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  • Claude Speranza, Auxonnais
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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 00:00

UNE VICTOIRE DU MOUVEMENT CONSUMÉRISTE - du 31mars 2014 (J+1930 après le vote négatif fondateur)

 

      Après les bals de Carnaval, la Salle des Fêtes de notre bonne ville, était hier soir le théâtre du deuxième tour des municipales.

 Kwa tu fée dimanche ? 

 Ch’sais pas trop

 Alors va donc vôter pour not’Raoul, les aut’s, tu sais c’est tous mentoux, socialos et compagnie !

 

   Ils sont sans doute quelques-uns à avoir suivi le conseil et ils se sont passé le mot. Et puis conformément à l’inéluctable tendance à la désertification médicale, Docteur Miracle ayant fermé son cabinet électoral, il fallait bien que ses patients électeurs (car il en faut de la patience) aillent se faire soigner quelque part. Et il semble bien qu’ils aient préféré la tradition à l’aventure pour aller faire soigner leurs écrouelles électorales : « Le Raoul te touche, Dieu te guérit ! »

   Et puis la visite-éclair de Monsieur Sauvadet, qui a la parole et le tutoiement faciles, mais la réponse plutôt évasive, aura su convaincre encore quelques douzaines de gens du terroir car en bon enfant de l’Auxois, il sait convaincre le rural. Voilà un homme de terroir, un vrai rural qui a jadis, d’un geste ample et large, semé la bonne parole dans les sillons du Bien Public !

   Au total l’action conjuguée du Ministre et du Docteur auront sans doute contribué pour une bonne part à gagner les 202 voix d’avance. Le Bien Public qui mentionne dans son article d’aujourd’hui « le soutien de François Sauvadet » et l’appartenance à « Debout la république » du Docteur, ne me démentira pas. Le maire sortant s’est révélé de fait comme l’Étoile polaire providentielle d’une droite frileuse et désorientée. Dans son allergie à tout voisinage de gauche, plus d’un(e) s’est résolu(e) à avaler l’amère pilule ! Une accessibilité facilitée à tous au lieu du vote, un recours opportun aux procurations  auront fait le reste. Se faire élire est aussi un métier ! Ça ne s’improvise pas ! Chaque épi glané sur le champ de l’élection compte !

   Fauchage et glanage en quelque sorte les deux mamelles de l’urne. Si Monsieur le maire de Labergement n’a pas eu la chance d’être élu, je me rappelle néanmoins le grand discours hagiographique qu’il tint en présence de Monsieur Sauvadet en 2011 et me remémorant plus précisément la partie agricole,  je me dis : qui sait comment traire les vaches, sait à coup sûr traire les voix et qui a démarié les betteraves dans les plaines de Picardie n’oublie pas non plus de démarier les unions contre-nature !

    Au bout du compte, tout s’est bien passé et c’est reparti comme avant. Un temps perplexes et congestionnés dans l’atmosphère surchauffée de la Salle des Fêtes, les visages du trombinoscope de la Passion ont progressivement retrouvé leur assurance et leurs sourires de connivence. Ouf ! On reste, les copains et les copines ! La victoire n’est peut-être pas écrasante, mais c’est une victoire quand même ! On reste entre nous et  Auxonne reste entre de bonnes mains, les nôtres !

     En juin 2010,  1533 votants soit 30,29 % des inscrits avaient élu Leclerc, hier 31 mars, 1572 votants, soit 30,55 % des inscrits ont élu Monsieur Langlois, résultats très comparables qui se situent tous deux à moins d’un inscrit sur 3.

      Peu de changement donc. À noter tout de même l’accession de Monsieur Montial au poste de Conseiller municipal. Avec lui, c’est une association (parmi quelques autres !) qui entre au conseil, une association de consommateurs très active à l’affichage en 2010. Aux côtés de Monsieur le Maire, il œuvrera sans doute à une ouverture rapide du Leclerc annoncé. Bon courage, quand même, Monsieur Montial !

        Et surtout bonne chance aux très honorables perdants, ils ont l’avantage de la jeunesse, l’avenir leur appartient !  Et 26,62 % des inscrits, soit plus d’un inscrit sur 4 comptent sur eux pour soulever la chape de plomb !

      Comme cette élection a vu se développer le rôle de la toile, je tenais à rendre hommage, parmi les combattants du clavier,  à ceux et celles qui, dans les deux camps, ont su,  à visage découvert, aligner plus de trois lignes sans faute, ce qui n’est pas le cas d’un certain candidat. L’illustration de Claudi, de forte inspiration hellène, est dédiée à deux d’entre eux : votre serviteur d’abord, qui le mérite bien, et une nouvelle conseillère passionnée que les initiés reconnaîtront sans peine.

     En conclusion et en mémoire du vote du 17 décembre 2008 (« Souviens-toi du vase de Soissons »), je n’ai pas manqué, après l’annonce des résultats et à la sortie de la salle, de serrer la main de notre Maire récidiviste en lui demandant, sans discrétion particulière, si cette élection était ou non à dominante alimentaire. Visiblement réjoui, il a souri de ma question sans me répondre vraiment. Une bande de jeunes lascars témoins de la scène m’ont accusé de cirer les pompes. Ah ! quel ingrat métier que celui d’échotier bénévole sans astreintes et sans indemnités et qui sans la grandeur, ne connaît que la servitude du labeur d’informer !

        J’espère bien prendre un peu de vacances, mais Chantecler a encore de l’avenir, j’en suis persuadé !     

Coq et sirèneC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 31 mars 2014  (J+1930 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 00:00

SERVITUDE ET GRANDEUR - du 29 mars 2014 (J+1928 après le vote négatif fondateur)

       

   Hier, j’étais bien décidé à prendre un début de week-end réparateur avant la fièvre de dimanche soir. La journée promettait d’être belle. Peu avant midi j’avais trouvé, déposée par le/la facteur/trice, mon enveloppe de matériel électoral dans la boîte aux lettres de notre vieille porte cochère. Rappelons qu’en juin 2010  les vénérables vantaux de cette porte avaient servi de panneau d’affichage sauvage aux petits bras de la coalition quadricéphale pour Leclerc au Charmoy.

