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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
  • Auxonne, environnement, actualité, hypermarché, grande distribution, société

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 00:00

HYPER-CALIBRE - du 18 février 2014 (J+1889 après le vote négatif fondateur)

  C’est un hyper-calibre, un gros poisson que Claudi vient de pêcher dans la valise de l’oncle Seppi de Rouffach près de Colmar. Du lourd !

   Cet hyper-calibre, c’est la Grosse Bertha, « die dicke Bertha », du nom de Bertha Krupp (1886-1957). Le nom de cette maîtresse femme, pourtant jeune et jolie à l’époque (voir notre illustration) et qui n’avait rien d’un pesant mastodonte, passa ainsi à la postérité de façon bizarre. On  le doit à l’initiative du professeur Rausenberger, directeur de la section technique de la célèbre firme d’armement Krupp, qui, en l’honneur de sa patronne, marchande de canons, baptisa du nom de Bertha, un énorme mortier de 420 mm, engin tirant des obus de près d’une tonne et, lui-même, cent fois plus lourd.

     En matière de grande distribution d’obus,  ce canon se révélait être au canon de campagne, ce que l’hypermarché est à l’épicerie du coin. Il permit en particulier l’anéantissement des forts de Liège qui sautèrent comme des bouchons sous son feu redoutable. La Belgique fut envahie, on connaît la suite.

     La composition du jour de Claudi nous montre la mise en batterie du terrible engin. En ce temps d’épreuve, les inénarrables cheminées du centre ville en tremblaient déjà. Il est vrai que la voix du canon, par son terrible écho, était à elle seule capable d’en abattre plus d’une. Les déjections canines se faisaient rares car les chiens allaient la queue basse et pressentaient le cataclysme. Chacun préconisait des mesures pour préserver le centre ville et son parc d’artillerie légère. Un peu tard, sans doute… L’heure était grave…

   Voulant préserver le moral de nos lecteurs/trices nous avons prié Claudi d’interrompre ses investigations dans la valise de l’oncle Seppi de Rouffach près de Colmar et de fermer sur cette image son album du centenaire. Et pourtant Bertha, comme tu étais séduisante, avec ton beau sourire un tantinet commercial, comme tu as su les enjôler, même si la télé n’existait pas encore !  Mais ton hyper-artillerie lourde défiant toute concurrence, elle, ne rigolait pas !

   En mémoire des forts de Liège, qui sautèrent comme des bouchons, nous n’irons pas pendre notre linge sur la ligne Siegfried, mais, plus sagement, déguster un café-liégeois en promo à la cafet’ du Charmoy ! Ye ! very very nice !

 Grosse Bertha portrait          

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 février 2014  (J+1889 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Visions d'histoire
16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 00:00

TERRITOIRE CONQUIS - du 16 février 2014 (J+1887 après le vote négatif fondateur)

     Claudi est toujours dans sa tranchée, et avec lui les uhlans sortis de la valise de l’oncle Seppi de Rouffach près de Colmar. Ils sabraient naguère le Champagne envoyé par le Kronprinz de son Q.G. de Colmar, les voilà à présent les pieds dans l’eau, sur les caillebotis de la tranchée.  Les meilleurs d’entre eux planent dans les airs, non, rassurez-vous, ils ne sont pas morts, du moins pas encore, les voilà devenus aviateurs ! C’est le cas du Rittmeister Gustav von und zu LÜR dont on voit l’appareil sur notre illustration du jour. Malgré son long séjour dans la valise de l’oncle Seppi de Rouffach près de Colmar, le Rittmeister Gustav von und zu LÜR a réussi à décoller pour notre bonheur !

   Après le coup de maître des reconnaissances discrètes, la carte postale d’aujourd’hui résume la longue lutte d’usure où chacun campe sur ses positions, les années ponctuées d’offensives et de coups d’arrêt, les nouveaux plans  échafaudés par les traîneurs de sabre des états-majors. « Partir au feu », au bout du compte, ce n’est pas une mince affaire, et « la guerre fraîche et joyeuse » ne sera jamais qu’un bon mot du Kronprinz.

