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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
  • Auxonne, environnement, actualité, hypermarché, grande distribution, société

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 00:00

ÉPHÉMÉRIDES 02 décembre 2013 (J+1811 après le vote négatif fondateur)

 À la mémoire d’Edmond Rostand (1868-1918)

  Le 2 décembre 1805, l’Empereur Napoléon qui avait, avant l’heure, un sens aigu de la communication fêta le premier anniversaire de son sacre en éteignant, dans les étangs gelés   d’Austerlitz, les ardeurs des coalisés austro-russes. Beaucoup plus tard, son neveu, Louis-Napoléon qui connaissait par cœur le palmarès de l’oncle glorieux,  choisit comme par hasard la date fétiche pour prendre le pouvoir le 2 décembre 1851.

   Voilà donc rappelés trois 2 décembre célèbres. Le moins glorieux des trois inspira à Victor Hugo son « Histoire d’un crime ».

    Mais, hors du calendrier bonapartiste, il y a encore mille façons d’envisager le 2 décembre. André Castelot dans son ouvrage « Le Calendrier de l’Histoire » nous rappelle que  le 2 décembre 1804, le jour même du sacre de l’Empereur, l’inventeur du gaz d’éclairage, Philippe Lebon, fut assassiné et que c’est le 2 décembre 1814 que le « Divin Marquis » s’éteignit à Charenton. Dans « L’Almanach de l’Histoire », du même auteur, on lit encore qu’Alexandre Ier, le tsar vaincu d’Austerlitz, rendit l’âme le 2 décembre 1825. Enfin, le Journal du Dimanche du 1er décembre nous apprend qu’Edmond Rostand, l’auteur de « L’Aiglon » mais aussi de « Chantecler », notre coq fétiche, s’éteignit le 2 décembre 1918. Avec les ressources actuelles de l’Internet, me direz-vous, le premier venu peut se fendre sans peine d’un article du genre de celui avec lequel je suis bien sûr de commencer à vous ennuyer.

      Patience ! Feuilletant un peu plus avant  « Le calendrier de l’Histoire », on peut découvrir que c’est le 17 décembre 1903 que les frères Wright prirent leur envol et que le croiseur de poche corsaire Graf Spee, pris dans la nasse des Anglais, se saborda le 17 décembre 1942 dans les eaux du Rio de la Plata. Voilà pour la légende des airs et des mers. Mais, plus prosaïquement sur notre plancher des vaches, quels évènements marquants survinrent un 17 décembre ?

      C’est le 17 décembre 2008, dans la grande Salle ovale du Conseil, aujourd’hui disparue, que le Conseil municipal d’Auxonne répondit NON à la question : « Êtes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? ». C’est encore un 17 décembre, le 17 décembre 2012, que dans une parfaite cohérence, le maire d’Auxonne posant pour la postérité devant le panneau d’affichage officiel, y apposait, affichant un sourire réjoui, une demande de permis de construire pour un hypermarché au Charmoy. Cette demande dut d’ailleurs être réitérée le 25 avril 2013, triste jour anniversaire des morts concomitantes de deux beautés, Louise Labé et Diane de Poitiers, survenues toutes deux le 25 avril 1566.

        Si les Bonaparte ont gravé dans le marbre trois 2 décembre, les annales, certes plus modestes, de la ville d’Auxonne ne comptent, comme nous l’avons vu, que deux 17 décembre. En connaîtrons nous un troisième ? On pourrait imaginer par exemple qu’un permis de construire pour le Charmoy, aux dernières nouvelles toujours en attente de signature, soit signé ou affiché ce jour-là… L’Histoire répondra bientôt à notre question.

 Calendrier du Charmoy

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 02 décembre 2013  (J+1811 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 00:00

CULTIVONS NOTRE JARDIN 30 novembre 2013 (J+1809 après le vote négatif fondateur)

     Sous le titre « Conseil municipal : création de jardins familiaux communaux », Le Bien Public du 26 courant annonçait la mise à disposition d’une superficie de 5580 m² « dans le cadre de jardins familiaux ». Cette décision mérite d’être soulignée, il conviendrait même de  l’encourager et de l’élargir.

        Ainsi, plutôt que de consacrer 46000 m² de terres agricoles à un banal projet d’hypermarché au Charmoy, n’aurait-il pas été plus judicieux d’offrir à une centaine de familles la possibilité de produire elles-mêmes leurs légumes sur cette zone. Ce projet n’aurait pas manqué de donner à l’entrée sud-est de notre ville une note locale maraîchère renouvelée, il aurait d’autre part contribué à créer une source  d’appoint alimentaire de qualité, alternative et complémentaire à la pratique habituelle de distribution de surplus et sans doute plus active et plus valorisante que cette dernière.

    Certes, la vocation agricole naturelle des terrains investis par le projet a été contestée récemment dans de subtiles analyses. Ainsi, le Conseil d’État dans sa décision N° 357826, lue le 1er août 2013 déclarait que « le projet se situe sur des terrains agricoles […] rendus peu exploitables par la proximité de la route départementale 905 » et l’étude d’impact du projet d’hypermarché tendait à faire ressortir, de l’abandon des pratiques agricoles sur la zone, un effet environnemental  bénéfique exprimé dans les termes suivants : « Le milieu eau souterraine est fortement impacté par la présence de nitrates et de pesticides. L’usage actuel du site qui est agricole est à l’origine de rejet important de nitrates et de pesticides, la modification de l’usage projeté sera donc à l’origine d’une réduction des émissions de nitrates et de pesticides dans les eaux souterraines ». (page 51).  Pour finir, cet argument était d’ailleurs repris ne varietur dans le rapport d’enquête en page 16 : « La modification de l’usage du terrain du projet, actuellement utilisé en production agricole, devrait permettre une réduction des émissions de nitrates et pesticides dans les eaux souterraines ». Doit-on en conclure pour autant que le bétonnage des terres agricoles est un remède crédible à la pollution par les nitrates et les pesticides. Sans doute pas !!

