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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 00:00

 CHARMOY : UN PROJET QUI  PÉDALE DANS  LA CHOUCROUTE ? - du 24 octobre 2012 (J+281 après la CNAC)

   

      La choucroute, voilà bien une nourriture de saison et un bon plan pour la grand-foire d’Auxonne qui approche à grands pas. La grand-foire battra donc bientôt son plein au Rond-point de la Poste, mais, là-haut, au Rond-point de l’Europe, parler de foire serait, dit-on, déplacé autant que mal venu.

     Après les Contes de Ma Mère l’Oye, devrons nous à présent envisager les Contes des Mille et une nuits et compter patiemment là-haut jusqu’à  J + 1001 ?

   En effet, devant un silence persistant, chacun en vient à s’interroger. C’est que le Charmoy ne charme plus la presse locale depuis déjà belle lurette. Adieu scoops ! Adieu manchettes ! Silence radio ! Quant à l’organe de presse municipal le sujet n’y fait plus recette depuis le printemps 2011 !

      Et pourtant, que d’encre fit couler jadis ce projet : dans le compte-rendu du conseil municipal du 17 décembre 2008 d’abord http://www.auxonne.fr/conseil-municipal (bonne chance !), dans la presse locale et municipale ensuite, dans la grande pétition « spontanée » d’octobre 2009, dans les imprimeries luronnes en juin 2010, à nouveau lors des dernières cantonales, et dans notre blog enfin, qui reste bien le seul à user encore son encre.

        En effet, après tout ce bruit pour rien, il est devenu à présent difficile de percevoir le moindre écho au sujet de l’affaire ! Et Chantecler découvre la tâche ingrate, mémorielle, héroïque et quasi nécrologique de suivre un dossier oublié des feux de l’actualité !

    Vous comprendrez donc aisément, chers lecteurs, que c’est avec un petit brin d’envie que je lisais dernièrement le blog alerte de Michel Moreau de Champagnole, notre sœur jurassienne en matière de projets d’hypers. Avec ou sans dopage, il semblerait bien qu’au pied du Mont-Rivel, à la différence d’Auxonne, on soit d’attaque. Cet extrait du blog en témoigne :

  « Toujours friand d'actu, je consulte le quotidien local à la page Champagnole. Trois cyclistes roulent pour la photo. Interpellé par un tel rassemblement, je m'interroge. Est-ce une manif ? Je suis vite rassuré. Au centre, presque surpris de se trouver en équilibre sur 2 roues, attitude qui ne lui est pas coutumière, je reconnais... le maire. […]

      « A peine bouclée sa noble croisade en faveur de l'hyper-commerce local, il enfourche un nouveau et fringant cheval de bataille électoral : le vélo. Il passe le grand braquet, et avec la fougue et la vélocité juvéniles du fraîchement converti, le voilà devenu héraut de la vélorussion. »

http://michel-moreau.over-blog.com/

Pour voir la photo, qui vaut – entre nous – son pesant de choucroute, cliquer sur le lien :

http://www.fubicy.org/veloquirit39000/documentation/article%20vlec.pdf

        Mais ne désespérons pas, sur les pistes cyclables, prévues dans le projet de réfection de la D 905, peut être verrons-nous Prosper-Armstrong (voir notre article per Aspera ad Astra du 11 septembre dernier) monter confortablement en VLEC (vélo électrique) vers les cimes des bonnes affaires « à l’horizon » 2014 (« l’horizon 2013 » semblant à présent bien bouché) !

       A l’heure où le projet Charmoy semble pédaler dans la choucroute, ne serait-il pas prudent de prévoir un plan B sur le plan d’eau, un véloport par exemple ?…. pour des pédalos électriques made in China ! Et avec les pédalos, pas de souci pour la capitainerie !

    En matière de « vélorussion », il serait quand même dommage qu’Auxonne, « la belle endormie », manque le coche et reste en rade ! 

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 octobre 2012 (J+281 après la CNAC)

 

 

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Figures libres
17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 00:00

MA MÈRE L’OYE AU CHARMOY- du 17 octobre 2012 (J+274 après la CNAC)

 

    Neuf mois tout juste (274 jours) se sont écoulés à présent depuis le « feu vert » du 17 janvier dernier.

      Ce délai hautement symbolique amène tout un chacun à s’interroger spontanément sur la réalité d’une naissance annoncée naguère à cors et à cris.

     Toutes les conditions d’un avènement rapide semblaient alors réunies. On nous l’avait même assuré par voie de presse.

http://www.bienpublic.com/social/2012/01/19/feu-vert-pour-le-projet-Leclerc

 

    Aujourd’hui, les bonnes fées du Charmoy, penchées sur un berceau désespérément vide, commencent à piaffer d’impatience.

