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  • Claude Speranza, Auxonnais
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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 00:00

 

EN TOUTE DISCRÉTION…du 25 mars 2011

(25 mars - Premier article)

 

     Chers concitoyen(ne)s, n’attendez plus de réunion publique du candidat Raoul Langlois. Le principe de « discrétion » qui lui a valu les félicitations du staff LECLERC en matière de « maîtrise foncière » en 2009, il l’applique à présent à ses réunions électorales à Auxonne. Hier soir, seul un public trié sur le volet – ne me faites pas dire, choisi – selon des critères qui semblent bien à lui, était invité pour se réunir en catimini tels des carbonari. Carbonari, oui, car çà sent le roussi et il est grand temps pour le candidat officiel de la droite de briefer officieusement tous ses militants pour les envoyer au charbon !

     Le 24 mars à 19 heures s’est donc tenu,  au sous-sol de l’Aiglon, un conclave de la majorité municipale « enrichi » de quelques personnes extérieures représentatives de ce que nous sommes accoutumés désormais de désigner du vocable général de « quadruple racine » ainsi que d’une poignée de représentants des villages. Disons trente à quarante personnes à tout casser. L’une de ces personnes au moins portait sous le bras un gros paquet de tracts bleus dont on peut s’attendre sans doute à une diffusion prochaine.

    N’émargeant pas aux RG, nous nous abstiendrons de désigner nommément ces personnes, car nous avons aussi notre « discrétion ».  Nous clamerons cependant avoir reconnu quelques contradicteurs coriaces et contradicteuses venimeuses présent(e)s à la réunion du 17 mars de Jean-Paul Vadot. Il faut bien qu’aux réunions publiques des autres, quelques « discrets » se lâchent ! Pourquoi donc se gêner, puisqu’aux réunions de Monsieur Vadot et des autres candidats moins « discrets » que Monsieur Langlois, aucun « grognard » de service et cerbère en faction ne veille à la porte !

    Toutes les conjectures sont possibles sur le déroulement de ce conclave dérobé à la vue de l’Auxonnais lambda. A mon sens toutefois,  et à en juger par le casting des entrants, contrastant de façon criante avec les jeunes athlètes qui sortaient dans le même temps de la salle de muscu, rien de bien neuf ! Le concept langloisien de « trivialisation » se vérifie là encore.

    Nous étions trois à faire le pied-de-grue sur le trottoir d’en face au beau milieu duquel une voiture rouge en retard a fini par se garer sans complexe. Parking « discret ».

    A vrai dire, après les brefs commentaires sur l’entrée des « artistes », humbles ou divas,  et malgré la sympathie de mes compagnons de Flammerans j’ai commencé à m’ennuyer un peu. Mon regard s’est alors mis à courir sur la façade sans charme de « L’Aiglon ». J’y ai lu « Cité Sardin », du nom d’un brave chanoine d’avant-guerre dont me parlait il y a bien longtemps ma mère.

Cette salle paroissiale était le rêve généreux du bon Curé Sardin, il l’avait projetée pour accueillir et réunir tous les Auxonnais(e)s. Ah ! Dieu ! Comme les temps changent !

   La nuit tombait, la porte de fer restait close à présent. Devant elle, sous l’inscription « Cité Sardin », le « grognard » d’en face faisait les cent pas et semblait lui aussi s’ennuyer, alors nous avons pris congé, persuadés de faire beaucoup mieux et sans cachotteries dès le lendemain soir.

    A bientôt donc. Vendredi 25 à 20 heures à l’Aiglon !

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

à Auxonne le  25 mars 2011

 

 

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Publié par C.S. - dans Confidentiel
24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 00:00

 

CADDIE  MONSIEUR MONTIAL ? - du 24 mars 2011  (24 mars -Troisième article)

      Monsieur Montial, le commis dévoué de LECLERC/Langlois s’affichait et affichait en jaune-fluo pour LECLERC de LURE en juin dernier.

       Aujourd’hui, il met LECLERC en veilleuse et remet Langlois en tête de gondole (R. LANGLOIS : POUR le projet) dans un tract demi A4 distribué ces jours-ci… Il est vrai que l’article en question a besoin de publicité, il pourrait même se vendre assez mal dimanche prochain.

        A la rescousse du consommateur, Monsieur Montial en appelle à l’objectivité du Bien public qui aurait déclaré en substance: D. GIRARD : CONTRE le projet. Cette objectivité n’est elle pas légendaire dans toute la région ?

        L’autorité de Monsieur Montial appuyée sur l’objectivité du Bien public, voilà bien une caution propre à assurer la défense du consommateur d’Auxonne et de son canton ! !