    En attendant, dans le ciel, le  Rittmeister Gustav von und zu LÜR se la pète aux commandes de son Taube. Après les recos, il fait aujourd’hui dans la com : largage de tracts. À l’instant du cliché il était au-dessus des lignes.  Dans trois minutes il survolera les vieux toits et les inénarrables cheminées et c’est là qu’il balancera le gros paquet de sa cargaison jaune-fluo, égayant la bourgade grise et déprimée pataugeant dans les déjections canines ! Le  Rittmeister Gustav von und zu LÜR est en verve, balancer des confettis jaune-fluo aux frais du  Kronprinz, c’est plus fun que de moisir dans la tranchée ! Alors, mâchonnant son bâton de réglisse, il fredonne une vieille marche. Rantanplan-ture-LÜR !

    Dans un coin du 2ème bureau, un colonel de la propagande a jugé qu’en rapport qualité-prix, le tract jaune-fluo était plus efficace que l’obus de 77 ! Et il a eu raison ! Sous l’averse colorée, vibrant sur la même longueur d’onde que les papiers tombés du ciel, voilà la population galvanisée et mobilisée EN MASSE, comme au printemps l’abeille vers le champ de colza en fleur ( le pot de miel n’est pas garanti et le billet de retour n’est pas compris dans le tarif du voyage) !

      Le  Rittmeister Gustav von und zu LÜR exulte, il manque même avaler son bâton de réglisse. Rantanplan-ture-LÜR ! Au casino, ce soir, il va pouvoir faire la nique à Manfred, Manfred Von Richthofen, vous connaissez, le Baron rouge, le héros au grand cœur qui a peint son avion en rouge. Demain, avec l’aide de son mécano, Gustav tapissera son Taube en jaune-fluo avec le reliquat de l’opération !

     Au Q.G. de Colmar, loin de ces enfantillages on s’occupe de choses sérieuses. Le colonel de la propagande finit de tailler méticuleusement son crayon jaune-fluo. Sous le regard songeur du Kronprinz qui a d’autres chats à fouetter, méthodiquement, sur la grande carte, il hachure la zone : « Territoire conquis, Ihre Hoheit ! Je vous l’avais promis Ihre Hoheit, notre jaune-fluo a fait merveille ! »

 Taube au-dessus des lignes      

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 16 février 2014  (J+1887 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Visions d'histoire
15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 00:00

TOISON D’OR - du 15 février 2014 (J+1886 après le vote négatif fondateur)

  

  À titre de bref intermède dans notre  grand cycle du Charmoy, nous voudrions faire partager à nos fidèles lecteurs/trices nos impressions concernant le spectacle « Monstre-moi » présenté hier soir dans notre salle événementielle par la Ville d’Auxonne et Le Turlupin en présence de Monsieur le Maire et Monsieur le Conseiller général. Ce « one women show » très physique et d’une grande intensité dramatique était mis en scène et interprété par Catherine Gourdon qui a tenu son public en haleine une heure durant, mêlant  le tendre et le violent, le pathétique et le trivial.

     « Monstre-moi », c’est un monstre qui se montre, déclinant dans l’outrance toute la palette des passions féminines. « Monstre-moi » c’est la passion de Médée réduite à l’os, démontrée avec une grande économie de moyens et une grande hardiesse dans les artifices de scène. En ouverture, la mère trompée et jalouse est seule sur scène, en grande robe blanche et perruque apprêtée, en proie à l’agitation, ses deux fils, elle va les « pondre » littéralement devant nous, et dans les affres : ce sont deux melons d’Espagne rugbyformes. Contemplant amoureusement son œuvre déposée sur l’unique chaise de la scène, la génitrice fredonne un chant de Noël : « Il est né… ». Ma voisine, une adolescente, laisse alors échapper : « Elle va les couver ! ». Pas trop ! Cette Médée-poule, rageant contre son mari Jason et sa poule Créuse, lève bientôt le masque : bas la perruque, de laquelle surgit l’opulente chevelure en désordre d’une folle ; aux orties, la robe pleine de candeur, la furie se dévoile dans le simple appareil d’une lingerie noire.

