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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 00:00

ÇA PRESSE !  - du 06 mars 2014 (J+1905 après le vote négatif fondateur)

 En hommage à la mémoire des marins du Potemkine qui s’illustrèrent en mer Noire en 1905

Sans jamais craindre les torpilles, petites ou grandes !

  Ça presse !

« Nous vivons des temps d’impatience

Et des besoins se font sentir… »

        De qui sont ces octosyllabes bien frappés ? Un poète local autoproclamé il y en a me disait retrouver dans ces vers la belle scansion résolue de ce qu’il prétendait être actuellement l’octosyllabe en vogue : « Ne parlons plus, agissons » Foutrebleu ! lui répondis-je, ceci n’est qu’un heptasyllabe, regarde les pieds du vers et les tiens dans tes spartiates ! Recompte les une, deux ! Une, deux !  et tais-toi !

Ça presse !

« Un panneau là-haut se balance

Et le bouclard tarde à ouvrir »

     Tiens ! Je reconnais la patte du cercle des poètes décatis. Oh ! Pardon ! Au temps pour moi !  Du cercle des poètes des caddies, bien sûr !

    Ils viennent de fonder une société, l’ARC (Association des  Riveteurs et Consommarins). Riveteurs et Consommarins quel drôle de nom pour une a-sso-cia-tion (voir notre document)! Un ARC-en-ciel tout en jaune-fluo se lève ! Peuple impatient, il est temps de bander…ton ARC ! « En masse !!! » Ils ont fait une affiche qui sera imprimée à LURE (voir notre document)

Aux Thermopyles ! Ça presse !

« Léonidas, la fine lance,

Son bouclier va déglutir »

   Léonidas : « Oups ! Gueurps ! Dur à avaler, ça risque de mettre en vrac mes 29 beaux crans de chocolat, Léonidas, bien entendu ! »  

     Mais quittons Xénophon  pour notre actualité charmoysienne. Non Xénophon n’est pas un sirop contre la toux ! Xénophon n’est pas au Codex ! Vous confondez !

    Mais à propos de toux et de sirop, si le bouclard, là-haut, tarde tant à ouvrir, c’est que les premiers résultats d’une enquête marketing impromptue (voir notre document) a révélé des résultats inquiétants propres à faire pleurer le Cercle des poètes décatis. Oh ! Pardon ! Au temps pour moi !  Du cercle des poètes des caddies, bien sûr ! Il paraît que ça fait réfléchir les investisseurs ; de là, un certain retard à l’ouverture…

Ça presse !

« Pour qu’enfin le Docteur se lance

L’enquête doit d’abord finir »

Merci ! Glissez l’enquête dans ma boîte à lettres Ça presse ! Non ! Je n’ai pas glissé dans la piscine !

Ça presse ! Le maraîcher s’inquiète, avec ce printemps précoce, la laitue de la Passion  risque de monter.  Dis-moi, la Saône, c’est encore loin ? Tais-toi et rame !

Léonidas chez le gastro-entérologue : « Oups ! Gueurps ! Le bouclier, il est dur à avaler ! Oups ! Gueurps !  Il reste coincé en travers ! Je préfère un bon Flamby, local de préférence ! »

Le gastro-entérologue : « Majesté, ça va passer, Nous allons mettre un tonneau en Perse ! »

Récapitulons à présent

Nous vivons des temps d’impatience

Et des besoins se font sentir… 

Un panneau là-haut se balance

Et le bouclard tarde à ouvrir

Léonidas, la fine lance,

Son bouclier va déglutir 

Pour qu’enfin le Docteur se lance

L’enquête doit d’abord finir 

La vinaigrette est un peu rance

Sur la salade à rafraîchir

Et la torpille qu’on balance

N’est qu’un pet pour le blanc navire

     Beau poème, belle construction : octosyllabe, c’est un vers flatteur, rimes alternées, une féminine, une masculine, une féminine, une masculine,…M…! À la fin j’ai mis deux féminines ! Ça passera pas en préfecture ! C’est trop tard ! Tant pis ! Vogue le navire !

  Oups ! Gueurps ! ….  Allez, Léonidas !  Basta ! Sais souffrir en spartiate ! Déglutis ton bouclier, comme un grand ! Te voilà chocolat, Léonidas !

    ça presse ! LL

 C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 06 mars 2014  (J+1905 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 00:00
UN PAN DE CAMPAGNE EN FRICHE !  - du 05 mars 2014 (J+1904 après le vote négatif fondateur)
 