      La transformation alternative d’une zone d’agriculture – contestée ou déclarée polluante par les analyses précédemment citées en jardins cultivés sans apports de synthèse apporterait le même bénéfice (environnemental sinon financier !), elle présenterait même sur le projet d’hypermarché l’avantage de ne pas stériliser et imperméabiliser une grande partie du terrain.

      Le « bio » est cher, voilà le leit-motiv des productivistes à tout crin. Certains publicitaires habiles vous diront où trouver le moins cher…Il existe une autre solution : pourquoi ne pas le produire soi-même ? Encore faut-il pour cela trouver où planter ses choux ! Cette possibilité devrait être offerte largement par une gestion plus parcimonieuse de la ressource disponible en terres agricoles des zones périurbaines ! La spéculation foncière ne pourra jamais nourrir que les appétits des plus favorisés !

 Le charmoy agrobiologique           

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 30 novembre 2013  (J+1809 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 00:00

ÉPISODE N° 40 : LE LIEN PUDIQUE, MANCHETTE  N°6 - du 27 novembre 2013 (J+1806 après le vote négatif fondateur)

    

        Nous saluons ici l’excellent papier de notre consoeur  Cosette Aucoin-Dufeu, il ne manquera pas de contribuer à la découverte du nouveau fleuron par lequel Charmoy-City accèdera enfin au rang de ville hospitalière !

        Ne voyant rien à ajouter au texte de Cosette, nous nous garderons bien de le paraphraser, attirant plutôt l’attention de nos lecteurs sur les autres titres de son prestigieux quotidien.

   Le nucléaire mis en bière, voilà qui va réjouir Jean-Vincent Placet, ce vert qui sait si bien se placer et surtout se faire mousser !

    Et surtout, surtout, bonne nouvelle pour tous les barbons flapis de l’aiguillette, pour tous les dottore, cavaliere et commendatore en impuissance ! Comme aurait dit notre précédent Président : « L’oignon, il peut tous les sauver ! » Répondant à la demande pressante de ce large et riche bassin de chalandise, l’érection fort opportune, au pied du déjà célèbre Oignonium, d’un Institut international opophytolibidothérapique agréé et labeliséViribulbe, ne saurait maintenant tarder.

  Viribulbe, au pays de l’Oignon, vos souhaits les plus chers enfin « exhaussés » ! Viribulbe, un investissement dynamique qui vous redynamise ! Avec Viribulbe, Charmoy-City ouvre enfin une fenêtre de tir opportune dans la morosité économique ambiante ! Viribulbe, selon DSK, un placement destiné à  monter en bourse !

40-Le Lien pudique 6

 N.D.L.R. : Cette œuvre étant de pure fiction, toute ressemblance avec des personnes existantes doit être considérée comme fortuite.

      Il est néanmoins possible que l’auteur ait jugé bon de s’inspirer librement de certains faits réels en relation avec la zone du Charmoy.

Couverture album C.H.

 FEUILLETER L’ALBUM

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 novembre 2013  (J+1806 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Feuilleton 1
24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 00:00

ACTIVISME ASSOCIATIF 24 novembre 2013 (J+1803 après le vote négatif fondateur)

     Dans un précédent article intitulé « Recours… toujours ! » du 22 novembre dernier, nous avions relaté l’imputation d’une pénalité de 1000 € au «Collectif Citoyens résistants » de Champagnole par décision du Conseil d’état du 23 octobre dernier.

      Une précédente décision du Conseil d’état du 1er août dernier, déclarant irrecevable une autre requête du «Collectif Citoyens résistants » (CCR) contre un projet Super U à Champagnole, déclarait que les statuts de ce groupe associatif ne justifiaient pas la démarche entreprise. Ces statuts, cités dans la décision, précisent, à l'article 2, l’objet du CCR : " promouvoir et défendre les valeurs citoyennes (...) ; mener des actions non-violentes afin de mobiliser l'opinion publique et favoriser la vie démocratique ; organiser l'achat collectif de produits alimentaires biologiques ou issus de cultures respectueuses de l'environnement ; favoriser les achats groupés et les circuits courts ; développer les échanges culturels et les échanges de savoirs et de services. "

     Au nom de ces objectifs, le «Collectif Citoyens résistants » (ou sa version initiale le « COLLECTIF CONSOMM’ACTEURS ») de Champagnole a mené à partir de 2011, une campagne d’opposition aux projets de grandes surfaces Super U et LECLERC, portés depuis mai 2010 par la municipalité de Champagnole et la Communauté de communes Champagnole Porte du Haut-Jura. Sans entrer dans le détail, nous dirons que cette campagne a pris diverses formes tant alternatives et conviviales que juridiques. Début 2011, contre le feu vert donné aux projets par la CDAC, un recours en CNAC est tenté conjointement avec d’autres requérants. À la suite  de l’échec de ce premier recours, un recours contre la décision de la CNAC est porté devant  le Conseil d’État. Il faut imputer à l’échec de ce dernier recours, la pénalité qui vient d’être infligée au «Collectif Citoyens résistants » par décision du Conseil d’État du 23 octobre dernier qui conclut :

 « il y a lieu […] de mettre à la charge de la société Distribution Casino France [1], du collectif Citoyens résistants [2],  de l’association du commerce et des services de Champagnole [3],  de la société Rodi [4],  de la société du Trait d’Epine [5],  et de l’association “ avenir et urbanisme à Champagnole et ses environs “[6],  la somme de 1 000 euros chacun à verser à la société Cridis… »

On trouvera l’intégralité de la décision  concernant Champagnole sur :

http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do;jsessionid=2BA9F2876D0044C002B717B066D0D5D0.tpdjo07v_2?oldAction=rechExpJuriAdmin&idTexte=CETATEXT000028110459&fastReqId=306216077&fastPos=41

      La question des grandes surfaces à Champagnole évoque sur beaucoup de points le même problème à Auxonne et dans nombre de petites villes de France qui connaissent une paupérisation et une désertification de leurs centres au profit d’un transfert de richesses, d’activités et d’infrastructures vers la périphérie. Ce processus est par ailleurs grand consommateur d’espaces agricoles.

    Nous ne prétendons pas ici traiter de cette immense question qui défigure notre pays, obère son patrimoine naturel et dilacère son tissu social.