     La vengeance est à présent en marche, provocante, impudique, à califourchon sur la chaise : Tartuffe redoute d’entrevoir une toison qui ne serait pas d’or. Mort à Créuse, la putain !  Créuse,  c’est la fille de Créon roi de Corinthe, que Jason a décidé d’épouser, délaissant Médée qui lui a tout sacrifié. L’empoisonnement de Créuse par la tunique magique est habilement transposé dans une scène fumante où l’on voit la flamme dévorer la photo de la pin-up Créuse représentée sur un tract à l’en-tête de la Ville de Corinthe. Un tract, je vous le jure, dont la vue m’a fait penser irrésistiblement à ceux que nous commençons à recevoir depuis quelque temps dans nos boîtes à lettres. Excusez le rapprochement, nos passions électorales auxonnaises n’ont pas encore rejoint les grands mythes et, chez nous, la Toison d’Or, n’est tout au plus qu’un grand centre commercial dont certains rêvent pour le Charmoy et Corinthe une « marque » de raisins.

    Chez Médée, la passion et confusion des sentiments est renforcée par la confusion du langage qui prend des tonalités ibériques. La gestuelle s’accorde avec ces variations et débouche tantôt sur un paso doble irrésistible, tantôt sur une douce berceuse catalane (?) où la furieuse apaisée berce ses deux melons. À propos des melons rugbyformes, les postures de l’actrice promenant ses deux fruits chéris sur son corps peuvent rappeler, version féminine, certaines photos d’un célèbre calendrier. Question de genre ! Mauvais diront certains.

     Le spectacle tire à sa fin et les fistons vont être sacrifiés sur l’autel de la vengeance. Rouge et noir ! Les lumières de la scène rougeoient, les melons explosent en giclant sur la scène, projetés par la démente échevelée en nez rouge et lingerie noire qui les piétine, tiaf ! tiaf !, s’y vautre et pour finir les dévore et les régurgite dans une scène qui évoque irrésistiblement le Saturne dévorant ses enfants de Goya.

     C’est fini, tout est consommé, au propre comme au figuré, Médée retire son nez rouge, redevient humaine et salue l’assistance médusée en annonçant qu’elle va prendre une douche.

  Une clownerie pour le moins tragique et qui aura sans doute été diversement appréciée. À notre sens un spectacle roboratif et délibérément provocant. Toutes mes excuses pour finir : Claudi, toujours dans sa tranchée n’a pas voulu me dessiner une Médée !

 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 15 février 2014  (J+1886 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Culture
14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 00:00

RECONNAISSANCES DISCRÈTES - du 14 février 2014 (J+1885 après le vote négatif fondateur)

    Comme vous le savez, notre ami Claudi ne sort plus de sa tranchée depuis qu’il a ouvert la valise de son oncle Seppi de Rouffach près de Colmar. Il doit honorer ses commandes pour le centenaire et, pour le moment, c’est le coup de bourre ! Tout le monde voudrait bien pouvoir en dire autant.

    Cependant, notre Claudi étant très pris (non, contrairement à certaines rumeurs, il n’est pas sur la liste du Bürgermeister de Krähwinkel !), il va falloir faire avec et adapter notre plume aux images disponibles. Celles de l’invasion 14 !

    Comme vous le savez, toute maladie a ses symptômes, et l’invasion, maladie s’il en est, n’échappe pas à la règle. Une invasion, ça s’annonce d’abord par des reconnaissances discrètes, juste un rideau de cavalerie, loin devant les avant-gardes. Le uhlan est particulièrement adapté à cette tâche. Non, le uhlan n’est pas une espèce de hibou ou de vieille chouette ! C’est un lancier coiffé d’un casque à plateau carré très typique. Trop abstrait ! Vous voulez un exemple parlant. Eh bien, tenez, Eric Von Stroheim dans La grande illusion, c’en était un, de uhlan. Comme il était moderne, il a d’abord troqué son cheval contre un avion et comme il cassait souvent du bois et qu’en conséquence il était cassé de partout, il a renoncé à décoller. Adieu reconnaissances discrètes ! Bonjour  minerve et corset ! Pour finir on l’a envoyé dans une forteresse  planter des géraniums et surveiller Jean Gabin et Pierre Fresnay. Vous me direz, tout ça, c’est du cinéma ! N’empêche que les uhlans ça existe !