    Le fait que l’installation d’un Leclerc « semble actée » (Cf. article du Bien Public du 24 février dernier intitulé « Auxonne : ça se bouscule ») ne dispense pas, de fait, les candidats concurrents du maire sortant d’examiner selon quelles modalités, et dans quelles conditions, ce dernier a porté le projet, et l’a « ardemment défendu ». L’affaire est évidemment complexe et demande une analyse rigoureuse et attentive sur la base de documents, mais cette analyse, en dévoilant différentes facettes d’un certain style, peut se révéler riche d’enseignements. En effet, n’a-t-on pas écrit que « le style c’est l’homme ». Pour découvrir ce « style », les documents ne manquent pas qui sont largement reproduits sur notre blog. Mieux qu’une critique trop facile sur l’état de la voirie, ou trop technique sur l’état des finances, le « feuilleton LECLERC »  offre, dans ses cheminements, rebondissements et retournements divers, le tableau éloquent de savoir-faire pour le moins inédits qui méritent d’être mieux connus.
   Lors des dernières cantonales de 2011, Monsieur le maire ne s’était pas privé, quant à lui, de faire mousser haut et fort l’argument LECLERC  contre ses adversaires, et ce, avec le secours de Monsieur Montial « homme à tout faire » en matière de LECLERC qui vient d’être récemment promu  au rang de candidat et, semble-t-il aussi, du Bien Public. Les curieux trouveront une abondante documentation justificative à ce propos dans :
     Mais revenons à nos moutons je ne parle pas ici des inconditionnel(le)s désinformé(e)s que l’on fait voter « en masse !!!»il appartient aux postulants de faire d’abord cesser l’habile confusion trop longtemps entretenue entre LECLERC et la zone du Charmoy. Fait trop souvent oublié ou omis, 4 hectares qui sont actuellement propriété de LECLERC, ne sont pas, loin de là, toute la zone du Charmoy. Rappelons aussi que le 27 juin 2010, les Auxonnais devaient officiellement se prononcer sur l’avenir de cette zone en général, mais qu’en fait, chacun sait qu’on en profita pour leur faire plébisciter « en masse !!!», bien qu’implicitement,  un hypermarché LECLERC.
    Et cette commode confusion persiste encore dans certains écrits récents ! On pourra lire  ainsi, sur le site de campagne  de la liste « Auxonne-passionnément » :
« La Zone d’Activités Économiques du Charmoy devient une réalité : Après de longues démarches administratives, le permis de construire a enfin pu être signé le 23/12/2013. Les travaux débuteront prochainement. 79,8% des Auxonnais s’étaient prononcés pour cette implantation. »
   Où sont donc passés BOUXDIS-LECLERC et son hypermarché dont  le maire sortant, qui l’a « ardemment défendu », a signé des deux mains le permis de construire ? Il est vrai qu’à l’oral, le candidat qui, selon la formule de combat de Cyril Kempfer d’Hebdo 39, « tire le premier », se montre moins discret et qu’il annonce clairement et sans ambages la couleur LECLERC !  Autrement, les gens ne comprendraient pas ! Rendez-vous compte ! C’est, qu’à Auxonne, comme on me le répète trop souvent,  c’est qu’à Auxonne, Monsieur, il faut faire simple, voire simplet ! Vous comprenez, mon bon Monsieur, autrement, les gens ne comprendraient pas ! Pas vrai, Monsieur Voizenet ?    
     Alors postulants et concurrents suivez le conseil de Monsieur Voizenet ! Faites simple ! Annoncez clairement la couleur sur votre vision de l’avenir de la zone au-delà de « l’installation du LECLERC [qui]  semble actée » (Cf. article du Bien Public du 24) ! À moins que vous ne partagiez déjà celle que l’on est en droit de prêter  à votre concurrent en place si l’on se réfère aux projets grandioses qu’il a vantés et défendus dans Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 ? Soyez donc assez aimables de préciser clairement vos orientations futures sur ce point et ce, au-delà de plaisantes généralités !
    À notre connaissance, aucune loi n’interdit encore  à un citoyen de ne pas envisager d’élire un maire d’Auxonne en vertu des  services zélés et discrets, réels ou potentiels, par lui rendus ou à rendre, à une chaîne de grande distribution et à ses intérêts, même si ceux-ci sont réputés coïncider avec  « l’intérêt général », mais aussi avec les opportunités foncières de quelques propriétaires locaux !
    Rassurez-moi, messieurs, rassurez-nous ! Nous n’avons pas envie, comme en juin 2010, d’aller voter « en masse », à pied, à cheval ou en caddie,  pour LECLERC ! Même si maintenant il est pratiquement sûr qu’il doive s’installer, et même si c’est le moins cher ! Pour LECLERC, avec la complicité involontaire des gogos,  on nous a déjà fait voter (« en masse !!! ») en juin 2010 (« Aux urnes citoyens !!! »). Aujourd’hui, c’est pour un maire que nous voulons voter, c’est clair ! Alors, Messieurs, parlez haut et clair ! Radio LECLERC, c’est clair, ça commence à bien faire ! Il faut tourner le bouton, pour de bon !!!
       Pour ceux et celles qui ne souhaiteraient pas « se prendre la tête », un Jeu de l’oie éducatif, CHARM’OYE © a été réalisé par Claudi Hoffnung. Comme l’indique son concepteur, « la règle est au verso ».  J’engage tous les postulants au poste de premier magistrat à s’efforcer de la trouver et de la comprendre. Il est grand temps qu’ils apprennent à jouer !!! Victor Hugo, sur ce chapitre ne leur sera pas d’un grand secours !! Rastignac de Balzac semblerait plus approprié ! C’est très sympathique, tout de même, d’inviter les classiques dans la campagne et j’applaudis des deux mains à cette nouveauté rafraîchissante qui nous change des vieilles haines recuites, stériles autant que tenaces !
 Jeu de l'Oye
N.B. : CHARM’OYE ©, réalisé par Claudi Hoffnung, n’étant qu’un condensé très sommaire d’une affaire très complexe, on pourra approfondir à loisir en se reportant, grâce au tableau ci-dessous, à divers épisodes de notre feuilleton illustré ainsi  qu’à leurs  précieuses archives en lien richement documentées.
Case 1 :
Case 2 :
Case 3 :  
Case 4 :

ÉPISODE N° 6 : HYPERSCOOP - du 28 janvier 2013  

Case 5 :

ÉPISODE N° 8 : L’ALIMENTAIRE RESTE EN TRAVERS - du 03 février 2013

Case 6 :

ÉPISODE N° 7 : GÉNÉRATIONS SPONTANÉES - du 31 janvier 2013

Case 7 :

ÉPISODE N° 12 : DE LURE À L’URNE - du 28 février 2013

Case 8 :
Case 9 :  

ÉPISODE N° 17 : SANS FAUX-COL - du 27 mars 2013

Case 10 :  

ÉPISODE N° 19 : HYPERSAUVÉ - du 14 avril  2013

C.S. Rédacteur de Chantecler,
Auxonne, le 05 mars 2014  (J+1904 après le vote négatif fondateur)
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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 00:00

IL CONVIENT DE METTRE LE NEZ… (Deuxième volet) - du 04 mars 2014 (J+1903 après le vote négatif fondateur)

 

      Remettons encore une fois le nez dans l’inénarrable numéro 101  d’Hebdo 39 du 24 février dernier, pour en  extraire derechef ce fragment de l’allocution percutante du candidat Raoul Langlois, chef de la nouvelle équipe « Auxonne-passionnément » (bis) :

 « Monsieur l'autoproclamé [N.D.L.R. Monsieur J.-F. Coiquil] prône le débat... C'est parfait, moi aussi. Que pensez-vous de sa manière de supprimer sur sa page facebook les commentaires qui ne lui conviennent pas ? Est-ce cela le sens du débat ? Quand on dit que rien n'a été fait, il convient de mettre le nez dans les délibérations du conseil municipal. S'il l'avait fait, il se serait rendu compte que 95% à 97% des décisions ont été votées à l'unanimité... Ce qui veut dire que même son camp approuve nos orientations... »

      Hier, dans le premier volet de notre commentaire des passages soulignés en gras, nous avions montré la justesse et l’intérêt évident de la première proposition « il convient de mettre le nez dans les délibérations du conseil municipal ». Oui, c’est évident et c’est vital, nos lecteurs/trices l’auront bien compris : « il convient de mettre le nez dans les délibérations du conseil municipal ».