     Ce « rassemblement hétéroclite » unissait, rappelons-le : les représentants locaux d’un parti de droite, une majorité municipale passionnée, une association de quartiers extérieurs, et pour finir, une association de consommateurs créée de toutes pièces pour la circonstance et dont le président dévoué figure désormais, en reconnaissance sans doute de ses services d’afficheur et de tracteur, parmi les  petits nouveaux de la liste « animés, comme les élus sortants du même désir de servir les intérêts d’Auxonne et des auxonnais » et n’ayant « aucune ambition personnelle ».

    M’étant restauré, en compagnie de mon épouse,  d’une Montbéliard aux lentilles, je lisais en diagonale, tout en sirotant mon café, le contenu de mon enveloppe électorale. Laissant de côté, dans la liste « dynamique »,  les inexactitudes résultant en fait, non d’une machination ou d’un rapt, mais de difficultés d’organisation liées à l’action conjuguée des délais techniques d’impression et du jeu de cache-cache du Docteur (sans doute déstabilisé par le chahut lors de sa conférence du caveau ainsi que par diverses pressions « d’en-haut »), je lisais cette constatation : « par vos votes, vous avez montré votre volonté de changement d’équipe au sein de la municipalité ». Comme en écho à cette constatation, la circulaire de la liste « Passionnée »  répondait : « Nous avons entendu votre message du premier tour. Nous en tiendrons compte ».

     Un consensus semble donc régner entre les deux listes en ce qui concerne la réalité d’un « message » des votants au premier tour, seule diffère la réponse envisagée pour répondre à ce « message » du 23 mars : « le changement d’équipe »  d’une part,  la réforme avec les mêmes d’autre part. De cette réponse, les électeurs décideront dimanche.

     Je m’apprêtai à sortir, bien décidé à ne rien écrire pour mes addict(e)s  quand j’ai découvert, en guise de digestif, un tract A4 blanc imprimé recto-verso et comportant trois messages, celui de l’équipe sortante, celui d’un « Ancien Ministre », et pour finir celui d’un Docteur. Cette Triple-Alliance de la liste sortante, de l’ « Ancien Ministre » et du Docteur m’apparaît clairement comme le grossier « coup de pouce » de trop destiné à conjurer la perspective bien réelle  d’un «  changement d’équipe ». Il suffit d’avoir assisté à la réunion au Vannois mercredi  24 pour en être convaincu.  Ce tract de trop m’a décidé à écrire pour éclairer les esprits et purifier un peu l’air. Ah ! Servitude sans grandeur de l’échotier pisseur d’encre !

    Sur l’échiquier électoral, la Triple-Alliance escompte sans doute des électeurs « orphelins » du pion « Agissons » une action à double-effet : perte de voix pour la liste « Dynamique » adverse et gain de voix à son propre profit. Manœuvre en apparence confortable,  qui fait abstraction cependant des influences contre-productives des réactions prévisibles de certains membres de la liste « Agissons », laissés sur la touche malgré eux. Au bout du compte, dans ce jeu électoral en négatif, le Docteur à présent inéligible se révèle être lui-même le dindon volontaire de la farce ! Allégeance et servitude volontaire pour un résultat nul ! Quel remède de cheval ! Quelle abnégation ! Et quel talent politique ! Faut-il qu’il les déteste ces diables de socialistes !

       À propos de servitude j’ai relevé dans le tract « Auxonne-passionnément » une formule grandiose à propos des fonctions de maire : « fonctions dont il [le concurrent du maire sortant] ne mesure ni la grandeur ni la servitude ». Quel lyrisme à propos d’une fonction respectable sans être généralement très prestigieuse, prenante sans être toutefois un bagne !

    Il se trouve que la littérature romantique est riche d’une oeuvre associant dans son titre « grandeur » et « servitude ». Dans le titre de son célèbre ouvrage, Servitude et grandeur militaires, Alfred de Vigny place cependant la servitude avant la grandeur, c’est que l’homme d’honneur est d’abord un serviteur avant d’être un grand !

      La lecture de la notice dans le Dictionnaire des Oeuvres de Laffont-Bompiani s’est révélée très instructive : « Servitude et grandeur militaires est l’œuvre d’un incroyant en matière politique ; c’est surtout l’oeuvre d’un poète qui exprime par des images son âme profonde. Tempérament sensitif et fermé, impropre à la vie sociale, Vigny dans cet écrit, qui passe pour l’un de ses plus grands se retire, moins pour philosopher que pour retrouver la compagnie de ses frères d’armes et proclamer, la seule « religion » encore possible, celle de l’honneur ».

    En ces temps fangeux où certains revendiquent l’honneur de façon indécente, magnifiques paroles à méditer, chers concitoyen(ne)s ! Qui sont les vrais Vigny, hommes d’honneur, qui peuvent se réclamer de la « servitude » et de la  « grandeur ». Ils existent sans doute, mais briguent ou obtiennent rarement l’écharpe tricolore, et s’ils l’obtiennent, ils ne la gardent pas longtemps. Et c’est beaucoup mieux comme ça !

UMP-UDIC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 29 mars 2014  (J+1928 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 00:00

CE QUI SE CONÇOIT BIEN… - du 28 mars 2014 (J+1927 après le vote négatif fondateur)

         Cette campagne va se clore et je voudrais clore aujourd’hui mon cycle d’articles de campagne avant le deuxième tour. Pour la suite, nous aviserons…

        Au caveau du Château, à la salle du Vannois, certain Docteur, certain Ministre ont tenté de me clore le bec, sans grand succès, ni grande élégance d’ailleurs. La logorrhée de tribune est un mal répandu dont une épidémie sévit actuellement, peut-être en raison de la « désertification médicale » ? Elle se traduit dans la forme banale par un psittacisme exacerbé, dont les symptômes sont bien identifiables et s’accompagne d’une gestuelle stéréotypée : coups de menton, effets de manche…Une forme aiguë a été observée dans certains cas, elle se caractérise par des emportements colériques dont les prodromes annonciateurs sont une pâleur faciale accompagnée de mimiques caractéristiques l’ensemble réalise ce que le Professeur Trémolo-Danlavoye dans son ouvrage célèbre « Les tribulations et les trémulations du tribun » désigne sous le nom  de faciès du prêcheur contrarié ainsi que de troubles de la phonation.