       Avec quel empressement pourtant et surtout avec quelle prudence discrète et feutrée, on avait préparé, dès 2009, ce berceau pour devancer et prévenir toutes les manigances des méchantes Carabosses. En moins de deux, arpentant la campagne avec zèle et diligence, un Chat Botté rusé et matois avait assuré la maîtrise de toute  la contrée au Marquis de Carabas.

    La « belle endormie », version locale de la Belle au Bois Dormant, allait enfin pouvoir se réveiller et convoler en justes noces avec le Prince Charmoy. Des rêves on passerait enfin à la réalité. En route pour le Pays de Cocagne derrière « la véritable locomotive qui précédera l’installation d’un important aménagement touristique, avec des hôtels et des restaurants » (Le Bien Public du 20 janvier 2012) ! Nous disons qu’il est permis de rêver, et tant pis pour tous ceux qui ont pris leurs billets d’avance pour le Train-fantôme ! Ils attendront !

     Sur les rives du Bief Pérou on attend toujours le sifflet de la « locomotive » et l’Entreprise des Sept Nains n’attend plus que le permis pour se mettre à siffler en travaillant. La Reine, mère de Blanche-Neige, s’impatiente, pressée de pouvoir enfin consulter son miroir magique à la recherche de la plus belle banane et surtout de la moins chère. La pomme rouge de pays dopée à la mort-aux-rats, c’est démodé aujourd’hui et surtout bien trop cher !

       Mais là-haut, sur sa tour où il commence à faire frisquet, la Sœur Anne ne voit toujours rien venir. Heureusement, il semble bien que ce n’est pas encore demain la veille qu’on verra Barbe-Bleue s’activer au rayon boucherie.

   Les Contes du Charmoy

 

 

      Ça ne démarre toujours pas ! Toujours pas d’ouverture en vue « à l’horizon 2013 » ;  à travers la porte, le Grand méchant Loup répète pourtant en trépignant : « Tire la chevillette et la bobinette cherra ! ». Mais le Chaperon Rouge, outre qu’il n’est pas prêt à se faire croquer, n’a pas encore trouvé la combine. Ce Chaperon Rouge n’est pas vraiment dégourdi, au train où vont les choses,  son petit pot de beurre aura bientôt dépassé la date de fraîcheur et le Grand méchant Loup restera sur sa faim ! Conquérir le lit de la Mère Grand était une chose, croquer le Chaperon, en est une autre !

     Le Petit Poucet a plus d’un caillou en promo dans sa poche. C’est un petit malin et il sait bien que ce n’est pas encore demain que l’Ogre remplira son congélateur !

       Pas demain, alors après-demain peut être ?

       C’est vrai qu’il faut savoir patienter, comme le montre le tableau ci-dessous, le temps de gestation est souvent fonction de la taille de l’espèce : un éléphant est plus long à venir au monde qu’un hamster et un hyper, mon cher, ce n’est certes pas un hamster ! Alors rendez-vous peut être à J+660 !

          

      Hamster : 16 jours

            Souris : 15 à 20 jours

Rate : 21 à 24 jours

Lapine : 31 jours

Belette : 35 jours (5 semaines)

Koala : 35 jours (5 semaines)

Furette : 42 jours (6 semaines)

Chienne: 59 à 63 jours (8 semaines)

Chatte : 63 à 65 jours (9 semaines)

Cochon d'Inde : 72 jours (10 semaines)

Truie, Laie : 115 jours (3 mois, 3 semaines et 3 jours)

Brebis, Chèvre : 150 jours (5 mois)

Chamois : 170 jours

Gorille : 250 à 270 jours (8 mois)

Femme : 273 jours (39 semaines)

Vache : 280 jours (9 mois)

Chevrette : 280 jours (9 mois 1/2)

Jument : 336 jours (11 mois)

Baleine bleue : 336 jours (11 mois)

Ânesse : 365 jours (1 an)

Grand dauphin : 365 jours (1 an)

Morse : 460 jours (15 à 16 mois)

Éléphante : 600 à 660 jours (20 à 22 mois)

         

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 17 octobre 2012 (J+274 après la CNAC)

 

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Figures libres
12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 00:00

BANANAÏS - du 12 octobre 2012 (J+269 après la CNAC)

 

      En feuilletant Le Figaro d’hier, j’ai failli glisser sur une peau de banane. Non, je ne déambulais pas alors  rue Antoine Masson, le nez dans les cahiers du respectable quotidien dont la une s’honore chaque jour de la  célèbre devise : « Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur ». Voilà au moins une ligne riche de vérité et d’enseignements !

        Une autre vérité et un autre enseignement tirés, cette fois, de ma longue expérience auxonnaise, c’est que la peau de banane constitue à Auxonne et sur les trottoirs une cause de glissement infiniment plus rare que la crotte de chien désignée sous le terme pompeux de déjection canine.

