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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
  • Auxonne, environnement, actualité, hypermarché, grande distribution, société

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 00:00

 SONDAGES - du 23 mars 2012

 

        Depuis quelques mois, les sondages, ces thermomètres d’amour changeants de la démocratie, mesurent l’ardeur des citoyen(ne)s pour  les candidat(e)s aux présidentielles.

        Dans un cadre local plus modeste, il semblerait  qu’un autre thermomètre sonde les cœurs et les reins des consommateurs d’Auxonne et de son canton. Une lectrice digne de foi me signalait en effet récemment qu’elle avait été contactée par téléphone et invitée à répondre à une série de questions. Nous avons jugé bon de les rapporter en substance à tous nos fidèles lecteurs.

         Après lui avoir demandé de préciser sa tranche d’âge et sa profession, une personne, se présentant comme intervenant dans le cadre d’une enquête sur la consommation, a donc questionné très précisément notre lectrice sur la nature et l’adresse de ses fournisseurs habituels en matière : d’alimentation générale, d’habillement, d’électro-ménager et de produits culturels (livres en particulier). En conclusion de cet interrogatoire ciblé, une dernière question était posée : Êtes-vous intéressée par l’ouverture d’un LECLERC sur la zone du Charmoy et seriez-vous une cliente éventuelle ? Dans le cas de notre lectrice, et de son propre aveu, il semble bien que les réponses n’aient pas été celles que le commanditaire du sondage aurait souhaité obtenir !

         Après les brillants résultats de la « grande consultation démocratique » du 27 juin 2010 sponsorisée par LURE, après le « feu vert »  providentiel de la CNAC « volte-face » du 17 janvier dernier, voilà donc à présent un sondage pour faire bonne mesure ! Le promoteur qui faisait pourtant figure de conquérant, ne serait-il au bout du compte qu’un timide ayant besoin d’être conforté dans son entreprise ?

            A moins que, cédant à la furie sondeuse généralisée, notre hyper-candidat à la présidence de la zone de chalandise n’ait souhaité se mettre au diapason ambiant. 

         

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 23  mars 2012

      

      

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Publié par C. S., Auxonnais - dans Brèves
22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 00:00

 LA  CAMPAGNE  (DE LABOURS)  A REPRIS - du 22 mars 2012

 

« Sa haute silhouette noire,

Domine les profonds labours

On sent à quel point il doit croire

A la fuite utile des jours. »

              Victor Hugo  Saison des semailles, le soir

 

      Labourage et pâturage seront décidément toujours les deux mamelles de la France. En effet, si depuis une bonne quinzaine, notre blog était en jachère nous avons récemment découvert qu’il n’en était pas de même pour une partie des terres du Charmoy.

      La couleur brune d’une parcelle fraîchement labourée tranche en effet depuis peu sur un ensemble qui verdit de jour en jour. On peut penser que des semailles suivront ces labours en vue d’une récolte future. Comme il est peu commun de voir un champ entier ensemencé en Radis de 18 jours, il est probable que cette récolte interviendra dans un délai de plusieurs mois.

       En conclusion, bien qu’annoncé depuis la CNAC « volte-face » du 17 janvier dernier l’hypermarché LECLERC « véritable locomotive qui précédera l’installation d’un important aménagement touristique, avec des hôtels et des restaurants. » (Cf. Le Bien public du 20 janvier dernier) ne devrait pas surgir pour l’instant comme un champignon.

 Charmoy labour

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22  mars 2012

      

      

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Publié par C.S., Auxonnais - dans Brèves
5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 00:00

 EN ATTENDANT LA SUITE – du 05 mars 2012 

 

        Vendredi dernier 2 mars, la décision 917D du 17 janvier 2012 de la CNAC a été affichée au tableau de la Mairie d’Auxonne comme le veut le règlement. Evènement discret noté seulement par les « spécialistes » de la question. A présent que la CNAC a donné son accord et que celui-ci est officiellement publié, la question de la zone du Charmoy entre dans une phase silencieuse et tranquille de routine administrative. Prochaine étape attendue, l’affichage de l’avis de dépôt de demande de permis de construire.