  Vous voulez des preuves, en voilà ! Claudi vient justement de sortir tout un peloton de uhlans de la valise de l’oncle Seppi de Rouffach près de Colmar.

    Les uhlans, je le sais, vous n’en avez rien à cirer, même s’ils ont des bottes ! Vous avez tort pourtant, persifleurs, car ces uhlans-là, ils tombent à pic, même s’ils n’ont pas de casques à pointe !

     Idée de manœuvre  du Rittmeister Von Clausewitz : 1ère phase, j’envoie fissa mes uhlans en reconnaissance discrète au Charmoy ; 2ème phase, en moins de deux, ils s’assurent la maîtrise de la zone ; 3ème phase, la nouvelle remonte jusqu’au Corps d’Armée et le Kronprinz, de son Q.G. de Colmar, leur envoie une dépêche spéciale de félicitations, une caisse de Champagne, et une boîte à cigares remplie de croix de fer !

   Je sais, je sais, cette histoire, il vous semble déjà l’avoir entendue, elle vous dit vraiment quelque chose, mais l’histoire n’est-elle pas un éternel recommencement ?

   Oui, un éternel recommencement, comme l’amour, et particulièrement l’amour à succursales multiples. Rejoignons le Kronprinz dans son Q.G. de Colmar. Avisant son aide de camp Rodolf qui range méticuleusement les croix de fer dans la grosse boîte de Kaisers Habana avec la grande étiquette dorée à moustaches, il triture nerveusement son stick et ordonne impérieux : « Rodolf, c’est la Saint-Valentin aujourd’hui, pensez plutôt aux réquisitions chez les fleuristes, nous avons d’autres conquêtes à soutenir et d’autres chats à fouetter ! » « Zu  Befehl ! Ihre Hoheit ! »

Patrouilles discrètes de uhlans

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 14 février 2014  (J+1885 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Visions d'histoire
12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 00:00

UN PANNEAU DANS LA CAMPAGNE - du 12 février 2014 (J+1883 après le vote négatif fondateur)

    On en parlait (voir notre article du 10 courant), le voilà ! Cloué sur son échafaud de charpente, il a surgi dans la campagne sur les champs désormais en friche, le panneau !

    Un panneau qui annonce : « ICI prochainement OUVERTURE d’un centre E. LECLERC. Création de 90 emplois »

    Certes, ce n’est pas nouveau, il y a cinq ans ou presque, souvenez-vous, le 26 mars 2009 précisément, Le Bien Public titrait déjà : « LECLERC ARRIVE AVEC 250 EMPLOIS D’ICI 24 MOIS »

  Bien qu’on ait réduit sa voilure et qu’il s’annonce avec pas mal de retard, le projet pourrait peser dans une campagne, dont tout montre qu’elle est à présent démarrée. Le groupe municipal porteur du projet, jusqu’à présent très discret, pourrait donc mettre à profit opportunément cet affichage explicite pour entrer en scène.

    Rappelons que le projet actuel ne concerne que 4 hectares environ de la zone du Charmoy et qu’aucun élu, quel qu’il soit, ne pourra le modifier ou l’infléchir compte tenu de son état d’avancement, des habilitations administratives qu’il a reçues ainsi que du respect le plus élémentaire du droit de propriété et du droit d’entreprendre.

    Ce qu’il importe pourtant de préciser, c’est que la ZAE du Charmoy,  que l’on confond trop souvent à tort – et pour cause ! –  avec le projet LECLERC, dépasse de loin ces 4 hectares et que ce sont 19 hectares de cette ZAE que la municipalité sortante, en 2009, avait initialement concédé au Groupe Leclerc (Cf. Inf’Auxonne N° 25 p. 2).

   Le sort de 4 hectares est à présent scellé, mais : 19 moins 4 égale 15. Alors, quid des 15 hectares restants ? Voilà la  vraie question à l’ordre du jour  pour éviter de tomber encore une fois dans le panneau !

