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  • Claude Speranza, Auxonnais
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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 00:00

DES PLANS SUR LA COMÈTE - du 8 septembre 2012 (J+235 après la CNAC)

 

      Avant d’aborder notre sujet rappelons à nos lecteurs que nous sommes aujourd’hui le 8 septembre, jour du 68ème anniversaire de la libération d’Auxonne en 1944. La mémoire de cet heureux évènement qui coïncida avec la fête patronale de la ville s’est naturellement affaiblie au cours du temps et la fête elle-même a perdu de son importance. Sic transit…Il suffit d’avoir vécu longtemps dans un lieu pour éprouver et constater sur celui-ci les métamorphoses radicales du temps.

       Les visages radieux du 8 septembre 1944 ne sont plus que vestiges ou souvenirs, ils ont rejoint l’Auxonne d’alors dans l’album de photos. Ceux qui grimpèrent à la pointe du clocher pour y accrocher crânement les trois couleurs n’ont plus à craindre le vertige. Les vivants d’aujourd’hui ne partagent plus de tels enthousiasmes, l’heure n’est plus à la libération et encore moins à la victoire. Alors, comme en 44, on tire. On tire, oui, mais à la nouvelle manière : on tire le diable par la queue, on tire la gueule, et les plus optimistes tirent des plans sur la comète !

       Le bruit court à présent en ville ce n’est qu’un bruit rapporté sous toute réserve, mais à défaut d’information officielle, on glane l’information qu’on peut que des demandeurs d’emploi auraient été contactés par un organisme officiel pour un emploi potentiel et futur sur la zone du Charmoy,  emploi non précisé quant à sa nature et à ses délais de mise en œuvre effective.

        En l’état actuel d’avancement du projet, dont aucun signe officiellement affiché ne s’est encore fait jour en matière de dépôt initial de demande de permis de construire, le bon sens le plus élémentaire renvoie les espoirs d’emploi au Charmoy largement au-delà de « l’horizon 2013 ».

       Voilà de quoi faire piaffer d’impatience le « futur directeur du centre commercial » nommément désigné dans la décision 917 D de la CNAC du 17 janvier 2012.

      Deux siècles après la terrible comète de 1812 (« Il neigeait, l’Empereur avançait lentement, laissant derrière lui, brûler Moscou fumant.»), l’année 2012 restera, pour Auxonne, celle des plans  tirés sur la comète !

       Surtout, ne désespérons pas : « Demain, on fera crédit ! »

 

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 8 septembre 2012 (J+235 après la CNAC)

 

 

 

 

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Brèves
4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 00:00

TWIN-CNACS - du 4 septembre 2012 (J+231 après la CNAC)

     

        Il est toujours instructif d’élargir son information au-delà de la sphère locale, cette règle de prudence est encore plus valable à propos d’un sujet ayant déserté l’information locale. Ainsi du projet de la zone du Charmoy maintenu sous le boisseau depuis janvier dernier.

      Il en était de même à Champagnole pour un projet analogue, mais depuis quelques jours et selon la presse locale de « la Perle du Jura », il y aurait du nouveau pour bientôt. Pour plus ample information, nos lecteurs pourront utiliser les liens mis à leur disposition

http://www.leprogres.fr/jura/2012/01/23/silence-radio-le-projet-avance

http://www.leprogres.fr/jura/2012/08/28/hypermarches-leclerc-retire-son-dossier-et-demande-son-reexamen

http://www.leprogres.fr/jura/2012/08/30/leclerc-devant-la-cnac-le-mardi-11-septembre

 

         En clair, et selon les sources citées, c’est à une CNAC-bis que l’on se préparerait au pied du Mont-Rivel, pour mardi prochain 11 septembre, sans doute. Pourquoi ce doublé, qu’un hasard facétieux a placé le jour-même de l’anniversaire de la chute des twin-towers ? Nous l’ignorons.

    Le feu vert n’avait-il pas déjà été donné à la CNAC du 13 janvier 2011 ?

http://www.pme.gouv.fr/commerce/amenagement-commercial/cnac/2011-01-13.php

        

  Comme pour Auxonne (21 décembre 2011 et 17 janvier 2012), le coup double en matière de CNAC serait-il devenu de rigueur ? Bis repetita placent ! Il est vrai que l’ouverture approche, celle de la chasse du moins !

 

Petit potin du lopin : en observant la photo du Progrès du 28 août, nos amis agriculteurs pourront constater que les maïs du Charmoy sont plus beaux que ceux de Champagnole, semés tardivement il est vrai.  A Champagnole, comme à Auxonne on s’interroge : « Sous les maïs, les gondoles ? »     

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 4 septembre 2012 (J+231 après la CNAC)

 

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Brèves
3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 00:00

LACAN AU CHARMOY  – du 3 septembre 2012 (J+230 après la CNAC)

         Nous avons eu le plaisir d’entendre quelques commentaires élogieux à propos de notre série  « Décodeur d’affiches ». A cela rien d’étonnant, l’image est toujours plus séduisante que l’écrit, surtout en ces temps d’illettrisme, où le quidam répugne à suivre le fil d’un texte imprimé dépassant le format d’un slogan. Et puis, nos affiches sont hautes en couleur et, comme disait le père Bouchard, notre prof d’électricité à la fac de Dijon à l’aube de la tourmente de 68 qui fut grande inspiratrice d’affiches : « La pédagogie, c’est la couleur ! ». Conseil de rentrée à ne pas négliger, chers collègues !