            A partir de là et selon le maire d’Auxonne « une fois le permis de construire déposé, nous [la municipalité] aurons deux mois pour vérifier que toutes les contingences respectent le plan local d’urbanisme » (Le Bien Public du 20 janvier 2012). Compte tenu de l’importance et de la nature du projet, le dossier devra ensuite être examiné par diverses administrations ressortissant à plusieurs ministères. Il est permis de penser que ce cheminement administratif ne devrait pas aboutir avant l’été. Nous n’irons pas plus loin dans les conjectures. Nous ignorons si, comme l’indique le maire d’Auxonne « tout va aller très vite »  (Le Bien Public du 20 janvier 2012), même s’il est clair que nous ne sommes pas pressés !

         Nous ne sommes plus dans ces temps glorieux et conquérants où Rodolphe Quinonero lançait au maire « audacieux de soutenir le projet » : « Faire un hypermarché sur sa commune, c’est partir au feu » (Le Bien Public du 12 octobre 2009). La « maîtrise foncière de la zone », ce « feuilleton » favori de Chantecler, est assurée depuis longtemps, la « consultation » n’est plus qu’un souvenir au musée des mascarades et le feu vert de la CNAC a été enfin obtenu.

        Voilà le projet parvenu à sa phase de croisière. Le paquebot CHARMOY vogue à présent sur la mer de la paperasse administrative en attendant de pouvoir jeter l’ancre définitivement au Rond Point de l’Europe.

             Chantecler a relaté les conditions de lancement très particulières de ce  paquebot CHARMOY et les péripéties ultérieures de sa carrière ; de tout cela, il a tenu jusqu’à présent un journal de bord bien documenté et très apprécié. A la lumière de ce passé, la survenue d’incidents de parcours qui viendraient perturber la croisière n’est pas à exclure. L’actualité n’est-elle pas riche, en effet, de croisières perturbées contre toute attente ?

            Chantecler ne manquerait pas de vous informer et de vous faire part de ses commentaires relativement à toute évolution notable de la situation. En attendant, soucieux de ne pas succomber à l’épidémie de psittacisme qui commence à faire rage dans notre monde politique, il a décidé de s’accorder une pause bien méritée ! A bientôt !

            

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 5  mars 2012

      

 

  

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Publié par C.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 00:00

 PROPOS DE SALON – du 2 mars 2012

 

     Hier, en fin d’après-midi, je rallumais ma cuisinière à laquelle j’avais coupé les vivres au cœur de la journée pour cause de printemps précoce et je me disais que c’était diablement plus facile et plus sûr que de rallumer en paroles un haut-fourneau quelque part en Lorraine !

       Ce faisant, je pensais à l’incontournable et rassurante  photo d’une bonne grand’mère à son fourneau dans quelque cuisine du Châtillonnais profond, entrevue naguère au fil des pages  d’un magazine du Conseil général sans doute. Et je pensais que Gaston Bachelard, qui n’était pas un philosophe hors-sol, avait bien raison de dire qu’il tirait plus de fierté à bien réussir son feu qu’à réussir un cours, fût-ce en Sorbonne !

    On aurait tort de me reprocher le ton de terroir et de passéisme un peu facile de ces lignes quand le Salon de l’Agriculture tire une bonne part de son succès des mêmes références campagnardes, chaleureuses, voire animales ; références que plus d’un aime retrouver pour se réchauffer un peu de ce monde froid de technocrates raides et de calculateurs glacés qui ne sauraient même pas froisser les pages d’un journal pour allumer un feu, se contentant de les noircir de leurs plans d’ « austérité » systématiquement applicables aux autres qu’eux-mêmes !

      Oui le Salon attire toujours, même si plus d’une laitière pleurera de ne pas y retrouver Chirac cette année, même si Carrefour, Auchan et Mac Donald y côtoient à présent le berger du Larzac. Un salon moderne, aux références éclectiques, sur le site duquel j’ai cherché en vain l’oignon d’Auxonne, même pas OGM, qui décidément se laisse oublier.

    Le site du salon précise les grands thèmes de la manifestation, parmi lesquels j’ai retenu celui de la formation. Initiative louable : une profession qui veut perdurer dans un monde changeant, c’est une profession qui se soucie d’abord de formation et de transmission.

     Déplorant l’absence regrettable de notre bulbe à la grand’messe annuelle des terriens, j’ai pensé que notre commune aurait pu se racheter en faisant partager son expérience en matière de prospection de terres agricoles en vue de l’édification d’hypermarchés. Voilà un créneau d’avenir, un créneau porteur, pile dans la droite ligne de Grenelle 2 ! Voilà un projet digne de séduire NKM, original et novateur pour sûr, et surtout moins encombrant à porter qu’un sac d’oignons, même si depuis peu, déchargée du portefeuille de l’Ecologie, Madame la Ministre n’est plus chargée que de la « bonne parole » !