Du consommateur de LECLERC/Langlois au moins !

Quel est le fondement de l’analyse de Monsieur Montial, ou de son mentor ? Une citation d’un article de Catherine Vachon, sous le titre « AUXONNE Duel à droite » paru dans Le Bien public du 21 mars dernier.

        Or, dans cet article, Madame Vachon ne cite Dominique Girard entre guillemets que sur un point : « un développement harmonieux du canton ». Pour le reste, elle ne fait que rapporter, sans guillemets et donc sous sa seule responsabilité une prétendue position non favorable de Dominique Girard au sujet de l’installation de cette grande surface.

Le schématisme sans doute hâtif du jugement de Madame Vachon ne résiste pas à la lecture du long texte argumenté que Dominique Girard a pris la peine d’écrire dans son blog sous le titre « Ma position par rapport à la zone du Charmoy »

        Par ailleurs, malgré tout le dévouement mis par  Monsieur Montial au service du consommateur de LECLERC/Langlois, on  cherchera en vain, sur le net ou sur le papier, d’autres traces tangibles et pertinentes des actions et des réflexions de ce Monsieur au profit d’une action réelle pour l’intérêt général du consommateur à Auxonne. Monsieur Montial est un saisonnier hyperactif en période  d’élections ou de consultation.

     Monsieur Montial est un manichéen, il ne sait distinguer que

le souverain bien : R. LANGLOIS : POUR le projet

ou le mal absolu : D. GIRARD : CONTRE le projet.

     Voilà tout son verdict et son  jugement dernier pour le second tour.

      Monsieur Montial ne connaît que ces « deux positions », il n’est guère imaginatif et devrait lire le Kama-Soutra. Le choix de sa boutique est pauvre et sa défense du consommateur, monotone. Monsieur Montial se répète et se vend mal. Selon le concept langloisien, il se "trivialise". Pour se ressourcer, nous lui suggérons un stage « force de vente » chez LECLERC ou la lecture plus assidue de  Chantecler.

 

C. S. Rédacteur de Chantecler

à Auxonne le  24 mars 2011

 

 

Tract Montial rose

Tract Montial rose

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Publié par C.S. - dans Billets d'humeur
24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 00:00

 « VODKA ORANGE » - du 24 mars 2011         (24 mars - Deuxième article)

 

      Le Bien Public d’aujourd’hui s’ouvre sur le regard bleu de Liz Taylor qui s’est éteint et…le cliché marécageux de « La vache et les pompiers », en passant par  « une nuit d’horreur à Saint-Jean -de-Losne ».

Décidément, il faut avoir le cœur bien accroché dans ce monde aux profondeurs glauques où « les plus belles choses ont le pire destin ».

      Double-page pour Auxonne, pas toujours  très encourageante à en lire les titres : « Mauvais week-end pour les seniors » ( le dernier week-end et peut-être aussi le prochain ? ? ) et « Cette année, le spectacle sera « misérable » ».

     Malgré le soleil printanier qui annonce encore une belle journée, je sens que le cœur va me manquer. Il me faudrait vite, vite, un petit remontant.

     Je remercie Pierre-Louis Monteiro de me l’avoir servi dans ses remerciements à lui, courageux et ouverts, à l’image de sa campagne exemplaire. Dégustant cette roborative « vodka orange », que je vous recommande vivement en ces temps moroses, j’ai repensé aux bons moments passés dans ses réunions ouvertes et intelligentes qui ne déplaçaient pas les foules, mais nourrissaient l’esprit et réchauffaient le cœur.

     Je n’oublierai pas de mentionner aussi les remerciements, un peu sobres à mon goût, de Jean-Paul Vadot que j’ai appris aussi à connaître lors de cette campagne d’une configuration particulièrement défavorable pour lui. Tous les gens de bonne volonté se souviendront des mauvais coups qui lui ont été portés, j’en ai témoigné, de la façon la plus grossière. J’admire, quant à moi, sans la partager toujours, sa modération respectueuse des autres.

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,         

à Auxonne le  24 mars 2011

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Publié par C.S. - dans Revue de presse
24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 00:00

 NOUVELLE JAPONAISE – du 24 mars 2011           (24 mars - Premier article)           

 

 

Japon      Ce matin-là du 23 mars 1911, le vieux Yamamoto, vétéran de la flotte de Sa Majesté l’Empereur, qui avait vu six ans auparavant la flotte russe s’engloutir à Tsushima sous le feu des canons de l’Amiral Togo, trouva, dans le gros tube de bambou qui lui servait de boîte à lettre, un pli cacheté de la plus belle allure.

