvent les angoisses du fier meunier, mais aux nouveaux venus, dont la publicité tapageuse connaît le succès enivrant du fameux « élixir », il manquera toujours la naïveté joviale du bon Père.

     Sous la plume de Daudet, l’ivresse du Révérend était bonhomme, mais il faudrait un Zola pour peindre l’addiction au mythe du discount qui pousse les foules en masse vers la « campagne » périurbaine, terre promise aussi laide que déshumanisée. On n’imagine pas un Monsignore bénissant caddies ou palettes ! Il est vrai qu’on en a vu d’autres, mais tout de même !

     A la suite de ces tristes réflexions, nous étions déjà prêt à renoncer à notre projet, mais cela nous  chagrinait quand même de ne pas apporter un peu de grain à moudre au brave Maître Cornille, alors nous avons pris le parti de situer notre narration en 1866. 1866 ! Pourquoi ? Pourquoi  pas !

     Cette année-là, Daudet a 26 ans, il publie Les lettres de mon Moulin, l’Empire français adopte le Chassepot, son célèbre fusil Mle 1866, Monseigneur Rivet est évêque de Dijon et, en appendice de son Instruction pastorale et Mandement du 29 janvier, il annonce : « Nous comptons visiter cette année les Doyennés de Meursault, Nolay, Bligny-sur-Ouche, Arnay-le-Duc, Liernais et Saulieu ».

     Toutes nos références bibliographiques sont vérifiables, mais cette fois, entrons pour de bon dans la fiction en ajoutant subrepticement Auxonne à la liste des Doyennés visités en 1866.

     Voilà donc Monseigneur en visite à Auxonne. Lors de ses rencontres et entretiens au fil du canton, l’actualité dramatique du moment a sans doute pris toute sa place. On l’imagine, soucieux, évoquant la guerre entre la Prusse et l’Autriche, les évènements d’Italie qui menacent le Saint-Siège, les inondations soudaines de l’Ouche et de l’Armançon qui ont fait beaucoup de dégâts. A ce propos, il renouvelle son appel à la solidarité.

    Nous sommes en octobre « Salut bois couronnés d’un reste de verdure Feuillages jaunissants sur le gazon épars », la journée est claire et douce, les vers de Lamartine chantent à présent dans l’esprit de Monseigneur qui manifeste le désir de se rendre sur les hauteurs de la route de Dole pour contempler la flèche récemment érigée de Notre-Dame du Mont-Roland, à « l’horizon 2013 », excusez du lapsus, où avais-je la tête ? Je voulais dire à l’horizon des bois !       

        Monseigneur a lu l’ouvrage tout récent du Père Montial, de la Compagnie de Jésus,  Notre-Dame de Mont-Roland : « Dans un sanctuaire, construit à grands frais, l’art a déployé toute sa magnificence pour recevoir la reine de ces contrées ». Monseigneur était sans doute présent à l’inauguration de 1858, mais il veut aujourd’hui contempler le sanctuaire dans son écrin de paysage.                   

       Monseigneur est sensible au spectacle de la nature, le prologue de sa lettre circulaire écrite de Meursault le 26 avril précédent en témoigne : « Dans cette riante et belle saison où la terre se couvre de fleurs et de verdure, où les merveilles de la végétation naissante excitent notre admiration et donnent de si douces espérances… ». La campagne est belle, voilà moins de dix ans que Millet a peint l’Angélus et les Glaneuses. Imaginons la voiture de Monseigneur sur le vieux chemin de Dole, là même où nous avons figuré un Angélus inédit. On s’arrête un peu plus loin, au bord du Bief Pérou qui serpente paresseusement parmi les joncs, l’orthopédie du génie rural n’a pas encore accompli son œuvre brutale de redressement En 1866, champs de gerbes, mares à grenouilles et clochers peuplent encore des paysages que n’ont pas adultéré  le béton, la bagnole,  la publicité,  les pesticides et les OGM.