     Visiteurs au Salon, vous serez déçus, car vous chercherez en vain le stand auxonnais d’  « hyperprospection foncière en zone du Charmoy » ! C’est un oubli regrettable, car force est de constater qu’un savoir-faire local reconnu jusqu’à Colmar, beaucoup moins polluant que la prospection du gaz de schiste,  plein de « discrétion » et, surtout, non « divulgué », va se perdre.

    Cette perte probable est à pleurer, même sans oignons, quand on sait qu’on aurait pu facilement l’éviter avec le soutien et la publicité environnementale d’un généreux sponsor !

       

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 2  mars 2012

       

 

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Publié par C.S., Auxonnais - dans Figures libres
1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 00:00

SIGNATURES EN TOUTE TRANSPARENCE – du 1er mars 2012

 

     Une question de droit défrayait récemment la chronique des présidentielles : « Peut-on admettre qu’un(e) candidat(e) aux présidentielles puisse recueillir les 500 signatures nécessaires à son parrainage derrière l’écran de l’anonymat des signataires ? »

     Une réponse du Conseil Constitutionnel vient de lui être donnée, et cette réponse est négative. En substance, l’argument est le suivant, la tradition républicaine étant incompatible avec l’opacité, implique publicité et transparence, en conséquence, un élu de la République, agissant en vertu de son mandat, n’a aucune raison et aucun droit de dissimuler à ses concitoyens son engagement pour un candidat aux présidentielles.

         Ce principe de transparence, malgré toutes les limites que lui impose en fait la réalité humaine, est tout à l’honneur de la tradition républicaine.

 

      Dans notre précédent article « Questions foncières » du 27 février nous évoquions la question beaucoup plus locale et terre à terre  d’un autre recueil de signatures, celui des signatures des compromis de vente, au début de l’année 2009, sur la zone du Charmoy. Rappelons que cette opération s’est opérée, selon l’aveu même de son bénéficiaire potentiel, Monsieur F. TRITANT du groupe « E. Leclerc », avec « discrétion » et sans « divulgation » (Lettre du Groupe E. Leclerc du 14/04/09 adressée au Maire d’Auxonne sous la signature de son Président de l’Expansion F. TRITANT et publiée in-extenso dans Inf’Auxonne N° 25 de Mai 2009 p. 4 )

         N’ayant pas l’opportunité de bénéficier des conseils éclairés de membres du Conseil Constitutionnel, nous soumettons à la sagacité de nos lecteurs juristes éventuels cette question : dans le cas que nous venons d’évoquer, la tradition républicaine impliquant publicité et transparence n’a-t-elle pas été ignorée sinon bafouée ?

       Dans le cas précis de la zone du Charmoy, le rôle d’élus était-il d’œuvrer dans une quasi clandestinité, dans la « discrétion » et hors de toute « divulgation » pour livrer sur un plateau l’exclusivité d’une zone entière à une seule société privée ?

    Toutes proportions gardées, les principes applicables  aux actions et démarches entreprises par des élus en vue d’obtenir la maîtrise foncière d’un terrain dans un but déclaré d’intérêt général ne pourraient-ils être au fond de même nature que ceux rappelés dernièrement par le Conseil constitutionnel à propos du recueil de signatures dans le cadre de la candidature aux élections présidentielles ?  

Publicité et transparence plutôt que « discrétion » et absence de « divulgation »!

      

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 1er mars 2012

       

     

 

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Publié par C.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 00:00

 HÔTEL(S)  DU CHARMOY – du 28 février 2012

 

    Le mégaprojet initial de 2009 relatif à l’aménagement de la zone du Charmoy et présenté dans Inf’Auxonne n° 25 de Mai 2009 p. 2, 3 et 4,  incluait un « hôtel de 40 à 50 chambres ».

       Dans le même document, la viabilité du dit hôtel était d’ailleurs démontrée selon une logique impeccable :

 

« Cet hôtel sera-t-il « viable » ?

OUI. Aucun investisseur n’engagerait des fonds privés dans un projet non viable. »

 

      Les exemples a contrario ne manquent pourtant pas ! A moins que le rédacteur ne prête au caractère « privé » des fonds une valeur d’efficacité particulière, laissant aux fonds publics la spécificité de financer les projets non « viables ».