      Tiens ! A propos de déjection canine et pour en revenir au Figaro  qui titrait hier à la une : « Médicaments « inutiles » : la polémique enfle », rappelons pour mémoire que les déjections provenant de chiens nourris exclusivement d’os figuraient encore au Codex de Paris en 1748, sous la désignation d’album graecum. Même si les chiens enterrent les os, ce n’est pas ce remède blanc,  friable, riche en phosphate de calcium et surtout générique et bon marché qui creusera aujourd’hui le trou de la Sécu ! Un seul mot d’ordre, citoyens : « Adoptons tous l’album graecum ! »

– Enchanté(e) de l’ordonnance, mais où est passée la banane dans tout ça ?

– A l’intérieur !

– Hum ! Hum ! A l’intérieur de quoi ?

– Du Figaro pardi ! En compagnie des Pussy Riot !

– Tchort ! Le rapprochement est osé et voilà une banane bien peu orthodoxe !

– Vérifiez vous-mêmes, gens de peu de foi, avant que Poutine n’aille lui faire la peau !

– Alors, si j’ai bien compris, on n’arrête pas le progrès, les pères emballaient les bananes dans les journaux et maintenant leurs fils les y impriment !

– Oui, effectivement, mais n’allez surtout pas en déduire que seuls les singes lisent le journal. Le lecteur moderne est avisé et malin, il sait lier ses intérêts à la courbe de la banane, la bananoïde  économique d’équation y = ax²+ bx. Moins versée dans les mathématiques, mais  ô combien plus intuitive, la ménagère et son panier en contemple, songeuse, la cambrure engageante ! Et tout ça, ça fait d’excellents clients ! D’excellents chalands, qui marchent en rangs !

 

Pour l’heure, les bananiers ne poussent pas encore sur les hauteurs d’Auxonne où mûrissent les maïs. A propos de maïs, une glaneuse, qui n’est pas de Millet, a ramassé récemment aux alentours de la cote 198  une panouille bizarre dont nous présentons la photo inédite. Comment nommer cette chimère ? Nous proposons de la désigner sous le nom de Bananaïs !

Bananaïs

 

Aurons-nous à Auxonne les bananes les moins chères « à l’horizon 2013 » ? L’avenir nous le dira très bientôt. En attendant, nous avons Bananaïs, et pour garder le moral, répétons sur tous les tons :

« Ya bon Bananaïs ! »

« Ya bon Bananaïs ! »….

 

P.S. : Aux dernières nouvelles, le président Poutine aurait nié catégoriquement toute influence des Pussy Riot  dans la genèse de Bananaïs qu’il convient, selon lui, d’attribuer aux effets conjugués de Tchernobyl et de  la génétique mitchourinienne selon laquelle les conditions de vie modifient l’hérédité des plantes. En clair Bananaïs, la dernière trouvaille auxonnaise au Charmoy, serait l’enfant naturel d’une catastrophe nucléaire et de mutations foncières.

   

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 octobre 2012 (J+269 après la CNAC)

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Figures libres
4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 13:36

SOURCES TARIES !?- du 04 octobre 2012 (J+261 après la CNAC)

   

         Que nos lecteurs se rassurent, il ne s’agira pas, dans cet article, des sources d’inspiration de Chantecler qui n’a plus à démontrer, malgré la raréfaction de l’information « charmoise » confinant à présent au black-out, l’existence d’importantes ressources en la matière.

     Au fil de la plume,  Chantecler court toujours comme le bief Pérou dans son lit « préservé » (voir notre article « PLUS VERT, TU MEURS ! » du 20 janvier 2012), différent en cela de la défunte Petite Saône, vestige hydrographique et bief marécageux souterrain dormant sous notre cité, Auxonne, « la belle endormie ». Entre un busage mal calculé en amont (1977) et un « accident » de voûte en aval (2007) le débit de la Petite Saône, hors précipitations, est enfin devenu égal à 0 depuis qu’un batardeau édifié en mai 2010 pour les travaux du Port-Royal, et maintenu postérieurement sans nécessité apparente, en a coupé l’alimentation. Cette alimentation séculaire par les eaux de la Saône, prévue et calculée par la sagesse des anciens ingénieurs du roi, n’est plus à ce jour qu’un souvenir.

   Certes Inf’Auxonne N° 38, qui vient de paraître, nous apprend par le menu que : 

         « Dans le cadre d’une délégation de service public, la Lyonnaise des eaux est chargée du nettoyage de la petite Saône, rivière souterraine qui traverse Auxonne. Le nettoyage a commencé par l’accès rue Prieur jusqu’au dessableur de la Grande Rue.

Plus connu sous le nom de « Moulin d’Auxonne », le dessableur situé rue Mignotte sera également nettoyé : Cette salle souterraine de 15 mètres de long, 6 mètres de haut et 3 mètres de large constitue l’entrée de la Petite Saône ».