         Et bien, le croiriez-vous, malgré tout ce chromatisme pédagogique, il s’est trouvé quelques grincheux pour s’indigner du caractère incongru voire « absurde » de l’affiche réalisée par Pub Bis Au poil avec le slogan « Pour l’hyper votez OUI mais NON alimentaire ».

        A ces indignés, nous devions quelques explications qui feront l’objet de cet article. Et d’abord, que vient faire Lacan au Charmoy ? Réponse : Lacan, que tout le monde cite et que personne ne lit, n’est-il pas un véritable hyper de bons mots. Le consommateur de bons mots veut un Lacan au Charmoy car, en la matière, notre Val de Saône reste une zone sinistrée ! Avant qu’un Lacan ne vienne enrichir chez nous une offre ridiculement pauvre en ce domaine, nous vous proposons une petite évasion commerciale dans un Lacan du Grand Dijon afin d’y faire quelques emplettes par anticipation.

      En promo aujourd’hui cette barquette lacanienne : « Tout le monde n’a pas le bonheur de parler chinois dans sa propre langue ».

     Cela ne pourrait-il pas s’appliquer au slogan de notre affiche « Pour l’hyper votez OUI mais NON alimentaire » ?

     Cela s’applique surtout aux débats autour du  vote du 17 décembre 2008 qui a inspiré, dans la réalisation de la dite affiche,  les concepteurs de Pub Bis Au poil ! Retour sur ce vote !

        Cet épisode fondateur fameux est ainsi relaté  dans Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 (page 2)

/http://www.auxonne.fr/telechargements

       « Lors du Conseil municipal du 17 décembre 2008, un débat a eu lieu en toute transparence (plus de 5 pages retranscrites dans le Procès Verbal) [….] Un vote s’est ensuite déroulé selon les modalités prévues à l’ordre du jour (à bulletins secrets). M. le Maire a soumis la question suivante à l’appréciation des élus : « êtes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m2 sur la zone du Charmoy ? » 21 élus de la majorité ont alors répondu NON, ceux de l’opposition refusant de prendre part au vote ».

    Reprenons à présent les termes du procès-verbal officiel du Conseil municipal du 17 décembre 2008.

        Il faut se rapporter en page 25 pour connaître la question mise aux voix : « Etes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m2 à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? ». Rappelons qu’un NON massif entraîna, en bonne logique (!) et dans la foulée, le démarrage du projet CHARMOY ! Dialectique oblige !

           Il est utile d’ajouter que cette question précise qui devait être mise aux voix ne fut formulée qu’à l’issue du débat et après une interruption de séance d’un quart d’heure. A peine une préfiguration de cette question apparaît-elle au cours du débat sous forme d'une prise de position du Maire « M. le Maire  s’opposera à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m2 à dominante alimentaire » (page 22). Comment peut-on imaginer un débat « en toute transparence »  sur une question non encore clairement définie ?

        Sur les réponses à cette question, restée pourtant implicite, on ne s’empêche pas néanmoins de faire diverses  hypothèses de suite à donner :

   « Monsieur le Maire répond [à propos de questions sur l’intitulé de l’enseigne pressentie] que le débat concerne le principe d’implantation et si la réponse est négative, il n’y a pas lieu de dévoiler telle ou telle chose. Si la réponse est non, le dossier est terminé. Si la réponse est oui, il y aura discussion à la communauté de communes où la Ville d’Auxonne ne représente pas la majorité. Dans cette perspective, des discussions seront entamées avec l’éventualité de mettre en place des contraintes qui viseraient à limiter la vente de certains produits » (bas de la page 22)

     « M. le Maire rappelle que le vote est consultatif et sera fait à bulletins secrets pour que certains puissent s’exprimer. Si le vote est négatif, il sera transmis à la Communauté de communes et s’il est favorable, il y aura une implantation en concertation avec les commerçants et les représentants des consommateurs ». (bas de la page 24)

 « Tout le monde n’a pas le bonheur de parler chinois dans sa propre langue ».  Il semble pourtant que le 17 décembre 2008, le bonheur était au rendez-vous !

      Il est probable que nos « indignés » m’accuseront à présent de falsification. A ces incrédules je propose donc de consulter l’original, censé être disponible sur la toile

http://www.auxonne.fr/conseil-municipal

    Sous l’intitulé « Rapports du Conseil municipal », je leur laisse le soin de chercher le « rapport » du 17 décembre 2008. En l’état actuel des choses, il se pourrait bien qu’ils restent sur leur faim.

      De guerre lasse, ils ne manqueront pas alors de faire du Lacan sans le vouloir : « Il n’y a pas de rapport… ».

      Oui, hélas, entre les draps comme sur la toile,  « il n’y a pas de rapport » !