    Beaucoup plus modestement, nous voudrions envisager, sur l’exemple bipolaire Auxonne/Champagnole, les rôles fort divers que peut à l’occasion jouer le monde associatif (en considérant ici les seules associations de « citoyens » lambda n’agissant pas au nom d’activités professionnelles spécifiques) dans les débats suscités par l’installation de grandes surfaces.

    Le début de notre article a brièvement exposé le cas du «Collectif Citoyens résistants » confronté, à Champagnole, à la municipalité et à de puissants promoteurs.

   À Auxonne, dans les débats autour de la zone du Charmoy, le cas s’est avéré radicalement opposé : les associations de « citoyens » se sont placées d’emblée du bon côté du manche, soutenant ouvertement et très activement, et la municipalité et le promoteur.

     À Auxonne, le projet LECLERC ayant été rejeté timidement en CDAC en octobre 2009, un mouvement  soi-disant « spontané » s’est développé par voie de presse et de pétition. Dans le même temps « une nouvelle association est née » : AUXONNE AVENIR CONSOMMATEURS (AAC). En tête d’une profession de foi jointe à un deuxième dossier LECLERC de janvier 2011, son président frais émoulu déclarait lui-même : « L’Association que je préside est née de la déception des consommateurs Auxonnais et des Communes environnantes suite à l’avis défavorable émis par la CDAC sur le projet d’implantation « Leclerc », zone du Charmoy à Auxonne ».

 Le Journal officiel précise à propos de la nouvelle née : «  Association : AUXONNE AVENIR CONSOMMATEURS (AAC) »  But statutaire : « Expression, représentation et défense des intérêts des consommateurs d’Auxonne et des communes environnantes ».

Identification RNA : W212005106 Création déclarée en Préfecture de la Côte d’Or le 18 janvier 2010. N° de parution 20100005. Date de parution 30 janvier 2010 »

Aux côtés de cette « association nouvelle », une autre association, relativement plus ancienne, s’est elle aussi activement manifestée dès fin 2009. Il s’agit de  l’Association des habitants et riverains des hameaux et lotissements d’Auxonne. Objet « amélioration du cadre de vie et respect de l’environnement pour le bien-être de ses habitants » Création déclarée en Préfecture de la Côte d’Or le 18 avril 2003. N° de parution 20030022. Date de parution 5 mai 2003

   Il est intéressant de noter la coïncidence temporelle, début 2003,  entre la naissance de cette association et l’annonce d’un projet d’aire d’accueil des gens du voyage par l’ancienne municipalité, projet dont certaines options se situaient dans l’aire de résidence des nouveaux associés. Disons pour résumer que la dite association accueillit plutôt fraîchement le projet et qu’elle n’est pas totalement étrangère  au capotage final de celui-ci. Not in my back yard !

   Allergique aux caravanes, notre association ne semble pourtant pas l’être aux gondoles. À preuve, dans une profession de foi jointe à un deuxième dossier LECLERC de janvier 2011, son président déclarait : « J’ai soutenu, notamment lors de la consultation des électeurs du 27/06/10, et soutiendrai jusqu’à son aboutissement, le projet d’implantation d’une zone commerciale au Charmoy ».

N.B. : Cette profession de foi venant à l’appui d’un dossier LECLERC il semble qu’il faille, pour plus de clarté, traduire « projet d’implantation d’une zone commerciale au Charmoy » par « projet LECLERC »

   Le 3 octobre dernier, lors de l’enquête publique concernant le projet d’hypermarché LECLERC, le président réitérait son vœu par écrit en ces termes : « Avec l’association, nous soutenons le projet d’implantation d’une zone commerciale au Charmoy » [page 6 du 2ème registre], tout en remettant au commissaire enquêteur une copie de la profession de foi citée plus haut [page 35 du rapport]

N.B. : Il semble encore que dans la mention au registre, il faille, pour plus de clarté, traduire « projet d’implantation d’une zone commerciale au Charmoy » par « projet d’hypermarché LECLERC », d’ailleurs, l’enquête ne concernait-elle pas spécifiquement un projet d’hypermarché LECLERC ? 

    À en juger par le registre d’enquête, Monsieur le président d’AUXONNE AVENIR CONSOMMATEURS (AAC) semble, quant à lui, avoir  brillé par son absence.

   Ce n’était pas le cas lors de la CNAC du 21 décembre 2011, puis lors de celle du 17 janvier 2012 à l’issue de laquelle le promoteur devait finalement emporter le morceau. Messieurs les présidents des deux associations, cités dans la décision 917 D, accompagnèrent alors dans la capitale, à la rescousse du promoteur  et de son projet,  les représentants de la municipalité.

    À Auxonne, nous pouvons regretter de n’avoir pas eu, comme à Champagnole,  de «Collectif Citoyens résistants », mais il faut reconnaître aussi que chez nous, le projet, avant de voir le jour, avait déjà créé des emplois… Des emplois, mais quels emplois ??? Des emplois d’agents immobiliers improvisés agissant en toute « discrétion » au profit du promoteur pour la « maîtrise foncière de la zone », et puis encore des emplois de distributeurs de tracts et des emplois nocturnes de colleurs d’affiches, imprimées à LURE !

    Et puis, positivons, nos associations de « citoyens » bien sages qui s’échinaient à coller des affiches pour soutenir le promoteur, quand leurs homologues « enragés » champagnolais préféraient encourager la plantation de patates sur des terres à lui dévolues n’ayant pas vu leurs cassettes entamées du fait des foudres, arrêts et pénalités du Conseil d’État, pourront poursuivre, en des temps de malaise,  la  respectable entreprise humaniste et humanitaire qui est l’amélioration de leur cadre de vie et de leur bien-être chéris !     