     Mais, comme dirait l’Vivi, arrête de faire des thèses ! Les Auxonnais ont soif de simplicité, il faut dire les choses comme elles sont ! D’accord Vivi, tu as raison, le malheur c’est que si le parler simpliste est assez répandu, le parler simple authentique est chose plutôt rare et qu’en matière de thèses fumeuses, en ce moment, on est servi. J’avoue en être fatigué et je constate ne pas être le seul !

     D’ailleurs le mal est profond et ne date pas d’hier. Pour s’en convaincre, il suffira de relire certains procès verbaux du Conseil municipal de notre bonne ville ! Il est vrai que, pas plus que les œuvres complètes de Victor Hugo ou de Lamartine (qui n’est pas la bibliothécaire), les bon.ne.s Auxonnais.e.s ne lisent les procès-verbaux du Conseil municipal, où ils pourraient pourtant découvrir des monuments de clarté.

    Inf’Auxonne  N° 25 de mai 2009 annonçait : « Lors du Conseil Municipal du 17 décembre 2008, un débat a eu lieu en toute transparence (plus de 5 pages retranscrites dans le Procès Verbal) ». Donnons un aperçu de cette transparence qui ne transparaît pas vraiment dans le procès-verbal. Au préalable, rappelons que la question à l’ordre du jour un jour qui est à -1927 jours d’aujourd’hui était la suivante : « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? ».

À présent, quelques extraits du PV relatifs à la suite à donner à cette question :

   « M. le Maire répond que le débat concerne le principe d’implantation et si la réponse est négative, il n’y a pas lieu de dévoiler telle ou telle chose. Si la réponse est non, le dossier est terminé. Si la réponse est oui, il y aura discussion à la communauté de communes où la Ville d’Auxonne ne représente pas la majorité. [fin de la page 22] 

       M. le Maire rappelle que le vote est consultatif et sera fait à bulletins secrets pour que certains puissent s’exprimer. Si le vote est négatif, il sera transmis à la Communauté de communes et s’il est favorable, il y aura une implantation en concertation avec les commerçants et les représentants des consommateurs. [fin de la page 24]

   Comprenne qui pourra ! Qu’importe d’ailleurs que l’on comprenne ou non, car la suite démontrera que Monsieur le Maire avait déjà son idée ; ainsi, à l’issue du vote pourtant négatif de sa majorité, il s’empressa, en toute discrétion d’assurer la maîtrise foncière de 19 ha du Charmoy à Leclerc.

    Mon Cher Vivi, si la lecture de Chantecler, qui est un blog personnel, que personne n’est obligé de lire, peut être à l’occasion complexe, que dire, alors, de ces textes  officiels publics destinés à l’information des citoyens !

     Que dire enfin de ces petits bijoux de prose glanés au hasard du tract-trombinoscope d’une liste aujourd’hui sortie du jeu :

« L’avenir d’une ville elle ne se base que sur l’action, la participation et la pugnacité »

« Je n’ai jamais vu un entreprise vilipender de l’argent, mais investir son argent pour en retirer un bénéfice pour lui-même et pour ses salariés »

Et pour ses colistiers aussi sans doute… qui vont se cotiser pour lui offrir un dictionnaire !

      Tu vois Vivi, la confusion qui règne dans l’expression publique. Si parfois, comme dans ce dernier cas, elle est involontaire, elle peut être aussi savamment entretenue, comme le rideau fumigène devant la vague d’assaut ! Ainsi de la conquête « discrète » du Charmoy, ainsi sans doute d’une certaine vague céruléenne (prends ton dico Vivi !). Elle n’est pas nouvelle, cette vague, les dauphins (dauphin est trop faible mais requin serait trop fort) qu’elle emporte n’ont pas de vague à l’âme, je l’aurai constaté mercredi soir au Vannois ! Après le coup du Charmoy, le coup du Vannois ? À suivre…

  Surfons  

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 mars 2014  (J+1927 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 00:00

LE SCOOP DU 26 MARS (BIS) - du 27 mars 2014 (J+1926 après le vote négatif fondateur)

     Le scoop du 26 mars 2014 s’est produit ce soir à la Colombière, en la Salle du Vannois. J’écris pour vous dans la nuit tranquille auxonnaise. Demain sera un autre jour, même si ce n’est pas encore le grand jour. Non ! Ne tremblez pas bonnes gens, je n’ai pas parlé du grand soir !

   En guise de grand soir, je me contenterai de vous relater, en bref, la soirée du 26 au Vannois. Elle fut grande, en son genre, cette soirée ! Les acteurs : la tribune d’abord  avec la liste « Auxonne-passionnément » sous la houlette de monsieur Raoul Langlois, l’assistance ensuite : une bonne centaine de personnes d’âge respectable en général, et peu suspectes d’animosité envers la tribune.

     Au premier rang, venu en famille, notre Docteur ; à leur droite, un ancien maire de droite. Le docteur n’a pas coiffé son casque de chantier, bien qu’au dos du trombinoscope de sa liste, à présent dissoute, on puisse lire : « Savez-vous que les plafonds de la salle Vannois (sic) risquent de s’écrouler ? ». Et pourtant, le docteur n’a pas de casque, le Docteur est un intrépide et un patriote !   

   Quand je lui fais remarquer le caractère imprudent autant qu’héroïque de sa visite sous ces lambris branlants, il tente vainement de me clouer le bec. À ses yeux je ne suis sans doute qu’un fâcheux et dangereux addict de ses discours (il emploie pour de bon le mot « addict ») lol j’en raffole ! Si je ne fais pas monter son score, je fais au moins monter son adrénaline, un fan s’en inquiète et me tacle « Ça a été professeur » ! On ne touche pas au bon Docteur !

    Malgré la présence de l’odieux trublion, le Docteur passera tout de même une bonne soirée. On le choie, on se congratule, on le cajole comme un enfant retrouvé après une fugue en mauvaise compagnie. C’est que le Docteur, digne et droit comme un I s’est attaché au mât de ses valeurs restant sourd au chant des sirènes gauchistes et transfuges. Ah ! le grand homme a écrit l’une de ses infirmières ! On fête Ulysse, revenu de sa périlleuse odyssée,on compte sur lui pour la suite ! N’est-ce-pas mon bon Docteur vous vous occuperez de nous, vos pilules nous redonnerons de la voix, pas besoin de vous faire une ordonnance !