       Aujourd’hui, dans un second volet, et au risque de défriser la cohorte des concurrents de Monsieur Langlois, nous démontrerons, sur un second exemple, le bien fondé de la seconde proposition « 95% à 97% des décisions ont été votées à l'unanimité... Ce qui veut dire que même son camp approuve nos orientations... ». J’entends déjà les critiques : « D’où parlez-vous ? Pour qui roulez-vous ? ». Je réponds : « Une chose est sûre au moins, je ne roule pas, comme certains, pour Leclerc ! Cependant, n’étant inscrit sur aucune liste, je ne peux me prévaloir, comme d’autres, d’être le concurrent de Monsieur Langlois. Je suis et reste néanmoins, sur la question du Charmoy, son fidèle et inlassable contradicteur et je le fais savoir sur la toile et dans les urnes ! »

        Dans notre article d’aujourd’hui, il sera justement question d’urnes. Celle du conseil municipal et surtout celles, repeintes en jaune-fluo de LURE, de la croquignolesque « consultation » du 27 juin 2010 ! « Aux urnes citoyens ! » « Déplacez-vous en masse et VOTEZ !!! ». Surtout ne pas oublier les trois points d’exclamation dont un scribe municipal inspiré agrémenta en le concluant cet appel solennel à une démocratie participatatative de masse !!!

      L’affaire serait seulement grotesque si elle n’était pas encore affligeante par le fait qu’elle justifie la proposition : « 95% à 97% des décisions ont été votées à l'unanimité... Ce qui veut dire que même son camp approuve nos orientations... » Hélas ! Hélas ! Hélas ! Il arrive que l’on se tire une balle dans le pied !!! Nos lecteurs/trices jugeront sur pièces en parcourant l’extrait du procès-verbal du conseil du 15 avril 2010.

EXTRAIT PV du CM du 15/04/10

      Ce qui est particulièrement désolant dans cette affaire, c’est qu’après avoir voté la tenue de cette consultation, les membres de l’opposition qui s’étaient précédemment déclarés opposés au projet LECLERC lui-même, ou à la façon dont il avait été conduit,  négligèrent, dans une totale incohérence, de s’inscrire dans la campagne d’une consultation qu’ils avaient pourtant votée. Ils délaissèrent la tribune que pouvait leur offrir la campagne que leur vote du 15 avril 2010 avait pourtant suscitée,  abandonnant ainsi les Auxonnais(e)s au prosélytisme univoque et racoleur des 4 groupes et associations partisans résolus du promoteur et de son fidèle et dévoué correspondant local. Ces derniers purent donc sans peine, en l’absence d’opposants déclarés, avec le soutien de la mairie et à grand renfort d’affiches imprimées à LURE, remporter un plein « succès ». Tout ça, vraiment, c’était du flan ! Pour du flan local,  ça c’était du flan local ! C’est en réaction au spectacle de cette triste mascarade qu’est né Chantecler !

Nos lecteurs pourront retrouver et relire avec profit l’essentiel des documents écrits diffusés et affichés  lors de cette fameuse « consultation », fleuron de la démocratie participatatative locale, en consultant l’album :

IMPRESSIONS DE LA CONSULTATION 2010 - du 14 février 2013

  Pour illustrer notre propos d’aujourd’hui, Claudi s’est inspiré judicieusement de la jaquette de l’ouvrage d’Alain Sokal et Jean Bricmont Impostures intellectuelles Paris, Odile Jacob, 1997

 Consultez-moi !

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 04 mars 2014  (J+1903 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 00:00

IL CONVIENT DE METTRE LE NEZ… (Premier volet) - du 03 mars 2014 (J+1902 après le vote négatif fondateur)

Cet article fouineur est dédié à ptitefouine 21130

   En ce jour de Carnaval où j’écris cet article, il convient en effet de mettre son nez, ce jour-là, au moins, on peut le choisir à sa convenance ! Le soleil a montré le sien dans le ciel bleu et je m’en réjouis pour tous ceux qui ont préparé et attendu cette journée, même si, comme il est fort probable, ils (elles) n’ont jamais mis et ne mettront jamais le nez dans ce blog ! Ils sont jeunes et enthousiastes (presque tous), qu’ils en profitent !

« Ein Prosit, ein Prosit der Gemütlichkeit ! » C’est le char de Miss Bibine qui passe ! Claudi en profite pour s’en jeter une sous le nez et derrière la cravate. « Ne loupe pas ton Sherlock, Claudi ! ».

     Quant à moi, imperturbable, j’ai remis le nez dans le numéro 101  d’Hebdo 39 du 24 février dernier, pour en  retirer cet extrait de l’allocution du candidat Raoul Langlois, qui m’a semblé digne d’intérêt (on me pardonnera ce coq à l’âne irrévérencieux du Carnaval à la politique) :

 « Monsieur l'autoproclamé [N.D.L.R. Monsieur J.-F. Coiquil] prône le débat... C'est parfait, moi aussi. Que pensez-vous de sa manière de supprimer sur sa page facebook les commentaires qui ne lui conviennent pas ? Est-ce cela le sens du débat ? Quand on dit que rien n'a été fait, il convient de mettre le nez dans les délibérations du conseil municipal. S'il l'avait fait, il se serait rendu compte que 95% à 97% des décisions ont été votées à l'unanimité... Ce qui veut dire que même son camp approuve nos orientations... »

   Rappelons d’abord que le motif et sujet principal de notre blog reste la genèse du projet LECLERC de 2008 à ce jour. Genèse pour le moins complexe, à propos des obscurités de laquelle je ne cesse de «  prôner le débat ». Débat qui, pour l’heure se fait encore attendre…Mais le mutisme et l’hostilité que j’ai rencontrés jusqu’à présent dans cette affaire où, pourtant, « il convien[drait]de mettre le nez » n’auront pas raison de ma persévérance ! Je le démontrerai encore aujourd’hui dans un commentaire concernant les passages soulignés en gras du discours du candidat Raoul Langlois

Premier commentaire

« il convient de mettre le nez dans les délibérations du conseil municipal »

Voilà une injonction bien claire ! De cet exercice, j’avoue ne pas me priver à l’occasion, même, si pour parler franc, je pense être sans doute le seul à m’y livrer, et pour cause !

Lecteurs/trices curieux/ses je vous propose donc aujourd’hui de m’accompagner dans la lecture de la délibération N° 2008-255 relative à la séance historique du Conseil municipal du 17 décembre 2008. Visite gratuite dans un patrimoine édilitaire écrit trop injustement négligé ! Suivez le guide !

Il suffit de cliquer pour « mettre le nez » dans le document et le consulter à la loupe. On peut aussi le confronter avec un extrait du PV de la séance du Conseil municipal correspondante (page 25). Pour faciliter votre visite, nous avons tout bonnement encadré en rouge les points essentiels. Bonne visite !