 Activisme associatif

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 novembre 2013  (J+1803 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 00:00

RECOURS… TOUJOURS ! 22 novembre 2013 (J+1801 après le vote négatif fondateur)

    Dans notre article « Punis, la carpe et le lapin ? » du 8 septembre dernier, nous relations l’annonce officielle, en séance du conseil municipal du 27 août dernier, par notre premier magistrat, de la décision du Conseil d’État N° 357826 du 1er août dernier rejetant les recours contre le projet LECLERC au Charmoy. Nous reproduisons ci-dessous les termes exacts de cette annonce figurant en page 2 du procès-verbal :

« Des recours avaient été exercés en conseil d’État par l’Union commerciale et la société LAUCEL [N.D.L.R. : Intermarché]. Elles ont été rejetées sur tous les points. Le jugement est tenu à la disposition des conseillers souhaitant en prendre connaissance. L’Union commerciale et la Société LAUCEL ont été condamnées à verser une somme de 3000 € chacune à la Société BOUXDIS au titre des expéditions de l’article 761-1 du code de justice administrative (paiement des frais de justice) ». [p. 2]

http://www.auxonne.fr/conseil-municipal

  VOIR PUNIS, LA CARPE ET LE LAPIN ? - du 8 septembre 2013    

Par sa décision N° 353603 du 23 octobre dernier, le Conseil d’État devait rejeter à leur tour les recours concernant le projet LECLERC de Champagnole (actuellement en construction). Selon les termes de la décision, reproduits ci-dessous, chacun des six requérants devra verser en outre la somme de 1000 € à  la Société CRIDIS, homologue de BOUXDIS au Charmoy.

 « il y a lieu […] de mettre à la charge de la société Distribution Casino France [1], du collectif Citoyens résistants [2],  de l’association du commerce et des services de Champagnole [3],  de la société Rodi [4],  de la société du Trait d’Epine [5],  et de l’association “ avenir et urbanisme à Champagnole et ses environs “[6],  la somme de 1 000 euros chacun à verser à la société Cridis… »

On trouvera l’intégralité de la décision  concernant Champagnole sur :

http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do;jsessionid=2BA9F2876D0044C002B717B066D0D5D0.tpdjo07v_2?oldAction=rechExpJuriAdmin&idTexte=CETATEXT000028110459&fastReqId=306216077&fastPos=41

On trouvera l’intégralité de la décision  concernant Auxonne sur :

http://legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do;jsessionid=61392D9BF54D13412EBBD9410DB50287.tpdjo09v_3?oldAction=rechJuriAdmin&idTexte=CETATEXT000027800640&fastReqId=805870574&fastPos=141

  La voie du recours en Conseil d’État contre les projets LECLERC s’est donc révélée être une voie juridique sans issue, tant à Auxonne qu’à Champagnole.

     En ce qui concerne le cas auxonnais, nous en  avions déjà donné une appréciation dans notre article « Lu en conseil d’état » du 14 août 2013

LU EN CONSEIL D’ETAT- du 14 août 2013

   Pour le cas plus récent de Champagnole, nos lecteurs pourront découvrir avec intérêt les réflexions quelque peu désabusées et inquiètes du Collectif Citoyens résistants dans La Voix du Jura

http://www.voixdujura.fr/champagnole-le-collectif-citoyen-condamne-a-payer-1000-e-a-leclerc-97566.html

   N’étant pas d’humeur, à la suite de cette nouvelle, de prendre le meilleur parti qui est toujours celui d’en rire, nous nous en remettrons pour une fois au talent de Michel Moreau, blogueur champagnolais dont les articles toujours réjouissants, sinon pour Monsieur Clément Pernot, maire de Champagnole, du moins pour les vrais amateurs, nous ont souvent mis du cœur au ventre !

Nous reproduisons donc ici fraternellement et avec grand plaisir, la totalité de son article du 17 novembre dernier en y adjoignant quelques notes entre crochets destinées à faciliter la bonne compréhension du texte par les Auxonnais(es). Ces Auxonnais(es) que j’ai si souvent entendu répéter résignés (ou complices) : « C’est l’pot d’terre contre l’pot d’fer ! 

« La sage décision du Conseil d'Etat

Artificialisation de terres agricoles, surabondance de grandes surfaces, asphyxie du commerce local, anémie du centre ville, recours forcé à la voiture pour remplir l'assiette, gaspillage d'énergie et émission de ces gaz à effet de serre que certains rendent responsables de l'élimination de philippins par milliers, mépris des personnes âgées ou non motorisées...

Tels étaient certains des arguments, jugés à juste titre bien légers, présentés au Conseil d'Etat par un collectif de citoyens résistants opposés à la liberté d'entreprendre, donc au développement de la ville qui les accueille, veille à les distraire [à rapprocher du mot d’ordre de notre maire dans  le dernier Inf’Auxonne « Auxonne, ville festive, Auxonne, ville sportive, Auxonne, ville dynamique »], et prend en charge leur destin.

Ces joyeux rêveurs n'avaient rien compris.

Que la prestigieuse enseigne Leclerc s'intéresse à leur petit coin de territoire relève du miracle. Et le miracle, pas le mirage, se sont ces emplois qui permettront à Champagnole de surfer vers une sortie de crise.

Et quand ils parlent d'artificialisation, ne voient-ils pas que c'est à peine la surface d'un département comme le Jura qui échappe, tous les 10 ans, à l'agro-business, pour être dédiée aux LGV, autoroutes, parkings et autres éco-parcs et aérodromes tellement plus vitaux.

D'ailleurs dans artificialisation ils ne retiennent qu'artifice. Ils ne voient même pas qu'à la racine du mot il y a « art ». Qu'ils contemplent humblement ce bel édifice

  [VOIR notre article CHAMPAGNOLE SAISON 3 - du 29 octobre 2013] qui prend ses aises route de Pontarlier, dont les belles lignes semblent inspir[ées] de l'Oppidum [salle événementielle de Champagnole]. L'aire de repos pour automobiles pourrait un jour, lorsqu'elle sera ombragée, être baptisée Esplanade au nom du Maire sans lequel ne pousserait là qu'herbe à vache ou patates à cochon.

Mais surtout ils n'avaient pas estimé à son juste poids le lourd sacrifice consenti par le Foyer Jurassien [organisme local d’habitat social]. Or celui-ci avait bel et bien sur ce site un beau projet d'habitat social de haute qualité environnementale, qui fut exposé dans le Champamag [l’équivalent de notre Inf’Auxonne] de l'été 2009.