L’adresse en  était libellée en idéogrammes appliqués et quelque peu tremblés, qui révélaient, en dehors de toute considération sismographique, l’âge certain de la main qui les avait tracés. Yamamoto vivait en solitaire et cultivait à présent les chrysanthèmes de ses illusions perdues qui doraient un peu le désert de sa vie déclinante. C’était, à vrai dire, le seul passe-temps imaginable dans cette petite ville d’Hong Son qui sommeillait au bord d’un grand fleuve et à l’écart de laquelle il demeurait paisiblement.

Pour ce solitaire, la lettre qui s’adornait d’un timbre à l’effigie de Sa Majesté l’Empereur, fut un motif à la fois d’étonnement et de fierté. Il imagina sous l’enveloppe de fin papier de riz, quelque brevet, quelque titre de reconnaissance, voire même l’invite de quelque geisha  vieillissante  qui s’était retirée des plaisirs des grandes cités fébriles, derrière le paravent décoloré du train-train d’Hong Son.

          D’un fin canif au manche laqué, il ouvrit soigneusement l’enveloppe et en retira le contenu. Parmi tous les habitants de la ville, il avait donc été distingué, sans doute en raison de son âge et de son passé d’homme de mer habitué à obéir. Il avisa cependant très vite que le texte en était imprimé sans recherche, signe que la distinction n’était pas personnelle et qu’elle devait aussi s’adresser à beaucoup d’autres de ses semblables, gens déjà vieillissants et sans histoires, nombreux dans la petite ville.

         Hang Hoa, c’est le nom qu’il lut d’abord, imprimé en gros caractères,  un nom connu dans la contrée, mais l’homme qui portait ce nom, un chef de district qu’il connaissait à peine n’avait rien d’un artiste de kabuki et cela le surprit d’emblée. Il lut ensuite qu’il était invité pour le lendemain 24 dans le sous-sol d’un ancien théâtre de au levant de la ville, à l’heure où le soleil se couche au-delà du fleuve embrasant de ses feux les darses du nouveau port.

         Il poursuivit sa lecture trouvant enfin, tout dépité, en lieu et place du titre alléchant d’un spectacle, deux slogans beaucoup plus propres à figurer sur les fanions de soie de l’Amiral Togo ou à ceindre les fronts pâles et juvéniles des kamikazes encore à venir. Non ! Il ne serait plus de ceux-là ! La guerre pour lui était finie.

        Sagement plié en quatre, il rangea le papier dans un tiroir. Il avait appris, au contact des prisonniers russes, à rouler des cigarettes dans n’importe quelle feuille de gazette. Celle-ci ferait bien  l’affaire. D’une lecture décevante, il se promit de tirer plus tard quelques bonnes bouffées, préférant en tout cas s’enfumer lui-même plutôt que de laisser ce soin à d’autres. C’était décidé,  cette fois, pour une tasse de saké,  il n’irait pas faire la claque,!

        Un siècle après, dans le Japon meurtri, de Yamamoto le sage, la fumée s’est évanouie et le souvenir s’est perdu. En ce mois de mars où reviendront bientôt les cerisiers en fleurs  du printemps des sages, nous avons souhaité le faire revivre.

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

à Auxonne le  24 mars 2011

 

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Publié par C.S. - dans Figures libres
23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 00:00

 RETOMBÉES DISCRÈTES – du 23 mars 2011

 

     Pour reprendre le célèbre mot de Hegel, la prière matinale de l’homme moderne c’est la lecture du journal. J’y ai sacrifié ce matin et, parcourant les colonnes du Bien Public de ce jour, j’ai constaté que les retombées du premier tour des cantonales à Auxonne y étaient encore plus faibles que celles de Fukushima et pour tout dire inexistantes.

      Cette discrétion de la presse inclinerait donc à penser, qu’à Auxonne, le réacteur électoral est en voie de refroidissement. Les heures et les jours  qui viennent nous le diront sans doute. Il est évident cette fois que la bataille sera proprement locale, et que les responsables départementaux de la majorité de droite, devenus très discrets, laisseront les habitants du canton trancher.  

      Aux plus naïfs d’entre eux, on ne manquera pas de susurrer à l’oreille que « le Conseiller général doit toujours être le Maire d’Auxonne », comme on disait à Rome que « le Pape est toujours italien ».  Dictons d’un autre âge ! Ne faut-il pas au contraire « bouger », « se réveiller » et vivre avec son temps ?