 

     Nous ignorons si le projet serait « viable », mais force est de constater que l’idée de ce projet, elle, est bien « vivace » !

     A preuve, elle a été reprise par le maire d’Auxonne dans Le Bien public du 20 janvier dernier. Dans un article intitulé « Feu vert pour le projet Leclerc », Raoul Langlois qualifie le nouveau projet d’hyper LECLERC récemment accepté par la CNAC du 17 janvier de « véritable locomotive qui précédera l’installation d’un important aménagement touristique, avec des hôtels et des restaurants. »

       A noter cette fois qu’il s’agit d’hôtelS au pluriel ! Une ou deux étoiles, c’est trop peu,  Tant qu’à faire, au firmament du tourisme,  c’est la constellation du CHARMOY qu’il nous faut !

       Décidément, cette inflation stellaire semblerait bien indiquer qu’on cogite déjà pour ne pas laisser « haut-le-pied » la locomotive-hyper chèrement obtenue. Ce serait trop bête. Tant de wagons pourraient encore y être accrochés et pas seulement des wagons-lits ou des wagons-restaurants !

      Trois hectares, c’est vraiment une misère, quand on en a déjà prospectés et tenus 19 !  Et ! Ac…crochez les wagons !

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 février 2012

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Publié par C. S.Auxonnais - dans Analyses et réflexions
27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 00:00

 QUESTIONS  FONCIÈRES – du 27 février 2012

 

     De toute évidence, dans le calendrier des affaires, le montage du projet LECLERC au CHARMOY est né sous le signe du foncier.

    La  manœuvre initiale de conquête foncière de la zone est un modèle du genre qui restera dans les annales.

     Au début de l’année 2009, en quelques mois, des dizaines de propriétaires ont été contactés, pour ainsi dire en secret, comme l’attestent les termes de la Lettre du Groupe E. Leclerc du 14 avril 2009 adressée au Maire d’Auxonne sous la signature de son Président de l’Expansion F. TRITANT et publiée in-extenso dans Inf’Auxonne n° 25 de Mai 2009 p. 4 :

      « A ce jour la maîtrise foncière de la zone est concrétisée grâce à votre discrétion. Nous sommes conscients des difficultés que vous rencontrez, mais l’enjeu est de taille. La divulgation aurait fait échoué (sic) le projet »

          Les termes explicites de « discrétion et de « divulgation » parlent d’eux-mêmes et soulignent le caractère pour le moins « feutré » de l’opération.

      Dans quelle mesure le signataire de la lettre, Monsieur TRITANT, a-t-il apprécié la publication ultérieure de ces lignes destinées à remercier le maire d’Auxonne d’avoir préservé le secret ? Nous l’ignorons.

         Ce dont nous sommes sûrs, c’est que l’enjeu était bien de taille !!

         Il suffira pour s’en convaincre de relire quelques lignes en page 2 d’Inf’Auxonne n° 25 de mai 2009.

« Sur quelle surface porte le projet ?

Sur la moitié environ de la zone du Charmoy, soit approximativement 19 hectares [mazette !]

Où en sont les acquisitions de terrains ?

Les propriétaires ayant réservé un très bon accueil aux propositions de l’acquéreur, 99 % des compromis ont été signés rapidement. »

      Oui, « un enjeu de taille » : 19 hectares prospectés diligemment et maîtrisés à 99 %  en un temps record !

      Décidément, si le « Manuel d’Instruction CHARMOY-LECLERC » par questions et réponses, constitué par les pages 2, 3 et 4 d’Inf’auxonne n° 25 est un chef-d’œuvre de rhétorique, la « Conquête du CHARMOY » du début de l’année 2009 est un chef-d’œuvre de main-basse dont la chronique reste encore à écrire.

 

       Dans quelle mesure la conduite d’un projet pourtant proclamé d’intérêt général a-t-elle pu être ainsi menée en secret ?

       Peut-on accorder un crédit à l’affirmation du Maire d’Auxonne dans Inf’Auxonne n° 25 de Mai 2009 p. 2  dans la réponse à la question « La commune d’Auxonne a-t-elle trahi la Communauté de communes (cf Bien Public du 08/04/2009) ? » et selon laquelle le Président de la Communauté de communes aurait été « informé de l’évolution du projet », alors que, dans l’article du Bien Public du 08 avril 2009 et son encart, les propos rapportés des protagonistes semblent contredire assez clairement le fait ?