       Le bienheureux prélat ne soupçonne pas encore cet avenir, confiant qu’il est dans : « le spectacle de l’univers et l’ordre admirable qui y règne ; le nombre incalculable des êtres qu’il renferme, la variété de leurs espèces… » (Mandement du 2 février 1867). Entre les clochers de Notre-Dame d’Auxonne et de Notre-Dame de Mont-Roland son regard serein et confiant contemple la campagne à la ronde. Songeur, il s’adresse à la compagnie : « Mes frères, le bon Abbé Barranger, dans ses Légendes universelles a naguère prêché pour le relèvement de Notre-Dame de la Levée, l’idée fait son chemin, mais la réalisation n’est point encore en vue. Il me vient à ce propos une idée : pour faire écho et pendant à Notre-Dame de Mont-Roland relevée avec zèle par nos frères Dôlois, ne pourrions-nous pas ériger par souscription une chapelle dédiée à Notre-Dame en terre du Charmoy ou, pour reprendre le propos du Père Barranger : « Une divine enseigne, indiquant aux voyageurs qu’ils arriv[ent] dans une cité catholique »

     D’érudits abbés et vicaires aux mains fines et blanches écrivirent à la suite brochures et mémoires défendant l’épiscopal projet. Plus de mille signatures vinrent s’inscrire au grand livre de souscription ouvert à la Mairie d’Auxonne. Puis on vit tout un été deux chapeaux noirs à larges bords, venus tout droit du pays des lavandes, flotter au-dessus des champs de turqui. C’était Maître Honorat Grapazi et son clerc. Le notaire de Pampérigouste, dont la vente du moulin de Maître Cornille avait assis la réputation, s’enquit d’acquérir avec zèle, diligence et précision les terrains voués au saint projet.

     Un siècle et demi a passé et depuis, des générations de turqui ont continué à grandir sur le coteau. Si du côté de la chapelle de Levée,  à présent classée, on ne voit heureusement plus « dans le sanctuaire, des lapins brouter démocratiquement », au Charmoy, en revanche, la « divine enseigne » se fait toujours attendre.

 Maître Honorat

    

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 29 octobre 2012 (J+286 après la CNAC)

 

Références bibliographiques :

DAUDET A., Lettres de mon moulin, Paris, Editions du Panthéon, 1951

RIVET Mgr F.V., Evêque de Dijon, Lettres et mandements, 1860-1871, recueil factice

MONTIAL Père, de la Compagnie de Jésus, Notre-Dame de Mont-Roland, Paris, 1866

[BARRANGER] Abbé A., Légendes universelles, Auxonne, Saunié, 1847

CAMP P., Guide illustré d’Auxonne, Dole, Chazelle, 1969 (ouvrage très utile et recommandé aux « historiens » des rues d’Auxonne) 

Partager cet article
Repost0
Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Figures libres
25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 00:00

 ESPRIT DE CLOCHER - du 25 octobre 2012 (J+282 après la CNAC)

 

      Sous le titre,  « A la rencontre d’un canton », Le Bien Public du 23 courant relate la récente visite pastorale de Monseigneur l’Archevêque de Dijon à Auxonne.

http://www.bienpublic.com/region-dijonnaise/2012/10/23/auxonne-a-la-rencontre-d-un-canton?

     Dans notre article du 17 août dernier, intitulé « Un sous-préfet aux champs », nous avions entrepris d’ajouter un libre appendice imaginaire au programme d’une précédente visite de Monsieur le sous-préfet relatée dans la presse sous le titre « La commune de fond en comble ».

        La récente visite pastorale offrait donc à Chantecler, soucieux de traiter avec une égale attention les représentants des autorités temporelles et spirituelles, une opportunité à saisir. En ces temps de disette d’information, où se mettre un grain de maïs (du Charmoy) sous la dent est devenu presque une gageure,  cette opportunité devenait même providentielle !

    D’une lecture attentive de l’article cité, il ressort, qu’à la différence de Monsieur le sous-préfet, Monseigneur l’Archevêque n’a probablement pas été convié à une ascension au belvédère de la Tour de l’Eglise. Nous ne courons donc pas le risque de lasser notre lecteur en rééditant le « tour d’horizon » imaginaire évoqué dans notre libre appendice précédent.