   Il est urgent de ne pas rejouer un remake encore pire  d’un scénario précédent pourtant déjà  calamiteux. Rappelons en gros ce scénario : un vote NON qui devient OUI, des prospections DISCRÈTES et, cerise sur le gâteau, après deux refus des commissions, et pour contester ceux-ci, une consultation ad hoc après coup sur un projet déjà bouclé !  

 Panneau 3        

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 février 2014  (J+1883 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Brèves
10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 00:00

À LA VEILLE D’UN GRAND CHANTIER - du 10 février 2014 (J+1881après le vote négatif fondateur)

    Les rumeurs vont bon train à propos du Charmoy. Selon certains, l’installation du grand panneau d’ouverture du chantier serait désormais imminente. D’autres affirment encore avoir vu des piquetages. Tel autre, jure avoir reconnu un caterpillar jaune-fluo au crépuscule dans les hautes herbes.

     Bref, chacun dit la sienne, ou presque, car pour l’heure, nos concitoyens semblent avoir d’autres chats à fouetter. Il faut dire aussi que les meilleur.e.s d’entre nous sont  fortement investi.e.s dans l’ouverture officielle d’un autre chantier, lui aussi imminent : celui des municipales. À la différence du premier, ce chantier avance, mais au vu de l’information pour l’instant diffusée, la zone du Charmoy ne semble pas susciter l’enthousiasme comme thème porteur pour le scrutin à venir. Patientons tout de même car, du côté du candidat sortant, porteur déclaré du projet Leclerc, nous ne disposons, pour l’heure, d’aucun document de campagne. Nous ignorons même l’intitulé de sa liste. Sera-ce, comme certains le prétendent, « Un Leclerc pour Auxonne » ou « Auxonne, territoire de Leclerc » ou bien encore « Ne parlons plus, consommons » ?

    Pour illustrer notre  article d’aujourd’hui, qui n’est pas vraiment un scoop, avouons-le, nous avons demandé à Claudi Hoffnung d’illustrer les rumeurs de préparatifs de chantier au Charmoy.

     Il se trouve que Claudi est très occupé en ce moment, car il vient juste de passer une semaine dans le grenier de son oncle Seppi, près de Colmar. Il en a rapporté une pleine valise de vieilles photos du temps du Kaiser Guillaume.  Selon lui, une valise providentielle pour son inspiration, car la BD 14-18, par les temps qui courent, ça s’arrache !

   Si je vous raconte tout ça, c’est d’abord parce que je n’ai pas grand-chose à vous dire et ensuite pour faire passer l’illustration que  Claudi vient juste de me remettre. Je lui ai bien fait comprendre qu’elle était un peu datée,  mais il n’a rien voulu savoir.

  Gotferdami ! qu’il m’a répondu, tu voulais des constructeurs et des investisseurs qui viennent de l’Est. Eh bien, ceux-là viennent tout droit du grenier de mon oncle Seppi de Rouffach, près de Colmar !  

Rouffak ? C’est ouf ! »

J’aurais mieux fait de me taire, ça ne lui a pas plu, il faut dire que Rouffach, c’est un peu  le Saint-Ylie haut-rhinois!

Gotferdami noch a mol ! Dummkopf ! Tu sais pas que c’est dans une école de Rouffach que mon oncle Seppi, il usait ses fonds de culotte pendant la guerre avec Tomi

  Tomy ? Première nouvelle, et pourquoi pas Winston ou la Reine d’Angleterre ?

«  Quoi ? Tu connais pas Tomi ! Oui, Tomi Ungerer, un mec qui sait dessiner, lui ! Pas comme moi ! Net wohr ?

        J’ai senti qu’il était prudent de ne pas insister davantage et je pense, que pour quelque temps au moins, les images de notre blog vont prendre un petit air de centenaire à la Hansi. Après tout, me direz-vous, ne serons nous pas bientôt en campagne ? C’est parti, comme en 14 ! Sûr que ce ne sera ni la « Grande Guerre »,  ni la « Der des ders », mais plus d’un se rêve déjà en « Père la Victoire » ! La « Mère la Victoire », ce sera sans doute pour plus tard. La parité, mes bons seigneurs !