     Dans ce contexte de « proximité » vraie retrouvée, Auxonnais(e)s et villageois(e)s responsables ne sauront se contenter d’appels au vote renouvelés sur la foi de seuls imprimés vantant en quelques lignes un programme prometteur appuyé de l’éloge des vertus personnelles d’un candidat.

     En ces temps d’abstention, ce dont ont soif les citoyen(ne)s authentiques qui n’ont pas encore renoncé à jouer leur rôle, c’est d’un contact libre et incarné avec les candidats, lors de réunions-débats où les questions et la contradiction soient possibles. Pour l’heure, Monsieur Langlois, embarqué en croupe derrière François Sauvadet le 16 mars dernier s’est dérobé à cet exercice dans la ville-centre. Il n’a pas oublié néanmoins d’envoyer ses partisans pour en  user jusqu’à l’outrance chez un de ses adversaires le lendemain.

     Les Auxonnais(e)s sont donc en droit d’attendre à présent qu’il use sans artifices, sans soutien extérieur et sans garde rapprochée, des talents personnels qu’on a vantés chez lui, pour défendre son point de vue devant un public auxonnais divers et libre de s’exprimer. Son concurrent Dominique Girard, lui, l’a déjà fait sans flonflons et sans tralala, on souhaite qu’il renouvelle cet exercice démocratique courageux, direct et spontané, que ne remplacera jamais aucun tract,  aucune affiche et aucun éloge lu à la cantonade.

     Au-delà de tous les clientélismes invétérés, de toutes les allégeances figées et de toutes les bunkérisations partisanes, la parole libre et toujours vulnérable exprimée devant un public sans tri et sans contrainte devrait pouvoir trancher et réveiller enfin « la belle endormie » d’un  sommeil électoral délétère.

 

 C. S. Rédacteur de Chantecler,

à Auxonne le  23 mars 2011

 

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Publié par C.S. - dans Revue de presse
22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 00:00

 BLANC BONNET ET BONNET BLANC ? – du 22 mars 2011

 

    « Blanc bonnet et bonnet blanc » C’est la remarque dépitée que j’entendais dimanche dernier lors de l’annonce des résultats du scrutin à la Salle événementielle à Auxonne. Cette remarque, des amis de sensibilité de gauche la faisaient avec une certaine amertume.

     Il est vrai que  cette amertume a de bonnes raisons d’être. Suffiraient à la justifier les attaques réitérées subies par Jean-Paul Vadot lors de cette campagne : provocations en Conseil de ComCom le 7 mars, tract accusant le candidat des « Forces de Progrès » de « traîtrise », propos de Raoul Langlois dans Le Bien Public Dimanche du 13 mars, contradiction haineuse soutenue en force par un pack  de sectateurs de Raoul Langlois dans la réunion du 17 mars, le lendemain même du jour où la grand’messe Sauvadet  portait son candidat officiel à bout de bras et verrouillait tout débat et toute contradiction.

     Pour l’instant, aucune de ces « élégances » n’est à mettre à l’actif de Dominique Girard et bien  que je ne partage pas ses orientations politiques, il est vrai proches de celles de Raoul Langlois, je me refuse d’appliquer à la prétendue « doublette » de candidats de droite Langlois-Girard devenus concurrents au deuxième tour le vieil adage : « C’est blanc bonnet et bonnet blanc ».

    Lors de sa réunion du 11 mars dernier, j’avais rappelé publiquement à Dominique Girard la proximité politique qu’il entretenait avec Raoul Langlois et le caractère intrigant de cette double candidature. Je lui avais alors proposé l’explication que je donnais personnellement à la nécessité de sa candidature : question de style.

    Pour l’observateur extérieur que je suis, Auxonnais moyen non initié aux arcanes des luttes d’influence au sein de la majorité départementale, l’observation de l’attitude des deux candidats et de leurs supporters m’a semblé au moins  révéler deux styles très différents. En dehors de toute considération proprement politique, il est évident que je préfère l’un à l’autre.

    Chantecler est né d’une « question de méthode », celle de Monsieur Langlois dans sa conduite du projet Leclerc, de ses « discrétions » du début jusqu’aux outrances de ces dernières semaines en passant par le racolage de la consultation. Cette méthode, Chantecler en a disséqué l’anatomie en détail pour en révéler les abus et les incohérences.

     A l’heure où cette méthode semble être en bonne voie d’être concurrencée par une autre à l’échelle cantonale, Chantecler reprend un autre adage employé par Le Bien Public de ce jour 22 mars à propos des deux candidats de droite à Auxonne : «Que le meilleur gagne ». 