     Le rôle d’élus est-il d’œuvrer dans une quasi clandestinité, dans la « discrétion » et hors de toute « divulgation » pour livrer sur un plateau l’exclusivité d’une zone entière à une seule société privée ?

    

     Selon quelles modalités et avec quel concours de quels élus l’acquéreur est-il entré en contact avec les propriétaires ?

    Sur quels arguments convaincants l’acquéreur et ses démarcheurs ont-ils obtenu un tel succès ?

    Quel est le devenir potentiel de ces larges travaux de prospection concernant 19 hectares de terrain et du « carnet d’adresses » ainsi constitué par l’acquéreur et son notaire, à présent que la zone a été restreinte dans le nouveau projet ?      

    S’il s’agit bien « d’intérêt général », l’électeur qui ne peut être réduit à son rôle de consommateur est en droit d’obtenir des réponses sincères et argumentées à toutes  ces questions.

      Décidément, dans cette affaire, le foncier aura eu, jusqu’à la fin, beaucoup  d’importance comme l’atteste dans la décision 917 D la mention de la présence très inhabituelle dans ce genre de commissions du notaire du demandeur entendu lors de la dernière CNAC du 17 janvier 2012. Cette fois au moins, à la différence de 2009,  nous aurons été informés officiellement de sa présence !

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 février 2012

 

 

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Publié par C.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 00:00

 ET  MAINTENANT ? – du 24 février 2012

 

        C’est la question que nous nous posons tous après l’acceptation du projet LECLERC par la décision 917 D de la CNAC dans sa session du 17 janvier 2012 et la publication finale des attendus de cette dernière le 22 février (voir notre article du 22 février édition du soir)

       Un commencement de réponse a été donné les 19 et 20 janvier dernier par Raoul Langlois, maire d’Auxonne, sur le site et dans les colonnes du Bien public il y a plus d’un mois déjà. En ces temps de conjectures et de supputations, il peut être utile d’en rappeler les éléments :

 

     Sur le site  http://www.bienpublic.com/social/2012/01/19/feu-vert-pour-le-projet-leclerc 

nous lisons d’abord :

          « Et maintenant ? « Le permis de construire sera prochainement déposé », répond Raoul Langlois, « Après, ce sera à nous, la municipalité, de vérifier que toutes les contingences respectent les exigences du plan local d’urbanisme. Normalement, à l’horizon 2013, l’outil sera disponible. »

 

        Dans l’article du 20 janvier 2012 nous lisons ensuite :

           « Une fois le permis de construire déposé, nous aurons deux mois pour vérifier que toutes les contingences respectent les exigences du plan local d’urbanisme. Je pense donc que tout va aller très vite et qu’en 2013 le projet verra le jour. »

 

      Nous sommes donc prévenus que « tout va aller très vite ». Voilà pour l’immédiat. Pour 2013, comme en météo, la prévision perd en précision avec l’allongement du délai : « Normalement, à l’horizon 2013, l’outil sera disponible. »

« Je pense donc qu’en 2013 le projet verra le jour. »

          « Voir le jour » et « être disponible », en effet, ce n’est pas tout à fait la même chose.

         

    Avant de continuer sur le thème des visions et prévisions d’avenir, permettez-moi une petite digression vers le passé.

      Je relis périodiquement, et vous conseille d’en faire de même, ce que l’on peut être convenu d’appeler le « Manuel d’Instruction CHARMOY-LECLERC » par questions et réponses, véritable chef-d’œuvre rhétorique, occupant trois pages entières d’Inf’auxonne n° 25 de mai 2009. C’est véritablement le texte le mieux argumenté – permettez-moi, chers lecteurs, ce jugement de fait qui n’est certes pas un jugement de valeur – que j’aie jamais lu dans Inf’auxonne.

       Prenez par exemple Inf’auxonne n° 35 à titre de comparaison et vous jugerez ! Il semblerait qu’après ce sommet de mai 2009 la puissance rédactionnelle soit franchement retombée ! 

 

   Dans ce texte pédagogique et fondateur qui s’adornait fièrement, dans un cartouche final, de la fameuse Lettre du 14 avril 2009  relative à la « maîtrise foncière de la zone », on pouvait déjà lire, sous une forme franchement scolastique :

 

« A quelle date est prévue l’ouverture ?

Dans environ 24 mois »

Cela s’annonçait donc  alors pour mai 2011.