CHARMOY topographique A

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 février 2014  (J+1881 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 00:00

UN SUPERMARCHÉ NOMMÉ DÉSIR - du 08 février 2014 (J+1879 après le vote négatif fondateur)

    « Un supermarché nommé désir »… il y a du Tennessee Williams dans ce titre emprunté à celui d’un article du Bien Public du 6 courant. Précisons d’emblée, à propos de l’article en question, qu’il concerne Til-Châtel et pas les nuits chaudes de New-Orleans, et encore moins Auxonne. Certain.e.s de nos lecteurs/trices auraient pu en effet penser à Auxonne, compte tenu du fait qu’à toutes et à tous, la mairie adressa à l’occasion de la « consultation » du 27 juin 2010 un pli fermé et affranchi, renfermant un document d’incitation au vote précisant, en toutes lettres, que le projet du Charmoy comportait « un supermarché à dominante non alimentaire ».

On pourra trouver ce document (pièces L1 et L2) dans l’album IMPRESSIONS DE LA CONSULTATION

    Le « supermarché à dominante non alimentaire » est sans doute une spécialité typiquement auxonnaise, si l’on précise que, partout ailleurs et selon la norme en vigueur, un supermarché est un « commerce de détail à prédominance alimentaire » ! Mais tout cela n’est que vétille, seul comptait le résultat du vote, qui fut l’expression d’un vrai désir ! La démocratie n’est-elle pas devenue de nos jours l’applaudimètre des désirs  qui s’expriment à coups de « j’aime » !

    La lecture de l’article du Bien Public, même s’il ne concerne pas Auxonne, se montre intéressante ne serait-ce qu’à titre de comparaison avec le cas du Charmoy.

     Laissant à nos lecteurs/trices le soin d’en prendre connaissance dans son intégralité, s’ils le désirent, nous en retiendrons la seule conclusion qui nous a semblé originale à plus d’un titre et qui mérite d’être méditée :                                                                                                                         

« le projet de [Super-U] à Til-châtel ne fera pas que des heureux, mais il ne pourra que favoriser le dynamisme de la commune, mis à mal ces dernières années par la fermeture de plusieurs commerces »

   Le remède préconisé est en quelque sorte homéopathique, puisque l’on soigne ainsi le mal par le mal : des commerces ont fermé, sans doute en raison de la multiplication des grandes surfaces dans la région, alors, pour sauver les commerces qui restent, on va installer un supermarché sur place !

   Aux dires d’un de nos 4 candidats aux municipales, notre hôpital traverse une période difficile, ne désespérons pas pour autant puisque un remède homéopathique d’un genre nouveau devrait être bientôt appliqué au petit commerce de notre bonne ville. Le « supermarché à dominante non alimentaire » des Laboratoires Ducharmoy, une spécialité homéopathique microdosée à 3500 m² tout exprès pour les patients auxonnais ! Une cure de Supermercatum qui ne manquera pas de redynamiser notre centre ville !

 Dynamisez-vous !

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 08 février 2014  (J+1879 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 00:00

ARCHIVES POUR UNE ZONE D’AVENIR– du 06 février 2014 (J+1877 après le vote négatif fondateur)

 

   La zone d’avenir, c’est la zone du Charmoy, tou.te.s  nos lecteurs/trices l’auront compris, quant à ses archives, notre blog s’attache à les constituer, à les enrichir et à les illustrer depuis juin 2010.

    C’est le 17 décembre 2008, il ya donc déjà 1877 jours, que la zone connaît la consécration des urnes dont sortira le fameux « vote négatif fondateur ».  Le 27 juin 2010 se tient une consultation à propos de la même zone. Nous pensons qu’il est inutile de revenir sur les conditions et l’enjeu de cette consultation dont les données de départ étaient faussées, dès lors que la maîtrise foncière de la zone concernée avait été préalablement assurée à une seule enseigne dès 2009. En dehors de toute alternative véritable, le vote revenait dès lors à plébisciter un choix prédéterminé dans la discrétion et en l’absence de débat. En dépit des grands discours qui furent tenus sur les résultats de cette « consultation », elle n’aura jamais servi qu’à démontrer la forte audience publicitaire d’une enseigne, jointe à la détermination de lobbies locaux à la soutenir sans toutefois la nommer. Nous pouvons donc dire que, d’emblée, la  question de la zone du Charmoy a entretenu un rapport vicié avec les urnes. 