DELIB-2008-255-2 pages

CM du 17-12-08-Vote

La visite est terminée. Si des doutes subsistent, vous aurez tout loisir de la reprendre à votre initiative.

À  présent quelques questions :

Anecdotique d’abord : Connaissez-vous Jocelyne Combépine ?

De fond ensuite : Pourquoi la désignation de la grande surface projetée au Charmoy est-elle alternativement formulée selon deux versions ?

Version 1 « grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire »

Version 2 « grande surface à dominante alimentaire  supérieure à 1000 m²»

La première, seule, figure dans le PV mais les deux figurent, par ailleurs, et de façon concomitante, dans la délibération N° 2008-255 ?

Quand on a « mis le nez » dans tout cela et que l’on a remarqué en outre le déroulement, houleux et entrecoupé d’une interruption, de la séance du 17 décembre 2008, il y a de quoi rester perplexe !

Surtout quand on connaît les interprétations a posteriori  contradictoires qui ont pu être données du vote.

Les courageux et les curieux pourront « mettre le nez » un peu plus loin en  consultant

RETOURNER AU CHARMOY - du 9 mai 2013

Deuxième commentaire

« 95% à 97% des décisions ont été votées à l'unanimité... Ce qui veut dire que même son camp approuve nos orientations... »

    Dans le cas de figure du conseil du 17 décembre 2008, seule la confusion fait l’unanimité. On pourra s’en convaincre en relisant les pages 20 à 25 du PV correspondant. Les gens très occupés pourront se contenter du commentaire donné dans notre récent article   

    UNE CHAÎNE ET DES GRILLES – du 23 janvier 2014

    À remarquera encore que l’opposition n’a pas pris part au vote, ainsi que l’ambiance irrespirable de la séance. Dans ce cas, donc, pas « d’unanimité ». À la décharge de notre maire-candidat reconnaissons tout de même avec lui, car hors de la question du Charmoy il n’a tout de même pas tous les torts, que l’opposition a pu à l’occasion, et lors d’autres votes, se montrer naïve, voire inconséquente (Nous aborderons ce point ultérieurement dans le deuxième volet de cet article). Pour l’heure, nous nous bornerons à constater que le vote négatif quasi unanime répondant à la question

« Êtes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire  sur la zone du Charmoy ? »

     Que ce vote négatif quasi unanime, disais-je, et de la seule majorité, répétons-le, fut rapidement réinterprété (voir notre article « Retourner au Charmoy » du 9 mai 2013), puis jeté aux orties par le propre chef de cette majorité qui désavouait ainsi les orientations  officiellement affichées par son propre camp lors du vote !   Mais, me direz-vous, quid des orientations officieuses prises en conclave restreint lors de l’interruption de la séance (voir PV page 25) ?

   « Oups ! » diriez-vous ptitefouine 21130  qui m’avez l’air plutôt futée, sans doute plus que votre contradicteur maladroit qui devrait affiner et mieux fonder ses arguments sur Hebdo 39 comme je tente de le faire moi-même, dans ce blog et à visage découvert, sur le chapitre très particulier du Charmoy ! Chère ptitefouine 21130 toute rose ayant des épines à votre propos juste un bémol : votre anonymat pudique  me chagrine, il gâche un peu votre réel talent qui mérite d’être affiché au grand jour ! Come out  ptitefouine 21130 ! « Oups ! »

http://dole-auxonne.hebdo39.fr/article-auxonne-la-campagne-est-lancee,1950.htm

 Mettre le nez

 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 03 mars 2014  (J+1902 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 00:00

PARTIR AU FEU À AUXONNE, PASSIONNÉMENT ! - du 1er mars 2014 (J+1900 après le vote négatif fondateur)

 

      « Partir au feu », précisons tout d’abord que cette expression, dans le présent article du moins,  ne concerne en rien un capitaine de pompiers actuellement en campagne. Elle concerne en effet son principal concurrent, à qui elle fut appliquée par un connaisseur, et dont le discours martial résonnait il y a peu sous les poutres vénérables de l’arsenal de Vauban. Ce soir-là, selon le titre de combat de Cyril Kempfer, le candidat sortant « tir[ait] le premier ».

http://dole-auxonne.hebdo39.fr/article-auxonne-la-campagne-est-lancee,1950.htm  

   Nous avons rendu compte de la salve nourrie dans un précédent article agrémenté d’une illustration originale par Claudi Hoffnung.

MÉTAMORPHOSES  - du 26 février 2014

     L’art de la guerre ne s’improvise pas, l’art de la guerre cela s’apprend dans les académies militaires. Le jeune Buonaparte bien avant de devenir Napoléon, fréquenta comme on le sait,  l’École royale d’artillerie d’Auxonne et ses écoles à feu. Les temps ont changé depuis, les casernes commencent à se faire rares et le combat moderne est à présent celui de la compétitivité et de la concurrence. L’artillerie balistique du système Gribeauval a fait place à une autre artillerie, commerciale celle-là, l’artillerie lourde de la grande distribution. Si le jeune Buonaparte s’exerçait au tir au mortier  et à la pièce de 8 sur les prés du polygone de Tillenay, notre maire sortant s’est aguerri, quant à lui, au cours de son mandat, à faire advenir un hypermarché LECLERC de 3500 m² sur les champs du Charmoy.

     En effet, selon les termes rapportés dans l’article paru dans Le Bien Public du 12 octobre 2009 sous le titre  « Leclerc : le dossier sera porté plus haut »: « Faire un hypermarché sur sa commune, c’est partir au feu ». Cette injonction guerrière, c’est Monsieur Rodolphe Quinonero  qui la lançait « au maire [d’Auxonne] audacieux de soutenir le projet ». Cette audace n’a pas été démentie dans le discours martial du 19 février dernier sous les poutres vénérables de l’arsenal de Vauban ! « De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace ! ».

