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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 00:00

FLEURS DE SCRUTIN – du 2 mars 2011

  Marianne et Fleur de caddie

 "Liberté en tête j'ai mis

Et mon bonnet encocardé

De gros bonnets a fait tomber

Un Roi par moi fut raccourci »

 

« En têt’de gondole j’ai mis

Mes promos et c’est sans danger

Allons z’enfants vite accourez

Car seuls les prix je raccourcis »

 

Ainsi devisaient deux commères

Sur le sujet de la vie chère

Derrière leurs étals au marché

Marianne ne vendait plus guère

 

Fleur de caddie était au top

Géante devint son échoppe

Et Marianne prit sa retraite

Voilà, et l’affaire fut faite.

 

Depuis ce temps les pauvres gens

N’ont plus à crier tout autant

On crie pour eux, en encaissant

Pour casser les prix, des slogans.

 

Le citoyen a la télé

Et le voilà bien informé

Et s’il fait la révolution

Ce n’est plus qu’en consultation.

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

à Auxonne le  2 mars 2011

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Publié par C.S. - dans Figures libres
1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 00:00

 FOLKLORE - du 1er mars 2011

           

            Le mot n’est plus très à la mode. Quand on utilise le qualificatif folklorique, c’est pour désigner quelque chose de pas très sérieux, d’un peu clownesque. Le folklore, c’est une sorte de carnaval un peu sage avec spécialités régionales, une façon de caricature innocente et aimable d’un monde reconstruit, qui n’est plus et n’a sans doute jamais existé comme tel. Ce peut être aussi un ingrédient utile pour pimenter telle ou telle revue sur papier glacé d’une institution à caractère local.

            Dans sa forme architecturale, c’est le signe esthétisé d’une région, un logo, pour parler comme tout le monde : losanges de tuiles vernissées sur un toit égale Bourgogne, clocher comtois gravé sur la porte d’un TER égale Franche-Comté. Dans sa forme agricole, c’est l’assimilation d’un lieu, voire de ses habitants à une production : escargot de Bourgogne, moutarde de Dijon, oignon d’Auxonne, ouillottes de Poncey.

            Et pourtant, la mondialisation, l’uniformisation des paysages rend toutes les périphéries de villes identiques. Partout fleurissent les mêmes zones, les mêmes parkings, les mêmes hypers, les mêmes bricos, recélant les mêmes productions de masse délocalisées, étalées sur fond de même world-music dégoulinante. Le voilà, de Landerneau à Wilno et de Brest à Bucarest, le folklore universel présent. Et s’il reste des champs alentours, la même musique résonne aussi dans la cabine du tracteur.

           A la fin des années 60 de l’autre siècle, lorsque je défendais l’Arsenal d’Auxonne contre les marchands de béton, aux côtés de mon Maître Pierre Camp, je me rappelle d’une expression qu’il avait employée pour désigner la France qui se construisait alors sous nos yeux : « une caricature d’Amérique où l’on prend la vie en dégoût ». Je lui donne plus que jamais raison, et la crise morale que traverse notre pays, trouve sans doute une part de ses causes dans cet enlaidissement généralisé entrepris méthodiquement par le nerf du profit et sous la bannière revendiquée du « progrès ».

             Et malgré ce grand chambardement, ce bétonnage des espaces, cette mise en sauce américaine de la « douce France », la référence aux vieilles provinces n’est pas morte. On les invoque encore à tout bout de champ, et bien ailleurs qu’aux champs. Chacun se souvient de l’emploi malencontreux du mot « Auvergnat » par un récent ministre.

             Plus localement, je notais il y a peu l’emploi, beaucoup plus innocent, du qualificatif « picard » dans un tract local. Après avoir noté, documentons un peu.

             Le tragique Racine était picard, La Fontaine aussi d’ailleurs. Nous n’en conclurons pas pour autant que tous les Picards sont tragédiens ou conteurs de fables.

             Dans son unique et courte comédie  Les plaideurs, Racine fait le portrait d’un Picard.  Dès la première page, dans la tirade de Petit Jean, on trouve ces deux citations célèbres : « Tout Picard que j’étais j’étais un bon apôtre » et  « Point d’argent, point de Suisse », le Picard Petit Jean s’appliquant à lui-même cette dernière. Petit Jean entend par-là, non pas qu’il soit un soldat mercenaire suisse, mais qu’il fait payer ses services.

             Les problèmes d’identité ne datant pas d’aujourd’hui, il s’écrivit au milieu du dix-neuvième siècle un énorme ouvrage collectif illustré intitulé Les Français peints par eux-mêmes décrivant tous les types sociaux et provinciaux du pays. Balzac y peignait l’épicier et Francis Wey, le Picard  :

            « Ces braves gens sont emportés, vifs comme poudre ; ils ont des colères aussi pétillantes et aussi durables qu’un feu de paille. En outre, comme ils s’expriment facilement et sont assez têtus, il en résulte un certain penchant à l’esprit de controverse ; ils aiment la discussion et s’y livrent avec la même âpreté que leurs voisins du département du Nord. Leur plaisir est d’entasser une foule d’arguments spécieux à l’appui d’une bourde. »

             A la fin de l’article, l’auteur conclut quand même: « Pour moi, qui les connais et les apprécie, il me semble que si je n’avais l’honneur d’être Franc-Comtois, je serais très satisfait d’être Picard ».