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 3 septembre 2012 (J+230 après la CNAC)

 

 

 

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 00:00

DÉCODEUR D’AFFICHES (3)  – du 30 août 2012 (J+226 après la CNAC)

                  Le troisième et dernier volet de notre grand article illustré en couleurs « Décodeurs d’affiches » est à placer, hic et nunc, dans le présent auxonnais, au sein de la rumeur ambiante autour des projets  au Charmoy. A écouter le bruissement de cette rumeur qui divague sans collier dans nos rues depuis des mois, sevrée qu’elle est depuis longtemps de tout communiqué officiel, on la sent nourrie, et assez mal, de tous les potins, de tous les préjugés et de tous les fantasmes possibles et imaginables.

    Il n’est pas dans notre intention de faire l’inventaire et la relation détaillée des scénarios divers sortis de l’imagination fertile de nos concitoyens, stimulée, après l’indigestion médiatique des années 2009, 2010 et 2011, par l’inanition qui sévit à présent en matière de communication sur le projet. C’est plutôt par voie d’affiches que nous apporterons notre contribution à l’histoire d’une affaire qui commença par des affiches !

      Illustrant quelques scénarios glanés parmi d’autres, voici donc trois affiches proposées à votre libre imagination, sans analyse savante et sans clé de lecture. En effet, Après deux articles de décodage, nous estimons que nos fidèles lecteurs sont à même de passer aux travaux pratiques. Ceux ou celles qui le souhaiteraient, nous encourageraient beaucoup, en nous faisant part de leurs remarques.

          En regard de chacune de ces affiches, et dans un souci d’information, nous indiquons au lecteur curieux les références médiatiques qui nous les ont inspirées.

Darwin au Charmoy

 

Source : Le Bien Public du 13 janvier 2011 sous le titre « Oui à l’hyper, non au Brico ! »

« Initialement prévu sur une aire de 9100 mètres carrés, le projet se limite finalement à un hypermarché avec boutiques. »

« Exit les 9100 mètres carrés d’aménagement commercial initialement prévus, place à un projet à taille humaine »

 Et à bientôt l’extinction des dinosaures !

 

Small is beautiful !

 

 

Sous les maïs les gondoles

 

Source :

Le Bien Public du 23 janvier 2012

   « Leclerc refait surface » (titre)

 

Voilà du sensationnel à lagune !

Site du Bien Public du 19 janvier 2012

« Et maintenant ? « Le permis de construire sera prochainement déposé »

Le temps quand même de laisser mûrir les panouilles pour les pigeons de Saint-Marc !

 

http://www.bienpublic.com/social/2012/01/19/feu-vert-pour-le-projet-Leclerc         

 

A l'horizon ...Source : Site du Bien Public du 19 janvier 2012

« Normalement, à l’horizon 2013, l’outil sera disponible. »

Cet « outil », pour de l’acier rapide, c’est de l’acier rapide !

Le Bien public du 20 janvier 2012 :

           « Une fois le permis de construire déposé, nous aurons deux mois pour vérifier que toutes les contingences respectent les exigences du plan local d’urbanisme. Je pense donc que tout va aller très vite et qu’en 2013 le projet verra le jour. »

Le Bien Public du 23 janvier 2012 :

    « Désormais la création d’un hypermarché Leclerc et d’une galerie marchande pour une surface totale de 4000 mètres carrés n’est plus hypothétique mais bel et bien prévue à l’horizon 2013 » Sylvain Clément.

Anne, ma sœur Anne…

 

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 30 août 2012 (J+226 après la CNAC)

 

 

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Figures libres
27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 00:00

DÉCODEUR D’AFFICHES (2)  – du 27 août 2012 (J+223 après la CNAC)

         Dans le volet précédent de cet article, nous avions sommairement commenté quelques affiches mettant en évidence les stratégies de récupération permettant d’opérer les détournements les plus hardis au profit de la mobilisation des foules vers la consommation. Par bonheur, le grand capital n’a pas encore le monopole de la récupération et nous avions aussi présenté quelques productions « réfractaires et imaginatives » !

      La grande croisade de juin 2010 à Auxonne en faveur de « lendemains qui chantent » pour le consommateur rejoindra bientôt, dans les annales de l’enfumage, les slogans de 68 récupérés par les grandes chaînes censées libérer l’oppression qui écrase le pouvoir d’achat.

   Au nom de cet idéal proclamé et au mépris du respect de l’espace public, « on » placarda  toute une ville en jaune-fluo avec des OUI imprimés à LURE. On ne peut cependant dire que la création imaginative ait été le caractère le plus évident de l’opération auxonnaise !

      Dans ce deuxième volet de notre article – qui en comprendra un troisième – nous voudrions, dans un exercice à la façon de Cyrano de Bergerac, montrer à nos piètres publicitaires ce qu’ils auraient pu trouver !