   Cette audace s’enracine dans la tradition locale. Il y a deux siècles déjà, à Auxonne, on savait « partir au feu ». Un témoin oculaire de l’époque décrit ainsi le départ des canonniers et bombardiers de l’École royale pour une école à feu nocturne au polygone : « La troupe, musique en tête quittait le quartier vers dix heures du soir, alors c’était pour toute la ville un mouvement de peuple, de canons, de caissons, d’hommes de femmes et d’enfants à encombrer les rues, un bruit à ne pas s’entendre, mais plein d’émotions, une joie délirante à remuer tout le monde, une fête à laquelle, non seulement la ville, mais encore les alentours prenaient part ; non seulement les invités, car il y en avait, mais les simples spectateurs se portaient au polygone et bientôt on entendait le canon tonner, on voyait les bombes [des mortiers] s’élancer en décrivant leur courbe de feu, en faisant entendre jusqu’à terre le sifflement qui retentissait dans les airs comme le cri d’un courlis » (Extrait du Courrier de l’Arsenal Numéro 12 du 8 mai 2005)

    Aujourd’hui, comme il y a deux siècles, à Auxonne, on sait encore partir au feu, passionnément. Notre « consultation » locale du 27 juin 2010, largement appuyée par la logistique de LURE,  ne reproduisait-elle pas, dans sa version moderne, la liesse populaire soulevée par le départ des artilleurs vers les écoles à feu ? Une population mobilisée dans « l’intérêt général » de la grande distribution s’était alors levée « en masse » et en écho à des mots d’ordres plus vibrants les uns que les autres : « Aux urnes citoyens ! » « Votez en masse !!! ». Le quidam enthousiasmé par une préparation médiatique musclée à défaut d’un débat éclairé, se précipitait, comme un seul homme, vers les urnes pour donner son avis sur un projet déjà ficelé. À cette fantasia, où les tracts pleuvaient comme des confettis, même les chevaux n’avaient pas manqué. Et lors de la proclamation solennelle des résultats du tir, l’organisateur de la fête avait déploré, avec des trémolos dans la voix, l’accident d’un train d’artillerie emballé qui avait perdu son caisson en route. Diantre ! C’étaient des temps glorieux !

Polygone OUI 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 1er mars 2014  (J+1900 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Visions d'histoire
27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 00:00

SOUVENIR - du 27 février 2014 (J+1898 après le vote négatif fondateur)

 

   En hommage à la chère mémoire de Heinrich Heine poète allemand, juif et rebelle, à qui je dois beaucoup !

 

« Doch die Katze, die Katz’ ist gerettet ! »

Heinrich Heine Erinnerung dans Romanzero (1851)

     

À l’une le boulot, à l’autre le renom

Découvrant une liste, je n’y vois plus ton nom 

Mais le Charmoy, le Charmoy est sauvé !

 

De la photo, les honneurs tu connus

Mais sur celle du port, on ne t’aperçoit plus

Mais le Charmoy, le Charmoy est sauvé !

 

Aux CNAC,  fidèlement, toujours tu fus

Et même à la dernière, où Monsieur n’était plus

Mais le Charmoy, le Charmoy est sauvé !

 

Dur est le destin, la rose a des épines

Sur un registre* un jour, ton nom prit une épine !?

Mais le Charmoy, le Charmoy est sauvé !

 

Aux conseils, vers la fin, tu te fis rare

Et tu devais peut-être en avoir un peu marre

Mais le Charmoy, le Charmoy est sauvé !

 

Et sur la liste, aujourd’hui tu n’es plus

Mais tu bossais pourtant, j’en suis bien convaincu

Mais le Charmoy, le Charmoy est sauvé !

   

*Registre des délibérations du Conseil municipal de la ville d’Auxonne. Délibération N° 2008-255  rubrique « Excusés ». Délibération reçue en préfecture le 9 janvier 2009 relative au fameux vote négatif du 17 décembre 2008, il y a 1899 jours de cela !

    J’ai puisé mon inspiration chez Heine et Claudi la sienne dans Le Bien Public du 13 janvier 2011.

 Présente à l'hyper, absente au port

 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 février 2014  (J+1898 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 00:00

MÉTAMORPHOSES  - du 26 février 2014 (J+1897 après le vote négatif fondateur)

          Métamorphose, un thème qui a largement inspiré les artistes de tous les temps, d’Ovide, dont Les métamorphoses se terminent  par la métamorphose de Jules César en étoile, à Kafka, sous la plume duquel La métamorphose devient un mot au suffixe inquiétant désignant une terrible maladie existentielle. Notre article d’aujourd’hui n’a pas la prétention d’atteindre aux sommets ou aux abîmes de ces grands créateurs, il se cantonnera, en ce temps de Carnaval riches en métamorphoses inoffensives, à rendre compte d’une métamorphose, offensive, celle-là, opérée avec le concours d’un hebdomadaire gratuit jurassien sur l’image médiatique d’un candidat aux élections municipales.

   C’est en effet une véritable métamorphose qui s’opère du numéro 85 d’Hebdo 39 du 28 octobre dernier au numéro 101  d’Hebdo 39 du 24 courant sur l’image et le discours de notre maire sortant.

   Hebdo 39 semble exceller ici dans la métamorphose de la monstration, et c’est de cela que nous vous proposerons aujourd’hui la passionnante démonstration.

    État premier avant la métamorphose : En page 4 du numéro 85 d’Hebdo 39 du 28 octobre dernier, vous trouverez l’article intitulé : « Auxonne : Raoul Langlois, candidat à sa propre succession ». Un cliché illustre l’article qui représente le candidat « au naturel » : position assise, main croisées posées sur la table dans l’attitude sereine du travailleur prenant un repos bien mérité au soir de sa carrière, expression bonhomme empreinte de calme et de modestie, pull-over…rouge. En somme, l’image anodine d’un gentil retraité.

    Passons maintenant au discours du journaliste (en italiques) : «Le premier magistrat […] avance quelques orientations possibles s’il venait à être élu en mars prochain »

 « l’élu sans étiquette (mais assumant une certaine proximité avec l’UMP), se verrait bien poursuivre son orientation vers le développement économique de la ville »

 [en ce qui concerne l’emploi des jeunes] « le maire […] essaye avec ses moyens,  d’avancer avec pragmatisme vers quelque solution ».

   En résumé, large emploi du conditionnel et prudence réservée dans un discours empreint de nuances :  « s’il venait à être élu » « une certaine proximité avec l’UMP , « se verrait bien » « essaye avec ses moyens » « quelque solution ».