     Le 17 décembre 2008 d’abord, un vote initial négatif  en réponse à une question formulée, puis transcrite de façon ambiguë finit par être habilement positivé, le 27 juin 2010 ensuite, ce qui aurait dû être un vote populaire participatif informé par un vrai débat, se révèle de facto le score d’applaudimètre d’une seule enseigne !

       En mars 2011, lors des élections cantonales, la zone est venue à nouveau s’immiscer dans la campagne, cette fois sans grand résultat pour le porteur du projet !

   Nous ignorons ce que nous réserve la campagne qui commence en ce qui concerne la zone du Charmoy. Pour l’heure, force est de constater la trop grande discrétion qui règne sur le sujet, en particulier dans le dernier numéro 43 d’Inf’Auxonne, comme nous en avons rendu compte dans notre dernier article.

  S’il faut bien reconnaître que le débat à propos des 4 hectares qui sont désormais la propriété exclusive d’une enseigne ne revêt plus guère à présent qu’un intérêt historique, il reste, en revanche, largement ouvert pour la suite, car la superficie de cette zone dépasse de très loin ces 4 hectares. Il suffira pour s’en convaincre de relire le N° 25 « Collector » d’ Inf’Auxonne de mai 2009, véritable vade-mecum et catéchisme du Charmoy, qui précise en page 2 : « Sur quelle surface porte le projet ? Sur la moitié environ de la zone du Charmoy, soit approximativement 19 hectares » et d’ajouter que sur ces 19 hectares « 99% des compromis ont été signés rapidement » au profit de LECLERC. Dans l’intérêt général bien entendu ! Le carnet d’adresse est donc tout prêt pour une large extension dans la foulée !

   Il serait vraiment regrettable que les divers candidats aux élections municipales fassent l’impasse sur cette question dont les précédents ont défrayé la chronique des 5 dernières années et qui reste une question de taille ! Un quatrième candidat vient de se déclarer dans Le Bien public du 1er février. S’il prône « le développement de la zone d’activités de la CCAVS [N.D.L.R. : Communauté de communes d’Auxonne et du Val de Saône ] », il ne fait toutefois pas mention, dans l’article cité, de la zone du Charmoy, pourtant située sur le territoire de la commune dont il envisage de présider aux destinées.

    Nous ne désespérons pas pour autant et nous avons pour cela de bonnes raisons. En effet, bien qu’il n’en fasse pas mention dans le récent article cité, ce dernier candidat en date ne semble pas avoir été indifférent, à un certain moment, au problème de la zone du Charmoy. Le 7 mai 2009, il s’exprimait dans Le Bien public, dans le cours d’un long article collectif sous le titre : « Auxonne Le projet analysé par une partie de l’opposition Projet Leclerc : « Où est le débat ?» ». On verra que les questions évoquées dans cet article collectif déjà ancien sont toujours  d’actualité : « préservation du commerce traditionnel du centre-ville », « rapports avec la communauté de communes », nécessité d’une « concertation pour un développement harmonieux ».

      Gageons, sur ce témoignage, que le dernier candidat entré en lice ne manquera pas, avec ses colistiers, de mettre à profit la campagne qui s’annonce pour entamer, à propos de la suite de l’aménagement de la zone du Charmoy, une réflexion plus ouverte que celle dont il déplorait les carences dès 2009 !

  BP-7 mai 2009   

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 06 février 2014  (J+1877 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 00:00

HYPERDISCRET– du 04 février 2014 (J+1875 après le vote négatif fondateur)

   Ce n’est pas à une personne que nous décernerons aujourd’hui un satisfecit pour sa discrétion, mais bien plutôt à notre cher Inf’Auxonne pour son numéro 43 qui vient tout juste de sortir. Rappelons que le déjà lointain N°25 du même magazine s’était montré beaucoup moins discret et beaucoup plus disert sur la question de la zone du Charmoy, allant même jusqu’à publier les compliments du Groupe LECLERC au Directeur de la publication pour sa collaboration et sa discrétion ! Le N° 29 de juillet 2010 ouvrait, quant à lui, sur un score : OUI à 79,52% Une cote d’amour pas possible, impensable pour un président ! Charmoy, nous t’aimons à la folie ! Passionnément !