       Amis lecteurs, imaginez donc que Chantecler a découvert récemment dans un vide-grenier un lot de vieux papiers provenant de l’officine de publicité « Pub Bis Au poil »                               

      Ce lot, obtenu pour une aumône, comprend des maquettes originales de projets ainsi que les courriers explicatifs correspondants adressés à un « client ». Du carton de cette trouvaille providentielle, nous avons extrait les meilleures feuilles pour votre information et surtout pour votre plaisir.

 

OUI mais NON alimentairePub Bis Au poil           

                               Epinal, le 6 juin 2010

                   Cher Client,

        Nous espérons que ce modèle d’affiche vous donnera toute satisfaction. Elaboré en collaboration avec un consultant, agrégé de philosophie issu de la rue d’Ulm, il met en relief la subtile dialectique hégelienne du OUI et du NON qui a présidé à la gestation de votre projet. En ce qui concerne le pictogramme, par son caractère d’interdiction d’un des instincts les plus incoercibles de l’homme-animal, il opérera, par un effet pavlovien, un rejet viscéral du NON  stimulant l’investissement pulsionnel au profit du OUI. Ainsi, du NON du 17 décembre 2008 au OUI « massif » que vous ne manquerez pas d’obtenir prochainement par la vertu de nos productions, vous réaliserez bientôt la synthèse victorieuse !    

 

 

 

Pour des poumons verts

Pub Bis Au poil           

                         Epinal, le 6 juin 2010

 

                      Cher Client,

 

       Nous espérons que ce modèle d’affiche vous donnera toute satisfaction. Elaboré dans notre grande tradition chromatique de l’image avec le concours d’hygiénistes et d’experts en matière d’environnement, il consacre et illustre un des bienfaits attendus du projet que le dossier traduit en ces termes : « le projet aura un impact positif sur la qualité de l’air grâce à la maîtrise de l’évasion commerciale ».

  Complémentairement à l’ancrage respiratoire fondamental, le graphisme, qui ne manque pas de souffle, conjugue hardiment coup de cœur et signe de ralliement tutélaire d’une silhouette austère et totémique dominant et repérant la zone. Le cœur ou la raison ramèneront donc à coup sûr au bercail les brebis égarées en voie d’évasion et ne manqueront pas de vous assurer d’abord un OUI « massif ».

     

Chiroptère Pépère

Pub Bis Au poil            

                         Epinal, le 6 juin 2010

Cher Client,

            Nous avons souhaité d’abord, par ce modèle,  recueillir les suffrages des amis de la faune sauvage en illustrant l’engagement suivant pris dans le projet : « Afin de tenir compte de la protection de cette espèce [chauve-souris], l’enseigne lumineuse de la façade sera éteinte à 21 h. Rappelons que cette enseigne ne sera pas apposée sur la toiture mais en façade, d’où un gêne réduite pour les oiseaux et les chauves-souris ».

Il restait à choisir entre faune diurne et faune nocturne. Nous avons résolument opté pour le versant nocturne, à notre sens, plus porteur de rêve. Nous nous sommes attachés toutefois, par un graphisme fun, à dépouiller la figure de la chauve-souris de tout relent vampirique susceptible d’écarter malencontreusement les suffrages féminins. Notre chauve-souris de charme du Charmoy saura séduire aussi les petits dont le rôle de prescripteurs pour le OUI n’est pas à négliger.

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 août 2012

(J+223 après la CNAC)

 

 

 

      

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Figures libres
24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 00:00

DÉCODEUR D’AFFICHES (1)  – du 24 août 2012 (J+220 après la CNAC)

        Plus de sept mois ont passé aujourd’hui depuis  l’annonce, sur le site du Bien Public,     du dépôt « prochain » d’un permis de construire concernant le projet d’hypermarché Leclerc au Charmoy

http://www.bienpublic.com/social/2012/01/19/feu-vert-pour-le-projet-Leclerc

        Toutefois, jusqu’à ce jour, aucun affichage officiel indiquant le démarrage du processus ne s’est manifesté. Perplexe devant ce retard à l’allumage contrastant avec le brio et la pugnacité des débuts, nous sommes donc parti en quête d’éléments de réponse dans Inf’auxonne n° 25 de mai 2009.

       Les pages 2, 3 et 4 de ce numéro constituent, en effet selon nous,   un parfait  « Manuel d’instruction CHARMOY-LECLERC » par questions et réponses enrichi d’une  lettre officielle de reconnaissance, véritable postface et estampille approbative du « Mouvement LECLERC »  http://www.auxonne.fr/telechargements

           La question des délais y est clairement abordée. Ainsi, apprenons-nous en page 4 que le délai d’ « ouverture » est « d’environ 24 mois » (délai compté, en regard du contexte, à partir de mai 2009 et avant le passage en commission d’aménagement commercial qui eut lieu le 8 octobre suivant). Toutes choses égales par ailleurs, la même règle appliquée au cas présent donnerait  une ouverture pour…. août 2013 environ, donc d’ici un an ! A suivre donc…    

      D’ici-là, en attendant l’affichage toujours hypothétique d’une demande de permis de construire, nous patienterons en nous livrant à un petit exercice de décodage d’un échantillon d’affiches se rapportant à notre thème.