             Voilà  de quoi rassurer tout le monde !

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

à  Auxonne le  1er mars 2011

           

             

 

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Publié par C.S. - dans Figures libres
28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 00:00

 SMALL IS BEAUTIFUL – du 28 février 2011

 

                Hier c’était dimanche, un dimanche un peu frais, un peu gris, un de ces dimanches qui n’engagent pas trop à mettre le nez dehors. Un de ces dimanches qui vous feraient presque regretter que la galerie marchande du Charmoy ne soit pas encore ouverte, même – et surtout – le dimanche ! A quand « la ville à la campagne » et les Champs-Elysées aux champs ?

             Un de ces dimanches d’hiver à vous faire regretter d’être loin des palmiers et des palaces, des jets et des marinas. A propos, 1946 est une année faste car elle vit naître, outre cette grande voyageuse au pas ample et à l’allure dégagée qui pose à présent ses valises diplomatiques, des millions d’autres papy-boomers  et… certain trublion !

             Une grande dame termine à présent sa mission et peut enfin se reposer. L’écrivain bénévole, lui, n’a pas les moyens de démissionner. Il s’attache à sa tâche…encore « hénaurme » !

              Il y a tout un bataillon de « passionnés » à Auxonne. Tout seul dans mon coin, sans soutien, et sans subvention, je m’essaye à être  passionnant car les études de marché ont démontré une vraie carence sur le secteur en la matière. Gare à l’évasion des chalands ! Un bon point cependant pour la boutique pimpante de Pierre-Louis qui nous apporte des oranges !    

              Quant à mon petit commerce, fermé le dimanche, je l’ouvrirai ce lundi par quelques morceaux choisis glanés la veille au coin du feu, quelques amuse-gueule de ce bon Claude Tillier (1801-1844), Clamecycois célèbre, qui, de sa plume inégalable,  titilla quelques gros notables louis-philippards nivernais :

           

« Toute renommée, voyez-vous, a besoin de contradicteurs. La gloire est comme une salade ; pour qu’elle soit bonne il y faut un peu de vinaigre. »

           

« Le pamphlet ne peut prendre de sujets là où il n’y en n’a point. Je suis comme le lièvre qui reste à la même place tant qu’il y a du serpolet à brouter, et qui émigre aussitôt qu’il n’y en a plus. »

 

« …chacun a droit, selon ses œuvres, aux coups de chapeau que décerne la cité. Le pamphlet a donc raison de rappeler à l’ordre celui qui y prend une trop grosse part ; et d’ailleurs, n’est-ce pas une bonne œuvre, et une œuvre d’autant meilleure qu’elle ne coûte rien à personne ? »

 

                Voilà, le temps de lever mon rideau de fer, et je retourne à mon étalage.

                J’étais écrivain bénévole et je me sens devenir commerçant improvisé, comme Papa, qu’enfant, je voyais en tablier bleu, le crayon sur l’oreille. Je dois avouer qu’il me revient maintenant qu’il admirait certain épicier de Landerneau. C’était dans les années 50, nous sortions à peine des tickets de rationnement et ce qui était une expérience novatrice n’était pas encore devenu un empire tutélaire.

               Oui, Small is beautiful et je n’aime pas les empires. Je redoute l’hyper : hypertension, hyperglycémie…tout ça, ça vous rend malade. Je parie toujours David contre Goliath et si j’évoque « le pot de terre et le pot de fer », c’est en motif d’indignation et non en lâche prétexte de résignation de quidam soucieux d’être toujours du bon côté du manche et d’y ramasser quelques miettes.

               Je relis dans Le Bien Public du 2 février dernier l’article de synthèse de Sylvain Clément et j’y trouve « l’ombre du géant auxonnais », un géant égoïste à la manière d’Oscar Wilde ? Et puis cette conclusion un peu bizarre en manière de  « Jour d’après » nucléaire : « Il ne manque plus que le rayonnement gagne les villages pour uniformiser le tout ».

              A rapprocher du vœu de droit divin exprimé dans un tract récent : « Il veut qu’il en soit ainsi pour le Canton d’Auxonne, NOTRE Canton » ?

             Non, merci.

             A rapprocher plus plaisamment sans doute d’un passage de l’Acte II, Scène 3 de  « Chantecler » d’Edmond Rostand auquel notre plumitif ne pensait sans doute pas  :

CHANTECLER

Cocorico !

LA FAISANE                 

                     Ah ! Sur une pente engourdie

Glisse un premier rayon ...

 CHANTECLER

                                       Tiens ! Je te le dédie !