   Et à présent, plus d’embrassades, plus de passion ni de déclarations enflammées, comme si le cœur n’y était plus, comme si ces premières amours étaient déjà oubliées. N’empêche que le fruit de l’idylle passionnée devrait bientôt voir le jour dans le berceau qu’une diligence dévouée a, de longue date, préparé en toute discrétion.

   Ouvrez à présent Inf’Auxonne N° 43, vous y apprendrez tout ou presque à propos de tout et rien, mais rien sur la zone du Charmoy, dont le nom n’est même pas mentionné !

   Vous pourrez y apprendre ainsi pêle-mêle que « les branches doivent être rangées en petits tas » que « 242 luminaires vétustes ont été retirés » et que « la municipalité à inauguré les illuminations de Noël », qu’« une piste cyclable a été créée de chaque côté de la voie ». Vous pourrez y  découvrir « les bienfaits du massage assis » mais  aussi les « strapontins spartiates » réservés au public de la salle du conseil, et encore  des « gendarmes couchés hors-normes ». On vous y vantera un « gilet jaune haute visibilité (fluorescent) » (avec OUI à la zone commerciale du « CHARMOY » imprimé à LURE dans le dos ?). Vous y ferez des trouvailles rares, comme cette vertu si peu invoquée de nos jours, en tout cas infiniment moins que la compétitivité, j’ai nommé l’austère « probité », celle des vieux hussards noirs de la république, immortalisée en blanc par Victor Hugo en des vers inoubliables :

« Cet homme marchait pur loin des sentiers obliques,

Vêtu de probité candide et de lin blanc »

En résumé, conseils avisés partout ! Zone du Charmoy nulle part !

    Cette zone du Charmoy qui nous fut tant vantée, qui fit couler tant d’encre,  de salive et de colle à papier, cette zone pour laquelle nous fûmes même appelés à voter à grand renfort de tracts, d’affiches et de courriers clos et affranchis, aurait-elle disparu à l’approche des élections ne laissant sur le cadastre qu’un blanc comme, sur la carte de l’Afrique, les zones inexplorées au bon temps de Stanley et de Livingstone ?

     Il y a quelques décennies de cela, il était de bon ton de poser à certains politiciens, d’une génération à présent disparue, cette question cruelle : « Où étiez-vous en 43 ? ». Aujourd’hui, refermant notre magazine, et lassé de tant de « discrétion » suspecte nous interpellerons sur le même mode la zone et ses promoteurs : « Où étiez-vous dans le N° 43 ? »

Lapins de l'info

 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 04 février 2014  (J+1875 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 00:00

ÉPISODE N° 45 : QUAND LA COURBE S’INVERSE - du 02 février 2014 (J+1873 après le vote négatif fondateur)

      Le pouvoir de séduction des courbes est une constante universelle : la ligne épurée de l’arche d’un pont, les méandres d’une rivière paisible, les galbes d’un corps, la courbe design d’un casque, il est des courbes qui recueillent tous les suffrages.

     L’énarque, s’il ne dédaigne pas, à l’occasion, de partager les émois esthétiques de tout un chacun en matière de courbure, a aussi ses courbes  bien à lui : celles de la statistique, construites pour séduire les électeurs. Sans oublier, bien entendu, les courbettes.

       Le présent épisode démontre, s’il en était encore besoin, que Charmoy-City est bien le point privilégié de l’espace où  vient se décliner, sur tous les modes, le pouvoir de séduction de la COURBE et de son inversion en particulier !

45 - Courbe   

N.D.L.R. : Cette œuvre étant de pure fiction, toute ressemblance avec des personnes existantes doit être considérée comme fortuite.

   Il est néanmoins possible que l’auteur ait jugé bon de s’inspirer librement de certains faits réels en relation avec la zone du Charmoy.

Couverture album C.H.

FEUILLETER L’ALBUM

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 02 février 2014 (J+1873 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Feuilleton 1