      A défaut de tour, de tour d’horizon et même d’ « horizon 2013 », il nous reste cependant un thème d’une belle ampleur : celui du clocher, et il se trouve aussi, qu’en matière de « clocher », nous avons  quelques documents d’archives. De clocher, il fut en effet question, dans au moins deux de nos articles : « L’or du Bief Pérou » du 12 octobre 2010 retiré (voir « Chantecler au caviar » du 1er juin 2012) et republié après censure le 31 mai 2012 et « Du Millet pour les petits oiseaux » du 17 septembre 2012.

       Dans un souci d’interactivité et de libre création, nous proposons donc à nos aimables lecteurs un petit exercice d’imagination pour lequel ils disposeront de quelques matériaux tirés des articles précédemment cités.

     Il s’agira, pour chacun(e) d’entre vous   d’improviser à partir des documents ci-dessous le scénario imaginaire d’une excursion pastorale sur les hauteurs du Charmoy. L’exercice est tout autre qu’invraisemblable. Il est probable en effet, que l’aggiornamento (ou le schisme ?) commercial auxonnais attendu de cette zone n’ait pu laisser indifférent un grand responsable, nécessairement ouvert sur les questions d’actualité.

      Créateurs, à vos plumes ! Et sans doute à très bientôt le plaisir de vous lire ou de vous entendre, et peut être, enfin, d’entendre à nouveau les volées de notre clocher, devenu, comme certains organes d’information, désespérément silencieux.

 

 

DOCUMENT N°1

 

     «  Ayant appris en outre, sous la plume de Sylvain Clément, que le projet risquait de mettre à mal la perspective sur « le clocher de l’église de la ville qui serait masqué sous certains angles par cette implantation », je m’autorise un ton biblique pour exhorter tous les défenseurs de notre patrimoine à conjurer l’érection du masque.

      A propos de clocher enfin, et pour faire écho à toutes les rumeurs évoquées par Sylvain Clément, je voudrais en ajouter une qui ne lui pas été rapportée : les échafaudages couvriraient une opération de démontage systématique de l’église en vue d’une reconstruction…au Bief  Pérou ! »

                                        Tiré de notre article « L’or du Bief Pérou » du 12 octobre 2010 

 

DOCUMENT N°2

     « Ainsi transportés par la vertu de l’art, Gustave et Rosalie, paysans inspirés, comme ils l’étaient tous en ce temps-là, ont pris la seule pose que puissent prendre naturellement deux êtres simples dans un champ récolté de pommes de terres après le labeur de la journée, celle d’un instant de repos et de méditation bien mérité.

 Gustave et Rosalie

« Au Charmoy, quand le soir descendra sur la terre

Gustave et Rosalie au chant du rossignol 

Oubliant leur labeur et la journée austère

S’en iront à la soupe au vieux chemin de Dole. »

                                   Fernand Charrue (de la JAC) Sonnets de nos campagnes, tiré de La joie au village

 

       Il y manque le clocher me direz-vous… laïcité oblige ! Mais cherchez bien, vous finirez par le trouver !

      Vu, le « clocher » ? Moins élégant, certes, que celui que découvre encore, par-delà les maïs et les toits, le voyageur venant du Jura ».

   Le clocher

 Mais à l’« horizon 2013 », le point de vue devrait se restreindre et des deux clochers, seule la version béton devrait être encore visible. Moralité : Ne faisons pas les difficiles, on a le patrimoine qu’on veut ! »

 

                   Tiré de notre article « Du Millet pour les petits oiseaux » du 12 octobre 2010 

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 25 octobre 2012 (J+282 après la CNAC)

 

 

Partager cet article
Repost0
Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Figures libres
24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 00:00

 CHARMOY : UN PROJET QUI  PÉDALE DANS  LA CHOUCROUTE ? - du 24 octobre 2012 (J+281 après la CNAC)

   

      La choucroute, voilà bien une nourriture de saison et un bon plan pour la grand-foire d’Auxonne qui approche à grands pas. La grand-foire battra donc bientôt son plein au Rond-point de la Poste, mais, là-haut, au Rond-point de l’Europe, parler de foire serait, dit-on, déplacé autant que mal venu.

     Après les Contes de Ma Mère l’Oye, devrons nous à présent envisager les Contes des Mille et une nuits et compter patiemment là-haut jusqu’à  J + 1001 ?