 

Echantillon n°1   

Affiche Jaune FluoLa plus fameuse, sinon la meilleure de la série. Elle fut imprimée à LURE (Concept impression [Imprim’vert] 70200 LURE 03 84 30 12 00),aux frais de commanditaires restés anonymes.  Son affichage abondant et totalement sauvage fit fureur à Auxonne en juin 2010 à l’occasion d’une consultation sur l’avenir de la zone du Charmoy.

Le caractère sommaire de l’objet ne le désigne pas comme étant issu d’une officine de publicité et de communication très élaborée.

Ici pas de connotation subtile, pas de clin d’œil, pas de récupération hardie, le message est clair à défaut d’être subliminal, c’est une injonction pure et simple à voter OUI pour une zone dont la « maîtrise foncière » était déjà acquise, au moment du vote, par  LECLERC.

A noter que LURE-VESOUL, pour n’être pas, à notre connaissance du moins, un foyer réputé de production d’art graphique, constitue néanmoins un important pôle d’implantation de LECLERC.

 

Affiche Leclerc 68 jaune

Echantillon n°2   

Le poing levé et peut être bientôt … le couteau entre les dents ! Il y a de la révolution dans l’air. Le drapeau noir flotte sur le yacht ! Pour tout dire, récupération cynique et opportuniste plutôt que révolution !

Récupération d’un esthétisme soixante-huitard au service du marché dans ce spécimen représentatif d’une campagne d’affichage conduite par LECLERC en 2005. Sur une autre affiche du même tonneau, représentant un CRS à bouclier et matraque, on pouvait lire « La hausse des prix oppresse votre pouvoir d’achat ».

A quand « Consommateurs de tous les pays unissez-vous ! »

Comme le déclarait Jérôme Anciberro dans son article « Slogans » publié dans  Témoignage chrétien du 19 octobre 2011: « A quand les campagnes publicitaires où l’on verra des familles « indignées » contre la vie chère levant le poing sous un logo Carrefour ou Leclerc ? »

http://www.temoignagechretien.fr/ARTICLES/Chroniques/Slogans/Default-6-3167.xhtml

Affiche Leclerc consomme

  

  

  

Echantillon n°3   

 

A récupérateur, récupérateur et demi !

 Le CRS dont nous parlions ci-dessus devait faire l’objet d’une nouvelle récupération dans « Agora Vox Le média citoyen » du 30 mai 2006 dans un article intitulé « Leclerc : un panel très contestable ». Le CRS représenté ci-contre porte maintenant un bouclier clairement identifiable et son injonction est  vraiment sans ambiguïté !

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/leclerc-un-panel-tres-contestable-10063

 

Affiche jaune ChampagnoleEchantillon n°4   

 Pour terminer sur une note stimulante nous irons à Champagnole, où, tout comme à Auxonne, il est envisagé la construction d’un hyper LECLERC sur des terres agricoles.

Mais cette fois, malgré sa couleur jaune, l’affiche n’a plus rien à voir avec le placard simpliste et déprimant imprimé à LURE et affiché à Auxonne pour un OUI « massif ». L’imagination serait-elle plus féconde au pied du Mont-Rivel qu’aux rives de la Saône ?

Du mythique Larzac au CRS à bouclier- code barre de la campagne LECLERC de 2005, les clins d’oeil ne manquent pas, en effet, dans cette affiche bien ficelée de mai 2012 appelant les paysans au labour des champs acquis par LECLERC

http://collectifcitoyens.posterous.com/

     Nous arrêtons là l’exercice de décodage. Etait-il d’un quelconque intérêt ? Vous en jugerez vous-mêmes !

     En ce qui nous concerne, nous avons l’intention de mettre à profit cette critique raisonnée dans un exercice de libre création d’affiches sur le même thème.  Nous exposerons nos travaux dans un prochain article… Avant de les faire imprimer à LURE !  A bientôt !     

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 août 2012

(J+220 après la CNAC)

 

 

 

      

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 00:00

COÏNCIDENCE ?  – du 22  août 2012 (J+218 après la CNAC)

     Aurions-nous réveillé les mânes du poète Stéphen Liégeard en publiant notre article de vendredi dernier « Un sous-préfet aux champs » ?

      Ce n’est pas certain, mais une coïncidence pour le moins troublante s’est produite ce jour-là. Nos lecteurs fidèles en jugeront eux-mêmes en confrontant attentivement l’article paru hier 21 dans Le Bien Public sous le titre « Brochon Julien Marion en visite au château » et notre texte déjà cité « Un sous-préfet aux champs ».

http://www.bienpublic.com/region-dijonnaise/2012/08/21/brochon-julien-marion-en-visite-au-chateau

     Nous ne voulons pas en dire plus, laissant à chacun la joie de d’éclaircir le mystère et de juger par lui-même.

      Disons seulement que ce clin d’œil discret du poète fortuné nous encourage à poursuivre dans notre longue chronique du Charmoy, bien loin, il est vrai des charmes de La Côte d’Azur vantés par le poète !

     Enfin, les curieux pourront s’ils le désirent partager le plaisir de feuilleter l’ouvrage  éponyme consulté vendredi dernier par Monsieur le Sous-préfet au Château de Brochon en cliquant ci-dessous.        