LA FAISANE 

Les villages lointains commencent à se voir !

CHANTECLER

Coc..      

                                                        Sa voix se brise 

LA FAISANE 

          Vous n’en pouvez plus !

CHANTECLER

                                                  Si ! Je veux en pouvoir !

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

 à Auxonne le  28  février 2011

 

 

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Publié par C.S. - dans Figures libres
26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 00:00

 

« ROSES DE PICARDIE » – du 26 février 2011

 

             Encore une chanson me direz-vous ? Oui, toujours la même ! Et puis les roses c’est bien  de circonstance, vu le calibre des fleurs qu’on s’envoie ces temps-ci ! N’en jetez plus !

            Mais avant d’offrir le bouquet, faisons d’abord quelques rappels relatifs à notre sujet de prédilection.

 

             Voilà ce qui s’écrivait dans Inf’Auxonne il y a quelques mois: « La consultation des électeurs a révélé la véritable implication des citoyens dans la vie de leur cité : 38,25% de participation, taux plus élevé que pour les élections européennes et régionales. Avec près de 80% de OUI à la question posée, les auxonnais se sont clairement déterminés pour le développement d’Auxonne et de son Canton ». (Inf’Auxonne N° 29 de juillet 2010 Edito de M. le Maire  p.1).

            En juin 2010, on faisait voter AUXONNE pour un projet situé sur le territoire de la Commune mais  il était déjà explicitement question de l’intérêt pour le développement du Canton.           

           Dans une lettre officielle de remerciements du Maire d’AUXONNE adressée à ses concitoyens, datée du 28 juin 2010 et distribuée en pli ouvert dans toutes les boîtes aux lettres de la commune, on pouvait lire :

          « Nous avons pris acte de votre soutien et de votre intérêt, témoignés lors de la campagne et de la proclamation des résultats à laquelle vous avez assisté très nombreux. Saluons également le déplacement de nombreux habitants des communes avoisinantes les uns pour témoigner leur intérêt pour le projet, les autres regrettant de ne pouvoir voter.

Nous persévérerons pour faire respecter VOTRE choix, qui est aussi le NOTRE »

            Là encore, attention particulière pour « de nombreux habitants des communes avoisinantes ». Donc pour le Canton !

            D’ici quelques semaines, personne ne sera privé de vote et les « regrets de ne pouvoir voter » « de nombreux habitants des communes avoisinantes »  ne seront plus de mise.

Quant à la persévérance affirmée, persévérance de « Picard », par définition « tenace », elle sera, n’en doutons pas, au rendez-vous.

             Cette fois, au moins, ne sera plus à déplorer l’absence scandaleuse de concurrence caractérisant la campagne de la consultation du 27 juin, qui prônait paradoxalement les vertus de la concurrence.

 

             Rappelons que  Chantecler est né de cette carence, digne d’une république bananière, et que depuis ce temps « [Il] chante clair afin qu’il fasse clair »

                Chantecler , n’est qu’un trublion bénévole et un « poil-à-gratter » sans ambition et sans réseau. Il n’a pas de « Comité de Soutien » pour qualifier de « grande », ou – pendant qu’on y est – d’ « énorme », telle ou telle de ses qualités personnelles. Il ne revendique d’ailleurs d’énormité dans aucun domaine.  Chantecler n’a d’autre vocation que d’éveiller les dormeurs en offrant le café fort de ses observations et de ses réflexions.

           Sa seule ambition est de conjurer la honte qu’il a ressentie de voir sa ville livrée, en juin 2010, à une publicité effrénée et grotesque à un véritable carnaval de la grande distribution.

           Hormis cela, il n’impose pas ses certitudes aux autres, et s’il est bien certain d’une chose, c’est de ne jamais recevoir, comme tel de nos concitoyens, de lettre à en-tête d’une grande enseigne le félicitant pour sa « discrétion » :

« A ce jour la maîtrise foncière de la zone est concrétisée grâce à votre discrétion. Nous sommes conscients des difficultés que vous rencontrez, mais l’enjeu est de taille. La divulgation aurait fait échoué (sic) le projet » (Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 p. 4 et préalablement dans Le Bien Public du 21 avril 2009))

          Alors, comment la qualifierons-nous, de « grande » ou alors carrément d’« énorme » cette « discrétion » ?

          De « discrétion », il ne devait plus en être question par la suite quand on vit fleurir nos murs en jaune-fluo.

          Roses de Picardie, Jonquilles de Haute-Saône. Ah! Douce France ! Avec à chaque terroir ses hommes et ses fleurs !

 

Pour les amateurs : « Roses de Picardie » est une célèbre chanson composée par un Anglais, Haydn Wood, en 1916.          