   Lui qui a déclaré, solennel, n’être plus que le « spectateur de ce théâtre » s’en fait largement l’acteur en montant à la tribune pour expliquer son choix du refus de la fusion. C’est bien son droit ! Le choix d’un grand homme droit ! Dommage, qu’en dépit de l’urgence, il ait fait durer l’affaire jusqu’à plomber ses partenaires des deux autres listes en les mettant en position très délicate en raison des délais ! Après cette valse hésitation il peut crier au rapt et au kidnapping de sa liste et de ses voix tout à son aise !

    Les prétendus kidnappeurs restés bredouille sans le précieux bambin vont morfler ! Ils sont traités sans ménagement par le président de séance : socialistes (quelle horreur !), « transfuges,  supplétifs ambitieux à la recherche d’une place », ils ont scellé « l’alliance perdante du pauvre et du pauvre,  le mariage de la carpe et du lapin », le ménage contre-nature est « une Cour des miracles » !

   C’est cela ton scoop ! Tout juste un stéthoscoop ! Tu nous gruges Chantecler ! 

   Patience, mes braves ! J’y viens ! Alors qu’une adjointe vient juste de déclarer que les enfants des écoles ne payent que les crayons, l’assistance se lève comme une classe bien sage. Debout les crayons et les crayonnes ! Non ce n’est pas la  fin. Un évènement vient de se produire : Zorro est arrivé ! ou plus chic, pour ceux qui ont des lettres, venu de Dijon entre, superbe, Deus ex  machina ! Le généralissime est venu galvaniser ses troupes. Il ne tarit pas d’éloges sur les bienfaits du Conseil général en ces temps difficiles où planent tant de menaces sur la vie tranquille des bourgs bourguignons ! Pour taquiner un peu l’orateur, je lui fais remarquer lourdement l’absence du représentant local de la départementale institution. Il apprécie moyennement à vrai dire, j’ai alors droit au tutoiement et au « mon vieux ». Je lui fais remarquer que je ne suis pas son vieux. Décidément, j’emm… ! Anecdote pour finir, s’adressant au Docteur,  Monsieur le Ministre dit « qu’il préfère le voir dans la rue plutôt qu’à son chevet ». Petite phrase polysémique – non, je n’ai pas dit poliomyélite – qui signe l’humour et l’habileté de l’orateur !

     On l’a donc eu notre scoop, j’étais au bon endroit pour voir repasser le film  « Il faut sauvader le soldat Raoul ». Version allégée cette fois ! Si avec tout cela il n’est pas sauvé ! Quoiqu’en 2011…. Un détail pour les superstitieux, au cours de la réunion une affiche félone se détache et glisse mollement à terre dans un frou-frou. Mauvais présage ?

     Le grand tribun vient de partir, Les interventions des adjoints reprennent, on tente de nous démontrer que le maintien du 511 RT pourrait être menacé en terre socialiste : Rebsamen coupe les ailes de la BA 102 et, de concert, son émule fait le reste aux rives du Port Royal. Diantre ! Les socialistes ne sont pas parfaits, il s’en faut ! Mais l’écrémage de l’armée n’est tout de même pas leur apanage ! Pas vrai, Monsieur Chirac ?  Il est temps de quitter la salle, dehors l’air est vif, petite marche rapide vers le centre-ville. J’arrive à la salle des fêtes, la grand’messe (noire dirait-on au Vannois !) est terminée. Belle assistance paraît-il deux, trois cents…

 Greffe du coeur

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 mars 2014  (J+1926 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Recension
26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 00:00

LE SCOOP DU 26 MARS - du 26 mars 2014 (J+1925 après le vote négatif fondateur)

     La première tâche d’un échotier est de trouver le scoop qui lui permettra de vendre sa copie. Le fait que la mienne soit gratuite ne me dispense pas pour autant de la recherche du scoop. J’avoue que ce n’est pas toujours facile !

     Le scoop du 26 mars je le tiens pourtant. Non, il ne s’agit pas des réunions de ce soir que tiendront les deux candidats encore en lice aux municipales : Raoul Langlois, le maire sortant et sa liste de « passionnés » et Jacques-François Coiquil avec sa nouvelle liste au large nuancier. Qui sait ? Un arc-en-ciel s’élèvera peut-être au-dessus de la vague bleue attendue ?        

     Reprenant les propos de Jean Patouillet de Genlis, rapportés par Inès de la Grange dans Le Bien Public du 25 courant en page 2 du cahier local nous dirons simplement qu’à Auxonne, tout comme à Genlis : « Les habitants veulent seulement faire sauter la chape de plomb ».

      Avant de dévoiler le scoop du 26 mars, et pour en revenir à ces réunions, nous remarquerons d’abord leur tenue simultanée. Ce fait est préjudiciable à une information diversifiée des citoyens, il  risque par ailleurs d’accentuer encore l’atmosphère de clivage qui commence à peser. Non au plat unique, 5 fruits et légumes par jour ! Mon docteur me l’a conseillé.

     En ce qui concerne les lieux de tenue des réunions, je n’ai aucune information ou confidence des candidats quant à leur choix. Je proposerai donc une explication à tout hasard : la réunion de Monsieur Langlois à la Salle du Vannois sera peut-être une conférence de mission dans les terres hérétiques de la Colombière, et celle de Monsieur Coiquil et de ses alliés à la Salle événementielle, une volonté symbolique de signifier l’importance de l’évènement. Mais j’ai sans doute trop d’imagination ! Une chose est à peu près certaine, la présence de Monsieur Sauvadet en soutien actif au Vannois est peu envisageable. Le film « Il faut sauvader le soldat Raoul » ne sera donc pas, comme en 2011, au programme. Son succès avait d’ailleurs été très relatif et les récompenses se sont fait attendre.

       Et le scoop du 26 mars dans tout cela ? Il se pourrait qu’il se produise dans l’une ou l’autre réunion, ou dans les deux. Certain.e.s se mordront donc les doigts d’avoir fait le mauvais choix et même, dans le cas d’un double scoop, tous/tes regretteront de ne pas jouir du don d’ubiquité ! On ne peut pas être au four et au moulin ! Une question cruciale se pose enfin : dans laquelle des deux assistances se tiendra notre Docteur, qui vient de déclarer sur sa page facebook s’en tenir à présent au seul rôle de « spectateur » ? On espère bien qu’il sera présent. Dans le cas contraire, il contribuerait fâcheusement à la « désertification » des débats électoraux.