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5698362j/f12.image

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 août 2012

(J+218 après la CNAC)

 

 

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Brèves
17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 00:00

UN  SOUS-PRÉFET AUX CHAMPS  – du 17 août 2012 (J+213 après la CNAC)

 

       Le Bien Public du 14 courant relatait dans ses colonnes, sous le titre « La commune de fond en comble », une visite du secrétaire général de la préfecture de Dijon dans notre ville, le 9 août dernier. Il ne s’agissait pas d’une perquisition comme pourrait, en effet, le suggérer le titre, pas plus que d’une banale excursion touristique dans le seul but d’« admirer Auxonne » comme il est dit, et ce, malgré l’intérêt objectif de la plupart des lieux visités, mais bien plutôt de l’opportunité de conduire un décideur sur le site de projets pour lesquels des financements seront toujours les bienvenus.

 

       Nous souhaitons vivement l’obtention de ces financements et, sur un mode moins comptable, nous voudrions ajouter un libre appendice au texte que nous venons de citer.

 

        Reportons nous donc à la fin de l’article qui se termine par « une montée à la tour carrée » débouchant sur la contemplation du panorama auxonnais. De ce plaisir que peu d’Auxonnais(es) ont goûté, rien  ne nous est dit hélas ! Et comme on le regrette ! On imagine pourtant les visiteurs émergeant de l’obscurité de l’escalier en colimaçon et s’accoudant, plus ou moins essoufflés et éblouis, mais ô combien satisfaits, au parapet ajouré multiséculaire : là-haut la brise souffle et le panorama s’offre tout alentour ! Perchés sur les épaules des géants dont la vertu et le talent surent monter ces pierres, entrons à présent dans le libre monde de la fiction !

 

       A main droite de la sortie de l’escalier, voilà le parapet Est ; de là, on découvre la flèche et en contrebas, dans leur blancheur, les travaux de restauration tous récents sur les contreforts et les chapelles latérales ; comme sortis d’une maquette, se découvrent sur la Place d’Armes la  statue de Bonaparte et la façade de brique bien sage de l’Hôtel de Ville. Du parapet Nord la vue prend en enfilade la rue Carnot mais les bâtiments du Quartier Marey-Monge masquent les darses du Port-Royal. Bravant le soleil, on poursuit à présent vers le parapet Sud car Monsieur le sous-préfet a sans doute exprimé le désir d’avoir un point de vue sur le Château Louis XI. On découvre celui-ci avec le complexe de l’Hôpital, à droite de la grande barre des HLM des Ursulines, perchée sur une courtine casematée depuis les années 50 du siècle dernier. Cette grande construction banale domine et barre les vues en direction de Labergement masquant aussi, sans grand préjudice esthétique, un conglomérat de grandes surfaces édifié entre  la courtine, le Bastion du Moineau et la friche industrielle des Aciéries.

 

      Un assistant a d’ailleurs dû mentionner la présence masquée de ces commerces au fonctionnaire en visite car un autre déjà prend déjà la balle au bond évoquant avec enthousiasme la construction éminemment « prochaine » d’un hyper. Sa main désigne maintenant, largement à gauche de la barre des Ursulines, un horizon de forêts précédé de champs verdoyants. Comme un artilleur voulant préciser la position de  l’objectif, un index avisé désigne enfin un réservoir-champignon situé à 2 km à vol d’oiseau. C’est là, au pied de l’élégant cryptogame de béton, que devrait surgir le miracle ! La main en visière, on peut à présent contempler et imaginer.

 

      Et c’est là qu’intervient enfin le bon Alphonse Daudet plein de fraîcheur que vous attendiez tous. Comme on aimerait pouvoir dire avec lui : « Tout à coup, M. le sous-préfet tressaille. Là-bas, au pied d’un coteau, il vient d’apercevoir un petit bois […] qui semble lui faire signe » ( A. Daudet  « Le sous-préfet aux champs » dans Lettres de mon moulin)

 

      Qui sait ? La magie verdoyante du panorama découvert du haut de la « tour carrée » aura peut être agi. Pas vrai ? Pourquoi gâter inutilement ce petit chef-d’œuvre paysager. Et d’ailleurs, comme dirait Mme la ministre NKM qui parle en expert : « c’est pas la peine de prendre des champs pour aller construire de grands hypers et un jour se retrouver avec là-dessus les mêmes problèmes qu’on a déjà sur nos terrains pollués ! » 

 

     Dans sa brochure Notre-Dame d’Auxonne publiée en 1957, Charles Oursel commençait ainsi : « Dans la pittoresque petite ville d’Auxonne que le progrès défigure peu à peu, l’église Notre-Dame attire les regards des touristes ». Plus d’un demi-siècle après, ces propos ont gardé toute leur validité. Après notre visite imaginaire à la « tour carrée » de cette église, et en hommage au travail de Charles Oursel nous voudrions enrichir aujourd’hui l’iconographie de Notre-Dame d’Auxonne d’une gravure inédite tirée du recueil des Contes du Charmoy.