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

 à Auxonne le  26  février 2011

 

 

 

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Publié par C.S. - dans Billets d'humeur
25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 00:00

 

EN RETARD D’UNE GUERRE  –  du 25 février 2011

 

            Vous connaissez l’histoire de Ligne Maginot construite dans les années 1930, à grand renfort de béton et d’acier, dans l’Est de notre pays. A l’heure où à l’Est de chez nous on veut construire un hypermarché lorgnant vers Dole et la « ligne bleue » du Jura, il peut être utile de rappeler que, telles des Pyramides, d’amples constructions venues à contretemps n’ont jamais servi qu’à ensevelir les prétentions de leurs promoteurs.

            Le monde change vite et la reproduction de modèles surannés qui triomphèrent au cours des « Trente Glorieuses » peut être aujourd’hui un aveuglement coupable. Qui prétendrait construire à présent les grandes barres d’immeubles promises au dynamitage ?

            La lecture d’un article du  Bien Public du 21 février dernier, d’une façon nuancée certes, peut venir à l’appui de notre point de vue.

            Sous le titre

COMMERCE. Pour enrayer la désaffection des Français pour les hypermarchés des périphéries urbaines, les grandes enseignes réagissent en investissant dans les centres-villes

La grande distribution dans la course aux centres-villes

 Nicolas Desroches et Berty Robert  examinent un certain nombre d’exemples pris à Dijon ou à Chalon-sur-Saône.

            Ainsi dans une supérette de Chalon dont les « clients habitent les rues voisines » on fait « de la livraison à domicile, et ce gratuitement, dès le premier euro d’achat, quand nos clients, souvent âgés, n’arrivent pas à se déplacer parce qu’ils sont fatigués, malades… ». Un petit coup de pouce qui n’est peut-être pas à négliger !

            A Dijon dans le quartier des Halles, le marché traditionnel et les petites surfaces vivent en harmonie, deux patrons de supérettes témoignent : « la proximité des halles est plus attractive que concurrentielle et leur clientèle a une autre approche des courses qu’en hypermarché. Ses achats sont plus justement calibrés ».

            Les auteurs de l’article estiment même que « ce débarquement de la grande distribution en ville n’est pas forcément contradictoire avec l’idée même de petit commerce », opinion confirmée par le témoignage d’une gérante. Pour notre compte, nous retiendrons surtout qu’il est facteur possible de services de proximité pour les personnes à mobilité restreinte.

            Chiffres à l’appui, on constate que parallèlement au développement général du hard-discount (déjà présent à Auxonne : Netto et bientôt Lidl) « on assiste [en Saône-et-Loire] à un essoufflement dans la création des très grandes surfaces » « on préfère les supermarchés aux hypermarchés ».

                Dans « dijOnscOpe Maintenant, vous savez », journal en ligne, du 24 février, qui interroge cinq candidats aux cantonales sur les sept, et qui semble aussi oublier le « huitième » (voir notre article d’hier), on peut lire les déclarations d’un partisan de l’hypermarché E. LECLERC : « Je travaille pour que puissent s’implanter sur notre territoire des zones d’activités économiques complémentaires comme le sont celle de Tillenay-Villers les Pots et celle du Charmoy à Auxonne ». En ce qui concerne la zone du Charmoy, nous pouvons l’assurer en toute connaissance, il y a eu beaucoup de travail. Ce passage d’une lettre de la hiérarchie LECLERC au « travailleur », publiée par lui-même dans InfAuxonne N° 25 de mai 2009 en page 4, l’atteste : « A ce jour la maîtrise foncière de la zone est concrétisée grâce à votre discrétion. Nous sommes conscients des difficultés que vous rencontrez, mais l’enjeu est de taille. La divulgation aurait fait échoué (sic) le projet »

 

           Pour en revenir à l’article du Bien Public du 21 février dernier  si « on assiste [en Saône-et-Loire] à un essoufflement dans la création des très grandes surfaces » et si « on préfère les supermarchés aux hypermarchés », ce n’est toutefois pas le cas à Auxonne, où la municipalité en place, de commissions de recalage en consultation racoleuse, soutient toujours sans réserve un projet d’hypermarché E. LECLERC, sur des terres agricoles, loin du centre-ville et hors de la zone urbanisée. Pourtant la Ligne Maginot c’est dépassé ! Alors, il nous prend l’envie de chanter « T’es pas dans l’coup Papa ! »       

                                         

C. S. Rédacteur de Chantecler,

à Auxonne le  25  février 2011

 

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Publié par C.S. - dans Revue de presse
24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 00:00

 

 LE HUITIEME CANDIDAT- du 24 février 2011

 

            Le Bien Public d’hier (23 février), passait en revue, non sans humour, les forces en présence à la veille des prochaines cantonales dans un article de synthèse sous le titre

« CANTONALES. Pour la droite, le canton d’Auxonne est l’un des grands espoirs de reconquête.  Raoul Langlois sur sa lancée ?

            Ni « adoubé », ni encarté et n’ayant donc pas vocation à entrer en lice le 20 mars, nous nous abstiendrons d’ajouter une note personnelle aux analyses parfois incisives de Sylvain Clément.