  Le discours de l’interviewé est au même diapason : « La zone du Charmoy devrait nous apporter quelques emplois »

« […la restauration du château. Un travail qui sera sûrement assez long mais permettra à la ville de bénéficier d’une certaine plus-value touristique »

« l’emploi des jeunes reste une considérable problématique »

    État second aprèsla métamorphose : En page 2 du numéro 101 d’Hebdo 39 du 24 courant vous trouverez l’article intitulé : « Raoul Langlois tire le premier… ». Un cliché illustre l’article, l’image anodine du gentil retraité en pull rouge a fait place, sur la version papier, à  un parterre composé essentiellement d’autres retraités. En somme : un retraité parle à d’autres retraités… Pépère ! Cependant, sur le site du journal, on découvre  l’image d’un tribun « combatif, engagé, passionné, ... ». Comme nous l’avons déjà écrit à propos de ce cliché : «  On passera sur le symbolisme gaullien appuyé et quelque peu cocasse de la photo qui semble suggérer un décollage imminent vers les sommets du pouvoir local »

http://dole-auxonne.hebdo39.fr/article-auxonne-la-campagne-est-lancee,1950.htm

Passons au discours du journaliste (en italiques) :

Le titre d’abord : « Raoul Langlois tire le premier... »

Le style du tribun ensuite : «Comme à son habitude, Raoul Langlois sait parfaitement "faire le job". Maniant tour à tour salutations sympathiques à ses multiples connaissances, humour verbal instantané, et sens de la formule, le maire sortant énumérait ainsi sous forme d'un inventaire à la Prévert, les réalisations entreprises depuis six ans ».

L’estocade encore : «  Pour conclure, le maire sortant enfonçait le clou à l'égard de son principal rival ».

Le succès enfin : « Un discours qui s'achevait par des applaudissements nourris. D'ici à ce que les urnes livrent la même tendance… ».

En résumé, mise en évidence de la pugnacité « Raoul Langlois tire le premier... » « le maire sortant enfonçait le clou à l'égard de son principal rival », de la compétence, voire du talent oratoire « Raoul Langlois sait parfaitement "faire le job" » «  humour verbal instantané, et sens de la formule » « Un discours qui s'achevait par des applaudissements nourris » mais aussi optimisme affiché sur le résultat de la prestation : « D'ici à ce que les urnes livrent la même tendance… ».

    Nous ne rendrons pas compte ici du long discours du tribun, laissant à chacun(e) le soin de s’y reporter dans l’article qui le restitue fidèlement, sauf sur un point que nous aborderons plus loin. Nous en soulignerons seulement le fort marquage politique et la violence verbale :

« Prenons l'exemple de monsieur Coiquil, membre du Parti Socialiste (mais qui s'en cache), un auto-proclamé leader de l'opposition qui n'a jamais siégé... Regrette-t-il son soutien à François Hollande et à notre député du PS ? Un apolitique de gauche ? Monsieur l'autoproclamé prône le débat... C'est parfait, moi aussi ».

« Notre "Flamby" local fait bien pâle figure... Je comprends qu'il ne doit pas être facile actuellement de soutenir la politique gouvernementale... Mais il faudrait juste l'assumer ».

« Pour ma part, je revendique clairement être un opposant à la majorité présidentielle ! J'assume mon rôle, j'ai d'ailleurs reçu l'investiture officielle de l'UMP et de l'UDI pour présenter ma liste qui est ouverte et multicarte ».

« Le 23 mars, ne vous trompez pas... Ne vous laissez pas berner par cette concurrence intellectuellement malhonnête »

  À remarquer que dans sa relation du discours de combat du maire sortant, Cyril Kempfer omet toutefois de citer les coups de griffe nominatifs dirigés contre Fabrice Vauchey et sa colistière Marie-Françoise Coquet. Cette omission est regrettable car elle pourrait laisser penser que le maire sortant n’aurait qu’un seul adversaire à combattre en la personne malmenée de Monsieur Coiquil. Or, tel n’est pas le cas. Il est vrai qu’une certaine proximité politique de la liste Vauchey, dans ses soutiens déclarés du moins, avec le parti du tribun prive évidemment ce dernier du trop facile argument "Flamby" contre Fabrice Vauchey,  elle lui interdit aussi des tirs trop ouvertement fratricides. Mais, sur un registre certes moins caricatural et appuyé que pour « notre "Flamby" local » les coups de griffe nominatifs étaient pourtant là.

     Après celui d’un journaliste jurassien,  Chantecler, citoyen auxonnais voulait donner son point de vue, et c’est le droit de tout citoyen. On m’accusera sans doute de sortir de mon sujet et de faire de la politique, si tel est le cas, je répondrai que je n’ai en ce domaine ni ambition ni certitude sinon celle de proclamer certaines évidences trop facilement omises. Ainsi de la métamorphose médiatique qui vient de s’opérer sous nos yeux et de bien d’autres métamorphoses relatives à la saga du Charmoy, que nous avons déjà contées. Elles n’égalent certes pas Les métamorphoses d’Ovide, mais il se pourrait que comme celles-ci, elles se terminent un jour par la métamorphose de Jules César en étoile !

   Claudi, rôdé par sa campagne du Charmoy, n’a pas résisté, quant à lui, à la tentation d’ illustrer le titre combatif de Cyril Kempfer : « Raoul Langlois tire le premier... » !

Soirée Fontenoy 2

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 26 février 2014  (J+1897 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 00:00

ARCHÉOLOGUE À AUXONNE,  PASSIONNÉMENT ! - du 24 février 2014 (J+1895 après le vote négatif fondateur)

        Le 19 février dernier au soir, je me trouvais en bonne compagnie dans « une salle comble » ou presque…Du ton général de cette assemblée mémorable, j’ai déjà rendu compte sommairement autant qu’allusivement dans mon article « HYPER-HIT » du 20 courant. La presse gratuite jurassienne a fait beaucoup mieux, elle en donne aujourd’hui une relation beaucoup plus détaillée et franchement enthousiaste. On passera sur le symbolisme gaullien appuyé et quelque peu cocasse de la photo qui semble aussi suggérer un décollage imminent vers les sommets du pouvoir local, pour reconnaître que ce papier présente au moins un avantage, celui de rapporter fidèlement et sans complexe la diatribe conclusive du candidat dans sa vérité nue.

http://dole-auxonne.hebdo39.fr/article-auxonne-la-campagne-est-lancee,1950.htm

  Mais où est l’archéologie dans tout cela me direz-vous ? Elle est partout ! Nous y étions déjà  dans cette salle, sous les chênes vénérables d’une charpente séculaire, témoin de l’architecture industrielle du Grand Siècle. Sous ces chênes vénérables, donc,  « un candidat combatif, engagé, passionné, ... » exposait à l’auditoire le bilan de ses réalisations. Je ne m’étendrai pas sur ce bilan de ces réalisations qui, force est de le reconnaître, ont sur certains points – et aussi certains ronds-points « d’art » – « changé [la] physionomie » de notre ville. De l’aveu même du candidat, « il faudrait être aveugle ou de mauvaise foi pour ne pas en convenir ».