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

à Auxonne le  22 mars 2011

 

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Publié par C.S. - dans Analyses et réflexions
21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 00:00

QU’ON RENDE A LECLERC CE QUI EST A LECLERC – du 21 mars 2011

 

 

          Depuis neuf mois, votre serviteur se dépense sans compter pour démêler la confusion installée, dans le débat public auxonnais, entre la question de  l’opportunité de l’implantation d’une zone commerciale au Charmoy et la réalité d’une lutte d’influence politique d’une fraction de la population auxonnaise  représentée par :

1- Les Compagnons du Val de Saône (« les Compagnons »)

2- Auxonne passionnément (« les passionné(e)s »)

3- Association des habitants et riverains des hameaux et lotissements d’Auxonne

4- Association Auxonne Consommateurs

           Une consultation s’est déroulée en juin 2010 à Auxonne sous la seule bannière de ces quatre associations (« la quadruple racine »), appuyées par le postulant LECLERC. Rappelons-en les résultats :

Suffrages Exprimés : 1928

OUI : 1533 (79,5%) 

 NON : 395

A la lumière du succès relatif de ce vote, les quatre associations ont aussitôt compris l’opportunité d’en recueillir tout le bénéfice à des fins politiques conformément à l’adage que nous avions déjà énoncé en janvier dans notre « almanach 2011 ». « Juin 2010, des voix pour attirer Leclerc. Janvier 2011,  Leclerc plan B pour attirer des voix. »

C’est pourquoi, depuis cette consultation, la majorité active de la municipalité en place à Auxonne n’a cessé de se poser en  garant, défenseur et comme en possesseur des 1533 oui exprimés.

       La preuve en est, qu’au cours de la campagne pour le premier tour des cantonales, le représentant de cette majorité municipale auxonnaise, estampillé Sauvadet, n’a  pas cessé de se faire le champion de la « question LECLERC ». Il est évident que le seul but apparent de cette attitude aura été de discréditer l’un de ses adversaires. Dans une certaine mesure, les résultats du vote d’hier montrent  qu’il y est parvenu.

        La revendication implicite à son seul profit et au profit de ses supporters de la « quadruple racine »  des 1533 voix favorables à l’implantation d’un LECLERC était-elle pour autant réellement fondée ?

 

Le scrutin d’hier à Auxonne montre que NON :

Suffrages Exprimés à Auxonne : 2088

Raoul Langlois : 709 (34%)

Autres : 1379 

Et dans le reste du canton, le prétendu acquiescement majoritaire des habitants invoqué par Monsieur Langlois relativement à ses positions et à ses visées  ainsi qu’à celles de ses quatre sectateurs sur la «  question LECLERC » se révèle, à l’issue du scrutin, une peau de chagrin dérisoire :

Suffrages Exprimés dans les villages : 2410

Raoul Langlois : 361 (15%)

Autres : 2049

       Les habitants du canton n’ont donc pas été dupes de la confusion entretenue entre les enjeux des élections cantonales et la « question LECLERC » instrumentalisée à des fins partisanes par Monsieur Langlois et ses supporters.

       Le vote des villages souligne en particulier le caractère inutile autant que déplacé de l’intervention des agitateurs du parti « Langlois-LECLERC » lors du Conseil communautaire du 7 mars à Tillenay. Les citoyen(ne)s ont clairement désapprouvé ces méthodes.  

      Ils ont démontré par leurs votes que la question du développement de notre canton n’appartenait en propre à aucun clan et à aucune commune et qu’il devait être l’objet d’un débat ouvert délaissant toutes les « discrétions »coupables plus propres au complot qu’à la démocratie.

      Nous ne sommes cependant pas étonné de voir, dans les colonnes du Bien Public d’aujourd’hui, la « question LECLERC » réinvestie sous la plume de Catherine Vachon en ces termes  à propos des « deux candidats restant […] en lice [appartenant] à la majorité sortante du conseil général » :

« Les deux hommes, bien que de la même famille politique, ont des avis divergents concernant les moteurs économiques du canton. Raoul Langlois a soutenu le dossier d’implantation de l’hypermarché Leclerc aux portes d’Auxonne. Dominique Girard qui prône « un développement harmonieux du canton » n’est pas favorable, lui, à l’installation de cette grande surface »

      Le premier tour a bien démontré le caractère éculé de la « question LECLERC », véritable pétard mouillé. Gageons que le seul effet attendu de la « peau de banane LECLERC » glissée par Le Bien Public d’aujourd’hui à Dominique Girard ne permettra cependant pas  à Raoul Langlois d’obtenir l’avantage au deuxième tour.  La « peau de chagrin » que ce dernier a obtenue dans les villages au premier tour l’anticipe déjà de façon criante. 