       Notre patrimoine s’enrichit donc d’une « entrée » où n’entre plus rien et d’une « rivière souterraine » qui ne coule plus ! La curiosité vaut le détour ! On attend le Livingstone moderne qui saura découvrir les sources mystérieuses de ce prodige.

       Abandonnons  à présent notre croisière souterraine sous « la belle endormie » et sur la Petite Saône mise, selon la mode du jour, au régime sec et revenons au grand jour pour y clamer  notre étonnement devant la coupure persistante, sinon définitive, d’un robinet médiatique. Ce robinet avait pourtant été largement ouvert en grande pompe en mai 2009 dans Inf’Auxonne N° 25 pour y arroser de louanges une enseigne de la grande distribution. /http://www.auxonne.fr/telechargements

       Dans notre précédent article « INFORMATION : LE TOURBILLON ET LE VIDE (2) » du 25 septembre dernier nous caressions l’espoir d’une réouverture, fût-elle modeste, du « robinet » en ces termes : « Inf’Auxonne N° 38 qui devrait paraître bientôt nous donnera, n’en doutons pas, des informations « fermes et claires » sur le sujet. Rappelons quand même au lecteur curieux  d’Inf’Auxonne qu’il lui faudra  remonter jusqu’au N° 32 d’avril 2011 pour trouver une mention du « projet Leclerc », et ce, même pas dans la chronique officielle, mais dans la tribune libre de l’opposition en page 7 ».

       Non ! Rien de neuf ! Inf’Auxonne N° 38 sera donc le huitième numéro consécutif sans promo officielle du « projet » au Charmoy. La dernière référence explicite et officielle au « projet » à paraître dans les colonnes d’Inf’Auxonne fut, il y a juste deux ans, la suivante : «PROJET DE ZONE COMMERCIALE DU CHARMOY Conformément à la volonté clairement exprimée par les Auxonnais(es) lors de la consultation du 27 juin 2010, le nouveau dossier est en préparation avec une attention et une motivation décuplées. Nous vous tiendrons informés dès qu’il sera finalisé » (Inf’Auxonne N° 30 d’octobre 2010 page 2).

       Admirons au passage « la volonté clairement exprimée par les Auxonnais(es) » à propos d’un projet bouclé dans la « discrétion », sans « divulgation » et sans leur avis dès le printemps 2009. Quant à la grandiloquence de l’adjectif « décuplé »  elle ne pouvait, certes, s’appliquer au nouveau dossier sagement restreint par rapport à la version 2009.

 Darwin au Charmoy

 

 

   Depuis plus rien à ce propos dans Inf’Auxonne. Après la phase sous marine de juin 2010 , le cours de l’affaire aurait-il entamé à présent une phase souterraine ?

     

 Chantecler YS01jaune

 

  Après l’épisode Vingt-mille lieues sous les mers le projet du Charmoy cheminerait-il de façon occulte dans un Voyage au centre de la Terre ? Et dans ce cas, comme la Petite Saône, notre « rivière souterraine », aurait-il rencontré quelques accidents de parcours, voire une coupure de son alimentation ?

        Que verrons-nous « à l’horizon 2013 » ? Pour l’instant, à l’horizon du panneau d’affichage officiel de la Mairie, aucun dépôt de demande de permis de construire concernant le « projet » n’a montré son nez.

             

         

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 04 octobre 2012 (J+261 après la CNAC)

 

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 00:00

 

INFORMATION : LE TOURBILLON ET LE VIDE (2) - du 25 septembre 2012 (J+252 après la CNAC)

     Dans ce deuxième épisode, nous quittons le tourbillon de l’information planétaire pour revenir à l’ombre de notre clocher. Clocher silencieux depuis plusieurs mois, dont les sonneries et les volées brillent par leur absence dans notre paysage sonore. La prolongation de ce silence n’est-elle pas dangereuse, ne risque-t-elle pas  de donner des idées à ces grincheux modernes qui rêvent de faire taire cloches et coqs de tout poil !

     Il est vrai que dans son ouvrage Les cloches de la terre  l’historien Alain Corbin constate que : « L’irruption d’autres rhétoriques a progressivement disqualifié les signaux campanaires dans le processus de communication. Au fil des décennies [du 19ème siècle], l’autorité se dit moins par l’injonction sonore que par le texte écrit ». Et jusqu’à nos jours, ce processus n’a fait que s’accentuer si l’on excepte l’irruption grinçante des sirènes dont le chant accompagne les catastrophes modernes. Dans un monde urbanisé et matérialiste, Le Cri de Munch a supplanté pour toujours L’Angélus de Millet, comme l’hyper a tué l’épicerie de village.