            Fidèle à l’adage « Cordonnier, pas plus haut que la chaussure », nous nous en tiendrons à notre sujet de prédilection, qu’en quarante variations nous avons déjà décliné sur ce blog.

           Aux grincheux et « scrongneuneu » qui pestent déjà  je demande :

          De la pratique du radotage fleuri et de celle de la langue de bois vermoulue, quelle est la plus ennuyeuse et la plus coupable ?

              Au fait incorrigible bavard ! Oui ça vient ! Nous y sommes !

           Dans la dernière colonne de l’article de Sylvain Clément j’ai dégotté un délicieux sandwich, un tantinet vénéneux peut-être :

           Entre un couvercle d’insécurité et d’inquiétude des commerçants et un canapé (confortable ?) de Front national une solide tranche de « projet Leclerc ». Nous le tenons notre huitième candidat !

           Dans le matin brumeux du 20 mars  nous verrons donc sept chevaliers, des « figurants » aux poids lourds, de couleurs (en général) diverses, et…. le Chevalier blanc !

           Face au tandem formé par le Cid  de la « reconquête » « lancé  à pleine vitesse depuis son triomphe » et le Chevalier blanc « héraut du consommateur[1] » il n’y aura donc qu’à bien se tenir. Ce ne sera peut-être plus le moment de se tenir les côtes !

            Selon l’adage ouvrant  notre « petit almanach 2011 », on aurait dû pourtant s’y attendre : « Juin 2010, des voix pour attirer Leclerc. Janvier 2011,  Leclerc plan B pour attirer des voix. ».

               Le huitième candidat est bien là. Après avoir nagé en sous-marin dans les douves pendant des mois, rasé les murs en jaune-fluo, il décline enfin son identité, blasonnant et plastronnant jusque dans le dernier procès-verbal du Conseil municipal  (14 février 2011) publié dans un temps record. Les gens avertis sauront lire entre ces lignes d’apparence anodine qui cliquettent pourtant comme l’armure sous la cape :           

« Sur la construction d’un Leclerc : Un nouveau dossier pour l’aménagement d’une surface commerciale « Enseigne Leclerc », a été déposé auprès de la CDAC (Commission Départementale d'Aménagement Commercial ). Il sera examiné le 8 mars 2011 à 10 heures. La Ville d’Auxonne souhaite néanmoins connaître la position du Conseil communautaire et a donc demandé une réunion ».

            A présent que le Chevalier blanc est bien dans la place, l’heure est à la communication. Aux orties tous les nennis du 17 décembre 2008. Au diable  la « discrétion » interdisant toute  « divulgation » coupable (Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009) et la morgue assumée du « cavalier seul » (Le Bien Public du 8 avril 2009). 

« Le Chevalier blanc est à nos côtés et dans un canton à la prospérité retrouvée nous mettrons bientôt la poule au pot car, à présent, « réunion » et « commission » sont les deux mamelles du Charmoy ! »

           

[1] Un journaliste du Nouvel Observateur fait dire à François Sauvadet « héros du consommateur », je pense que c’est le journaliste qui se trompe (voir notre article Vachement bien)

 

 

   C. S. Rédacteur de Chantecler,

   à Auxonne le  24  février 2011

    

 

                       

         

 

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Publié par C.S. - dans Revue de presse
22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 00:00

HYPERMARCHE CLANDESTIN - du 22 février 2011

 

1. Déclaration d’intention

 

            Nous sommes à l’ère de la globalisation, des échanges et de la traçabilité nécessaire. Les rayons d’un hypermarché sont une image du monde actuel et chaque étiquette, une histoire plus ou moins fidèle du produit qui s’offre au consommateur.

            Un hypermarché peut aussi « se vendre », à une commune par exemple ou à ses habitants. Sur un exemple local, à partir de documents écrits dûment référencés nous avons tenté un exercice de « traçabilité » d’un « hypermarché à vendre ». Comme nous le verrons, il s’agit de lire attentivement les étiquettes !

 

2. Eléments de langage

Pour savoir d’abord de quoi l’on parle. Selon la norme NAF 2008  INSEE, un hypermarché est un « commerce de détail en magasin non spécialisé à prédominance alimentaire d’une surface de vente égale ou supérieure à 2500 m² »

 

3. Mode d’emploi

            Les sources de référence seront mentionnées en noir dans la colonne de gauche, les citations extraites de ces sources seront données en bleu et en italiques dans la colonne centrale. Nos commentaires  figureront en noir en  colonne de droite. A la fin de chaque rubrique, un commentaire de conclusion plus long sera donné en rouge dans toute la largeur de la page.

 

 

4. AVATAR N°1 Glissements progressifs sur une surface

 

 

Délibération

N° 2008-255.