      Quant au vote « défouloir » du Front national, s’il s’est bien produit, il n’a pas pour origine les causes cantonales invoquées de manière injustifiable et toujours à son seul profit par Monsieur Langlois dans le Bien Public Dimanche du 13 mars mais bien plutôt un malaise national beaucoup plus large dont l’analyse dépasse le cadre et l’objet restreint de notre gazette.

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

à Auxonne le  21 mars 2011

 

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Publié par C.S. - dans Analyses et réflexions
19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 00:00

 NE PAS CONFONDRE – du 19 mars 2011

 

     Cette injonction très simple est une règle vitale de prudence. C’est en entretenant la confusion, que l’on mène et que l’on trompe les hommes.

     Depuis neuf mois Chantecler,  a tenté d’éclairer cette confusion. Qu’il n’y ait pas involontairement contribué serait déjà pour moi un grand motif de satisfaction. D’autres se sont chargés pourtant d’entretenir et d’augmenter cette confusion pour leur seul profit, faussant le jeu de façon bruyante, grossière et répétée.

      Il y avait là déjà de quoi désespérer. Mais fallait-il pour autant abandonner la partie ? Sûrement pas.

Délaissant les invectives et les anathèmes, et l’entêtement au front de bœuf, j’ai plutôt choisi la voie de la légèreté. Mais il est toujours difficile et prétentieux de se louer soi-même, laissons plutôt à d’autres le privilège usurpé de se faire parer de vertus supposées leur conférer le droit de décider pour les autres.

     A tous mes lecteurs, à toutes mes lectrices, dont je me suis efforcé de ne jamais violer la pensée, je propose la méditation d’un texte exigeant, mais ô combien rafraîchissant dans le contexte pesant de certains débats actuels :

    « Que ceux qui décident parlent comme ils veulent ; ils ne me concernent pas, puisque je ne suis pas l’un d’eux et puisque, justement, je m’interdis de faire comme si j’étais ou pouvait être un jour l’un d’eux. Sinon par jeu et pour me divertir ; tant que je sais ce que je fais, ce jeu et ce divertissement ne nuisent à personne. Le plaisir qu’ils me procurent est tout intellectuel ; c’est au sens strict un plaisir innocent ».

   « Mais pour que l’innocuité demeure, il faut aussi savoir quitter le ludique. Il me faut soulever la question qui n’est pas de jeu : la question de ceux qui ne décident pas. Ceux-là, dont je suis, que se passe-t-il pour eux ? 

   Parler politique comme un qui ne décide pas, sans faire semblant de décider, ce serait pourtant nécessaire. Pourquoi ? Parce qu’il y va de l’être parlant de ceux qui ne sont pas en position de décider et parce qu’il y va de leur force. Parce que seul celui qui sait qu’il n’est pas en position de décider quand il ne l’est pas, seul celui-là est en mesure de conduire des tactiques et des stratégies efficaces, lorsqu’il ne consent pas à ce qui est décidé. Seul il peut, parce que seul il a connaissance de sa position et ne fait pas semblant de l’échanger contre une autre. Entre affrontement direct et guerre d’usure, entre ruse et dénonciation ouverte, entre déterminations stratégiques et déterminations tactiques, il choisira en connaissance de cause. Bien entendu il peut se tromper, mais enfin l’erreur ne sera pas inévitable »

(Jean-Claude Milner, Pour une politique des êtres pensants, Paris, Verdier, 2011)

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

à Auxonne le  19 mars 2011

 

 

 

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Publié par CS. - dans Analyses et réflexions
18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 00:00

BRUIT DE FOND - du 18 mars 2011

 

       Je relatais hier la réunion plénière pour Raoul Langlois. Ne faisons pas de jaloux, je dois dire à présent un mot de la réunion de Jean-Paul Vadot qui se déroulait hier soir à l’Aiglon en présence de François Patriat.

       La salle était bien remplie. L’assistance était moins nombreuse qu’au grand rassemblement de la veille, mais elle était cette fois essentiellement cantonale. Le Tout Dijon ne s’était pas déplacé en renfort pour la circonstance.

       Pour être d’origine géographique plus restreinte, l’assistance était cependant loin de refléter cette quasi unanimité d’opinion qui présidait à la grand’messe de François Sauvadet et qui « ne voulant voir qu’une seule tête » excluait d’avance toute question et tout débat.