     

    A propos de cloches et d’hyper, nous lisons dans l’éditorial d’Inf’Auxonne N° 29 : « Nous nous sommes engagés à réveiller notre ville, il est parfois dur de se réveiller. Cela bouscule les habitudes. La municipalité s’est engagée très clairement et très fermement pour l’aménagement d’une zone commerciale ».

     Une relecture a posteriori de ce texte volontariste et plein d’assurance présente un intérêt certain. Laissons les cloches de côté, car, en ce qui concerne le « réveil » il ne s’agit pas ici de sonner les matines au clocher, mais de mettre en œuvre les pelleteuses au Charmoy pour « réveiller la belle endormie ».

     Cette petite remarque étant faite, rappelons le processus selon lequel « La municipalité s’est engagée très clairement et très fermement pour l’aménagement d’une zone commerciale ». Rappelons d’abord le vote négatif  sur la question suivante : « Etes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m2 à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? » (procès-verbal page 25) au Conseil municipal du 17 décembre 2008 dont le procès-verbal est « en principe » accessible sur :

 http://www.auxonne.fr/conseil-municipal

       Voter NON sur un projet pour lequel « on s’est engagé très clairement et très fermement », voilà déjà qui n’est pas banal !

       Mais la suite est encore plus instructive. Après ce vote fondateur, la zone du projet sera prospectée  en toute « discrétion » et sans « divulgation » avec l’aide la municipalité au profit d’un investisseur privé qui s’en assurera la « maîtrise foncière » dès le printemps 2009. L’électeur découvrira le résultat de ce processus parfaitement « clair » dans Inf’Auxonne N° 25 qui publie la lettre pleine de gratitude de l’investisseur :

/http://www.auxonne.fr/telechargements

      A ce coup de maître, il convenait de donner une conclusion démocratique. Alors que l’affaire du « bouclard » était largement bouclée, mais en raison des refus répétés de la CDAC et de la CNAC, on appela pour finir le peuple aux urnes en juin 2010 avec le concours des imprimeurs de LURE.

 

     A ce jour, une deuxième CNAC-bis a dit OUI depuis 252 jours et depuis presque autant de temps on n’a plus lu une seule ligne digne de « réveiller notre ville » à ce propos. Silence radio ! Alors, la rumeur fait place aux informations « fermes et claires ».

      Ça va démarrer, le permis de construire a été déposé (dès janvier déjà, de source officielle, il devait l’être « prochainement »), les travaux vont démarrer incessamment au Charmoy. Les mêmes bruits courent aussi à propos d’un autre projet porté par la municipalité.

    Inf’Auxonne N° 38 qui devrait paraître bientôt nous donnera, n’en doutons pas, des informations « fermes et claires » sur le sujet. Rappelons quand même au lecteur d’Inf’Auxonne  qu’il lui faut remonter jusqu’au N° 32 d’avril 2011 pour trouver une mention du « projet Leclerc », et ce, même pas dans la chronique officielle, mais dans la tribune libre de l’opposition en page 7. Où est passé l’engagement « très clair et très ferme » ? Qui voulait « réveiller » a fini peut être par s’endormir ?

      En attendant, nous conseillons à toutes les personnes nous ayant interrogé à plusieurs reprises relativement à l’existence de demandes de permis de construire ou d’arrêtés accordant un permis de construire de ne pas se fier aux rumeurs et de se rapporter tout simplement, comme nous le faisons nous-mêmes, aux sources d’information du citoyen prévues et définies par les lois et règlements en vigueur. Soit :

 

Pour les demandes de permis de construire :

Panneau d’affichage de la Mairie pendant toute la durée de l’instruction

 

Pour les arrêtés accordant un permis de construire :

Panneau d’affichage de la Mairie dans un délai de 8 jours à compter de la décision et pour une durée minimum de deux mois.

Arrêtés du maire répertoriés au registre chronologique des actes de publication et de notification des arrêtés du maire de façon permanente.

Panneau réglementaire affiché sur le lieu de réalisation du projet correspondant au permis de construire dès la notification de l’arrêté d’acceptation à l’intéressé et pendant toute la durée du chantier.

 

Toute personne physique ou morale a le droit de demander communication sur place et de prendre copie totale ou partielle des arrêtés municipaux et peut aussi les publier sous sa responsabilité.