 

     Le « Manuel d’Instruction CHARMOY-LECLERC » par questions et réponses, véritable chef-d’œuvre rhétorique, occupant trois pages entières d’Inf’auxonne n° 25 de mai 2009 en imposait certes avec ses « 250 emplois « équivalents temps plein » pérennes » et son horizon 2011. Ses réponses devenues obsolètes prêteront à sourire, mais les questions qu’il suscitera resteront d’actualité. Je vous assure qu’il sera toujours instructif de le relire rétrospectivement en attendant la suite.

 

Pour lire ou relire le « Manuel d’Instruction CHARMOY-LECLERC »

par questions et réponses  CLIQUEZ ICI 

  

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 février 2012

 

 

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Publié par C.S. Auxonnais - dans Analyses et réflexions
22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 00:00

 CNAC, UNE NOUVELLE ENTRÉE

AU « DICTIONNAIRE DES GIROUETTES » ? – du 22 février 2012 (édition du soir)

 

    Tout fin politique des années 1820 connaissait le « Dictionnaire des Girouettes », le plus souvent d’ailleurs, il y figurait lui-même en bonne place avec 2, 3, 4 voire 5 girouettes. Si le fameux dictionnaire appartient au passé, la pratique qui faisait son objet ne semble pas pour autant  avoir disparu.

    J’en veux pour témoin l’évolution résolument « giratoire » de la CNAC dans ses décisions successives relativement au projet LECLERC au CHARMOY à AUXONNE.

 

 

          En effet, la précédente décision 317D de la CNAC du 20 janvier 2009 ayant été négative sans ambiguïté,  il était permis de penser  que la CNAC renouvellerait son refus dans sa nouvelle décision n° 917 D du 17 janvier 2012, ceci, compte tenu des modifications somme toute très relatives apportées au projet.

      Alors que le détail des attendus de la décision 917 D du 17 janvier 2012 est paru ce matin-même, la présente étude est destinée à éclairer et à soutenir cette opinion. Après avoir comparé les deux projets, nous étudierons le devenir des attendus de la décision initiale 317 D en regard de l’évolution réelle des projets. En fin d’article, le lecteur pourra se reporter aux textes originaux des décisions 317 D et 917 D. Le curieux pourra aussi relire notre « Exercice de CNAC-fiction » du 30 janvier dernier et juger de sa pertinence.

       

 

Comparaison des deux projets

                   Reprenons l’article du Bien Public du 13 janvier 2011, évoquant le nouveau projet, et laissons parler Madame Jocelyne Raymond, adjointe chargée de l’Urbanisme : « On a déplacé le site de deux cents mètres pour le rapprocher du rond-point et de la route départementale […] histoire de mieux desservir la zone et d’éviter ainsi de s’attirer une nouvelle fois les foudres de la Commission nationale d’aménagement commercial (CNAC) ». Ecoutons à présent Monsieur Rodolphe Quinonero, directeur expansion SCAPALSACE « E. LECLERC »,  qui précisait dans le même article « On a choisi de réduire le foncier dans notre future présentation. On a préféré s’orienter sur la nature et le respect de l’environnement pour mettre toutes les chances de notre côté. » A lire rétrospectivement cet argumentaire, on en retire l’impression que les partisans et futurs bénéficiaires du projet détenaient déjà la recette miracle pour obtenir l’aval futur de la CNAC.

         Cette recette n’avait pourtant rien de drastique : « déplacement du site de deux cents mètres », «  réduire le foncier », « s’orienter sur la nature et le respect de l’environnement ». En fait, rien de radicalement différent : un léger glissement vers la route accompagné d’une réduction, sans doute momentanée, de l’emprise, et d’un effort de présentation en matière d’environnement. Au bout du compte, sur l’essentiel, bien peu de différence, entre le dossier 2009 recalé en 2010 et le nouveau dossier 2011 accepté en 2012, sinon l’abandon – définitif ? – du magasin de bricolage-jardinage.

        Nous pouvons confirmer cet « air de famille » en reprenant un point du nouveau dossier déposé par le demandeur et refusé en CDAC le 8 mars 2011. Dans ce dossier,  on note en page 16 dans l’Annexe 1 : Renseignements relatifs au demandeur et au projet,  partie II : Présentation du projet, au point 3. Historique :

« La SARL BOUXDIS n’a pas déposé de demande sur le terrain concerné par le projet

Ella a néanmoins présenté la demande suivante sur un terrain limitrophe, plus en retrait de la route départementale : Création d’un hypermarché de 3500 m², d’une galerie marchande de 600 m² et d’un magasin de bricolage-jardinage de 5000 m². Refus CNAC 20-01-2010. »

       On retire le « magasin de bricolage-jardinage de 5000 m² », on se déplace « sur un terrain limitrophe »,  et voilà le nouveau projet ! Cet effort, combinaison habile d’un allègement opportun, d’un déplacement minime et d’un peu de cosmétique environnementale aboutira pourtant à retourner la CNAC et à « décrocher la timbale » !