     Il ne me semble pas, pour l’instant, avoir été affligé de l’un de ces maux. À preuve, l’expérience a démontré, en juin 2010, que je pouvais identifier au premier coup d’œil la provenance luronne de centaines d’affiches jaune-fluo affirmatives placardées « démocratiquement ». Je ne suis donc pas aveugle, pas plus d’ailleurs que je ne suis muet, quant à la mauvaise foi, j’en laisse l’avantage à tous ceux qui, interrogés sur la provenance pour le moins troublante de ces affiches, y ont répondu par un silence méprisant, certes, mais ô combien éloquent !  Je n’ai jamais eu l’occasion de vérifier sur ce point l’« humour verbal instantané, et sens de la formule » généreusement prêté à l’orateur de combat du 19 février par Cyril Kempf ?    

     Mais je suis de bonne foi, et en toute clairvoyance, j’atteste des changements de physionomie matérielle de notre ville : pierres blanches, ronds-points « originaux » et fleuris, j’en passe et des meilleures…. J’avoue même avoir contribué à l’un d’eux et pas le moindre, puisqu’il concerne en effet le « Port Royal ». Ma contribution modeste à ce projet ne devait pas grever le budget de notre commune –  thème tant débattu ces derniers temps – puisqu’elle fut bénévole ; elle semble même avoir été fort opportune et particulièrement appréciée, puisque j’en fus officiellement remercié dans inf’Auxonne N° 30 d’octobre 2010 (page 2 colonne centrale), nonobstant mon activisme concomitant sur le présent blog à propos de LECLERC au Charmoy.

http://www.auxonne.fr/telechargements

    Le seul cercle des élus ne renferme  pas en lui-même, fût-ce en son centre, le monopole de toutes les compétences et il doit être possible pour chacun d’apporter librement sa pierre à l’édifice. Discrètes ou bruyantes, ce sont les contributions de tous les citoyens qui font vivre une ville et non seulement celles d’une équipe, fût-elle « d’expérience » !

   Mais où est l’archéologie dans tout cela me direz-vous ? Minute, papillon ! Nous sommes sur le point d’y arriver.

    Le début de l’été 2010, m’aura donc vu travailler, pour reprendre l’expression de certains, « avec une attention et une motivation décuplée » ( Cf . inf’Auxonne N° 30 d’octobre 2010,  bas de la page 2), et ce, sur deux fronts, l’un archéologique (voilà !), l’autre généalogique. Sans indemnité, ni mandat,  ni financement d’aucune sorte, j’ai travaillé ainsi à documenter et à décrire le substrat archéologique de la zone du port  et simultanément à démêler la généalogie pour le moins complexe du projet du Charmoy. Il me semblait agir ainsi dans l’ « intérêt général », et ce, compte tenu du brusque démarrage du chantier portuaire sans souci d’archéologie et aussi du climat invasif et délétère de la fameuse « consultation » au profit de LECLERC couverte en jaune-fluo par LURE et ses séides locaux. Ces derniers sont d’ailleurs toujours largement présents sur la liste dévoilée en cette soirée du 19 sous les chênes vénérables d’une charpente séculaire !

    Il y aurait beaucoup à dire sur cette affirmation répétée lors de la soirée du 19 et selon laquelle « 79,8% des Auxonnais [se sont] prononcés pour cette implantation ». En fait de 79,8% d’Auxonnais, il s’agissait de 79,8% des votants et comme 38,25 % des inscrits avaient participé au vote, c’est en réalité moins d’un Auxonnais sur 3  qui a dit OUI. Moins d’un Auxonnais sur 3 en dépit  du racolage éhonté et invasif des partisans déclarés et autres associations ad hoc. Sans compter aussi les électeurs trompés sur la marchandise et l’étiquette, car en fait, derrière l’appellation prétendument neutre de « zone commerciale du Charmoy » c’est bien un hypermarché LECLERC, jamais nommé dans la campagne bien que déjà maître du terrain, que l’on faisait plébisciter  et non, comme la municipalité présente a osé l’écrire noir sur blanc dans un pli officiel, « un supermarché à dominante non alimentaire » !

     Mais laissons pour ce qu’elles sont ces grossières approximations terminologiques pour revenir aux plaisirs plus passionnants de l’archéologie. Je suis sûr que vous en attendez l’image ! Claudi, fatigué par sa campagne de reportage sur les champs de bataille du Charmoy ne s’est pas trop foulé aujourd’hui, il vous envoie quand même sa carte postale de notre campagne archéo de l’été 2010.

 Archéologie du Port-Royal

Pour les amateurs de tunnels, nous conseillons, dans un autre registre, la relecture d’un précédent article du 25 août 2013, intitulé « EFFET TUNNEL » AU CHARMOY.   

      Ils y découvriront à travers un tunnel d’un genre très particulier, le long cheminement d’un projet qui a fini par aboutir en empruntant des voies pour le moins complexes. Dans son article d’aujourd’hui intitulé « Auxonne : ça se bouscule », Nicolas Rouillard écrit dans Le Bien Public : « l’installation du Leclerc […] semble actée ».

        Actée oui, sans doute…Mais avant  ce constat prudent, combien de méandres les partisans de cette installation n’ont-ils pas dû emprunter ! Méandres, dont les sinuosités alambiquées ont dû rendre la paisible Saône, elle-même, jalouse ! En ces temps de campagne, où la presse semble déclarer que le sujet ne fera plus recette, il peut être néanmoins instructif de le revisiter, ne serait-ce qu’à titre préventif  et pédagogique !

Quand on veut sortir d’un tunnel, il faut  y entrer d’abord ! Bonne visite et bon courage (il en faut !) et à bientôt !

« EFFET TUNNEL » AU CHARMOY- du 25 août 2013

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 février 2014  (J+1895 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 00:00

ÉPISODE N° 46 : TOUT EST BIEN, QUI FINIT BIEN - du 22 février 2014 (J+1893 après le vote négatif fondateur)

          Abandonnant définitivement la valise de l’oncle Seppi de Rouffach près de Colmar, nous reprenons la publication de notre feuilleton qui, avec cet épisode, touche heureusement à sa fin. Il fallait bien, un jour, y mettre un point final. Nous remercions nos (é)lecteurs/trices pour leur fidélité et leur patience. Il leur en a fallu en effet.

   Tout en leur conseillant de relire attentivement le début discret du feuilleton, plus instructif que ses derniers développements à grand spectacle, nous leur dédions ces quelques vers, inspirés de Pouchkine (qui n’était pas stalinien), tout pleins de la sereine mélancolie de celui qui passe la main.