       En ces jours où la barque municipale tangue et roule dangereusement sur les flots, l’adage breton cher à Michel-Édouard, grand amateur de cabotage et de cabotinage, s’applique pleinement : « Quand les mouettes commencent à avoir pied, il faut penser à virer de bord ! ». Le cri des mouettes emporte ma pensée vers un autre docteur, ce cher Docteur Alain Bombard, le « naufragé volontaire », une vedette médiatique des années 50 dont les exploits ont passionné l’enfance des vieux baby-boomers !

       Comme vous y allez Chantecler après le désert médical, le naufrage volontaire ! On en a marre de vos vieilles lunes ! Et notre scoop du 26 mars alors ? On l’attend nous !

   Il se produira peut-être dans la réunion où je me trouverai, et alors, promis juré, je vous en parlerai !

      J’entends déjà la répartie : « Des promesses, encore des promesses, toujours  des promesses ! On le veut tout de suite notre scoop du 26 mars ! »

      D’accord, d’accord, je m’incline, vous allez l’avoir, votre scoop du 26 mars. Point n’est besoin d’attendre les réunions de ce soir. Je le tiens depuis longtemps votre scoop et pendant tout ce temps nos visages ont vieilli, voilà qui est bien triste, comme je me disais au dépouillement l’autre soir en regardant autour de moi ! Et cela vaut hélas pour tout le monde même pour les candidat.e.s qui ont triché sur la photo de liste ! Vanitas vanitatem, sic transit… !

    Il y a 5 ans tout juste, on nous promettait 250 emplois dans un délai de deux ans. Dans la musette du pêcheur de voix, la promesse d’emploi est un appât irrésistible ! (ce n’est pas Michel-Édouard qui l’a dit cette fois !) Mais hélas, les promesses n’engagent que ceux qui y croient !! 250 emplois dans un délai de deux ans, la bonne blague !! mdr ! ptdr !!

    Le scoop, le fameux scoop du 26 mars 2009 qui fit tant de bruit dans Landerneau, a rejoint depuis longtemps le musée moisi des promesses oubliées et, même si nous regrettons d’avoir vieilli, ce scoop, pour le coup  démodé, nous n’allons pas le regretter !

N.B. : Un message à destination des embarqué.e.s ramant et suant dans les cales de « la grosse torpille » : le coq en salade est une nourriture de sauvages ! Une suggestion du Chef Claudi Hoffnung : coq au Riesling ou, mieux encore : sür Laverla (saueres Leberlein : petit foie aigre) qui est une manière gastronomique de se bouffer le foie ! L’oncle Seppi de Rouffach adore ! Comme c’est parti, il est probable que nous en aurons, pour quelques jours au moins, au menu de la cité de l’empoignade, pardon de l’oignonade !

Le scoop du 26 mars Torpillage humanitaire

Dernière minute : J’ouvre Le Bien Public de ce matin 26 mars et je lis (en page 2 du cahier local) cette exhortation du prédicateur de ce soir à la Colombière : « À Auxonne, on a toujours beaucoup d’abstentionnistes, et je leur demande de se mobiliser car nous avons besoin de chaque voix ! ». C’est clair, on nous refait la consultation ! On connaît déjà la chanson, en 2010 pour Leclerc, en 2014 pour Ma pomme et compagnie. Pas de souci, prêcheur, on ira voter en masse !!!

B-En masse 

Quant au « soutien téléphonique de François Sauvadet », il est un peu téléphoné ! Nib de nib dans la presse ! Il faudrait penser à mettre le haut-parleur !!

 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 26 mars 2014  (J+1925 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 00:00

VERS UNE CONSULTATION BIS ? - du 25 mars 2014 (J+1924 après le vote négatif fondateur)

    L’histoire est un éternel recommencement. Il y a quelques années, un projet relatif à la zone du Charmoy, dont notre blog a, depuis, parlé très longuement – trop longuement sans doute aux yeux de certains – se trouva en difficulté. Ses premiers pas avaient été pourtant conduits avec une grande habileté. Cette habileté révélait une maestria dans l’interprétation exégétique des normes et des votes ;  elle mettait aussi en lumière une discrétion dont le caractère exemplaire devait être remercié dans un satisfecit qui,  tout comme la dépêche d’Ems pour la guerre de 1870, restera, dans les annales, un document d’une haute valeur symbolique ! Rappelez-vous :

    «  A ce jour la maîtrise foncière de la zone est concrétisée grâce à votre discrétion. Nous sommes conscients des difficultés que vous rencontrez, mais l’enjeu est de taille. La divulgation aurait fait échoué (sic) le projet »

             (Lettre du Groupe E. Leclerc du 14/04/09 adressée au Maire d’Auxonne sous la signature de son Président de l’Expansion F. TRITANT et publiée in-extenso dans Inf’Auxonne N° 25 de Mai 2009 p. 4 )

       Il est rare cependant que la même personne possède la même habileté dans tous les domaines. Dans une situation infiniment plus proche de nous, le possesseur des talents que nous avons évoqués plus haut, semble avoir fait de ceux-ci un usage nettement moins efficace. Conséquence, comme, en son temps, le projet qu’il porta si talentueusement et opiniâtrement il y a quelques années, le voilà à présent mis en difficulté !

     La méthode Coué qu’il appliquait pompeusement à son propre cas sur sa page facebook, au soir du 23, ne faisait en fait que souligner son inquiétude et son isolement profonds : « Malgré la présence de 4 listes et une campagne agressive, la liste que je conduis sort largement en tête du premier tour avec 1151 voix (40,15%). Nous affronterons la semaine prochaine la liste de gauche qui, avec 771 voix, réalise un très beau score. La liste Vauchey est à la peine avec 593 voix malgré le soutien du maire de Flammerans (par ailleurs CG). Que fera le Dr Colas de ses 12%? » .

     Aux grands maux, les grands remèdes, dirait le Docteur. Outre une « Grosse torpille » croisant dans les eaux troubles du grand bassin de facebook et se révélant plus pesante que véloce, verrons-nous une nouvelle projection solennelle du film « Il faut sauvader le soldat Raoul » ?

GOLIATH  ENCENSÉ – du 17 mars 2011

Et surtout, verrons-nous ressurgir au cours de cette courte semaine les inénarrables impressions de juin 2010 ?