(C.M. 17/12/08)

 

le Conseil a décidé « de répondre non à la question posée par M. le Maire au Conseil Municipal à savoir « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m², dans la zone du Charmoy ? »

 

 

 

Le Bien Public du 26 mars 2009

« Leclerc arrive avec 250 emplois d’ici 24 mois » 

« [Ce projet] prend en compte les recommandations formulées lors du Conseil municipal du 17 décembre dernier qui imposaient une surface marchande consacrée à l’alimentaire, inférieure à 1000 m² »

« vote » devient « recom-mandations »

« grande surface à dominante alimentaire » devient « surface marchande consacrée à l’alimentaire »

 

 

www.auxonne.fr 

Site Villed'Auxonne 

« Lors du Conseil municipal en date du 17 décembre 2008, M. le Maire avait soumis la question suivante au vote des élus : « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m² sur la zone du Charmoy ? »  .../...

 

 

Le résultat du vote n’est pas rappelé.

« grande surface à dominante alimentaire » devient « surface alimentaire »

 

 

Pour le lire la suite de cet article CLIQUEZ  ICI

nous mettons à votre disposition, sous forme de lien, le fichier en format pdf prêt à lire, à télécharger et à imprimer

 

 

C.S.  Rédacteur de Chantecler,   

à Auxonne le  22  février 2011                                                                                                                                           

                                                                                                  

 

 

 

 

 

 

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Publié par C.S. - dans Analyses et réflexions
21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 00:00

 

LETTRE OUVERTE  à Madame la Préfète – du 21 février 2011

 

Objet : CDAC prochaine  relative au projet d’implantation d’un hypermarché E. LECLERC sur la zone du Charmoy à AUXONNE

 

           

                                    Madame la Préfète de la Région Bourgogne          

 

           A l’heure où une nouvelle CDAC s’annonce, j’ai l’honneur de m’adresser à vous pour soumettre à votre bienveillant examen deux points particuliers relatifs à l’émergence et à l’évolution du projet qui sera bientôt examiné lors de cette  CDAC.

           

           Ces points sont relatifs :

 

- au vote du Conseil municipal de la ville d’Auxonne du 17 décembre 2008 lors duquel fut examiné initialement le projet, et à la suite qui lui fut donnée. 

 

- aux circonstances du déroulement d’une consultation organisée par la Ville d’Auxonne le 27 juin 2010 après le rejet du projet initial en CDAC, puis en CNAC

 

            En ce qui concerne le premier point, rappelons que, lors de la séance du Conseil municipal de la ville d’Auxonne du 17 décembre 2008, le Conseil consulté a décidé « de répondre non à la question posée par M. le Maire au Conseil Municipal à savoir « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m², dans la zone du Charmoy ? » (Délibération N° 2008-255).

            Or quelques mois plus tard, les administrés apprenaient dans le bulletin d’information municipale Inf’Auxonne N° 25 l’implantation prochaine d’un hypermarché E. LECLERC dans la zone du Charmoy. Dans le même bulletin était publiée une lettre du groupe E. LECLERC au Maire d’AUXONNE précisant : « A ce jour la maîtrise foncière de la zone est concrétisée grâce à votre discrétion ». 

            Pour mesurer le caractère pour le moins surprenant de l’annonce, il suffit de se reporter au débat préalable au vote mentionné plus haut occupant 6 pages (pp. 20 à 25) du  procès verbal (approuvé le 28 janvier 2009) de la séance du Conseil municipal de la ville d’Auxonne du 17 décembre 2008. On peut y lire, en particulier, page 22, les déclarations suivantes de M. le Maire d’AUXONNE :

 « M. le Maire s’opposera à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire » (lignes 11 et 12)

« M. le Maire répond que le débat concerne le principe d’implantation et si la réponse est négative, il n’y a pas lieu de dévoiler telle ou telle chose. Si la réponse est non le dossier est terminé. » (antépénultième et pénultième lignes).

             Depuis lors, une CDAC (07 octobre 2009) et une CNAC (20 janvier 2010) se sont montrées défavorables au projet. 

             A la suite des décisions motivées de ces commissions, et en réaction contre elles, un mouvement de protestation local plus ou moins spontané (déclarations de presse, pétitions, création d’association…) a pris naissance, aboutissant à la tenue, à AUXONNE, le 27 juin 2010, d’une consultation sur la question «  Etes-vous favorable OUI ou NON au projet d’implantation d’une zone commerciale sur le site du Charmoy ? »

            A propos de cette consultation, un examen attentif du document officiel émanant de la Mairie d’AUXONNE et adressé par la Poste sous enveloppe affranchie à chaque électeur avec le matériel de vote, permet d’observer qu’il présente quelques caractères pour le moins particuliers : absence  d’en-tête de l’autorité émettrice, usage sans réserve et fortement incitatif de l’impératif et des points d’exclamation plus propres au style d’un tract (« déplacez-vous en masse ») qu’à celui d’un document administratif officiel, amalgame d’arguments alléchants et de considérations urbanistiques techniques, inexactitude manifeste dans l’emploi d’une expression  vague et sans réalité normative (« supermarché à dominante non alimentaire ») pour désigner en fait ce qui se révèle aujourd’hui encore être un hypermarché.