Les Contes du Charmoy

  

     A propos de l’oeuvrette d’Alphonse Daudet qui nous a inspiré notre titre, précisons pour conclure que le modèle du « sous-préfet aux champs » ne fut autre que le Dijonnais Stephen Liégeard, sous-préfet authentique et  poète à ses heures, resté célèbre pour avoir lancé l’expression « Côte d’Azur », titre de son ouvrage le plus connu publié en 1887.

 

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 17 août 2012

(J+213 après la CNAC)

 

 

 

 

 

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Publié par Cl. Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 00:00

 

UN HÉRITAGE AUX P’TITS OIGNONS  – du 6 août 2012 (J+202 après la CNAC)

       Chantecler  en vacances croise actuellement au large des côtes du Groënland à bord de son yacht « L’œuf en gelée » (non sponsorisé par Doux), il vous salue bien et tient d’abord  à vous rassurer.

       Non, il n’est pas vrai que 97% de la couverture de glace du Groënland aient fondu ! En fait, il y a quelques semaines, 97% de la  couche superficielle de l’épais glacier ont atteint 0°C, température de l’équilibre eau-glace et, pour le géant de glace, il en est résulté tout au plus une petite suée estivale.

      Moralité : toute information, avant d’être validée, mérite un examen attentif !

     Cette sage maxime, que nous avons adoptée pour boussole et qui nous évite de perdre le nord médiatique, ayant été rappelée, nous voudrions maintenant revenir aux rives de la Saône pour vous entretenir de problèmes environnementaux.

     Une information émanant de la Préfecture de la Côte-d’Or annonçait récemment (Le Bien Public du 21 juillet dernier) qu’on allait « charger l’ADEME de l’exécution d’office de travaux sur le site de la société des ACIÉRIES DU VAL DE SAÔNE » pour «  la mise en sécurité du site, la protection des sols et des eaux souterraines ».

      Par arrêté préfectoral du 03 juillet 2012, le glas d’une verrue sidérurgique située à deux pas du centre ville d’Auxonne a donc enfin sonné !

     Rendons à César ce qui est à César, l’aboutissement rapide de ce dossier défendu par la Ville d’Auxonne n’est sans doute pas tout à fait étranger à l’intervention de Madame la Ministre Nathalie Kosciusko-Morizet en visite à Auxonne le 31 janvier 2011 et qui reçut, en cette circonstance, l’hommage symbolique d’un sac d’oignons. (voir Inf’Auxonne N° 32 d’avril 2011 pp. 1 et 2 et notre illustration).

       Notre ville sera donc bientôt débarrassée d’une friche industrielle aussi laide que dangereuse. Chacun peut s’en féliciter. Réglé le problème de cet héritage encombrant, il convient, à présent, de veiller à ne pas obérer l’avenir par des legs du même genre.

      Là encore, Madame la Ministre Nathalie Kosciusko-Morizet pourrait bien nous aider à nous prémunir par anticipation d’une telle bourde. Il nous suffira pour cela de nous référer à son discours radicalement réaliste et novateur, discours qu’elle a tenu le 29 septembre 2011 au 7ème Forum ENSEMBLE 91 organisé par le STP 91 à Avrainville.

     Nous rapportons ici fidèlement ses propos à partir de l’audition attentive d’une vidéo largement diffusée sur la toile :

       « Je suis très, très soucieuse de ce que vont devenir nos grands centres commerciaux. C’est-à-dire que…regardez un peu les débats qu’il y a actuellement dans les grandes sociétés type…allez… Carrefour, etc…, je les cite. Les valeurs boursières qui chutent c’est pas par hasard, c’est que les hypers, ces valeurs là en tout cas, je parle pas de la crise économique, mais les hypers, ça marche plus bien…Il faut faire un tour en ce moment dans les galeries commerciales et voir les rideaux fermés, ça marche plus bien, ça correspond plus vraiment à ce dont on a envie.

        « Alors vous comprenez, ces sociétés, elles sont en train de développer de nouveaux concepts : des marchés de cœur de ville, des…alors ça, c’est très, très bien. Mais qu’est ce qu’on fait de tous ces grands centres commerciaux qui sont en extérieur ? Qu’est ce qu’ils vont devenir ? C’est un vrai sujet.

          «  Et en même temps je vois qu’il y a encore des demandes de capacité pour des ouvertures, alors qu’il me semble qu’on est déjà très, très capacitaire. Moi, ça me soucie énormément ! Parce qu’il faudrait pas un jour qu’on se retrouve, après avoir des friches industrielles à gérer, avec des friches commerciales avec tout ce que ça représente en termes de zones de non-droit, de risque de violence etc…. et puis, tout simplement, de dégradation de l’environnement.

         « Je veux dire, c’est pas la peine d’avoir pris des champs pour aller construire de grands hypers et un jour se retrouver avec là-dessus les mêmes problèmes qu’on a déjà sur nos terrains pollués ! »

  http://www.dailymotion.com/video/xlf80e_le-coup-de-gueule-de-nkm-contre-les-hypers_news?search_algo=2

 

          Aux bulbes Le Charmoy !