   Rappelez-vous, en juin 2010, on consulta et le résultat fut inespéré, le NON fut changé en OUI par la vertu thaumaturgique  du OUIOUIsme unanime, des plis cachetés incitatifs envoyés par la mairie à tous les inscrits, et surtout des affiches de LURE. Alors, pourquoi  ne pas ne pas réitérer la manœuvre ? Pourquoi ne pas remettre au goût du jour le brillant mailing incitant à voter en masse et le superbe affichage  de  juin 2010 ?

     Les typons sont là, avant de les passer à l’imprimeur (il ya de très bons imprimeurs à LURE et de bons photocopieurs en mairie), il suffirait de les relooker à peine. Claudi s’y est essayé pour votre plaisir ! Avec du vieux, il a fait du neuf !

Dernière minute : Pendant toute cette semaine, Michel-Édouard sera à France-Culture  tous les soirs de 20h00 à 20h30. À ne pas manquer avant les réunions de campagne !          

 A-OUI

B-En masseC-Arme obsolèteC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 25 mars 2014  (J+1924 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 00:00

DYNAMIQUE - du 24 mars 2014 (J+1923 après le vote négatif fondateur)

     À la manière d’un certain candidat je dois vous dire que «  j'ai oublié de préciser dans mon CV, que j'étais aussi » professeur de physique honoraire. Je tiens pour une fois à rendre hommage, dans mon blog, à la discipline que j’ai enseignée durant de nombreuses années. Hier soir, au dépouillement, je ne pouvais pas faire deux pas sans rencontrer un(e) ou ancien(ne) élève.    

   La dynamique, de laquelle je vous entretiendrai très brièvement aujourd’hui, est la partie de la mécanique qui traite des forces en relation avec l’équilibre ou le mouvement des corps. La chute d’une brique tombant d’une cheminée vétuste d’un centre ville historique est un problème de dynamique, le problème d’une personne glissant sur une peau de banane (ou une déjection canine) en est un autre, celui-là,  nettement plus complexe.

      Il arrive que le terme de dynamique soit étendu métaphoriquement à des questions sociales, économiques ou politiques. Il est très probable que la plupart de nos lecteurs/trices sont actuellement plus préoccupé.e.s de cet aspect de la question. Ils liront aujourd’hui, dans leurs journaux, de nombreux développements sur celle-ci. Il n’est donc pas question pour nous de prétendre concurrencer les sources d’information officielles.

    Les travaux d’amateurs peuvent être intéressants, mais en matière de physique il ne suffit pas de parodier Einstein à propos de mouvement circulaire autour d’un arbre, ça peut réserver des surprises et tel est parfois pris qui croyait prendre ! Aïe ! (Les initiés me comprendront).

      N’étant pas Docteur, je ne veux pas étaler ma science. Pour faire court, je dirai qu’en vertu du principe, non pas de la dynamique (F= ma), mais de celui énoncé par Napoléon Bonaparte et selon lequel un bon croquis vaut mieux qu’un long discours, nous avons jugé opportun de proposer, à nos lecteurs/trices assidu.e.s, quelques images d’après un ouvrage de vulgarisation d’âge respectable.

       Ces images d’Épinal, retravaillées dans une certaine euphorie par ce Spitzbube de Claudi, les aideront peut-être à alimenter leur réflexion. Devinez ce qu’a dit Claudi en apprenant les chiffres hier, je vous le donne en mille : « Gotfertami !!! Sürkrüt esch güat, doch !, aber gotfertami ! Tos esch besser !!  A viertala wissa nochamol !!! ». (Les initiés me comprendront). En résumé, tout ça lui a donné très soif !

A-Cheval-âneB-MesureC-AdditionD-Forces concourrantesC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 mars 2014  (J+1923 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 00:00

LE CAVEAU DE MONTMARTRE - du 22 mars 2014 (J+1921 après le vote négatif fondateur)

      Quand j’évoquais le Père Cahuet dans mon précédent article, je ne pensais pas le retrouver de sitôt. Et sûrement pas dans un discours prêchant pour l’avenir d’Auxonne. Eh bien ! Figurez-vous qu’en écoutant hier soir le discours du Docteur Colas, candidat à la mairie, à la tête de la liste « Agissons pour Auxonne »…. Figurez-vous, dis-je, que j’ai constaté que le Père Cahuet y était de retour ! Comme la Coopérative maraîchère, la Plage des Américains et l’usine de cagettes des Granges Hautes ! Ça c’est le bon côté du Docteur, dans lequel les vieux /vieilles Auxonnais(e)s reconnaissent immédiatement un autre vieil Auxonnais pur sucre et AOP qui leur rappelle en quelques mots toute leur jeunesse. Il connaît sans doute aussi « Le Grenier de Montmartre » une émission de chansonniers du temps de « La Famille Duraton », qui était souvent enregistrée au « Caveau de la République », de là mon lapsus dans le titre, qui me plaît et que je ne corrigerai pas !

     J’arrête-là, car on va dire que je me prends pour Perec, l'écrivain des réminiscences !

https://www.youtube.com/watch?v=O2nnYJ8wDFo

    En fait, cette soirée au caveau, qui n’était pas le Caveau de la République, mais celui de notre Château Louis XI, m’a paru assez longue. On ne peut certes reprocher au Docteur, ces propos péremptoires, voire blessants, observés lors de certaines réunions. C’est toujours sur un ton calme  que se déroule le propos énoncé d’une voix douce et affable : à l’image de notre Saône, le discours du Docteur est un long fleuve tranquille.

    Cette image fluviale est à peine exagérée car l’élément aquatique, ainsi que son petit peuple halieutique, tient une grande place dans les préoccupations du Docteur. Une seule ombre à ce tableau, celle de la drogue circulant, telle une jonque hideuse toute chargée d’opiomanes, sur la Saône. On pourrait donc craindre pour la population d’Auxonne, mais les résultats de l’enquête diffusée par le candidat tempèrent l’inquiétude : « 212 exemplaires ont été renvoyés remplis, ils  indiquent un taux de satisfaction de 50% [de  212 personnes] relativement aux rôles conjoints de la police et de la gendarmerie ». Néanmoins le Docteur verrait d’un bon œil « le rétablissement des patrouilles militaires ». Encore le bon vieux temps des vieux /vieilles Auxonnais(e)s ! Patience, on pourra bientôt clôner le Père Cahuet !