 

Feuilletons comme mandatures

En leurs débuts sont fort charmants

Chaque épisode en sa lecture

Vous fait désirer le suivant

 

Mais sur la terre rien ne dure

Toute passion va s’émoussant

On s’échine en réécriture

On ne passionne plus pourtant

 

Feuilletons comme mandatures

En leurs débuts sont fort charmants

Et bien sage qui sait conclure

Quand de conclure vient le temps.

 

À bientôt quand même !   

    46-Confrérie

N.D.L.R. : Cette œuvre étant de pure fiction, toute ressemblance avec des personnes existantes doit être considérée comme fortuite.

      Il est néanmoins possible que l’auteur ait jugé bon de s’inspirer librement de certains faits réels en relation avec la zone du Charmoy.

 Couverture album C.H.                                                                                                 

FEUILLETER L’ALBUM

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 février 2014 (J+1893 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Feuilleton 1
20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 00:00

HYPER-HIT - du 20 février 2014 (J+1891 après le vote négatif fondateur)

       Claudi est têtu, c’est une Holzkopf ce Claudi ! Je lui avais bien dit : « Avec Bertha, basta ! Bertha, c’est la der des ders ! »

     Rien à faire, il est revenu à la charge avec ses « trésors » de la valise de l’oncle Seppi de Rouffach près de Colmar ! Tout joyeux, il m’a proposé sa nouvelle « vision d’histoire » : « Gotferdami ! Carnaval approche, le masque est très vendeur, et du masque au masque à gaz, il n’y a qu’un pas, alors Gotferdami ! Faisons dans le masque à gaz ! ». Et le voilà qui exhibe,  sortie de ses cartons, sa dernière composition : « YPÉRITE ».

   « Remballe Claudi, on en a soupé Claudi, arrête de te prendre pour Otto Dix, tu fais pas le poids ! » Et voilà la moutarde qui me monte au nez… Et si c’était le gaz moutarde ?! Gaz moutarde, c’est l’autre nom de l’ypérite qui n’est pas de Dijon et qui tire son nom de la bataille d’Ypres en Belgique. Merde ! Ça y est ! La cloche des gaz ! Ouf ! C’était juste le carillon ! J’aime mieux ça ! »

Avec tes horreurs, tu nous en fais des frayeurs, Claudi ! Mais l’ypérite c’est DmoD, ça fout des cloques et j’en ai ma claque ! »

Et mon dessin, alors !

T’occupe, remballe, c’est naze ! C’est dépassé ton truc ! La nouvelle arme up to date, Claudi, c’est l’HYPÈRITE, avec une H ! Et celle-là, aucun masque ne t’en protègera, ça sert plus à rien de se voiler la face ! Et encore moins de sonner la cloche !  Et tous ceux qui te diront qu’on peut s’en protéger, ils me font penser à ces pauvres poilus qui, avant la dotation en masques et en désespoir de cause, faisaient pipi sur leur mouchoir et se le nouaient devant le nez faute de mieux. En 18 les braves ont fini par gagner, mais l’HYPÈRITE, aujourd’hui, c’est elle qui va gagner. Dans les rues des centres ville, les rideaux de fer tombent pour ne plus se relever. Des bourgs fantômes, des Perthes-lès-Hurlus commerciaux, y’en a au large dans tout le pays !

Je commence à piger, tu veux que j’te dessine une carte de France ! On avait connu « la France défigurée », place à la France hypèritée, c’est ça qu’tu veux ! Grandiose !

Mais non ! La France hypèritée, tout le monde en parle et personne ne fait rien ! Le sujet est rebattu : commerce de proximité gna-gna-gna, cœur de village gna-gna-gna, paroles, paroles, paroles !

Gotferdami ! Une fois ! Tu te prends pour Dalida ! Alors, qu’est-ce-que je fais ?

Fais-nous donc l’HYPER-HIT, c’est plus local, plus simple et sûr que ça va bien plaire !

D’abord kézaco l’HYPER-HIT ? Et ensuite, je vois que j’aurai bossé pour rien !

– Mais non ! Fifti-fifti ! Moitié YPÉRITE, moitié HYPER-HIT : l’alerte aux gaz et l’appel aux urnes, t’as pigé ? Le gaz moutarde et l’enfumage démocratique en jaune-fluo à la mode de LURE ! Le masque à gaz et le masque de la démocratie participatatatative !

Yo ! Je commence à comprendre ! Je conceptualise déjà ! Otto Dix et le discount va-t-en guerre qui « part au feu » ! Gotferdami, synthèse chéniale !

– Tu sais, Claudi, à propos de synthèse, j’étais hier soir au salon des Halles pour le bilan de la mandature. Beau bilan ! Assez discret sur le Charmoy pourtant…J’en étais même un peu étonné, le grand spectacle 2010 de l’HYPER-HIT c’est du passé ! Des scores pareils, ils n’en reverront  plus et je crois que ça fait bien des nostalgiques. Tu te rappelles… « Aux urnes citoyens ! »… et la calèche infernale !

– Alors dis-moi, Claude, t’as l’air déçu, on le fait quand même ton HYPER-HIT ?

– Sûr, ça fait partie de notre patrimoine culturel !

– LàGotferdami ! Tu charries Claude, un patrimoine comme ça, on s’en passerait ! Mais…pour en revenir à tes raouts au salon, si je t’ai bien compris c’était pépère hier soir, genre causerie au coin du feu ?

– Oui et non. En résumé ça a commencé comme une soirée diapo plutôt sympa : fleurs, ronds-points d’art, guirlandes et voyages idylliques de seniors  et ça a fini… Comment dire ? Ça a fini, oui ça me gêne de te le dire, je m’étais pourtant bien promis de sortir des vieilles histoires de la valise de l’oncle Seppi… Oui, pour tout dire, ça a fini…Excuse… Baïonnette au canon ! Carrément, Claudi !

Gotferdami ! Baïonnette au canon, carrément ! Là, c’est toi qui nous ramènes la valise de l’oncle Seppi, même qu’au fond de la valise de l’oncle Seppi, y’avait une baïonnette-scie !

– Arrête, tu m’fais mal ! J’te jure, j’étais scié, et j’étais pas le seul ! Et puis, y’a eu la mitraille : une volée de mitraille rhétorique qui sifflait méchamment dans les charpentes du vieil arsenal, t’imagines ? Ça tombait comme à Gravelotte !

– Là, Gotferdami ! J’aime pas ! Tu nous refais 1870 !

– Plutôt que 1870, c’était…la boucherie d’Eylau ! Le jeu de massacre ! Hit-the-baby comme disent les amerloques !

  Ypérite-HYPER-HIT       

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 février 2014  (J+1891 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Visions d'histoire