   Vos propos sont à la fois sages et novateurs, Madame la Ministre, c’est pas la peine de prendre des champs pour aller construire de grands hypers et un jour se retrouver avec là-dessus les mêmes problèmes qu’on a déjà sur nos terrains pollués !    

 

Il ne faudrait pas, en effet, qu’un clou chasse l’autre à Auxonne et qu’ayant réglé  avec l’aide de NKM le problème d’une friche industrielle héritée du passé, on dote à présent l’avenir d’une potentielle friche commerciale !

       Ce serait en effet une grosse bourde environnementale à faire pleurer notre Ministre, et ce, avec ou sans oignons !

      

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 6 août 2012 (J + 202 après la CNAC)

 

 

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Revue de presse
26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 00:00

 COQ  À  L’ÂME – du 26 juillet 2012 (J+191 après la CNAC)

 

       Le bel été est enfin arrivé et la torpeur vacancière s’installe. Les affaires sont suspendues et aucun permis de construire au Charmoy n’a encore été déposé pour l’instant, situation problématique semblant contredire l’assurance municipale, donnée dès janvier dernier, d’un dépôt "prochain".

http://www.bienpublic.com/social/2012/01/19/feu-vert-pour-le-projet-Leclerc

        Chantecler, qui n’est pas plus con que les autres, a donc décidé d’interrompre momentanément ses travaux jusqu’à nouvel ordre. Sa destination de vacances est tenue secrète pour l’instant, même si des proches indiscrets ont fait récemment mention d’une « cité impériale équipée d’un port royal ». Diable ! Le bougre ne se mouche pas du pied !

        Malgré ses goûts de luxe, Chantecler reste néanmoins un coq industrieux, il ne voudrait pas laisser ses lecteurs en plan sans leur procurer une dernière lecture à se mettre sous la dent.

       Comme les Capucins faisaient du bruit dans Landerneau, Chantecler, qui ne veut pas être en reste, a convoqué  Jean-Jacques Lebel dans la Capitale de l’Oignon !

   Tout comme son homonyme, le légendaire fusil Lebel (Mle 1886), inséparable de sa piquante Rosalie, Jean-Jacques Lebel fait souvent mouche dans le monde de l’art. Il expose, pour l’instant, au Centre Pompidou de Metz comme les médias en ont rendu compte :   

      « L'exposition 1917 au Centre Pompidou-Metz est l'un des événements incontournables de l'été, à voir absolument jusqu'au 24 septembre [2012] »         

         « Le temps fort de cette méga exposition, c'est un mur entier de douilles d'obus gravées, une installation de l'artiste contemporain Jean-Jacques Lebel d'objets de mort transformés en objets d'art, ce que l'on a appelé l'art ou l'artisanat des tranchées. (France-INFO 31 mai 2012)                                           

      « Moment de doute de la peinture, 1917 marque le triomphe de l’objet. Si les Allemands ont interdiction de recueillir toute pièce de métal qui pourrait être refondue par l’armée, des poilus anonymes français, anticipant sur les accumulations à venir d’Arman dans les années 60, réalisent des sculptures comme autant de « s’en fout la mort », à partir de résidus d’obus et d’armes. Jean-Jacques Lebel a ainsi pu réunir plus d’un millier de douilles sculptées de la Première Guerre mondiale, souvent incisées à la pointe de la baïonnette, et décorées d’inscriptions, de motifs floraux ou érotiques. »  (« 1917 : De guerre lasse »   par Emmanuel Daydé)

L'Expostion. 1917 

    Le clairon de l’armistice a sonné depuis bien longtemps à Metz comme à Auxonne,  pourtant, la métaphore guerrière fait toujours recette. Un promoteur n’a-t-il pas déclaré naguère au Maire d’Auxonne : « Faire un hypermarché sur sa commune, c’est partir au feu »   (Le Bien Public du 12/10/09). Ils sont partis au feu mais, pour l’heure, le conquérant reste invisible sur la cote 198 au Charmoy. La bannière de l’hyper ne flotte pas encore sur la crête  Chantecler au front            

 Faisant fi des rodomontades et  emboitant le pas à Jean-Jacques Lebel,  Chantecler entreprend donc aujourd’hui de s’exposer pour le plaisir visuel de ses fidèles lecteurs en présentant quelques œuvres anonymes,  « s’en fout la mort » gravés ou martelés, sur le thème du coq victorieux. La  revue Léz’ARTS  nous fera sous peu l’honneur de publier cette chronique dans ses colonnes. Ainsi se trouve reconnue la vocation artistique nouvelle du Charmoy.

    Remerciements à Jean-Jacques Lebel qui ne nous en voudra pas d’avoir ajouté cette petite queue (de lézard de tranchée) à son grand mur et bon appétit aux vrais  amateurs de coq au vin  qui devraient se régaler encore une fois.

     En attendant, bonnes vacances à toutes et à tous, « à pied, à cheval et en spoutnik » !

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 26 juillet 2012 (J+191 après la CNAC)

 

 

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Figures libres