   En effet, devant un silence persistant, chacun en vient à s’interroger. C’est que le Charmoy ne charme plus la presse locale depuis déjà belle lurette. Adieu scoops ! Adieu manchettes ! Silence radio ! Quant à l’organe de presse municipal le sujet n’y fait plus recette depuis le printemps 2011 !

      Et pourtant, que d’encre fit couler jadis ce projet : dans le compte-rendu du conseil municipal du 17 décembre 2008 d’abord http://www.auxonne.fr/conseil-municipal (bonne chance !), dans la presse locale et municipale ensuite, dans la grande pétition « spontanée » d’octobre 2009, dans les imprimeries luronnes en juin 2010, à nouveau lors des dernières cantonales, et dans notre blog enfin, qui reste bien le seul à user encore son encre.

        En effet, après tout ce bruit pour rien, il est devenu à présent difficile de percevoir le moindre écho au sujet de l’affaire ! Et Chantecler découvre la tâche ingrate, mémorielle, héroïque et quasi nécrologique de suivre un dossier oublié des feux de l’actualité !

    Vous comprendrez donc aisément, chers lecteurs, que c’est avec un petit brin d’envie que je lisais dernièrement le blog alerte de Michel Moreau de Champagnole, notre sœur jurassienne en matière de projets d’hypers. Avec ou sans dopage, il semblerait bien qu’au pied du Mont-Rivel, à la différence d’Auxonne, on soit d’attaque. Cet extrait du blog en témoigne :

  « Toujours friand d'actu, je consulte le quotidien local à la page Champagnole. Trois cyclistes roulent pour la photo. Interpellé par un tel rassemblement, je m'interroge. Est-ce une manif ? Je suis vite rassuré. Au centre, presque surpris de se trouver en équilibre sur 2 roues, attitude qui ne lui est pas coutumière, je reconnais... le maire. […]

      « A peine bouclée sa noble croisade en faveur de l'hyper-commerce local, il enfourche un nouveau et fringant cheval de bataille électoral : le vélo. Il passe le grand braquet, et avec la fougue et la vélocité juvéniles du fraîchement converti, le voilà devenu héraut de la vélorussion. »

http://michel-moreau.over-blog.com/

Pour voir la photo, qui vaut entre nous son pesant de choucroute, cliquer sur le lien :

http://www.fubicy.org/veloquirit39000/documentation/article%20vlec.pdf

        Mais ne désespérons pas, sur les pistes cyclables, prévues dans le projet de réfection de la D 905, peut être verrons-nous Prosper-Armstrong (voir notre article per Aspera ad Astra du 11 septembre dernier) monter confortablement en VLEC (vélo électrique) vers les cimes des bonnes affaires « à l’horizon » 2014 (« l’horizon 2013 » semblant à présent bien bouché) !

       A l’heure où le projet Charmoy semble pédaler dans la choucroute, ne serait-il pas prudent de prévoir un plan B sur le plan d’eau, un véloport par exemple ?…. pour des pédalos électriques made in China ! Et avec les pédalos, pas de souci pour la capitainerie !

    En matière de « vélorussion », il serait quand même dommage qu’Auxonne, « la belle endormie », manque le coche et reste en rade ! 

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 octobre 2012 (J+281 après la CNAC)

 

 

Partager cet article
Repost0
Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Figures libres
17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 00:00

MA MÈRE L’OYE AU CHARMOY- du 17 octobre 2012 (J+274 après la CNAC)

 

    Neuf mois tout juste (274 jours) se sont écoulés à présent depuis le « feu vert » du 17 janvier dernier.

      Ce délai hautement symbolique amène tout un chacun à s’interroger spontanément sur la réalité d’une naissance annoncée naguère à cors et à cris.

     Toutes les conditions d’un avènement rapide semblaient alors réunies. On nous l’avait même assuré par voie de presse.

http://www.bienpublic.com/social/2012/01/19/feu-vert-pour-le-projet-Leclerc

 

    Aujourd’hui, les bonnes fées du Charmoy, penchées sur un berceau désespérément vide, commencent à piaffer d’impatience.