 

Liens utiles :

 http://www.extranet.nouveaupermisdeconstruire.gouv.fr/7-5-l-affichage-a1287.html

 

Textes réglementaires de référence :

R. 424-15 du Code de l’Urbanisme

http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=E26477B114A063564287BC3942E24BA6.tpdjo17v_1?idSectionTA=LEGISCTA000006175980&cidTexte=LEGITEXT000006074075&dateTexte=20120920

R. 2122-7 du Code général des Collectivités territoriales

http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=5AA5815600F4C3478ACEBD393F047F7A.tpdjo02v_1?idArticle=LEGIARTI000022474846&cidTexte=LEGITEXT000006070633&dateTexte=20120920

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 25 septembre 2012 (J+252 après la CNAC)

 

 

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 00:00

 INFORMATION : LE TOURBILLON ET LE VIDE (1) - du 22 septembre 2012 (J+249 après la CNAC)

 

     Dans cet article, qui sera publié en deux épisodes, nous voudrions montrer le paradoxe et le contraste entre, d’une part,  le caractère vertigineux et déstabilisant des cataractes de scoops que déverse sur les citoyens l’information globalisée et, d’autre part, le goutte à goutte parcimonieux de l’information locale.

       Ne prétendant pas entreprendre une revue de presse globale critique du discours médiatique très riche de la semaine qui se termine, nous proposerons simplement un rébus librement impressionniste de ce tourbillon.

 

Entrons maintenant dans le tourbillon, ou du moins, dans sa caricature (grincheux et psychorigides s’abstenir)

        Le Petit Prince : « Dessine-moi un mouton ! ». Le dessinateur (un peu caricaturiste) : « Pardonne-moi, mon enfant, mais je ne sais si je le dois, pas plus un mouton qu’un cochon… et encore moins un coq ! ».

     Le biologiste : « Ah ! Les pauvres rats, plus bouffi, tumeur ! » Le rat : « La faute à qui ? Au maïs OGM NK 603 de MONTECRISTO ! Ah ! Le comte ! » Le critique littéraire (un peu pédant) regardant la photo du rat : « Dieu ! Quelle horreur ! On n’avait pas vu une telle atrocité mettant le maïs américain en cause depuis 1931 ! ». Un quidam : « Ah ! Oui ! depuis la crise, mais alors… Roosevelt  est arrivé-é-é ! ». Le critique littéraire (un peu pédant) : « Mon cher, vous n’y êtes pas ! Depuis ce soiffard de Faulkner, dont on fête le cinquantenaire et son roman Sanctuaire ! Oui mon cher ! Au musée des horreurs, l’«épi de maïs du Mississippi » (génitalement modifié) a précédé de  9 ans « le piolet sanglant de Trotsky ».

       Matière de Bretagne. Non ! Pour une fois, il ne s’agit pas de lisier et encore moins d’algues vertes ! Une armée de petits pois à l’étuvée extra-fins, chevaliers en promo et en armures de fer-blanc, impeccablement rangés en rayons, rendent un dernier hommage au Grand-Maître de l’Ordre du Discount.

      A l’Apéro de la Planète. « Dis donc, ton glaçon, il fondrait pas un peu vite ! » « Tais-toi Ducon ! Siffle ton Arctic 2012 et magne-toi qu’on passe au buffet froid de la Planète et qu’on s’en mette une tranche avant qu’il se réchauffe ! »

      Mobilisation générale ! On n’avait pas vu ça depuis 1793 ! Levée en masse de 40 000 profs prévue, la révolution pédagogique est en marche !

………………………………………………………………………………………………….. 

On veut la suite ! On veut la suite !

Vous m’excuserez, mais j’ai un blanc sévère…….

Ah ! Oui ! Ça me revient ! C’est la Journée Alzheimer ! Comme disait le brave Maréchal : « Français, vous avez la mémoire courte ! ». Et croyez-moi, en matière de neurones, il se posait là !

 

La suite au prochain numéro

      

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 septembre 2012 (J+249 après la CNAC)

 

 

 

 

    

       

 

 

                                                                               

 

 

 

 

 

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Publié par Cl. S. Auxonnais - dans Figures libres
20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 00:00

GERMES… DE DISCORDE - du 20 septembre 2012 (J+247 après la CNAC)

        Alors qu’un navet vient d’enflammer le monde, notre rédaction s’interroge de façon responsable sur le danger potentiel de son usage non conventionnel de la pomme de terre. De la crucifère à la solanée, n’y aurait-il qu’un pas ? Le retentissement médiatique de notre trilogie de la pomme de terre  (« Angélus contre glas au clocher comtois ? », « Du Millet pour les petits oiseaux » et « Hue ! Katy ») pourrait-il avoir des effets comparables à un attentat au lance-patates ?

       En sortant des sentiers battus balisés par le bon Parmentier, en nous détournant volontairement du presse-purée et de la friteuse, en boudant le rayon chips des hypers, en parodiant une icône bien ancrée dans l’imaginaire collectif de la France profonde par la voie du calendrier des Postes et des plats décoratifs gagnés chez l’épicier grâce aux points-réclame, pire, en assimilant, dans un parallèle hardi, un château d’eau à un ersatz de clocher,  n’avons-nous pas été diablement imprudent ?