            Dans le même temps s’est déroulée une campagne d’affichage sauvage de publicité imprimée à LURE ayant fait depuis l’objet d’une plainte et d’une enquête de gendarmerie.

            Pour en revenir à notre analyse du style, pour le moins particulier, du document envoyé sous enveloppe affranchie, il suffira pour la confirmer de confronter celui-ci à une lettre à en-tête officielle cette fois, datée du 28 juin, signée du Maire d’Auxonne et portant le cachet de la Mairie, distribuée en pli ouvert non affranchi dans les boîtes aux lettres (« ENCORE MERCI ! ! ! »)

            Sans entrer dans des détails supplémentaires, on pourrait être amené, après ce rapide examen, à douter de l’existence, à ce moment-là à AUXONNE, des conditions nécessaires à une réflexion sereine indispensable pour un choix libre et éclairé de l’électeur.

 

           Il est probable que les résultats de cette consultation seront invoqués lors de la prochaine CDAC, comme le laissent penser  les termes suivants du premier des deux documents ci-dessus évoqués : « L’avis des électeurs […] permettra au Maire de prendre toutes décisions relatives au nouveau projet d’implantation d’une zone commerciale sur le site du Charmoy, en adéquation avec l’avis recueilli : […] avis à émettre en CDAC ».

Il serait juste, en cas d’invocation en CDAC de l’argument fourni par la consultation, que le contexte particulier évoqué plus haut et qui a entouré le recueil des voix des électeurs ne reste pas totalement ignoré des membres de la CDAC.

 

            Ce sont d’ailleurs les circonstances particulières ayant entouré  cette consultation qui m’ont  conduit à publier un blog dès le 18 juin 2010. La présente lettre y sera publiée. A toutes fins utiles, je vous  communique l’adresse de ce blog :

chantecler-auxonne.over-blog.com

    

            Veuillez agréer, Madame la Préfète, l’expression de mes salutations les plus respectueuses.

                                                                                  

                                                                                                          Signé Claude Speranza

 

Pièces-jointes (2) :

1. un exemplaire du matériel de vote envoyé aux Auxonnais(es) pour la consultation du 27 juin 2010 sous son enveloppe cachetée et affranchie d’origine.

2. un exemplaire de la lettre du Maire d’AUXONNE datée du 28 juin 2010 et distribuée en pli ouvert non affranchi

 

CLIQUEZ SUR LES PJ ci-dessous pour les imprimer 

  Consultation R

                                                         

 Consultation V 

 

Encore merci

 

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Publié par C.S. - dans Analyses et réflexions
17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 00:00

 N° 2008-255 – du 17 février 2011

 

S’agirait-il du numéro de code d’un agent secret ? Non, sans doute…

« En clair » – le lecteur jugera lui-même si l’emploi de cette locution est opportun en la matière – il s’agit du numéro d’une délibération importante du Conseil municipal de notre ville d’Auxonne engageant l’avenir de la zone du Charmoy.

Toujours soucieux de fournir une information objective à nos lecteurs, nous leur livrons  un extrait littéral de ce document officiel qui, sous la signature du Maire, Raoul Langlois, a été déposé à la préfecture de la Côte-d’Or le 9 janvier 2009 :

 

 

« 2008-255 : IMPLANTATION D’UNE GRANDE SURFACE SUPERIEURE A 1000 METRES CARRES  A DOMINANTE ALIMENTAIRE SUR LA ZONE DU CHARMOY

Suite au débat relatif à l’implantation d’une grande surface dans la zone du Charmoy, Monsieur le Maire a demandé aux élus de se prononcer par oui ou par non à la question suivante : « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m², dans la zone du Charmoy ? »

[….]

LE CONSEIL MUNICIPAL

 OUI L’EXPOSE DE SON MAIRE

 APRES EN VOIR [sic] DELIBERE

 ET AVOIR VOTE A BULLETIN SECRET

DECIDE

ARTICLE 1er : de répondre non à la question posée par M. le Maire au Conseil Municipal à savoir « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface à dominante alimentaire supérieure à 1000 m², dans la zone du Charmoy ? »

[…]

Résultats :

 - 22 votants

 - 21 suffrages exprimés

 - 21 votes « non »

 -  1 vote blanc »

 

 

N.B. : en page 25 du procès-verbal, la question était formulée ainsi : « Etes-vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m2 à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? »

 

              Rappelons que la norme NAF 2008 INSEE range dans la classe 47.11 les « Commerces de détail en magasin non spécialisé à prédominance alimentaire ».

             Malgré la formulation approximative de la question précédente dans ses deux variantes, la présence explicite de la mention « dominante alimentaire » désigne un  commerce de la classe 47.11.

             Il convient donc de considérer ce vote négatif comme le critère de choix déterminant pour l’acceptation ou le rejet, en fonction de sa surface de vente totale,  d’un commerce de classe 47.11.  Ce qui écarte de fait l’implantation de tout hypermarché au regard de la définition d’un tel établissement dans la norme NAF 2008 INSEE.