Prenant soudain conscience de la bénédiction que constituait pour Champagnole l'arrivée du géant de la distribution, cette société, 3 semaines à peine après s'être rendue acquéreur du terrain Bully [du nom du propriétaire initial du terrain ], décidait en son CA de le céder à Leclerc au prix défiant toute concurrence de 13 euros le m2. Et ceci au risque de voir s'effondrer la valeur du terrain à bâtir à Champagnole ou d'inciter quelque curieux légaliste à s'interroger sur la cohérence entre cette opération immobilière et ses statuts.

Par chance, notre maire est doté d'une longue vue. Il a prévu, l'évasion fiscale s'inversant à notre profit, le déferlement de hordes d'acheteurs à l'assaut des caddies, puis grouillant dans les vastes allées illuminées, développement durable oblige, par les panneaux solaires de la toiture. Et ces chalands affluant de toutes parts, y-compris d'outre-Jura, finiront d'emplir leurs coffres dans les échoppes du centre. Déjà le prix des pas de porte s'y envole. Il faut d'urgence créer de nouveaux parkings. Les futures friches commerciales rempliront cette nouvelle fonction.

Une pénalité de 1000 euros pour avoir voulu s'opposer au progrès selon St Edouard et Frère Clément [à Auxonne nous dirions plaisamment Frère Raoul], ce n'est vraiment pas cher payé. On pourrait même dire que c'est symbolique. La décision est à la fois bienveillante et ferme. A l'heure où la justice est si laxiste, où une Garde des Sceaux nourrit le noir dessein de tarir les prisons, le Conseil d'Etat est là. De l'Etat il montre qu'il a le Sens.

Amis citoyens résistants, la culture est parfois utile. Les fabulistes, Esope puis la Fontaine, vous avaient prévenus : la raison du plus fort est toujours la meilleure. Et c'est bien ainsi.

Faisons un cauchemar : imaginons l'inverse. Un beau jour l'agneau s'approche de l'onde transparente. Un cruel brochet fuit à toutes nageoires devant un groupuscule d'ablettes.

Le loup qui se désaltère aperçoit l'agneau et s'esquive prudemment, le ventre vide. Le bambin de maternelle terrorise le professeur des écoles. L'épicier du coin fait fermer la grande surface. La PME paye moins d'impôts que la multinationale, François Hollande terrasse les paradis fiscaux. La politique prend le pas sur la finance. Nos élus ne font plus d'affaires. Au secours ! La morale citoyenne l'emporte. Le chaos menace. Ces citoyens résistants apprendront la leçon. Sur le ring le poids plume n'affronte pas le lourd. David humiliant Goliath : une fable subversive dans un sacré bouquin dont il ne faudrait pas faire votre Bible.

Michel Moreau »   

http://michel-moreau.over-blog.com/

Heureusement pour nous, même s’il se heurte au mur de l’argent, même s’il tombe souvent dans les subtiles chicanes du parcours du combattant juridique, l’humour, au bout du compte, se relève toujours et c’est en frondant que le petit David finit par abattre le gros Goliath au front de taureau !

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 novembre 2013  (J+1801 après le vote négatif fondateur)

 

VOIR LU EN CONSEIL D’ETAT- du 14 août 2013

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 00:00

 ÉPISODE N° 39 : « AU SERGENT DE WATERLOO » - du 20 novembre 2013 (J+1799  après le vote négatif fondateur) 

     Notre feuilleton est de mieux en mieux accueilli dans tous les foyers. Dommage que notre publication présente un petit défaut : étant virtuelle, elle ne peut emballer que ses lecteurs ! Ce n’est pas très grave après tout, les prospectus emballeront le reste, ainsi que les feuilles gratuites, ces fourre-tout bigarrés où se côtoient pêle-mêle, le poêle à mazout d’occasion, le Philémon en quête de   sa Baucis, la pomme de pays en mal d’acheteur, l’amateur en quête de noix, sans oublier le notable local en quête de voix !       

    Dans cette 39ème livraison, qui porte le numéro d’un département cher à certains, nous sommes heureux d’offrir à tous les « rêveurs de Charmoy » le gîte d’étape prestigieux pour un hébergement lucratif de leurs hôtes touristes, que leur promettait, dès mai 2009, et sur papier glacé s’il-vous-plaît,  le « Guide du Roublard au Charmoy » !  

    Les « rêveurs de Charmoy »  kézaco ? Nous désignons ainsi les gros bataillons du OUI en jaune-fluo de juin 2010 qui croient encore dur comme fer à l’Hyper-Cocagne qu’on leur a promise là-haut.  

    Sous l’enseigne prestigieuse « Au Sergent de Waterloo », enseigne dont le vocable conjugue opportunément la légende hugolienne et la geste impériale, les époux Thénardier, dont la réputation n’est plus à faire, accueilleront donc bientôt : séminaires, colloques, noces et banquets en tout genre, sans oublier bien entendu, en classe touriste, la grande armée des autocaristes.  

  « Au Sergent de Waterloo », à l’échelle d’un siècle qui monte,  le pôle de convivialité qui gagne !C’est-y pas du dynamisme, ça ?!

 39 - Au Sergent de Waterloo

   N.D.L.R. : Cette œuvre étant de pure fiction, toute ressemblance avec des personnes existantes doit être considérée comme fortuite.  

      Il est néanmoins possible que l’auteur ait jugé bon de s’inspirer librement de certains faits réels en relation avec la zone du Charmoy.                                                                                                   

Couverture album C.H.FEUILLETER L’ALBUM 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 novembre 2013  (J+1799 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Feuilleton 1
18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 00:00

UN CLIN D’OEIL FRANCISCAIN AU CHARMOY – 18 novembre 2013 (J+1797 après le vote négatif fondateur)

 

   Dans notre précédent article du 16, il était question de « souhait exaucé » ou plus exactement « exhaussé ». Malgré leur consonance, les deux termes sont pourtant radicalement différents,  car si le terme « exaucé » évoque encore pour beaucoup de personnes, au-delà d’une satisfaction triviale de désirs matériels, un idéal spirituel, il n’en est pas de même d’« exhaussé »  qui ne désigne plus de nos jours qu’une très prosaïque surélévation.