  

TABLEAU COMPARATIF DES DEUX PROJETS

 

 

Premier projet 2009

Deuxième projet 2011

Contenu

hypermarché de 3500 m²

hypermarché de 3500 m²

galerie marchande de 600 m²

galerie marchande de 500 m²

magasin de bricolage-jardinage de 5000 m².

Supprimé

Position

Non précisée dans la décision (en fait zone du Charmoy Cf. lettre LECLERC au Maire d’Auxonne du 14 avril 2009)

Zone du Charmoy

Distance relative des deux projets

200 mètres (Bien Public du 13 janvier 2011)

Sur des terrains contigus

Tous deux dans la ZA du Charmoy

 

N.B. : les lecteurs désirant consulter un plan de situation  ainsi que des vues photographiques de la zone en trouveront dans Chantecler n° 12

 

 Comparaison des attendus

    

     Partant du constat, établi précédemment, qu’en dehors de l’abandon  du magasin de bricolage-jardinage, les deux projets successifs différaient assez peu tant dans leur contenu que dans leur position, nous avons tenté de suivre l’évolution concomitante des attendus de la CNAC depuis sa décision 317 D du 20 janvier 2010 jusqu’à sa décision 917 D du 17 janvier 2012.

       Plus précisément, nous avons pris le parti d’étudier l’évolution et le devenir des arguments négatifs exprimés initialement par la CNAC. Par contre, nous n’avons pas jugé nécessaire de développer (hormis pour les chauves-souris !) les questions environnementales et paysagères, considérant que, bien que la CNAC ait émis, à propos du premier projet, des réserves sur ces questions (« les informations fournies […] ne […]  permettent pas de se prononcer »), son refus n’était toutefois pas fondé sur ce volet du projet.

        Le tableau ci-dessous doit donc être lu dans le sens de 317 D vers 917 D en formulant la question : « Qu’est-il advenu de cet argument négatif ? »

      Les numéros placés entre parenthèses derrière chacun des arguments correspondent à l’ordre de l’attendu ou « considérant » duquel ils ont été tirés dans chacune des décisions.             

 

 

Thème envisagé

317 D du 20 janvier 2010

917 D du 17 janvier 2010

Désignation de la zone  d’implantation du projet

Non précisée [en fait, zone du Charmoy]

Entrée sud de la commune d’Auxonne, en bordure de la RD 905 ; […]plus précisément, le terrain d’implantation du projet se situe au sein de la future zone d’activités économiques dite « ZA du Charmoy » (2)

Impact sur le commerce de centre ville

« Impact significatif sur l’activité des commerces et services traditionnels situés en centre-ville (2)

Non évoqué explicitement

Animation urbaine et rurale

Ne manquera pas de nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne (2)

Participera à l’animation de la vie urbaine et rurale (2)

Transports collectifs

N’est pas desservi par les transports collectifs (3)

Non évoqué

Position relative à l’espace urbain et rural

En limite de zone agglomérée sur des parcelles agricoles (3)

A proximité de zones d’habitat (2)

Eloignement du centre ville

A l’écart du centre ville (3)

Non évoqué explicitement

Impact sur l’aménagement du territoire

Contribuera à développer un nouveau pôle périphérique et […] ne participera pas ainsi, à un aménagement harmonieux du territoire de l’agglomération d’Auxonne (3)

Non évoqué explicitement

 

        Le tableau parle de lui-même. En conclusion, quel que puisse être le bien fondé des arguments positifs nouveaux énoncés dans la décision 917 D,  il n’empêche qu’une omission pour le moins gênante « gomme » les problèmes pointés à l’origine dans 317 D et qui pour l’essentiel subsistent en raison de la parenté et de la proximité évidentes des deux projets successifs.

        Remercions quand même la CNAC de n’avoir pas retenu, dans ses attendus, l’argument de la « consultation » largement développé et mis en avant dans le dossier puis clairement incarné par des personnes physiques entendues à Paris le 17 janvier dernier.