       Avec quel empressement pourtant et surtout avec quelle prudence discrète et feutrée, on avait préparé, dès 2009, ce berceau pour devancer et prévenir toutes les manigances des méchantes Carabosses. En moins de deux, arpentant la campagne avec zèle et diligence, un Chat Botté rusé et matois avait assuré la maîtrise de toute  la contrée au Marquis de Carabas.

    La « belle endormie », version locale de la Belle au Bois Dormant, allait enfin pouvoir se réveiller et convoler en justes noces avec le Prince Charmoy. Des rêves on passerait enfin à la réalité. En route pour le Pays de Cocagne derrière « la véritable locomotive qui précédera l’installation d’un important aménagement touristique, avec des hôtels et des restaurants » (Le Bien Public du 20 janvier 2012) ! Nous disons qu’il est permis de rêver, et tant pis pour tous ceux qui ont pris leurs billets d’avance pour le Train-fantôme ! Ils attendront !

     Sur les rives du Bief Pérou on attend toujours le sifflet de la « locomotive » et l’Entreprise des Sept Nains n’attend plus que le permis pour se mettre à siffler en travaillant. La Reine, mère de Blanche-Neige, s’impatiente, pressée de pouvoir enfin consulter son miroir magique à la recherche de la plus belle banane et surtout de la moins chère. La pomme rouge de pays dopée à la mort-aux-rats, c’est démodé aujourd’hui et surtout bien trop cher !

       Mais là-haut, sur sa tour où il commence à faire frisquet, la Sœur Anne ne voit toujours rien venir. Heureusement, il semble bien que ce n’est pas encore demain la veille qu’on verra Barbe-Bleue s’activer au rayon boucherie.

   Les Contes du Charmoy

 

 

      Ça ne démarre toujours pas ! Toujours pas d’ouverture en vue « à l’horizon 2013 » ;  à travers la porte, le Grand méchant Loup répète pourtant en trépignant : « Tire la chevillette et la bobinette cherra ! ». Mais le Chaperon Rouge, outre qu’il n’est pas prêt à se faire croquer, n’a pas encore trouvé la combine. Ce Chaperon Rouge n’est pas vraiment dégourdi, au train où vont les choses,  son petit pot de beurre aura bientôt dépassé la date de fraîcheur et le Grand méchant Loup restera sur sa faim ! Conquérir le lit de la Mère Grand était une chose, croquer le Chaperon, en est une autre !

     Le Petit Poucet a plus d’un caillou en promo dans sa poche. C’est un petit malin et il sait bien que ce n’est pas encore demain que l’Ogre remplira son congélateur !

       Pas demain, alors après-demain peut être ?

       C’est vrai qu’il faut savoir patienter, comme le montre le tableau ci-dessous, le temps de gestation est souvent fonction de la taille de l’espèce : un éléphant est plus long à venir au monde qu’un hamster et un hyper, mon cher, ce n’est certes pas un hamster ! Alors rendez-vous peut être à J+660 !

          

      Hamster : 16 jours

            Souris : 15 à 20 jours

Rate : 21 à 24 jours

Lapine : 31 jours

Belette : 35 jours (5 semaines)

Koala : 35 jours (5 semaines)

Furette : 42 jours (6 semaines)

Chienne: 59 à 63 jours (8 semaines)

Chatte : 63 à 65 jours (9 semaines)

Cochon d'Inde : 72 jours (10 semaines)

Truie, Laie : 115 jours (3 mois, 3 semaines et 3 jours)

Brebis, Chèvre : 150 jours (5 mois)

Chamois : 170 jours

Gorille : 250 à 270 jours (8 mois)

Femme : 273 jours (39 semaines)

Vache : 280 jours (9 mois)

Chevrette : 280 jours (9 mois 1/2)

Jument : 336 jours (11 mois)

Baleine bleue : 336 jours (11 mois)

Ânesse : 365 jours (1 an)

Grand dauphin : 365 jours (1 an)

Morse : 460 jours (15 à 16 mois)

Éléphante : 600 à 660 jours (20 à 22 mois)

         

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 17 octobre 2012 (J+274 après la CNAC)

 

Partager cet article
Repost0
Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Figures libres