        Et puis cette carte postale de « La Haute-Saône pittoresque » à propos de pommes de terre n’est-elle pas un peu trop gratinée ? Ne risque-t-elle pas de mettre Lure et Vesoul, la Nice de l’Est, en effervescence ?  De nos jours, même la pomme de terre peut se révéler un sujet qui fâche ; les allergies à l’amidon deviennent de plus en plus fréquentes, ne parlons même pas de la pomme de terre OGM, et encore moins de la pomme de terre au lard !

      Afin de couper court à tous ces germes…de discorde, Mélanie, Jules, Gustave, Rosalie, Katy et votre serviteur ont décidé prudemment d’annuler la réservation de leur stand prévu pour la prochaine Foire de la Sainte Catherine à Vesoul. Mieux vaut ne pas mettre d’huile…sur les frites !

      J’entends déjà les ricaneurs : 

 

« A la Sainte Catherine

Tout arbre prend racine

Et Chantecler se débine ! »  

  

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 septembre 2012 (J+247 après la CNAC)

 

 

 

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Figures libres
18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 00:00

HUE ! KATY ! - du 18 septembre 2012 (J+245 après la CNAC)

 

      Katy est une brave jument comtoise, pas un cheval de corbillard empanaché pour enterrements de première classe. Tout au contraire, dans la terre, Katy va chercher la vie.            

 

       Samedi dernier, au pied du Mont-Rivel, le soc tiré par Katy a mis à jour la nourriture des hommes : humbles patates de pays trop méprisées en ces temps de consommation et de grande distribution à gogo !

 

http://www.leprogres.fr/jura/2012/09/16/champagnole-projet-hypermarche-leclerc-les-patates-sortent-de-terre

 

         A la manière inimitable de Fernand Charrue (de la JAC), notre rédaction dédie ce quatrain à la brave Katy : 

          «Hue ! Katy ! Tire ton soc, écartant le sol sec

          Alors dans le sillon naissent les tubercules

          Qu’on quérit à pleins sacs succulents aux bons becs

          Hue ! Katy ! En avant ! C’est à dia qu’on recule ! »

         Katy tu mérites d’être immortalisée sur la toile et même sur une toile. Millets du 21ème siècle à vos pinceaux ! Les projets seront les bienvenus à notre rédaction.

        Brave jument, souhaitons que tu ne connaisses  jamais le sort du Bijou de « La Haute-Saône pittoresque » chassé de son sillon par la pelle des promoteurs (voir notre article « Angélus contre glas au clocher comtois ? »).    

Encore deux vers pour Katy, la vaillante arracheuse qui a du chien : 

A Katy :     

      « De la terre du Charmoy, Gustave et Rosalie

       Qui n’ont que leur bigot, te saluent et t’envient. »  

( Pour découvrir Gustave et Rosalie, voir notre article « Du millet pour les petits oiseaux »).  

N.D.L.R. : A l’attention de nos lecteurs ragoués de pommes de terre de tradition du Charmoy ou d’ailleurs, nous avons sélectionné ces clips de haute portée intellectuelle dont les auteurs manient sans doute mieux le micro que le bigot et qui, dans notre siècle détaché de la terre nourricière, peuvent être lues comme des versions OGM mutantes de l’Early rose de Sombernon ou de l’Institut de Beauvais. Ah ! Millet si tu voyais l’art en purée qu’on  fait maintenant avec des pommes de terre !

http://www.youtube.com/watch?v=K51Y1wAmeV4&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=gIKBmQUxEpo

 C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 septembre 2012 (J+245 après la CNAC)

 

 

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Brèves
17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 00:00

 DU MILLET POUR LES PETITS OISEAUX - du 17 septembre 2012 (J+244 après la CNAC)

     Castor et Pollux, la peste et le choléra, beaucoup de gens et de choses vont par deux. Gustave et Rosalie, par exemple, que nous découvrirons bientôt. Le mouron et le millet  pour les petits oiseaux vont aussi par deux, comme les oiseaux au nid. Les knacks et les CNACs vont par deux avec ou sans frites, mais pour faire des frites, il faut d’abord des pommes de terre.

     Et là se trouve le hic. Le doryphore et le mildiou, qui vont aussi par deux, sont deux grands ennemis de la pomme de terre. Et puis, jamais deux sans trois, il en existe encore un troisième, celui-là, de taille, au hit-parade des nuisibles : le béton des promoteurs !

      Les choses allant par deux, l’arrachage de patates à Champagnole ce samedi dernier ne pouvait rester sans écho en cette terre auxonnoise qui s’enorgueillit encore de ses productions agricoles.

        Sur la zone « maîtrisée » du Charmoy, un champ de pommes de terres a encore été récolté cette année, en toute légalité et sans le concours, comme à Champagnole, de la Confédération paysanne et d’un Collectif de Citoyens Résistants. Chantecler offre  à ses lecteurs une photo-souvenir de deux journaux de terre dont il se pourrait bien qu’un jour, les pommes de terre s’y poussent en chips dans des caddies !