        A propos des personnes entendues notons la présence parmi elles du « futur directeur du centre commercial « E.LECLERC » d’Auxonne ». On comprend mieux à présent  qu’on ne pouvait laisser ce monsieur au chômage !

       Notons aussi la présence…d’un notaire. L’antichambre de la CNAC, c’est un peu comme la « petite diligence » de la chanson,  toute la France profonde s’y retrouve  :  «  il y avait un vieux notaire, un curé et son bréviaire, une fille à marier, un monsieur très distingué ! ». Et roule la diligence ! Au fait, il n’est pas fait mention de service régulier de diligence pour monter au Charmoy ! A bientôt donc au Charmoy, en pousse-pousse !

 

Pour lire la décision de la CNAC 317D du 20 janvier 2010 cliquez ici 

 

Pour lire la décision de la CNAC 917D du 17 janvier 2012 cliquez ici 

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 février 2012

       

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Publié par C.S. Auxonnais - dans Analyses et réflexions
22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 00:00

 AUXONNE, ATHÈNES  DU VAL DE SAÔNE ? – du 22 février 2012     

     

 

     Athènes - Auxonne, quel parallèle bizarre et prétentieux ! Pas tant que ça pourtant, car plus d’un Athénien se contentera bientôt au menu d’une tranche de pain frottée d’oignon cru et là, le parallèle devient moins audacieux et plus réaliste car, quand on parle d’oignon on pense Auxonne. A preuve, tout personnage d’importance passant par notre ville en repart bientôt embarrassé d’un sac de ces divins bulbes. C’est du moins ce qu’on raconte dans les ministères.

      J’aime les oignons et même j’en cultive, mais j’ai toujours été un peu navré de constater qu’à chaque fois que je prononçais le mot Auxonne quelque part dans notre région, on me renvoyait immanquablement le mot oignon, ou pour le moins son odeur. Mais la mondialisation est passée par là et à Auxonne, maintenant ça sent le kebab, pardon, le gyros, tout comme ça sentait le gyros à Athènes, avant que là-bas ça se mette surtout à sentir le roussi et la sauce financière et pas la rose de Corfou.

     Chers lecteurs, pardonnez-moi ce détour par la cuisine : oignons et  gyros sont uniquement destinés à aiguiser votre appétit et à pimenter mon ordinaire que d’aucuns doivent commencer à trouver indigeste ou pas très varié ! Aux dernières nouvelles on aurait même constaté des allergies !

       Prenons donc un peu de hauteur, éloignons-nous des casseroles et portons un regard plus ample sur notre bonne ville. Et d’abord, qu’est-ce qui fait qu’Athènes est Athènes ? Pour un marin, le Pirée, pour un politique, la démocratie, pour un architecte enfin, l’Acropole et j’oubliais…pour un financier, la dette !

         Auxonne aurait-elle donc quelque chose à envier à la capitale grecque ? Tout ! me diront certains, je leur réponds, détrompez-vous ! Je vais vous démontrer le contraire.

         Depuis peu, par la grâce de Neptune, Auxonne n’est-elle pas dotée d’un Pirée bien à elle au pied des murailles ?

        La démocratie, cette expression d’un peuple libre, notre cité l’a incarnée lors de la consultation du 27 juin  2010. Certes le slogan municipal « Déplacez-vous en masse et votez ! » évoquait plus le troupeau pressé et bêlant de brebis à fetta en promo que la libre démarche du citoyen responsable, mais soyons spartiates, ne faisons pas la fine bouche, ce n’était qu’un début !

        Et l’Acropole, me direz-vous, cette architecture marmoréenne, sacrée et surplombante ? Ça alors, vous débarquez ! Selon les arrêts d’Athéna-CNAC (toujours attendus !) elle surgira sous peu sur les hauteurs du Charmoy ! Un temple de 12 millions clés en mains, ami nocturne de l’oiseau de Minerve et des chauves-souris avec « hôtels et restaurants » ! Par Zeus, ça ne se refuse pas, comme dirait Zorbec le Gras ! On a les temples qu’on peut !

       Et vous allez me dire que j’oublie la dette.  N’étant ni expert ni comptable, sinon de mes propres deniers, je dirai seulement que de mauvaises langues prétendent que la construction d’une nouvelle palestre, destinée à nos éphèbes, pourrait la grossir d’un bon paquet de drachmes !

        

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 février 2012

        

     

 

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Publié par C.S. Auxonnais - dans Figures libres