       Disons-le, l’assistance était tout à fait variée, mais sans être vraiment mêlée. La séparation ne se faisait pas en côté gauche et côté droit, mais plutôt d’avant en arrière. Avant des « Forces de progrès » et arrière (lourd) des combats d’arrière-garde.

       Face à cette configuration peu favorable, disons simplement que le « métier » de François Patriat a permis d’éviter un face-à-face pesant et que les propos sans concession de la tribune n’ont jamais cédé ni à l’invective ni au dénigrement.

       N’étant pas le chroniqueur désigné des « Forces de progrès », je développerai plus particulièrement la question qui m’intéresse et que mes lecteurs connaissent bien.

 

       Hier soir, donc, les bataillons de propagande Leclerc, si actifs au pot de colle en juin dernier, à pied, à cheval et en voiture, formaient un dernier carré dans le fond de la salle pour un « baroud d’honneur », si tant est que l’on puisse qualifier ainsi leurs escarmouches assez indigentes tirées d’un argumentaire éculé. Non vraiment, si la rage y était encore, le cœur n’y était plus vraiment.

       Nous étions en plein cinéma et le commando de la « quadruple racine » qui la veille avait assisté religieusement aux  projections conjointes du « Grand Bleu » et de « Il faut Sauvadet le soldat Raoul », tentait de nous jouer à présent « le Vadot de la Méduse ». Mais la projection tourna court et malgré toute sa pugnacité et son insistance,  Méduse ne parvint pas à pétrifier le président de la ComCom. Un jeune conseiller général qui accompagnait François Patriat, renvoya en miroir à Méduse tout son argumentaire et finit par lui couper le fil. J’ai oublié le nom de ce jeune conseiller général, appelons le Persée !

      La preuve est faite à présent que l’argument Leclerc, mis pudiquement sous le tapis lors de la grand’messe de François Sauvadet, aura constitué, sous des formes agressives, l’essentiel du programme d’un candidat aux cantonales et le bruit de fond de toute sa campagne.

      Dans un article de Raoul Langlois intitulé « Les pouvoirs et les contre-pouvoirs du développement local à l’épreuve d’une réalité : les crues de la Saône » nous avions retenu le concept de « trivialisation » introduit par l’auteur.

      Nous pensons qu’il est temps de l’appliquer à ce « dernier carré ». Reprenant littéralement les termes de l’auteur, nous pouvons ainsi définir l’attitude des contradicteurs du fond : « leur comportement est maintenant totalement prévisible. Les propositions d’aménagement qu’ils défendent sont reprises d’anciennes études. Aucune nouveauté n’apparaît […] [Ils] se sentent frustrés. A un moment donné, marqué par un événement d’apparence anodine, la situation éclate. Le groupe pour attirer l’attention des preneurs de décision se doit d’agir de façon spectaculaire. »

     Il est bien clair que ce groupe peut être, selon le concept de son instigateur, qualifié de « trivialisé ». Son côté proprement trivial n’aura d’ailleurs jamais échappé à personne.

    L’auteur d’un article un peu ancien en tire au moins un bénéfice inattendu, celui de voir sa théorie réinvestie, remise au goût du jour et appliquée à un cas concret. Pour le reste…

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

à Auxonne le  18 mars 2011

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Publié par C.S. - dans Billets d'humeur
17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 00:00

 GOLIATH  ENCENSÉ – du 17 mars 2011

 

      Hier soir, dans une atmosphère oppressante et boulonnée se  déroulait la réunion  promotionnelle de François Sauvadet au profit de Raoul Langlois et surtout de François Sauvadet lui-même.

      Auto congratulations, autosatisfaction, auto acclamation, rien ne nous fut épargné. Une claque extra cantonale musclée était venue de Dijon en renfort, applaudissant à tout rompre. Parmi celle-ci, des éléments jeunes flashant la tribune avec leurs portables contrastaient avec les têtes chenues paisibles de l’assistance indigène.  Une rombière dijonnaise haineuse lorgnait d’un air de reproche mon peu d’empressement à applaudir J’ai dû m’esquiver à la fin sous l’invective et l’injure parce que je refusais clairement d’entonner une Marseillaise confisquée à des fins partisanes et aussi de trinquer.

      Je doute de l’utilité démocratique de telles réunions où une salle sans parole applaudit à une succession de bonimenteurs égrenant des discours de langue de bois et utilisant les ficelles les plus grossières.

      En fait, il fut assez peu question du canton d’Auxonne mais surtout du tram de Dijon, des socialistes et de leurs méfaits, on versa une larme pour le Japon en passant, tout en fustigeant les verts au passage. On prit sous son aile, geste à l’appui et des trémolos dans la voix, les bambins, les vieillards et les blessés de la vie.    