   Appuyé par un jeune confrère dentiste dont le propos clair et précis contraste avec les méandres du discours précédent, le Docteur dresse en duo un constat intéressant sur les problèmes sociaux-médicaux d’Auxonne et du Val de Saône en général. Des solutions et des propositions sont avancées qui, pour le profane que je suis, semblent tenir la route. Le Docteur est capable de servir ses concitoyens sur ce chapitre, je n’en doute pas.

    L’autre gros morceau de la soirée, c’est un projet de piscine « multifactorielle ». Toujours l’eau. Bien que j’aie été jugé par certains assistants et au premier chef par le « conférencier » comme un importun et un trublion indésirable, je ne me permettrai pas de jeter d’emblée la pierre à propos de ce projet qui en vaut sans doute d’autres.

      Sous son air bonhomme de long fleuve tranquille dont les eaux tièdes calment les ardeurs et les velléités, cette soirée n’a pourtant pas fait place à un vrai débat. J’avais vraiment l’impression d’être un cancre au fond d’une classe trop attentive. Avec le temps, je sentais monter le froid du caveau dans mes pieds et je me récitais le quatrain prémonitoire écrit il y a quelques jours dans mon article

PLACARDS  - du 14 mars 2014    

Le second prenant sa cuiller

Vous dit faites Ah ! Ah ! Ah ! Ah !   

« Mon cher, vous voilà poitrinaire

Au caveau vous aurez pris froid »

   Oui, je m’ennuyais ferme à entendre un discours qui, hors de la piscine et des questions médicales, était carrément fumeux. Le concept d’ « économie circulaire », répété à maintes reprises, finit par me convaincre que l’on faisait des ronds dans l’eau. Que le Docteur annonce qu’ayant écrit trois livres il lui en restait deux à écrire, me fit frémir à l’idée de la lecture in-extenso de ce pentateuque annoncé. Qu’il explique  enfin le méthane à l’assistance en disant : « Le méthane c’est CH4 et l’éthane c’est C2H6 ». Ah ! Molière ! Le froid aux pieds aidant, je finis par ne plus y tenir, posant sans ménagement la seule question qui sera évoquée dès demain soir : À qui notre Docteur donnera-t-il ses voix afin de pouvoir, dans un poste d’adjoint, faire exécuter sa très longue ordonnance.

    Secret médical aidant, je n’ai pu obtenir de réponse du praticien indigné, qui visiblement offusqué, s’avança vers le cancre du fond lui offrant de prendre sa place à la tribune. Et pourtant, je ne voulais pas faire un coup d’état, ni même prétendre à l’exercice illégal de la médecine, comme le malheureux Raspail qui fut autre chose qu’un boulevard ! Je voulais seulement obtenir une réponse à une question dont l’histoire électorale récente me dit qu’elle sera très bientôt la seule vraiment passionnante ! On parie ?

    Fiasco ! M’infligeant un diagnostic interminable, on m’a refusé pour finir tout pronostic et j’aurai réussi seulement, aux yeux de quelques personnes visiblement indignées, à passer pour un exalté, pour lequel un placement d’office serait sans doute la seule vraie solution ! Épouvanté et contrit, je me suis alors dit : « Hitler serait-il en moi ? », car,  je dois le confesser, il m’arrive de lire le Docteur qui est entre autres l’auteur de « Hitler est-il nous ? »

     J’avais nagé en rond deux heures dans la piscine « multifactorielle », j’avais les pieds comme des nez de chiens, le petit bassin plein à craquer, et sauf à prendre un bon rhume pour enrichir la faculté, j’avais vraiment perdu mon temps et ma salive ! Et le temps c’est de l’argent et surtout comme dit le Docteur : « un sou est un sou ! ». Et de toute façon, comme il m’a dit : « Ça coûterait trop cher de détruire le Leclerc ! »

Sur la mer calmée

 

C.S., Auxonnais AOP, garanti né à Auxonne, Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 mars 2014  (J+1921 après le vote négatif fondateur)

[modifié le 20/01/19]

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Recension
21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 00:00

L’ÉCHARPE RETROUVÉE  - du 21 mars 2014 (J+1920 après le vote négatif fondateur)

Chantecler  dédie cet article aux 4 candidats

  Un maire sans son écharpe tricolore, c’est un peu comme un village sans son clocher. Un long passé de vieil Auxonnais me fait associer immanquablement  cet « objet de mémoire » de l’histoire républicaine à une anecdote remontant à la fin des années 60.

     Les Auxonnais(e)s de plus de 50 ans se souviennent tous/toutes du Père Cahuet, cette vieille figure de la geste auxonnaise qui vécut 107 ans (1870-1977). Je me rappelle avoir porté enfant, chez cet ancien adjudant-maréchal du 8ème Chasseurs à cheval, notre chat atteint de gale ; comme pour les chevaux, il prescrivit à notre minet un mélange d’huile et de soufre. Le chat guérit ! Le vieux sous-officier qui était parti en retraite dès avant 1914, avait des talents de vétérinaire, c’était par ailleurs un ancien élu municipal et un patriote convaincu, à la mode de Déroulède, sorte de vieux Clémenceau à moustaches semblant sorti tout droit d’un grenier. C’était pour ainsi dire la IIIème République égarée dans la Vème !

     Lors d’un 14 juillet de la fin des années 60, le vieux républicain presque centenaire qui portait sous le soleil d’été sa redingote  noire verdie et son feutre au ruban éraillé, constata que le maire ne portait pas sans son écharpe tricolore. Il s’en indigna et m’expliqua les raisons de son indignation. Selon lui, le maire devait arborer les trois couleurs en l’honneur des disparus de la guerre. Sa parole surannée semblait sortir tout droit des lendemains de la Grande Guerre. Je me souviens encore de ses paroles et de leur accent rocailleux : « Comme ça le p’tit enfant demandera à sa mère : « Qu’est-ce qu’il avait Monsieur l’Mairre autour du ventrre avec deux glands ? » et la mère répondra : « Eh bien vouais-tu mon enfant, c’est pour ton pèrrre ou pour ton frrrèrrre qu’est mort à la guerrre ! »

     Je garde ce souvenir émouvant qui vaut à lui seul, dans sa vérité naïve,  tout un rayon de livres parus à l’occasion du centenaire de 1914. Bien qu’elle ait perdu pour une bonne part la signification tragique que le Père Cahuet lui accordait, l’écharpe est toujours de rigueur. En tricotine démocratique ou en soie véritable, il s’en fabrique toujours des milliers, pas toujours en France, sans doute. Les élections sont un motif d’optimisme pour les fabricants, dans le marasme actuel, voilà un article qui va se vendre. On n’ose imaginer un marché de l’occasion, le Père Cahuet s’en retournerait dans sa tombe !