 

   Notre article d’aujourd’hui se situera résolument dans le registre de l’exaucement plutôt que dans celui de l’exhaussement.

 

    Cher lecteur nous devons te confier au préalable la sympathie admirative que nous éprouvons pour la figure de Saint-François d’Assises, tellement d’actualité, et d’ailleurs déjà présente dans notre blog

 

 Article SAINT- FRANÇOIS AU CHARMOY du 02 février 2012 

Et c’est un  petit clin d’œil, que François nous envoie aujourd’hui par des voies inattendues !

 

En effet, un miracle, si discret qu’il a dû rester inaperçu, est survenu… en page 34 du rapport d’enquête sur le Charmoy. En voici les preuves matérielles :

 

 [p.34]- « Mme THIVILLIERS-MANET porte sur le registre une observation par laquelle elle juge que le projet « comporte une construction excessive et incontrôlable » et qu’il pousse à la consommation comme « moteur pour stimuler la sortie de crise ». Elle ajoute « Ce choix nous éloigne de la solidarité « obligatoire » pour apprendre à vivre ensemble ».

 

Observation du commissaire enquêteur :

 

Mme THIVILLIERS-MANET a inscrit et signé seule l’observation précitée tout en ajoutant à la suite de son nom celui de Mme Sainte Colette. Celle-ci n’étant pas présente au moment de la rédaction de l’observation et ne l’ayant pas signée, seule la contribution de Mme THIVILLIERS-MANET est prise en compte par le commissaire enquêteur ».

 

   Nous saluons d’abord ici Chantal Thivilliers et son observation porteuse de valeurs de mesure,  de modération frugale, de solidarité et de partage, toutes franciscaines.

 

      Mais qui aurait pensé trouver, dans un très rationnel rapport, un autre clin d’œil inattendu aux idéaux franciscains, tellement opposés au consumérisme effréné et destructeur de notre civilisation hypermatérialiste.  Et ce clin d’œil, c’est l’irruption de « Mme Sainte Colette » qui, même si elle n’était « pas présente au moment de la rédaction »  apparaît à point nommé, comme pour approuver l’observation pleine de sagesse de Chantal Thivilliers.

 

     Rappelons que Sainte Colette, « Cette petite fille de Picardie » c’est ainsi que la désigne Daniel Rops dans sa préface à «Rayonnement de Sainte Colette » de Joseph Goulven (Paris, La Colombe, 1952) née en 1381 à Corbie (dans l’actuel département de la Somme), d’une mère sexagénaire, fut l’émule de Sainte Claire et de Saint François et fonda dans sa jeunesse un couvent à Auxonne sur l’emplacement de l’actuel hôpital.  Sa mémoire est honorée à Auxonne par une rue éponyme.

 

     Inf’Auxonne N° 38 d’octobre 2012 consacrait d’ailleurs un article à cette rue en dernière page. Il y est dit en particulier que « Colette avait des projets pour Auxonne car « les habitants lui paraissaient francs, généreux, doux, polis, aux allures vives et fières » ».

 

    De nos jours, c’est un autre enfant de Picardie, un « homme venu de la Somme » (Cf. Pays dolois N° 149)  qui a conçu des projets pour Auxonne, mais,  autres temps, autres mœurs, ces projets s’expriment à présent en termes d’« attentes d’une grande majorité de consommateurs de plus d’offre », d’ «apport d’une nouvelle clientèle extérieure qui viendra consommer sur notre territoire», de « source de recettes fiscales » (Cf. Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009). Notre rêve franciscain s’achève !

 

 ARRIVEE DE STE COLETTE

C. S. Rédacteur deChantecler,

Auxonne, le 18 novembre 2013  (J+1797 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 00:00

PROJETS EN HAUSSE ? – 16 novembre 2013 (J+1795 après le vote négatif fondateur)    

 À en croire la presse locale, le niveau est en hausse…

     Le Bien Public d’hier, 15, titrait en effet en page 4 du cahier local, à propos de « La nouvelle salle de sport [qui] va enfin sortir de terre » à Auxonne : « Un souhait exhaussé [sic] »   

    Convient-il de lire ce titre  au second degré, et en déduire l’annonce de l’adjonction d’un étage supplémentaire au projet ou, plus modestement sans doute, recommander l’usage d’un dictionnaire orthographique ?

     Bon enfant, nous envisagerons la première lecture, mais une question se pose alors : sur quel fonds, sur quelle réserve parlementaire financera-t-on l’ascenseur, non prévu initialement ?  

    Avec un peu d’entregent et d’imagination, nos édiles finiront bien par y pourvoir !  

       Une question nous préoccupe cependant : le « souhait exhaussé » de la nouvelle salle des sports n’est-il pas l’indice  d’un « exhaussement souhaité » et donc, d’une hausse généralisée et d’une surenchère des projets locaux ? Et surtout, dans cette hypothèse, le vœu d’un projet d’hyper au Charmoy, en voie d’être exaucé, pourrait-il à son tour être revu à la hausse ?  

     À toutes fins utiles nous en avons donc envisagé le scénario possible qui pourrait se dérouler, sous toutes réserves, et sur le modèle d’une précédente « campagne »,  selon le schéma suivant :    

      Nos élus devraient tout d’abord répondre NON à la question « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 10 000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? »    

   Suivrait alors une courte période de « messe basse » ou de haute « discrétion », à l’issue de laquelle, on hausserait enfin le ton par l’annonce tapageuse d’un projet de 35 000 m².   

    Le projet pourrait alors susciter divers remous,   haussements d’épaules, haut-le-corps et même  haut-le-cœur (de ville), avant de connaître quelques déboires et avatars en haut lieu, avatars aux termes desquels la population serait enfin démocratiquement consultée.    

   Au préalable, on aurait bien pris la précaution, tout en haussant le ton, sans vraiment élever le débat, de faire descendre de Haute-Saône quelques colis d’affiches OUI hautes en couleur. Les dites affiches, grimpant et se haussant sur tous les murs par la motivation en hausse de colleurs associatifs bénévoles, auraient alors pour vertu de hausser le score escompté par les metteurs en scène du spectacle. Les vœux de ces derniers ne manqueraient pas enfin d’être exaucés grâce à une participation en hausse par rapport aux Européennes ! Pour une fois la participation serait en hausse, bien que la démocratie soit en solde !       