      On se congratula encore et on porta des toasts aux héros d’hier en partance et à ceux qui triompheraient  demain.

      On excusa en passant l’absence de Rémi Delatte pour une question de … psychiatrie et on réaffirma avec force le monisme  de la candidature UMP contre tout dualisme hérétique. Un produit et un seul est en tête de gondole. Un seul est labélisé.  J’en passe et des meilleures

       Au  moment opportun le président du comité de soutien local  de Raoul Langlois lut la biographie édifiante que nous avions évoquée dans un précédent article. Il n’appartient habituellement qu’aux gens sur le départ ou aux défunts de recevoir des louanges aussi appuyées. Satisfait pourtant, le bénéficiaire des louanges, physiologiquement bien vivant, n’y trouva cependant rien à redire.

        Les mots LECLERC et Charmoy ne furent jamais prononcés, mais diable ! L’encens ce soir-là était en promo !

       L’honnêteté intellectuelle répugne naturellement à l’auto congratulation facile, faiblesse humaine pourtant très répandue et dans toutes les castes.

      Dans la préface d’un ouvrage que nous avons récemment consulté nous avons noté un passage particulièrement dithyrambique qui nous a rappelé la lecture de certaine biographie autorisée :

« Les quelques 1500 pages de sa thèse, son dernier travail, montrent à quel point un homme simple d’origine modeste peut accéder à un niveau de savoir peu commun. Quand on parcourt ce travail de titan, on est véritablement impressionné »

« Avec beaucoup d’audace, de simplicité mais surtout avec une volonté farouche il s’est attaqué au difficile problème du changement ».

    Ces paroles s’adressaient toutefois à un défunt. Si nous les rapportons ici, c’est parce qu’elles ouvrent la première page de l’ouvrage collectif d’un groupe de formateurs de Centres de formation agricoles ou de Maisons Familiales rurales, au nombre desquels Raoul Langlois. Et aussi parce que l’homme évoqué, Hubert Coudrieau,  fut un maître de Raoul Langlois et sans doute aussi l’un de ses modèles.

    Voici la référence de l’ouvrage :

Paul Bachelard (sous la direction de), Les acteurs du développement local, Paris, L’Harmattan, 1993 (réédition décembre 2010)

     Et le titre de l’article de Raoul Langlois

« Les pouvoirs et les contre-pouvoirs du développement local à l’épreuve d’une réalité : les crues de la Saône » (c’était bien de la Saône et Pierre-Noël Denieuil a mal cité le titre)

     En une quinzaine de pages, l’article rédigé à la fin des années 80 traite des conflits ayant pris naissance à la fin de la décennie 70 à la suite du projet de construction d’un pont autoroutier en aval d’Auxonne, susceptible selon certains, de provoquer des crues. Parmi les « groupes » étudiés dans le jeu des pouvoirs et contre-pouvoirs, celui des agriculteurs reçoit une attention particulière de l’auteur. La lecture du texte ne manque pas d’intérêt et sa tenue dépasse très largement tout ce que nous avons pu entendre hier soir.

    Au détour d’un paragraphe, nous avons même découvert un passage d’un lyrisme inaccoutumé chez l’auteur. Parlant des premières réactions de rejet des agriculteurs, il s’exprime ainsi :

« Saute d’humeur sans lendemain ou amorce d’un long conflit ? Rien à ce moment ne permet de distinguer la suite que prendrait ce mouvement d’humeur. Par son insistance, le fleuve a donné la force nécessaire à David d’aller au-devant de Goliath pour tenter de le forcer à ployer le genou »

     Avouons que la tonalité de ce texte, à présent ancien, étonne de la part d’un homme aujourd’hui irrémédiablement passé du côté de Goliath et dont j’ai assisté hier soir à la promotion tapageuse par tous les apparatchiki du département, suivie de l’embaumement de son vivant par le président de son Comité de soutien.

     Aujourd’hui, le voilà clairement du côté des Goliaths de la politique et aussi de ceux de la grande distribution. Ainsi vieillissent les hommes, jusqu’à devenir les figures d’étiquettes cravatées et chenues des groupes de pouvoir et des lobbies, icônes dérisoires noircies par l’encens de la propagande et qu’on expose périodiquement à l’adulation de foules crédules.

    Mais tout l’encens du monde n’y fera rien, et pour reprendre les mots anciens écrits par notre auteur dans sa lointaine jeunesse, Goliath sera un jour forcé « à ployer le genou ».

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

à Auxonne le  17 mars 2011

 

 

 

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