    Si l’on s’écharpe souvent pour l’écharpe, il est plus rare qu’on en plaisante avec bon goût. C’est pourquoi j’ai jugé bon d’ajouter au musée auxonnais de l’écharpe, déjà riche de l’écharpe tragique du  Père Cahuet, une écharpe plus légère, digne  cependant d’être gardée en mémoire et qui en surprendra sans doute plus d’un(e) !

      Echarpe retrouvée  P.S. : Dans notre article d’hier, nous avions mentionné la présence d’un « trio » d’adjoints. En fait, comme les Trois Mousquetaires, ils étaient quatre ! Il fallait donc lire « quadrette ». 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 21 mars 2014  (J+1920 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Lieux de mémoire
20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 00:00

LA CERISE NATIONALE SUR LE GÂTEAU LOCAL - du 20 mars 2014 (J+1919 après le vote négatif fondateur)

   Un mois, jour pour jour, après le discours d’ouverture de campagne de Monsieur Raoul Langlois, maire sortant, le salon d’honneur des Halles résonnait hier soir du brouhaha d’une nouvelle réunion électorale. Fabrice Vauchey, tête de liste du groupe « Auxonne, territoire d’avenir », présentait ses colistiers et son programme devant une assistance nombreuse.

    On pouvait noter, dans les premiers rangs, la présence de Monsieur Dominique Girard, conseiller général du Canton d’Auxonne, ainsi que de Monsieur Antoine Sanz, ancien maire et  ancien conseiller général du Canton d’Auxonne. Au fond de la salle, appuyés pour la plupart aux grandes tables de chêne, qu’on avait repoussées là pour la circonstance, se tenait un trio [en fait une quadrette, correction du 21/03] d’adjoints de la liste sortante entourés d’autres conseillers et de divers sympathisants. Lors du débat contradictoire qui devait clore la réunion, ces adversaires du candidat n’ont pas saisi l’occasion qui leur était offerte de s’exprimer. Les membres des deux autres listes assis dans l’assistance, ne sont pas, eux non plus, intervenus.

    Certains d’entre eux pourtant, on dû entendre sans réel plaisir, la critique courte mais appuyée de la politique économique nationale présente, sur laquelle s’est ouvert le propos du candidat. Il est vrai que cette critique était surtout lancée en manière d’alarme relativement aux implications prévisibles qu’elle aurait sur les finances des collectivités locales. En ce qui concerne particulièrement celles de la ville d’Auxonne, Fabrice Vauchey s’est attaché à démolir l’image avantageuse que le maire sortant en avait brossée un mois auparavant dans la même salle et vernie pour finir, la veille, à la Salle des Fêtes. Résumant la situation, le candidat iconoclaste a ainsi proposé de remplacer l’appellation « Auxonne passionnément » de la liste sortante par « Auxonne fiscalement ».

    Le candidat devait aussi reprocher au maire sortant un certain « déni de démocratie », une absence de concertation avec les habitants riverains concernés par des projets divers, et un partenariat « délétère » au sein de la Communauté de Communes.

    Suivait l’énumération obligée d’un long programme, au texte duquel nous renvoyons nos lecteurs /trices. Lors du débat final les problèmes suivants ont été soulevés : zone du Charmoy, devenir du terrain des Aciéries, relations de la municipalité avec l’Union commerciale et subventions à cette dernière, problème des contraventions pour stationnement au centre-ville, mise au point des fréquences et tarifs de ramassage des ordures ménagères, maison médicale, état de la voirie et sécurité routière. Votre serviteur n’a pas manqué d’intervenir dans son domaine de prédilection.

    Au-delà de ces énumérations diverses et non exhaustives, nous voudrions dégager la leçon de cette soirée. L’auditeur qui se serait éclipsé dès les premières minutes du discours serait resté sur l’impression d’un parallèle évident entre le propos sévère initial de Monsieur Vauchey et celui de son concurrent Raoul Langlois, maire sortant, tenu un mois plus tôt sous les mêmes poutres : «  Je comprends qu'il ne doit pas être facile actuellement de soutenir la politique gouvernementale... […]. Pour ma part, je revendique clairement être un opposant à la majorité présidentielle ! ». Cet auditeur pressé aurait même pu en conclure  à propos de Monsieur Vauchey et du candidat sortant : « C’est blanc bonnet et bonnet blanc ».

   Rappelons quand même que le propos de Monsieur Langlois était surtout dirigé, à travers « la politique gouvernementale », contre Monsieur Coiquil, autre candidat concurrent du maire sortant.

    Tel n’est pas le cas de Monsieur Vauchey, en effet l’auditeur assidu et attentif aura compris lui, tout au long de la réunion de Monsieur Vauchey que le problème essentiel se trouve d’abord dans le style actuel de la politique locale ce qui n’empêche pas,  toujours selon Monsieur Vauchey, que le problème soit encore aggravé par la conjoncture nationale.

       Un bon croquis valant toujours mieux qu’un long discours, nous allons tenter une image. Disons que si, il y a juste un mois, Monsieur Raoul Langlois entartait copieusement, à l’aide d’un flan et sans élégance, l’un de ses concurrents, Monsieur Vauchey s’est contenté, lui, de poser incidemment une petite cerise nationale sur le gâteau local. 

      Les élections municipales, étant d’abord une affaire locale, tout semble donc possible à présent, hormis, à l’évidence, un accord entre Messieurs Vauchey et Langlois !

      À ceux qui nous reprocheraient notre métaphore pâtissière, nous leur concèderons bien volontiers qu’elle manque certes de discrétion, (mais pas de Charmoy !) et que son thème est clairement à dominante alimentaire ! Alors, bon appétit !

Cerise 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 mars 2014  (J+1919 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Recension