             Il faudra nous démontrer le contraire ! En matière de décisions importantes concernant des objets référencés et définis avec précision dans des nomenclatures officielles, l’ambiguïté n’est pas permise. Avant de décider, il convient d’abord de savoir de quoi l’on parle

               Reconnaissons toutefois que « Lors du Conseil municipal du 17 décembre 2008, un débat a eu lieu en toute transparence » (Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 page 2, 1ère colonne) et que les votants ont été clairement informés non seulement de l’objet du vote, comme nous l’avons vu plus haut, mais encore des implications de celui-ci comme le démontrent ces courts extraits du volumineux procès verbal :

             « Si la réponse est non, le dossier est terminé. Si la réponse est oui, il y aura discussion à la communauté de communes où la Ville d’Auxonne ne représente pas la majorité. Dans cette perspective, des discussions seront entamées avec l’éventualité de mettre en place des contraintes qui viseraient à limiter la vente de certains produits » (page 22 bas)

« M. le Maire rappelle que le vote est consultatif et sera fait à bulletins secrets pour que certains puissent s’exprimer. Si le vote est négatif, il sera transmis à la Communauté de communes et s’il est favorable, il y aura une implantation en concertation avec les commerçants et les représentants des consommateurs ». (page 24 bas)

                « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement… ». « Si le vote est négatif, il sera transmis à la Communauté de communes ». C’est sans doute en référence à une  vertu rétroactive de ce verset d’un texte fondateur, véritable « Table de la Loi du Charmoy », que le bruit court aujourd’hui d’un vote sur le sujet à la Communauté de Communes.

 

 

Avis de recherche : On recherche la mystérieuse « Jocelyne COMBEPINE » mentionnée dans la délibération comme ayant reçu procuration de Madame Véronique GILOT, excusée et qui n’apparaît pas dans le procès-verbal ? 

 

 Faut-il voir là la patte de l’agent 2008-255 ?

 

                       

                                                                                                                        C. S. Rédacteur de Chantecler,

                                                                                               à Auxonne le  17  février 2011

 

 

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Publié par C.S. - dans Analyses et réflexions
16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 00:00

 

LES VOTES ÇA S’TIENT- du 16 février 2011

 

Pour l'entendre cliquez   ici        (sur l’air des Bottes à Bastien)

 

Ah ! il y a des votes,

Il y a des votes

Ça s’tient

Il y a des votes, votes, votes

Il y a des votes

Ça s’tient (bis)

 

En décembre et en assemblée

Quand pour une zone on vota

La réponse fut non d’emblée

Non, plus de mille on n’en veut pas.

Et depuis ce jour on tripote

Pour en avoir trois mille au moins

 

Mais il y a des votes,

Il y a des votes

Pour rien

Il y a des votes, votes, votes

Il y a des votes

Pour rien (bis)

 

Des commissions et puis des sages

Jusqu’à Paris sont consultés

Leurs arguments sont sans embages

Et pour un’ fois bien raisonnés.

Mais depuis ce jour on ergote

On gesticule on fait du foin.

 

Mais il y a eu vote,

Il y a eu vote

Ça s’tient

Il y a eu vote, vote, vote

Il y a eu vote

Ça s’tient (bis)

 

Alors on clame à l’infortune

On proteste scandalisé

On colle en jaune au clair de lune

Et l’électeur est rameuté.

Et des inscrits le jour du vote

A peine un tiers vient en soutien.

 

Ah ! il y a des votes,

Il y a des votes

De rien

Il y a des votes, votes, votes

Il y a des votes

De rien (bis)

 

On veut fair’ voter quant à faire

Tout le beau pays d’alentour

Les affaires sont les affaires

Pour un projet sur le retour

Et pour Leclerc on veut qu’ils votent

Sont-ils clients ou citoyens ?

 

Oui il y a des votes,

Il y a des votes

De rien

Il y a des votes, votes, votes

Il y a des votes

De rien (bis)

 

Le grand Président d’un Conseil

Chez les él’veurs a fait merveille

En déclarant très vachement

Que Leclerc les trompait vraiment

A son protégé qui complote

De le souffler il ferait bien !

 

Ah ! il y a des vaches,

Il y a des vaches

C’est bien

Il y a des vaches, vaches, vaches

Il y a des vaches

C’est bien (bis)

 

Bientôt on vot’ra pour de bon

Partout dans notre bon canton

On n’oubliera pas la leçon

A moins vraiment qu’on soit des cons

Bientôt pour sûr y’aura des votes

Qui s’ront p’têt’ pas des votes pour rien !

 

Y’aura pas toujours

Non pas toujours

Des votes

Non pas des votes, votes, votes

Non pas des votes

Pour rien (bis)

 

(D’après Eugène Imbert)

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

à Auxonne le 16 février 2011

 

 

 

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Publié par C.S. - dans Chansons