La suite, vous la connaissez : on se hausse jusqu’à Paris où les hautes instances, pour finir, exaucent !

 

Exhausse-nous

C. S. Rédacteur de Chantecler,

 Auxonne, le 16 novembre 2013  (J+1795 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 00:00

   CHARMOY : CE QUI RESTE ENCORE À ÉCLAIRCIR – 15 novembre 2013 (J+1794 après le vote négatif fondateur)      

  Cet article fait suite à notre article du 13 dernier et vient le compléter comme prévu.   

   Un certain nombre de points concernant la genèse et l’évolution du projet, sont en effet restés sans réponse dans le rapport du commissaire-enquêteur. Nous ne pouvons lui en faire grief car il est évident que leur examen n’était pas de son ressort.   

   Comme nous l’avons dit précédemment, « si le commissaire-enquêteur, conformément à sa mission, s’en est tenu à des critères de légalité, nous avons souhaité, pour notre compte, envisager aussi les critères de sincérité et de légitimité ».    

    Des formulations ambiguës voire trompeuses, des réinterprétations ad hoc, une « discrétion » de conspirateur, des silences coupables, une paresse intellectuelle fort répandue, tels sont les facteurs, au plan local, qui laisseront pour longtemps  planer les doutes sur la genèse du projet. Nous nous en tiendrons là, renonçant à présent à démêler les arcanes des arrêts des instances de décision supérieures qui ont donné à ce projet mal né leurs caution et validation légales.    

    Reprenons d’abord, avec la naissance du projet, la question du vote du 17 décembre 2008.    

   Ne fallait-il pas vraiment marcher sur la tête pour initier un projet par un vote négatif, s’étant déroulé au surplus dans des conditions d’ambiance désastreuses ?

    Nous conseillons vivement la relecture du procès-verbal de la séance du17 décembre 2008 certes ardue voire absconse, mais ô combien éloquente…  

http://www.auxonne.fr/conseil-municipal

         Fleuron sémantique brochant sur le tout, la question mise aux voix, aussi obscure elle-même que sa réponse négative, avait-elle encore besoin d’être comiquement entortillée sur le mode du fameux « belle marquise vos beaux yeux d’amour mourir me font» du Bourgeois gentilhomme (Acte II, Scène IV) passant de la formulation : « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? » effectivement mise aux voix et figurant dans le procès-verbal de la séance du conseil, jamais remis en cause et approuvé unanimement à part une abstention, à cette autre formulation, plus propre aux réinterprétations ultérieures : « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m² sur la zone du Charmoy ? »,  transmise au préfet dans la délibération n° 2008-255 ?  

     Passons à présent à la fameuse consultation de juin 2010, intervenant alors que les terrains sont déjà investis par un promoteur ayant déjà les plans d’un hypermarché de 3500 m² dans ses cartons comme le démontrent de façon évidente le texte et les plans détaillés des pages 77 et 78 de l’étude d’impact soumise à l’enquête publique de septembre dernier.   

      Était-il vraiment loyal et compétent de la part de la mairie d’appeler alors tous les électeurs au vote par un courrier officiel annonçant, écrit noir sur blanc, un projet de « supermarché à dominante non alimentaire », entité surréaliste et hors-norme qui camouflait en réalité un hypermarché ?   

    Qu’en-est-il enfin de ces centaines d’affiches imprimées, comme par hasard, à LURE, et qui couvrirent en affichage sauvage les murs de la commune ? Qui les commanda et qui les paya ? On attend toujours la réponse.    

     Qui les colla, on le sait déjà, entre autres les tâcherons d’une association ad hoc aussi vite née qu’évanouie !   

    Péchés de jeunesse, me direz-vous, d’un projet qui a reçu maintenant tous les sacrements des instances officielles et qui ne manquera pas de dynamiter le centre-ville. Excusez du lapsus, vous qui n’en n’êtes plus à un lapsus près !

    Et puis, c’est NKM qui va pleurer, non, parce que le 31 janvier 2011, étant dans nos murs, elle reçut en hommage… vos oignons, mais en raison de l’aboutissement probable de vos projets au Charmoy, car elle déclarait, pour son compte, lors d’un discours tenu le 29 septembre 2011 au 7ème Forum ENSEMBLE 91 organisé par le STP 91 à Avrainville :    

« … c’est pas la peine d’avoir pris des champs pour aller construire de grands hypers et un jour se retrouver avec là-dessus les mêmes problèmes qu’on a déjà sur nos terrains pollués ! »   

Article UN HÉRITAGE AUX P’TITS OIGNONS  du 6 août 2012   

Postscriptum : Un peu en marge de notre sujet, mais toujours en relation avec  le climat préélectoral actuel.

    Récemment, Hebdo 39 N° 85 du 28 octobre dernier titrait en page 4 : « Auxonne : Raoul Langlois, candidat à sa propre succession ». Aujourd’hui, mesure pour mesure, Hebdo 39 N° 87 du 12 novembre titre en page 4 : « Auxonne : Jacques-François Coiquil se porte candidat à  la mairie ». Le « challenger du maire sortant » souhaite « Que le cœur de ville rayonne enfin et ne soit plus gris et terne comme il l’est actuellement…Car cette grisaille ambiante ne donne pas envie de voir les commerces. ». Il pense aussi qu’Auxonne peut «réussir à devenir une terre d’accueil pour les entreprises ».  

      Nous savons qu’Auxonne sera sans doute bientôt la « terre d’accueil » d’un hypermarché Leclerc. Cette arrivée fera-t-elle « Que le cœur de ville rayonne » et donnera-t-elle « envie de voir les commerces » de ce « cœur de ville » ? Nous en doutons. Dans l’article cité, Monsieur Coiquil n’aborde pas la question.  