       Pour réaffirmer la vocation agricole de notre commune, un artiste obscur a souhaité animer ce panorama par une présence humaine hautement symbolique. Un couple de paysans, déjà célèbre à Auxonne se languissait au centre d’un rond-point, dans l’enfer de Verdun, assiégé par les décibels et les gaz… d’échappement, ces deux fléaux modernes. L’imagination créatrice les a replacés dans leur lieu naturel.

        Ainsi transportés par la vertu de l’art, Gustave et Rosalie, paysans inspirés, comme ils l’étaient tous en ce temps-là, ont pris la seule pose que puissent prendre naturellement deux êtres simples dans un champ récolté de pommes de terres après le labeur de la journée, celle d’un instant de repos et de méditation bien mérité.

« Au Charmoy, quand le soir descendra sur la terre

Gustave et Rosalie au chant du rossignol 

Oubliant leur labeur et la journée austère

S’en iront à la soupe au vieux chemin de Dole. »

                                   Fernand Charrue (de la JAC) Sonnets de nos campagnes, tiré de La joie au village

 Gustave et Rosalie

  

Il y manque le clocher me direz-vous… laïcité oblige ! Mais cherchez bien, vous finirez par le trouver !

      Vu, le « clocher » ? Moins élégant, certes, que celui que découvre encore, par-delà les maïs et les toits, le voyageur venant du Jura. Mais à l’« horizon 2013 », le point de vue devrait se restreindre et des deux clochers, seule la version béton devrait être encore visible. Moralité : Ne faisons pas les difficiles, on a le patrimoine qu’on veut !

  Le clocher     

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 17 septembre 2012 (J+244 après la CNAC)

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Figures libres
14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 00:00

Angélus contre glas au clocher comtois ?- du 14 septembre 2012

(J+241 après la CNAC)

              ANGELUS

 En matière de projets d’implantations d’hypers, Auxonne et Champagnole, villes de tailles comparables, partagent des situations analogues. 

A Auxonne, de la presse au clocher, le silence semble s’être définitivement installé, même s’il ne règne pas toujours dans les nuits du centre-ville…. Mais à Champagnole, en ce début de septembre, les nouvelles tombent plus vite que les feuilles ! 

 Côté béton, glas annoncé pour des terres agricoles, comme semble en avoir décidé la CNAC bis du 11 septembre dernier 

http://www.leprogres.fr/jura/2012/09/13/champagnole-projet-leclerc-un-second-avis-favorable-en-commission-nationale

 

       En revanche, côté humus, sympathique « Angélus »  prévu,  pour le 15 septembre, sur ces mêmes terres. Les paysans ont la patate et des germes d’espoir ! Aux journées du patrimoine de l’humus, souhaitons leur d’être nombreux et  surtout bonne récolte !

 http://collectifcitoyens.posterous.com/

 ARRACHER LES PATATES

 

 Côté Patrimoine

     Dans le cadre des Journées du Patrimoine placées, cette année, sous le signe des « patrimoines cachés », et en hommage à  tous ceux qui ne lâchent pas la terre nous dévoilons, pour la petite histoire, la correspondance inédite trouvée au dos d’une carte postale de fantaisie qu’a bien voulu nous confier un collectionneur.

 Haute Saône pittoresque                                                                             

La Haute-Saône pittoresque

 Scène comtoise  - Parodie de l’Angélus 

   Ma chère Marie,

Rassure-toi, on transpire plus guère ! Avec le Jules, on se donne même plus la peine de gratter le globe. Comme tu vois sur la photo, on est nippés comme à la noce. A Vesoul, ou à Lure  les patates se vendaient pour rien. La Haute-Patate, ma pauvre, elle est tombée bien bas. Alors, tu comprends  on voulait plus s’échiner et se saigner aux quatre veines On a mis le bigot au rencart, on a vendu le Bijou, on s’est relingés et maintenant, bien propes sur nous, on pose pour la galerie au comice agricole de Vesoul ou pour les réclames ! On vendra bientôt les champs et la ferme à un gros bonnet de Vesoul, qui a déjà acheté la moitié de la contrée, hier, on a signé le compromis chez Maître Ducharmoy. Que veux-tu ma pauvre Marie, c’est le pot de terre contre le pot de fer. Embrasse l’Eugène pour nous et dis lui de pas s’inquiéter pour son tarare, on lui rendra bientôt. On en a plus besoin. On se verra à la grande foire. J’espère que la Tante Germaine va mieux. Je t’embrasse.      

                                                                                                  Ta cousine, Mélanie   

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 14 septembre 2012 (J+241 après la CNAC)

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Brèves