    Elle était abordée pourtant dans un texte mis sur facebook par Monsieur Coiquil, le 10 juillet 2012. Dans ce texte, nous avons relevé le passage suivant à propos du projet Leclerc au Charmoy : « C'est un choix de l'équipe municipale, qui va certes dans le sens des habitants de notre commune [souligné par nous] »

    « Choix de l'équipe municipale », certes, exprimé toutefois paradoxalement par le vote négatif du 17 décembre 2008 ! Mais l’affirmation, selon laquelle ce choix irait « dans le sens des habitants de notre commune » mériterait tout de même d’être nuancée, la lecture du rapport de l’enquête publique en témoigne. On y lira ainsi en page 11 : « malgré une opposition vive entre tenants et opposants au projet, marquée par une très forte participation du public, l’enquête s’est déroulée sereinement dans de très bonnes conditions ».  

   En juillet 2012, Monsieur Coiquil fondait sans doute son appréciation sur les résultats proclamés de la consultation de juin 2010, mais, on est fondé à penser qu’il  révisera ce jugement hâtif quand l’un de ses colistiers, membre d’ « Auxonne citoyen » lui rappellera qu’« Auxonne citoyen », dénonçant les conditions de cette « consultation » très démocratique de juin 2010, avait aussi déposé plainte contre la campagne d’affichage sauvage en jaune-fluo menée lors de la campagne. De cette plainte s’en suivit d’ailleurs une enquête de gendarmerie diligentée par le  Procureur de la République, au cours de laquelle je fus moi-même entendu comme « victime », renonçant, pour ma part, à porter plainte contre des agissements plus clownesques que délictueux. On attendra longtemps les conclusions de cette enquête !   

http://auxonnecitoyen.canalblog.com/archives/2010/06/index.html

   

Hyper-scrutins   

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 15 novembre 2013  (J+1794 après le vote négatif fondateur)

 

 

 

 

 

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 00:00

L’ÉCHO DE NOS CONTRIBUTIONS DANS LE RAPPORT– 13 novembre 2013 (J+1792 après le vote négatif fondateur)

 Nos lecteurs auront pu constater que nous étions largement intervenu lors de l’enquête publique relative à la zone du Charmoy. Cette enquête constituait en effet pour nous l’ultime opportunité de faire entendre publiquement nos griefs, non tant contre le projet lui-même, que contre la manière critiquable dont il avait été amené, puis imposé.

   Du 4 au 27 septembre dernier, nous avons donc transmis 8 courriers au commissaire-enquêteur. Hormis le premier, qui était une lettre de présentation générale, tous ont été publiés sur notre blog sous le titre « Éléments pour une enquête publique ».

  Chacun de ces  7 « Éléments pour une enquête publique » abordait un thème particulier.

    Les 4 premiers, évoquant pour mémoire et de façon générale, la genèse du projet, traitaient successivement : du vote du 17 décembre 2008 et de ses conséquences, du caractère « discret » des opérations foncières, de la concertation autour du projet, de la consultation de juin 2010. Ils ont été publiés selon le calendrier qui suit :

4 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (1)

9 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (2)

12 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (3)

15 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (4)

    Les 3 suivants, mieux adaptés au cadre et au style de l’enquête, concernaient plus spécifiquement des questions relatives au dossier du projet : transports collectifs, trafic routier, absence de station-service. Ils ont été publiés selon le calendrier qui suit :

18 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (5)

21 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (6)

27 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (7)

     Nous avons pu constater que le rapport du commissaire-enquêteur consacrait une large place à toutes nos interventions. Nous avons souhaité en rendre compte ici de façon accessible pour le lecteur. À cette fin, nous avons adopté le schéma suivant

 

MODE D’EMPLOI

  À la suite du lien permettant d’accéder à chacune de nos sept interventions, le lecteur disposera d’un autre lien avec le PDF correspondant à la prise en compte de  cette intervention dans le rapport, selon le schéma suivant :

4 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (1)

PDF RAPPORT (1)

  Nous devons préciser que les éléments de prise en compte de chacune de nos interventions dans le rapport original et ses conclusions se répartissent entre diverses pages dans chacune des 3 parties suivantes du rapport :

Partie 1 : « IV – Observations du public » (pp. 22 à 37)

Partie 2 : « V - Analyse des observations formulées et des réponses du maître d’ouvrage -appréciations du commissaire enquêteur » (pp. 38 à 87)

Partie 3 : « CONCLUSIONS ET AVIS MOTIVE DU COMMISSAIRE ENQUETEUR » (pp. 88 à 97)

Dans la construction de chacun des PDF relatifs aux extraits du rapport, nous avons donc adopté ce même plan en 3 parties. Dans un souci de précision, la position de chacune des citations du rapport a été précisée  en référence à la pagination du rapport original.  

Il se peut qu’en raison de la structure du rapport, certains PDF se recoupent ou se répètent. Dans certains cas, enfin, les extraits du rapport cités s’appliquent non seulement à nos propres observations, mais aussi à d’autres observations de même nature.

 Nous invitons à présent nos lecteurs qui le souhaitent à prendre connaissance de nos interventions et de l’écho qu’elles ont eu, parfois conjointement avec d’autres, dans le rapport.

 

4 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (1)

PDF RAPPORT (1)

9 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (2)

PDF RAPPORT (2)

12 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (3)

PDF RAPPORT (3)

15 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (4)

PDF RAPPORT (4)     

18 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (5)

PDF RAPPORT (5)

21 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (6)      

PDF RAPPORT (6)

27 septembre 2013 : Éléments pour une enquête publique (7)

PDF RAPPORT (7)

 

Pour clore cette série relative à l’enquête publique, il nous restera, dans un prochain article, à recenser et à rappeler les quelques points de ces contributions qui, sortant de la compétence du commissaire-enquêteur ou du cadre strict de l’enquête, n’ont pas été clairement pris en compte dans le bilan du commissaire-enquêteur, mais dont le caractère problématique ne subsiste pas moins. Si le commissaire-enquêteur, conformément à sa mission, s’en est tenu à des critères de légalité, nous avons souhaité aussi envisager les critères de sincérité et de légitimité.

C. S. Rédacteur deChantecler,

Auxonne, le 13 novembre 2013  (J+1792 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Documents